‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 305 sur 403 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

t CHIENNÊE (chié-née) , s. f. La portée d'uue chienne.

— ÊTYM. Chienner.

CHIENNER (chié-né), v. n. Faire ses petits, en parlantdeschiennes.|| lise conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— HIST. xvi* s. Après que la chienne aura chienneté, on la logera chaudement, o. de serres, 344.

— ÊTYM. Chien.

t CHIENNEKIE (chiè-ne-rie), s. f. Terme bas. Se dit des choses dégoûtantes et qui révoltent la pudeur. C'est de la chiennerie. Quelle chienneriel

— ÊTYM. Chien.

CUIER (chi-é). || 1" V. n. Se décharger le venlre; mot populaire et bas, qui ne se dit pas en compagnie honnête. || Fig. Il a chié dans mon panior, ou dans ma malle, il m'a offensé. || Chier sur la besogne, travailler et ne faire rien qui vaille. || 2° Y. a. Chier des cordes, aller péniblement à la selle.

— HIST. mu" s. Et il chia seur le musel Au vilain, tant que s'esveilla, Ren. 6002. || xvi* s. Il le mena [David, ministre protestant], qui lors estoit à Fontainebleau; mais, ayant parlé à M. le cardinal de Lorraine, le dit David chia sur la bible [abandonna le protestantisme], bbant. Cap. fr. t. in, p. 237, dans lacurne. Pleurez donc et chiez bien des yeux, Moyen de parvenir, p. 60, dans lacurne. Autant chie un bœuf que mille moucherons, oudin, Curios. fr. p. 104. [Discours de Villars à Sully] : Vous estes bien loin de vostre compte, et vostra roy de Navarre aussy; car, par le corps bieu. il a chié au panier pour moy, et s'il n'a pas d'autre valet que de Villars, croyez qu'il sera mal servy, Wém. de sully, t. n, p. 443, dans lacurne. Et, jusques en l'autre monde, quel mauvais ménage a faict Jupiter avecques sa femme qu'il avoit premièrement practiquée et jouie par amourettes? c'est ce qu'on dit chier dans le panier, pour après le mettre sur sa teste, mont. LU, 324. Ci gist un roy [Henri de Navarre, depuis Henri IV] , par grand merveille, Qui mourut, comme Dieu permet, D'un coup do serpe et d'une vieille, Comme il chioit dans une met, d'aubigné, Mém. édit. lalanne, p. 36.

— ÊTYM. Picard, kier ; provenç. et espagn. cagar; ital. cacare; du latin cacare.

CHIECR, EUSE (chi-eur, eû-z') , s. m. et /*. Celui , celle qui se décharge le ventre, et aussi qui ne fait qu'aller à la selle. Populaire et bas.

— ÊTYM. Chier.

CHIFFE (chi-f), s. f. || i« Chiffon à faire le papier. Il 2° Étoffe légère et de mauvaise qualité. Cela n'est que de la chiffe. || Fig. Un homme mou comme une chiffe, un homme très-faible de caractère.

— hist. xiv* s. [Que] Ses fils le nom de jointe port [porte], Qui n'iert mie vestuz de chippes,

GUIART, t. I, p. 28, V. 74.

— ÊTYM. Rouchi, chife, coupures. Grandgagnage demande si chife ne se rapporterait pas au wallon cafu , objet sans valeur, qu'il rattache à caf de blé (dans le dialecte d'Aix-la-Chapelle) , bas-écossai» cauf, anglais chaff, balle de blé ; Diez rapporte cette opinion sans se prononcer. Génin voit dans chiffe une forme de chippe (ce qui paraît très-plausible), et dès lors le rattache à chipper, anglais (0 chip, couper par morceaux ; de sorte que de la chiffe serait de la rognure. On a parlé aussi de l'arabe sephen, pelure, ce qu'on balaye; mais on ne veit pas comment ce mot arabe serait entré dans le français.

CHIFFON (chi-fon) , s. m. \\ i* Morceau de quelque vieille étoffe. Du blanc, un peu de rouge, un

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chiffon de rabat, Régnier, Sat. xi. || 2" Bout de papier, écrit ou non, sans aucune importance. Ne sachant pas votre adresse, j'ai prié M. d'Argental de tous rendre ce chiffon, volt. Lellr. en verset en prose, 35. Excusez le chiffon sur lequel je vous écris; rien n'est plus rare que le papier en ce pays-ci, P. l.coub. Lett. I, 172. || 3» Tout ajustement do femme ne servant qu'à la parure. On l'allait consulter sur chaque événement, Perdait-on un chiffon, avait-on un amant, la font. Fab. vu, 1&. Plus brillante que n'eussent fait les brillants chiffons de la Duchapt, j. i. rouss. Ém. v. || Un chiffon d'enfant, une petite fille, ou même une jeune fille. Avouez, mon ancien ami, que la destinée de ce chiffon d'enfant [la descendante de Corneille] est singulière, volt. Leur. Cideville, 26 janv. 1783. || Par extension. Je porte tous ces chiffons sacrés [les amulettes] par une longue habitude, montesq. Lelt. pers. )43. || 4° En ternies de jardinage, chiffonne, adj. fém. Branche chiffonne, petite branche grêle du pêcher qui a des boutons à fruit dans toute son étendue. Il faut ôter les branches petites et chiffonnes, la quintinye, Jard. dans richelet.

— hist. xvi' s. Une chose chiffonne, oudin, Dict. Cela est bien chiffon, id. Curiosités fr.

— êtym. Chiffe. On trouve, dans le bas-latin, chiffones qui semble signifier une chaussure grossière, et qui est trop isolé pour qu'on voie aucun moyen sûr* de le rattacher à chiffon. Quelques provinces disent un chiffon de pain, pour un morceau de pain; voyez-en, à chiquer ), l'explication.

f CHIFFONNADE (chi-fo-na-d') , s. f. Sorte de potage.

f CHIFFONNA GE (chi-fo-na-j'), t. m. Action de «hiffonner. || Terme de peinture. Draperies chiffonnées.

— êtym. Chiffonner.

CHIFFONNÉ, ÉE (chi-fo-né, née), part, passé. || 1* Froissé comme un chiffon. Robe chiffonnée. || 8" Une mine chiffonnée, une figure dont les traits sont peu réguliers, mais agréables. C'était un petit minois éveillé, chiffonné, J. j. rouss. Conf. v. || 8" Terme de botanique. Pétales à préfloraison chiffonnée, pétales irrégulièrement plissés en tous sens dans le bouton.

CHIFFONNER (chi-fo-né). || 1* F. n. Travailler sur des chiffons ou sur de petits morceaux de linge que les femmes du monde nomment collectivement chiffons. Je me suis brûlée en chiffonnant autour de cette bougie, beaum. Barb. de Sév. n, * i . || 2* V. a. Mettre en chiffon. Chiffonner du linge, un vêtement, du papier. Son mari a pris la lettre et l'a chiffonnée, sév. 3ïi . Quelque lettre qu'il déchire ou chiffonne un moment après, j. i. nouss. Hél. n, 2. || 8° Déranger l'ajustement, particulièrement d'une femme. C'est un badin qui la chiffonne , gombauo, Ép. liv. l, dans richelet. Elle [la duchesse de Bourgogne] les embrassait [le roi et Mme de Maintenon] , les baisait, les caressait, les chiffonnait, st-sim. 32) , ) 95. Et sans nuire à sa toilette, Je la chiffonne à mon gré, bérang. Jeannette. Mondor.... Devant moi te chiffonne, Sans te mettre en courroux, id. Inf. de Lisette. | 4° Fig. Chagriner, intriguer. Cela vous chiffonne. M'interrompra à tous coups, c'est me chiffonner l'âme, poisson, Com. sans titre, dans le roux, Dict. com.

— ÊTYM. Chiffon; wallon, chifôder, chifouder.

t CHIFFONNERIE (chi-fo-ne-rie), s. f. Petit souci qui chiffonne l'esprit.

CHIFFONNIER , 1ÈRE (chi-fo-nié, niê-r') , s. m. et f. || 1° Celui, celle qui va, la nuit principalement, ramasser les chiffons par la ville. Ce monsieur du journal m'appelle jacobin, homme horrible, ordurier, chiffonnier, P. L. cour, i, 28). || Fig. C'est un chiffonnier, ce n'est qu'un chiffonnier, se dit d'un homme qui, ramassant partout des nouvelles de mauvais aloi, les débite au hasard ; se dit aussi d'un homme tracassier. || 2° S. m. Petit meuble à tiroirs, où les femmes serrent leurs chiffons et leurs travaux d'aiguille. || On trouve aussi, en ce sens, chiffonnière au féminin, beaucoup moins usité. Ils passent leur vie dans leurs appartements où ils ne voient que des lustres, des bougies, des glaces, des secrétaires , des chiffonnières , bern. de stpierre, Étude IV.

— ÊTYM. Chiffon.

CHIFFRE (chi-fr") , t. m. || 1° Caractère qui représente les nombres. Les chiffres arabes (l , 2, 3, 4. B, 6, 7, 8, 9, o). Les chiffres romains (I, V, X, L, C, D, M). || Familièrement et fig. C'est un zéro en chiffre, se dit d'un homme qui n'a aucune importance. || Outre les chiffres romains, on se servait au moyen âge, dans les comptes, de chiffres

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particuliers, qu'on appelait chiffres financiers, et qui différaient très-peu des chiffres romains. |j Anciennement, chiffre s'est dit au singulier pour désigner les chiffres en général. Apprendre le chiffre. || 2° Le montant ou total. Le chiffre du budget s'élève de plus en plus. Le chiffre de nos dépenses augmente chaque année. || 3" Par extension, caractères de convention pour une correspondance secrète. La clef du chiffre, l'alphabet qui sert à écrire en chiffres ou à lire ce qui est écrit en chiffres. Les dépêches de Pomponne étaient en chiffres, et celui qui déchiffrait se trouva à l'Opéra, st-sim. 71, )65. J'ai lu votre lettre, quoique le chiffre fût un peu brouillé, Boss. iettr. quiét. 154. Ces légats ont un chiffre avec le pape : c'était une invention alors très-peu commune, volt. Mœurs, )72. ||4° Façons de parler dont certaines personnes font usage pour s'entendre sans être comprises des autres. C'est un chiffre entre eux. j| Par analogie. 11 n'y a nul chiffre à tout ceci, sév. 106. Le vieux Testament est un chiffre, pasc. Fig. 6. || 6° Marques que les commerçants, ceux surtout qui font le détail, mettent sur des étiquettes qu'ils attachent aux marchandises pour en désigner le prix d'achat et de vente; la valeur de ces caractères est tout à fait arbitraire et connue d'eux seuls. || 6° Entrelacement des lettres initiales. Faire dessiner, graver son chiffre. Ces fleursFormaient le chiffre des sœurs, la font. Tabl. Ce fer porte le chiffre et le nom du coupable, rotrou, Vencesl. iv, 6. Dieu sait quels lacs d'amour, quels chiffres, quelles fleurs, Régnier, Sat. xi. Je dois vaincre ; j'ai de ma belle Et les chiffres et la couleur, bérang. Charles VII. Arbre, croissez, disais-je, où nos chiffres tracés Consacrent à l'amour nos noms entrelacés, chaulieu, Au chev. de Bouillon, 17)2. |! 7° S. m. plur. Dans la musique, caractères numériques qu'on place au-dessus des notes de la basse pour indiquer les accords qu'elle comporte. Ainsi 5 ou 3 avec le B au-dessus indique l'accord de tierce et quinte, c'est-à-dire l'accord parfait majeur; l'accord parfait mineur met un bémol à la place du 3.

— hist. xur* s. Li première figure fait 1 , la seconde fait », la tierce fait 3, et les autres ausi jusc'à la darraine qui est apelée cyfre.... cyfre ne fait riens, mais ele fait les autres figures multeplier, Comput, f°)5. Tues li cyffres[zéro] d'angorisme [numération], Qui ne fait fors tolir le lieu D'autre figure, Les vers du Monde. || xv* s. Et venoit de piteuses lettres en chiffre, et en grand difficulté [des assiégés de Novarre], comm. vin, 9. Aussi bien n'y suis fors que une ciffre donnant umbre et encombre, chastel. Chron. des ducs de Bourg, u, 26. || xvr» s. Il fut remis en prison pour des lettres escrittes en chiffre, qu'un gueux portoit dans un baston creux, d'aub. Hist. n, 89. Les Polonois admirèrent les confusions bien desmeslées, les chiffres bien formez du ballet, les musiques différentes, id. ib. n, )04. Ces lettres estoient en chifre double et très-difficile, id. ib. m, 238. Avecques eulx [les Vénitiens] leur duc Serenissime, Qu'on peult juger un chiffre [zéro] en algorisme, Lequel tient lieu et de soy n'a pouvoir, Mais seulement fait les autres valoir, j. marot, i, 80. Une chesne de perles enfilées dans de l'or, avec des chiffres du Roy, esmaillée de gris, prisée cinq cens escus, delaborde, Émaux, p. 2)3. Quelques sots et glorieux Italiens se sont voulus affubler de tel honneur pardessus nous, qu'ils semblent, par leurs escrits, nous reputer comme chiffres [zéros], pasquier, Lettres, 1. 1, p. 46, dansLACURNE. La dixiesme figure [des nombres] de soy ne vault ou signifie rien; mais elle, occupant ung ordre, fait valoir celles qui sont après elle ; et pour ce est appelée chiffre ou nulle, ou figure de nulle valeur, de laroche, Arismetique, f" 7.

— êtym. Espagn. et portug. cifra; ital. cifra, cifera. Le chiffre est primitivement le zéro, de l'arabe çafar, vide, à cause que le zéro est vide de toute valeur. De la signification de zéro, chiffre a passé à la signification générale de signe de numération.

CHIFFRÉ, ÊE (chi-frê, frée), part, passé. || 1" Numéroté. Des pages chiffrées. || 2° Écrit en chiffres, caractères secrets. Une lettre chiffrée.

CHIFFRER (chi-fré), v. n. || 1° Calculer avec les chiffres. Je l'ai vu calculer, nombrer, chiffrer, rabattre, j. B. rouss. Hep. à Chaul. Peut-être devraient-elles apprendre à chiffrer avant tout, J. J. rouss. Ém. v. || 2* V. a. Numéroter. Chiffrer les feuillets d'un registre. || Évaluer en chiffres. On veut tout chiffrer aujourd'hui. || 3* Écrire en chiffres. Chiffrer une dépêche. Albéroni avait écrit et chiffré de sa main tout ce qui concernait les négociations

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et les affaires lecrète», st-sim. boi , 69. || 4" Terme de musique. Placer des caractères numériques audessus de la basse pour indiquer les accords. Basse chiffrée, «n chiffre par 2 l'accord de seconde.

— ÊTYM. Chiffre.

CIIIFFItEUU (chi-freur), s. m. Celui qui compte bien, la plume à la main. Un bon chiffreur.

— êtym. Chiffrer.

t CHIGNOLI.E (chi-gno-1'), s.f. Dévidoir de passementier.

CHIGNON (chi-gnon), i. m. || 1° Le derrière du cou. Il lui donna un coup de bâion sur le chignon. Les emboîtements les plus remarquables [des os] sont ceux de l'épine du dos qui règne depuis le chignon du cou jusqu'au croupion, boss. Connaùs. i, 7. || 2° Cheveux de derrière la tête retroussés en double ou relevés sur la tête. Un chignon frisé. Un chignon natté. Quelques crins blancs couvrent son noir chignon, volt. Ce qui plaît aux dames. Un petit peigne orné de diamants De son chignon surmontait la parure, id. le Pauvre diable. Je frise avec grâce un chignon , Et j'inventai le postillon Que je n'étais encor qu'à la bavette, Ép. de Pompon à Babiole, dans richelet.

— HIST. xiu* s. Les venteuses qu'on met sor le caon du col, alebrant, f° )3. Ysengrin ne l'escoute mie, Ainz l'a saisi par le chaon, Tien. 7766. [Le chien] Qui nous trait en enfer parmi le chaaignon, j. de meung, Test. 1699. || xvi* s. La tuyle tumbanl au long de la teste à la faulte de i'armet luy donna droit sur le chaignon du col, et luy en brisa les jointures, amvot, Pyrrh. 76. Il le percea de part en part, tellement que la poincte de l'espée venoit à sortir au chinon du col, id. Pomp. toi. Tu vois le fils d'Atrée Agamemnon, Que Jupiter fait dessus l'eschignon Du col, porter le faix pour tout le monde, id. De la tranq. d'âme, 6. L'enflure du chesnon est guérie par onguent fait de racines d'aulnée.... o. de serres, 977.

— êtym. Le même que chaînon , par comparaison du chaînon d'une chaîne avec les nodosités des vertèbres. Berry, coignon, chagnon.

tCHILIADE(ki-li-a-d'), s.f. Terme didactique. Un millier.

— ÊTYM. XiXiàç, millier, de yûm, mille.

t CHIGOMIER (chi-go-mié), s. m. Arbrisseau des régions chaudes de l'Amérique.

t CHILI ARQUE (ki-li-ar-k') , s. m. Terme d'antiquité. Commandant de mille hommes.

— êtym. XiXfapxo?, de x'*"»j mille, et 4px«v, commander.

f CHILIASTE (ki-li-a-sf) , s. m. Celui qui croyait au millénium; millénaire.

— ÊTYM. Xi).iaonf|Ç, dex'^ioi, mille.

f CHILIOGONE (ki-li-o-go-n*), t. m. Terme de géométrie. Polygone régulier de mille côtés. Si je veux penser à un chiliogone, desc. Médit, a.

— ÊTYM. XiXtoi, mille, et yùvoç, angle.

| CHILOGLOSSE (ki-lo-glo-s'), *. m. Terme d'entomologie. Sorte de millepieds.

— ÊTYM. XeîXo;, lèvre, et yHâaicn, langue.

t CHILOGNATHE (ki-log-na-t') , ». m. Terme d'entomologie. Sorte de millepieds.

— ÊTYM. Xeîaoî, lèvre, et YvàOex;, mâchoire.

t CHILOPLASTIE (ki-lo-pla-stie) , s. f. Terme de chirurgie. Opération par laquelle on restaure plui ou moins complètement l'une ou l'autre lèvre.

— ÊTYM. XeîXo;, lèvre, et nXiaaciv, former (voy. plastique).

t CU1L0PLASTIQUE (ki-lo-pla-sti-k'), adj. Qui a rapport à la chiloplastie. || S. f. Synonyme de chiloplastie.

f CHILOPODE (ki-lo-po-d') , s. m. Terme d'entomologie. Sorte de millepieds dont la lèvre est formée d'une paire de pieds.

— ÊTYM. XeiXo;, lèvre, et icoùç, pied.

CHIMÈRE (chi-mê-r'), s. f. || 1° Terme de mythologie. Monstre qui jetait du feu par la gueule, et avait la tête et le poitrail d'un lion, leTentre d'une chèvre et la queue d'un dragon. || Terme d'antiquité. Assemblage bizarre de différentes parties d'animaux divers qu'on voit sur des pierres gravées el sur des bas-reliefs. || 2° Fig. Vaines imaginations. Mais que je me figure une étrange chimère, corn. Poly. ui, ). Étrange effet d'amourl incroyable chimèrel id. Rodog. i, 7. Quittez cette chimère, id. Poly. iv 3. Je me revêtirais de brillantes chimères, m. D San. iv, 3. Les chimères, le rien, tout est bon, je soutiens Qu'il faut de tout aux entretiens ; C'est un parterre où Flore épand ses biens, la font. Fabl. x, 1. Revenons à l'histoire De ce spéculateur [astrologue] qui fut contraint de boire; Outre la vanité de son art mensonger, C'est l'image de ceux qui

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