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BEU

chimique, corrosive, et qu'on fait cailler le lait par des acides.

f BÉTONNAGE (bé-to-na-j'), *. m. Travail de maçonnerie fait avec du béton.

— ÉTYM. Bétonner.

t BÉTONNER (bé-lo-né), v. a. Construire avec du béton.

— ÉTYM. Béton*.

BETTE (bè-f) , t. f. Genre de plantes de la famille des arraches, dont une espèce, la bette ordi* naire (betavulgaris, L.), renferme trois variétés principales qui sont alimentaires : 1° la poirée dont on mange la feuille et que l'on emploie pour des cataplasmesetlesvésicatoires;2»la carde poirée dont on mange la côte ou la nervure médiane de la feuille; la feuille elle-même hachée n'est pas à dédaigner ; 3° la betterave (voy. betterave).

— HIST. xiv» s. Depuis avril jusques à la Magdclaine fait bon semer porées, etles porées de karesme sont semées en juillet et jusques à la Magdelaine et non plus, et les appelle l'eu bettes, llénagicr, 11,8. || xvi» s. Mettant dessus fueilles de choux rouges, bette ou poirée, ou de lierre, paré, xxiv, 34. Les laictues, cichorées. bettes ou poirées, o. de serres, 522. En croissant de la lune est semée la poirée, bette, blette, ou reparée, estant le fueillage tout son rapport; il y a de trois couleurs de bettes, de blanche, de verte et de rouge.... l'on cueille les blettes, en les tondans non en les arrachans, afin de leur faire rejetter nouvelle viande, id. 536. Les costes de poirée ou blette seront choisies, grosses et tendres, coupées de la longueur de demi pied, id. 848. La s'espandoit la bette au grant feuillage, dubellay, vu, 4, rerso.

— ÉTYM. Provenç. beta; du latin bêla, x. BETTERAVE (bè-te-ra-v") , s. f. Racine charnue,

très-grosse, qui fournit un aliment agréable et nourrissant, et de laquelle on retire un sucre identique avec celui de la canne. |l Familièrement. Avoir le nez rouge comme une betterave, avoir le nez très-rouge et bourgeonné.

— HIST. xvi» s. Une espèce de pastenades est la bette-rave, laquelle nous est venue d'Italie n'a pas longtemps. C'est une racine fort rouge , assez grosse , dont les fueilles sont des bettes, et tout cela bon à manger, appareillé en cuisine : voire la racine est rangée entre les viandes délicates, dont le jus qu'elle rend en cuisant, semblable à syrop au succre, est très beau à voir par sa vermeille couleur, o. de serres, 630.

— étym. Bette, rave.

•)■ BÉTUSE (bé-tu-z'), t. f. Terme de pêche. Tonneau servant à transporter le poisson vivant. || Dans les exploitations rurales, coffre à avoine.

BÉTYLE (bé-ti-1'), s. m. Pierre portant certaines marques et qui était adorée comme une idole.

— ÉTYM. BatTuXoî, nom de la pierre que, suivant la Fable, Saturne avait avalée en place de Jupiter.

BEUGLEMENT (beu-gle-man) , s. m. Cri du taureau, du bœuf et de la vache.

— hist. xvi» s. 11 jetta une voix aspre meslée du hennissement d'un cheval et du buglement d'un bouc, amïot, Sylla, 66.

— étym. Beugler, dont le sens, comme on voit par l'exemple d'Amyot, était moins précis.

BEUGLER (beu-glé), v. n. || 1° Pousser des beuglements. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir. || 2" Fig. Crier très-fort. Cet acteur ne parle pas, il beugle. || 3* Activement. Guintrandi avait beuglé la chanson de l'inconstante, sév. 346.

— hist. xvi» s. Ils s'offensent de ceux qui hurlent, ou qui buglent, et frémissent, amïot, De la tranq. d'âme, 40.

— ÉTYM. Bougie, qui signifie bœuf dans le parler de Lille, et qui vient de buculus (par une formation correcte, l'accent dans bougie étant sur la premièresyllabe comme dans bûculus). Buculus est un diminutif de bos (voy. bœuf).

BEURRE (beu-r'), s. m. || 1° L'un des principes constituants du lait de la vache etde quelques autres quadrupèdes mammifères, comme la brebis, la chèvre, etc. || Substance grasse que l'on tire de la crème du lait en la battant. Beurre frais. Beurre salé. On inventa des charges de conseillers du roi contrôleurs aux empilements des bois, des contrôleurs-visiteurs de beurre frais, des essayeurs de beurre salé, volt. Louis XIV, 30. Lait de beurre, petit-lait qui reste dans la baratte quand on a fait le beurre. || Fig. Promettre plus de beurre que de pain, promettre plus qu'on ne peut, qu'on ne veut tenir. || Fig. et familièrement. On y entre comme dans du beurre, cela se coupe, se fend, s'ouvre sans résistance.

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