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CONVOLUTE

CONVOQUÉ, ÊE (kon-vo-ké, kée), part, passé. Le ban et l'arrière-ban convoqués en cas de nécessité.

CONVOQUEE (kon-vo-ké), e. a. Faire assembler. Les assemblées électorales furent convoquées. Convoquons nos amis. S'il eût convoqué sur-lechamp l'assemblée et qu'il y eût parlé d'une ma-

nière conforme à la conjoncture présente, c'en était fait, et Sparte se serait déclarée pour les Ëtoliens, rollin, Dût. anc. Œuvres, t. vm, p. 362, dans pougens. L'Académie fut convoquée par billets pour la huitaine, c'est-à-dire pour le jeudi 5 mai, d'alemb. Éloges, Ahbé de St-Pierre. De quoi vous plaignez-vou? , quand c'est vous seul, ingrat, Qui voulez aujourd'hui convoquer le sénat? volt. Calil. m, 4. L'inflej'hle Zf pire.... Veut convoquer le peuple et s'en faire un appui, in. Fanât, n, 2. || S'emploie aussi dar i le langage familier pour : mander, inviter.

— HIST xiv* s. Que tantost il convocassent le sénat et la sourt, bercheure, f° 35, verso. || xvr* s. Lui, personnage de grande auctorité en la ville de Capoue, Kouva un jour moyen d'enfermer le sénat dans le pa ais, et, convoquant le peuple en la place, leur dit... mont, iv, 83.

— ÉTYH. Provenç. et espagn. convocar ; ital. convocare; du latin convocare, de cum, eteocare, appeler (voy. vocation).

CONVOYÉ, ËE (kon-vo-ié, iée; d'autres disent kon-voi-ié) , part, passé. Une flotte marchande convoyée par des bâtiments de guerre.

CONVOYER (kon-vo-ié; d'autres prononcent convoi-ié), je convoie, tu convoies, il convoie, nous convoyons, vous convoyez, ils convoient; je convoyais, nous convoyions, vous convoyiez, ils convoyaient; je convoyai; je convoierai; je convoierais; que je convoie , que nous convoyions, que vous convoyiez, qu'ils convoient; que je convoyasse; convoyant; convoyé, v. a. ||1° Terme de guerre et de marine. Accompagner, escorter un convoi. Convoyer un train d'artillerie. Convoyer des navires. || 2° Par extension et familièrement. X grands coups de gaule Le pèlerin vous lui froissa l'épaule, De horions laidement l'accoutra, Jusqu'au logis ainsi le convoya, la font. Coc.

— HIST. xii' s. De ce [je] sui moult deceùe, Que [je] ne fui au convoier [je ne convoyai pas mon amant], Coud, Dame de F ai el. Rogiers del Punt l'Evesque les aveit coveiez, E à faire le mal les ad mult enticiez [excités] , Th. le mari. 4 36. Tut li poples de Juda out le rei cunveied, mais ces de Israël n'i furent pas venud, Rois, (96. Bernier monta, Gautiers tint l'estrier; Demie liue le prist à convoier, Raoul de C. 4 87. || xin* s. Fille, dist la royne, je vous convoierai, Berte, vu. Et [quel sa très douce mère en tel lieu me convoit.... ib. xxviu. Li rois la convoia de là jusqu'à Sanlis, th. xcix. Aiant repaira frères Garins , et li quens Renous le convoia une pieche, Chr. de Rains, p. 4 45. Se mi oil mon cuer ne convoient, Ge ne pris [estime] riens quanque il voient, la Rose, 2346. Or n'i a-il voie qu'une, Quar l'autre voie avoiera; Fols est qui la convoiera, ruteb. n, 466. Lors me dit le légat, que je le convoiasse jusques à son hostel, joinv. 282. || xv* s. Le roi leur donna, qui les fit convoyer [escorterj jusques outre le dit pont de Nieuloy, froiss. i, i, 348. Ainsi [les habitants de Calais] vinrent jusques à la porte, convoyés en plaintes, en cris et en pleurs, m. i, i, 324. Et il les fit convoyer seurement par ses gens par le pays de Grèce, Bouciq. i, ch. 4 5. || xvi* s. Il fut honorablement accompagné et convoyé par tout le peuple romain jusques en sa maison, amyot, P. JEm. 44. Il fut créé proconsul, et convoyé au camp à Noie, id. Marcel. 47.

— ÉTYM. Com, et voie.

CONVOYEUR (kon-vo-ieur; d'autres disent konvoi-ieur) , s. m. Terme de marine. Bâtiment qui convoie; et, adjectivement, vaisseau convoyeur.

— étym. Convoyer.

CONVULSÉ, ÉE (kon-vul-sé, sée), part, passé. Terme de médecine. Contracté par des convulsions, en parlant des muscles.

t CONVULSER (kon-vul-sé), v. a. Terme de médecine. Contracter par des convulsions. Une irritation portée sur un nerf convulsé le muscle où il se rend. il Se convulser, v. réfl. Être convulsé. Il eut une attaque, et ses membres se convulsèrent.

— ÉTYM. Lat. convulsus, part, passif de convellere, arracher, de cum, avec, et vellere, arracher.

t CONVULSIBILITÉ (kon-vul-si-bi-li-té), t. f. Terme de médecine. Disposition aux convulsions.

— ÊTYM. Voy. CONVULSÉ.

T CONVULSIBLE (kon-vul-si-bl'), adj. Terme de médecine. Disposé aux convulsions.

CONVULSIF, IVE (kon-vul-sif, si-v'), adj. Terme de médecine. || 1° Qui peut donner des convulsions. Des causes convulsives. Toujours troublé de fureurs convulsives, De mon plancher ébranler les solives, j. B. kouss. Épit. i, liv. i, Aux muses. || 2" Qui se fait avec convulsions; qui est accompagné de con-

vulsions. Toux convulsive. Si j'excellais en l'art où je m'applique, Et que l'on pût tout réduire à nos sons, J'expliquerais par raison mécanique Le mouvement convulsif des frissons, la font. Quinquina, i. || Par extension, accompagné de violents mouvements musculaires. Leurs maladies [des enfants] sont pour la plupart de la classe des convulsives, j. j. houss. Ém. i. Tous ses mouvements étaient convulsifs, fên. Tél. xx. J'errais à grands pas par la chambre sans savoir ce que je faisais, avec des exclamations interrompues et dans un mouvement convulsif dont je n'étais pas le maître, J. j. rouss. Hél. v, 6. || Fig. ....La paix convulsive et souvent assassine Nous prépare aux horreurs de la guerre intestine, arnaud, Marius à Uint. i, 3. Dans les deux gouvernements dont j'ai d'abord parlé on manque de mouvement; dans la démocratie il est continuel et souvent convulsif, condillac, Etudes hist. i, 7.

— ÊTYM. Voy. CONVULSÉ.

CONVULSION (kon-vul-sion ; en poésie, de quatre syllabes), s. f. || 1° Terme de médecine. Contraction involontaire et saccadée des muscles, interrompue par des intervalles de relâchement et de calme. Tomber, être en convulsion. Elle avait des convulsions à la bouche, sév. 4 64. Des coliques aiguës leur donnant des convulsions, J. j. rouss. Em. i. | 2° Par extension, violents mouvements musculaires déterminés par une cause quelconque. Les convulsions de la rage, du désespoir. Ce fut avec des convulsions extrêmes qu'il se vit contraint de céder, hamilt. Gramm. 3. Et tandis que tous deux étaient précipités Dans les convulsions de leurs civilités, mol. Fâch. i, i.\\Auplur. Les convulsions, maladie épidémique de nature convulsive et accompagnée d'autres phénomènes très-singuliers, qui sévit au commencement du xvm* siècle, à Paris, parmi ceux qui allaient faire des dévotions sur le tombeau du diacre Paris à Saint-Médard. Le naturalisme des convulsions, titre d'un livre du temps dans lequel l'auteur s'efforce de montrer qu'il n'y a rien de surnaturel dans les convulsions. La folie des convulsions, qui avait causé des querelles dans le parti même [des jansénistes], avait achevé de les avilir en les rendant ridicules, d'alemb. Destr. des jésuites, Clfa'uvres. t. v, p. 72, dans pougens. || Convulsions des enfants, maladie dite aussi éclampsie, qui se caractérise par des convulsions sympathiques ou idiopathiques, avec abolition momentanée des facultés intellectuelles, et qui n'est liée à aucune altération matérielle saisissable des centres nerveux. || 3° Fig. Troubles qui agitent les États, le monde physique. Convulsions politiques. Ces convulsions d'une liberté mourante ne furent pas efficaces, volt. Mœurs, 68. Quel tremblement de terre, quelle convulsion de la nature a englouti cette tle fameuse? Mirabeau, Collection, t. i, p. 338. Athènes passe à chaque instant par toutes les convulsions de l'espérance et de la terreur, barthél. Anach. ch. 82.

— HIST. xvi* s. Il luy prit soudainement une grande convulsion de nerfs, avec une douleur véhémente àsa jambe saine, amyot, Agésil. 45. Perclus de l'usage de ses jambes, ayant les jarrets retirés de convulsion, y avoit environ six ans, paré, Introd. 24. On te veoid suer d'ahan, paslir, rougir, trembler, vomir jusques au sang, souffrir des contractions et convulsions estranges.... mont, iv, 274.

— ÊTYM. Lat. convulsio (voy. convulsé).

CONVULSIONNAIRE (kon-vul-sio-nê-r'), s. m.

et f. Celui, celle qui avait les convulsions, sorte de maladie nerveuse épidémique née sous l'influence d'émotions religieuses, particulièrement jansénistes. Les convulsionnaires de Saint-Médard. On assure que, dès le lendemain de l'expulsion des jésuites, les convulsionnaires ont commencé à la prédire; c'est ainsi qu'ils out toujours prophétisé, d'alemb. Destr. des jésuites, OEuvres,t. v, p. 4 37, dans pougens. || Adjectivement. La singularité des phénomènes convulsionnaires.

— ÊTYM. Convulsion.

t CONVULSIONNER (kon-vul-sio-né),«. o. Terme de médecine. Causer des mouvements convulsifs. L'électricité convulsionne les muscles d'une grenouille. || Se convulsionner, v. réfl. Éprouver une convulsion. Les muscles se convulsionnent par l'irritation de la moelle épinière.

— ÊTYM. Convulsion.

t CONVULSIONN1STE (kon-vul-sio-ni-sf) , s. m. Partisan du caractère surnaturel des convulsions de Saint-Médard. L'un d'eux est convulsionniste décidé, et vraisemblablement convulsionnaire, surtout si on en juge par son style, d'alemb. Destr. des jés. Ûëj*vres, t. v, p. 484, dans pougens.

— ÊTYM. Cunculsiun

coo

t CONVULSIVEMENT (kon-vul-si-ve-man), adv. D'une manière convulsive. Il [Napoléon] marche convulsivement, il s'arrête à chaque croisée [du Kremlin], et regarde le terrible élément victorieux dévorer avec fureur sa brillante conquête [Moscou], ségur, Bitt. deNapol.vm, «.

— ÊTYM. Convulsive, et le suffixe ment.

t CONYZE (ko-ni-z'), *. f. Terme de botanique. Plante bisannuelle, dite aussi herbe aux puces (cony sa squamosa, L.).

— ÊTYM. KôvvÇa.

f COOBLIGATION (ko-o-bli-ga-sion) , *. f. Obligation mutuelle.

— ÊTYM. Voy. COOBLIGÉ.

COOBLIGÉ (ko-o-bli-jé) , s. m. Celui qui est obligé avec d'autres en vertu d'un contrat.

— ÊTYM. Co, pour com, avec, et obligé.

f COOLIS (kou-li), t. m. Nom donné à des Indiens qui contractent des engagements pour aller travailler dans les diverses colonies européennes moyennant salaire.

— ÊTYM. Angl. coolee,de l'indoustani culi, laboureur qu'on loue & la journée, du turc culi, esclave, serviteur.

COOPÉRATECR, TRICE (ko-o-pé-ra-teur, tri-s'), t. m. et f. Celui, celle qui coopère à quelque chose. Les coopérateurs de votre salut aident à votre perte, mass. Car. Médis. M. Bouguer a dit, après son retour, qu'aucun de ses coopérateurs [dans la mesure d'un méridien à l'équateur] ne lui avait été plus utile que M. de Jussieu, condorcet, Jussieu. || Adjectivement. Un corps soumis et coopérateur à ses volontés, pasc. dans cousin.

— HIST. xvi' s. C'est un blasphème exécrable de leur attribuer ce titre de coopérateurs, qui emporte société et conjonction, calv. 30(. Il se fait coopérateur de Dieu, id. Instit. 8)8.

— ÉTYM. Lat. cooperator (voy. coopérer).

t COOPÉRATIF, IVE (ko-o-pé-ra-tif, ti-v'), adj. Terme de philosophie sociale. Qui réunit les efforts des intéressés.

— ÊTYM. Coopérer.

COOPÉRATION (ko-o-pé-ra-sion ; en poésie, de six syllabes), s. f. Action de coopérer. Leur coopération nous a été fort utile. Cela n'a pu se faire que par la coopération de plusieurs personnes. || Terme de théologie. Coopération de la grâce, effet delà grâce, pour nous porter au bien.

— HIST. xvi* s. Je ne pense pas qu'il nous siese bien de nous laisser instruire à un payen combien c'est d'impiété de n'attendre de Dieu nul secours simplement sien et sans nostre coopération , mont, iv, 20) .

— ÊTYM. Latin cooperatio (voy. coopérer).

COOPÉRER (ko-o-pé-ré. La syilabe pé prend un accent grave quand la syllabe qui ,<uit est muette : je coopère; excepté au futur et au conditionnel : je coopérerai , je coopérerais, exception non justifiée), v. n. || 1° Opérer conjointement avec quelqu'un. Si le destin me promet quelque chose de bon, je ne lui manquerai pas de mon côté; je ferai tout ce qui me sera possible pour coopérer avec lui, voit. Lett. 7t. Nous ne coopérons en aucune sorte à notre salut , pasc. Prov. 18. || Terme de théologie. Coopérer à la grâce, y correspondre, en suivre les mouvements. Puisque, dans toute la suite non plus que dans le moment, l'homme ■'opère ni ne coopère que par la grâce de Dieu, ioss. Variât, vni, § *s. || 2° Contribuer à. 'fout coopère en bien pour les élus, pasc. dans cousin. Tout coopère à l'exécution de ses desseins, boss. Prov. 2. Les impies mêmes coopèrent au bien des élus, mass. Car. Mélange.

— HIST. xvi' s. Il appelle l'une [grâce] besoignante, laquelle fait que nous vueillons le bien avec efficace; l'autre coopérante, laquelle suit la bonne volonté pour lui aider, calvin, Instit. )85. Tellement qu'à ce faire, la croix de Christ et nostre pénitence coopèrent ensemble, id. ib. 608. Il nous grieve de donner, nous rougissons de tesmoigner, nous encourons infamie de coopérer, amyot, De la moue, honte, )4.

— ÊTYM. Latin cooperari, de cum, avec, et operari, opérer.

COOPTATION (ko-o-pla-sion),s. f. Admission dans un corps avec dispense des formalités d'admission.

— ÊTYM. Lat. cooptalio, de cooptare, coopter. COOPTÉ, ÉE (ko-o-pté, ptée). part, passé. COOPTER (ko-o-pté), t). a. Recevoir quelqu'un

dans un corps en le dispensant des conditions d'admission.

— êtym. Lat. cooptare, de cum, et optare (voy. opter).

• COORDINATION (ko-or-di-na-sion) , s. f, Action

COP

de coordonner; état des choses coordonnées. Ils ont beau couvrir leur galimatias de coordination, J. i. Ronss. Ém. iv.

— HIST. xiv# s. Les Pitagoriciens furent disciples et ensuivans la dottrine du philosophe appelle Pitagore qui mettoit deux coordinacions de choses [pair et impair], oresme, Eth. *6. Il mettoient une ordre de bien ou coordinacion, id. ib. vi ())).

— ÊTYM. Coordonner.

t COORDONNABLE (ko-or-do-na-bP), adj. Qui peut être coordonné.

t COORDONNANT, ANTE (ko-or-do-nan, nan-f), adj. Qui coordonne. Conjonction coordonnante. Voy.

COPtlLATIP.

t COORDONNATEUR, TRICE (ko-or-do-na-teur, tri-s'), adj. Oui coordonne. Un esprit coordonnateur.

COORDONNÉ, ÉE (ko-or-do-né , née) , part, passé. Les solennités du christianisme sont coordonnées d'une manière admirable aux scènes de la nature, chateaub. Génie, iv, i, 7. || Terme de grammaire. Propositions coordonnées, propositions qui se correspondent. || S. f. plur. Terme de géométrie. Les coordonnées, système de lignes droites ou courbes, qui servent à déterminer un point soit sur une surface, soit dans l'espace. On dit, dans le même sens, plans coordonnés, quand ce sont des plans qui servent à cet usage. || Terme de cosmographie. On donne le nom de coordonnées aux ascensions droites et aux déclinaisons, ainsi qu'aux longitudes et aux latitudes. || Termede minéralogie. Cristal coordonné, cristal dans lequel des facettes qui résultent de différentes lois ont entre elles une corrélation, telle que les arêtes qui les séparent sont parallèles.

COORDONNER (ko-or-do-né), v. a. || 1° Disposer selon certains rapports. Je conjure nos évêques et nos curés de réfléchir à la nécessité que leur caractère leur impose, de coordonner l'Église à la constitution et d'aider la patrie, encore chancelante sur ses nouvelles bases, à s'étayer de la force de la religion, mirabbau, Collection, t. iv, p. 35». || 2° Se coordonner, t>. réfl. Être coordonné. Ces matières se coordonnent bien.

— ÊTYM.Co, corn, avec, et ordonner.

COPAHIER (ko-pa-ié), s. m. Voy. copayer.

t COPAHINE (ko-pa-i-n'), s. f. Terme de chimie. Principe extrait du copahu.

COPAHD (ko-pa-u), s. m. Sorte d'oléo-résine ou térébenthine, dite souvent baume de copahu, employée dans les affections des organes urinaires.

— ÊTYM. Nom brésilien.

COPAÏER (ko-pa-ié), s. m. Voy. copayer.

t COPAIN (ko-pin), s. m. Terme de collège. Camarade copartageant. Tu seras mon copain, je partagerai avec toi.

— ÉTYM. Voy. compain.

COPAL-(ko-pal), s. m. ou COPALE (ko-pa-i ;, *. f. Résine qu'on tire par incision de divers arbres des tropiques. || Copal dur, résine qui provient non du Mexique, mais de Madagascar. || Fausse gomme copale, celle qui est envoyée de l'Amérique septentrionale (États-Unis et Mexique), et qui provient du sumac ailé (rhus copallinum, L.). || Copale fossile ou résine de highate, substance résineuse jaune ou brune, qui provient des argiles bleues près de Londres.

— ÊTYM. Copal est le nom mexicain des résines brûlées dans les temples, qui a été donné par Monaredes à la résine courbaril.

•f COPALCH1 (ko-pal-chi) , t. m. Terme de pharmacie. Écorce fébrifuge qu'on croit fournie par un faux kina.

t COPALINE (ko-pa-li-n') , ». f. Terme de chimie. Principe immédiat de la résine copals. || Terme de pharmacie. Synonyme de baume copalme. Voy. copalme.

t COPALME (ko-pal-m'), s. m. Baume copalme, ou copaline, ou ambre liquide, matière liquide tirée par incision du liquidambar styraciftua, L.

t COPANG (ko-pangh'), *. m. Monnaie d'or du Japon, valant, le vieux 62 fr., le nouveau 30 fr.

+ COPARTAGE (ko-par-ta-j') , s. m. Terme didactique. Partage fait entre plusieurs personnes.

— ÉTYM. Voy. COPARTAGEANT.

COPARTAGEANT, ANTE (ko-par-ta-jan , jan-t'), adj. Terme de droit. Qui entre en partage de quelque chose avec d'autres. || Substantivement. Un copartageant.

— REM. La Fontaine a écrit compartageant ; Il s'en alla chez son compartageant, Papef.

— ÊTYM. Corn, et partager.

t COPARTAGER (ko-par-ta-jé. Le g prend un e devant a et o : je copartageais), v. a. Partager avec. Copartager un bien, un héritage.

COPAYER (ko-pa-ié), s. m, Terme de botanique.

COP

Nom de genre de l'arbre qui fournit le copahu [co* paifera officinalis, L.). Les copayers croissent au Brésil, à Cayenne et dans la Colombie.

— ÊTYM. Copahu.

COPEAU (ko-pô), s. m. || !• Morceau, éclat enlevé d'une pièce de bois par un instrument tranchant. [Elle] touche le poli des planches, ramasse des copeaux par terre, i. J. rouss. Ém. v. La vieille femme jeta dans le feu quelques copeaux , chateaub. Natch. H, 226. || Vin de copeau, vin nouveau dans lequel on fait tremper des copeaux pour l'éclaircir. || 2°Terme de fabricant de peignes. Copeau de bois, morceau de bois débité à la scie pour faire un peigne. || 3° Déchet des pierres dont on tire les ardoises.

— REM. On a continué dans le xvir* siècle à dire coupeau comme dans le xvi* siècle : Ce maître-faiseur de coupeaux Entranche bientôt les poteaux Tout ainsi qu'il eût fait des raves, scarr. Ptrjr. trav. n.

— HIST. xiii" s. Et les coypiaulx et les chappuis Prendras en gré que j'en chappuis; Car ce te plalst qu'on en puet faire, J. de meung, Tr. tais. [| xiv* s. Le supliant prist une atele ou coipel à terre et le jeta vers sa femme, du cangk, astula. || xvi' s. Va chez un menuisier, et tu trouveras que, quand il rabote quelque table, il se fait des escoupeaux longs et terves comme papier, palissy, 28. Ce vin ainsi préparé est appelle vin de coipeau, aiant prins son nom des coipeaux de fousteau dont il est composé, o. de serres, 224. Teldisoit estreSocrate, parce que, le voyant au dehors et l'estimant par l'extérieure apparence, n'en eussiez donné un coupeau d'oignon, rabel. Prol. dui" livre.

— ÊTYM. Norm. coipeau; picard, copieux; Berry, coupeau, coupiau; génev. coupeau; bas-lat. coipellus et coispellus. La dérivation parait bien être de couper; pourtant il est singulier qu'on ne le trouve jamais écrit coipeau, et que la voyelle soit coi plus souvent que cou ; cela donne de la consistance au soupçon de Diez qui se demande si on ne pourrait y voir un dérivé de cuspis, pointe ; le fait est que l'ancien français avait coispel au sens de pointe, d'épine; qu'on trouve coispellus au sens de copeau ; et que dès lors on peut supposer une assimilation entre couper et cuspis.

COPECK. (ko-pèk), s. m. Voy. kopeck.

COPERMUTANT (ko-pèr-mu-tan), s. m. Chacun de ceux qui permutent ou qui font un échange. || Terme de matière bénéficiale. Celui qui permute un bénéfice avec un autre.

f C0PERMUTAT10N (ko-pèr-mu-ta-sion), s. f. Action de copermuter.

f COPERMUTER (ko-pèr-mu-té) , ». a. Dans le langage ecclésiastique, échanger un bénéfice contre un autre.

— ÉTYM. Co, com, et permuter.

f COPERNIC (ko-pèr-nik), s. m. Nom d'une des taches de la lune.

— ÉTYM. Nom du célèbre astronome qui a le premier établi le véritable système du monde solaire.

f COPERNICIEN, IENNE (ko-pèr-ni-sim , siè-n'), adj. Qui a rapport au système de Copernic; qui en est partisan. || Substantivement. Les coperniciens. J'aime ces gens-là d'avoir pourvu à leur sûreté et fait de bons fondements [en faisant porter la terre par des éléphants]; au lieu que nous autres coperniciens nous sommes assez inconsidérés pour vouloir bien nager à l'aventure dans la matière céleste, fonten. Mondes, )" soir.

— ÊTYM. Copernic.

t COPHOSE (ko-fô-z') , t. f. Terme de médecine. Surdité complète.

— ÊTYM. Kiiçwaïc, surdité.

COPHTE (ko-ft'), t. m. Voy. copte.

COPIE (ko-pie), s. [. || 1" Ecrit fait'd'après un autre. Donner, prendre, garder copie d'une pièce. Us en tirèrent plusieurs copies, hamilt. Gramm. (t. J'en ai envoyé la copie à ma tante, sêv. 96. Quand vous en aurez tiré copie, boss. Lett. quiet. 3)8. La bulle dont vous m'avez envoyé copie, u>. Lett. 2». Le cardinaldu Perron, qui n'épargnait ru peine, ni soin, ni dépense pour ses livres, les faisait toujours imprimer deux fois : la première, pour en distribuer seulement quelques copies à des amis particuliers, sur lesquelles ils pussent faire leurs observations.... pellissoi», Hist. de l'Acad. 1. 1, p. 27, dans pougens. Ce roman [Télémaque] , que Fénelon avait uniquement destiné pour le duo de Bourgogne, son élève, vit le jour par l'infidélité d'un domestique qui en avait pris une copie, d'albmb. Éloges, Pêne. Ion. || Copie figurée, copie entièrement conforme à l'original, non-seulement pour la substance et teneur de l'acte, mais encore pour la disposition des mots, des lignes, des pages, des signatures. || i'erm»

COP

COP

COP

de procédure. Copie de pièces , copie signifiée en tête d'un exploit ou d'un acte d'avoué à avoué. || 2" Par extension, reproduction d'un ouvrage d'art. Une copie de la Vénus de Médicis. lia permis qu'on prit des copies de son portrait, sév. 343. || Kig. Portrait. Si la copie vous plaît, que sera-ce de l'original? [Un MoreJ semble la copie D'un Esope d'Ethiopie, laf. Pet. chien. Le vrai dormir ne fut fait que pour eux; Nous n'en avons ici que la copie, jd. Papef. De peur qu'en un moment l'amour ne s'estropie A voir l'original si loin de sa copie, corn. Suite du Ment. n, 7. || Simple imitation. Cet édifice, ce poëme n'est qu'une copie de tel autre. Huet a prétendu que Bacchus est une copie de Moïse et de Josué, volt. Mœurs, Bacch. Voltaire avance que nous avons la plus méchante copie de toutes les traditions sur l'origine du monde, chateaub. Génie, i,m, 1. 1| 3° Personne qui reproduit ou imite les manières d'une autre. Ce jeune homme est en tout la copie de son père. Voulant se redresser, soi-même on s'estropie, Et d'un original on fait une copie, boil. Épit. ix. [Richelieu] J'étais trop jaloux de la bonne gloire, pour vouloir être la copie d'un autre, fên. xix, 408. || Familièrement. Un original sans copie, un homme singulier dont on ne trouverait pas le pareil. || C'est une mauvaise copie d'un fort bon original, se dit d'un homme qui, essayant d'imiter quelqu'un qui excelle, en reste fort loin. || 4°Terme d'imprimerie. Texte manuscrit sur lequel travaillent les compositeurs. Avoir de la copie. || 5° Au collège, devoir que l'écolier remet au professeur, et qui, en général, est la transcription au net d'une première élaboration. Faire un devoir sur cahier et sur copie. Corriger les copies.

— HIST. xin* s. Car cil de Mede et cil de Perse Oui des elephans ont copie [abondance], du cange, copia. || xiv s. J'en veuil aussi bien avoir copie Ijouissance], comme tu l'as, m. ib. Quant vous ares vostre livre, si le gardés chierement; -car je n'en ai nulle copie, et je seroie courreciés, s'il estoit perdus, machault, p. 1 49. Deux dames firent ung argument deceste matière [débat entre fauconnerie et vénerie] et le firent mettre en rimes; duquel argument j'ay sur moi la coppie, Modus, !° en, verso. || xv* s. Le mareschal qui par ses amis entendit cette nouvelle, lesquels luy avoient envoyé la coppie des lettres, en fut tant fasché que plus ne se peut, Bouciq. part, n, ch. 30. De ces paroles et de cet hommage furent escrites et lues lettres et scellées, dont chacune des parties eut les copies, fboiss. i, i, )B2. || xvi* s. De quel pays vous vient cette corne d'abumlance, et copie [abondance] de tant de biens et friansmcrceaulx? bab. Pant. v, 6. 11 fault nécessairement que ces deux langues soient entendues de celuy qui veult acquérir ceste copie et richesse d'invention, du bell. i,8, recto. La sententieuse briefveté de l'un, et la divine copie [abondance] de l'autre [Platon], id. i, 16, r«c(o. Voici qu'ilyavoit une vieille accroupie au coin d'une muraille, qui vint lui donner sa copie [imitation moqueuse], en lui disant en son vieillois.... despeb. Contes, xxviii.

— ÊTYM. Saintonge, coupie; provenç. copia, du latin copia, abondance, permission, d'où le sens restreint de permission de reproduire, de copie; contracté de cum, et ops, richesse (voy. opulent).

COPIÉ, ÉE (ko-pi-é, ée), part, passé. Une pièce copiée avec beaucoup de soin. Les manuscrits copiés par les moines. || Se dit aussi en parlant des manières. La cour copiée par la ville.

COPIER (ko-pi-é), je copiais, nous copiions; que je copie, que nous copiions, t). o. || i" Faire une copie. Copier fidèlement un texte. Je ne fais que copier leurs paroles, pasc. Prov. 7. On peut juger des efforts qu'il [Démosthène] fit pour se perfectionner en tout genre par la peine qu'il prit de copier de sa propre main jusqu'à huit fois l'histoire de Thucydide pour se rendre plus familier le style de ce grand homme, bollin, Ilist. anc. Œuvres, t. v, p. 636, dans pougens. Je vous ai dit que je l'avais trouvé copiant de la musique à dix sous la page, J. j. bouss. Dialogue, il. || 2° Par extension, reproduire une œuvre d'art. Copier un tableau, une statue. Vous copiez un vase étrusque, et vous lui donnez l'élégance grecque; ce n'est point là ce qu'on vous demande et ce qu'on attend de vous, maemont. Élém. de lin. Œuvres, t. x, p. 267, dans pougens. Dans l'asile honteux des amours mercenaires II cherche une Vénus qu'il copie au hasard, L'opprobre de son sexe et la honte de l'art, delille, Imagin. v. || 3° Copier un auteur, un artiste, imiter son style, sa manière. Comme les vices des Grecs avaient passé chez les Romains, Térence, pour les imiter, ne fit que copier Ménaodre, mahmont. Élém. de litt. t. vi,

p. 166, dans pougens. || On dit qu'un écrivain, qu'un artiste copie la nature, quand ses productions ont un cachet de naturel et de vérité. || Absolument. Oui, c'est être inventeur que si bien copier, la motte, Fables, I, 2. ]| 4° Imiter les manières d'une autre personne. Il n'est rien tel que les jésuites; j'ai bien vu des jacobins, des docteurs.... mais une pareille visite manquait à mon instruction; les autres ne font que les copier, pasc. Prcv. 4. C'était l'original que toutes les femmes copiaient pour le goût des habits et l'air de la coiffure, hamilt. Grarnm. 7. Il imite M. d'Agen sans le copier, sév. 34. On croit, en copiant leurs mœurs [des grands] , entrer en part de leur grandeur, mass. Panég. saint Louis. La ville croirait dégénérer en ne copiant pas les mœurs de la cour, id. Pet. car. Exemp. || Au collège, copier, c'est, au lieu de faire son devoir, copier celui d'un camarade. C'est un paresseux, il copie tous ses devoirs. Comme il avait copié, il fut mis hors de composition. || 5° Contrefaire. Il n'est pas bien de copier les gens. || 6° Se copier, v. réft. S'imiter soi-même, c'est-à-dire en parlant d'un écrivain ou d'un artiste, produire des œuvres qui ont entre elles beaucoup de ressemblance. Cet artiste n'a point d'invention, il se copie sans cesse. || Se copier, s'imiter les uns les autres. Ces jeunes gens ne font que se copier.

— HIST. xvi* s. Une fois un grand seigneur entreprint d'y passer sans estre copié [contrefait par moquerie], desper. Contes, xxvm. Il copia diligemment la poésie d'Homère, et l'assembla en un corps pour la porter en la Grèce, amyot, Luc. 5.

— ÊTYM. Copie.

t COPIEUR (ko-pi-enr) , s. m. Celui qui se platt à contrefaire les gens par moquerie. || Très-peu usité.

— HIST. xvi* s. Les copieux de la Flèche qu'on dit avoir esté si grandsgaudisseurs que jamais hemme n'y passoit qu'il n'eust son lardon.... desper. Contes, xxvm. Il disoit cela de telle grâce qu'il provoquoit un chascun de la compagnie à rire, tant il estoit copieux en dits et faits, id. ib. cl.

— ÉTYM. Copier.

COPIEUSEMENT (ko-pi-eû-ze-man), adv. D'une manière copieuse. Boire copieusement. Il a copieusement mangé.

— HIST. xvi* s. Toutes sciences se peuvent fidèlement et copieusement traitter en icelle [langue française], du bell. 1,7, recto. L'office de l'orateur est de chacune chose proposée élégamment et copieusement parler, id. i, 8, recto. Diversement traictrr les matières est aussi bien les traicter conformément [d'une seule teneur], et mieux, à sçavoir plus copieusement et utilement, mont, ii, 240.

— ÊTYM. Copieuse, et le suffixe ment; provenç. copiozament.

COPIEUX, ECSE (ko-pi-eû, eû-z') , adj. || 1" Abondant. Faire un copieux repas. Les selles furent copieuses. Lorsqu'on fut au fruit, nous leur apportâmes une copieuse quantité de bouteilles des meilleurs vins d'Espagne, le sage, Gil Blas, m, 4. || 2° Abondant, en parlant d'un auteur, d'un style. C'est le défaut qu'on reproche au grand Amyot, d'être trop copieux en synonymes; mais nous devons à ce défaut l'abondance de tant de beaux mots et de belles phrases, qui sont les richesses de notre langue, vau- «elas, Rem. t. H, p. 9H, dans pougens.

— HIST. xvi* s. Aussi est-ce le plus utile de bien imiter, mesmes à ceux dont la langue n'est encor bien copieuse et riche, du bell. i, to, verso. Il est ainsi abondant et copieux en raisons, et ne trouve jamais fin de son sçavoir, ny de ses discours, Sat. ilén. p. 237.

— ÊTYM. Provenç. copios; du latin copiosus ; de copia, abondance (voy. copie). On trouve dans les xvi" et xv* siècles copieux pour railleur, moqueur; mais ce n'est pas le même mot; copieux en ce sens vient de copier, celui qui copie, qui contrefait.

COPISTE (ko-pi-sf), s. m. || i" Celui qui copie. Un bon copiste. Et le copiste [de musique] Jean-Jacques, prenant dix sous par page de son travail pour s'aider à vivre, est un Juif que son avidité fait universellement mépriser, i. j. roiss. Dial. || Ceux qui écrivaient les livres dans l'antiquité et au moyen âge. || 2° En parlant des littérateurs et des artistes, celui qui imite, qui n'a point d'originalité. Ce n'est qu'un copiste. Nous ne sommes déjà que les traducteurs de leurs romans [des Anglais] ; n'avons-nous pas assez baissé pavillon devant l'Angleterre 7 C'est peu d'être v<ocus, faut-il être copistes? volt. Lett. Urne d'Argentan. <8 oct. 1760. Les élèves de Raphaël et des Caraches n'en ont pas été les copistes; mais, dans leurs tableaux, on reconnaît le génie de leur école, la touche, le dessin, la couleur de leur maître, la

manière de composer, mabmont. Élim. litt. Œuvres, t. vm. p. (99, dans pougens. || Par extension, celui qui imite une autre personne. L'assemblée des animaux se moqua de ces deux mauvais copistes [le singe et le perroquet] de l'homme, fén. xix, 75. Il a, dit-on, choisi Cléon pour son modèle; Il est son complaisant, son copiste fidèle, gbesset, Méchant, i, ). || 3° Titre que prenaient les chanceliers des abbayes.

— ÊTYM. Copier.

t COPPA ou KOPPA (ko-ppa), s. m. Nom d'une ancienne lettre grecque qui était tombée en désuétude chez les Grecs; elle n'était restée parmi eux que comme signe numérique de 90 et comme une marque que l'on mettait aux chevaux. Elle répond au q de l'alphabet latin.

t COPRE (ko-pr'), s. m. Nom de l'amande de coco, prête à être mise dans le moulin pour l'extraction de l'huile.

fCOPRENECR (ko-pre-neur), t. m. Terme de jurisprudence. Celui qui prend, conjointement aveo un autre, un objet à loyer ou à ferme.

— ÊTYM. Co, pour com, et preneur.

fCOPRIDE (ko-pri-d'), adj. Terme d'entomologie.

Oui se nourrit de fiente.

— ÊTYM. Kômoc, fiente.

tCOPROCRITIQUE(ko-pro-kri-ti-k'), adj. Terme

de médecine. Synonyme inusité de eccoprotique.

— ÊTYM. Kimpoç, excrément, et xpiveiv, faire sortir.

t COPROÉMÈSE (ko-pro-é-mè-z'), s. f. Terme de médecine. Vomissement de matières stercorales, par exemple en cas de hernie étranglée.

— ÊTYM. Kéitpo;, excrément, et èp.âv, vomir.

-j- COPROLITUE (ko-pro-li-f), s. m. Concrétion qui représente la fiente de certains animaux fossiles.

— ÊTYM. Ko7tpoc, fiente, et )î0o;, pierre.

t COPRONYME (ko-pro-ni-m') , adj. Qui porte le nom de la fiente, sobriquet donné à Constantin VI, empereur de Constantinople, parce que, lors de la cérémonie de son baptême, il avait sali de ses ordures les fonts baptismaux.

— ÊTYM. Koirpûvuiioç , de xônpoç, fiente, et 6vop.a, nom.

f COPROPHAGE (ko-pro-fa-j'), adj. Terme de zoologie. Qui vit d'excréments.

— ÉTYM. K<wtpo;, fiente, et çocyeïv, manger. COPROPRIÉTAIRE (ko-pro-pri-é-tê-r'), s. m. etf.

Celui, celle qui possède une propriété par indivis, avec une ou plusieurs personnes. Je ne crois pas que la puissance législative soit, de droit divin, copropriétaire de mes petites chaumières, volt. Lett. d Cath. (4.

— ÉTYM. Co, pour com, et propriétaire.

t COPROPRIÉTÉ (ko-pro-pri-è-té), s. f. Propriété commune entre plusieurs personnes.

— êtym. Co, pour com, avec, et propriété. fCOPROSE (ko-pro-z'), s. f. Un des noms du

coquelicot.

— ÉTYM. Origine inconnue; voyez pourtant couperose 2.

t COPROSCLÉROSE (ko-pro-sklé-rô-z'), s. f. Terme de médecine. Endurcissement des excréments dans le corps.

— ÊTYM. Kôitpo;, excrément, et <rxM)p«<n;, endurcissement.

fCOPROSTASIE (ko-pro-sta-zie), î. f. Terme de médecine. Rétention des excréments, constipation.

— ÊTYM. Kônpoç, excrément, et <7Ta<r£ct, n-rotai;, rétention, arrêt, de otôm, poser, fixer, rendre ou être stable , en latin stare (voy. stable).

COPTE (ko-pt'), s. m. Nom des chrétiens d'Egypte. Les coptes sont de la secte des Jacobites ou Eutychéens. \\Adj. Un moine copte. || La langue copte, ou, simplement, le copte, l'idiome de transition qui s'est parlé en Egypte depuis l'introduction du christianisme, qui est éteint maintenant, et qui a les plus grandes ressemblances avec l'ancien égyptien. C'est cette ressemblance qui a permis de pénétrer dans l'interprétation das textes hiéroglyphiques. Son application seule [du principe que le système graphique égyptien employa simultanément des signes d'idées et des signes de sons] a pu me conduire à la lecture proprement dite des portions phonétiques, formant en réalité les trois quarts au moins de chaque texte hiéroglyphique; de là est résultée la pleine conviction que la langue égyptienne antique ne différait en rien d'essentiel de la langue vulgairement appelée copte ou cophthe ; que les mots égyptiens écrits en caractères hiéroglyphiques sur les monuments les plus antiques de Thèbes et en caractères grecs dans les livres coptes ont une valeur identique et ne diffèrent en général que par l'absence de

COP

certaines voyelles médianes, omises, selon la méthode orientale, dans l'orthographe primitive, champollion, Gramm. égypt. Introd. p. xvm.

i — ÊTYM. Copie parait être une contraction, par i aphérèse de la syllabe initiale, de Aiyv-tto;, Egypte. COPTE, ÉE (ko-pté, ptée), part, yassé. Cloche coptée pour sonner le tocsin.

t COPTÉE (ko-ptée), s. f. Sonnerie «n coptant.

— REM. V. Hugo a dit coupetées. Le» lourdes coupetées du beffroi, cité dans le Dict. de poitevin.

COPTER (ko-pté), t'. o. Frapper un* cloche d'un seul côté avec le battant.

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