‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 63 sur 403 · AGGRAVANT, AGGRAVATION, AGGRAVER · texte numérisé non relu

AGGRAVANT, AGGRAVATION, AGGRAVER

AGREABLE (a-gré-a-bl'). || i'Adj. Qui plaît, qui est agréé. Lieu agréable. Jeune fille d'une .figure trèsagréable. Êtreagréableàl'oreille, au goût. Vinagréable à boire. Son arrivée me fut très-agréable. Ne recevoir que des nouvelles agréables. La victime fut agréable aux dieux. Compagnon agréable. Vieillard agréable. Des femmes agréables de corps et d'esprit, fên. Tél. xiv. Apollon montre à tous ces bergers les arts qui peuvent rendre la vie agréable, id. ib. II. Nos arbres touffus nous donnaient une ombre plus agréable que les lambris dorés des palais des rois, id. ïo. Bientôt il devint grand, robuste, agréable et adroit à tous les exercices du corps, id. ib. xxiv. Ses bonnes qualités, ses manières engageantes, son humeur agréable, son naturel doux et condescendant, bourd. Pensées, t. n, p. 288. Point d'assemblées profanes, mais du reste une société agréable, visites, promenades, campagnes.... id. ib. t, i, p. 348. Chacune de ces victoires demandera de vous bien des combats, et chacun de ces combats bien des sacrifices plus agréables à Dieu que tous les sacrifices de l'ancienne loi , id. ib. p. 374. Au milieu de sa prospérité et jusque dans le plus agréable sentiment de ce bonheur humain dont il jouit, il y a toujours un ver de la conscience qui.... id. ib. p. 405. On les voit eux-mêmes, dans l'usage du monde descendre à tant d'autres petits soins et d'autres minuties, pour se rendre agréables à un prince, à un grand, à toutes les personnes qu'ils veulent gagner, id. t&. p. 420. Il me suffit que ce soit une maison de salut pour me la rendre non-seulement supportable, mais agréable, mais aimable, id. t'6. t. il,

p. 364 agréable colère I Digne ressentiment à ma

douleur bien doux I corn. Ci d , i , 5. Sérieux autant qu'agréable père de famille, dans les douceurs qu'il goûtait avec ses enfants , il ne cessait de leur inspirer les sentiments de la véritable vertu, boss. Louis de Bourbon. Eh! est-il possible, dit-on, que Dieu m'ait si étroitement défendu ce que lui-même m'a rendu si agréable? id. Pensées chrét. 7. Des gens sages me disaient d'une part : la matière est solide, utile, agréable, inépuisable, vivez longtemps et traitez-la sans interruption pendant que vous vivez, la bruy. Prologue. Il lui amena un jour son fils, qui était jeune, d'une physionomie agréable, et qui avait une taille fort noble, id. 3. || Il est agréable de.... 11 est agréable de voir.... || Avoir pour agréable ou avoir agréable, trouver bon. Et je vous supplierai d'avoir pour agréable Que je me fasse.... mol. Mis. I, 4. Afin que vous ayez agréable qu'elle soit admise, boss. Vélur. i. Nous prions Dieu d'avoir pour agréables les oraisons, in. Ase. s. L'Académie

supplie S. M. de vouloir bien lui faire l'honneur de marquer un ou deux de ceux [commissaires] qu'elle aura le plus agréable qui soient nommés, fén. x.xi , (55. 0 Dieu , ayez agréable mon coros, pasc. Prière. Eh bien! mes souverains, aurez-vous agréable Que, n'ayant pu la voir.... mairet, Soph.v, 7. || 2* S. m. Il ne faut pas sacrifier l'utileà l'agréable. Où ils voient l'agréable, ils en excluent le solide, la bruy. 2. || 3* S. m.elf. Un agréable, une agréable, un homme , une femme qui cherche à plaire par une élégance de manières affectées et un langage de galanterie. Je vous apprendrai à connaître l'abbi que peut-être vous n'avez regardé que comme un agréable, dider. Lett. d Mlle Voland. Après le sort du petit agréable qui s'attache à elle, j. i. rouss. Ém. iv. Non, milord , je n'ai pas besoin que les agréables de Motiers m'en chassent , id. Lett. vi, p. 42. || Faire l'agréable, mettre beaucoup d'empressement à plaire. J'ai voulu faire l'agréable auprès d'une petite coquette , hamilt. Gramm. i t . Vous avez entendu des femmes faire les agréables sur l'histoire des évangiles, volt. PWi. m, 256. || Cet adjectif veut la préposition à : Agréable à son maître, agréable à voir.

— HIST. xm* s. Et avons et aurons, pour la dicte commune et en son nom, aggreable et estable tout ce que.... Bibl. des Chartes, 4* série, t. îv, p. 456. || xiv* s. S'ot en milieu un arbrissel, De fleurs et de feuilles si bel, Si bel, si gent, si aggreable.... machault, p. )2. Celui qui le fait selon ce qu'il convient etappartient, il peut estre appelle amiable ou affable ou aggreable, oresme, Éth.ho. Les choses pesantes et de grant auctoritê sont délectables et bien agréables à gens ou [au] langaige de leurs pays, id. Prol. || xv* s. Et si l'une de ces trois offres vous est agréable, Bouciq. n,ch. 3t . Sur tous les lieux plaisans et agreablesQue l'en pourrait en ce monde trouver, E. desch. Le bois de Vincewtes. Et aussi le Roy l'avoit bien agréable, et si me sembloit nécessaire, comm. vin, 9. Ils y parvinrent en brefs jours, tant leur fut le vent agréable et propice, louis xi, Nouv. c. || xvi* s. Les Lacedaemoniens n'auraient rien si cher ni tant agréable, que de tenir la ville de Athènes en leur puissance, amyot, Pélop. 27. Il se trouveit justement lors en la plus agréable fleur et en la plus belle saison de son aage , id. Agésil. 59.

— Étym. Berry, agheriabe; provenç. agradaole; portug. agradavel; ital. aggradevole (voy. agréer). Les puristes du xvn* s. taxaient de locution bourgeoise avoir pour agréable, et voulaient que l'on dit avoir agréable ou trouver bon.

AGRÉABLEMENT (a-gré-a-ble-man), adv. D'une manière agréable. Cet éclat et ces honneurs dont le monde est si jaloux et dont il cherche à repaître si agréablement son orgueil.... bourd. Pensées, t. i, p. 227. Malheur à vous qui passez vos jours agréablement et dans la joie, id. ib. p. 356. (Le maître d'une maison délicieuse] Il n'est plus, il n'en a pas joui si agréablement ni si tranquillement que vous ; il n'y a jamais eu un jour serein.... la bruy. 6. Cet art de donner agréablement qu'elle avait si bien pratiqué durant sa vie, l'a suivie , je le sais, jusqu'entre les bras de la mort, boss. Duch. d'Orléans. On hait la médisance, la galanterie grossière : pourvu qu'on la tourne agréablement , on n'en a plus horreur, id. Pensées détachées, (7.

— ÉTYM. Agréable et ment.

I. AGRÉÉ, ÉE (a-gré-é, ée), part, passé. Reçu, admis, accueilli. Ma recherche a été agréée. Ses présents furent agréés (voy. agréer <)•

ï. AGRÉÉ (a-gré-é), s. m. Défenseur admis à plaider devant un tribunal de commerce.

— ÊTYM. Agréer t.

3. AGRÉE , ÉE (a-gré-é , ée) , part, passé. Terme de marine. Pourvu d'agrès. Vaisseau agréé complètement (voy. agréer 2).

1. AGRÉER (a-gré-é). || 1° V. a. Recevoir favorablement, trouver bon Veuillez agréer l'amitié d'un homme si désireux Ai la vôtre. Je l'agrée pour gendre. Il agréa mes bons offices. Ses propositions ont été agréées. Toutes les fois que nous nous élevons contre Dieu , parce qu'il semble n'avoir pas agréé nos demandes.... bourd. Pensées, t. H, p. 9*. Je vous supplie de faire agréer ce présent à leurs majestés, boss. Lett. 289. Afin que les saints agréent le présent que j'ai à leur faire, m. Serra. Sept. Agréerezvous, madame, un fidèle service? corn. Othon, iv, 4. Si vous le voulez perdre, agréez ma retraite, id. Nicom. y, 5. On agréera mon choix aveuglément, m. D. San. i, 3. Nos hôtes agréerontlessoinsqui leur sont dus, la pont. Philém. et Bauc. Pour gendre aussitôt le père l'agréa, id. la Coupe. Et vous, aux étrangers que le ciel nous envoie, Faites , ô Tyrieus,

l — Il

AGR

agréer ce séjour, mai.fil. dénie de Virgile. Ovide, ah ! qu'à mes yeux ton infortune est grande! Non pour n'avoir pu faire aux tyrans irrités Agréer de tes vers les lâches faussetés, a. ciiénier, Ép. i. || Agréez mes civilités , mes hommages , mes respects, formules de politesse qu'on emploie en terminant une lettre. || 8° Agréer que, suivi du subjonctif, trouver bon , approuver que. Vous, madame , agréez pour votre grand héros Que ses mânes vengés goûtent un plein repos, corn. Sertor. v, 8. Agréez, monsieur, que je vous félicite de votre mariage , mol. Mot. f. i S. Mesdames, agréez que je vous présente ce gentilhomme-ci,m. Pr<!c. n'd. 1 2. Agréez, mesdames, que je m'arrête à ces dernières paroles, flêch. Mont. Il 8° F. n. Se conjugue avec l'auxiliaire avoir. Plaire. Cet homme m'agrée infiniment. Ce mariage aurait agréé à toute la famille, si.... La voix de l'homme nous agrée plus que les autres , desc. Mus. Elle a eu le bonheur d'agréer auxaugustes personnes, mol. Impr. s.LTiommeparaltchercheràvous servir, et lafemme avons agréer, J. J. rouss. Ém. v. Consultons des grands dieux la majesté sacrée, Et voyons si ce change à leurs bontés agrée, corn. Hor. m, 2. Et si de t'agréer je n'emporte le prix, J'aurai du moins l'honneurde l'avoir entrepris, la font. Dédicace. Peu de gens Ont le don d'agréer infusavecla vie,m. Fab. iv, 6. On ne peut nier que cette méthode n'agrée tout autrement au monde que.... pasc. Prov. 9. Il n'y a qu'à suivre l'avis qui agrée le plus, id. Prov. 6. L'art de persuader consiste autant en celui d'agréer qu'en celui de convaincre , tant les hommes Se gouvernent plusparcaprice que par raison, m.Pensées, art. 8, part. I. Il paraît que leur intention a plutôt été d'instruire que d'agréer, balz. d Richelieu. || Proverbe. Quand on doit, il faut payer ou agréer, il faut donner de l'argent ou de bonnes paroles.

— REM. Au futur et au conditionnel de ce verbe , où il y a deux e, les poètes ordinairement en suppriment un ; ou, si on les conserve, les deux e ne comptent que pour un. En prose cette suppression serait une faute d'orthographe; mais, du reste, la prononciation de la syllabe est la même qu'en poésie.

SYN. agréer, v. n. plaire. Il n'est pas facile

de trouver une nuance entre ces deux verbes ; et la plupart du temps ils se confondent. Pourtant plaire a une signification plus générale , et indique tout espèce de plaisance; au lieu que agréer signifie précisément être au gré de. Ce qui plaît fait plaisir; ce qui agrée est pris en gré. Il y a donc dans agréer une intervention de la personne qui n'est pas dans plaire. Ainsi, dans ce vers de La Fontaine : Le berger plut au roi par ces soins diligents, on ne mettrait pas agréer au roi, parce qu'il ne s'agit pas ici d'être au gré du roi. Au contraire, dans cette phrase de Pascal : Il n'y a qu'à suivre l'avis qui agrée, le verbe plaire ne conviendrait pas, vu qu'il ne s'agit pas de plaire, et que l'avis qui agrée peut n'avoir rien qui plaise.

— HIST. xii* s. Voit la [l'épée] Rollant, mervelle lui agrée, lionc. p. 66. Li quens Rolant, cui la raisons agrée, ib. p. 83. Nule chançon ne m'agrée, Couci, i. Au pais [je] sui où celé est qui m'agrée, vidame de Chartres, Romancero, p. ni. || xm's. Kt li rois leur otroie; moût lui put agréer, Berte, in. Mais si viennent les chose com Dieu plaist et agrée , ib. lxviii. Et sacliiés que moult m'agréa, Quant Cortoisie m'en pria, Et me dist que je karolasse, la Rose, 80t. Si tost que je pris ce qui me fu laissié el testament, il apert que je agrée le testament, et por ce ne le puis je puis [ensuite] debatre, beaum.xii, 23. ||xiv* s. L'hom peult l'ayder, quand elle s'ayde ; Elle agrée ores le remède , Traité d'Alch. 460. || xvi* s. Je crois qu'il sentit du plaisir en une si noble action, et qu'il s'y agréa plus qu'en aultre de celles de sa vie, mont, ii, 118. Exiler pour cela seul d'agréer trop à leurs citoyens, id. m, 164. Ceulx qui s'agréent en eulx mesmes, et estiment ce qu'ils tiennent au dessus du reste, id. iv, 68. On se plainct de quoy je me suis agréé à continuer cet exercice, marié et vieil, id. iv, 106. Ou il ne se fault point approcher des princes ,.ou il leur fault complaire et aggreer. amyot, Solon, 69. lisse meirent tous à occuper les lieux qui plus leur aggreerent, in. Cam. 66.

— ÉTYM. A et gré; provenç. agreiar , agreyar, agradar; espagn. agradar; ital. aggradare, aggradire.

2. AGRÉER (a-gré-er), v. a. Terme de marine. Mettre les agrès. Agréer un vaisseau. || On dit aujourd'hui plutôt gréer.

— êtym. À et gréer.

AGUÉEUR (a-gré-eur) , s. m. Terme de marine.

AGR

Celui qui prépare et fournit les agrès d'un bâtiment.

On dit maintenant gréeur.

— ÊTYM. Voy. AGRÉER 2.

AGRÉGAT (a-gré-ga) , s. m. Terme didactique.

Masse produite parla réunion de substances diverses qui ont été unies ensemble à l'époque de leur formation.

— ÊTYM. Âggregalum,deagoregare (voy. agréger).

f AGRÉGATIF, IVE (a-gré-ga-tif, ti-v'), adj. En langage technique, qui rapproche, qui réunit.

— ÊTYM. Agqregare (voy. agréger); provenç. agregaciu.

AGRÉGATION (a-gré-ga-sion), s. f. \\ 1" Association, admission dans un corps, une compagnie. || 2° Dans l'université, admission, après concours ou examen, au titre d'agrégé. || 8° En termes de physique, assemblage de parties sans liaison propre. L'agrégation des atomes.

—ÉTYM. Provenç. agregacio, agreguacio; espagn. agregasion; ital. aggregazione (voy. agréger).

AGRÉGÉ, ÉE (a-gré-jé, jée), part, passé. || i° Les Gentils agrégés aux Juifs, boss. Ilist. n, l. \\ 2° Se dit, en botanique, des parties déplante qui naissent plusieurs ensemble d'un même point. Fleurs agrégées , celles qui , simplement et distinctement pédicellées, naissent plusieurs ensemble d'un même point de la tige et sont réunies de manière à n'en former qu'une seule, mais alors ont leurs anthères distinctes, ce qui les distingue des fleurs composées. Fruits agrégés, ceux qui proviennent de plusieurs ovaires appartenant à des Heurs distinctes. Une espèce de trèfle, aux environs de Paris, porte de plus des semences agrégées en forme de fraises , bern. de st-p. Études, i. || 3" En géologie, se dit des roches composées de matériaux divers.

AGRÉGÉ (a-gré-jé) , s. m. || 1» Celui qui dans l'université a été admis, après un concours, au rang de professeur supplémentaire. Un agrégé à la faculté de.... ||2" Dans l'enseignement secondaire, l'agrégé est celui qui, ayant subi heureusement l'épreuve de l'agrégation, est apte à recevoir le titre de professeur dans un lycée. || On appelait autrefois professeur-agrégé, maintenant professeur divisionnaire, le professeur non titulaire chargé d'une division, quand la classe est partagée en deux ou plusieurs divisions.

t AGRÉGÉ (a-gré-jé), s. m. En termes de philosophie, se dit d'un amas de plusieurs choses qui n'ont point entre elles de liaison naturelle. Un monceau de sable, un tas de blé sont des agrégés. || On dit présentement plutôt agrégat.

AGRÉGER (a-gré-jé. La syllabe ge conserve son e devant a et o. On écrit agrège , agrégerai , mais on prononce agrège, agrégerai), v. a. \\ 1° Associer à un corps, à une compagnie. Il appelle les Gentils pour les agréger à son peuple , boss. flirt, n, 4. Dieu ne s'était pas contenté de l'appeler au christianisme et de l'agréger au corps de son Église, bourd. Pensées^, n, p. 43t. || 2° En termes de physique. Elle agrège dans le sein de la terre les grains de sable en cristaux, bern. de st-p. Ilarm. liv. v. || 3° S'agréger, v. réfl. Les Gentils ne cessent de s'agréger [à ce peuple], boss. Ilist. u, 13.

— ÉTYM. Provenç. agreguar; espagn. agregar; ital. aggregare; de aggregare, rassembler, de ad (voy. X) et grex, gregis, troupeau.

AGRÉMENT ( a-gré-man ) , s. m. || 1° Consentement, approbation. Donner son agrément pour une chose. Il ne saurait disposer de cette maison qu'avec mon agrément. J'ai présupposé qu'elle avait l'agrément de Madame, boss. Lett. abb.33. Depuis la perte d'Antoine, ce fut un agrément quasi général pour la conduite d'Auguste, st-évrem. ii, 109. || 2° Qualité de ce qui plaît. L'agrément des lieux. Les agréments de l'esprit et du langage. Ayant plus d'agréments que de sagesse. Homme qui ne manque pas d'agrément. Les agréments de la figure. Dieu avait préparé un charme innocent au roi d'Angleterre dans les agréments infinis de lareine son épouse, boss. Reine d'Angleterre. Leurs esprits se sont frappés d'un agrément égal; c'a été un coup double, sev. 367. Il ne se fait point dans sa chambre un concours de monde de tous les états et de tous les sexes pour le féliciter sur l'agrément et la politesse de son langage, la bruy. 16. Je ne sais si l'on pourra jamais mettre dans les lettres plus d'esprit, plus de tour, plus d'agrément et plus de style que l'on en voit dans celles de Balzac et de Voiture, id. 1. Ce qui est de certain . c'est qu'avec tous ses agréments et tous ses charmes, le monde n'a rien de comparable à ces saintes délices et à ces joies secrètes que la religion nous fait goûter, bourd. Pensées, t- If P- 226. Pleine d'agrément et d'esprit, hamilt. Gramm. 6. Sa com-

AGR

pagne, ou je meure, a beaucoup d'agtément,coRN. le Ment, v ,4. La dame avait un peu plus d'agrément, la font. Quipr. Il avait de l'esprit et de l'agrément,la bruy. 12. Il avait vu ailleurs combien l'art d"s agréments aide à la nature à faire des person- , fonten. dur Pierre. D'un agrément inépuisable dans la bonne fortune, hamilt. Gramm. 6. || 3° Plaisir, sujet de contentement. Les fables ont beaucoup d'agrément. Cette terre est une propriété d'agrément. La France, où les connaissances ont été portées aussi loin et les agréments de la vie plus loin que partout ailleurs, font. Ciar Pierre. Je ne savais pas qu'il eût eu tant d'agrément à Versailles, si-.v. 564, Une femme qui fait tout l'agrément de votre vie, id. 144. Je l'ai reçu et je le lis avec agrément. BOSS. Lett. i«4. Louis XIV s'occupait à lire des livres d'agrément dans ce loisir, volt. S. de Louis XIV, 26. || 4> que l'on met aux vêtements et aux meubles. Je fis cinq charges en tout: j'en fus quitte pour la crou pière de mon courtaud coupée. et un agrément d'o de mon habit bleu déchiré, st. -sim. VI . 140. || 5" accessoires qui donnent au chant plus d'élégance el de grâce. Ce chanteur fait trop d'agréments. || Notes d'agrément, dans la musique écrite, notes plut petites qu'on est libre de faire ou de ne pas faire. || 6° Arts d'agréments, arts comme la musique et la danse qu'on apprend pour son plaisir et le plaisir des autres. || 7" Lavement. Usité au xvu' siècle ; inusité aujourd'hui, l'on dit remède.

— RKM. Vaugelas dit : « Agrément s'écrit et se prononce agrément et non pas agréement avec deux e. » Plusieurs écrivaient et prononçaient ainsi dans le xvu' siècle.

— ÊTYM. Agréer i ; ital. agradimento.

f AGRENER (a-gre-né. La syllabe gre prend un accent grave devant une syllabe muette: j'agn' v. a. Terme de chasse. Donner de la nourriture au gibier à plumes pour le fixer quelque part.

— ÉTYM. A et grain.

t AGRÉNER (a-gré-né) , v. a. Terme de marine. Vider l'eau d'une chaloupe ou d'un navire au moyen des pompes.

AGRÈS (a-grê), s. m. plur. || 1° Terme de marine. Tout ce qui n'est pas la coque , les mâts, les munitions ou les armes, entre dans les agrès, qui comprennent ainsi, en outre du gréement, gouvernail, ancres, avirons et autres objets de rechange en voiles, cordages, etc. Construire un vaisseau et le munir de tous ses agrès, volt. Russie, i, 9. Déjà le sort a soufflé dans les voiles. Déjà l'espoir prépare les agrès , bérang. Comm 'le voy. || 2° Moufles et cordages de la chèvre des maçons.

— HIST. xv" s. Si tost que fus arrivé en ceste vostre ville de Rouen, j'y envoyai en toute diligence quérir mon lieutenant, lequel estoit allé mener des aggrais à Honnefieur pour armer vos navires , louis, duc d'Orléans, au roy, 9 juin 1491 , Hist.de Charles VIII, in-folio, p. 613. La valeur du radoub, aggreils, apparaux et victuailles, Guidon de la mer, ch. xix, art. 6.

— ÉTYM. Voy. AGRÉER 2.

AGRESSEUR (a-grè-seur; d'autres prononcent les deux s), s. m. Celui qui attaque le premier. C'est là la seule fois que M. du Hamel ait forcé son caractère jusqu'à prendre le personnage d'agresseur.... fonten. du Hamel. Il conçut que dans le célibat il courait risque non-seulement de se défendre plus mal, s'il se présentait de pareilles occasions [galanteries], mais d'être l'agresseur, id. 0:anam. On a tué ton père, il était l'agresseur, corn. Cid, iv, 6. Et du moins l'un des deux sera juste agresseur, id. flor. i, 6.

— HIST. xvi* s. Je maintiens que l'aggresseur a commys crime de leze-majesté, carl. ix, 39. Surattendant que l'empereur fut aggresseur indubitable,

— ÉTYM. Aggrcssor, de aggredi, attaquer, de ad (voy. X) et gradi, marcher (voy. grade).

f AGRESSIF, IVE(a-grè-sif.si-v' : d'autres prononcent les deux s) , adj. Qui tient de l'agression. Un discours agressif. Des paroles agressives. |1 Mot nouveau reçu et méritant de l'être.

— ÉTYM. Voy. agresseur.

AGRESSION (a-grè-sion ; d'autres prononcent les deux s), s. f. Action de celui qui attaque.

— SYN. agression, attaque. On a dit que l'agression est une attaque inattendue, sans raison, sans provocation ; tandis que l'attaque ne surprend pas; ellevientd'un ennemi connu ii nt on se défi n'est pas là la vraie différence. Attaque porte simplement l'idée sur un combat, une lutte qui comn. d'un côté; mais l'agression porte l'idée sur l'acte pie-

AGR

micr qui est la cause du conflit. Il est possible que celui qui attaque ne soit pas l'agresseur, l'agression pouvant consister en toute autre chose qu'une attaque. Attaque est l'acte, le fait; agression est l'acte, le fait considéré moralement et pour savoir à qui est le premier tort.

HIST. xvi* s. Et nous rendre coulpables d'une

agression publique et générale, i.anoue, 608. Je vueil entièrement que le tort et blasme del'aggression tombe sur luy, M. du bkll. 290.

»- êtym. Aggressio (voy. agresseur).

AGRESTE (a-grè-st'),ai/j. || 1° Qui a un caractère de rusticité sauvage. Tous les étrangers ne sont pas barbares, et tous nos compatriotes ne sont pas civilisés : de même que toute campagne n'est pas agreste, et toute ville n'est pas polie, la bruy. 42. De même que l'espèce humaine parait agreste, contrefaite et rapetissée dans les climats glacés du Nord.... buff. Chien. || 2° Il se dit aussi quelquefois ea parlant des personnes. Homme agreste. Manières agrestes. Les Romains étaient un peuple agreste. || On le met avant son substantif en consultant l'oreille.

— SYN. agreste, champêtre. Agreste n'est pas synonyme de champêtre. Agreste emporte avec lui l'idée de sauvage; champêtre, l'idée de la culture et des agréments qui l'accompagnent. Un lieu agreste présente quelque chose de triste à la vue ; un lieu champêtre offre un spectacle gai et riant.

— HIST. xiv* s. Et le vicieux qui deffaut en ceste matière est appelle aigre, agreste et dur, oresme, Mbi. 138. Et celui qui fuit touz tiex deliz de corps, il est agreste et insensible, id. ib. 37.

— ÉTYM. Provenç. agréât; espagn. etital. agreste; d'agrestis. de ager, à-rpo;, champ. Agreste paraît avoir été introduit par Oresme.

t AGREYEOR (a-grè-ieur) , s. m. Ouvrier qui fait passer le fil de fer par la filière.

AGRICOLE (a-gri-ko-1'), adj. \\ i° Adonné à l'agriculture. Peuple, paya agricole. Une nation agricole peut, moins qu'une autre peut-être , se passer du plus grand crédit, mirab. Collection, t. iv,p. 230. || 2" Qui a rapport à l'agriculture.Travail, industrie agricole. Produits agricoles. || 3° S. m. Agriculteur. Ce sens, qui est le sens propre et d'étymologie, est tombé en désuétude. On dit agriculteur. Choiseul est agricole et Voltaire est fermier, volt. Temps présent. || Il se place toujours après le substantif : Peuple agricole, nation agricole.

■ — hist. xvi* s. C'est le moien descrit par Columelle, duquel se servoit Marc Columelle son oncle, sçavant agricole, pour rendre fertiles ses terres a grains et ses vignes, o. DE serres, 71.

—ÊTYM. Agricola, de ager, champ (voy. agreste), et colère, cultiver (voy. culture). On voit qu'Olivier de Serres l'emploie au sens latin comme substantif.

AGRICULTEUR (a-gri-kul-teur). || 1° S. m. Celui qui cultive la terre. || 2° Adj. [Il] abandonne pour moi le soc agriculteur, m. j. chên. Cyrus, m, 2.

— REM. Des lexicographes ont attaqué agriculteur comme néologique et barbare. C'est un néologisme en effet; car agriculteur n'a commencé à se dire que dans le xvm* siècle* et Voltaire s'en est souvent servi. Mais ce n'est point un terme barbare; on dit que culteur n'est pas français : en effet; mais agri ne l'est pas davantage, et cette objection frapperait agricole que l'on recommandait en place. Agriculteur est la transcription du latin agricultor, qui est une formation très-correcte.

— SYN. AGRICULTEUR, CULTIVATEUR, COLON. L'a-

griculteur est celui qui s'occupe d'agriculture ; il se dit par rapp'ort à la campagne en général ; ilse prend adjectivement , et l'économie politique distingue les peuples agriculteurs des peuples chasseurs et pasteurs. Cultivateur se dit par rapport à un champ particulier qu'on exploite; il désigne celui qui laboure, qui sème, qui taille, qui récolte. Aussi uit-on un petit cultivateur, et non un petit agriculteur. Le colon fait partie de la population des campagnes; il y habite : voilà tout ce que le mot indique.

— ÊTYM. Agricultor , de ager, champ (voy. agreste), et cultor, qui cultive, de cultum, supin de colvr< », cultiver (voy. culte).

AGRICULTURE (a-gri-kul-tu-r") , f. f. Art de cultiver la terre. On a besoin, pour l'agriculture, de distinguer les saisons et d'en connaître le retour, la place, Expos, v, t. Dans la suite tout ce pays sera peuplé de familles vigoureuses et adonnées à l'agriculture, fénel. Tél. xn. On a soin de réserver ce qu'il y a de mieux dans les grands troupeaux de bœufs pour faire fleurir l'agriculture, id. ib. v. L'a-

AGR

griculture, qui est le fondement de la vie humaine, est la source de tous les vrais biens, id. ib. xix.

— ETYM. Provenç. et «spagn. agricultura; ital. agricollura; à'agriculiura (voy. agriculteur); mot mis en usage dans le xvn* siècle.

AGRIE (a-grie), s. f. Terme de médecine. Nom donné par quelques auteurs à la dartre rongeante.

— ÊTYM. "Aypio-, sauvage, de à^pôc, champ (voy. agreste).

f AGRIER (a-gri-é), s.m. ou AGRIËRE (a-gri êr'), s. f. Terme de droit ancien. Certaine quotité du produit d'un champ levée comme impôt. Des renies seigneuriales, les unes sont fixées en argent, en grain , en volailles , etc. et c'est à proprement parler ce qu'on appelle rentes seigneuriales; les autres se lèvent en espèces lors de la récolte, à une certaine quotité, plus ou moins, selon la quantité des gerbes que la terre donne, et c'est ce qu'on appelle champart ou agrier, vauban, Dlme, H.

— HIST. xv* s. Hz avoient prins sept quinteaulz de gerbes par droit d'agrier ou teraige, nu cange, agrarium.

— ÊTYM. Provenç. agreira; bas-lat. agrerium, agreria, agrarium ; de agrarius (voy. agraire).

A GRIFFÉ, ÉE (a-gri-fé, fée), port, passé. Un chat agriffé à un arbre.

AGRIFFER (S') (a-gri-fé), ». réfl. S'attacher avec ses griffes.

— êtym. À et griffer.

t AGRIMENSEUR (a-gri-man-seur) , s. m. Terme

d'antiquité romaine. Arpenteur.

— ÊTYM. Ager, champ (voy. agreste), et mensor, qui mesure, de metiri, mesurer (voy. mesure).

t AGRIOPHAGE (a-gri-o-fa-j'), s. m. Homme qui se nourrit d'animaux sauvages.

— ÊTYM. "Aypioc, sauvage, de àypô;, champ (voy. agreste), et çexyeîv , manger (voy. phage, suffixe).

AGRIPACME (a-gri-pfl-m'), s. f. Terme de botanique. Plante labiée à fleurs pourpres ou blanches, qui pass=>u autrefois pour tonique, vermifuge et cardiaque leonurus cardiaca, L.).

— BIST, zn* s. Thym, origan, agripaume, Sabine et autres semblables*, paré, xvm, 83. Agripaume, appelée en latin cardiaca, vient sans nul soin, en lieux mal cultivés, o. de serres, 627.

AGRIPPE, ÉE (a-gri-pé, pée ), part, passé. La bourse agrippée adroitement.

AGRIPPKR (a-gri-pé), ». a. Prendre, saisir avidement.

— HIST. xv s. Bertrand agrappa la pique, du cange, arrapare.

— ÊTYM. Autre forme A'agriffer, Vf se permutant sans peine en p.

t AGRIPPINIEN (a-grip-pi-niin), s. m. Terme d'histoire ecclésiastique. Disciple d'Agrippin, suivant qui le baptême administré par les hérétiques n'est pas valable.

f AGROGRAPHIE (a-gro-gra-fie), s. f. Description de ce qui a rapport à la culture des champs.

— ÊTYM. 'Aypôç, champ (voy. agreste), et ypâxeiv, décrire (voy. graphique).

f AGROLLE (a-gro-1') , s. f. Nom vulgaire de la corneille noire.

f AGROLOGIE (a-gro-lo-jie), s. f. La science qui a pour objet la connaissance des terrains dans leur rapport avec l'agriculture.

— ÉTYM. 'Aypô;, champ (voy. agreste), et >ôyoî, traité (voy. logique).

AGRONOME (a-gro-no-m'), s. m. Celui qui est versé dans l'agriculture. Les agronomes les plus habiles.

— ÉTYM. 'Avpoviaiioi;, qui vit dans les champs, de àypèc, champ (voy. agreste), et vô[j.o-, loi, de véiietv, diriger (voy. nome).

AGRONOMIE (a-gro-no-mie) , s. f. Théorie de l'agriculture.

— 'ÊTYM. 'Aypovoiiia (voy. AGRONOME).

AGRONOMIQUE (a-gro-no-mi-k') , adj. Qui a rapport à l'agronomie. Science agronomique. Société agronomique.

— ÊTYM. Agronome.

t AGROSTIDE (a-gro-sti-d' ), s. f. Genre de plantes annuelles ouvivacesde la famille des graminées. Les agrostides sont recherchées des bestiaux.

— ETYM. "Aypw-mi;.

f AGROUELLK(a-grou-èl'),î.f. || 1° Terme de botanique. Nom vulgaire donné, dansquelques cantons, à la scrofularie noueuse, à cause qu'on lui attribue de l'efficacité contre les écrouelles. |] 2° En zoologie, nom vulgaire de la crevette des ruisseaux ou gammare pulex, parce que, d'après un préjugé

AGTJ

populaire, cet animal engendre des ulcères dans la bouche, si on l'avale ou si l'on boit de l'eau où il a séjourné. On dit aussi agrouette.

— ÊTYM. Altération d'écrouelles (voy. ce mot) fAGROUPÉ, ÉE (a-grou-pé, pée), adj. Terme

d'art. Disposé en groupes, ajusté. Les contrastes savants des membres agroupés, Grands, nobles, étendus et bien développés, mol. La gloire du Val de GrAce. Il faut que les membres soient agroupés aussi bien que le corps, dans félwien.

t AGROUPEK (a-grou-pé), ». a. Mettre en groupe.

— ÊTYM. A et grouper. On a prétendu que ce mot est un barbarisme; mais il est formé très- régulièrement de à et groupe, et Molière l'a employé.

AGUERRI, IE (a-ghè-ri, rie) , part, passé et adj. Accoutumé à la guerre, ou, figurément, à tout ce qui peut être considéré comme une sorte de guerre. Soldats aguerris. Être aguerri aux coups de !a fortune. Plus aguerri contre les larmes. Était-ce par faiblesse que ce peuple demandait la paix? Vous voyez bien que non, puisqu'il est si aguerri et soutenu par des voisins redoutables, fén. Tél. x. Mes peuples aguerris sous votre discipline, corn. Sertor. v, i. Ganictor né timide et dans la paix nourri , Aux belliqueux accords n'était point aguerri , millev. Élég. liv. il. Aguerri à l'adulation , d'alemb. ii , 34.

AGUERRIR (a-ghè-rir, et non a-ghè-rrir, comme disent quelques-uns) , v. a. || 1* Accoutumer à la guerre. Aguerrir une armée par de fréquentes expéditions. || 2* Fig. Accoutumer aune chose pénible. Il a peine à s'accoutumer à la raillerie; il faut l'y aguerrir. || 3* S'aguerrir,», réfl. Les Moscovites s'aguerrissaient tous les jours. Tâchez de vous aguerrir contre les voluptés.

— êtym. .4 et guerre. Il est singulier que le mot ne se trouve pas avant le xvn* siècle. Il y avait aguerroier avec un sens différent, faire la guerre à.

AGUETS (a-ghè), s. m. plur. || 1* Embuscade. Être aux aguets, se tenir aux aguets, épier pour surprendre ou pour éviter d'être surpris. Elles sont souvent aux aguets et aux embûches, balz. 4* dise, sur la Cour. Notre cagot s'était mis aux aguets, la font. Iferm. Que l'innocent ne tombe aux aguets du méchant, bégnier. Sat. u. j| S* Au sing. Quand l'aguet d'un pirate arrêta leur voyage, malh. i, 4. || 3° D'aguet, loc. adv. Je me tapis d'aguel derrière une muraille, Régnier, Sot. xi.... le laissant d'aguet, j'eusse pu faire gile, id. Sot. vin. Je passe outre d'aguet sans en faire semblant, m. Sat. x. Feignant de m'en aller, d'aguet je me retourne, id. Sat. xni.

— rem. L'Académie ne donne aguets que dans les locutions comme : se tenir aux aguets, être aux aguets, mettre aux aguets; mais on pourrait le dégager de cette chaîne et le remettre dans la circulation, non-seulement au pluriel, mais aussi, comme Malherbe, au singulier, et dire les aguets de la fraude , l'aguet avait été dressé.

— HIST. xii* s. Lors chevalchierent droitement à Soissons, Lor agait metent dedens un val parfont, Raoul de C. 230. || xin* s. Dont se parti par nuit de Constantinoble a grant plenté de son ost, et se mist en un aguet où cil dévoient venir, villeh. xcix. Quant Salehedin vit que sa première esciele se desconfissoit, si en fu moult coureciés et manda son aguait qu'il avoit repus [caché] , et se ferirent tout à un es os [dans les camps] , Chr. de Rains. 26. Qu'il ne face riens, ne ne die Qui japuist aguet resembler, la Rose,nH9. Murdres, si est quant aucuns tue ou fet tuer autrui en agait apensé [avec préméditation] puis soleil couquant dusqu'à soleil levant, beaum. xxx, 3. || xiv* s. Et pour celui qui fait mal par aguet cuide bien que celui à qui il le fait souffre) injuste, oresme, Eth. »59. En la dite mellée qui estoit meue chaleureusement et sans aguet, du cange, aventurerius. || xv* s. Retraiez vous, regart mal avisé; Vous cuidez bien que nulluy ne vous voie; Certes, aguet par tous lieux vous convoyé Privéeraent, en habitdesguisé, ch. d'orl. llondel. 40. Si se doit le prince contenir en telle manière qu'on ne cuide mie qu'il vueille partir pour fuyr, mais qu'il vueilleappareillier son agait [prendre position] , chr. de pisan, Charles V, M , ch. 33. Le vaillant mareschal par son sens et par son aguet leur estoit sur le col avant que ils s'en donnassent de garde, Bouciq. i, ch. 23. Et se mirent et establirent en trois aguets, afin que cils ne leur pussent mie eschapper, fsoiss. i, i, 108. || xvi* s. Il la fault tendre [l'âme] etroidir d'aguet [par une forte volonté], mont, ii, 126. Il fault au mariage des fondemens plus solides et plus constans, et y marcher d'aguet, id. m, 319. X l'heure qu'il vit ce singe en aguet, u

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