BEN
Vous êtes bénite entre toutes les femmes, m. iv, Annonc. (.Dans ces exemples, il faudrait béni, suivant l'usage actuel. Voltaire écrivait béni , là où l'on exige maintenant bénit : Pourvu qu'ils [les fermiers généraux] donnent beaucoup d'argent, quand ils rendent le pain béni, Dial. 2). Le fait est qu'il n'y a aucune distinction réelle entre les deux formes. L'ancien participe s'écrivait beneï ou beneït suivant les provinces; dans le français moderne, le I aurait dû disparattre comme il a disparu de tous les participes en t ; mais il a été conservé par la locution eau bénite; de là proviennent les deux formes, pour lesquelles les grammairiens ont cherché une distinction arbitraire. Le mieux aurait été de laisser les deux formes au libre usage de la parole et de l'écriture, sauf dans eau bénite, locution fixée et pour laquelle on ne peut jamais dire pou bénie.
BÉNITIER (bé-ni-tié; l'r ne se lie jamais; au p!ur. l'f se lie : des bénitiers en marbre, dites : des bé-ni-tié-z en marbre), s. m. Vase consacré à l'eau bénite. La fièvre.... Un bénitier aux pieds, va l'étendre à la porte, boil. Éplt. m. j| Fig. Se démener comme un diable dans un bénitier, s'agiter violemment. Bien vite il sut jurer et maugréer Mieux qu'un vieux diable au fond d'un bénitier, gbess. Vert-Vert, ch. m.
— hist. xvi* s. Prenans de l'eaue beniste, apperceusmes dedans le benoistier ung homme vestu d'estolles, rab. Pant. iv, 45. Je l'attendois au benoistier, Pour lui donner de l'eau beniste; Mais elle s'enfuyoit plus viste.... mabot, i, 206.
— ÊTYM. Bénit; Berry, bénétier. Benoistier du xvi* siècle vient de benoit, équivalent de bénit. Ménage remarque qu'à Paris on disait bénitier (qui a définitivement pris le dessus), mais qu'en province on dit benestier (Vs ne se prononce pas) et que c'est la meilleure prononciation. Benestier se trouve dans bégnier : Pissent au benestier afin qu'on parle d'eux, Sat. il. Benestier est la prononciation normande de benoistier.
BKNJAMIN (bin-ja-min), s. m. Enfant préféré , ainsi dit à cause de la prédilection de Jacob pour Benjamin, le plus jeune de ses fils. Le roi s'amusait beaucoup plus de M. du Maine [que du comte de Toulouse], le benjamin de Mme de Maintenon, st-sim. m, tts.
BKNJOIN (bin-joiP), s. m. || 1° Baume qui découle d'incisions faites au tronc du styrax benzoin. || Fig. L'on a beau faire bien, et semer ses écrits De civette, benjoin.... Régnier, Sat.lv. || 2" Benjoin français, un des noms vulgaires de l'impératoire, dite aussi angélique française.
— ÊTYM. Espagn. benjui, menjui; portug. beijoim; ital. belsuino, belgivino; latin des botanistes, bensoe; angl. benjamin tree. L'Académie espagnole le décompose en ben-jui, ben juif, parce que le benjoin fut trouvé d'abord en Judée; ce qui ne s'accorde guère avec les formes diverses de ce mot. Ben, se trouvant dans le nom malabare de plusieurs plantes blanchâtres à fleurs blanches , pourrait se trouver aussi dans bcn-;ot'n, selon quelques-uns. Mais la véritable étymologie est l'arabe loubbdndjaoui, encens javanais; nom qui se trouve dans Ibn Batouta.
\ BENNE (bè-n'), s. f. Hotte à l'usage des vendangeurs. || Espace clos pour arrêter le poisson. || Panier garnissant toute l'étendue d'un chariot, et servant au transport du charbon.
— ÉTYM. Le même que banne.
t BENOÎT, OÎTE (be-noi, noi-f), adj. ||1« Béni. ....C'est dans le pourpris Du brillant palais de la lune, Non dans le benoît paradis, volt. Lett. vers, <04. Vieux et usité seulement dans le style marotique. || 2° Par ironie, qui affecte une dévotion doucereuse. Un air benoît. Un benoît personnage.
— HIST. xv s. Par la grâce de Dieu et de la benoite vierge Marie, froiss. Prol. Jésus Christ, duquel la benoiste vie a toute esté en ce monde pour nostre enseignement, Bouciq. m, ch. 12. || xvi- s. Benoist monsieur, dist Panurge, vous vous eschauffez en vostre harnois, à ce que je veoidz, rab. Pant. IV, 7. Jà reluisoit la benoiste journée Que la nature au monde te debvoit, la boétje, Poes. franc, xxix. Benoiste mort, ainsi te faut nommer; Nul ne devrait souffrir la mort blasmer, marot, i, 274.
— ÉTYM. Forme ancienne de bénit (voy. bénir) BENOÎTE (be-noi-f), s. f. Terme de botanique!
Plante herbacée de la famille des rosacées (geumurba.'ium , L.), dont la racine a une odeur analogue à celle du girofle.
— ÉTYM. Benoit.
f BENOITEMENT (be-noi-te-man) , adv. D'une manière benoîte, papelarde.
— ÉTYM. Benoite, et le suffixe ment.
BÉQ
BER
j BENZINE (bin-zl-n') , *. f. Terme de chimie. Quadricarbure d'hydrogène, découvert parmi les produits de la décomposition, au feu, du benzoate de chaux. Elle dissout les corps gras et sert à enlever les taches sur toutes les étoffes. Elle est aussi employée pour tuer les poux des hommes et ceux des animaux.
— êtym. Benxoe, nom du benjoin (voy. ce mot).
f BENZOATE (bin-zo-a-f), s. m. Terme de chimie. Nom générique des sels qui résultent de la combinaison de l'acide benzoïque avec une base. •
— êtym. Bcnzoe, nom du benjoin (voy. ce mot). BENZOÏQUE (bin-zo-i-k'), adj. Terme de chimie.
Acide tiré du benjoin. Il existe dans tous les véritables baumes.
— ÉTYM. Voy. benjoin. . ...
t BÊOTARQUE (bé-o-tar-k') , f. m. Terme d'histoire grecque. Nom des premiers magistrats chez les Béotiens.
— êtym. Bot<oT6pxïi;,deB(na)TÔ{, béotien, et âpyziv, commander (voy. archonte).
t BÉOTIEN (bé-o-siin), s. m. Lourd et peu lettré, parallusion aux Béotiens, qui passaient pour illettrés parmi les Grecs. || 11 est familier.
— ÉTYM. Béotie, contrée de la Grèce.
t BÉOTISME (bé-o-ti-sm'), *. m. Familièrement, lourdeur et stupidité illettrée.
—ÊTYM. Béotien.
t BËQUE-BOIS (bè-ke-bot), s. m. Nom vulgaire de la sittelle, oiseau. || Au plur. Des bèque-bois.
— étym. Becquer et bois.
BÉQUÊE (bé-kée), *. f. Voy. becquée.
t BÈQUE-FLEUR (bè-ke- fleur) , *. m. Nom vulgaire des colibris. ||ylu plur. Des bèque-fleurs.
fBÉQCET(bè-kê), *. m. || 1* Petit bec. || 2e L'un des noms vulgaires du brochet. |l 3" Pièce ajustée à un soulier. || 4° Terme d'imprimerie. Petit morceau de papier écrit qu'on ajoute à une épreuve ou à une copie.
— hist. xiv* s. En laquele fosse lesdiz Jesson et exposant ont pris nuitantre [pendant la nuit] environ)3ou<4 carpes et un bequet [brochet], dccange, becchetus. || xv* s. Esquelx fossez le suppliant prist furtivement des poissons, c'est assavoir becquez et carpes, m. t&.
— ÉTYM. Diminutif de bec' BÉQUETER, v. a. Voy. BECQUETER.
t BÉQUETTE (bê-kè-f) ,»./". 1 1 1" Pince à l'usage du chatnetier, de l'épinglier, du fondeur et du serrurier. || 2° Sorte de perche qu'on emploie dans certains bateaux, pour mouvoir le gouvernail.
— ÊTYM. Diminutif de bec.
BÉQUILLARD (bé-ki-llar, Il mouillées, etnonbéki-yar; le d ne se lie pas; au pluriel, Ys ne se lie pas : des béquillards impotents, dites : des bé-killar impotents; cependant d'autres la lient : des bé-ki-)lar-z impotents) , s. m. Vieillard qui se sert d'une béquille. Alors sortit d'une portière Un béquillard sec et gris, Voyage de Bachaumont, dans richelet. Un voyageur jeune?— Nenni vraiment; Un béquillard, un vieux ridé sans dent, volt. Enf.prod.
— ÉTYM. Béquille.
BEQUILLE (bé-ki-11', Il mouillées, etnonbé-li-ye), s. f. || 1* Bâton surmonté d'une petite traverse sur lequel on appuie la main ou l'aisselle, et dont les gens infirmes se servent pour marcher. || Fig. L'Europe qui marche àbéquilles , Riche goutteuse, ne croit pas A la vertu sous des guenilles, bérano. Hâtonsnous. || 2° Terme d'agriculture. Instrument servant à donner de légers labours aux plantes. || 3" Poignée qui s'adapte en dessous au fusil de chasse pour prévenir les accidents. || 4" Couteau à béquille, couteau à deux lames, dont l'une reste dans le manche quand l'autre en est sortie. || 6° Sorte de bouton qui s'adapteaux serrures au moyen d'une tige enfer. || 6°S.f. plur. Terme de marine. Mâtereaux à l'aide desquels on tient droit un bâtiment échoué.
— ÊTYM. On le tire de bacillus, petit bâton; mais cette étymologie est inapplicable à un mot qui ne parait pas ancien, et la vraie dérivation est celle de Diez, qui le tire de bec; \a.béquille étant ainsi dite à cause de l'espèce de bec que représente la traverse.
BËQUILLER (bé-ki-llé, Il mouillées, et non bêki-yé). || 1* V.n. Marcher avec une béquille. || 2° V. a. Terme d'agriculture. Faire un labour avec la béquille. || 3" Terme de marine. Placer des béquilles pour soutenir un bStiment échoué.
— ÊTYM. Béquille.
t BÉQUILLON (bé-ki-llon), t. m. Petite béquille sur laquelle on s'appuie avec la main.
— ÊTYM. Diminutif de béquille.
fBEQUOT (bé-ko), s. m. Petit de la bécassine.
— ÊTYM. Diminutif de bec. On trouve aussi écrit bêcau.
t.BER(bèr), s. m. || l°Terme de marine. Appareil de charpente en forme de berceau pour mettre un navire à flot. || 2" Ber se dit encore pour berceau dans quelques provinces et dans ce vieux proverbe : Ce qu'on apprend au ber dure jusqu'au ver, c'est-àdire, on conserve jusqu'au tombeau les impressions et les habitudes de l'enfance.
— étym. Voy. berceau; bourguig. brei. Ber devrait être écrit avec une*, bers, comme on le verra à berceau.
+ 2. BER... Préfixe équivalant à bes, bar, bis, et qui a un sens péjoratif.
t BERBER, ÈRE (bèr-bèr, bê-r*), j. m. et f. Nom des habitants primitifs de l'Afrique du Nord. Les berbers portent le nom de Kabyles en Algérie. || Adj. La langue berbère ou le berber, langue parlée par ces peuples, laquelle n'a rien de commun avec l'arabe.
— ÉTYM. Les Berbers sont les anciens Numides, et leur nom parait avoir fourni aux Grecs, et de là aux Latins, le mot de pâpSapo;, barbare.
t BERBÉRIDÉE (bèr-bé-ri-dée), t. f. Terme de botanique. Les berbéridées, famille de plantes dont l'épine-violette (berberis vulgaris , L.) est le type.
t BERBOU1SSET (bùr-boui-sè) , *. m. L'un des noms vulgaires du fragon, plante.
BERCAIL (bèr-kall, Il mouillées, et non bèrka-ye),«. m. Ëtable où on loge les moutons. || Fig. Ramener au bercail une brebis égarée, retirer quelqu'un de ses erreurs ou de ses désordres. Rentrer au bercail, revenir au bien. Exhortait-il ses domestiques à rentrer dans le bercail de Jésus-Christ... fléch. M. de Mont. Les saints se réjouissent sept fois lorsqu'un pécheur retourne au bercail, chateaub. Mart. 79. Du bercail il chassait les loups, Sans abuser de la houlette, bérang. Petite fée.
— HIST. xil* s. Deus vus ad comandé sun berzilà guarder; E s'il est vostre oeille, vus le devez mener, Th. le mart. 29. || xvf s. Tant n'est la guespe ennemie au raisin, Ny au bergeail le moleste cusin, AM. jamyn, liv. v, Ép. à Gellia.
— ÉTYM. Bas-latin, vervecale; de vervex, bas-lat. berbex, bélier, mais qui , dans les langues romanes, a pris le sens de brebis (voy. brebis). Benil de l'historique vient de tervecile.
I. BERCE (bèr-s'),î. f. Terme de botanique. Un des noms vulgaires de Yheracleum sphondylium (ombellifères), dit aussi branche-ursine bâtarde, fausse branche-ursine et acanthe d'Allemagne.
1 2. BERCE (bèr-s'), s. m. Petit oiseau qui vit dans les bois.
BERCÉ, ÉE (bèr-sé, sée), part, passé. L'enfant bercé par sa nourrice. || Fig. Bercé par de doux songes. Tout dormait : vos amis, bercés par l'espérance, Bénissaient le sommeil et la paix de retour, m. J. chén. Charles II, v, 2. Par l'espoir galment bercés, Dansez, chantez, dansez, bérang. Orage. Dans mon réduit où l'on voit l'indigence Sans m'éveiller assise à mon chevet, Grâce aux amours bercé par l'espérance, D'un lit plus doux je rêve le duvet, m. Le Dieu des bonnes gens.
BERCEAU (bèr-sô), s. m. || 1° Lit des enfants à la mamelle, fait d'ordinaire de telle façon qu'on peut lui communiquer un mouvement de balancement. Un enfant couché dans son berceau. Les berceaux dans les salles de cet hôpital sont trop rapprochés. Joas, enfant encore au berceau, boss. Hist. i, e. Les enfants mêmes dans le berceau sont forts, m. Poliliq. Athalie étouffa l'enfant même au berceau, rac. Athal. i, 1. || 2° Par extension, la première enfance. Après avoir été attrapé, comme je l'ai été, en ce que j'ai dit de ceux qui ont mémoire de ce qu'ils ont fait au berceau, voit. Letlr. 67. Il fallait qu'ils fussent tous deux au berceau, corn. Ex. dHér. Les enfants apprenaient dès le berceau à.... boss.//«'s(.iii,6. Il passa pour ainsi dire du berceau sur le trône, mass. Louis XIV. Au sortir du berceau vous m'avez établi sur le trône, id. Halh. Votre Oreste au berceau va-t-il finir sa vie? rac. Iphig. i, t. Je sortaisdu berceau.... volt Zaïre, u, t. Pour moi, des Sarrasins esclave en mon berceau, id. t'&.i, t. Nous demandons des sourires au berceau et des pleurs à la tombe, chateaub. Génie, i, i. || Etouffer le monstre au berceau , étouffer le mal dès sa naissance. Étouffer l'hérésie dans son berceau, patru, Plaid. 4, dans richelet. || 3" Fig. Lieu où l'on est né, où une chose a commencé; naissance, commencement. La ville qui fut le berceau de l'éloquence. Les Romains ont rasé Albe qui était leur berceau. Art qui était encore au berceau. Les
BER
arts sont encore au berceau dans ce pays. De mon sort fiions l'incertitude, Dussé-je en mon berceau trouver la servitude! M. J. chen. , Œdipe rot, iv, 4. Adieu, charmant pays de France, Que je dois tant chérir! Berceau de mon heureuse enfance, Adieu! te quitter c'est mourir, bérang. M. Stuart. Les Egyptiens mettent leur orgueil à cacher leur berceau sous les siècles, chateaub. Génie, i, iv, 2. Cette Église devait être attaquée dès son berceau, bossuet, Paul, 4. || 4° Treillage en voûte garni de verdure. Faire monter la vigne en berceau. Dtner sous un berceau. Inquiet de ce que me voulait Dumont avec tant de mystère, je gagnai doucement l'entrée des berceaux [de Marly], st-sim. 286, 120. Esprits aériens de la terre et des eaux Dont les soupirs parfument ces berceaux, delav. Paria, u, 6. Allée en berceau, allée couverte. || Longue allée souvent couverte d'une voûte de charmille, pour s'exercer à tirer de l'arc, de l'arbalète, etc. Tirer au berceau. || 5* Outil du graveur pour travailler en manière noire. || 6° En typographie, berceau de presse, partie antérieure de la presse, sur laquelle roule le marbre. || 1° En termes d'architecture, voûte en plein-cintre. || 8° Berceau de la Vierge, nom vulgaire de la clématite des bois.
— xiir* s. Ele lur roe [demande] isnelement Un berssoil quere bel e gent, Où bien puist se coucher sis fis, Qui encor iert assés petis, Grégoire le Grand, p. 2t. Après [elle] le coucha el bercuel, 0 [avec] plors, o lermes, o duel, ib. p. 22. Quant le bers veiras devant tei, Où tesanfes fu morz par mei, marie de France, t. Il, p. 272. Fors seul Helain qu'en escapa , Et fors un autre en berc petit , Roman de Partonopeus, 1. 1, p. U. Li raz neïs [même] l'estrangleroient, Quant au bersueil le troveroient, la Hose, t 801 8. Et li bon quens d'Artois Robers, Qui dès lors qu'il issi du bers, Hanta tous les jors de sa vie Largece, honor, chevalerie, ib. 48901. Pot estre que li sous aagiés seroit encore en bers, beaum. xvi, 8. || xiv" s. Les quelz avoient laissié en leur hostel sans aucune garde un leur petit enfant, qui estoit au barseul, du cange, berciolum. Quand elle eust couché icelle fille en un berch, iD.t'6. Un berseil à parer quiavoit esté paint et ordonné pour feu M. le Daulphin, de laborde, Émaux, p. 464. || xv s. Là où foy une, ung fons et ung baptême, Ung bers, un sang, un lien doibt estraindre.... o. chastelain, Expos, sur vérité.
— ÊTYM. Berry, berciau, barcxau; provenç. bers, bres, bretz, bre.isol; portug. berço ; bas-lat. berciolum, berceolum. Du Cange le tire du bas-latin bersa, claie d'osier, treillage, dont on environnait les forêts de chasse; ce mot ayant été transporté au bers ou berceau, qui est fait d'osier. Diez n'admet pas cette étymoiogie ; il croit que bercer est le même <jue berser, vieux français, tirer de l'arc, chasser, percer d'une flèche. Trouvant dans un texte baslatin d'Italie bercellusou barbicellus, signifiant bélier à battre les murailles, il suppose un verbe italien berciare , frapper, heurter (im-berciare existe avec le sens de toucher le but, donner dans le blanc) ; d'où ensuite les sens de frapper avec une flèche, de chasser, et aussi de bercer, c'est-à-dire agiter comme le bélier qui frappe une muraille. Il manque trop d'intermédiaires pour qu'on ajoute confiance à cette dérivation; et il vaut mieux s'en tenir à l'étymologie donnée par Du Cange, bersa.
ÏBERCELLE(Kr-sè-l'), *. f. Pince d'émailleur pour tirer l'émail à la lampe.
+ BERCELONNETTE (bèr-se-lo-nè-f) , s. f. Voy.