‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 325 sur 403 · COD · texte numérisé non relu

COD

après mariage] ? desper. Contes, v. Et tout ainsi comme ^Esopus dit que les petits oyseaux respondirent au cocu [coucou], qui leur demandoit pour quelle raison ilz le fuyoient, amtot, Âratus, 38. Qui disoient que tels et tels s'estoyent faicts déclarer coquus par arrest de la cour de parlement, h. est. Apol. pour Hérod. ch. xn. Encore faut-il estimer ces dames qui élèvent ainsy leurs maris en biens, et ne les rendent coquins [gueux, pauvres] et cocus tout ensemble, brant. Dames gai. t. I, p. 435, dans lacurne. Il fut dit qu'on appelloit un homme marié cocu, qui avoit une femme impudique, d'un bel oiseau qu'on appelle le cocu, les autres l'appellent couquon, ainsi nommé de son chant; et pour ce que ce bel oiseau va pondre au nid des autres oiseaux, estant si sot qu'il n'en saurait faire un pour luy, par antithèse et contrariété on appelle celui-là cocu , au nid duquel on vient pondre, c'est à dire faire des petits, bouchet, Serées, liv. i, p. 875, dans lacurne. Non seulement ceux qui abusent des femmes d'autruy, mais aussi tes maris abusez sont appelez cocus; de sorte que, ce nom estant actif et passif et commun à tous les deux, nous pouvons dire cocu cocuant et cocu cocué, du vf.rdier, Div. leçons, p. 500, dans lacurne.

— ÉTYM. Provenç. cogot, eoguos, coûts; anc. catal. cugus. Le coucou est l'origine de ce mot, cocu dans l'ancien français signifiant le coucou. Cogul en provençal signifie également coucou et coou, venant de cucùlus, coucou, qui s'est dit à côté decucùlus. Cous de l'ancien français répond à cmcus qui se trouve dans Isidore pour cuculus. Cocu en français et cogot en provençal supposent une forme cuculus, comme qui dirait traité en coucou.

COCUAGE (ko-ku-a-j'), s. m. Terme de dérision et trop libre. État de celui qui est cocu. Je fus forcé par mon destin De reconnaître cocuage Pour un des dieux du mariage, la font. Joc.

— hist. XVI* s. Ils digèrent les pilules du cocuage facilement, desper. Contes, cxxvu.

— ÉTYM. Cocu.

t COCUFIER (ko-ku-fl-é), v. a. Terme de dérision et .trop libre. Faire cocu. Dont le coupable feu.... Sans respect ni demi nous a codifié, mol. Sgan. se. 4 6. S'il franchit la grande muraille, S'il coculie un mandarin.... bérang. Jean de Paris.

— étym. Cocu, et le suffixe fier, latin ficare, faire. t COCYTE (ko-si-f) , ». m. Terme de mythologie.

Un des fleuves qui environnaient les enfers.

— ÉTYM. Latin Cocytus, Kojxvtôç, de xwxûeiv, pleurer, gémir.

f CODA (ko-da) , s. f. Terme de musique. Période finale ajoutée à un morceau en place d'une autre qui serait moins brillante. Il a fait une brillante coda à cette symphonie. || Reprise finale pour terminer un menuet, une figure de contredanse, une polka. || Au plur. Des codas.

— étym. Ital. coda, queue (voy. ce mot). CODE (ko-d'), ». m. || i° Recueil des lois, des

constitutions, des rescrits des empereurs romains. || Code Théodosien, code promulgué par Théodose le Jeune en 438 et contenant les constitutions des empereurs chrétiens depuis l'an 34 2 de J. C. c'està-dire la 7* année du règnede Constantin. [| CodeJustinien, ou, absolument, le code, recueil fait par ordre de cet empereur, et partie du droit romain. || 2° Nom donné par les jurisconsultes à des ordonnances ou à des recueils d'ordonnances des rois de France. Code Michau, ordonnance de 4629, rédigée par Michel Marillac. Code Louis, ensemble des ordonnances de Louis XIV. || Le code noir, édit de 1686, concernant le régime, la police et le commerce des nègres dans les colonies françaises. |j 3° Dans le langage moderne, l'ensemble des dispositions légales relatives à une matière spéciale ou réunies par le législateur. Code marchand, ordonnance de la marine de 4684. Code pénal, Paris, 4765. Code rural, par Boucher d'Argis, Paris, 4 774. Code civil ou commentaire sur l'ordonnance d'avril 4 667, par Serpillon, Paris, 4776. Code Frédéric. Code Napoléon. || 4° Fig. Ce qui règle dans la morale, dans les lettres, dans le goût, etc. Ces maximes, je l'avoue, doivent être le code du genre humain, volt. Dial. xv, 2" entretien. D'un canton qui l'adore il est souvent l'arbitre, Le bon sens est son code, et l'équité son titre, stlambert, Saisons, hiver. Mes principes n'étonneront point ceux qui ont étudié les titres des nations dans le code non écrit du droit universel, Mirabeau, Collection, t. i, p. 47. Genève.... Aura cru que le code inspiré par Dieu même, Toujours cité dans Rome et si mal pratiqué, Peut-être aussi dans Rome était mal expliqué, m. j. chénier, Charles II, m, 2. Ainsi que mes écrits, enfants de ma jeunesse, Soient

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un code d'amour, de plaisir, de tendresse, A. chén. 446. [Le roi d'ivetot] .... Modèle des potentats, Prit le plaisir pour code, bérang. Yvetot. || 5° Terme de pharmacie. Voy. codex.

— hist. xvi* s. J'aime mieux y [au cabaret] perdre un procez Que devant tant de gosiers socs Qui ne respirent que le code, J. lehoux, 44.

— ÉTYM. Codex, code, proprement tablette à écrire, de codex ou caudex, assemblage de planches, des planchettes ayant servi à écrire.

CODÉBITEUR (ko-dé-bi-teur) , ». m. Terme de droit. Celui qui est tenu d'une dette conjointement avec un autre.

— ÉTYM. Co.... préfixe, et débiteur.

CODÉCIMATEUH (eo-dé-si-ma-teur), s. m. Celui

qui partageait des dîmes avec un autre.

— ÉTYM. Co.... préfixe, et décimateur.

f CODÉINE (ko-dé-i-n') , s. f. Teume de chimie. Alcaloïde découvert dans l'opium.

— ÉTYM. Kû&n, tête de pavot.

+ CODEMANDEUR (ko-de-man-deur), s. m. Terme de jurisprudence. Celui qui, conjointement avec un autre, forme une demande en justice.

— ÉTYM. Co.... préfixe, et demandeur.

t CODÉPUTÉ (ko-dé-pu-té), s. m. Celui qui est député conjointement avec d'autres.

— ÉTYM. Co.... préfixe, et député.

CODÉTENTEUR (ko-dé-tan-teur) , s. m. Terme de

droit. Celui qui, conjointement avec un autre, détient une somme, une propriété.

— ÉTYM. Co.... préfixe, et détenteur.

t CODÉTENU (ko-dé-te-nu) , s. m. Terme de jurisprudence^ criminelle. Celui qui est détenu conjointement avec d'autres.

— ÉTYM. Co.... préfixe, et détenu.

CODEX (ko-dèks') , s. m. Terme de pharmacie. Recueil des formules adoptées par la faculté de Paris.

— ÉTYM. Voy. COOE.

CODICILLAIRE (ko-di-sil-lê-r') , adj. Qui est établi par un codicille. Legs codicillaire.

— ÉTYM. Codicillaris, de codicillus, codicille.

t CODICILLANT (ko-di-sil-lan), s. m. Celui qui fait un codicille.

CODICILLE (ko-di-sil-1') , s. m. Terme de droit. Disposition de dernière volonté qui a pour objet de faire une addition ou un changement à un testament. Je le lui donne par un codicille , révoquant à cet effet tous les testaments antérieurs , volt. Lett. d'Argental, 4 7 janv. 4 763.

— HIST. xvi" s. Ajouster par codicille [à un testament], mont, i, 47. Entre testament et codicile il n'y a point de différence, loysel, 300.

— ÉTYM. Codicillus, diminutif de codex (voy. code).

t CODinCATEUR (co-di-fi-ka-teur), s. m. Auteur d'un code.

— ÉTYM. Codifier.

t CODIFICATION (ko-di-fi-ka-sion) , s. f. Terme didactique. Travail à l'effet de réunir les lois éparses en un code ou corps de législation. || Système, théorie qui rédige et coordonne les éléments de la législation, par opposition au régime des coutumes ou des lois spéciales.

— ÉTYM. Codifier.

f CODIFIER (ko-di-fi-é) , v. a. Terme didactique. Réduire des lois en un seul code ou corps.

— ÉTYM. Code, et le suffixe fier, latin ficare pour facere.

CODILLE (ko-di-lf, Il mouillées), s. m. Terme du jeu de l'hombre. Faire codille, gagner sans avoir fait jouer.

f CODIRECTEUR (ko-di-rè-kteui), s. m. Celui qui, conjointement avec un autre, dirige une entreprise.

— ÉTYM. Co.... préfixe, et directeur.

CODONATAIRE (ko-do-na-tê-r') , adj. Teçme de

droit. Â qui, conjointement avec un autre, une donation est faite.

— ÉTYM. Co.... préfixe, et donataire.

COECUM, s. m. Fausse orthographe. Voy. cjecvu.

COEFFICIENT (ko-è-fi-si-an) , s. m. Terme d'algèbre. Le nombre qui, mis avant une quantité algébrique, en multiplie la valeur. Dans 3 x, 3 est le coefficient de x.

— ÉTYM. Co.... préfixe, et efficient, c'est-à-dire qui fait avec.

f COÉGAL, ALE (ko-é-gal, ga-1'), adj. Terme de théologie, qui s'applique aux trois personnes de la Trinité pour signifier qu'elles sont égales en durée, en perfection et en puissance.

— ÉTYM. Co.... préfixe, et égal.

f COÊGALITÉ (ko-é-ga-li-té), s. f. Qualité de coégal.

f COÊLECTEUR (ko-é-lè-kteur) , s. m. Celui qui

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