RES
+ 2. BESTIAIRE fbè-sti-ê-r'), *. m. Pans l'histoire liitéraire du moyen âge, recueil de fables et de moralités sur les bûtes; les bestiaires étaient des poèmes, souvent fort longs, en vers de huit syllabes.
— ÉTYM. Bestiarium, de bestia (voy. bête). BESTIAL, ALE (bè-sti-Bl, a-V), ad}. Qui tient de
la bête. Un homme d'une physionomie bestiale. Des penchants bestiaux. C'est ainsi que devaient naître ces âmes vivantes d'une vie brute et bestiale, à qui Dieu ne donne pour toute action que des mouvements dépendants du corps, boss. Hist. 11, 4. Et, contents de ce qu'ils ont de commun avec les bêtes, ils mènent aussi une vie bestiale, id. Connaiss.
— HIST. xrrr* s. Lur bestials cors nun [non] estables [il] Voleit faire à Deu covenables, marie, Purgatoire, 203. Se li hons est si bestiaus Qu'il n'ait de nul mestier science Et en désire l'ignorance, la Itose, -H 632. || xiv« s. Et donques sont telles delettacions et semblent estre serviles et bestiaux, et sont les delettacions qui sont en touchier et en gouster, oresme, Eth. 94. Et sont pluseurs qui semblent du tout en tout bestialx, id. ib. v, (9). Ces gens ci sont bestiaux, ils ne sont pas dignes d'ouïr telles choses, Bouciq. m, ch. 44. || xvi" s. L'injustice rend leur vie bestiale et sauvage, amyot, Arisl. 15. Tant est malsociable, cruelle et bestiale la nature de l'ambition et la convoitise de dominer, id. Pyrrh. 18. Lui, qui n'avait amour que bestial,