‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 224 sur 403 · ROD · texte numérisé non relu

ROD

BOURDAINE (bour-dê-n") ou BOURGENE (bourjê-n'), ». f. Espèce de nerprun (rhamnus frangula, L.). Arbrisseau dont l'écorce intérieure est purgative ; son bois blanc fournit le charbon le plus propre a la fabrication de la poudre à canon. La bourgène toujours verte est le nerprun glanduleux ; la bourgène des Alpes, le nerprun des Alpes. Des promenades au milieu des marceaux, des bourdaines, J. j. bouss. Prom. 6.

— ÊTYM. Bas-lat. bourdena, bourdaine. Bourdena et bordenale (voy. du canoë) ont aussi le sens de bois, fat, etc. 11 est possible que ces mots aient même radical que bourdon, bâton.

BOURDALOU (bour-da-lou), ». m. \\ 1* Ruban ou tresse qu'on attache avec une boucle autour d'un chapeau. || 2" Sorte de vase de nuit de forme oblongue.

— êtym. Richelet fait ce mot du féminin : porter une bourdalou à son chapeau; il dit aussi que bourdalou est le nom d'une sorte de linge ouvré qui se fabriquait aux environs de Caen. Bourdalou, comme bourdaloue, tire sans doute son nom du célèbre prédicateur, par quelque caprice du langage de la mode.

t BOURDALOUE (bour-da-loue) , t. f. Etoffe peu coûteuse qui date, dit-on, des sermons de Bourdaioue contre le luxe. Inusité.

4. BOURDE (hour-d'), s. f. Mensonge, mauvaise excuse , défaite. Appelez-moi grand fourbe et grand donneur de bourdes, corn, le Ment, m, 6. Qui baillent pour raisons des chansons et des bourdes, Régnier, Sat. x. Tous les uns après les autres [les dupés], les voilà à pester contre M. de Lauzun, et leur sottise d'avoir donné dans cette bourde, st-sim. 830, 70.

— hist. xiii* s. Saciez vraiement que bourde ne puet iestre celée en la fin, Chron. de Rains, 4 69. Faceli les oreilles sordes; Ne croie riens, que ce sunt bordes, la Rose, 13990. || xv s. Bourdeurs et langayeurs et vendeurs de bourdes, froiss. ii, il, 45. Pour les belles bourdes polies et paroles mensongères que vous m'avez dictes et par plusieurs fois mandées, Bouciq. n,ch. 3). Lui, assuré autant en bourdes qu'un autre à dire vérité, s'en excusa très-hautement, louis xi, JVouv. in. Ha dea I dit l'autre, ses bourdes [caquet] sont rapaisées, id. ib. xxix.

— ÉTYM. Bourguig. bode; provenç. borda. Diez, le prenant au sens de divertissement, y voit une contraction de behort, joute à la lance, behorder, jouter à la lance; d'où, par extension de sens, jeu, puis raillerie, mensonge. La difficulté est cette contraction même. Toutefois il est vrai qu'on la trouve réellement effectuée dans le provençal, où le behort est dit beor, biort, et enfin bort, et dans le fiançais, où l'on trouve aussi bourder pour behourder, bourde pour bâton (voy, bourde 2). En prenant en considération les différentes formes et les différents sens de behort et behorder, dans l'ancien français et le bas-latin, la conjecture devient tout à fait vraisemblable.

f 2. BOURDE (bour-d'), ». f. Terme de manne. Mât pour soutenir un bâtiment échoué.

— HIST. xiv" s. Le lundi après les bordes [brandons], du cange, bordas. Li dit habitant auront es diz bois usage de prendre et coper des diz bois, pour faire les bordes le jour des brandons, id. t'6. || xvr* s. Si vous ouvrez encor les yeux, Si vos oreilles ne sont sourdes, Tant de bourdes [béquilles] de ces boiteux, ^u'en dittes vous? ce sont des bourdes, d'aub. fœn. n, 6.

— ÊTYM. Contraction de behourt, behort, behourde, sorte de lance dont on se servait pour jouter dans les tournois (voy. béhourdis); provenç. beort; anc. espagn. bohordo, bofordo; ital. bagordo, bihordo ; de l'allem. Hùrdc, claie; anc. haut-allem. hurt (qui se trouve dans hourder, voy. ce mot), et d'un préfixe qu'on ne peut déterminer; Diez propose d'y voir bot (radical qui est dans bottare , bouter), de sorte que bohorder, behourder, signifierait bouter, heurter contre le hourd, l'échafaud, la construction.

t s. BOURDE (bour-d'), ». f. Terme de métier. Mélange de sel et de soude pour fabriquer du savon et du verre.

BOURDER (bour-dé) , v. n. Dire des bourdes. Peu usité.

— HIST. xiv* s. Et oj le service Dieu dévotement, sans border et sans regarder çà ne là, du cange, burdare. Et sachiés, à l'eure de lors, Ne pensast nulx que il l'amast, Mais si comme as autres bourdast, Chaslel. de Coud, 4 940. || xv" s. Ainsi bourdoient et jangloient les chevaliers l'un à l'autre, pkoiss. i, i, »»7 Lors plus me va bour-

dant; Mon am. est qui me fait entendant D'un cigne blanc que c'est un corbeau noir, ch. d'orl. Bail. «07.

— étym. Bourde 4 .

BOURDEUR (bour-deur), ». m. Celui qui donne des bourdes. Peu usité.

— HIST. xv* s. Adonc prit la parole le duc de Bretagne : Entre vous, bourdeurs et langayeurs, vous mettez le royaume en vostre volonté, froiss. ii, il, 46. Jehan dit à haulte voix qu'il y avoit aucuns bourdeurs et bourderesses en la ville qui avoient bourde et rapporté aux gens d'armes.... do cange, burdare.

— êtym. Bourder.

t BOURDIGUE (bour-di-gh'), ». f. Terme de pêche. Sorte de labyrinthe construit en roseau et composé de différents réservoirs dans lesquels le poisson s'introduit successivement, sans pouvoir revenir sur lui-même, jusqu'au dernier, d'où on le retire avec des filets faits en forme de poche, legoarant. || On dit aussi bordigue.

— ÊTYM. Bas-lat. bordigala, burdicala, burdiculum, diminutif de borda, logis, demeure (voy. borde).

BOURDILLON (bour-di-llon , Il mouillées), ». m. Bois de chêne refendu pour faire des futailles.

— ÊTYM. Bourdon 4 , ou bourde 2.

1 .BOURDON (bour-don), ». m. || l°L0Dg bâton de pèlerin, surmonté d'un ornement en forme de pomme. Robert Guiscard et ses frères vont en pèlerinage à Rome le bourdon à la main, volt. Moeurs, 39. || 2° Terme de pêche. Bâton dit aussi bordeneau, qui s'ajuste à l'extrémité des seines. || 3° Dans l'armement de la chevalerie, lance à grosse poignée. || 4" S. m. plur. Perches formées des arbres dépouillés de leur écorce. |l 5° Bourdon de Saint-Jacques, nom vulgaire de la guimauve. || 6°Terme d'imprimerie. Faute d'un compositeur qui a passé un ou plusieurs mots de la copie.

— HIST. xiii* s. Si prist bourdon et eskerpe et esclavine et se tapi au miex qu'il pot, Chron. de Rains, p. 107. Il [J. C] qui par le bordon de fust, Por les âmes par pechié mortes, Devoit d'enfer brisier les portes, la Rose, 18982. Et [je] port o moi par grant effort Escherpe et bordon grant et fort, ib. 21622. Et Piere3 li Hermites, li pèlerin sénés, Son bordon en sa main, qui fu fors et quarrés, Ch. d'Ànl. 443. Cel abbé de Cheminon si me dona m'escharpe et mon bourdon, joinv. 209. || xv* s. Ce sera avecques ses enfants.... et bourdon pour lui appuyer, froiss. m,

iv, 68. ||xvt» s Qu'il voyoit bien, que la prise

de Metz, ainsi précipitée, le contraindrait de planter à Wissembourg le bourdon [de s'y arrêter]; et qu'il falloit penser du retour, carl. iv, 23. Je n'ai ni querelle ni procez, et suis bien aimé de mes voisins et tenanciers, d'ailleurs j'ai une petite lame dans ce bourdon, d'aub. Fœn. i, 1. Si avoient du commencement proposé de charger les Romains avec leurs bourdons [lances] , pour essayer de fendre et ouvrir leurs premiers rencs, amyot, Crassus, 45.

— ÊTYM. Bas-lat. bordonus, bordo, burdo, burdus; provenç. bordo; espagn. burdo, étai; ital. bordone; d'un radical latin burdo, âne ou mulet; le bâton qui soutient ayant été assimilé au mulet qui porte, ou plutôt, comme dit Du Cange, les pèlerins allant souvent sur des ânes ou des mulets, et le nom de l'animal qui les portait étant resté au long bâton dont ils étaient munis. Mais, examinant les sens du texte ou de l'historique, on en voit une part revenir à bourde 2 ou behourde , lance.

2. BOURDON (bour-don), ». m. Terme de musique. || 1" Bourdon d'orgue, celui des jeux de l'orgue qui a les tuyaux les plus longs et les plus gros, et qui fait la basse. || 2° Ton qui sert de basse continue dans certains instruments tels que vielle, musette et cornemuse. || 3° Dans le violon, nom ancien de la quatrième corde (le sol argenté). Dans la vieille musique, on voit souvent écrit : sur le bourdon ; on écrit maintenant : sur la quatrième. Si lu son est tiré de la chanterelle ou du bourdon, j. j. rouss. Ém. n. || 4" Faux-bourdon, musique dont toutes les parties se chantent note contre note. C'est là la définition de l'Académie; mais, d'après de Lafage, Cours complet de plain-chant, n" 689, le faux-bourdon signifie fausse-basse, parce que la basse est transporté^ à la partie supérieure, et il est toujours du plain-chant chanté à plusieurs parties et note contre note, et non de la musique proprement dite. || S" Grosse cloche. Le bourdon de Notre-Dame. || Fig. Le maréchal de Duras écoute un instant le bourdon des applaudissements [donnés à Villeroy], st-sim.

— HIST. xv- Musique notée par fainte, Avecquei faulx bourdon de maleur, ch. d'orl. Rond. ||xw" s. Je ne saurais chanter, et, quand je le voudrais, Je jure par ton bouc qu'encor je ne pourrais : Car on m'a pris d'emblée à ceste matinée L'anche de mon bourdon que tu m'avais donnée, bons. 743. Toy, Perrot, prends en don cette belle chevrette [cornemuse] ; Son ventre est fait de cerf, son anche est de coudrette ; Son bourdon de prunier; jamais ne perd le vent, id. 745.

— ÊTYM. Provenç. bordos, vers; espagn. bordon, sorte de vers, refrain; ital. bordone; angl. burden, refrain. Il y a dans le gaélique, bûrdan, bourdonnement; ancien anglais, bourdon. Diez pense que, s'il était certain que les longs tuyaux d'orgue eussent reçu, en bas-latin, le nom de burdones, iJ faudrait considérer le bourdon d'orgue comme le même, à cause d'une assimilation de forme, que bourdon, bâton de pèlerin, et le gaélique bilrdan, comme emprunté aux langues romanes. Mais trop de doute reste sur cette dérivation. La présence d'un radical burd signifiant bourdonner, a la fois dans le gaélique, dans l'anglais et dans le français, porte à croire que le mot est celtique et non roman.

3. BOURDON (bour-don), ». m. || l'Insecte de la famille des abeilles. Vrais bourdons ou bourdons proprement dits, hyménoptères de la famille des abeilles, volumineux, très-velus, vivant dans des galeries souterraines, en sociétés peu nombreuses, composées de mâles, de femelles et d'ouvrières. Leur piqûre offre les mêmes dangers et réclame les mêmes soins que celle de l'abeille. || 2° Faux bourdon, mâle del'abeille; il y en a 600 à 800 pour 20000 à 30 000 ouvrières dans une ruche, et une seule femelle. Ici l'abeille et le bourdon murmurent, bern. de s.-p. Étude vin. Il Fig. Cette divine abeille [Emilie] va porter son miel aux bourdons de Versailles, volt. Letlr. vers, 30.

— hist. xvi" s. Les abeilles ou avettes, les guespes, les f restons, les bourdons, les tahons, pake, xxiii, 34. Touchant les bourdons ou frelons, qu'en plusieurs endroits de Languedoc l'on appelle abeillards, c'est une espèce d'abeilles naissant avec les bonnes, 0. de serres, 445. Comme les bourdons inutiles au bournal [ruche] pillent sur les abeilles,

LA BOETIE, 236.

— ÊTYM. Bas-lat. burdo, dans les gloses d'vElfricus; burdonus dans Papias. Le nom de l'insecte est le même que celui du bourdon en musique.

t BOURDONNANT, ANTE (bour-do-nan , nan-t') , adj. Qui bourdonne. Les témoins déposaient iqu'autour de ces rayons Des animaux ailés, bourdonnants, un peu longs, De couleur fort tannée, et tels que des abeilles, Avaient longtemps paru, la font. Fabl. 1, 21.

t 4. BOURDONNÉ, ÉE (bour-do-né, née), adj. || l°Terme de blason. Croix bourdonnée, croix dont les branches sont arrondies comme le bourdon d'un pèlerin. || 2"Termede commerce. Papier bourdonné, papier ridé.

— êtym. Bourdon 1 .

2. BOURDONNÉ, ÉE (bour-do-né, née), passe-. Un air bourdonné.

BOURDONNEMENT ( bour-do-ne-man ) , ». m. Il 1° Bruit des petits oiseaux et de certains insectes en volant. Le bourdonnement des oiseaux-mouches, des abeilles, des hannetons. || 2° Par extension, le murmure sourd et confus d'un grand nombre de voix. J'entendais autour de moi un bourdonnement : ah! ah! monsieur est Persan, montesq. Lett. pers. 30. Il 3° Terme de médecine. Bourdonnement d'oreilles, bourdonnement qui dépend soit du battement des artères, soit de l'introduction de l'air par le conduit auditif rétréci, soit enfin d'une disposition particulière du nerf acoustique. || Bourdonnement amphorique, son perçu à l'auscultation de la poitrine, et ressemblant au bourdonnement d'une abeille enfermée dans un vase.

— HIST. xvi" s. Bourdonnement [d'oreilles] causé d'un humeur plus cras et visqueux, taré, xvi, 40.

— ÉTYM. Bourdonner.

BOURDONNER (bour-do-né), t). n. || 1° Bruire comme les bourdons, en parlant des insectes, etc. Une mouche bourdonne à ses oreilles, pasc. Imag. 6. Ne souffrons pas qu'elle bourdonne. Qu'elle bourdonne autour de nous, bérang. Mouche. Abandonnant les fleurs, de sonores abeilles Viennent en bourdonnant, sur ses lèvres vermeilles, S'asseoir et déposer ce miel doux et flatteur.... a. cuénier, Élég. 30. Il Par extension. En entendant cet essaim [de nonnes] bourdonner, On eûtà peine entendu Dieu tonner, gress. Vert-vert, ch. n. || 2° Murmurer. Les ducs n'avaient rien à perdre; ils laissèrent' bour-

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donner et aboyer, st-sim. 464, 47. Les plus familiers [du roi] bourdonnèrent contre ce valet [qui avait pris un biscuit], id. 30, 97. || 3" V. a. Chanter ademi-voix, entre ses dents. Il bourdonne toujours quelque vieil air. || Fig. L'insecte bourdonne ses louanges [de Dieu], l'éléphant le salue au lever du soleil, chateaubr. Génie, l, v, 3. || 4» Faire entendre une chose avec importunité. Il faut que je bourdonne mes peines comme la mouche, sév. 393 Il 5- Mouvoir le battant de la cloche pour frapper des deux côtés. FF

— HIST. xni« s. Et tant enseigne qui vers le ciel bordone, Agolant dans du cange, Gloss. français i| xvf s. Ils claquetent comme cigales, ils bourdonnent comme les mousches, paré, Anim. 25

— êtym. Bourdon 3.

BOURDONNET (bour-do-nè), ». m. Terme do chirurgie. Petit rouleau de charpie de forme oblon-

— êtym. Mot à mot petit bourdon, petit bâton

[VOy. BOURDON I).

t.BOURDONNEUB (bour-do-neur), adj. Terme Jl histoire naturelle. Oui bourdonne. Les colibris et es oiseaux-mouches sont bourdonneurs, et. substantivement, sont des bourdonneurs.

— ÊTYM. Bourdonner.

t BOtTRDONMKR (bour-do-nié), s. m. Penture

dans un gond renversé. || Arrondissement au haut du chardonnet d'une porte. || Support de la poutre u un moulin.

— .*TYM. Bourdon t.

BOURG (bour; te g ne se fait pas entendre, bien

que I Académie dise qu'on prononce botirk'. Celte prononciation, qui n'a plus pour elle l'usage, n'a par conséquent rien qui la Justine. Devant une voyelle plusieurs prononcent le g comme un * : un bourg étendu, un bour-k étendu; d'autres disent : un bour étendu Au pluriel Vs ne se lie pas : des bourgs étendus, dites : desbour-étendus; cependant plusieurs prononcent en liant : des bour-z étendus ) , s. m Grand v, liage où il se tient des marchés. Ils habitaient un bourg plein de gens dont le cœur Joignait . «nelés Un S8n,iment moqueur, la font. Phil

1 ;iî?l"5 W' petit bourg d'^g\elene, qui, ayant le droit d'envoyer des membres au pari lement n'usait de ce droit que sous le bon plaisir de quelque grand seigneur, ou en trafiquait r„w"'^"'»'S- 0uatre homes ou de burt ou de vile,

'""' "• G,es,ir [nousl P°urrons •» bure dé M Denise, C h. de Roi. lxxv. || xji' s. fil] Ne trove bore ne castel qu'il nen praigne, flonc. p. 4. Ardant irons ses viles ses chastiaux et ses hors, S„. ïiï r?T Um a'Se" ies porte' del hurc tûtes guaimTisn^î" ÏX "-P ° [?Ù1 est0ient " chaD1P et »

™ Î*. r 6t a,u,besPla. *"mort de Garin,293». Il ' t C„°m Sa " î.ussent né au bour à St Denis, Berte v. Bours et chastiaux et villes, fermetés et destrois, ,6. lxl Li Grifon avaient mandé que il venist à la serre lorsque il serait anuitié, et il le mêleraient ou bourc, h. de valenc. xmv. Maintenant se pnst e roy à Termer [fortifier] un neuf bourc tout autour le viex chastiau, dès l'une mer jusques à l'autre, joinv. 269. jusques a

- ÊTYM Bouiguig. bor; provenç. bore; r-sDa«n burgo; ital. borgo; du latin burgus, reçu dTns a langue latine dès le ,* siècle, et qui'semtache à

fortifié. H y a aussi, dans le celtique, borg, qui Z

et dan 1« l entendre sa voix dans les hameaux

que dans R0mPUrSdeS aVCC aUlant de ^faction ii« n« a m,ême' PLSCH- panég. n, p 36o

passionnés pourîeur ^Jrl?^?0™™ "aient

HIST IVH c Tl ..:.:ii!. . . SOner hnnri.'. « .1 i:- „ . '.. vlol = çuper

BOU

— ÊTYM. Bas-lat. burgagium, de burgus (vov

BOURG). " l '

t BOURGELAS (bour-je-la), s. m. Variété de raisin à grains blancs ou dorés et de forme ovale BOURGÈNE (bour-jê-n"), ». f. Voy. bourdaine «.BOURGEOIS, OISE (bour-jo!, jol-z'; 1', se h'e : un bourgeois honorable, dites : un bour-joî-z honorable), s. m. et f. Il 1- Citoyen, citoyenne d'une ville .jouissant des droits attachés à ce titre. Un bourgeois considéré. Une riche bourgeoise. Et ne savez-vous plus ou il n est princes ni rois Qu'elle [Rome] daigne égaler a ses moindres bourgeois? corn. At'com.i 2 Les bourgeois de Rome sentirent qu'ils s'étaient enlevé à eux-mêmes leur plus zélé défenseur, le r. cathou dans desfontajnes. Combien n'a-t-on pas vu de belles aux doux yeux, Avant le mariage anges si gracieux, Tout à coup se changeant en bourgeoises sauvages, Vrais démons, apporter l'enfer dans leurs ménages boil. Sat. x. || 2' S. m.sing. collectif. Tout e corps des citoyens d'une ville. Le bourgeois a pris les armes. || 3" Termede féodalité. Bourgeois du roi celui qui était exempté par le roi de toute servitude' On vit des échevins se qualifier bourgeois du roi volt. Moeurs, 98. || 4° Personne appartenant à là classe moyenne d'une ville. Un bon bourgeois Les bourgeois et les ouvriers. || 5- Le patron ou maître chez lequel un ouvrier travaille. On dit dans le même sens, au féminin, bourgeoise. || 6° Il se dit par opposition à noble, à militaire. Un simple bourgeois H 7' Par dénigrement, homme sans distinction II est sans goût, c'est un bourgeois. Cela sent son bourgeois. Alors lui et ses compagnons ouvrirent la bouche quasi tous ensemble pour m'appeler bourgeois ; car c'est l'injure que cette canaille donne à ceux quelle estime niais ou qui ne suivent point la cour, Francion, p. 286 do l'édition de .635 Vous êtes une sotte et une mal apprise de traiter de bourgeois un officier du roi.... moi bourgeois!

y°y™J..je ™U? prie la ^P^ité et l'impertinence, Le Théâtre italien de ghêrardi, (690, t. 1, p 437 438. Et quar.d nous leur témoignons, Proserpine et moi, que cela nous choque, ils nous traitent de sie bourgeois etdisent que nousne sommes pas galants

BOU

boil. Héros de romans.

— êtym. Voy. le suivant.

2 BOURGEOIS, OISE (bour-jot,joî-z'),ady. iii.Qni est de bourgeois. Caution tourgeoise.cautionsolvable et facile à discuter. Je veux caution bourgeoise qu'ils ne me feront point de mal, mol. les Préc. «0 il Comédie bourgeoise, représentation donnée par des personnes qui ne jouent la comédie que pour leur amusement. || Maison bourgeoise, maison simple bien tenue, mais sans luxe; on l'emploie aussi par opposition à maison garnie, à hôtel. || Habit bourgeois, par opposition aux différents costumes officiels Comme U n'y avait pas de galons à sa livrée cela faisait a peu près un habit bourgeois j 1 nouss. Conf. 11. H Cuisine bourgeoise, cuisine bonne' mais sans apprêts. X la bourgeoise, se dit d'une manière très-simple d'apprêter les viandes. Vin bourgeois, vin non frelaté. || 2- Par dénigrement, qui manque de dignité, d'élévation. Avoir l'air bourgeois Des discours bourgeois, de cailliêres, en (690 Est-il de petits corps un plus lourd assemblage Un esprit composé d'atomes plus bourgeois? mol. Fsa,> n, 7. (Les expressions atomes bourgeois, air bourgeoissont citées comme nouvellesdans le grand Dictionnaire des précieuses, publié onze ans avant les Femmes, avantes, 4 672.) Des personnages qui ne sont point dans la nature, des amours bourgeois et insipides, volt. Ult. Damilamlle, 24 août <764. Monsieur, pour ses amis, entretient une actrice; MatÏÏÏ,. ■< beaux-arts bourgeoise protectrice.... gilb. r',nffeJI Substantivement. Ce que vous dites là est du dernier bourgeois, mol. Préc. S. Il 3» Terme de diplomatique. Lettre bourgeoise, caractère tenant le milieu entre la gothique cursive et la gothique moderne. 8

ch^r'fJvnf1' k: Li,bur«:eis 1ui aden sun propre cnatel [avoir, bien] demi marc vaillant, Lois de GuiU 48. Toutes les rues où U burgeis estent, Ch de Bol. CM. H xii- s. Un borzois fut moût riches et manant [opulent], Bonc. p. m. Ses torjois [ïï] fai armer chasr.nn J> « m«io„„ c '„ l. '

[er de glaive, joinv. 228. Estaut de nS fù il bourgois du monde que le conte creoit il 1 çroyaiue ,us]( „, I05. CesXurgo ° 'e Tro^ quanti virent que il «voient perdu le secours dl leur seigneur, n>. 204. L'argent et la chandoile nor ce que petit poise, Porte par contenance TzZÏÏl borgoise, i. de mïunq, Tut. .206. || x.v s. Comme e bourgeois veille ijour acquérir richesses à lui et à ses enfants, le chevalier et le noble veille pour acquerre pris et los ou monde, IVnaqier, t 1 3

Lt JM*; J aTOit UD ^^S80'3 à Ga"« qui rt'ppel Imt Jean Lyon, froiss. ii, ii, 62. Mes bourgeoises sans nul séjour Partent et se mettent en vove To Quillart, Uonologue des perruques.

— êtym. Bouiguig. borgey; Berry, boroeoisprovenç barges, borzes; espagm burges X\borghese;^ bas-latin burgensis, adjectif tiré de bur-

bourg, du lieu clos et fortifié, tandis aue 1b iJL.s! était l'habitant de la ville (lat'iri \,t ^ a) maison d" campagne heu ouvert et non fortifié. CuisTne tour! geo.se se disait, au xiu- siècle, viande frZZnYe c est-à-dire nourriture de la maison vulmte,

liptrurSfvff (bOUr-JOi^' " ^ SOrte de tu-

BOURGEOlSEMENTfbour-joi-ze-manl.ad,,. D'une manière bourgeoise, en simple bourgeois. Il a toujours vécu bourgeoisement.

7™™Jt Bour9eoi'e, et le suffixe ment.

BOURGEOISIE (bour-joi-zie), s. f. || 1» Qualité de bourgeois. || Droit de bourgeoisie, prérogatives accordées aux citoyens dune ville, d'un Etat. Le droit de bourgeoisie à vos peuples donné, corn. Sertor. n, ». H Fig. Laquelle maladie ayant pris droit de bourgeoisie chez lui, mol. M. de Pourc. lu Il 2 Le corps des bourgeois, les bourgeois en général. Hanter la bourgeoisie. S'allier à la bourgeoi-

hist. ira- s Et establi à estre juges de la

— ÊTYM. ISourg.

tBOURGAGE (bour-ga-j'l , m Topmo A,

m à aucune ^.^^^V eUX 8SSU- »ICT. M LA lAN0U£ pHAHÇAj,»,

2' J™»* e paliers, Od filles et od fiz, od enfanz laiteniers, Th. le mari. 64. Il xiw s Moût

Chev K" d°'eKnt " b°Urj0i da Pa-> Kf «« Cheval ers ne bourgeois, vilains ne païsant, ib.

auë'illpr"rK0,StrequiSerltas'i0luti0n etli Prièrent H%£ 4i« me""PM «""e."* «e droit, Chron. de Hams, t.6. Moult a en lu, [elle j franche borjoise,

court de la borgesie, Ass. de J. i, 23.

boThes™' Bour9eois; Provenç. borguesia; ital.

BOURGEON (bour-jon), «. m. || J. cEil des arbres qui se développant, donne les branches ou les feuilles. Faux bourgeon, œil qui, l'année de sa formation, au heu de rester àl'état d'œil, se développe en bourgeon. Mais attends que l'hiver s'en aille et tu vas voir Une feuille percer ces nœuds si durs KPaflp J E' tu demanderascomment un bourgeon frêle Peut s. tendreet s. vert, jaillir de ce bois noir v. huço F. d-aut. «6. Il 2- Le nouveau jet de la £

££ 'in Flg- ?°It0ns ron8es *ui Tie"nent au visage. Elle peint de bourgeons son visage guerrier

,Wn,f"nM • C'é 'ait [Ri°m] Un «ros «W oourtl joufflu, pâle, qui, avec force bourgeons, ne resl semblait pas mal à un abcès, st-sim. 435. 64 Le

n»n^B MfUi'!fde aTf,it une Physionomie si spirituelle qu elle réparait sa laideur et les bourgeons dégoûtants de son visage, id. 9°, 65. ||«° Terme de pathologie. Bourgeons charnus, nom de granulations coniques et rougeâtres qui se développent à ta surface des plaies suppurantes et en déterminent la cicatrisation. Jl B" S. m. plur. Termede commerce Lames fines qui s'allongent par brins.

— SYN. œil, bourgeon, bouton. L'œil est ce qu il y a de plus général; c'est la première marque d un développement nouveau dans l'arbre. En se développant l'œil devient bourgeon ou bouton : bourgeon, s il doit donner des branches ou des feuilles: bouton, s'il doit donner des fleurs et des fruits.

-7 hist. m» s. Bon burjon de bone raïz (racine! E de haut père vaillant fiz, benoIt, ii, 42739 Il xiii- s. X cel tens ne sera mie fruit en arbre né borjons en vigne, Psautier, f> 486. Et quant borjon a lune [plante] viennent, Les autres flestries se tiennent, la Rose, 6983. Barbier, or viennent les groiseles; Li groiselier sont boutoné, Et je vous report les noveles Qu'el front vous sont li horion né Ruteb. 2.6. H «y s. Jeune bourgeon et tendre tténagter, n, 6. ||xv«s. Dès le temps de la Praguérie a où ses meurs commenchoient à estre cogneuserî leur bourgeon, y perchupt on ce que on y trouva depuis, g. chastel. Ch. des ducs de Bourg. 1, ch es I xvi- s. Tumca ocularis : en françois, maille, lave '

c"ZZ°kfA*e.' XV' 5< Vm P"'^8 '^ molle,' wn med8duvet'.0uun r«it bourgeon (flocon | dé laine cardée, qui par le mouvement puisse testiîer,ia.:e!p,ra,;i0n'..1D- W», "• Au tePmPsd'emér

*««. «.«. C'«t^ntI.tiirr0V«;«d.7-,nq,Ié|on:r^^ M- Au temps d'enter

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