‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 256 sur 403 · CAF · texte numérisé non relu

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rouille caduque. || Terme d'anatomie. La membrane caduque, ou, substantivement, la caduque, nom de la membrane muqueuse de l'utérus, hypertrophiée normalement lors de la fécondation et devenue caduque par suite des modifications qu'elle subit à mesure du développement de l'œuf humain.

— HIST. xv« s. Ne je ne puis estudier En mon code n'en ma digeste; Caduque sont; je doi de reste De ma prevosté dix escus, Et ne trouve homme qui me preste, e. deschamps, Poésies mss. f° 434, dans lacuhne. Quelque grande vieille Sebille [Sibylle], Caduque, menassant ruine.... coquillart, Droits nouveaux. Les couleurs de son escu estoient caduques [effacées], Perceforest, t. v, f 21. ||xvi* s. Et d'une voix toute caduque et rance, bons. 601. Voylà une preudhommie caduque, occasionnée, accidentale et certes bien chetive, charron, Sagesse,n,3. Les gresles, tonnerres et tempestes, et tout le bruit qui se faict en l'air ne trouble ni ne touche les corps supérieurs et célestes, mais seulement les inférieurs et caduques, n>. t'6. i, 30.

— ÊTYM. Provenç. caduc ; espagn. et ital. caduco; du latin caducus, de cadere, tomber (voy. choir).

CADUCÉE (ka-du-sée), s. m. Verge entrelacée de deux serpents, qui est l'attribut de Mercure. Le caducée est un des symboles de la paix. L'éloquenc9 est ce caducée de Mercure qui conduit les âmes, p. l. codr. Lett. il, 342. L'envie porte le serpent dans son sein, et l'éloquence a son caducée, chateaubr. Génie, I, m, 2. )| Bâton couvert de velours et tleurdi'lisé, porté par le roi d'armes et les hérauts d'armes dans les grandes cérémonies.

— HIST. xvi" s. Me fut advis, que le grand dieu Mercure, Tenant en main sa verge et caducée De deux serpens par ordre entrelassée.... mahot,ii,10. Afin qu'on vist en main son caducée, Qui gens endort, m. iv, 94.

— ÊTYM. Caduceum, venant, par altération, dex»]pûxetov, insigne du héraut, de xtip\j$, héraut.

CADUCITÉ (ka-du-si-té), s. f. || i° État de ce qui est prêt à tomber, de ce qui tombe. Caducité d'une maison. Le vice le plus inséparable des choses humaines, c'est leur propre caducité , boss. Hisl. m, 5. || 2* Période de la vie humaine qui s'étend de la soixante-dixième à la quatre-vingtième année, et qui précède la décrépitude. Moi qui me figurais que ma caducité Près de la beauté même était en sûreté, corn. Pulchérie, h, 1. Je consacre à mon Dieu, négligé trop longtemps, De ma caducité les restes languissants, volt. Ali. i^ 1. Il ne nous restait de toutes nos espérances que la caducité d'un grand roi, mass. Madame. La caducité commence a l'âge de soixante et dix ans, bdffon, De la vieillesse et de la mort. La caducité suivra, qui nous fera regretter l'âge viril où nous sommes encore et que nous n'estimons pas assez, la bruy. 11. Le Français n'a point d'âge mûr, et passe de la jeunesse à la caducité, duclos, Considèr. sur les mœurs, v, ch. t. || 3° Terme de jurisprudence. Caducité d'un legs, d'une donation, condition qui les rend non valables. || 4° Terme d'histoire naturelle. Défaut de persistance d'une partie. La caducité des feuilles.

— HIST. xvi* s. Sa caducité ne lui permettoit plus de soutenir les fatigues de ce glorieux employ, ih'm. sur Duguescl. ch. 31. L'aage des beufs tombe en caducité, passé le dix ou douziesme an, o. de serres, 295. Le président fit mettre ce bon vieil advocat au siège de baillifs et dit que, pour sa caducité, la cour le dispensoit de plus plaider, des accords, IHgarr. des entends-trots.

— ÊTYM. Caduc.

t CŒCAL, ALE (sé-kal, ka-1*), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient au caecum.

| CAECUM (sé-kom'), s. m. Terme d'anatomie. Le premier des gros intestins, c'est-à-dire celui qui fait immédiatement suite à l'intestin grêle.

— Hisr. xvi* s. Intestin nommé caecum, à cause qu'estant ample et gros, il n'a qu'une voys, tant pour recevoir que pour expeller, paré, i, 15.

— ÊTYM. Cœcus, aveugle (voy. cécité), ainsi dit par un motif qui est expliqué, à l'historique, dans l'exemple do Paré.

\ CŒSIUM (sé-zi-om*), *. m. Métal donnant dans le spectre deux raies bleues Icecsius, bleu).

CAFARD, CAFARDE (ka-far, ka-far-d'; le d ne se lie pas : un ka-far adroit; au pluriel l's ne se lie pas : des ka-far adroits; d'autres lient cette s, disant : des ka-far-z adroits), s. m. et f. || 1* Celui, celle qui, n'ayant pas la dévotion, en affecte l'apparence, ou qui, l'ayant, affecte les airs de la bigoterie. C'était un cafard qui en bannit la science ety mit tout en misérables minuties, st-sim. 50, 9). A table hier, parus tri- te hasard, J'étais assis près

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