BUS
parlement, st-sim. 173, 46. Il [le maréchal de Villeroy] avait tout le pouvoir bursal dans la ville [de Lyon] sans inspecteur ni conseiller, m. 475, 77.
— HIST. xvi' s. Edicts bursaux, Sat. ilén. p. 424.
— ÊTYM. Voy. BOURSE.
+ BURSÈRE (bur-sê-r') , s. f. Terme de botanique. Nom d'une plante (bursera gummifera, L.).
— ETYM. Bourse.
tBURSÊRINE (bur-sé-ri-n'), s. f. Terme de chimie. Résine trouvée dans la hedcigia balsamifera.
— ÊTYM. Bursère.
f BCRSICDI.K (bur-si-ku-1') , t. f. Terme de botanique. Petite bourse, petit sac.
— ÊTYM. Diminutif de bourse.
t BURSICULÉ, ÉE (bur-si-ku-lé, lée), adj.Terme de botanique. Muni d'une bursicule.
f BUS (bû), s. m. Terme do blason. Buste de l'homme représenté sur l'écu.
— ETYM. Ancien français bu ou bus, tronc du corps (voy. l'historique de buste).
f BUSAIGLE (bu-zè-gl'), s. m. Espèce de buse.
— êtym. lluse, aigle.
i. BUSARD (bu-zar), s. m. Nom, pour plusieurs auteurs, d'un genre d'oiseaux rapaces, et, en particulier, nom vulgaire du circus érugineux, dit aussi fauperdrieux, busard St-Martin ou busard soubuse, nom vulgaire du circus gallinaire.
— HIST. xiii* s. Desurlur cors ilescendent corneilles et busart, jordan fantosme, 4 066, dans du cange, Gloss. français. Car la raine [grenouille] que l'ot tuée Fu tost du buisart dévorée, Isopet, dans du cange, i6. Ce oï dire enreprovier, Que l'en ne puet faire espervier En nule guise d'ung busart, la Rose, 37)3. || xiv s. Les esmues [excréments] d'un brusard, Modus, f° exix, verso. || xv s. Je ne veuilplus à vous, dame, muser, Ne plus n'espoir en vous mon temps user, Quant d'esprevier sçavez faire busart, eust. desch. Art de faire des chans. || xvi* s. Jamais buzart ne fist tour d'espervier, j. marot.v, 44. Un sot busart le moleste à grant tort, st-gel. p. 00.
— ÊTYM. Buse); provenç. buzac, busart.
t 2. BUSARD (bu-zar), s. m. Pièce de bois creusée ou assemblage de planches pour la conduite des eaux.
— ÊTYM. Bute 2.
BUSC (busk), s. m. ,, 1' Lame de baleine, d'acier, etc. qui sert à faire tenir droit le devant d'un corset, d'un corsage de robe. 11 eût oublié le coup de buse de l'une et l'âge de l'autre, scarh. llom. com. cb. H. Il n'y a jamais de dents chez les véritables baleines; on trouve, en place, de grandes lames composées de fibres cornées que l'on connaît sous le nom de baleine bu buse ; on les appelle fanons ; lorsque les pêcheurs ont détaché ces barbes de la mâchoire des baleines, ils les fendent et les débitent pour en faire des buses, des rayons de parapluie, etc. baudrillart, Traité général des eaux et forêts, chasses et pêches, 4' partie. Dictionnaire des pèches, article baleine. || 2* Saillie dans le radier d'une écluse pour empêcher le passage de l'eau.
— REM. Dans le xvn* siècle, plusieurs écrivaient busqué comme dans le xvi" siècle. Sottise Qui me fera donner du busqué sur les doigts , la font. Tabl.
— HIST. xvi* s. Du temps que l'on commençoit à porter des ceintures et autres habits à la busqué, palissy, 308. Forte compression faicte par les bustes ou autres choses, lesquelles compriment le ventre, pare, t. H, p. 624. Des lames qui sortent de la bouche [de la baleine], on en fait des vertugales, busqués pour les femmes, et manches de couteaux, pare, Monstr. App. t. Pensez quel beau spectacle, st comme il fit bon voir Ce prince avec un buse, un corps de satin noir Coupé à l'espagnol, d'aub. Tragiques, les Princes, liv. n.
— ÊTYM. Ital. buslo, qui signifie corps de jupe (d'où notre mot buste ou, par une altération, buse) et aussi buste (voy. buste).
i. BUSE (bu-z'), s. f. || 1° Oiseau de proie du genre du faucon et qui ne peut être dressé pour la chasse au vol. || 2" Fig. et familièrement. C'est une buse, c'est un imbécile. Laissez-moi faire ; et le drôle et sa belle Verront beau jeu si la corde ne rompt; Pensent-ils donc que je sois quelque buse [sotte]? la font. Rich. Vous croyez, ma chère enfant, sur ce que je vous ai dit que vous aviez trop d'esprit, que je vais disant une sottise dont vous m'accusâtes à Paris, qui est de dire, comme une buse, ma fille •est malade parce qu'elle a trop d'esprit ; je ne dis pas de ces fadaises-là, sev. 427. || Proverbe. On ne saurait faire d'une buse un épervier, c'est-à-dire on ne peut faire d'un sot un habile homme.
— HIST. xvi* s. Par Dieu, dit Panurge, vieille
IiuS
buze, par moyen autre bien chanter vous feray, rab. Pant. v, 8.
— ÊTYM. Bas-lat. busio, du latin buteo, sorte d'épervier.
t 2. BUSE (bu-z'), *. f. Conduit qui amène l'eau d'un biez de moulin sur la roue. || Terme de mineur. Tuyau de bois ou de plomb qui sert de communication eniie les puits dans les mines et qui y conduit l'air. || Dans un soufflet, la partie légèrement conique par laquelle le vent s'échappe. || Espèce d'aqueduc en charpente pratiqué à travers une digue. <|| Petit bâtiment pour la pèche du hareng.
— HIST. XV s. Une fontaine.... couroit moult rade et moult vive Sans buse netuielne tive, feoiss. Poésies mss. p. 176, dans lacurne. Comment il se estoit fait enclorre une fois dedans ung tonnel de verre si subtillement que eaue ne povoit entrer dedans, et si avoit air par les buses, Perceforest, 1. 1, f> 22, dans lacurne. Vendre une busse de vin, du cange, butta 3. || xvi* s. Quant en un mur sont entées cheminées ou autres buses, Coustuwiier général, t. n, p. 449.
— ÊTYM. Espagn. buzon, canal par où se vide un étang; bas-latin, bu((o, butlis, grand vase; angl. saxon, butte, et flamand, bulle, môme sens; grec, Poùti;, pûTiç, sorte de vase (voy. botte, sorte de tonneau). Ce mot se confond pour la forme et sans doute pour l'étymologie avec un autre qui signifie navire : ancien franc, busse , buse ; provenç. bus; espagn. buxo ; bas-lat. bucia ; angl. sax. butse ; angl. buss; holl. buise.
t BCSERAI (bu-ze-rè), ». m. Un des noms vulgaires de l'oiseau dit soubuse.
| BUSETTE (bu-zè-f), ». f. Espèce de fauvette.
t BUSON (bu-zon) , s. m. Buse de la Guyane. || Familièrement. Un buson, un homme stupide.
— ÊTYM. Buse l.
t BUSQUE (bu-sk'), s. m. Partie d'une crosse de fusil qui s'unit à la poignée.
BUSQUÉ, ËE (bu-ské, skée), part, passé. || l'Qui est muni d'un buse. Une femme busquée. Un corset busqué. Mon Dieu ! tu n'es pas busquée aujourd'hui ; tu as tort, ça dessine la taille, bâtard et duvert, le Mari de la Dame de chœurs, i, 8. || Terme de couture. Pièce d'étoffe busquée, pièce raccourcie et qui fait saillie. || 2° En termes de manège, cheval busqué, cheval dont la tête est arquée, par comparaison avec l'étoffe qu'on fait saillir en la busquant. On dit de même : les moutons ont le nez busqué ; cet homme a le nez busqué. || 3° Portes busquées, portes dont les deux vantaux, faisant un angle, s'appuient l'un contre l'autre.
BUSQUER (bu-ské), v. a. || 1" Garnir d'un buse. Busquer un corset. La mère a busqué cette petite fille. || 2° Terme de couture. Raccourcir par devant. || 3° Terme d'hydraulique. Revêtir d'un assemblage de charpentes. || 4° Se busquer, v. réfl. Se mettre un buse.
— ÊTYM. Buse.
BCSQUIËRE (bu-skiê-r'), i. f. Terme de couturière. Coulisse d'un corset, qui loge le buse.
— ÊTYM. Buse.
BUSSARD (bu-sar), s. m. Ancienne mesure de capacité pour les liquides, de la contenance de près d'un muid de Paris (268 litres).
— HIST. xv s. Ung bussart de vin, du cange, bussa 3. || xvi' s. Le vin est plusfort et meilleur en une pipe qu'en un bussart, bouchet, Sérées, liv. m, p. 242, dans lacurne.
— ÊTYM. Busse.
t BUSSE (bu-s') , s. f. Sorte de grand tonneau.
— ÊTYM. Voy. botte, tonneau.
t BUSSEROLE (bu-se-ro-1') , s. f. Espèce d'arbousier, dit aussi bousserole, raisin d'ours.
— ÊTYM. Diminutif de buts; dénomination venant de la ressemblance des feuilles de la busserole avec le buts.
BUSTE (bu-sf), s. m. || 1° Ouvrage de sculpture qui représente la tête et la partie supérieure du corps d'une personne sans les bras. Un buste de plâtre,
de marbre Et quand il s'aperçoit Que leur fait
n'est que bonne mine, 11 leur applique un mot qu'un buste de héros Lui fit dire fort à propos, la font. Fabl. îv, M. Qu'un ramoneur y vende [à Paris] Mon buste pour six liards, bérano. /. de Paris. || En peinture, ouvrage qui représente le haut du corps. Il s'est fait peindre en buste. || S* La partie supérieure du corps d'une personne. Cet homme a un très-beau buste. j| 3" Poétiquement, armure de fer qui couvre la poitrine. Ils ne se cachent pas sous ces bustes d'acier, Des anciens chevaliers ornement honorable, volt. Henr. x. || 4" Terme de commerce. Boîte de sapin pour conserver le raisin de Damas.
BUT
— HIST. xi* s. Dessur le bue la teste perdre [il] en deit, Ch. de Roi. ccxxxviu. || xii* s. Dex I tantes testes [ils] sevrèrent de leur buz, Ronc.p. 80. Par mi le piz [il] fu larges, adougiezpar le bu, Sax.xxnu. Voirl uist Raous, il te convient fenir, Xceste espée le chief del bu partir, Raoul de C. 418. Devers senestre est li cols [coup] descendu; Par grant engien li a cerchié le bu; Del bras senestre li a le poinz tolu.tb. m. À maint [ils] ont en dormant la chef sevré de bru, Bou. mt. p. 46, dans lacurne. || xi v s. Et puis après arez le chief du bu sevré, Guesclin, 4 7007.
— ÊTYM. Rouchi, busch, buste; provenç. busts; espagn. et ital. busto. Mot très-difficile. Le français moderne vient sans doute de l'italien ; mais l'italien à son tour est-il le même que l'ancien français bu, qui signifie le tronc du corps? Diez propose, d'après Ferrari, l'italien fusto, et en français fût, iefustis, bâton, par un changement de /'en b, dont l'italien offre des exemples ; mais alors il faudrait que le mot fût venu de l'italien dans les autres langues romanes : ce qui fait difficulté. Il faut remarquer que le provençal et le français ont chacun deux formes, celle qui est citée ici , et une forme avec r : en provençal, bruc, brusc, brut; en français, bru (Qui mameles, brus et costez Lor derompoient à dolor, benoît, Chr. de Norm. t. n, p. 421 , xn' siècle). Pour la forme sans r, Grandgagnage a proposé la Scandinave bû/cr, tronc d'arbre , appuyé sur le wallon boge, s. m. tronc d'arbre, le namurois bue; ce qui pour la sens est bon ; Diez, de son côté, propose le bas-latin busla, bustula, coffre, avec changement de genra et par assimilation du tronc du corps à un coffre. Pour la forme avec r, on a mis en avant l'allemand Brust, poitrine ; à quoi Diez objecte que le mot aurait été brust et non bru en français, et brusc en provençal ; et il indique l'ancien haut-allemand bruch, bruht, fragment; ce qui répondrait exactement à tronc (du corps). En examinant attentivement toutes ces formes, ou en distingue trois : le français bu; le provençal et l'italien qui ont si; et enfin bru, bruc, brusc. Dans l'état actuel des recherches étymologiques, il serait scabreux soit d'identifier ces trois formes, soit de les rapporter chacune à un radical séparé. On notera seulement que le provençal a brusc et bue, pour signifier ruche; ce qui, prouvant qu'une r peut se supprimer, servirait peut-être à établir un rapprochement entre la forma sans r et la forme avec r, et qui, signifiant ruche, coffre, pourrait avoir pris l'acception de tronc du corps. On remarquera aussi que le commerce a gardé buste avec la signification de coffre.
BUT (bu ; le t se lie : un bu-t éloigné; au pluriel l's se lie : des bu-z éloignés; plusieurs disent que le t se fait sentir quand but termine une phrase; mais cela ne vaut rien et est un effet de la tendance vicieuse que la prononciation a présentement à faire sonner les consonnes), s. m. || 1* Point où l'on vise. Viser un but avec une flèche. Frapper le but. Manquer le but. Il était le but de tous les coups. || Fig. Il m'a choisi pour le but de ses invectives. Persuadé que le siège de cette place serait le but des efforts de l'ennemi. Son cœur devint le but de tous les traits, la font. Belph. Il paraît inspiré, tant il donna droit au but, boss. Polit. || Toucher au but, frapper au but, réussir, résoudre la difficulté. Moi, je touche au but du premier coup, et je vous apprends que votre fille est muette, mol. lied. m. lui, n, 6. Il [l'art de deviner] peut frapper au but une fois entra mille, la font. Fabl. vm, (6. || 2* Fin de la carrière, terme où l'on s'efforce de parvenir. J'aperçois le but. Il arriva fe premier au but. Le but de la course était à cinq cents pas. Ils aiment mieux passer le but que de demeurer en chemin, sév. 344. || Fig. Aller au but, aller directement au fait, à l'affaire dont il s'agit. || 3" La fin qu'on se propose, l'intention qu'on a. Quel était donc ton but? d'y régner à ma place? corn. Cinna, v, «. Un amour.... Qui n'aurait autre but que de se satisfaire, id. Serlor. it, 2. C'était là tout mon but, id. Uêr. n, 2. Et mon intérêt seul est le but où tu cours, rac. Esth. il, 6. Pour parvenir au but de ses noires amours, id. Phèd. iv, t. Ils n'ont pas pour unique but celui de réformer les mœurs, pasc. Prov. 6. Quel est le but que vous vous proposez dans vos écrits, id. Prov. 4 6. Notre société a pour but de travailler à.... id. Prov. 10. Pour tendre au but qu'ils se proposent, fén. Tél. xxii Nosvœuxàmème but aspirent, mol. Mélic. 1,4. Pour parvenir à ce but, boss. Uist. ni, 6. Que fallait-il pour aller au but? id. Nouv. rnyst. 3. |!4°But à but, iocut. adv. Sans avantage de part et d'autre. Reste à vous dire adieu- but à but; serviteur,
BUT
montfl. Le mari sans femme , m, 7. || Se marier but à but, se dit d'un mariage où les conjoints ne se font aucun avantage particulier. || Troquer but à but, troc pour troc, «ans rien donner de retour. Chacune vaut, en ce monde, «on prix; La mienne ira but à but pour la tienne, la pont. Troq. || 5' Terme de plusieurs jeux d'adresse. L'endroit où l'on doit se placer pour jouer, ou bien encore, dans certains jeux de course, l'endroit qu'il But atteindre pour ne pas être pris. Il 6» Tirer de but en blanc, terme d'artillerie, tirer sur un blanc placé à la distance où le boulet, qui décrit une courbe, revient couper la ligne de mire prolongée. Ici but est pris dans le sens qu'il a dans plusieurs jeux, c'est-à-dire qu'il désigne l'endroit où le canon est placé. || Autrefois, tirer do but en blanc, tirer à toute portée. Le canon des arquebuses butières peut porter de but en blanc mille pas ou environ, gaïa, Traité des armes, dans richelet. || Fig. De but en blanC, inconsidérément, sans précaution. De but en blanc leur parler d'une affaire, Ce serait être maladroit, la pont. Joe. Je ne rebutais pourtant pas M. Servien de but en blanc, hetz, iv, 272. On ne parle pas comme cela de but en blanc, mol. Mal. im. Il, 4. Mais venir de but en blanc à l'union conjugale, ne faire l'amour qu'en faisant le contrat de mariage, et prendre justement le roman par la queue.... id. fret. &.
— rem. 1. Remplir le but est une locution qu'on entend et qu'on lit tous les jours, mais elle est vicieuse; car on atteint un but, on ne le remplit pas. Cette faute, qui doit être évitée soigneusement, n'est pas récente; il y en a des exemples dans Saint-Simon : 11 avoit très-industrieusement et très-frauduleusement rempli le but, ch. 346; et dans J. J. Rousseau : Je ne remplirais pas le but de ce livre ... Confess. n. |J 2. l'eut-on dire : il agissait ainsi dans le but de se réconcilier? Cette locution est très-usitée présentement; mais elle n'est pas ai- »ée à justifier. On n'est pas dans un but; car, si on y était, il serait atteint. On dit bien : je suis dans l'espérance de, dans l'intention de, vu que on peut considérer l'espérance, l'intention comme quelque chose où l'on est placé ; mais il n'en est pas de même du but qui est éloigné et auquel il faut atteindre. Cette locution serait justifiée si on donnait à dans le sens de pour; mais dam n'a, en aucun autre cas, un emploi de ce genre. La locution, ne pouvant s'expliquer ni par le sens de but dans lequel on n'est pas, ni par l'emploi de dans qui ne marque jamais quelque chose à atteindre, doit être évitée; et, en place, on se servira de : dans le dessein, dans l'intention, à l'effet de, etc.
— HIST. xvl* s. Mieux vaut donc icy mettra but [fin], marot, n, 202. L'ame qui n'a point de but estably, mont. I, 3). Le plaisir est nostre but, id. i, 69. Le but et la visée d'un capitaine doibt regarder la victoire en gros, id. i, 342. Le but de la richesse est d'en savoir user, rons. Élég. t3. Quand sera-ce la fin, et à quel but, que cest homme cessera de nous trainner par tout le monde après luy? amyot, César, 48. La seconde est des fondemens de sagesse, qui sont aussi deux , vraye et essentielle preud'hommie, et avoir un certain but et train de vie, CHARit. Sagesse, n, Préface.
— ÊTYM. Autre forme de bout; wallon, bue. La locution de but en blanc est difficile à expliquer; elle a été autrefois de pointe en blanc. De sorte que du dit bastion on tiroit de pointe en blanc à coups d'arebuze dedans le passage, il. dd bellaï, 469; Or n'y avoit il entre la basse Boulogne et le fort que la grève, de sorte qu'on tiroit de l'un en l'autre de pointe en blanc d'une coulevrine, id. 6)6. Évidemment, dans ces passages, de pointe en blanc veut dira sans obstacle qui fût interposé et qui gênât le tir, c'est-à-dire à toute portée. Le sens paraît donc être de lapointede l'arme, c'est-à-dire de l'endroit où l'on pointe la pièce, ou du but où l'on est placé (Furetiere écrit de butte en blanc), jusqu'à un espace en blanc, à un espace où aucun but n'est déterminé, c'est-à-dire à toute portée. C'est de ce sens que de but en blanc tira sa signification première; puis, dans le langage technique moderne, début en blanc a pris un sens plus particulier et a signifié une distance déterminée pour chaque bouche à feu.
BUTANT (bu-tan), adj. m. Terme d'archi lecture. Oui bute, qui supporte la poussée d'une voûte, etc. Arc-butant. On dit plus souvent arc-boutant.
— ETYM. Buter.
BUTE (bu-f), ». t. Outil de maréchal pour couper la corne des chevaux.
— ETYM. Autre forme de boutoir, instrument de niaréchalerie (voy. boutoir et bouter).
BUT
BUTÉ, ÉE (bu-té, tée), part, passé. Fixé à, décidé obstinément. Ils sont butés l'un conlre l'autre. Il les trouva butés à ce point que les Bourbons étant hérétiques ne pouvaient occuper le trône, anquet. Ligue, m, 238. Comme on était là buté de part et d'autre, d'Armeuil arriva, et leva la difficulté à ses dépens, st-sim. 28, 68. Cette autorité [du cardinal Bonzi] toujours butée et mise en compromis s'affaiblit en l'un et crût en l'autre, id. (19, 66. Le roi était buté, ce fut le terme, à ce qu'elle [Mme de Saint-Simon] acceptât, id. 273, (93. Le roi était buté alors à ne pas faire Tessé maréchal de France,
f BUTEAIT (bu-tô), s. m. Un des noms de la buse.
— êtym. Autre dérivation de buteo (voy. buse). BUTÉE (bu-tée), s. f. Voy. buttée.
f RUTÉONIN (bu-té-o-nin) , s. m. Nom du genre busard.
— ËTYM. Buteo, buse.
t. BUTER (bu-té), v. n. Frapper au but, toucher le but. || Fig. Tendre à une fin. Si je suivais mon goût, je saurais où buter, la pont. Fabl. m, (.Toutes mes volontés ne butent qu'à vous plaire, mol. l'Élour. v, 3. Mais que chaque Romain t'inspire de la peur, Puisque chaque Romain ne bute qu'à ton cœur, duryf.r, Scévole, iv, 6. L'abbé de Polignac butait toujours à toucher le coeur, l'esprit et les yeux, st-sim. 163, 239. || Ce terme vieillit à tort.
— hist. xvi" s. Nos actions doivent butter à la gloire et à l'honneur de Dieu, castelnau, 70. Je ne laisseray pas tousjours de buter premièrement et principalement à la cure et guerison des fièvres dont ils sont accidents et effects, pare, xxi, (.
— ETYM. But.
2. BUTER (bu-tê), v. a.\\l' Buter quelqu'un, le heurter. C'est un homme sans raison et sans modération qui nous bute en tout, qui nous persécute, bourd. Pensées, t. il, p. (5. || 2° Appuyer contre. Buter ses genoux. ]| Terme de maçon. Soutenir un mur au moyen d'un arc-boutant. |j 3° Se buter, v. réfl. Se fixer à, s'opiniâtrer. Il se bute à ce dessein. Se buter contre quelqu'un, s'opposer à lui. Ils se sont butés l'un contre l'autre.
— HIST. xii' s. Dune commencèrent as uis durement à buter; car il quidowent [pensaient] prendre le saint u decolper, Th. le mart. (44. || xv' s. Une fois, elle le butoit du coude en escrivant, une autrefois lui jetoitdes pierres, louis xi, JVoui;. xxjii.
— ÉTYM. Autre forme de bouter.
BUTIÈRE (bu-tiê-r'), adj. f. Arquebuse butière, ou, substantivement, butière, espèce de grande arquebuse, qui servait à tirer au blanc, dans les assemblées des chevaliers de l'arquebuse.
— ETYM. Buter ( .
BUTIN (bu-tin), t. m. || i" Objets de valeur, tels que hardes, vivres, argent, bestiaux, etc. qu'on prend sur l'ennemi. A ce coup iront en fumée Les vœux que faisaient nos mutins En leur âme encore affamée De massacres et de butins, nai.ii. m, t. Unis pour le butin, divisés au partage, volt. Catt7. m , 4 . || Fig. On ne me verra point le butin de vos feux, mol. D. Garde, m, s Et tu veux que moimême Je retienne ta main, qu'il vive et que je l'aime , Que je sois le butin de qui l'ose épargner, corn. Cinna, m, 4. || Populairement, profit, richesse. Il a gagné un beau butin dans cette affaire. Il y a du butin en cette maison. || 2° La récolte que font les abeilles sur les fleurs. || Fig. Ces juges.... De mon temps juraient que les lis [emblème des Bourbons] Seraient le butin des abeilles [emblème des Bonapartes], bérang. Veux cousins. ^"Trouvailles, découvertes qu'on fait dans l'érudition, dans les sciences. Du Cange fit un riche butin dans les vieux manuscrits des bibliothèques. Se charger l'esprit d'un ténébreux butin, mol. Femmes sav. iv, s.
— hist. xv» s. Ceste nouvelle ouverture fut que le roy et eux retournassent en leur première et ancienne amitié, et qu'eux deux, à butin, entreprissent toute la conqueste d'Italie et à communs despens, comm. vm, (6. Je vous enjoins à vous tous que vous demourez avecques moy, que homme ne soit si bardy de me laisser ennuit [ce soir] , et nous serons tous à butin jusques au poix d'une aguillette, debueil, le Jouvencel, f 74, dans lacurne. Guillaume bailla dix blancs à icellui Cailleu, disant qu'il en mist autant et jouast à butin et à moitié à eulx deux contre le suppliant , du cange , botinum. || xvi' s. Il est tout certain qu'ilz se proposoient comme un pris et un butin de leur victoire, la domination de leur païs, amyot, Brutus, 36. De riches butins, marot, i, 237.
— ETYM. Espagn. botin; ital. bottmo ; tous deux du français butin, qui vient du Scandinave bytt;
BUT
moyen allemand, bûten; allemand moderne, Beute, proie, angl. booty.
BUTINÉ, ÉE (bu-ti-né, née), par», passé. Le» fleurs butinées par les abeilles.
t HUTINEMENT (bu-ti-ne-man), ». m. Action de butiner.
— hist. xvi' s. Butinement, cotgrave.
— ÊTYM. Butiner.
BTJTDfBB (bu-ti-né), ». n. || !• Faire du butin. Les soldats se dispersent pour butiner. Qu'on se bâte de butiner, volt. Phil. n, 62. || 2" Faire récolte sur les fleurs, en parlant des mouches à miel. Les abeilles vont butiner sur les fleurs. || Par extension. Mais vient l'amour et le mois qu'il préfère; Déjà l'oiseau butine pour son nid , bérang. Malade. || 3° V. a. Les fleurs que les abeilles butinent.
— HIST. xiv» s. Les biens prins par la manière que dit est furent là entre eulz botiné et distribué à unchascun sa portion, du cange, botinum. Lesquelz appliquèrent à leur singulier profit tous les biens quelconques du dit George, et les bustinerent entre eulx, id. ib. || xv* s. Et après, le roy fut contrainct de recompenser tous les dits princes et seigneurs de leurs armées et intérêts qu'ils avoient fait contre luy, qui touts le butinèrent ainsi que s'ensuit, i. de thoyes, Chron. 1466. || xvi" s. Non plus que brigans en une caverne, quand ils butinent entre eux ce qu'ils ont robe aux passants, calv. Instit. 91 o. Us luy meirent en main les Gaules, esperans qu'ilz butineroient entre eulx deux, quand ilz luy auroient procuré et fait décerner un tel gouvernement, amyot, Crassus, 26. Il donna à butiner aux lansquenets toute ladite vallée, m. du bell. 426.
— ÊTYM. Butin.
f BUTINEUR , EUSE (bu-ti-neur, neû-z') , adj. Qui butine. L'abeille butineuse.
— ÊTYM. Butiner.
fBUTINIER (bu-ti-nié), s. m. Dans les guerres du moyen âge, personne chargée de distribuer le butin entre les vainqueurs.
— HIST. xv« s. Quant au fait du butin, il fut crié que chacun se tirast devers le signeur de Fernant et le signeur de Humieres, qui furent ordonnez butiniers, et que tous fissent serment de rapporter es mains d'iceux tout le butin, ol. de la marche, tlém. liv. i, p. 23) , dans lacurne. Jehan le Bègue, escuier, homme d'armes etbutinierde sa dite compaignie de la destrousse qui fut faite en Guyenne , du cange, botinum.
t BUTOIR (bu-toir), s. m. Terme de corroyeur. Couteau à deux manches. || Terme de serrurerie. Pierre où vient buter en bas le vantail dormant d'une porte cochère.
— ÊTYM. Buter 2.
t BUTOME (bu-to-m') , s. m. Terme de botanique. Jonc fleuri (bulomus umbellatus, L.).
t BCT0N1C (bu-to-nik) , s. m. Un des noms du fusain.
BUTOR (bu-tor), s. m. \\ 1° Oiseau de proie qui vit dans les marécages et qu'on ne peut dresser pour la chasse (ardea slellaris). Butor jaune, Vardée jaune; grand butor, l'ardre bolaure ; petit butor. Tardée de Marsigli. || 2" Familièrement, un homme stupide, grossier, maladroit. Furstemberg, à le voir et à l'entendre à l'ordinaire, paraissait un butor, st-sim. 76, 239. Un gros butor de valet que j'aurais volontiers écrasé, J. J. rouss. Conf. m. || Au fém. Butorde. Est-ce, madame, qu'à la cour une armoire s'appelle une garde-robe? — Oui, butorde, on appelle ainsi le Heu où l'on met les habits, mol. Escarb. 3. Voyezvous cette maladroite bouvière, cette butorde T id. ib. io.
— HIST. xin*s. Quant li butor a ce veû, Sachiez, grantduelen aeû, Fabliaux, barbazan, t. iv,p. 95. || xiv* s. L'entremets eslevé : cine [cygne], paons, butors, hérons et autres choses, Ménagier, n, 4. [Le faucon] doit avoir piedz semblans à piedz de butor, Modus, f° lxxvii, rerso. || xvi* s Comme
on oit dans un bois Près le bord de la mer une confuse vois Des pâlies et butors, quand un larron ils trouvent Qui remarque leurs nids et leurs femmes qui couvent, rons. 842. J'oy d'autre part le piverd jargonner, Siffler l'ecouffle, et le butor lonner marot, Eglogue au roi.
— ÉTYM. Bas-lat. bitorius, butorius; ancien liégeois, puttoir; flam. puloor ; angl. bittern; ancien angl. buteor. On le dérive de bot taurus, à cause delà force de son cri; mais cette étymologie ne peut se soutenir devant les formes ici réunies, qui d'ailleurs remontent à un radical inconnu.
t BUTORDERIE (bu-tor-de-rie), s. f. Action, parole de butor. Vous me parlez de l'histoire universelle ou plutôt de l'essai sur les sottises de ce globe;
BUT
je ferais un gros volume des miennes; mais je me console en parcourant les butonteries de cet univers, voit. Lett, d'Araental. (5 oct. (754.
— F.ty.m. Butor.
t BCTTAGB (bu-ta-j'), s. m. Terme de jardinage. Action d'accumuler la terre au pied d'une plante. || 2- Terme d'agriculture. Action de mettre la terre en buttes. || Binage.
BUTTE (bu-f), s. f. || i° Petit tertre. Monter sur une butte. La butte de Montmartre. || 2° Massif de terre où l'on place le but pour tirer et viser. La butte du polygone pour le tir de l'artillerie. || Poudre de butte, s'est dit pour poudre servant aux exercices du tir. || 3° Fig. Ils n'ont du mouvement ni des yeux que pour vous, Seul la butte, l'objet et l'estime de tous, rotr. Bélis. i, i. Le pauvre Iîrutus eût été la butte de toutes les pointes de son temps, balz. Ko. vin, lett. 41. Qu'ils soient au lieu de moi, le reste de leurs ans, La butte du mépris dont ils m'ont fait la proie, racan, Psaume 34. Il medonnepour butte aux jugements divers, Régnier, Sat. M. || Être en butte à, exposé à. Aux plus âpres tourments un chrétien est en butte, corn. Poly. I, 4. Auteur des maux de tous, il est à tous en butte, id. Pomp. i, ^ . À" quels nouveaux malheurs m'expose-t-elle en butte ? id. Hêracl. iv, 4. J'étais en butte à tous les soins, bëv. 449. Je suis en butte à tout le monde , id. 86. Et l'on t'y voit partout être en butte à ses traits, mol. F. soe. m, 6. Votre fils sera mis en butte aux contradictions, boss. Comp. 2. Sur tout autre toujours votre art me persécute; Vous m'entreprenez seul, seul je vous suis en butte, rotr. Antig. v, 5. Et moi toujours en butte à de nouveaux dangers , rac. Iphig. il, 4 . Cet illustre affligé ne veut pas dans sa chute Laissera tant de maux tant de peuples en butte, brébkuf, Pharsale, vu. Je suis bien las d'être en butte aux discours des hommes, volt. Lett. Damilaville, 30 mai 1765. || 4° Jeu des chevaliers de l'arquebuse.
— hist. xiv* s. Et mettez vostre huant [chathuant] sur une bute assez haute, et doit estre sur un baston fourcé, Modus, f° cxxvn. || xvi« s. Amour a faict de mon cœur une bute, marot, i, 329. Il faut qu'une veue ayt butte pour la soustenir à raisonnable distance, mont, i, 21. Aux canonades depuis qu'on leur est planté en butte.... id. i, 49. Combien ceste nostre alaigresse est en butte à la mortl m. i, 76. Les rois sont trop esclairez et trop en butte [pour être heureux], id. i, 332. Accidents auxquels chascun de nous est en bute par une naturelle subjection, id. i, 406. Il n'est animal au monde en butte de tant d'offensesque l'homme, id. n, (71. Quand ils se desrobberont à l'humaine justice, ils demeurent tousjours en butte à la divine, id. il, 304. Lâchasse, lapaulme, la bute, id. h, 358. Viser à leur plaire ? c'est une butte qui n'a ny forme ny prinse, id. iii, (8. Les archers prennent leur visée grand espace au dessus de la bute, io. i, (5t. Fabius eut le soing de sçavoir ce qui seferoit, non par le rapport d'aucuns messagers, ains par le veoir luy mesme à l'œil de dessus une butte qui estoit au devant de son camp, amyot, Fab. 26. Qu'il se donnast bien garde d'aller exposer en butte son armée pesante et chargée de harnois à un si grand nombre de gens de cheval tous archers en pleine
campagne, id. Anton. 62 desquelles pièces on
buttera comme en butte dedans son camp, carl. v, 25. Il me dit, que de son vivant il ne se mettroit jamais en butte pour se faire becqueter des envieux ....je m'expose maintenant à la butte qu'il refusa pour lors, paré, Licorne, 16. Et s'il faut qu'à tous coups, comme insensé, je soye De ce petit amour et la butte et la proye? rons. 788.
— êtym. Autre forme de but. But et butte ont été longtemps confondus; ils ne différent, en effet, comme mots, que parce que l'un est masculin et l'autre féminin.
BUTTÉ, ÉE (bu-té, tée), part, passif. Plantes buttées, plantes au pied desquelles on a accumulé de la terre. || Terres buttées, terres amassées en petites buttes. || Terme de chasse. Chien butté, chien qui a l'articulation de la jambe grosse.
BUTTÉE (bu-tée), s. f. Terme de maçonnerie. Massif de pierre construit sur chacune des' deux rives que joint un pont, pour résister à la poussée des arches. || En général, tout massif de pierre destiné à recevoir une poussée.
— ÉTYM. Butter.
BUTTER (bu-té), v. a. ||1° Terme de jardinage. Ameublir la terre en pyramide autour du pied d'une plante. Butter des artichauts. [Après avoir planté
BUV
les grands arbres] il est bon de les trépigner et même île les butter, pour les assurer contre l'impétuosité du vent, laquintinye, Jardins, I, 3, 8. || Terme d'agriculture. Butter des terres, faire de petites buttes pour l'écoulement des eaux. || 2° En parlant du cheval, heurter avec les pieds, en marchant, les corps saillants qui se trouvent sur »on chen»n. Cheval sujet à butter. || En général, achopper. Ce vieillard butta contre une pierre et tomba. || On écrit aussi buter.
— ÉTYM. Autre forme de bouter, pousser, heurter.
f 1. BCTTOIR (hu-toir), s. m. Petite charrue sans avant-train, à deux versoirs, employée au buttago des plantes disposées en ligne.
— ÊTYM. Butter.
f 2. BUTTOIR (bu-toir), s. m. Saillie contre laquelle s'appuie une partie mobile d'une machine.
— êtym. Butter.
fBUTTURE (bu-tu-r'), s. f. Terme de chasse. Tumeur qui survient à la jointure du pied d'un chien et qui le rend boiteux. || On écrit aussi buture.
— ÊTYM. Butte.
fBUTYRACÉ, ÉE (hu-ti-ra-sé, sée), adj. Terme didactique. Qui a la consistance du beurre.
— êtym. Le latin butyrum, beurre (voy. beurre.) f BUTYRATE (bu-ti-ra-t), s. m. Terme de chimie. Nom des sels formés avec l'acide butyrique et une base.
— ÊTYM. Butyrique.
BUTYREUX, EUSE (Lu-ti-reû, reû-z'), adj. Qui a la consistance ou l'apparence du beurre.
— HIST. xvi* s. Le lait d'asnesse ou de chèvre y est propre, à cause que de sa substance séreuse les deterge, et les glutine pour sa substance formageuse, et nourrit pour sa substance butireuse, paré, xv, 59.
— ÉTYM. Le latin butyrum, heurre (voy. beurre) ; provenç. buturos.
f BUTYRINE (bu-ti-ri-n') , s. /'.Terme de chimie. Corps gras extrait du beurre.
f BUTYRIQUE (bu-ti-ri-k'), adj. Terme de chimie. Acide butyrique, acide extrait du beurre.
— ÉTYM. Butyrum, beurre.
t BUTYROMÈTRE (bu-ti-ro-mè-tr'), s. m. Instrument inventé pour déterminer la richesse du lait en beurre.
— ÉTYM. BoÛTvpov, beurre, et piTpov, mesure. BUVABLE (bu-va-bl'), adj. Qui peut être bu. Ce
vin est buvable.
— ÊTYM. Buvant; génev. bevable.
t BUVANDE (bu-van-d'), s. f. Un des noms provinciaux de la piquette.
— ÉTYM. Provenç. bevenda; anc. espagn. bebienda; ital. bevenda; du latin bibenda, liquide qui doit être bu, de bibere (voy. boire).
BUVANT, ANTE (bu- van, van-f), adj. Qui boit. Et de chantres buvants les cabarets sont pleins, boil. Lutrin, n. || Familièrement. Être bien mangeant et bien buvant, être en bonne santé. Il avait raison; c'est folie De compter sur dix ans de vie; Soyons bien buvants, bien mangeants, Nous devons à la mort de trois l'un en dix ans, la font. Fab. vi, 19.
— HIST. xm* s. Vin clair, sain et buvant [qui se boit bien], cortois d'artois, msi. de St-G. f° «3, dans lacurne.
— ÉTYM. Buvant est le participe présent de boire, formé de bibens, participe présent de bibere; bibens a donné les formes bevant, beuvant, buvant.
f BUVARD (bu-var),s. m. Cahier relié, sorte d'album fait de feuilles de papier brouillard, pour faire sécher l'écriture.
— êtym. Buvant.
f BUVEAU (bu-vô), s. m. Voy. biveau.
{ BUVÉE (bu-vée) , s. f. Boisson d'eau et de farine délayée pour les bestiaux.
— ÉTYM. Buvant, qui a formé une sorte de participe passif, comme aimant, aimée.
BUVETIER (bu-ve-tié; IV ne se lie jamais), s. m. Celui qui tient la buvette. Comme j'avais habitude chez les buvetiers, je fis couler dans les buvettes quantité de gens à moi, retz, m, 362. Elle eût du buvetier emporté les serviettes Plutôt que de rentrer au logis les mains nettes, rac. Plaid, I, 4.
— ÊTYM. Buvette.
BUVETTE (hu-vè-f), s. f. || 1° Cabaret situé auprès du palais, où les membres de la cour et les a"Ocats déjeunaient et prenaient des rafraîchissements. Dès que la réception fut faite et que le parlement alla à la buvette, je m'en allai , st-sim. 263, 26.