‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 253 sur 403 · BYZ · texte numérisé non relu

BYZ

AM

Il Aujourd'hui buffet de rafraîchissement dans 1' chambres législatives; et, dans les stations de che mins de fer, endroit où l'on donne à boire, et qui est distinct du buffet en ce que le service du buffet est plus relevé et plus cher. || 2° Autrefois n entre amis pour se réjouir. Les statuts des nié défendaient aux jurés de faire des buvettes. || 3° F. milièiement, coups que l'on boit. Mais aussi quand j'avais une fois ma chère petite brioche et que. bien enfermé dans ma chambre, j'allais trouver ma bouteille au fond d'une armoire, quelles bonnes petites buvettes je faisais là tout seul en lisant quelques pages de roman I J. i. rouss. Conf. vi.

— êtym. Buvant.

Iirvi-XR.KUSh.ibu-veur.veû-z'^s.m.et/'. || 1-Ce-

lui, celle qui boit. || Buveur d'eau, qui ne boit que de l'eau ou du vin fort trempé. || Par extension, ceux qui boivent des eaux minérales. Tous les buveurs sont contents de leur santé, sêv. 359. || 2" Qui aime à boire du vin. Un bon buveur. Un grand buveur disait qu'il ne buvait que pour s'empêcher d'avoir soif, d'ablancourt, Apophth. dans richelet. Je ne vois que buveurs étendus sur l'arène, Qui nagent dans des flots de vin, j. b. rouss. Cantate de llacclius. Un certain homme avait trois filles, Toutes trois de contraire humeur : Une buveuse, une coquette, La troisième, avare parfaite, la font. Fab. il, 20. Francs buveurs, que Bacchus attire Dana ces retraites qu'il chérit, a. gouffé, Chansons. Mais aux buveurs sous la tonnelle II dit : songez bien qu'ici-bas, Même quand la vendange est belle, Le pauvre ne vendange pas, hêrang. Aveugle de Bagn. D'autres buveurs, francs militaires, Chantent l'amour à pleine voix, Ou gaîment rapprochent leurs verres Au souvenir de leurs exploits, id. ib.

— HIST. xin" s. Li mieldre [meilleurs] buveor sont en Engleterre, Poésies fr. mss. dans lacurne. || xvi* s. Beuveurs très-illustres I rab. Pant. i. Tous ces vers biberons ne veulx desavouer, Advortons que j'ay faits en ma jeune allégresse, Quoyque je n'eusse lors une ame beuveresse, J. le houx, Vau de Vire, 4 1. X bon buveur telle bouteille, dans Leroux DE LINCT, t. II, p. 191.

— ÊTYM. Berry, beuveur; bourguig. buvon; provenç. beveire, bevedor ; espagn. bevedor; ital. bevilore; du latin bt'Mlor. Dans l'ancien français et dans leprovençal, au nominatif bevere, beveire, debibitor. avec changement d'accent, bibitor, au lieu de M6itor,-au régime beveor, bevedor, de bibitôrem ; au nominatif pluriel beveor, bevedor, de biftifltrw, Bibitôrem a donné beveur, beureur, buveur. Beuveur était une orthographe usitée dans le xvn' siècle.

BUVOTTER (hu-vo-té), v. n. Boire à petits coups

et fréquemment En compagnie On m'a vu bu-

votter par fois, scarron, dans le Diction, de lochez. || Il se conjugue avec l'auxiliaire atoir.

— REM. Pourquoi l'Académie met-elle ici deux ( tandis qu'elle n'en met qu'un dans les autres verbes ainsi composés, ou réciproquement?

— êtym. Buvant.

\ BUXINE (bu-ksi-n'), s. f. Terme de chimie. Alcaloïde extrait du buis.

— ÊTYM. Buxus, buis.

f BY (bi) , s. m. Terme d'eaux et forêts. Fossé qui traverse un étang et aboutit à sa bonde.

— ÊTYM. Sans doute une autre forme de bief. fBYRONIEN, IENXE (bi-ro-niin, niè-n"), adj.

Se dit du style ou de l'école du poète anglais Byron, qui se caractérisent surtout par une haute poésie et une sombre imagination.

f BYSSACÉ, ÉE (bi-ssa-sé, sée), adj. Terme de botanique. Qui est relatif aux moisissures dites byssus.

— ÉTYM. Byssus.

BYSSF. (bi-s"), s. m. Voy. btssos.

BYSSUS (bi-ssus'), s. m. || 1° Nom donné par les anciens à la matière textile (sorte de lin jaunâtre) dont ils se servaient pour fabriquer les plus riches étoffes. || 2" Terme de botanique. Nom de champignons qui forment certaines moisissures(mui:«'di»e.î). || 3° Terme de zoologie. Barbe des testacés bivalves.

— ÉTYM. Bû<r<ro;.

f BYZANTIN, INE (bi-zan-tin, ti-n'), adj. Historiens byzantins, historiens du bas-empire. || Art byzantin, style byzantin, art, style du bas-empire, en fait d'architecture, d'ornements. || S. f. Byzantine, collection des historiens byzantins. || S. m. Le couleur rose.

— ÊTYM. Byiance, ancien nom de ConsUntinople.

ÇA

C (s6 ou, suivant une épellation moderne, ke ou que, désignant le c par le son le plus ordinaire qui est que), s. m. || 1" Troisième lettre de l'alphabet et deuxième consonne. C se prononce comme k devant a, o, u, et les consonnes, et à la fin des mots, et comme «devante, i et y. ||Ç, ainsi marqué d'une cédille, se prononce s: façade, maçon. || 2° Signe de cent dans la numération romaine. || 8° Figure de musique qui, représentant abréviativement le mot carré, indique une mesure à 4 temps, et, quand il est traversé d'une barre verticale, une mesure à 4 temps, mais battue à 2 temps. || Hors de la portée il signifie canto, chant. || C ou C-sol-ut, le ton d'ut. || o, renversé et suivi de deux points l'un sur l'autre, est la clef de fa, laquelle indique que la note fa est placée sur la ligne qui passe entre les deux points.

— hist. xiif s. Damné fussions, se c ne fust; Li c senefie le fust De la croix, car le c le forme, Senefiance de VABC, jubin. ii, 277.

— ÉTYM. Notre c est le c latin, qui est le x grec, qui est le kaf phénicien.

t CA.... préfixe qui a une signification péjorative, et qui se trouve dans calorgne, mot du Haut-Maine signifiant borgne, et composé de ca et lorgner, et, dans le provençal, calucs, qui a la vue courte (guessabd, Gramm. provençaux, p. 47), composé de ca et d'un radical lue, qui signifie voir et qui se trouve dans le français re-luq-uer.

ÇÀ (sa), adv. de lieu. || 1° Familièrement, ici. Viens cà. Venez çà, chien maudit, mol. l'Étour.m, *. ||Çà et là, de côté et d'autre. Errer çà et là. Çà et là ses regards en liberté couraient Où les portait leur fantaisie, la font. Cas de consc. || Qui çà, qui là, les uns d'un côté, les autres d'un autre. Ils couraient tous qui çà, qui là. || 2° De-çà, voy. deçà. || 3° Terme ancien de palais. En çà, jusqu'à présent. Depuis deux ans, depuis deui mois en çà. Depuis cinquante ans en çà on a vu publier plusieurs bulles semblables, pasc. Prov. 4». Voici le fait : depuis quinze ou vingt ans en çà, Au travers d'un mien pré certain ânon passa, bac. Plaid. I, 7. || i° Interjection familière pour exciter, encourager. Çà travaillons. Enfin nous ne serons pas les seuls; çà, çà voici des compagnons, boss. Démons, i. Çà, je veux étouffer le courroux qui m'enflamme, Et t'ouïr tout du long sur ta commission , mol. Amph. u, 4.||6°Orçà, interjection qui, composée de çà et or (maintenant), signifie qu'on se met à quelque chose, qu'on commence. Or çà verbalisons, rac. Plaid, n, 4. Or çà, sire Grégoire, Que gagnez-vous par an? la font. Fab. vm, a. || 6° Ah çà, sorte d'appel à l'attention. Ah çà, il faut s'entendre. Ah çà, que venez-vous me conter?

— REM. Çà haut, çà bas sont des locutions aujourd'hui peu usitées; ils répondent à ici-haut, comme a dit fontenelle dans ses Dialogues des Morts, et à ici-bas, comme nous le disons de la terre par rapport au ciel.

— hist. xi* s. Terre major moult est loin çà devant, Ch. de Roi. cxxxn. || xu' s. Traiez-vous çà, si orrez mon talent, Ronc. p. 432. ||xiii*s. Etenavint moult grand mésaventure, si cum vous porrés oîr conter çà avant, villeh. xxxiii. Au manger [ils] sont assis, çàcent, çà vingt, çà trente, Berle, x. Qui l'ont de lieus en lieus çàet là concueilli , ib. i. [Votre père] Qui çà vous envoia belle, plaisant et claire, ib. xcvm. Blanchefleurs, douce amie, fait-il, entendez çà, ib. gxxii Qui de la terre as Sarradins

Fist ça ces arbres aporter, Qu'il fist par ce vergier planter, la Rose, 697. Male-liouche dès-lors en çà X espier me commença, ib. 3î>3t. Ça en arrière ne vausist pas [ne vaudrait] li testamens qui ne fust escris, s'il ne fust tesmongniés par cinq personnes, beadm. xu, 40. Mais c'est gas [faui] si comme voz verres en plusors cas qui seront chà avant devisé, m. xxx, 5. Tost fu seû, et sa et là, Partout la renomée ala,KUTEB. 64. [| xiv« s. Une guerre de çà et de là par diverses encontres, bercheure, f* 54. Et s'en alerent l'un cà l'autre là, il. f 47. || xvs. Puis commencèrent à penser, l'un ça l'autre là, et n'en savoienl qu'aviser, fboiss, i, i, (88. Vous avez bien en tendu en l'histoire ça devant comment.... m. i, i, 4»t. Savoir les causes de ça jus [bas] pourquoy sont

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