PARÉ, VI
— ÉTYM. Provenç. espagn. et ital. contumacia; du latin contumacia (voy. contumax).
1. CONTUMACE (kon-tu-ma-s'), J. m. et f. Vn contumace, une contumace, homme, femme qui est en contumace. || Spécialement, celui qui, mis en accusation, ne se présente pas. En matière correctionnelle on dit défaillant.
— HIST. Les chevaulx mignots et rebelles sont modérés par le frein, et les chiens contumaces sont liés et retenus au collier, Ane. trad. des Politiques d'Arist. dans paynouard, contumax. Loy de Moyse qui veut que la seule plainte du père faite devant le juge, sans autre cognoissance de cause, le fils rebelle et contumax soit lapidé, charron, Sagesse,
— ÉTYM. Voy. CONTUMAX.
CONTUMACE, ÉE (kon - tu-ma-sé, sée), part, passé. Les preuves contre tous ces gens-là [conspirateurs en Lorraine] se trouvèrent complètes; ils furent contumaces et sentenciés, st-sim. 246, 2:..
CONTUMACER (kon-tu-ma-sé), v. a. Terme da droit. Poursuivre, juger par contumace. Il s'est laissé contumacer. || Peu usité.
— HIST. xvi* s. Plusieurs saffraniers, endebtez, criminels , contumacez , vous suivirent , Satyr. Mén. p. )27.
— ÉTYM. Contumax.
CONTUMAX (kon-tu-maks), adj. || 1° Terme de droit criminel. Qui fait défaut. Un accusé contumax. Elle a été déclarée contumax. || Substantivement. Quelques jurisconsultes, à la vérité, ont assuré que le contumax ne devait pas être condamné si le crime n'était pas clairement prouvé, volt. Louis XV, 42. Il Onneditplusaujourd'huiquecontumace. (voy. contumace 2). Il 2* Terme de droit ecclésiastique. Celui qui refuse d'obéir aux ordonnances de l'Église, malgré les monitions et la menace de censure.
— HIST. xvi* s. Par le droit ancien de la France, le contumax perdoit sa cause bonne ou mauvaise, civile ou criminelle; aujourd'hui il faut justifier sa demande, Ioysel, 87t. Ils vous le peignent homme contumax, rébarbatif, reculant à toute raison, M. du