‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 82 sur 403 · ALP · texte numérisé non relu

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gaulois. Pline, Hist. nat. n, 37,el Suétone, Vie de César, nous apprennent que ce général avait donné & une de ses légions, composée d'hommes des Gaules, le nom gaulois d'alauda. L'oiseau huppé qu'en gaulois on nomme alauda, dit Marcellus Empiricus, ch. 29. Enfin Grégoire de Tours, liv. IV, parle du corydalus que nous nommons, dit-il, alauda. Ces témoignages ne laissent pas de doute sur l'origine du mot On trouve dans le bas-breton alc'houéder et alc'houédei qui signifient alouette. Ch est une lettre gutturale analogie au ch allemand et étrangère à la langue latine; ua mot tel que alc'houéder, quelle qu'en ait été jadis la finale, a pu naturellement se transformer en alauda.

t ALOUETTINE (a-lou-è-ti-n'), *. f. Synonyme vulgaire de l'alouette.

t ALOUMËRE (a-lou-mê-r'), s. f. Genre d'agaric d'une saveur douceâtre, qui croît au pied des sureaux.

ALOURDI, IE (a-lour-di, die), part, pansé. Les gens alourdis par le vin.

ALOURDIR (a-lour-dir). || 1" V. a. Rendre lourd. Cette chaleur m'alourdit. L'âge alourdit mes pas. || 2° S'alourdir,», réjl. Devenir lourd. Sa tête s'alourdissait.

— HIST. xvi* s. [On disait alors eslourdir] C'est bien raison aussi qu'il les eslourdisse et prive de toute raison et sens humain, calv. Inst. 109. Nous en sommes quasi tous eslourdis [éblouis, étourdis], id. t'6. 559. Aucunes fois ces venins eslourdissent le cerveau, tant que les malades sont contraints faire plusieurs mouvemens desordonnés, paré, xxxiii, 5. Régnier a dit alourder: .... importuns ils vous suivent, Vous alourdent de vers, Sat. H.

—ETYM. À (voy. a), et lourd.

t ALOURDISSEMENT (a-lour-di-se-man) , s. m. Etat de celui qui est alourdi, de ce qui est alourdi. L'alourdissement des sens.

— HIST xvt* s. L'Escriture, en nous admonestant de prier continuellement, redarguô nostre eslourdissement en ce que nous ne sentons pas combien un tel soin et diligence nousest nécessaire, calv. Inst.

— êtym. Alourdir.

fALOYAGE (a-lo-ia-p, t. m. Sorte d'alliage à l'usage des potiers d'étain.

ALOYAU (a-lo-iô; plusieurs disent aloi-ifl), s. m. Terme de boucherie et de cuisine. Région du boeuf aussi nommée le travers ou le râble. L'aloyau répond à l'extrémité des apophyses transverses des vertèbres lombaires recouvertes par les différents muscles qui s'y attachent. 11 est limité en bas parle creux ou la concavité de la région du flanc.

— HIST. xiv* s. Allouyauxdebeuf, Ménagier, n, 6.

— ÊTYM. Etymologie ignorée. Ménage conjecture : ad et lumbus, lumbcllus, dos, chair qui est au dos.

fALOYER (a-lo-ié), v. a. || i* Donnera l'or ou a l'argent l'aloi ou le titre voulu par la loi. || 2' En termes de potier, mettre un alliage dans l'étain.

fALPACA (al-pa-ka) , s. m. Terme d'histoire naturelle. Nom vulgaire d'un ruminant sans cornes (auchenia paco), qui habite l'Amérique du Sud. La toison de I'alpaca est formée de poils laineux d'une grande finesse et atteignant parfois 30 centimètres de longueur, et de poils soyeux Sur les parties rases du corps.

ALPAGA (al-pa-ga), ». m. Etoffe de laine, faite avec le poil de I'alpaca.

— Etym. Alpaca.

t ALPAGE (al-pa-j') , s. m. Droit de faire paître des troupeaux dans les Alpes. En Suisse on appelle alpe tout pâturage de montagne.

— ÉTYM. Alpes.

\ ALPES (al-p') , s. f. plur. Nom de la chaîne de montagnes qui sépare la France de l'Italie. Le mot Alpes s'emploie aussi dans le langage géographique pour désigner toute contrée montagneuse.

— ÉTYM. Alpes, les Alpes. Servius, à l'occasion d'un vers de l'Enéide, iv, 442, dit que Alpes signifie en gaulois montagnes élevées. Rien ne paraît contredire cette etymologie. En kymri, alp, roche escarpée.

ALPESTRE (al-pè-stO , adj. 1 1 1° Qui est propre , qui a rapport aux Alpes. |] 2° En termes de botanique, se dit des plantes qui croissent sur des montagnes peu élevées ou sur la partie moyenne des hautes montagnes.

— ÊTYM Alpestris, de Alpes (voy. alpes). ALPHA (al-fa) , s. m. Nom de la première lettre

de l'alphabet des Grecs. L'a'pha et l'oméga, le commencement et la fin.

— ETYM. Alpha, du Grec D.ça, de l'hébreu aleph,

ALÎ

qui est la première lettre de l'alphabet hébreu, et qui signifie bœuf, Aleph et IXoupos, cerf, ont la même origine.

ALPHABET (al-fa-bè) , s. m. || f Ensemble des lettres d'une langue rangées suivant un ordre convenu. L'alphabet grec. || Fig. N'en être qu'à l'alphabet, n'en être qu'aux premiers éléments d'une science, d'unart. || 11 faut le renvoyer à l'alphabet, se dit d'un homme qui ne sait pas les premiers principes delà chose donton parle. || 2* Petit livre qui contient les lettres de l'alphabet et les éléments de la lecture. || 3" Par extension. Ordre alphabétique.De ses revenus écrits par alphabet, boil. Sat. 1. 1| Suite ou série de choses de même nature. Trop bien sut-il graver en sa mémoire Tout l'alphabet des bateliers de Loire, oress. Vert-vert, ch.3. ||4° En termes d'imprimerie, se dit des lettres ornées de fleurons et de figures pour mettre au commencement des sections, livres, chapitres, etc.

— ÊTYM. Provenç. alphabet; catal. alfabet ; ital. espagn. alfabeto; de alpha (voy. ce mot), et de bet, du grec p^-ra, la 2* lettre de l'alphabet grec; mot a mot, AB.

ALPHABÉTIQUE (al-fa-bé-ti-k'), adj. Qui appartient à l'alphabet; qui est selon l'ordre des lettres de l'alphabet. Caractère alphabétique. Table alphabétique. Les documents de la sagesse humaine étaient rangés par ordre alphabétique dans l'Encyclopédie, chateaub. Génie, I, t.

— ÊTYM. Alphabet.

ALPHABÉTIQUEMENT (al-fa - bé-ti-ke - man) ,

adr. Dans l'ordre de l'alphabet. Ranger des noms alphabétiquement.

— ÊTYM. Alphabétique et ment.

t ALPHONSINES (al-fon-si-n') , adj. f. plur. Tables alphonsines, tables astronomiques rédigées sous la direction d'Alphonse, roi de CastUle, dans le xin* siècle.

fALPICOLE (al-pi-ko-1'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui vit sur les Alpes.

— ÉTYM. Alpes, et colère, habiter.

ALPIN, INE (al-pin, pi-n'), adj. Qui croît ou habite ou se trouve sur les Alpes, et, par extension, sur les hautes montagnes. Plantes alpines, prairies alpines, rochers alpins. Comme ces plantes alpines dont la racine est plongée dans des glaces éternelles.... chateaub. Gén. iv, il, 7.

— ÊTYM. Alpes.

fALPIOU, s. m. Il se dit au jeu debassette de la marque qu'on fait à sa carte pour indiquer que l'on double sa mise après avoir gagné.

— ÊTYM. Mot tiré de l'italien, al pt'ù, au plus; de a (voy. À), l'article lo (voy. le), et più, plus (voy.

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