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tisrr. Il no mn faut pins qu'a boire D'autant et me t, bassrltn, xxx. On va disant que j'ai fait mie; Mais je n'en ai point encore d'envie; Je neMliroy assez bien courtiser, ro.xi.rx. ||xvi' s. Le premier où j'ay loucourtizer est dans la poésie d'Olivier de Magny, parole qui nous est pour le jour d'hut fort familière, pasquier, Recherches, liv. vm, p. 662, dans lacurne. Des François on ne «çait plus faire un corps d'armée constant et réglé.... c'est au commandantdesuyvre.courtizer et plier, àluyseul d'obéir; tout le reste est libre et dissolu, mont.
— ÉTYM. Voy. courtois jsaintongeois, courtoiser; provenç. cortejar, cortexar; espagn. cortejar; ital. corteggiare. Cortoier, de l'ancien français, signifiait être à la cour du prince, du seigneur; courtiser est plus récent. On a dit aussi beaucoup au xvi* siècle courtisaner.
COURT-JOINTE, ÉE (kour-join-té, tée), adj. || 1° Terme de vétérinaire. On dit qu'un cheval est court-jointé, quand il aie paturon court. Point d'épaules non plus qu'un lièvre, court-jointé, mol. Fdch. il, 7. || 2° Terme de fauconnerie. Se dit d'un oiseau qui a les jambes de médiocre longueur.
— ÉTYM. Court, et joint, s. m., articulation. fCOURT-MAXCHKIl (kour-man-ché), v.a. Terme
de cuisine. Passer une broche de bois dans le manche d'une épaule de mouton, pour rapprocher ce manche du gros de l'épaule. Épaule court-manchée.
— ÉTYM. Court, et manche, t. m.
t COURT-MONTÉ, ÉE (kour-mon-té, tée), adj. Terme de manège. Cheval court-monté, cheval qui a les reins bas.
— ÉTYM. Court , et monté.
COURTOIS, OISE (kour-tot, toî-z'; ChilTlet, ail xvir* siècle, remarque qu'on tolérait courtais), adj. || 1° Gracieux dans ses discours et ses manières. Tout courtois il me suit et d'un parler remis.... régnirii, Sat. x. Ils sont toujours parfaitement courtois envers un chacun, desc Pass. 146 Maximin courtois ou furieux, rotr. Sl-Gen. n, 8. Voyons sous cet habit qui me fait méconnaître, S'il m'est aussi courtois qu'il m'a promis de l'être, id. Bélis. i, e. || Par extension. Un âne accompagnait un cheval peu courtois, la font. Fabl. vi, (6. [| 2° F.n parlant îles choses, qui a le caractère de la courtoisie. Façons peu courtoises. Ce monstre si cruel [l'Envie] sous un front si courtois N'a-t-il pas de l'accès en la maison des rois? rotr. Bélis. v, 5. || En langage de chevalerie, on appelait armes courtoises, c'est-àdire douces et innocentes, des armes qui ne pouvaient blesser, par opposition aux armes à outrance.
— REM. Marguerite Buffet et Bouhours déclarent vieilli ce mot ainsi que courtoisie; et de Caillières dit : « Courtois n'est plus guère dans le commerce des gens du monde; civil a pris sa place, de même que civilité a remplacé courtoisie. » 11 est certain que dans le langage ordinaire on dit plutôt civil et civilité; mais, dans le style soutenu, et quand on veut ajouter quelque idée d'élégance à la civilité, courtois, courtoisie ont repris faveur , et l'on s'en sert très-bien.
— HIST. xi* s. Et Oliviers li preux et li curteis, Ch. de Roi. xlii. || xu* s. Ses oncles [son oncle] ii cortois, Ronc. p. 25. Oliviers fu cortois et afaitiés, ib. p. 65. Beaus et cortois, pleins de chevalerie, ib. p. (26. Fils, moût feroies que cortois.... la Charrette, v. 3234. Certes, dame, moût s'honeure Oui cortois est contre tort, Couci, rv. Car nuls dons n'est cortois qu'en trop délaie [retarde], t'6. xvi. Après parla dus Bueves H proz et li cortois, Sax. xxxiti. Guillames en fu uns, li buens quens d'Arundel, Sages, curteis e preus e senz cul mal apel, Th. lemart. 6». || xiii' s. Adonc sali li rois es pies, et prist un frain, et s'en ala as cambres cortoises, tous désespérés, et s'estranglo des rienes dou frain, Chr. de Rains,p. (6. Et il i entrèrent volentiers à son cornant, car il estoit larges et courtois, ib. p. 79. Belin, ce dist Nobles li rois, Moult estes sages et cortois, Jà mauves conseilne donez.... Ben. 18108. Moult estesperance cortoise, Qu'el ne laira [laissera) jà une toise Nul vaillant homme jusqu'au chief [à la fin], Ne por péril, no por meschief, la Rose, 2643. Je n'i lesse mie atouchicr Chascun vilain, chascun porchier; Ains doit estre cortois et frans Cil de qui tel servise prens, ib. (949. La tierce reson, comment cil qui est porsivis de servitute se pot deflendre, si est par une cause qui n'est pas cortoise, beaum. xlv, («. || xiV s. Laides paroles ou courtoises, orksme, Eth. 137.... [Les oiseaux de fauconnerie] Que nature fais a si beaux, Si joincts, si courtois, si jolis, Modus, f° cvi. || xv' s. [Le sire des Flamands ne voulait pas
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épouser la fille du roi d'Angleterre par qui son père avait été tué, les Flamands étaient au contraire portés pour falliar.ce anglaise] Si le prirent et mirent en prison courtoise, et bien lui dirent que jamais n'en istroit s'il ne creoit leur conseil, froiss. i, i, 8)0. I/escuyer espaignol entra tout premièrement dedans [le gué de la rivière] et leur monstra le chemin ; quant ils veirent que le passage estoit bon et courtois, si furent tous resjouis, id. liv. m, p. 242, dans lacurne. || xvT s. Qui fit françois il fit courtois, fauchet, Des origines, liv. I, p. 88, dans LA- CURNE.
— ÉTYM. Provenç. et anc. espagn. cortes; portug. cortex; ital. cortese; du bas-latin curtit, cour (voy. cour), par l'intermédiaire du suffixe ois, eis, qui est le représentant du suffixe latin ensis. Chambre courtoise, dans l'ancienne langue, signifiait latrines, lieux d'aisance.
COURTOISEMENT (kour-toi-ze-man) , adv. D'une manière courtoise.
— hist. xi* s. Si lur a dit un mot curteisement , Ch. de Bol. lxxxix. || xn* s. Uns petit biens vaut mieux, si Diex me voie, Qu'on fait courtoisement. Que cent greignor [plus grands] fait envieusement, Couct, xvi. Il xiii* s. Berte [ils] vont saluer moût très courtoisement, Berte, rx. Partir s'en doit, mais ce doitestre courtoisement, bbadm. v, )2. On ne doit nului savoir mal gré, se il requiert son droit debonerement et cortoisement, id. li, 22. Et fesoit servir si courtoisement à sa court, et largement et habandonnéement, et plus que il n'i avoit eu lonc temps passé, joinv. 398. Il xiv* s. La chose courtoisement traitée, bercheobb , f 64 , verso. || xv s. Le comte [de Hainant] leur respondit moult courtoisement [aux commissaires d'Edouard III] et leur dit.... froiss. I, 1, 45. Et octroia courtoisement le demeurer jusqu'à la volenté de madame la roine, id. i, i, 25.
— ÉTYM. Courtoise, et le suffixe ment , provenç. eortesamentz ; catal. cortesament ; espagn. cortesmente; ital. cortesemente.
COURTOISIE (kour-toi-zie), t. f. || 1' Civilité relevée d'élégance ou de générosité. Penses-tu que par courtoisie Le monde entier te fasse accueil? bérang. Portrait. On vit la courtoisie habiter les châteaux, st-lambert, Saisons, iv. Malgré la courtoisie prescrite aux chevaliers, il régnait, parmi les grands, de la grossièreté et de la rudesse, raynal, Hist. phil. 1, introd. [\ 2° Bon office, gracieusement rendu. Je vous remercie de votre courtoisie. Mon âme est de merveille également saisie Et de sa diligence et de sa courtoisie, tristan, Panthée, m, 8. Votre courtoisie, 6 vainqueur généreux, Fait un miracle en moi qui n'est pas ordinaire, mairet, Sophon. m, 4. || Dans un langage familier et dans un sens qui a vieilli, les faveurs d'une femme. Tous ces beaux suffisants dont la cour est semée Ne sont que triacleurs et vendeurs de fumée; Ms sont beaux, bien peignés, belle barbe au menton; Mais quand il faut payer, au diable le teston; Et, faisant des mourants et de l'âme saisie, Ils croient qu'on leur doit pour rien la courtoisie, rëgnier, Sat. xiii. y 8° Terme de fauconnerie. Faire courtoisie aux autours, leur permettre de plumer le gibier.
— HIST. xn* s. Puis lui a dit deuz moz par courtesie, Bonc. p. 68. S'ele le fait, ce sera courtoisie, Couci, n, Dame, valor, biauté et courtoisie [il y] A tant en vous qu'on n'i fait qu'amender, ib. xxi. Quant Je reçoit la simple cortoisie Et les douz mots que [je] soil [j'ai coutume] à lui [elle] parler, ib. xxn. Il xiii* s. Trois ans fil] fut chevaliers, pleins fu de courtoisie, Berte, n. Nul mestre ne le doit prendre pour mains de vingt sols parisis, et prendre boin gage ou boin argent, ne ne li est tenus de rien à fere courtoisie, Liv. des mit. 889. Doit-il estre pour moi haïs, S'il, por moi faire cortoisie, Languist en la tor Jalousie? la Bote, 4)7). L'en se merveilla moult quant le roy fist ce.... mez il le fist par sa courtoisie, JomY. 28). Ceste grant courtoisie fist Diex à moy et à mes chevaliers; car nous eussions le soir gueté en grant péril, id. 223. Courtoisie est que l'on sequeure [secoure] celi dont on est au desseure [celui qu'on a vaincu], Leroux dk lincy, Prov. 1. 11, p. 278. y xiv* s. Et doit chescun au comancement entendre et prendre garde de qui U reçoit courtoisie , oresme, Eth. 255. Il demanda sa partie [sa part] de la courtoisie [pourboire] des dites fiançailles, ainsi comme au pays est de coustume, nu cange, avantagium. Ménestrels huit franci, sans les cuillers et autres courtoisies, Ménagier n, 4. Les aucuns disent qu'ils [les assiégés] trouvèrent moult de courtoisies en ceux de Brabant, et qu'ils souffrirent par plusieurs fhis laisser passer
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parmi leur ost vivres assez largement pour mener devant Tournay , froiss. i, 1, )39. Gueres plus belle courtoisie ne peut homme faire à autrui que lui prester son argent sec, leroux de lincy, Prov. t. n, p. 303. Passez, passez hardiement. — C'est donc par commandement? — Certes non est, mais courtoisie, eust. desch. Poésies mss. f° 5)2, dans lacurne. Courtoisie et mesure est une mesme chose; beau filz, à tous tes faitz adjouste manière et mesure, si auras en toy moult belle vertu, Perceforest, t. 11, p. )47. Quant la journée du tournoi et les courtoysies des honneurs acquerre seront passées.... t'6. t. nr, f" 3. Il xvi* s. Courtoisie tardive est discourtoisie, cotgrave. Courtoisie qui ne vient que d'un costé ne peut longuement durer, id.
— ÉTYM Courtois; provenç. cortexia ; espagn. et ital. cnrlesia.
t COURTON (kour-ton), s. m. Troisième qualité défilasse; les quatre qualités sont le chanvre, la filasse, le courton, l'étoupe.
— ÉTYM. Court.
t COURT-PENDU (kour-pan-du) , s. m. || 1° Espèce de pomme rouge à courte queue, dite aussi capendu (voy. capendu). || 2° Un des noms du loriot d'Europe. || Au plur. Des court-pendus.
— HIST. xvi' s. On peut faire quelque sirop magistral de pommes de reinette ou court-pendu, paré, XX, 28.
— ÉTYM. Court, et pendu, à cause que la queue est très-courte.
t COURT-TOUR (kour-tour), s. m. Petit écheveau de soie qui doit être porté à la cuite et à la teinture. Il Au plur. Des courts-tours.
t COURT-VÊTU, CE (kour-vê-tu, tue), adj. Qui a des vêtements courts. Voy. court.
t COURT-VITE (kour-vi-f), s. m. Genre d'oiseaux des pays chauds (échassiers). || Au plur. Des court-vite.
— étym. Courir, et rite.
COURU, UE (kou-ru, rue), part, passé du verbe courir. Il l°Poursuivi. Cerf couru. || 2° Parcouru. Un pays couru par les ennemis. || 3° Recherché. Garçon couru des filles, la font. Herm. Ce n'est pas un attachement à ce qui est parfait, mais à ce qui est couru, la bruy. xiii. Il suffisait à Bathylle d'être pantomime pour être couru des dames romaines, id. xn. Les maris aujourd'hui, monsieur, sont si courus; Et que peut-on, hélas! avoir pour vingt écus?REGNARD, Légat, y, 3. Avouez que c'est un fatigant mérite que celui d'être un joli homme, et de ne pouvoir pas faire un pas sans être couru de tout le monde? baron, l'Homme abonnes fortunes, 1, 8. La place de dame d'atour de Mme la duchesse de Chartres était peu courue, st-sim. 42, 2B). On ne souhaite les fonctions que pour les rétributions qui y sont attachées ; les mieux payées sont les plus courues, mass. Conf. Ambit. Des ennemis de la croix de Jésus-Christ et de sa doctrine, et qui, par l'ascendant que leur donne la facilité et l'agrément de leur esprit, sont courus, recherchés, reçus partout avec distinction, id. ib. Manière dont les clercs doivent se conduire dans le monde.
f COURUE (kou-rue), *. f. Espace de temps pendant lequel on laisse l'eau couler hors des étangs ou réservoirs dans le ruisseau qui sert à flotter le bois.
— étym. Couru.
+ COUSCOU (kou-skou ), i. m. Graine de houlque en épi ou de mais mondée. || On trouve ce mot écrit cuzcuz. Le riz, le maïs, le cuzcuz, le mil, la cassave, j. i. rouss. Conlr. m, 8.
t COUSCOUS (kou-skous') , s. m. Mélange de viande et de farine réduites en boulettes très-petites qu'on fait frire dans l'huile.
— REM. On trouve aussi couscoussou ; mais les orientalistes disent que cette forme est fautive.
— étym. Arabe, kouskous.
t COUSEAU (kou-zô), s. m. Botte de paille de froment et de seigle mélangés.
COUSEUSE (kou-zeû-z') , s. f. Ouvrière qui coud, et, particulièrement, femme qui coud les livres pour les brocher. || MacTiine qui coud et fait la besogne descouseuses.
— ÉTYM. Coudre , par le participe cousant.
t COUSHITE (kou-chi-f), s. m. Proprement, nom que la Bible donne aux Éthiopiens ; ce nom est étendu par les érudits de nos jours à une population (encore mal déterminée puisqu'on n'en connaît pas la langue) qu'on suppose avoir jeté les fondements des empires puissants de l'Asie occidentale, Babylonie, Susiane, Gédrosie.
— ÉTYM. Hébreu, Kusch, Ethiopie.
). COUSIN, INE (kou-zin,zi-n'), s. m. et f. || !• Il
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H dit de tous les parents ou alliés autres que ceux qui ont un nom spécial. Les cousins germains sont les cousins issus de frères ou sœurs. Les cousins issus de cousins germains sont les cousins au second degré. Cousins au troisième, au quatrième degré, au sixième degré, parents à ce degré. Chacun, jetant les yeux dans un rang ennemi, Reconnaît un beau-frère, un cousin, un ami, corn. Hor. 1, 4. S'il vous souvient aussi, dès lors un trait de flamme Des yeux de ma cousine avait blessé votre âme, rotr. Bélis. iv, 2. Vous donnant des conseils de cousine cousine, Il prétend vous tirer de vos égarements, Et par même moyen savoir vos sentiments, la font, florentin, i, 6. Un cousin, abusant d'un fâcheux parentage. Veut qu'encor tout poudreux et sans me débotter, Chez vingt juges pour lui j'aille solliciter, boil. Épit. vi. Vois-tu cet autre avec ce visage farouche? C'est Ajax, fils de Télamon et cousin d'Achille, fén. Tél. xix. X Rome, le mariage entre cousins germains était permis, chateaub. Génie,!, I, )•. Il Mon cousin, titre que le roi de France donnait, dans ses lettres, aux princes du sang, aux cardinaux, aux pairs, aux ducs, aux maréchaux de France. Le roi répondit aux grands d'Espagne, et leur donna à tous le cousin qu'ils ont aussi des rois d'Espagne, st-sim. 84, 98. || Familièrement. Je n'eus pas de peine à lui faire entendre [à M. de Beauvillier] que, quand bien même son expulsion ne serait pas résolue, l'intrusion d'Harcourt en était le cousin germain [en était l'équivalent, l'avant-coureur], id. 22) , 286. Il Fig. Si cette fortune lui arrivait, le roi ne serait pas son cousin, il en ressentirait un orgueil excessif. || 2° Familièrement. Cousins, personnes qui vivent comme bons amis. Ils sont grands cousins. Si vous faites telle chose, nous ne serons pas cousins. Ces animaux vivaient entre eux comme cousins, la font. Fabl. xn, 8. || 3° Cousin de la gueule noire, se dit dans le Berry de ceux qui sont intéressés dans les forges. La gueule noire est une métaphore par laquelle on désigne une usine à fer. Il 4° Chanteau de pâtisserie qu'on envoie, quand on rend le pain bénit, aux parents et aux amis. |j Proverbe. Tous gentilshommes sont cousins, et tous vilains compères.
— hist. xi* s. Tedbal de Reims et Milon son cusin, Ch. de Bol. xii. || xir* s. Cil quatre estoient et cosin et parent, Bonc. p. )2). Mult nota les paroles que li quens respundi, Pur ço que li quens ert cusins le rei Henri , E erent d'un conseil e durement ami , Th. le mart. 52. || xiii' s. Cil dui conte estoient cousin germain et neveu le roi de France, villeh. li. Qu'à sa cousine [il] puist hastivement venir, Berte, xiii. Il estoit en guerre contre Burile, qui ses cousins germains estoit, H. de valenc. )i. Paorqui tint la teste encline, Parla à Honte sa cousine, la Bose, 3658. Li dis doit le fait resembler; Carie: vois as choses voisines Doivent estre à lor faiz cousines, ib. ) 5394. Nos apelonscoisinstozcez que la loi apele parenz de par père ou de par mère, Liv. dejust. 23) . En ce meisme degré sont cil qui sont apelé cosin germain et coisines germaines : ce sont cil qui nessent de deus frères et de deusserors, ou de frère ou de seror, ib. 227. Etli fix de mon oncle m'est el secont degré de lignage en montant, et l'apel on cousin germain, beaum. xix, s. Je ving au conte de Soissons, cui [duquel] cousine germaine j'avoie espousée, joinv. 227. Sire, se vous ne me lessiez dire que vous soies cousin au roy, l'en vous occirra touz et nous avec, id. 240. Il xiv* s. Cognoistre sa cousine ou cas dessus dit n'est pas pechié pource que la decretale le défient, oresme, Eth. )63. || xvs. Son mari lui rendit la chose telle comme elle lui bailla, combien qu'il en demourast toujours le cousin [dupe], louis xi, Nouv. xix. Et tiens, qui en auroit affaire, qu'on la trouveroit aujourd'hui au rang de nos cousines [courtisanes] en Avignon, àBeaucaireouautrepart, \n.ib. lv. Nous ferons venir à notre logis deux jeunes Biles denos cousines [filles de joie], id. ib. Lvm.Mes amis, vous faictes 'comme celuy qui espouse sa cousine, puis en demande dispensacion, Petit Jehan de Saintré, p. 285, dans lacurne. || xvr= s. Après disner, ayant toujours continué ses premiers propos, ils furent incontinent cousins, desper. Contes, lxi. Le faillir à gaigner honnestement, est cousin germain de perte, 0. de serres, 738. Et diroit on à voir la chère et grâce de ces beaux mespriseurs de toutes choses, qu'ils sont cousins germains de quelque grosse souche de bois, Dial. de tahureau, p. 45, dans lacurne.
— ÉTYM. Provenç. cosin, coxin, cousin, coxina , cousine ; catal. cosi; ital. cugino; pays de Coire, cusrin, cusdrin; cosina, cousine; bas-lat. cossofre*us, dans un glossaire du vu* siècle; du latin
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consobrinus, de cum, avec, et sobrinus, cousin; c'est ce que montrent les formes cusrin, cusdrin , où IV est conservée.
2. COUSIN (kou-zin) , ». m. || 1* Moucheron dont la piqûre est fort incommode ( culex pipiens ). Vous êtes tourmentée des cousins, sév. 487. Je le compare aux cousins de votre pays qui font beaucoup de mal, sans qu'on les voie ou qu'on les entende, m. t. vi, letl. 637, p. 404, dans pouoens. Le cousin qui voltige dans l'air a d'abord été habitant de l'eau -, c'est aussi sur l'eau qu'il va déposer ses œufs, bonnet, Contempl. nat. 41* part. ch. 6. || 2* Fig. Chasser les cousins, éloigner les parasites qui prennent prétexte de parenté ou d'amitié, par un jeu de mot sur le double sens que présente le mot cousin. || Par un même jeu de mot. Etre mangé de cousins, avoir toujours des cousins chez soi.
— HIST. xvi* s. Cusin, monstre à double aile, au mufle elephantin, Canal à tirer sang, qui, voletant en presse, Sifles d'un son aigu.... rons. 270. Tant n'est la guespe ennemie au raisin, Ni au bergeail le moleste cusin , am. jamyn, liv. v, Épigr. àGellia.
— ÊTYM. Génev. cusin; saintong. cheusson; du latin hypothétique culicinus, diminutif de culex, cousin.
COUSINAGE (kou-zi-na-j') , s. m. || 1" Parenté entre cousins. Les prérogatives du cousinage. 11 vient les visiter sous le nom de cousin; La soubrette d'ailleurs sait gagner un voisin; Là, tout devenant libre à ce feint cousinage, Us y vont en secret jouer leur personnage, hauterochb, les Apparences trompeuses, ni, 2. || 2° Tous les parents. Il pria tout son cousinage.
— HIST. xiii' s. [Il] verra se li ferez amur et cusinage, jordan fantosme, dans le Gloss. français de Du Cange. Et com nature aist establi entre nos un cosinage loial, desloial chose est que nus noms face conchiemant ne barat à autres, Liv. de just. 2. Cosin Renart, dist Chantecler, Nus ne se doit en vos fier; Dahez ait vostre cosinage, Ben. 4707. || xvi* s. Il [un seigneur au fond de sa province] oyt parler de son maistre [le roi] une fois l'an comme du roi de Perse, et ne le recognoist que par quelque vieux cousinage que son sacretaire tient en registre, mont, i, 333. Les ducs qu'il avoit accousinez [appelés cousins] n'empêchèrent point les premiers coups de poings du cousinage nouveau, d'aub. Fœn. ni, 4 8. Or ces deux, l'ouye et la parole, se respondent et rapportent l'une à l'autre, ont un grand cousinage ensemble, l'un n'est rien sans l'autre, charroi, Sagesse, i, 4 2.
— ÉTYM. Cousin i.
COUSINE, ÉE (kou-zi-né, née), part, passé. Cousine par tous les hobereaux de son canton.
COUSINER (kou-zi-né). || 1° V. a. Traiter de cousin. Je le cousine. || Absolument. La grande Mademoiselle cousinait, et distinguait, et s'intéressait fort en ceux qui avaient l'honneur de lui appartenir, st-sim. 5, 71. || Faire l'office de cousin. Guitaud me reconduira en cousinant jusques à une journée de Nevers, sêv. 339. || 2° V. n. Faire le parasite sous prétexte de cousinage. Il va cousiner chez l'un ou chez l'autre. || 3° Fig. Ils ne cousinent pas ensemble, se dit de deux personnes mal disposées l'une contre l'autre. || 4° Se cousiner, v. réfl. Se traiter réciproquement de cousins.
— ÉTYM. Cousin 4.
f COUSINERIE (kou-zi-ne-rie) , ». f. Voy. cousi-