CA
ot qui naît, otr dans «a substance même (safran), nu à côté (l iMpe), ou au-dessus (glaïeul), ou audessous. Caïeux se dit en fait d'oignons de fleurs, et ce sont de petits commencements d'autres oignons, la quintinye, dans ménage. La reproduction des arbres par les boutures, celle des plantes par racines ou par caleux, buffon, Animaux, Génération. De gros caïeux de lis paraissaient à la surface de la terre, chateaub. /lin. 83. Il On écrit aussi cayeu. .
— étym. Origine inconnue, tout intermédiaire manquant; à moins qu'on n'y veuille voir une prononciation altérée de cailleul (caillou) , et une assimilation de forme avec un caillou.
t CAILLASSE (ka-lla-s', Il mouillées), *. f. Couche fragile dans une carrière ; marne caillouteuse.
— ETYM. Cail, radical de caillou (voy. caillou). CAILLE (kâ-lP, Il mouillées, et non câ-ye), s.f.
Petit oiseau de passage à plumage grivelé. La caille est un gibier recherché. Un dimanche M. le maire chassait aux cailles dans mon pré, P. L. COUR, n, 296. || Fig. et familièrement. Être chaud comme une caille, avoir beaucoup d'ardeur. Je veux corrompre un député: Pour l'amour et la liberté II était plus chaud qu'une caille, bérang. Prétint. || Fig. «t familièrement. Caille coiffée, femme galante.
— MST. xnj* s. Ses escus ne li vaut le pan d'une ouaille, L'elme ne le clavain vaillant un œf de quaille, Tout soef l'abat mort que gaires n'i bataille, Ch. d'Ânt. iv, 384. Et la caille le son escoute, Si s'en appresse [approche! et puis se boute Sous la rois [le rets] que cil a tendue, la Rose, 2)769. De crasses perdrix et de quailles, Fabliaux, barb. t. iv, 90. Tel plenté de quailles orent-il que tuit en furent repleni, Psautier, f° 428. || xiV s. Dist que miaux vault morir par armes et batailles Qu'estre pris à la roix [filet] en champ com une quaille, Girart de Ross. 2297. Plus fort volent sajettes qu'en champ ne vole caille, Guesclin, 6983. Il convient voler aux cailles depuis le mois de juillet jusques en aoust, Ménagier, m, 2.
— ÊTYM. Picard, coaille, coille ; wallon , quaie; provenç. calha; catal. guatlla; vieux espagn. coalla; ital. quaglia; bas-lat. quaquila; de l'allemand : flamand du moyen âge , quakele; anc. haut-allem. wahtala; allem. moderne, wachtel.
4. CAILLÉ, ÉE (ka-llé, liée, H mouillées), part, passé. Sang caillé. On craint le lait trié ou caillé, i. j. rouss. Ém. i.
2. CAILLE (ka-llé, Il mouillées), t. m. Lait caillé. Manger du caillé. On désigne ainsi tantôt le lait coagulé en masse par des procédés artificiels, tantôt la matière caséeuse proprement dite qui reste après la séparation de la crème et du petit-lait.
— HIST. xvi* s. Avant que mettre le caillé dans les esclisses ou cagerottes, pour le convertir en fourmage, 0. DE SERRES, 287.
— ÉTYM. Caillé 4 .
t CAILLEBOT (ka-lle-bo , Il mouillées) , ». m. Obier, espèce de viorne.
f CAILLEBOTE (ka-lle-bo-te, Il mouillées),!. m. Terme de marine. Morceau de bois pour remplir un vide.
— étym. Voy. caillebotis.
t CAILLEBOTIS (ka-lle-bo-ti , Il mouillées), s. m. Terme de marine. Ouvrage de menuiserie fait de lattes croisées à angles droits, et remplaçant, dans certaines parties du navire, le travail plein des panneaux, des ponts, etc.
— ÉTYM. Ital. carabottino.
CAILLEBOTTE (ka-lle-bo-f , Il mouillées), s. f.
Masse de lait caillé, coupée par morceaux. Manger des caillebottes.
— HIST. xvi* s. Soubdain vous verrez l'eau prinse comme si fussent caillebotes, rabel. dans lacurne. Et en sort quelques membranes et caillebots de sang concret, et chair sans forme, que les matrones appellent faux germe, paré, xvin, 37.
— étym. Cailler (voy. ce mot) et botte ou bot , qui est sans doute le même que bout, extrémité, morceau.
t CAILLEBOTTE, ÉE (ka-lle-bo-té, tée, Il mouillées), part, passé. Lait caillebotté.
t CAILLEBOTTER (ka-lle-bo-té , H mouillées), ». o. || 1° Mettre, réduire en caillots. || 2° Se caillebotter, v. réfl. Se prendre en caillots.
v~ HIST' XVI" s' De crainte 1ue le lait ne se caillebotte et corrompe aux mamelles, paré, xviii, 26. Pour garder que le sang ne caillebottast et congelast dedans le corps, id. Mumie, ». Son lait pourrait estre trop espais et caillebotté, id. xviii, 20.
— ÊTYM. Caillebotté.
CAILLE-LAIT ( ka-lle-lè, JJ mouillées), t. m.
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Terme de botanique. Genre de la famille des rubiacées. Le caillelaitjaune (galium verum. L.).
— ÉTYM. Cailler et lait. C'est par erreur qu'on a attribué à ces plantes la propriété de cailler le lait.
CAILLEMENT (ka-lle-man, Il mouillées, et non ka-ye-man), s. m. Action de cailler; état d'un liquide qui se caille.
— ÉTYM. Cailler.
4. CAILLER (ka-llé, M mouillées, et non ka-yor), v. a. || 1" Faire prendre en caillot. || 2° Se cailler, v. réfl. Le lait se caille. Le sang se caille. || Avec ellipse du pronom se. Cela fait cailler le lait.
— HIST. UPS. Coailliez est, sicumelait, li cuers d'icels, Liber psalm. p. 188. ||xm*s. Pour ce apele il cel mont caillié et cras, qu'il est plenteïs de la grâce Dieu, Psautier, f> 78. || xvi"s. La collation de cerises, laitage, fraises, caillé, salades, des yvers, p. 624. Thrombus ou sang caillé, paré, xviii, 48. 11 incise et atténue le sang caillé, id. viii, 32. Un pot de cresme estoit au milieu de nous deux, Et du laict sur du jonc caitlotté comme glace, Ronsard, 43. [Des femmes] se voyant ainsi belles, blanches, caillées, poupines et en bon point, brant. Dames galantes, t. i, p. 282, dans lacurne. Le maistrede la maison qui estoit des plus gras, et pour cette cause on le nommoit l'enfant caillé, bouchet, Serées, livre m, p. 68, dans lacurne.
— ÊTYM. Espagn. cuajar; portug. coalhar; ital. quagliare, cagliare; de coagulare (voy. coaguler). Formation régulière, Pu bref ayant disparu, il est resté eoaglare d'où coailler dans un texte du xn* s. , et finalement cailler.
f2. CAILLER (kâ-llé, Il mouillées),!. m. Machine à prendre les cailles; appeau qui contrefait leur cri. ,
— HIST. xv* s. Une roiz et ung caillier à prendre cailles, du cange, caillier. Comme pauvres cailles trop crédules, par leurs caillets [appeaux] enchanteurs ils nous ont fait donner dans les retz des tyrans, Sat.Uén. p. 406.
— ÊTYM. Caille.
CAILLETAGE (ka-lle-ta-j', 'Il mouillées), *. m. Propos de caillettes. La vie uniforme et simple des religieuses, leur petit cailletage de parloir, j. j. bouss. Conf. n.
— ÉTYM. Caillette 2.
CAILLETEAU (ka-lle-tô , Il mouillées) , s. m. Jeune caille. On nous a servi des cailleteaux.
— ÊTYM. Diminutif de caillet, inusité, diminutif de caille.
t CAILLETER (ka-lle-té, Il mouillées), v. n. Faire la caillette; bavarder.
— ÉTYM. Caillette 2.
4. CAILLETTE (ka-llè-f, Il mouillées, et non ka-yè-t'), s. f. Quatrième estomac des animaux ruminants, ainsi nommé parce que le liquide acide qui en humecte la surface interne a la propriété de faire cailler le lait.
— HIST. xiv* s. La fraze, c'est la caillette, la pance et lesboyauls, lesquels les tripiers vendent tous nettoies, Ménagier, u, 6. || xvi" s. Aux lieux qu'on vendoit jadis les friandises de langues, caillettes et pieds de mouton, Sat. Mén. p. 4 09.
— ÉTYM. Cailler 4 .
2. CAILLETTE (ka-llè-f, Il mouillées, et non pas ca-yè-t'), s. f. Personne qui a du babil et point de consistance. Cet homme est une franche caillette. Les acteurs, qui étaient pour la plupart des caillettes de Parisiens, Francion, liv. iv, p. 4 42. Canillac lui reprocha [à Brancas] la futilité de son esprit, et son incapacité d'affaires et de secrets, et qu'en un mot il n'était qu'une caillette, st-sim. 447, 232. L'aîné [des fils de Larochefoucauld] était sans table, sans équipage, mais de grands biens, une cour de caillettes de Paris le soir chez sa femme, id. 362, 443 Chez l'espèce femelle, 11 brille encor, malgré son poil grison; Et n'est caillette en honnête maison Qui ne se pâme à sa douce faconde; En vérité caillettes ont raison; C'est le pédant le plus joli du monde, j.b. rouss. Livr. n, èp. 6. N'allez pas croire qu'elle examine jamais avec nos caillettes de Paris et nos aristarques modernes.... dider. Corresp. dans laveaux. Il ne peut y avoir que quelques esprits rampants et subalternes et quelques caillettes qui daignent modeler leur façon de penser sur la sienne, montesq. Correspondance, 66.
— HIST. xvi* s. Jamais nous n'avons eu que du mal par ces caillettes d'Italians illec, d'aub. Fœn. m, 4 9. Et nous grands badaux, et caillettes, sots en latin et en français, de l'avoir enduré, Sat. Mén. p. 83. Ce n'est pas sans cause que les autres nations nous appellent caillettes, puisque comme pauvres cailles coiffées, et trop crédules, les prédicateurs et sorbon-
nistes, par leurs caillets [appeaux] enchanteurs, nous ont fait donner dans les retz des tyrans, t'b. p. 460
— ÉTYM. Diminutif de caille: ne valant pas mieux qu'une caille, ou gazouillant comme une caille.
t ». CAILLETTE (ka-llè-f, Il mouillées), s. f. Un des noms vulgaires du pétrel.
CAILLOT (ka-llo, Il mouillées, et non ka-yo ; le t ne se lie pas dans la conversation ; Vs se lie : des ka-llo-z épais; au pluriel caillots rime avec dos, faux, etc.), *. m. Petite masse d'un liquide coagulable par une action chimique ou par la chaleur. Le caillot du lait. Un caillot d'albumine. || Terme de médecine. Masse rouge ou rougeâtre, friable, formée par le sang dans lesvaisseaux où il a cessé de circuler, dans les cavités, soit naturelles, soit accidentelles, où il s'est épanché, dans les vases où on le reçoit pendant la saignée, etc. Le sang de la saignée se prit en un caillot. Cracher des caillots de sang Le sang qui durcit en caillots, lamart. Joc. vi, 464.
— HIST. xvi* s. Les trombus et caillots de sang, paré, Mumie, 8. Tel flux se connoistra par ce qu'il sera plus gros et plus noir, et qu'il sort par trombes et caillons, id. xviii, «6.
— ÊTYM. Cailler 4 .
CAlLLOT-ROSAT(ka-Uo-ro-za, Il mouillées),*, m.
Poire ainsi nommée parce qu'elle est pierreuse et a un goût de rose.
— ÉTYM. Caillou ( la forme caillotte se trouve dans des patois) et rose. Ménage dit que poires de cailleau se trouve dans le roman de la Rose.
CAILLOU (ka-llou, Il mouillées, et non ka-you), s. m. || 1° Pierre très-dure, qui fait feu sous l'acier. Et quand d'âpres cailloux la pénible rudesse De tes pieds délicats offensent la faiblesse, a. chénier, Élég. 3. Des veines d'un caillou qu'il frappe au même instant, Il fait jaillir un feu qui pétille en sortant, boil. Lutr. m. || Fig. Il a le cœur dur comme un caillou, ou un coeur de caillou, c'est-à-dire il est trèsdur. Tous ces gens-là, monsieur, ont des cœurs de caillou, regnard, le Joueur, n, 9. || 2° Cailloux, pierres qui ont l'apparence du cristal, comme les cailloux de Médoc, du Rhin. || Caillou d'Egypte, sorte de jaspe très-figuré. || Nom de plusieurs pierres employées dans la fausse bijouterie. || 3° Terme de géologie. Tout fragment de roche peu volumineux. || 4° Outil pour décrasser le creuset des ouvriers en cuivre.
— HIST. zni's. Si durement [elle] s'estoit hurtée à un chaillo, Rerte, xxxn. Sailli la veille en mi la rue; Tiercelins vit que vers li rue Qaillous et pierres.... Ren. 7224. Cil drecent au chastel perrieres; Grans cailloux de pesans perrieres, Por les murs rompre, lor envoient, la Rose, 46066. Dont veïssiés ribaus d'assaillir aatis, Et jeter aus fondulles ces grans caillaus massis, Ch. d'Ânt. vi, 982. ||xiv ». Lors li a dit li roys que il avoit en son courage que le diz augures trenchast avecque son raseur un challeuz à travers : Pren donques, dist-il, cest challeul, bercheure, f 4 9, verso. Bien estoient ung cent, que queuls, que boutillier, Qui veïst sur Bertran venir et costier Et jeter grans chaillos pour lui à empirier, Guesclin, 960. || xv' s. Ce n'estoient cailliel ne fust, Mais chevaus et florins sans compte, froiss. Buiss. de jeun. Fine, franche, ferme et de hait Pour faire saillir estincelle D'un caillou par bonne cautelle, coquillart, Droit nouveau.
— ÉTYM. Berry, chillou, chaillou, caille; caillotte, chillotte, petit caillou; Saintonge, chail; picard, cailleu; wallon, café; namurois, taiau; rouchi, caliau; provenç. calhau; portug. calhào. Mot difficile. Diez, faisantressortirl'analogie entre cailler et durcir, propose cailler, acceptable pour le sens; mais, si caillou avait même origine que cailler, on trouverait parfois dans les anciens textes coaillou (voy. l'historique de cailler); ce qui n'arrive jamais. Grandgagnage le tire du flamandfajt, kei, caillou. X cause du sens, on ne peut guère, jusqu'à présent du moins, admettre que calculus; d'où, par suppression de Pu bref, calclus; d'où chail ou chaille; d'où, avec un suffixe ou, caillou ou chaillou. Ce suffixe ou et au dans le provençal fait difficulté; car représentant la finale latine avus (clavus, clou), on ne voit pas comment il s'est joint à cail. Au reste les suffixes ont varié : il y a eu ot, otte, eul, tel, tous suffixes qui vont beaucoup mieux au primitif cail que la suffixe arus. Le celtique cal, dur, a été indiqué.
CAILLOUTAGE (ka-llou-ta-j', Il mouillées, et non ka-you-ta-j'), s. m. Ouvrage fait de cailloux. Ces murs sont ainsi composés : un lit de grosses picrreB, une maçonnerie mêlée, une couche de cailloutage, chateaubr. Itin. u, 306. || Faïence fine ; terre à pipes
— HIST. xvi* s. En fustes quitte pour trois ou quatre mousquetades qui vous sifflèrent aux oreilles, et
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autant qui firent voler la poudre et sauter le caillotaje à l'entour de vos pieds, sully, J/em. t. iv, p. 4 60, dans LACURNE.
■ - ÊTYM. Caillou.
t CAILLOUTÉ, ÊE (ka-llou-lé, tée, Il mouillées, «t non ka-you-té), part, passé. Garni de cailloux.
t CAILLOUTÉE (ka-llou-tée, Il mouillées), l. f. || i" Faïence fine. || 2" Sorte d'enjolivement pittoresque fait de cailloux de diverses couleurs dans les jardins.
— ÊTYM. Caillou.
t CAILLOUTER (ka-llou-té, Il mouillées), v. a. Terme de ponts et chaussées. Garnir de cailloux.
— ÊTYM. Caillou.
t CAILLOUTEUR (ka-llou-teur , Il mouillées), s. m. Celuiqui cailloute. || Ouvriertaillantlespierresàfusil.
— ÉTYM. Caillouter.
CAILLOUTEUX, EUSE (ka-llou-teû, teû-z', Il mouillées, et non ka-you-teû), adj. Plein de cailloux. Un sol caillouteux.
— ETYM. Caillou.
t CA1LLOUTIS (ka-llou-ti, Il mouillées), s. m. Terme de ponts et chaussées. Caillous qui couvrent un chemin.
— ETYM. Caillouter.
CAÏMAC (ka-i-mak), s. m. Voy. kaïmac.
CAÏMACAN (ka-i-ma-kan),s. m. Lieutenant du grand vizir.
— ETYM. Mot arabe composé de kaim, tenant, et makam, lieu : lieutenant.
CAÏMAN (ka-i-man), s. m. Espèce de crocodile Cette rivière [dans les Florides] était remplie de caïmans, chateaub. Voy. Am. 430.
— ÊTYM. Acayoûman, nom du crocodile en langue caraïbe, Dict. fr. caraïbe du p. Raymond breton, Auxerre, 4661. Indi aquelzoallin, alii caymanem vocant, nierembero, Hist. nat. xn, 5. De los lagartos o caymanes qua Uaman (des lézards ou, comme on dit, caïmans), acosta, Hist. nat. de Indias, m, 4 7.
CAIMANDER (ké-man-dé) , t). n. voy. quémander.
CAIMANDEUR, EUSE (ké-man-deur, deû-z'), i. m. et f. Voy. quémandeur.
fCAÏNITE (ka-i-ni-t'), s. m. Nom de gnostiques mû honoraient Caïn et Judas, et qui avaient un ivangile sous le nom de ce dernier personnage.
— ÊTYM. Caïn.
CAÏQUE (ka-i-k'), s. m. Sorte d'esquif d'une forme gracieuse et légère, en usage dans l'Archipel et à Constantinople. Je retournai au vaisseau sur un calque, chateaub. Itin. 26. || Autrefois, sorte de chaloupe qui servait ordinairement avec les galères dans la Méditerranée. On envoya le caïque reconnaître les ennemis. || Dans le xvii" siècle, le genre ni l'orthographe n'étaient déterminés. La cahique de Vinceguerre ayant rencontré un bateau pêcheur, le mena à la capitaine, Relation du marquis de Bréié, 4612, dansjAi. [Les pirates de la Russie méridionale] vont quelquefois jusques à trois ou quatre lieues de Constantinople avec leurs caïcs tant seulement, qui sont de petits vaisseaux de rame, en chascun desquels il n'y a la plupart du temps que trente ou quarante soldats, Le père dan, Hist. de Barbarie, 4 649, liv. i, p. 10, dans ial.
— ÉTYM. Mot turc, kâik.
t CAIRE (kê-r'), s. m. Écorce du fruit du cacaotier servant à faire des cordes et des étoffes.
t CAIRN (kèrn), s. m. Monticule de terre et de pierres élevé par les Celtes en Bretagne , en Ecosse, en Irlande.
— ÊTYM. Gaél. carn ou cairn, tas de pierres.
t CAIRON (ké-ron), i. m. Sorte de pierre servant à former les bords de la chaudière des savonniers.
CAISSE (kè-s'), ». f. H 1° Coffre de bois pour le transport des marchandises. Remplir les caisses. Charger les caisses sur un camion. || 2° Assemblage de planehes ayant un fond et dans lequel on plante des fleurs et des arbustes. Il y a un bois entier d'orangers dans de grandes caisses, sév. 202. Tout était plein de fleurs dans des caisses, id. 387. || Terme de chirurgie. Caisse à amputation, caisse à trépan, caisse contenant les instruments nécessaires pour amputer, trépaner. Caisse à médicaments, boîte garnie d'instruments, de médicaments. || 3° Coffre dans lequel on dépose l'argent. Tirer de l'argent de sa caisse. La caisse fut forcée par des voleurs. Les caisses de l'État. || Le bureau où est la caisse, où se font les payements. Allez à la caisse, vous serez payé. La caisse est fermée. || Les fonds mêmes qui sont en caisse, ou qui sont à la disposition du caissier. Sa caisse est de cent mille écus. || Livre de caisse, 'e registre où sont inscrits les mouvements de fonds.
|| Tenir la caisse, diriger les opérations d'une caisse, avoir le maniement de l'argent. || Caisse militaire, la caisse du régiment, les fonds destinés à payer les troupes. || Caisse des pensions, les fonds affectés au payement des pensions de retraite. || Établissement où l'on dépose des fonds. Caisse d'amortissement. L'établissement de la caisse d'amortissement, volt. Lett. Tabareau, octobre 4768. || Caisse d'épargne, établissement où l'on reçoit de très-petites sommes dont l'intérêt est payé et capitalisé, et qui a pour but de faciliter les économies des ouvriers, des domestiques, et, en général, de toutes les personnes dont le revenu est très-petit. || 4* Le cylindre d'un tambour, et, par extension, le tambour même. Caisse de tambour. La caisse est crevée. Les voyageurs battent de la caisse pour les empêcher d'approcher [les éléphants], buffon, Éléphant. Amour voulant lever un régiment Battait la caisse autour de ses domaines, J. b. rouss. Vers allégoriques au duc de Bourg. || Caisse roulante, tambour allongé, employé surtout dans la musique militaire. || Grosse caisse, espèce de très-grand tambour employé dans la musique militaire. |j L'artiste qui en joue. Faites signe à la grosse caisse. || Terme d'anatomie. Caisse du tambour, cavité demi-sphérique qui se trouve au fond du trou auditif externe. || 5° Le corps d'une voiture. || 6° Terme de physique. Caisse catoptrique, instrument d'optique qui grossit de petits corps très-rapprochés. || 7" Terme de cuisine. Papier plié en carré avec rebords où l'on fait cuire les biscuits, etc. Champignons en caisse. || 8* Terme de marine. Caisse à eau, grand vaisseau en fer dans lequel on met l'eau nécessaire au navire. || Morceau de bois, ayant en général la forme d'un ellipsoïde aplati, qui renferme le rouet de la poulie. || Caisse d'un mât, nom donné à la partie quadrangulaire servant de pied à un mât de hune, de perroquet ou de cacatois. || 9" Terme d'architecture. Renfoncement carré entre les modillor.s de la colonne corinthienne. || 10" Ce qui renferme le mouvement d'une pièce d'horlogerie. || ll°Terme d'artificier. Caisse aérienne, ballon rempli de fusées et d'artifices divers.
— HIST. xvi* s. Quelques soudards, cuidans que ce fust or ou argent qu'il portast en ceste quesse, le tuèrent, amyot, Marcell. 2». Qu'a fait ce tambour pour le battre, il n'a point failli; mais s'il avoit battu la quaisse, il seroit battu, d'aub. Hist. ii, 348. Ils sortirent mèche esteinte, la caisse des bandée, m. ib. n, 370. Les quesses sont faites de fer blano ou de bois : leur usage est de tenir les os en bonne figure, paré, xii, 8. Ils n'eussent osé battre casse ny tambour en leur quartier, carloix, vu, 3. Que les escus seraient nombrez, et mis en des casses de boys, puis seraient emballées les dittes casses et scellées des seaux des dits députez, H. du bellay, p. 4 59. Tels réceptacles [fosses pour enfouir les pierres tirées d'un champ] sont appelés caisses, comme enfermans les pierres qu'on y met reposer, o. de serres, 66. Aucuns gardent leurs bleds enfermés dans des grandes quaisses, m. 434.
— ÉTYM. Bourguig. caisse, poêle à frire ; wallon , case; provenç. cayssa, caissa; catal. capsa; espagn. caxa ; portug. caixa; ital. cassa; du latin capsa, coffre.
t CAISSETIN (kè-se-tin), s. m. Petite caisse ou armoire où l'ouvrier range les dorures et les soies qu'il emploie. || Petite caisse de sapin dans laquelle on envoie de Provence les raisins séchés au soleil.
— ÊTYM. Caisse.
CAISSIER (kè-sié; l'r ne se prononce jamais : un kè-sié habile; au pluriel: des kèsié-z habiles), s.m. Celui qui tient la caisse d'un banquier, d'une administration, et qui en dirige les opérations. || S. f. Caissière, femme qui, dans certains magasins , tient la caisse de l'établissement.
— ÉTYM. Caisse.
CAISSON (kè-son), s. m. || 1" Grande caisse placée sur un train à quatre roues. Les caissons servent à porter des vivres et des munitions. St-Frémont fut détaché le 4 8 avec presque tous les caissons de l'armée, sous prétexte d'aller quérir un grand convoi au fort Louis, st-simon, 47, 49. || 2* Terme d'architecture. Compartiments, ornés de moulures, dont on décore les plafonds et les voûtes. || 3" Petit coffre dans un carrosse. || 4* Coffre en charpente, pour maçonner au fond de l'eau. " 5" Terme de marine. Banquette renfermant des provisions de table. || 6° Terme de menuiserie. Bout de tringle ajusté haut et bas à. un volet.
— hist. xvi's. Eschelles à assaillir places, cassons à porter pain en camp, et autres tels équipages,
— ÊTYM. Corne.
t CAJKPUT (ka-je-puf), s. m. Terme de pharmacie. Huile volatile fournie par la distillation des feuilles et des rameaux d'un arbuste des îles Moluques (melaleuca cajeputi),
t CAJOLABLE (ka-jo-la-bl'), ad}. Qui peut être cajolé. Mme de Warens se mit à cajoler Grossi , qui pourtant n'était pas trop cajolable, J. J. rouss. Confess. v.
— ÊTYM. Cajoler.
CAJOLÉ, ÉE (ka-jo-lé, lée), part, passé. Un enfant cajolé par sa bonne. Cette jeune fille cajolée par les garçons du village.
CAJOLER (ka-jo-lé), v. a. || 1" Employer des paroles, des manières caressantes pour gagner quelqu'un. Il se porte au-devant, lui parle, le cajole, Régnier, Sat. vm. Ce sont des contes plus étranges Qu'un renard qui cajole un corbeau sur sa voix, la
font. Fab. n, 4 Dit d'abord un ami qui veut me
cajoler, boil. Ép. vi. L'on en sort [des boutiques de Paris] quelquefois à bon marché : une jeune marchande cajole un homme une heure entière, pour lui faire acheter un paquet de cure-dents, montesq. Lelt.pers.t,». Le compliment est d'un amant adroit, et vous avez entendu dire qu'il fallait cajoler les mères pour obtenir les filles, mol. Am. magn. i, 2. || 2° Tâcher de plaire à une femme par paroles et manières. Les coqs ne chantent point, je n'entends aucun bruit, Sinon quelques zéphyrs, qui le long delà plaine Vont cajolant tout bas les nymphes de la Seine [c'est-à-dire, caressant, frôlant les eaux de la Seine] , racan, Berg. Alcidor,!, l. 11 cajolait la jeune bachelette, la font. Cloch. Il ne eajole point sa femme, la bruy. 4 3. Va, bienheureux amant, cajoler ta maltresse, corn. Médée, v, 7. || Absolument. Tudieul comme avec lui votre langue cajole! mol. Éc. des femmes, v, 4. Et je m'assure aussi tellement en sa foi, Que, bien que tout le jour il cajole avec toi, Mon esprit te conserve une amitié si pure, Que, sans être jaloux, je le vois et l'endure, corn, la Suivante, H, 8. [| 3° Terme de marine. Faire marcher un vaisseau contre le vent, en profitant d'un courant. || F. n. Faire de petites bordées. Les brûlots ennemis ne pouvaient, en cajolant et en se laissant dériver aux courants, présenter que la proue ou la poupe aux vaisseaux fiançais, Relation du combat de la Hougue, dans ;«.. || 4* F. n. S'est dit du cri du geai. C'est en ce sens que Régnier l'a pris activement : Sa barbe pinçoter, cajoler la science [parler le jargon de la science],
— HIST. xw s. Vautmieux, suivant le vieil usage, Un vau de vire cajoler [chanter] Que mal parler, j. le houx, il. Quelque soupçon qu'eust cette pauvre femme, il la cajola de manière que d'aub.
Hist. i, 33. Ils piolent comme poullets, ils cageollent comme les gays, ils cacabent comme perdrix, paré, Animaux, 26. Je ressembleray au hibou, et croy qu'il y aura quelque gay ou meschant corbeau, ennemy de la vérité et de la republique, qui me cajolleront et becquetteront, id. Mumie. et Lie. Dédie. Il cajolle comme une pie borgne, oudin.
— ÊTYM. Wallon, crajoli, cajolé, bigarré; namurois, cajoler, enjoliver. On le tire de cageole (espagn. gayola, portug. gaiola), diminutif de cage: traiter comme un oiseau qui est en cage, ou plutôt, chanter comme un oiseau en cage et de là flatter ; car cageoler a signifié aussi chanter : cajoler un vau de vire. Mais cageole n'existe pas ou du moins n'existe que sous la forme geôle (voy. ce mot) ; cela fait difficulté. Aussi Grandgagnage pense que le mot n'a pas cette origine, à laquelle le sens du wallon ne peut s'accorder ; et qu'il faut y voir le radical jol qui est dans joli, avec un préfixe cra ou ca.
CAJOLERIE (ka-jo-le-rie), s. f. || 1-Paroles et manières par lesquelles on cajole. La nécessité apprend la complaisance et la cajolerie aux âmes les plus libres et les plus altières , balz. le Barbon. Je n'ai point tant d'esprit pour tant de menterie : Je ne puis m'adonner à la cajolerie, Régnier, Sat. m. Un temps, sans lui parler, ma langue vacilla; Enfin je me remets sur les cajoleries, Lui dis comme le roi était aux Tuileries, id. Sat. vin. Le roi de Prusse ayant offert.... je lui ai repondu avec la cajolerie qu'il faut mettre dans les lettres qu'on écrit à des rois victorieux, volt. Lett. Richelieu, 19 août 4 766. Voltaire m'écrase, il me persécute, peut-être m» fera-t-il périr à la fin; grande merveille, avec cent mille livres de rente, tant d'amis puissants à la cour, et tant de si basses cajoleries contre un pauvre homme dans mon état I j. j. rouss. Lettr. Le Xieps, 8 févr. (765. || 2" Propos et manières dont on se sert pour gagner les bonnes grâces d'une femme. Souffrir, aimer la cajolerie. Use servit de tout son esprit et de toute sa cajolerie pour exagérer l'agréable
CAI
CAL
CAL
caprice de sa mal tresse, scabr. Rom. com. ch. ». Séduire les personnes innocentes et simples par des cajoleries affectées, fléch. Serm. n, 57. Ces assemblées étaient un rendez-vous tumultueux de vanité, do curiosité, de cajolerie, id. ib. H, «7.
— HIST. xvi* s. Il est admirable en telle cajolerie, quand il veut regagner un serviteur dont il croit pouvoir avoir besoin, sully, dans le Dict. de
DOCHEZ.
— êtym. Cajoler.
CAJOLKUU, EUSE (ka-jo-leur, leû-z'), s. m. et f. Celui, celle qui cajole. Elle n'eut pas la force de chasser tous ces cajoleurs, scarron, Rom. com.
chap. 8 Et ce beau cajoleur, Avec qui je t'ai
vue en douce confidence, hauteroche, Nobles de province , îv, 4.
HIST. xvi1 s. Son mari alléguant pour vice,
qu'elle n'cstoifpas assez complaisante et cageoleuse ; je suis, dit-elle, matrone et femme de bien, d'aub. Ilisl. Préf. 3. Ces cajoleurs de cour qui semblent n'y estre que pour faire des exclamations et des admirations de tout ce qu'ils voyent et oyent, sully, ttém. part. 2, ch. 4 1 , dans lacurné.
— êtym. Cdjoler.
t CAJOT (ka-jo), s. m. Terme de pêche. Espèce de cuve pour faire l'huile de foie de morue.
t CAJOTTE (ka-jo-f), s. f. Voy. cachotte.
f CAJUTE (ka-ju-f), s. f. Terme de marine. Petite chambre dans un navire. || Chambre du capitaine. || Lit en forme d'armoire.
— êtym. Holl. kajuit.
CAL (kal), s. m. |j 1° Durillon. Il vient des cals aux mains à force de travailler. || On dit plus souvent calus. || 2° Terme de chirurgie. Cicatrice des os à la suite d'une fracture. || 3° Masse endurcie sur un végétal.
— HIST. xvi* s. Le cal des cors est dur et espais comme la corne de lanterne, paré, v, 31.
— ÉTYM. Callus, callosité.
CALADE (ka-la-d') , s. f. Terme de manège. La pente d'un terrain par lequel on fait descendre un cheval au petit galop, pour donner de la souplesse à ses hanches.
— êtym. Ital. calata, de calare, caler (voy. ce mot) , laisser tomber.
f CALAGE (ka-la-j'), ». m. Terme de marine. Action de caler.
— êtym. Caler.
f CALAIS (ka-lè), s. m. Sorte de panier, particulièrement à l'usage des marchands des halles. || X la halle de Paris, mesure adoptée pour certains légumes tels que la chicorée sauvage; il contient 42 têtes.
CALAISON (ka-lè-zon), *. f. Terme de marine. Quantité dont un bâtiment plonge dans l'eau, en raison du chargement.
— ÊTYM. Caler.
CALAMBAC (ka-lan-bak) , CALAMBART (ka-lanpar) , CALAMBOUC (ka-lan-bouk), CALAMBOU(ka- 'ian-bou) ou CALAMBOUR (ka-lan bour) , s. m. Bois odorant des Indes. Le cèdre, le calambou et le palo i'aquila ne sont rien au prix, voit. Leur. 433.
f CALAME (ka-la-m'), s. m. Roseau dont les anciens se servaient pour écrire.
— ÊTYM. Calamus, roseau (voy. chaume).
CALAMENT (ka-la-man) , s. m. Terme de botanique. Plante labiée odorante (melissa calamintha, L.).
— HIST. xiii' s. Castoreum e calament Li donez à boire ensement, Ms. St-Jean. |j xvi* s. Décoction de calamenthe, armoise, lavande, paré, xviii, 67. Armoise, calament, camomille, o. de serres, 902. Les j us de câpres, d'absynthe , de calaminthe , de chamœdris, id. 90).
— ÊTYM. Calamintha, de xaA<x|j.ïv9ir), de x»ao(, beau, et de |nïv6ri, menthe (voy. ce mot).
t CALAMIDE (ka-la-mi-d'), s. m. Terme de zoologie. Nom des polypes en forme de chaume ou de plume.
— ÊTYM. Calamus, chaume.
t CALAMIFËKE (ka-la-mi-fô-r'), adj. Terme didactique. Qui porte des chaumes.
— êtym. Calamus, chaume, et ferre, porter.
t CALAMIFOBME (ka-la-mi-for-m'), adj. Terme didactique. Qui est en forme de chaume.
— Êtym. Calamus et forme.
CALAMINAIRE (ka-la-mi-nê-r'), adj. Voy. calamine.
CALAMINE (ka-la-mi-n'), s. f. || 1» Terme d'ancienne chimie. Calamine ou pierre calaminaire, oxyde de zinc carbonate natif. || 2" Terre bitumineuse qui sert à affiner le cuivre.
— HIST. xiv s. Le cent de chalemine doit quatre
deniers, du canoë, calammariê. Calamine pour mal des ieux, id. ib. || xvr s. Prenez pierre calaminaire lavée, coquilles d'oeufs bruslés, corail rouge, paré, xvi, 28.
— ÊTYM. Bas-lat. calamina.
CALAMISTRÉ, ÉE (ka-la-mi-stré, strée), part.
passé. Bouclé , en parlant des cheveux.
CALAMISTRER (ka-la-mi-stré) , V. a. Mettre en boucles, en parlant des cheveux. Dans vos réduits où tout est peigné, ajusté, arrangé, calamistré, Diderot, Lett. à Mme lliccoboni. ||Horsd'usage.
— ÊTYM. Calamistrare , de cdlamislrum , fer à friser, de xaAa(ii;, même sens, de x<x).a(ioi;, roseau (voy. chaume) , ainsi dit à cause de la ressemblance de cet ustensile rond avec un roseau.
4. CALAMITE (ka-la-mi-f), s. f. Gomme-résine, sorte inférieure de storax qu'on recueille dans des tiges de roseau.
— HIST. XVI* s. Sandaulx, poudre de calamité, paré, xi, IB. Terebentine, styrax, calamité, oliban, benjoin, id. xxiv, 2).
— ÉTYM. Calamus, roseau (voy. chaume).
2. CALAMITE (ka-la-mi-f), ». f. || 1° Ancien nom de la pierre d'aimant, et, par suite, de la boussole. || 2° Calamité blanche, sorte de marne ou d'argile blanche.
— HIST. xvi* s. Voyez à la calamité de vostre boussole, RABEL. IV, 18.
— ÉTYM. Provenç. et catal. caramida ; espagn. calamida ; ital. calamita; de calamus, roseau (voy. chaume), parce qu'on mettait la calami te dans un roseau ou sur une paille pour la faire flotter.
CALAMITÉ (ka-la-mi-té), s. f. || 1* Tout grand malheur public. La famine, la guerre, la peste sont des calamités. Est-il arrive quelque calamité à Salcnte 1 fén. Tél. xxii. Un astre qui n'annonce que des calamités à la terre, mass. Petit car. Gloire. Après cesjours de sang et de calamités, volt. Zaïre, il, I. Job déplore les diverses calamités qui affligent la vie humaine, boss. dansLAFAYE. || 2° Infortune. Et qu'une femme enfin dans la calamité, corn. Poly. iv, 6. Ici, près des remparts de l'auguste cité, Il a marqué la fin de ma calamité, id. CEd. i, 4.
— HIST. xiv s. Fortune, en autrui calamité, leur avoit donné enseignement de eschiver semblable injure, bercheure, f° 67, recto. Qui ses biens presens garde sans superfluité. De legier ne puet pas avoir calamité, Girart de Ross. 30(7. Et après en sa vieillesse il cheït en très grant misères et en très grant calamités, oresme, Éth. 22. || xvi* s. En la calamité de l'exil où il se trouvoit, amyot, Thém. 46. La calamité des mulots, le deschet des greniers et la mangeaille des charançons et mourrins, rab. Pant. 111,2.
— ÉTYM. Provenç. calamitat; espagn. calamidad; ital. calamita; de calamitatem , lequel, signifiant proprement perte des récoltes, aurait été tiré de calamus, chaume; mais le suffixe itas n'a pas ce sens, ne signifiant que la possession d'un attribut : bonilas, bonté, qualitas, qualité; et calamité ne pourrait signifier que la qualité d'être chaume; à moins que, forçant le sens de ce suffixe, les Latins n'y aient vu la qualité d'être bon ou mauvais, et finalement, par une exclusion qui n'est pas rare dans les langues, la qualité d'être mauvais chaume, mauvaise récolte, calamité. Toutefois, d'autres étymologistes regardent l'origine du mot comme inexpliquée et croient à un radical cal signifiant mal et qui se trouverait dans cal-umnia et dans incolrumis.
t CALAMITEUSEMENT ( ka-la-mi-teû-ze-man ) , adv. D'une façon calamiteuse.
— HIST. xvi* s. Calamiteusement, cotgrave.
— ÉTYM. Calamiteuse, et le suffixe ment. CALAMITEUX, ECSE (ka-la-mi-teû, teû-z'), odj.
Fécond en calamités. Le mari de Mme de Navailles, le plus fidèle confident du cardinal Mazarin jusque dans les temps les plus calamiteux de sa vie, stsim. 4 38, 4 2. Mme de Maintenon vanta la longueur de la pénitence de Villeroy, sa désolation de ne pouvoir être auprès du roi dans des moments si calamiteux, id. 325, 5.
— HIST. xvi* s. La plus calamiteuse et fraile de toutes les créatures, c'est l'homme, et quand et quand la plus orgueilleuse, mont, h, 4 56. Quant à moy, j'ay toutes vouluntez convenables au calamiteux estât où je me treuve maintenant, amyot, Thém. 50. Ils estoient desja espris du malheureux et calamiteux désir de la Sicile, id. Péricl. 42. [L'homme] bref la plus calamiteuse et misérable chose du monde, charron, Sagctsc, 1, 36. Aux exemples des tyrans, les princes peuvent observer leurs fins avoir esté calamiteuses, du haillan, llitt. Épltre.
— ETYM. Calamitosus, de calamita) (voy. calamité).
t CALANDRAGE (ka-lan-dra-j'), s. m. Opération que les étoffes subissent avant d'être livrées au commerce.
— ÉTYM. Calandrer.
t. CALANDRE (ka-lan-dY) , ». f. Sorte d'alouette, dite aussi grosse alouette et sentinelle.
— HIST. xiii* s. Kalendreest uns oiziaus tous blans: li siens poumons garist del obscurté des lux, de qui la Bible deffent que nus ne mangust, Bibl des Citartes, 4* série, t. v, p. 334. Lors s'évertue, et lora s'envoise Li papegaus et la kalandre, la Rose, 78. Il xiv s. Quant il se treuve as champz dessus l'ample païs, Et il ot la calandre et le chant des mauvis, Baud. de Seb. vi, 369. || xvi* s. Incontinent que Viscontin mourut, Son ame entra au corps d'une calendre.... Ores qu'il est calendre devenu, Il contrefait tous les oyseaux du monde, marot, m, 33.
— ÊTYM. Provenç. et ital. calandra; espagn. calandria; portug. calhandra; probablement, à cause de la huppe que porte cet oiseau, de caliendrum, bonnet, de xàÀAuwpov , ornement.
S. CALANDRE (ka-lan-dr*), s. f. Nom vulgaire de la calandre granaire (coléoptère), dite cusson dans le midi de la France, et appelée généralement charançon du blé ou simplement charançon, legoarant. Il La calandre des palmiers, nommée vulgairement ver palmiste.
— ÊTYM. Bas-latin calandrus; anglais, calender. Origine inconnue, à moins de quelque assimilation avec la calandre, oiseau.
3. CALANDRE (ka-lan-dr"), s. f. Machine de bois avec laquelle on tabise les taffetas et d'autres étoffes de soie. J'étais à l'étendage dans la chambre de la calandre, J. J. rouss. Prom. 4.
— ÉTYM. Bas-lat. calendra, de cylindrus (voy. cylindre). C a pu garder le son dur à cause qu'il se trouvait devant y, comme dans coing de cydonium.
CALANDRE, ÉE (ka-lan-dré, drée), part. passé. Passé à la calandre.
t CALANDRELLE (ka-lan-drè-1'), ». f. Espèce d'alouette (alouette brachydactyle) , dite aussi alouette des sables.
— ÊTYM. Diminutif de calandre t .
CALANDRER (ka-lan-dré), v. a. Faire passer par
la calandre, opération qui a pour but de presser et lustrer une étoffe.
— ÊTYM. Calandre s.
t CALANDRETTE (ka-lan-drè-f ) , s. f. ('.rive de vigne.
— ÉTYM. Diminutif de calandre 4.
f CALANDREUR (ka-lan-dreur) , s. m. Ouvrier qui calandre.
t CALANGUE (ka-lan-gh') , s. f. Synonyme de crique ou petite baie dans la Méditerranée.
— ÊTYM. Ital. calanca.
f CALANQUE (ka-lan-k'), s. f. Terme de marine. Petit coin pour assujettir un objet.
— ÉTYM. Caler.
t CALAO (ka-la-o), s. m. Nom d'un oiseau {bueeros).
f CALAPITE (ka-la-pi-t'), s. f. Nom de concrétions qui se forment dans les noix de coco.
f CALATHIDE (ka-la-ti-d'), s. f. Terme de botanique. Assemblage de petites fleurs portées sur un réceptacle commun.
— ÊTYM. KaXa6i;, corbeille.
t CALATHIFORME (ka-la-ti-for-m') , adj. Terme de botanique. Qui est en forme de corbeille.
— ÊTYM. Calathus, corbeille, et forme.
CALATRAVA (ka-la-tra-va) , s. m. Ordre militaire
très-célèbre qui fut fondé en 4 1 58 à Calatrava, sous Sanche III de Castille, pour défendre cette ville contre les Maures. Les chevaliers de cet ordre se mariaient une fois et faisaient vœu de pauvreté, d'obéissance, de chasteté conjugale, voeu auquel, plus tard en 4662, ils ajoutèrent celui de soutenir l'immaculée Conception de la Vierge. Cet ordre était soumis à l'ordre de CIteaux. Les chevaliers portaient en cérémonie un grand manteau blanc, sur lequel il y avait du côté gauche une croix rouge fleurdelisée.
CALCAIRE (kal-kê-r1), adj. || f Qui est de la nature de la chaux, où il y a de la chaux. Terrain calcaire. Matière calcaire. Pour l'incrédule, les montagnes sont des protubérances de pierres calcaires ou vitrescibles, chateaubr. Gén. ni, 46. || 2° S. m. Terme de géologie. Roche essentiellement composée de carbonate de chaux. On distingue : 4° le calcaire primitif, qui est le marbre, d'un grain égal, ne portant aucune empreinte de corps organisés ; 2' le calcaire ancien ou de transition, d'un tissu compacte, et n«
CAL
contenant que peu de corps marins; 3« le calcaire coquillier, ainsi nommé parce qu'il contient beaucoup de coquilles.
— ÉTYM. Calcarius, decalx. chaux (voy. chaux) t CALCANÉEN, ENNE (kal-ka-né-in, né^-n') adj. Oui se rapporte au calcanéum.
t CALCANÉO.... Préfixe dont se servent les anatomistçs pour indiquer des rapports du calcanéum • calcanéo-scaphoïdien.
CALCANÉUM (kal-kà-né-om'), s. m. Terme d'anatomie. Os court
mrt, situé à la partie postérieure et niball inférieure du pied, et faisant partie du tarse "Ôlt
- HIST. xvf s Le calcanéum est le plus gros d'entre les autres [os du p.ed], et sur lequel nous marchons, PARÉ, IV, 38.
- ÊTYM. Calcanéum, decalcare, fouler au pied t ÇALCAREO.... Préfixe dont se servent les géo-
logistes pour indiquer que le calcaire entre dans certains composés : calcaréo-ferruginoux
t CAICAREUX, EUSE (kal-ka-reû, re'û-z'), adi Terme de minéralogie. Qui contient de la chaux ou des pierres calcaires.
• ~vËVM: Voy' CALCAInK. Calcareux est un gross.er barbarisme; calcaire ne pouvant en aucun cas mener a calcareux.
t.CALCARIFÈRE (kal-ka-ri-rê-r'), adj. Terme d histoire naiurelle. Qui est muni d'un éperon.
— ETYM. Calcar, éperon, et ferre, porter, t CALCARIFORME (kal-ka-ri-for-m'l, adj. Terme
didactique. Oui a la forme d'un éperon.
— ÊTYM. Calcar, éperon, et forme.
CALCEDOINE (kal-sé-doi-n') , s. f. Pierre précieuse de couleur bleue ou jaunâtre, qu'on met au rang des agates, et sur laquelle on grave aisément
— HIST. xif s. Jagonces, saphirs, calcédoines Homanccro, 69. || xiv s. Calcidoine est une pierre palle et de couleur obscure, qui est ainsy comme moyenne entre la couleur du beril et de jacinte Ceste pierre est engendrée de la rousée, si comme dient aulcuns, de labohde, Émaux, p. 200. Un signet (1er à un cassidoine, où est taillis la teste d'une remme, id. «6. ||xvi- s. Quant est du calcidoine, pa-