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GRACE

2. CONGRÈS (kon-grê) , s. m. Terme d'ancionne jurisprudence. Épreuve qu'ordonnait autrefois la justice pour constater, en présence de chirurgiens et de matrones, la puissance ou l'impuissance des époux qui plaidaient en nullité de mariage. L« congrès a été supprimé en 1607. Et jamais juge entre eux ordonnant le congrès De ce burlesque mot n'a sali ses arrêts, boil. Sat. vin.

— ÊTYM. Même mot que le précédent, et signifiant ici coït.

t CONGRESSION (kon-grè-ssion) , s. f. Terme d'histoire naturelle. Accouplement du mâle et de la femelle.

—HIST. xvi* s. Qu'à une congression languissante, pour la remplir d'une juste et fertile chaleur, il s'y fault présenter rarement et à notables intervalles, mont, m, 3(9.

— ÊTYM. Lat. congressio (voy. congrès 2).

t CONGRËVE (kon-grè-v') , s. f. Terme d'artillerie. Fusée à la congrève, fusée qui, garnie d'une mèche inextinguible, lance, en éclatant, d'autres petites fusées très-meurtrières.

— ÊTYM. Congrève, nom d'un colonel anglais qui a inventé cette sorte de projectiles, et qui naquit en 4760.

t CONGRIER (kon-gri-é), s. m. Endroit d'une rivière que l'on entoure de pieux pour renfermer le poisson. || On trouve aussi congrois.

— HIST. xvi* s. Icelluy prendeur ne porra vendre ny estranger nulz des poissons qui seront prins es dites conrryes et pescherie.... Et porra le dit prendeur tendre nasse en la conrrye d'iceulx molins, du cange, cogrerium.

— ÊTYM. Congre 2.

CONGRU, UE (kon-gru, grue) , adj". || 1° Qui est conçu ou qui s'exprime en termes exacts et précis. Réponse congrue. Phrase congrue. Vous faites le savant, et n'êtes pas congru, Régnier, Sat. x. Le premier président ne connaissait point d'interjections; il n'était point congru dans sa langue, retz, ii, 143. || 2° Terme de théologie. Grâce congrue, grâce proportionnée à l'effet qu'elle doit produire , ou à la disposition de celui qui la reçoit. Je suppose que la direction du verbe n'est efficace que comme la grâce congrue, fénel. m, (90. || 3" Dans le langage ecclésiastique, portion congrue, pension annuelle que le gros décimateur pavait au curé pour sa subsistance. Un curé de campagne dont les travaux pénibles ne lui procurent que sa portion congrue de 300 livres de droit, volt. Louis XIV, 36. Pourquoi M. l'archevêque de Tolède a-t-il un million de ducats de rente, tandis que je suis réduit à une portion congrue? id. Phil. m, 336. || Par extension, portion congrue, rente, traitement fort exigu. On a mis tous ces employés à la portion congrue. || 4° En géométrie, congru s'est dit jadis de deux figures qui coïncident parfaitement. || En arithmétique, d'après Gauss, nombres congrus, nombres qui ont un rapport de congruence.

— HIST. xv* s. Certes hoc vinum est bonus : Du maulvais latin ne nous chaille, Se bien congru n'estoit ce jus, basselin, Vau de Vire, 9.

— ÊTYM. Lat. congruus, conforme, convenable, f CONGRUAIRE (kon-gru-ê-r') , adj. S'est dit des

curés à portions congrues.

— ÊTYM. Congru.

f CONGRUENCE (kon-gru-an-s') , s. f. Ancien terme de géométrie. Égalité de deux figures. j| Terme d'arithmétique. Relation entre deux nombres, telle que leur différence est un multiple d'un troisième nombre dit module.

— ÊTYM. Congruent.

fCONGRUENT, ENTE (kon-gru-an, an-t'), adj. Qui convient à. Que dites-vous de ma petite oie [sorte d'ajustement]? La trouvez-vous congruente a l'habit? mol. Les préc. iO.

— ÊTYM. Lat. congruens, part. prés, de congruere. f CONGRMSME (kon-gru-i-sm'J , s. m. Terme de

théologie. Système des congruistes. Les jésuites ne travaillaient qu'à établir la grâce suffisante, le congruisme et les lettres de cachet, volt. Phil. n, 23.;. Molina fut inventeur de la science moyenne et du congruisme, m. Louis XIV, 37.

— ÊTYM. Congru.

t CONGRUISTE (kon-gru-i-sf), s. m. Celui qui soutient que Dieu donne aux hommes la grâce cougrue. || Adj. Théologien cougruiste.

— ÉTYM. Congru.

TON

TON

TON

CONGRUITÉ (kon-gru-i-té), s. f.\] 1* Terme de théologie. Efficacité de la grâce qui agit tout en conservant l'action du libre arbitre. La grâce qu'on appelle congrue trouve dans sa congruité une véritable efficace, fén. m, 263. Le mérite de congruité ou de convenance, que les théologiens y reconnaissent, n'est pas, suivant eux, un véritable mérite, boss. Var. 8. || 2° Convenance. Mais dites, gouverneur, dans le siècle où nous sommes, Les princes aimentils comme les autres hommes? Je voudrais bien l'aimer dans la congruité Que requiert en tel cas ma hautequalité, th. corn, le Geôlier de soi-même, m, 7. || Vieux en ce sens, et du style burlesque.

— HlST. xv* s. Congruité, de incongruité plaine, en. d'obl. Bal. III.

— êtym. Lat. congruitas, de congruus, congru. CONGRÛMENT (kon-gru-man), adv. || 1° D'une

manière congrue, correcte. Faut-il qu'avec les soins qu'on prend incessamment, On ne te puisse apprendre à parler congrûment? mol. Femmes sav. n, 6. Hérodote parle congrûment et surtout noblement, p. L. cour, n, 128. j| 2° Pertinemment. Parler congrûment d'une chose, d'une affaire. || 3* Régulièrement. Lui , c'est un homme d'ordre et qui vit congrûment, begnard, le Joueur, i, 2.

— rem. L'accent circonflexe indique qu'une a été supprimé.

— hist. xiv« s. Et se mue [le caméléon] et varie en toutes telles coulours comme ont les choses que il regarde congruement, excepté deux couleurs, obesme, Eth. 23.

— ÊTYM. Congrue, et le suffixe ment.

+ CONICINE (ko-ni-si-n'), s. f. Terme de chimie. Alcaloïde (dit aussi conine, coniine, conéine et cicutine) qui existe particulièrement dans la grande ciguè.

— ÊTYM. Kwvtov, ciguS.

t CON1CITÉ (ko-ni-si-té), t. f. Forme conique. || Terme de chirurgie. Conicité du moignon, défaut dans l'amputation d'un membre qui fait que le moignon devient conique et le bout de l'os saillant.

— ÊTYM. Conique.

t CONIDIE (ko-ni-die), s. f. Terme de botanique. Poussière qui recouvre les lichens.

— ÊTYM. Diminutif de xôvic, poussière.

CON1FÈRE (ko-ni-fè-r'), adj. Terme de botanique.

Qui porte un fruit de figure de cône. Arbres conifères. || S. m. Les conifères.

— êtym. Lat. conus, cône (voy. cône), et ferre, porter.

f CONIFLORE (ko-ni-flo-r'), adj. Terme de botanique. Qui a les fleurs en cône ou chaton.

— ÊTYM. Cône, et le latin ftos, fleur.

| CONIGËNE (ko-ni-jê-n'), adj. Terme d'histoire naturelle. Oui naît ou vit sur les cônes du sapin.

— ÊTYM. Kûvoi;, cône, et yevïk, né.

t CONILLE (lco-ni-U', Il mouillées), s. f. Terme de marine. Espace ménagé aux côtés d'une galère.

t CONIOTHÈQUE (ko-ni-o-tè-k') , s. m. Terme de botanique. La loge que porte l'anthère.

— êtym. Kovtç, poussière, et 6f,x^, loge. CONIQUE (ko-ni-k'), adj. Terme de géométrie.

Qui a la forme d'un cône. || Les sections coniques, et, elliptiquement, les coniques, les courbes qui résultent des diverses sections du cône, savoir le cercle, l'ellipse, la parabole et l'hyperbole. Il y avait un homme qui, à seize ans, avait fait le plus savant traité des coniques qu'on eût vu depuis l'antiquité, chateaub. Génie, m, n, 6. || Pendule conique, espèce de modérateur qui, dans les machines à vapeur, règle l'ouverture du tuyau qui envoie la vapeur dans les cylindres.

— ÊTYM. Kwvixè;, de xûvo;, cône.

t CONIROSTRE (ko-ni-ro-str') , s. m. Famille de l'ordre des passereaux, caractérisée par un bec court et conique comme celui du moineau, du pinson, du gros bec, etc.

— êtym. Cône, et le latin rostrum, bec.

t CONITE (ko-ni-f), s. m. Terme de minéralogie. Minéral grisâtre ou rouge chair, d'Islande.

t CONIVALVE (ko-ni-val-v'), adj. Terme de zoologie. Qui a une coquille conique.

— êtym. Cône, et valve.

CONJECTURAL, ALE (kon-jè-ktu-ral, n-Y),adj.

Qui ne repose que sur des conjectures. Raisonnements conjecturaux. Pour montrer qu'il ne s'agit pas d'une certitude morale ou conjecturale, boss. Variât. 4. Les conséquences que je veux déduire ne serontpas pourcela conjecturales, j. j. bouss. Orig.t.

— REM. On a dit aussi, dans le xvm* siècle, conjecturel : Ce que j'ajoutais est purement conjecture!, bonnet, Essai analyt. âme. Œuvres, t. xiv, p. 3<4, note, dans pougens. La langue n'a pas été

conséquente pour rendre la finale latine alis ; elle a pris tantôt el, tantôt al, quelquefois les deux terminaisons : virtuel et non virtual ; partiel el partial avec deux acceptions différentes.

— hist. xvi* s. Laquelle chose (avec la parfaite connoissance et gradation des temps de la maladie, et de la température des corps et parties) fait la médecine conjecturale et devineresse, pabb, xvi, (2.

— êtym. Lat. conjecturalis , de conjectura (voy.

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