BERGE (bèr-j'), s. f. Chaloupe étroite
BER
— HTST. xv* s. Le navire que le roy Charles tenoit sur mer, dommagia moult les Anglois etgaigna sur eulz nefs et berges et autres vaisseaux, christ, de pisan, Uist. de Charles V, u, 38.
— ÉTYM. Autre forme de barge (voy. ce mot), t BERGELADE (bèr-je-la-d'), ». f. Terme d'à
culture. Mélange de vesce et d'avoine qu'on sème ensemble.
BERGER, ÈRE (bèr-jé, jê-r"; l'r de bergeme se lie jamais; au pluriel, 1'* se lie : des bergers heureux , dites : des bèr-jé-z heureux) , s. m. et f. || 1" Gardien, gardienne des bêtes à laine. Les rois et les bergers y sont d'un même rang, corn. Poly. v, 2. Mais bientôt le ciel en colère. Par la main d'une humble bergère Renversant leurs bataillons [des Anglais], boil. Ode n. La main d'une bergère a changé le destin, d'avrigni, Jeanne d'Arc, i, <• || 2° Fig. Dans la poésie pastorale, amant, amante. Un berger fidèle. Une bergère insensible. || L'heure du berger , le moment favorable aux amants. L'heure du berger sonne, la font. Coupe. Il assura qu'il avait trouvé l'heure du berger dans un certain cabinet, hamilt. Gramm. 8. Je sais que Moustapha n'a pas trouvé avec vous l'heure du berger, volt. Lelt. a Cath. 42. || 3" L'étoile du berger, la planète Venus.
— HIST. xii" s. Que vont querant cil fol bregier, Qu'il ne viennent à ma dame servir ? hues de la fertê, Romancero, p. 184. || xiii" s. Foulz est qui fait de leu bergier, mâtzner, p. 79. Que qu'il fesoient leur mellée, Lor bergiere s'en iert alée, Li bergiers les ot oubliez ; Iluec s'en erent outre alez , Ren. 6374. Par vostre grant malaventure, Me tenissiés vous por bergier? Or allés aillors herbergier, Qui m'apelés ci menteor, la Rose, 12459. Cuer ne puet qu'ung seul hoste dedens soi herbergier; Por ce doit l'en tenir à fol et à bergier, Qui vuelt Dieu et pechié en son cueur enfergier; Nus ne puet ces deus erbes planter en ung vergier, J. de melng, Test. 1630. || «V s. Et li plusour ont dit : Dieux dointBertran santé; Plus li affiert d'onnour qu'on ne li a porté ; Pas ne sommes rendu à bregier rassoté, Guesl. 22744. || xvi" s. O puissant Pan, que chascun bergier tient Pour son grand Dieu, qui seul de toutes parts Vas conservant nos loges et nos parcs, marot, i, 34 0. D'autre costé gracieuses bergieres À te louer se monstreront legieres, id. i, 3)8.
— ÉTYM.Bourguig.&orget, bogei, borgeire ;Berry , barger, bargère; picard , berker; norm. bergier (prêtres et bergiers sont des sorciers, dicton du pays de Bayeux); provenç. bergier, bergeira; bas-lat. 6erbicarius, du bas-lat. berbix, brebis (voy. brebis). Dans le moyen âge, berger était souvent pris avec une acception injurieuse (homme stupide, grossier, sans valeur), comme on peut voira l'historique.
BERGÈRE (bèr-jê-r1), s. f.\\ 1° Fauteuil large et profond, et dont le siège est garni d'un coussin. || 2° Ancienne coiffure de femme pour le négligé. || 3° Bergère ou bergerette, l'un des noms de la bergeronnette.
— ÉTYM. Voy. berger.
4. BERGERETTE (bèr-je-rè-f), t.f. Jeune bergère. On a dit aussi bergeronnette.
— HIST. xvi" s. Mais dessus tout accroist ma passion Le dur regret que j'ay de Marion, Qui est, ô Pan, ton humble bergerette , Et du petit bergeret qu'elle alaicte, marot, i, 3(2.
— ÉTYM. Diminutif de bergère.
2. BERGERETTE (bèr-je-rè-te), s.f. Nom d'une liqueur composée de vin et de miel, dite aussi oenomiel ou oenomel.
— HIST. xv" s. Tous messieurs avec les chantres vont à la chapelle de St Martin, et là font la collative en buvant de la bergerette par trois fois et du vin par deux fois, du cange, bergeretta. Les petits enfants de chœur illec disoient de beaux virelais chançons et aultres bergerettes moult mélodieusement, jean de troyes, Chron. HG7.
— ÉTYM. L'ancien français bergerette, chant de berger (voy. berger), qui se chantait le saint jour de Pâques, en certaines contrées, et à l'occasion duquel on buvait une boisson dite pour cette raison bergerette.
BERGERIE (bèr-je-rie), s. f. || 1° Habitation spécialement réservée aux bêtes ovines. Pareils à deux lions dont l'ardente furie Dépeuple en un moment toute une bergerie, corn. Médée, iv, 3. || Fig. et familièrement. Enfermer le loup dans la bergerie, laisser quelqu'un dans un lieu où il peut nuire; fermer une plaie avant le temps. La crainte d'enfermer le loup dans la bergerie, sév. 302. || Bergeries royales, nationales, impériales, établissements où Fou entretient et crée des types améliorants, forme
BER
des races nouvelles ou importe aes races étrangères. || 2° Au pluriel, et plus rarement au singulier, poésie pastorale. Les bergeries de Racan. Il faut bien que pour la vraisemblance on donne dans la bergerie, mol. le Bourg. I, 2. Les bergeries sont, à proprement parler, la peinture rie l'âge d'or mise à la portée des hommes, batteux, de la Poésie pastorale. || Par extension, les idées et les mœurs habituelles dans la poésie pastorale.
— HIST. xiii' s. Relrenchiée sera de la bercherie la beste, Psautier, f° <«e. ||xvi's. Et nos brebis estant ez bergeries, Gardes si bien [Pan], qu'elles ne sont peries, marot, i, 310. Si me vaudrait l'estatde bergerie Plus qu'une grande et noble seigneurie, id. I, 877.
— êtym. Bas-lat. berbicaria, de berbicarius, berger (voy. berger).
t BERGERON (ber-je-ron) , s . m. Terme populaire (voy. hourgeron).
BERGERONNETTE (bèr-je-ro-nè-C) , s. f. || !• Ancien diminutif de bergère. || 2° Nom vulgaire de différents oiseaux (budyte boarule et budyte jaune) : bergeronnette grise ou lavandière, nom de la motacille cendrée; bergeronnette à collier, nom d'une variété de la motacille blanche. Nous reçûmes à bord trois nouveaux passagers : deux bergeronnettes et une hirondelle, ciiateaubr. Hinér. u, 93.
— hist. xiv s. Menus oyseaulx qui hantent les rivières, qui sont nommées berchelettes, et sont petis et ont la queue longue, Uodus, f° xc, verso. |j xv s. Item rien à Jacques Cardon; Car je n'ay rien pour luy honneste, Non pas qu'il gette à l'abandon Pour la belle bergeronnette, Villon, G. Testant.
— êtym. Ane. franc, bergeronnette (de berger, voy. ce mot), petite bergère : nom appliqué à la bergeronnette, oiseau qui se plaît dans les prés et avec les bergers.
t BERGIN (bèr-jin), BOURGIN (bour-jin) et BUR- G1N (bur-jin), s. m. Terme de pèche. Espèce de filet.
f BERGOT (bèr-go) , *. m. Terme de pêche. Sorte de filet.
t BÉRIBÉRI (bé-ri-bé-ri), t. m. Maladie particulière au Malabar et à l'Ile de Ceylan.
— ktym. Mot cingalais btri, qui signifie faiblesse, et, répété, grande faiblesse.
t BËKICIION (bé-ri-chon) ou BÉRICHOT (bê-richo), s. m. Nom vulgaire du roitelet.
BÉRIL (bé-ril'), s. m. Voy. béryl.
BERLE (bèr-l'i, s. f. Terme de botanique. Plante de la famille des ombellifères (sium anguslifolium, L.) , regardée comme antiscorbutique.
— HIST. xvi' s. La berle, le cresson et les feuilles de buys bouillies, en urine et vinaigre, paré,xvm,
tes cataplasmes faits avec des berles ou cresson d'eau, o. de serres, 926.
— ÊTYM. Lat. berula, dans Marcellus Empiricus. T BERLIN' (b'r-lin), s. m. Terme de fabrique de
. Paquet de fil arrêté par un nœud.
BERLINE (bèr-li-n'), s. f. Carrosse suspendu et fermé, à deux fonds et à quatre roues. Ceux qui ne voyagent qu'en chaise de poste ou eu berline, volt. llicrom. 4. Le roi trouva devant lui la berline de Monseigneur, st-sim. 293, 234. Des Anglais et des Russes voyagent à grands frais dans de bonnes berlines, ciiateaubr. Italie, 47.
— Ktym. Berlin, ville où on les fabriquait. Dans le Dictionnaire de l'Académie de -1740 on trouve la prononciation berline et breline.
BERLINGOT (bèr-lin-go) , s. f.\\i° Berline coupée, c'est-à-dire à un seul fond. || 2' Sorte de bonbon au caramel.
— ktym. Au sens de berline, diminutif péjoratif de berline.
BERLOÇTE (bèr-lo-k'), ». f. Terme militaire. Batterie de tambour pour les repas, les distributions. Battre la berloque. || On dit aussi, et plus souvent, breloque. || Fig. Battre la berloque, divaguer et né savoir où donner de la tête.
— ÉTYM. Voy. breloque; la breloque, natterie de tambour, étant ainsi appelée à cause d'une comparaison avec le mouvement et l'aeitation d'une Irelotnie.
BERLUE (bèr-lue), ». f. Lésion de la vue, dans lie on perçoit des objets qui ne sont pas réellement devant les yeux, tels que des insectes, des mouches, des toiles d'araignée, etc. || Fig. Avoir la berlue, mal voir; se faire une fausse idée d'une chose. Ceux qui la verront croiront avoir la berlue sév. o.
— hist. xiii' s. Mes quant îame a fol debonere, El ele a riens de lui afere, Ele li dist tant de bellues,
BER
De truffes et de fanfelues, Qu'ele li fet à force entendre Que le ciel sera demain cendre, botes. 295. || XV s. Me voulez vous guérir de la berlue? En un verre bien net Faut seulement mettre devant ma vue Ce joli vin clairet, basselin, xxxvii. ||xvi*s. Et en nos maulx nous avons la barlue par ignorance à tout propos, amyot, De la curios. 3.
— Ktym. Bourguig. brelue, ebrelue; beurht, qui a mauvaise vue ; Berry, erbelutes, illusion de la vue; berlu, berluquin, louche; berluler, éblouir, chatoyer; norm. berluette, binette; provenç. béluga, bluette; du préfixe ber ou bar qui a un sens péjoratif (voy. ber.... préfixe), et lue, forme dérivée de lucere, luire (voy. luire); ce qui assure l'étymologie, c'est l'italien barlume, faible lueur. Berlue signifie donc proprement fausse lueur.
BERME (bèr-m'), s. f. Terme de fortification. || 1" Autrefois chemin étroit entre le pied du rempart et le fossé, ou, suivant une autre définition, espace environné de palissades, qu'on laisse entre le rempart et l'escarpe du fossé, pour recevoir les terres qui peuvent s'ébouler. Dreux et le duc de Mortemart chassèrent les ennemis ; ils revinrent et s'établirent sur la berme , st-sim. 278, 8. || 2" Aujourd'hui, retraite laissée entre la magistrale (couronnement de l'escarpe) et le pied du talus extérieur du parapet. || Pierre de couronnement de l'escarpe, faisant saillie de 30 centimètres et dont la partie supérieure va en pente vers le fossé pour l'écoulement des eaux. |j 3° Par analogie, chemin laissé entre une levée et le bord d'un canal ou d'un fossé.
— êtym. Allem. Berme, de Brame ou Brame, lisière d'un champ.
t BERM1ER, 1ÈRE (bjr-miê, miê-r'), ». m. et f. Terme de salines. Ouvrier, ouvrière qui tire les eaux salées.
— êtym. Berme.
BERMUMENNE (bèr-m u-diè-n"), ». f. Terme de botanique. Plante dont la fleur est fort belle, et qui est une sorte de lis.
— êtym. Bermudes, Iles d'Amérique. BEUNABLE (bèr-na-bf), adj. Qui mérite d'être
berné, moqué. Adolescent qui s'érige en barbon, Jeune écolier qui vous parle en Caton Est à mon sens un animal bernable, volt. Enf. prod.i, t.
— êtym. Berner.
t BERNACHE (bèr-na-ch') , t. f. Terme d'histoire naturelle. || 1° Nom vulgaire et spécifique de l'oie bernache (canard érythrope de Gmelin), appelée aussioie nonnette. || 2°Nomvulgairedel'anatifelisse.
— ÉTYM. Le même mot que barnacle.
BERNACLE (bèr-na-kl'), ». f. Terme d'histoire
naturelle. || 1" Synonyme de bernache pour désigner l'oie bernache. || 2° Coquillage à cinq valves, qui s'attache aux rochers et à la carène des bâtiments {anatife lisse). Le nom de l'oiseau a été donné au coquillage, parce qu'on croyait autrefois que cette espèce d'oiseau sortait du coquillage.
— ÊTYM. Le même mot que barnacle.
BERNARDIN, LNE (bèr-nar-din , di-n'), s." m.
et f. Les Bernardins sont des religieux qui tirent leur origine de l'ordre de Saint-Benoit et leur nom de saint Bernard, qui les réforma dans le xii° siècle; leur habit est blanc avec un scapulaire noir. On nomme leur ordre l'ordre de Cîteaux,du nom de leur principale abbaye. Les Bernardines sont des religieuses qui suivent la même règle.
t BERNARD-L'UERMITE (bèr-nar-lèr-mi-f), ». m. Nom vulgaire du pagure bernard.
— HIST. xvi* s. En Languedoc ce poisson (cancellus) se nomme Bernard l'ermite, paré, Monstres, App. i.
t BERNATOOIR (bèr-nô-doir), ». m. Panier d'osier où l'on met les brins qui tombent de la laine battue sur la claie.
4. BERNE (bèr-n'), ». f. Tour que l'on joue à quelqu'un en le faisant sauter en l'air sur une couverture.
— ÉTYM. Espagn. bernia, étoffe de laine grossière; ital. bernia et sbernia; anc. français, bernie dans Nicot, étoffe grossière, et manteau qu'on faisait avec cette étoffe. Les étymologistes Nicot, Covarruvias, Ménage, Diez, tirent ce mot de Hibernia, Irlande, à cause que cette étoffe se fabriquait dans cette île. Cependant un des continuateurs de Du Cange propose l'arabe burnous, manteau, et M. Legoarant appuie cette étymologie en citant de Rabelais : portoyt bernes à la moresque; ce qui qui est le bernouson burnousdes Arabes. Maisce qui s'oppose à cette étymologie, c'est qu'on ne voit pas comment burnous aurait perdu sa finale, pour devenir berne. La berne était l'étoffe, le manteau, sur lequel on bernait, en latin sagum.
BEB
a. BERNE (bèr-n'), s. f. Terme de marine. Pavillon en berne, pavillon hissé, mais roulé sur luimême. Le pavillon hissé en berne est un signal de deuil ou d'une détresse qui appelle un prompt secours. Dans le port, les vaisseaux avaient leurs vergues croisées, leurs pavillons en berne, bern. de s. p. Paul et Vira.
— êtym. L'itaiien dit derno. Étymologie inconnue, d'après Jal, Dicl. de marine.
BERNÉ, ËE (bèr-né, née), part, passé. Berné sur une couverture; et, figurément, raillé. Quelqu'un le reconnut; il se vit bafoué, Berné, sifflé, moqué, joué, la font. Fabl. IV, 9.
BERNEMENT (bèr-ne-man), s. m.\\i° Action de berner. || 2° Fig. Action de railler. Se mettre au-dessus de tous les bernements, mol. Ec.des maris, m , 8.
— ÊTYM. Berner.
BERNER (bèr-né), v. a. || 1° Faire sauter quelqu'un en l'air dans une couverture. Mademoiselle, je fus berné vendredi dernier, pour ce que je ne vous avais pas fait rire dans le temps que l'on m'avait donné pour cela, voit. Lelt. 9. La jalousie que quelques écoliers conçurent des distinctions qu'il [le 3« fils de Mancinij y avait [au collège des Jésuites], les poussa à le berner dans une couverture, st-sim. 357, 2)8. Il 2' Fig. Se moquer de quelqu'un. Il est si sot qu'il se fera berner partout. Quoiqu'on blâme le vice, on peut avoir des mœurs, Et l'on n'est point méchant pour berner des auteurs, oilb. Apologie.
— ÊTYM. Berne 4.
BERNEUR (bèr-neur), ». m. || i" Celui qui berne. || 2" Fig. Celui qui se moque. Et que, partant, il est clair que le berné n'a manqué à aucun de ses devoirs envers son héros le berneur, volt. Lelt. Bichelieu, 4 9déc. 4 764.
— ÊTYM. Bernei .
tBERNICLE(bèr-ni-kl'), ». f. || 1° Bernicle, oie
bernicle, dite vulgairement cravan. || 2° Sorte de coquille univalve (patella, L.).
— êtym. Autre forme de bernacle.
BERNIQUE (bèr-ni-k'), interject. qui s'emploio
pour exprimer que l'espoir qu'on a est mal fondé et sera déçu. Vous comptez sur lui : bernique. Populaire.
— ÉTYM. Il y avait, dans le français du xvii' siècle, les locutions : envoyer quelqu'un au berniquet, le ruiner; être au berniquet, être ruiné (Académie, 4696). Sans doute bernique a la même origine que berniquet. Mais d'où vient berniquet? On trouve aussi berniquet avec le sens de coffre à mettre le son. En suivant cette indication, penserait-on que berniquet est dit pour breniquet , debran oubren, son; et que bernique signifie du son, une chose de rien? D'autres, laissant de côté berniquet, ont supposé que bernique pourrait être une altération de l'allemand aber nicht, qui signifie : mais non. Dans l'absence d'historique, tout est incertitude.
t BERNIQUET. Usité seulement dans cette locution populaire : Berniquet pour sansonnet, c'est-àdire tu n'en auras pas.
— ÊTYM. Voy. BERNIQUE.
f BÉROT (bé-ro), s. m. Sorte de petite voiture.
BERRET (hè-rè) , s. m. Voy. béret.
fBERRETIN(bè-re-tin), s. m. Nom de certains religieux italiens, dits aussi les Humiliés, Trévoux.
t BERS(bèr), s. m. plur. Les ridelles d'une charrette.
— ÉTYM. C'est l'ancien français bers, berceau (voy. berceau).
t BKRTAUDER (bèr-tô-dé) , v. a. Voy. bretauder.
■f BERTAVELLE (bèr-ta-vè-1'), ». f. || 1° Terme de pêche. Sorte de filet; nasse de jonc. || 2° Sorte de perdrix (voy. bartavelle).
— êtym. Bas-lat. bertavellus, bertavelus; ital. brrtnrello.
tBERTHE (bèr-f), s. f. || 1° Locution proverbiale: Au temps où Berthe filait, c'est-à-dire il y a trèslongtemps. || 2' Espèce de garniture ou petite pèlerine qui se met comme ornement en haut d'un corsage décolleté, ou bien sur un corsage montant à la place où cette garniture se trouve sur le corsage décolleté. || 3° Sorte de papier.
— êtym. Berthe, nom propre germanique, et, en particulier, nom d'une femme de Pépin (Berthe aux grands pieds) dont la légende et les trouvères se sont emparés.
f BfiRUISLEAU (bé-ru-blô), ». m. Vert de monilicate de potasse et de fer).
BÉRYL (bé-ril), s. m. Variété d'émeraude de couleur d'eau de mer. Pierres précieuses enchâssées dans l'or, sardoine, onyx et béryl, volt. Phil.
BES