POINDRE
t COURTE-POINTIER (kour-te-poin-tié) , *. m. Celui qui fait des courtes-pointes.
T COURTE-QUEUE (kour-te-keue), s. f. || l'Espèce de tortue {cistude Caroline). || 2° Variété de cerise. || Au plur. Des courtes-queues.
t COURTER (kour-té). || 1° V. n. Terme de commerce. Faire le courtage; chercher à vendre une chose. || 2° V. a. Courter une marchandise.
— ÉTYM. Voy. COURTIER.
t COURTEROLLE (kour-te-ro-1') , *. f. Larve du
hanneton. || Courtilière.
T COURTI (kour-ti), s. m. Terme de blason. Tête de More, lorsqu'elle porte un collier d'argent.
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COURTIER (kour-tié; l'r ne se lie jamais; au pluriel, l'sse lie : des kour-tié-z actifs) , s. m. || 1° Turme de commerce. Agent qui s'entremet pour l'achat ou la vente des marchandises, pour les placements de fonds, les opérations de bourse, etc. Les Juifs allaient faire le métier de courtiers en Asie, volt. Mœurs, 68. Aussitôt un courtier iuif prit la parole.... bern. de s.-p. Café de Surate, fi 11 y a cinq sortes de courtiers : l°les courtiers de marchandises, ayant seuls le droit de faire le courtage des marchandises, d'en constater le cours et d'exercer, concurremment avec les agents de change, le courtage des matières métalliques; 2° les courtiers d'assurances (maritime et fluviale), rédigeant les contrats ou polices d'assurance, concurremment avec les notaires, en attestant par leur signature et certifiant le taux des primes pour tous les voyages de mer ou de rivière; 3° les courtiers-interprètes et conducteurs de navires, faisant le courtage des affrètements; *° les courtiers de transport par terre et par mer , seuls autorisés, dans les lieux où ils sont établis, à faire les transports par terre et par eau; 6" les courtiersgourmets-piqueurs de vin, servant, dans l'entrepôt, d'intermédiaire, quand ils sont requis, entre les vendeurs et les acheteurs de boissons, dégustant à cet effet ces boissons et en indiquant fidèlement le cru et la qualité. || Courtier marron, celui qui exerce sans titre. || 2° Fig. Je n'ai point vu de plus insolent vieillard, s'écria un des courtiers de chair humaine [négrier], chateaub. Nalch. n, 479. C'est une chose merveilleuse que la facilité avec laquelle il se forme une liaison entre les courtiers de galanterie et les femmes qui ont besoin d'eux, lesage, Gi2 Blas, vin, to. De tout Cythère Sois le courtier: On paira bien ton ministère, bérang. Ami Robin. || Courtier électoral, personne qui s'entremet d'élections et qui agit auprès des électeurs au nom et en favour de quelqu'un. || Au sens figuré, courtier a un léminin. Une courtière de mariage.
— hist. xiii' s. On fait le ban qu'il ne soit nus si hardis couletiers ne autres qui accate warde [provision pour autrui], se cieus [celui] n'est presens pourcui il l'acate , tailliar , Recueil, p. 43i.Elmestier devant dit ne puet ne ne doit avoir nul couratier, Liv. des met. 149. Et s'il n'i a coretiernehome qui fist le marchié, Ans. de J. i, 243. ||xivs. Coppin et Jehan corretiers, Bibl. des Charles, 2' série, t. m, p. 423. || xv* s. Alors envoyèrent quérir des plus souffisans et feables coratiers de chevaulx, Jeh. de Saint, ch. 16. Faulx laboureurs, faulx couratiers, Faulx marcheans, faulx regratiers, Mr. de Ste Genev. On passe par hic ou par hoc, Sans courratiers ou truchemens, On se rencontre bec à bec, coquill. Le blason des armes et des dames. || xvi* s. Il ne prend courtier qui ne veut, loysel, 416. Celui qui a ravy ou pris à force femme de libre condition, il ne le condemne qu'en l'amende de cent drachmes d'argent : et celuy qui en aura esté le courratier, et qui l'aura menée, à vingt drachmes seulement, amyot, Solon, 44. Le même peuple saccagea ceulx que l'on appeloit prosagogides comme qui diroit les courratiers, hommes meschans, qui ne faisoient autre mestier que se promener parmy la ville, et se mesler parmy les citoyens, s'enquerans de ce que chacun alloit disant, faisant ou pensant, pour puis après l'aller rapporter au tyran, id. 2)io n, 37. Il sera fidèle courtier et ministre de quelques folles amourettes, id. Comm. discerner le flatteur, 41. A quoy M. le légat servoit de courratier, pour faire valoir la marchandise, Sat. Mén.p. il t. Aujourd'hui, ditLupolde, les parties ne parlent aux juges que par courratiers et personnes interposées, noel du pail, Contes d'Eutrapel, p. 4 68, dans la-
CURNE
— ÉTYM. Génev. courialier, ière, couratier, ière, celui, celle qui perd son temps en course; Berry, picard et saintongeois, couratier, vagabond, coureur; wallon, coultl; rouchi, coultier ; provenç. corratier; anc. catal. corraler; ital. curatliere. Ménage et, après lui, Raynouard le tirent de cursitarius; mais les formes s'y opposent absolument; il vient d'une forme curatarius, dérivée de curare, soigner (voy. cure); le courtier est celui qui prend soin d'une affaire.
f COURTIÈRE (kour-tiê-r'), s. f. Espace dans lequel tourne la roue du moulin à eau.
t C0URT1L (kour-ti) , s. m. Petit jardin attenant à une maison de paysan. 11 est danslecourtil. || Vieux.
— HIST. xm* s. Nus chapeliers de fleurs ne doit ne ne puet cueillir ne fere cueillir au jour de diemenche en ses courtiuz nules herbes, nules fleurs à chapiaus fere.... Liv. des met. 247. Cest cortil fut moult très bien closDepiez de chesne aguz et gros,
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Ren. (289. Prix de courtix etd'aunois et de gardins doit estre selonc les liex là ù il siéent, beaum. xxvii, 19. Et trouvâmes un hermitage ancien de les roches, et trouvâmes les courtilz que les hermites qui i dormirent anciennement avoient fait, joinv. 285. Une maison avec le courtil qui apend à la dite maison, du cange, appendere. || xv s. Toutes fois moy et mon jardin, Nous différons en une chose : Je me vueil abreuver de vin, Et d'eau nostre courtil s'arroze, basselin, Vau de Vire, il. \\ xvi* s. La vieille sortit en ung courtil ou vergier prez sa maison, rab. Pant. m, n.
— étym. Génev. court», corli; wallon, corli; rouchi, courti; provenç. cortil; espagn. corlijo; ital. corlile ; du bas-latin , curtije, dérivé de curlis , métairie (voy. cour).
COURTILIÈRE (kour-ti-liê-r') , s. f. Taupe-gnllon, insecte qui vit sous terre.
— HIST. xvi* s. Le plus grand ennemi qu'aient les jardins est la courtilliere; elle est ainsi appellée à Paris, et, en Languedoc, sterpi,ettaille-sebe, do l'oignon qu'on y nomme sebe, que ceste meschanle beste aime par dessus toute autre viande, o. deserres, 624.
— ÉTYM. Courtil.
t COURTILLAGE (kour-ti-lla-j', Il mouillées), s. m. Production des courtils ou jardins. || Vieux.
— HIST. xm* s. Courtillage, c'est à savoir toute manière de porées, pois noviauz, fèves novelles en cosse vert.... Liv. desmél. 276. ||xvs. Foin, avoine, sel, courtillage; Porrée, lart , oingnons , porreaulx, Chambres, tapis, carreaulxd'ouvraige, eust. descu. Poésies mss. f" 442 , dans lacurne.
— ÉTYM. Courtil.
fCOURTILLE (kour-li-U', U mouillées, et non kour-ti-ye) , s. f. Partie des faubourgs du nord de Paris où se trouvent beaucoup de cabarets. || Descente de la Courtille, rentrée dans Paris des masques après la nuit du mardi gras passée à la Courtille.
— ÉTYM. Courtil, parce qu'il y avait là autrefois beaucoup de jardins et de vignes. La vigne de la Courtille, belle montre et peu de rapport, cïrano de Bergerac, le Pédant joué, p. 26.
COURTINE (kour-ti-n'), s. f. || 1" Rideau de lit. Vieux, ou du moins il ne se dit guère qu'en vers ou par archaïsme. Vous dormez dessous les courtines Des trois Grâces et des neuf sœurs, volt, dans le Dict. de dochez. Que me veux-tu, femme infidèle? ne m'as-tu pas contraint de te punir? Qu'elle est pâle et hideuse! Elle déroule son suaire et me montre sa blessure, elle arrose de sang mes courtines, dusillet, Tseult de Dôle, ch. 13. || Fig. Du haut de la montagne pendaient des lianes qui formaient sur les flancs des rochers de grandes courtines de verdure, Bernard, de s.-p. Paul et Virg. || S. f. plur. Terme de blason. Partie du pavillon qui forme le manteau. || 2" Terme de fortification. Front de la muraille d'une place, entre deux bastions. Bellone va réduire en cendres Les courtines de Philipsbourg, volt. Ép. xxxv. || 3° Terme d'architecture. Façade de bâtiment comprise entre deux pavillons. || 4° Terme de pêche. Sorte de petit parc formé par des filets tendus sur des piquets.
— HIST. xii* s. Qui le tenroit [tiendrait] tôt nu sorlacortine.... RaouldeC. 2(9. || xm's.Tant furent bonnement, bras à bras, souz courtine.... audefr. lebast. Romancero, p. 21. [Il] Amenoient une charete Qui enclose ert d'une cortine, Tien. 9977. Cil arbre vert par ces gaudines Lor paveillons et lor cortines De lor rains [rameaux] sor eus estendoient , Qui du soleil les deffendoient, la Rose, 8474. Trais en sus ung poi la cortine, Qui les reliques encortine, t'6. 2)805. || xv* s. Et avoient le duc et le roi leurs chambres tendues de draps, de courtines et de tapis, froiss. ii, m, 41. [Dianesurprise au bain par Actéon] Ne sot de quoi faire courtine, En la fontaine se retire, id. Poésies mss. p. 373, dans lacurne. Lors mist la main à la courtine pour la tirer arrière, Perceforest, t. n, f" 42. Car je sçay qu'entre deux courtines Est tout le bien, toute la joie D'amours, de soûlas et la voie, eust. desch. Poésies mss. 1° 663, dans lacurne. De grasses soupes jacobines Et flans leur faire oblation, Et puis après sous les courtines Parler de contemplation, villon, G. Testam. Legs aux frères mendions et béguines. || xvi* s. Pour pavillon, qui d'un tel roy soit digne, Tu tends le ciel, ainsi qu'une courtine, marot, iv, Ut. Et, approchant de la courtine, lui demandèrent comme il avoit reposé celle nuit, despeu. Contes, cxxvni. La seconde chose que l'expérience a fait approuver à beaucoup de gens, c'est de destacher les bastions des courtines, niesmcs
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les porter outre le fossé.... ils ne laissent ri'estre tris bien défendus de [par] l'harquebuserie des courtines, lanoue, 337. Ils firent tous merveilleux devoir, combien que l'artillerie [des assiégeants] qui battoit en courtine, les endommageoit fort, m. 581. Une longue terrasse pratiquée sur les flancs d'un rocher.... à petites tourelles tournées et massonnées a cul de lampe, avancées hors de la courtine de la terrasse, h. belleau, Bergeries, p. 4 , dans lacurne.
— ÉTYM. Berry et norm. cortine, rideau de lit ; wallon, gordène; provenç. esp. etital. cnrtina; baslat. corftna, petite cour, mur entre bastions, rideau autour d'un autre, en somme quelque chose qui protège; cortina, dans Isidore, tapisserie, tenture en peaux; latin classique, cortt'na, chose ronde, espace circulaire, chaudron.
COURTISAN (kour-ti-zan) , s. m. || 1° Celui qui fait partie de la cour du prince. L'éducation qu'il avait reçue de ce courtisan chrétien qui passa pour l'homme le plus vrai de son siècle, mass. Or. (un. Dauphin. Qui est plus esclave qu'un courtisan assidu,si cen'est un courtisan plus assidu? la bruy.viii. Qui considérera que le visage du prince fait la félicité du courtisan, comprendra un peu comment Dieu peut faire toute la gloire et tout le bonheur des saints, id. ib. Se dérober à la cour un seul moment, c'est y renoncer; le courtisan qui l'a vue le matin , la voit le soir pour la reconnaître le lendemain, ou afin que lui-même y soit connu, m. ib. Les roues, les ressorts, les mouvements sont cachés; rien ne paraît d'une montre que son aiguille, qui insensiblement s'avance et achève son tour; image du courtisan, d'autant plus parfaite qu'après avoir fait assez de chemin il revient au même point d'où il est parti, id. ib. Et de ses courtisans souvent les plus heureux Vous pressent à genoux de lui parler pour eux, corn. Cïnno, I, 2. D'un courtisan flatteur la présence importune.... id. ib. il, 1. Mais un vieux courtisan est un peu moins crédule; Il voit quand on le joue et quand on dissimule, corn. Poly. v, i On voit partout que
l'art des courtisans Ne tend qu'à profiter des faiblesses des grands, mol. D. Gare. Il, i. Sachez, s'il vous plaît, monsieur Lysidas, que les courtisans ont d'aussi bons yeux que d'autres, qu'on peut être habile avec un point de Venise et des plumes, aussi bien qu'avec une perruque courte et un petit rabat uni, mol. Critique, se. 7. Messieurs les courtisans, cessez de vous détruire; Faites, si vous pouvez, votre cour sans vous nuire ; Le mal se rend chez vous au quadruple du bien, la font. Fabl. vm, 3. Le courtisan n'eut plus de sentiment à soi, boil. Épit. ix. Le choix des temps et des occasions est la grande science du courtisan, mass. Or. {un. Dauphin. Ce qui est encore plus difficile, quelquefois il résistait en leur faveur [des soldats] à l'impatience des généraux et s'exposait aux redoutables discours du courtisan oisif, fonten. Vauban. || 2° Celui qui cherche à gagner par des prévenances ou des flatteries les bonnes grâces de quelqu'un. Le maréchal d'Humières, homme d'honneur quoique fort liant avec les ministres et très-bon courtisan, st-sim. 23, < 2. || Se dit aussi de celui qui recherche les bonnes grâces d'une dame. || 3° Adjectivement. lien résultera l'avantage d'amortir parmi la noblesse l'esprit courtisan, i. J. bousseau, Pol. 7. || Au féminin. Donc à si peu de frais la vertu se profane, Se déguise, se masque et devient courtisane, Se transforme aux humeurs, suit le cours du marché, Et dispense les gens de blâme et de péché, Régnier, Sat. v. Il me crut en grande faveur auprès de M. de Richelieu; et la souplesse courtisane qu'on lui connaît, l'obligeait à beaucoup d'égards pour un nouveau venu, J. J. rouss. Conf. m.
— HIST. xvi* s. Il avait quelque façon externe qui pouvoit n'estre pas civilisée à la courtisane, mont, i, U7. Un courtisan [un homme attaché au prince], id. i, 467. Un cheval, qui n'est ni dateur ny cortisan, verse un roy.... id. iv, 31. Ces contes sont fort plaisants; mais il faudroit savoir le courtisan [patois] du pays, pour les faire trouver tels, desper. Contes, lxxii. Des ungs il fut reçu cordialement, des aultres à la courtisanne, carl. vi, 33. La pauvre reyne était patiente, suportant constamment les assauts de l'envie courtisanne, Nuits de Straparole, t.i, p. 298, dans lacurne. Par Dieu, ce n'est pas sans cause si l'on dit qu'il se cueille plus d'espines que de rozes au jardin des courtisans, et que pour un verre cassé, auprès des rois et des princes, bien souvent vingt années de services demeurent bien égarées, sully, t. m, p. 73, dans
LACURNE
— ÉTYM. Ital. corligiano, de eorte, cour (voy.
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cot'rV Comp. le bas-lat. acortisianus qui signifie métayer.
COURTISANE (kour-ti-7a-n') , s. f. ||1' Nom que l'on donne aux femmes de mœurs déréglées, mais non sans quelque élégance, qui sont dans les grandes villes d'Italie. Les courtisanes de Venise. La Courtisane amoureuse, titre d'un conte de la fontaine, dont la scène est à Rome. || Par extension, nom donné aux femmes de ce genre dans l'antiquité. Les particuliers qui veulent assurer le succès de leurs entreprises, promettent d'offrir à Vénus un certain nombre de courtisanes qu'il font venir de divers endroits, barthél. Anach. ch. 37. Corinthe érigea un temple à Vénus où plus de mille courtisanes furent consacrées; c'est de ce séminaire que sortirent la plupart de ces beautés célèbres dont Athénée a osé écrire l'histoire, montesq. Esp. xxi, 7. || Par une autre extension, dans le style soutenu, toute femme de mauvaise vie qui est au-dessus des simples prostituées. Une vile courtisane. Le Canara est toujours en possession de fournir les courtisanes les plus voluptueuses et les plus belles danseuses de tout l'Indoustan, raynal, Hist. phil. m, 16. || 2" Terme d'histoire naturelle. Vénus courtisane, sorte de mollusque (Venus meretrix).
— HIST. xvi' s. La courtisane Flora disoit. ... mont, m, 2. Le mot de courtisanne qui est le moins deshonneste synonyme de putain, a pris son origine de la cour de Rome , à sçavoir des premières devottes qui frequentoientplus que très familièrement jour et nuit avec les prélats de Rome, h. est. Apol. d'Hérod. p. 576, dans lacurne.
— ÉTYM. Courtisan.
t COURTISANERIE (kour-ti-za-ne-rie) , s. f. Adulation de courtisan.
— HIST. xvi' s. Maquerellage, flatterie, parasiterie, crocqueterie, courtisannerie, menterie, diablerie, damnerie, et toutes telles sciences et practiques desguisantes ou destruisantes vérité, Alector, roman, p. 35, dans lacurne. Pasquier a dit courtisante : Ostez de votre teste cette courtisanie que je vois estre pratiquée par quelques uns qui ne se veulent charger de cause contre les grands, pour ne leur desplaire, Lettres, t.l, p. 636, dans lacurne.
— ÉTYM. Courtisnnier. Courtisanie, dérivé immédiatement de courtisan, était meilleur et plus logique que courtisanerie.
t COURTISANESQUE (kour-ti-za-nè-sk'), adj. Qui est à la façon des courtisans , peu naturel. Se donner de garde du venin qui est caché sous le miel de vos beaux conseils courtisanesques, villeroi, Mém. t. m, p. 70. J'emploie non la langue courtisanesque, mais celle des gens avec qui je travaille à mes champs, p. l.cour. n, 130.
— ÉTYM. Courtisan, et la finale esque, qui est italienne.
t COURTISANIER, 1ÈRE (kour-ti-za-nié, niê-r"), adj. Synonyme inusité de courtisanesque.
— ÉTYM. Courtisan.
COURTISÉ, ÉE (kour-ti-zé, zée) , part, passé. Les ministres courtisés par ceux qui ont besoin d'eux. Une femme courtisée. Toujours prodigue et jamais épuisé, Par conséquent d'un chacun courtisé, J. B. rouss. Allég. i, 6. || Substantivement. Le courtisan et le courtisé.
f COURTISEMENT (kour-ti-ze-man), s. m. Action de courtiser.
— HIST. xvi* s. [On voit les courtisans] De mesme façon morguer Et de mesme harenguer, Partout en tout n'ayant qu'un Geste et jargon pour chacun, Selon que différemment S'offre à leurcourtisement.... du verdier, Biblioth. p. 2D0, dans lacurne.
COURTISER (kour-ti-zé), v. a. || 1° Faire sa cour à une personne. On t'honore dans Rome, on te courtise, on t'aime, corn. Cinna, v, i. Il courtisait le peuple en vous servant vous-même, m. j. chen. Tibère, m, i. [Je n'ai] Ni d'un peuple avili courtisé la faveur, m. ib. || 2" Courtiser une femme, chercher à lui plaire. || Fig. Et, tel qu'un souverain, De loin et sur la foi d'une vaine peinture, Par ses ambassadeurs courtisa la nature, delille, Homme des champs, m. || Courtiser les muses, s'adonner à la poésie. Juge si, toujours triste, interrompu, troublé, Lamoignon, j'ai le temps de courtiser les muses, boil. Épit. vi. || On dit dans le même sens : courtiser la gloire, la fortune. || Courtiser le malheur, rendre un juste hommage à quelque noble infortune.
— HIST. xil* s. Puis t'envoiai à Paris cortoier X quatre cens [avec quatre cents chevaliers], sans point de mensongier, Raoul de C. 45. || xiu' s. Et li dites.... Qu'il vaingneaprendreàcortoier,flen. 18940. || xv* s. L'amour je laisserai faire Et les dames cour-
ron