BELLAY
— ÊTYM. Le même que caisse.
2. CASSE (ka s'), s. f. || 1* Casse à rôt, lèchefrite. || 2° Terme de fonderie. Bassin formé vis-à-vis de l'ouverture d'un fourneau pour recevoir le métal fondu. || Poêlon de cuivre, servant dans une savonnerie pour puiser l'eau ou le savon. || Grande cuiller de fer à l'usage des verriers. || Coupelle pour affiner l'or. || Chaudière de fer ou de potin.
— HIST. xv s. Olles, chauderons, casses de cuivre, du cange, cassa. || xvi's. Faut bouillir la cassonade en abondance d'eau, dans une poésie ou casse bien nette, sur un feu de flamme, o. de serres, 852. La composition, mise dans la bassine ou casse pointue sur petit feu de charbon, y sera achevée de préparer, id. 865.
— f!TYM. Picard et Rerry, casse, casserole; génev. eusse qu ca/j'e ; catal. cassa; espagn. caio ; ital.
CAS
ca MO; pays de Coire, cal; has-lat. casa, casia, cazeola, catiola; de l'anc. haut-allem. chezi ; anc. Scandinave, kati, d'où l'allemand moderne Krssel, chaudron. Ce qui fait que casse 2 ne peut avoir la même étymologie que caisse ou casse I , c'est que, dans les langues congénères, le premier de ces mots prend un s ou deux s, tandis que le second prend deux s; d'où l'on est conduit à des radicaux différents.
S. CASSE (ka-s'), ». f. Pulpe des fruits du eanéficier (carat'a fistula, t.), dont les gousses nous viennent particulièrement des Antilles, sous le nom de casse eu bâtons, casse des boutiques. Casse aromatique, casse giroflée, ancien nom de la cannelle.
— HIST. xv* s. Qu'on ne m'apporte point de casse, Et qu'on ne courre au médecin ; De vin qu'on emplisse matasse, Qui me voudra rendre bien sain, basselin, xxv. || xvi* s. Il prenoit clysteres refrigerans ou casse mondée toute seule, pars, v, 30. Casse fistulaire mondée, id. xx, 2( . Escorce de canne de casse ratissée, id. xiiv, 44.
— ÊTYM. Provenç. et ital. cassia; du lat. casia, du grec xoala, qu'on regarde comme phénicien : kiddah ou kexiah, signifiant couper ou peler dans les langues sémitiques. .