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Ch. de Rains, 47. || xiv s. Son Jugement [de Dieu] est un abisme; N'est homs qui en sache la disme, machault, p. 97. || xv* s. Tant sur terre comme en abysmes [en mer], froiss. Buiss. de jeun. Pourquoi ne dirons-nous abysme de hardement et de prouesse cstre en celui vaillant mareschal et sa noble compaignie , Bouc. Il , 22. || xvi* s. Toi qui du cœur les abysmes connois, du bellay, ii, 35, recto. Je vo.s sortir des abysmes Une orque pour m'abysmer, in. ii, 37, recto. Certainement il entendoit combien estoit grande Pabysme de nos péchés, calv. Inst. 498. One l'abysme de ta miséricorde engloutisse Pabysme de nos péchés, ». ib. 600. llalesgrand'eaux amassées En la mer comme en un vaisseau ; Aux nliysmes les a massées, Comme un trésor en un monceau, marot, iv, 272. Là de la terre et là de l'onde Sont les racines jusqu'au fond De l'abysme la plus profonde, ronsard, 366.
— ÊTYM. Provenç. abiset abisme; espag. abismo; ital. abisso; de abyssus, de iëvaaoi, de a priv. et p-j^iTÔ;, fond, sans fond. Bihtuô: est de même radical quefcout (voy. ce mot). Abisme enfrançais eten provençal, abismo en espagn.estun substantif superlatif représentant abyssimus, le gouffre le plus profond, comme en latin oculissimus , dominissimus. Les formes provençales et italiennes abis et abisso reproduisent directement le latin abyssus. Ce mot a été féminin dans le xvt' siècle, sans aucune raison, si ce n'est la terminaison en e muet.
ABÎMÉ ÉE(a-bi-mé, mée), part, passé. || 1" Jeté dans le fond. Le vaisseau abîmé dans les flots. La Hotte abîmée ou dispersée par la tempête. Il est arrivé plusieurs fois que des terrains mis à sec ont été recouverts par les eaux, soit qu'ils aient été abîmés, ou que les eaux aient été seulement portées au-dessus d'eux, cuv. Rév. 2). Le petit espace que je remplis et même que je vois abîmé dans l'infinie immensité des espaces que j'ignore, pasc. Édit. Cous. I! 2° Fig. Le Messie abîmé dans la douleur , boss. llist. n, 4. Possédé de Dieu etablmé dans la gloire, m. Culte. Vous vous trouverez abîmés devant lui dans un sentiment de respect, n>. Relr. La douleur où elle se voit abîmée, corn. Ex. du Cid. L'autre, par Néron dans le vice abîmé, Ramènera ce luxe où sa main l'a formé, n>. Oth. in. ». Le roi [Charles XIIJ paraissait abîmé dans une rêverie profonde, volt. Ch. XII , 4. Toujours abîmé dans sa philosophie, sév. 642. Le pauvre chevalier était bien abîmé de douleur, n>. 241. Mme de Vias est abîmée dans ses procès, m. 422. J'étais abîmé dans la plus amère douleur, fén. Tél. n. Bacchus était tel qu'il parut à la malheureuse Ariane, lorsqu'il la trouva seule, abandonnée et abîmée dans la douleur sur un rivage inconnu, id. ib. xvn. Une tendre amante abîmée dans la douleur, ham. Gramm. 4 4. Un homme abîmé dans la débauche, mass. Doute. Le crime où vous êtes abîmés depuis tant de temps, id. Délai. || 3° Ruiné, abattu, endommagé, en parlant des personnes et des choses. Il est abîmé. Abîmé dans une discussion. Pays abîmé par les impôts. Routes abîmées par les pluies. Robe tout abîmée. Sire, ce sont mesdettes; jesuisablmé, sév. 441. Voilà une femme bien abîmée, id. Tout le monde est abîmé [sans argent], id. 427. Un tribut que le prince lèverait difficilement sur des sujets abîmés , moniesq. Esprit, v, 4 5.
ABÎMER ( a-bi-mé ) , v. a. || 1* Précipiter dans un abîme. Jehova abîma Sodome. Un tremblement de terre abîme parfois une maison. Nous ne pouvons abîmer Télémaque dans les flots de la mer, fén. ÏVi.xix. Dieu résolut enfin.... D'abîmer sous les eaux tous ces audacieux, boil. Sat. xn. || 2° Fig. Abîmer dans la douleur, dans les dettes. Cette nouvelle l'abîma en de graves réflexions. En l'esclavage un autre hymen l'abîme, corn. Sert. 4. Faites qu'elle aime ailleurs et punisse son crime Par ce désespoir même où son change m'abîme, id. Perlft.u, 4. L'inceste où malgré vous tous deux je vous abîme, Recevra de ma main sa première victime, id. (Ed. v, 40. || 3° Ruiner, endommager, gâter, tacher. Les procès ont abîmé sa fortune. L'ouragan abîme les blés. Les pluies abîment les chemins. Son chapeau est tombé dans la boue ; il est tout abîmé. Le soleil abîme certaines étoffes. Maux qui sont capables d'abîmer l'État, boss. Lett. xxav. Pour soutenir tes droits.... Abîme tout plutôt, c'est l'esprit de l'Égiise, boil. Lutrin, i. Un procès, une saison cruelle , une taxe qui vous abîme , mass. Visit. || 4" Dans une discussion. Abîmer son adversaire, ne lui laisser rien de bon à répondre. On voit en tous ces endroits comme il les abîme [ces théologiens], boss. Avertiss. vr.
»'ABtMER, v. réfl. || !• Tomber dans un abîme. Le
vaisseau s'abîma dans la mer. Une grande partie s'abîma dans le fleuve. L'infanterie s'abîma dans un marais. Troie s'abîma dans les flammes. Au fond de l'eau bouillante elle s'est abîmée, rotrou, If. de Chrispe, v, 4 0. Mourez ; tout doit mourir, et nos saints monuments S'abîment avec nous sans laisser plus de trace, c. delà vigne, Paria, iv, 7. Terre où je n'ai plus rien que mon cœur puisse aimer, Ouvre-toi ! Dans tes flancs puissé-je m'abtmer ! lemerc Frêd. et Br. iv, 4. || 2° Fig. Tout s'abîme dans l'oubli. S'ablmerdans l'étude. 11 s'ablmedansde tristes pensées. S'abîmer dans le désespoir. Toi donc qui vois les maux où ma muse s'abîme, boil. Sat. a. Et dans les doux torrents d'une allégresse entière Tu verras s'abîmer tesmaux lesplus amers, corn. T. d'or, Prol. Que les tristes pensers où votre âme s'abîme, Ne vous empêchent pas de prévenir son crime, mair. Sol. a, 8. Ces tristesses profondes où vous vous abîmez, bourd. Pensées, t. m, p. 66. Occupé de tout cela, rempli d'admiration à la vue de tout cela, on voudrait de quelque manière s'abîmer et s'anéantir, id. th. p. 386. Boufflers s'abîma en respects, et répondit [au roi] que de si grandes marques de satisfaction le récompensaient au-dessus de ce qu'il pouvait mériter, st-sim. 24 4, 4 44. Je m'abîme dans ces pensées, sév. 12, 6. Château, chapelle, donjon, tout s'en va, tout s'abîme, p. L. courb. 4, 476. || 3° Être gâté ou endommagé. Certaines étoffes s'abîment au soleil.
abîmer, v. n. Tomber dans un gouffre, se perdre. Sodome abîma en une nuit. Toute sa fortune abîmera quelque jour. Sa maison a abîmé dans le tremblement de terre. Il semblait que le monde dût abîmer, perrot d'ablanc. dans feradd. Jurant à faire abîmer la ville de Valence, scar. Rom. com. n, 44. || Peu usité en cet emploi.
— REM. Ce mot offre une idée de profondeur. Pourquoi, dit Voltaire dans ses remarques sur Corneille, dit-on abîmé dans la douleur , dans la tristesse? C'est que l'on peut y ajouter l'épithète de profonde. Des grammairiens ont reproché à l'Académie d'avoir admis abîmer avec le sens de gâter : un habit abîmé. L'Académie n'a fait en cela que constater un usage, peu élégant sans doute, mais qui est très-réel. En tout cas , cet usage n'a point amoindri lemot abîmer, qui garde dans sa plénitude sa grande signification.
— HIST. xvie s. Il estoit homme désordonné, dissolu et desbordé en despense et abysmé de dettes, amtot, Galba, 26. En toute autre sumptuosité de faire jouer jeux et donner festes publiques , il abysma , par manière de dire , la magnificence de tous ceulx qui s'estoient efforcés d'en faire auparavant, id. César, 6. Si que les nefs sans crainte d'abismer Nageoient en mer à voiles avariées, marot, n, 249. Dont plus n'auront crainte ne doute, Etdeust trembler la terre toute, Et les montagnes abismer Au milieu de la haute mer, id. iv, 294. Sers-moi de phare et garde d'abismer [que ne s'abîme] Ma nef qui flotte en si profonde mer, ronsard, 696. Dont il est nécessaire que les uns soient par desespoir jettes en un gouffre qui les abysme , calv. Inst. 662. Tous ensemble forment une indissoluble amitié pour abysmer les Luthériens, carl. vin, 46. Oh ! quantes fois de ton grave sourcy Tu abysmas ce faulx peupla endurcy! du bellat, m, 93, verso.
— ÉTYM. Abîme; Berry, abuser; provenç. abissar; anc. catal. abisar; espagn. abismar; ital. abissare. Le patois du Berry, ainsi que d'autres, ont suivi abyssus et non abyssimus.
AB INTESTAT (a-bin-tes-ta) , loc. adv. Terme de jurisprud. A la suite d'unemort sans testament. Héritier ab intestat, succession ab intestat. Dix têtes viennent ab intestat partager sa succession, la brut. 4 4. Les lois restreignirent le nombre de ceux qui pouvaient succéder ab intestat, montesq. Espr. xxvu.
— ÉTYM. Ab intestato, de ab, de, et intestatus, intestat (voy. ce mot).
AB 1RATO (a-bi-ra-to), loc. adv. Sous l'influence de la colère. Lettre écrite ab irato. Testament fait ab irato.
— ÉTYM. Ab, par, et iratus, en colère, de ira, colère, ire (voy. ire).
ABJECT, ECTE (ab-jè-kt' ou ab-jè, au fêm. abjè-kt'), adj. Qui est rejeté et digne de l'être; et, par conséquent, vil, méprisable. Les âmes abjectes. Il est d'une naissance abjecte. Tout ce qu'il y a de grand et tout ce qu'il y a d'abject , pasc. Édit. Cous. A peine peuvent-ils souffrir que l'Eglise soit dans l'éclat où elle est maintenant ; ils voudraient qu'elle fût aussi dépendante des puissances temporelles , aussi pauvre et aussi abjecte qu'elle l'était du temps des premiers Césars , bourd. Sermons pour les di-
manches, t. iv, p. 233. Un sauveur pauvre, un sauveur abject et humilié , un sauveur souffrant et pénitent, m. Pensées, t. m, p. 232. Et moi, tout méprisable , tout néant que je suis , vile et abject» créature, id. ib. t. n, p. 4 2. Le reconnaître, malgré son état pauvre et abject, pour le Dieu et le souverain maître de l'univers, id. ib. t. m, p. 244. Le sang le plus abject vous était précieux, bac. Brit. iv, 3. De quoi peut satisfaire un cœur si généreux Le sang abject et vil de ces deux malheureux? corn. Jfort de Pomp. iv, 4. Un choix abject, id. Sert, v, 4. Et dans les plus bas rangs les noms les plus abjects Ont voulu s'ennoblir par de si hauts projets, id. Cinna, iv, 4. [Elle] ne prendra jamais un cœur assez abject Pour se laisser réduireàl'hymen d'un sujet, id. Nie. i, 4. Rang abject, id. ib. h, 4. Exemple abject, id. (Ed. il, *. Esclave abject, id. Agés, n, 4. Fortune abjecte, rotrou, St-Gen. i, 7. Au contraire, cet autre, abject en son langage, Fait parler les bergers comme on parle au village, boil. Art poét. IL J'avoue que la modestie des ministres et des pasteurs de l'Église ne doit avoir rien d'abject et de méprisable, mass. t. x, p. 2»8. Le mot esclave ne se présente à notre esprit qu'avec des idées abjectes, dider. Ess. sur Richardson.
— REM. 1 .11 se met après son substantif; dans quelques circonstances on peut le placer avant, mais surtout avec des noms féminins: abjecte naissance , abjecte créature. || 2. La prononciation de ce mot est incertaine.Plusieursprononcent ab-jè-kt', et demême au pluriel; d'autres ne font pas sentir le c, et disent abjè, comme dans sujet; mais au féminin, ab-jé-kt'. Le fait est que dans le xvu* siècle Corneille a fait rimer abject avec sujet et projet (voy. les exemples), ne prononçant pas le c. Je crois que c'est en effet la meilleure prononciation , et qu'il faut prononcer abject au masculin singulier ou pluriel comme on prononce sujet et projet, qui d'ailleurs sont composés de même ; et si la langue avait été conséquente, le c aurait disparu d'abject comme il a disparu des mots précités. On pourrait ainsi formuler la règle : quand la voix pourra s'arrêter sur abject, on ne fera entendre ni le c ni le ( : un homme abject , prononcez abjè; mais quand la voix ne s'y arrêtera pas, on fera sentir le c et le ( : et dans ce vers de Boileau, Au contraire cet autre abject en son langage , on dira : ab-jè-kt en son langage. L'intervention de l'Académie pour décider ce cas de prononciation serait nécessaire.
— HIST. xvi's. N'y ayant si pauvre, vil etabjet, criminel et prisonnier à qui. cette permission [d« faire l'aumône] soit jamais par aucune loi refusée, marie stuart, Lettre du 4 6 mai 4 686.
— ÊTYM. Abjectus, de abjicere, rejeter, de ab, marquant éloignement , et jicere pour jacere , jeter (voy. ce mot).
t ABJECTEMENT (ab-je-kte-man) , adv. D'une façon abjecte.
— ÉTYM. Abjecte au féminin, et ment (voy. ment). ABJECTION (ab-jèk-sion), s. f. || i" Etat abject.
Tomber dans l'abjection. Il vécut dans la débauche et l'abjection. L'abjection des sentiments. Pour abaisser notre orgueilet relever notre abjection. On ne remarque chez cette nation [espagnole] aucun de ces tours de phrase qui annoncent l'abjection des pensées, chateaub. Abenc. 466. || 2*Terme de dévotion. Humiliation profonde devant Dieu. Une abjection volontaire et une entière abnégation des honneurs. || 3° En style de l'Écriture, rebut. L'opprobre des hommes et l'abjection du peuple.
— SYN. abjection, bassesse. Signification commune, défaut d'élévation. La nature a placé des êtres dans l'élévation et d'autres dans la bassesse ; mais elle ne place personne dans l'abjection : l'homme s'y jette de son choix ou y est plongé par la dureté d'autrui , guizot. En effet bassesse exprime un état où l'on est, et abjection un état où l'on a été jeté. La bassesse, quoique aussi grande que l'abjection, n'excite pas autant de mépris. Dans la bassesse on est au plus bas degré, dans l'abjection on inspire la répugnance et le dégoût. Dans la bassesse du langage et des sentiments, il y a manque de dignité; dans l'abjection, il y a quelque chose d'ignominieux qui repousse, lafate.
— ÊTYM. Provenç. abjectio ; ital. abbiexxione; de abjectione, de abjectus (voy. abject).
ABJURATION (ab-ju-ra-sion) , s. f. Action d'abjurer, se dit et de celui qui abjure et de la chose abjurée. L'abjuration de Henri IV. L'abjuration du calvinisme parce prince. L'abjuration du christianisme par Porphyre. L'abjuration qu'il fit de sespluschJres amitiés. L'abjuration de ses anciens principes lui a fait le plus grand tort. || Faireabjuration, sedit d'una
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cérémonie publique par laquelle on quitte sa religion et on entre dans le sein du catholicisme. Elle lit abjuration au couvent de la Visitation, s. i. houss. Conf. 1 1.
— HEM. On a prétendu qu'il ne pouvait y avoir abjuration que dans le sein du christianisme , c'est-àilire que le mot ne s'employait que pour exprimer l'action de passer d'une secte chrétienne dissidente dans le sein du catholicisme. Cela n'est pas fondé. Abjuration ne comporte rien d'aussi précis; et on peut dire en parlant d'un juif : l'abjuration du judaïsme.
— IIIST. xv* s. Abjuration est un serrement que home ou feme prennent, quant ils ont commise félonie, et fui à l'Eglise pour tuition de leurs vies, eslisant plustost perpétuel banissement que à ester a la loi, du cange, abjuratio. || xvi* s. Ce fut là où lesjesuitesdresserent laforme d'abjuration que nous avons alléguée, d'aub. Hist. n, 484.
— étym. Abjuratio, de abjnrare, abjurer (voy. abjurer).
t ABJURATOIRE (ab-ju-ra-toire), adj. Qui concerne l'abjuration. Formule abjuratoire.
— ÊTYM. Abjurer.
ABJURÉ, ÉE (ab-ju-ré, ée), part, passé. Le calvinisme abjuré par Henri IV. De vieilles haines, depuis longtemps abjurées.
ABJURER (ab-ju-ré), v. a. || 1* Renoncer solennellement à. Abjurer un culte profane. La seule chapelle royale a vu plus de trois cents convertis abjurer saintement leurs erreurs entre les mains de l'aumônier, boss. fl. d'Angleterre. Quel spectacle que celui d'un vénérable vieillard [ Galilée ] abjurant a' genoux, contre le témoignage de sa propre conscience, la vérité qu'il avait prouvée avec évidence I LAPLACE.Errp. v,4. || 2" Absolument. Des calvinistes abjurèrent lors de la révocation de l'édit de Nantes. || 3" Fig. Abjurer ses principes. Abjurer ses erreurs. Il abjura ses préventions. Abjurer le monde. Ce prince abjura toute prudence et se perdit. || 4" S'abjurer, être abjuré. L'hérésie s'abjurait. Des erreurs peuvent s'abjurer.
— hist. xvr* s. A cela fut ajoustée une forme de serment pour abjurer le roi d'Espagne, d'aub. Hist. n, 474.
— ETYM. Abjurare, deab,indiquantéloignement, et jurare, jurer.
f ABLACTATION(a-bla-kta-sion),*. f. Terme de médecine. L'action de cesser d'allaiter. Il a été employé pour exprimer la cessation de l'allaitement considérée par rapport à la mère, le mot sevrage s'appliqnant plus particulièrement à l'enfant.
— ÊTYM. Ablactatio, de ab, indiquant séparation, et lac, lait (voy. lait).
t ABLAIS (a-blê), s. m. plur. Blés coupés qui sont encore dans le champ.
— étym. Bas-latin, abladium, de ad, à, et baslatin, bladum, blé (voy. blé).
tABLAQUÊATION (ab-la-kuê-a-sion) , s. f. Action de creuser autour du pied d'un arbre une petite fosse destinée à retenir l'eau.
— étym. Ablaqueatio, de ab, exprimant extraction, et laqueare , arroser, de lacus , lac (voy.