‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 108 sur 504 · ALIMENT · texte numérisé non relu

ALIMENT

ALIMENTATION (a-li-man-ta-sion), s. f. \\ 1° Action de nourrir, de se nourrir. Pour que l'alimentation soit suffisante, il faut qu'elle fournisse une quantité de principes assimilés égale à la quantité des principes désassimilés, ou, si l'individu croît encore, qu'elle soit en rapport avec les conditions de développement des jeunes sujets. j{ S° Terme de physique. Alimentation des chiiviières à vapeur, renouvellement de l'eau.

—ÉTYM. Alimenler.

ALI.MENTÉ, ÉE (a-li-mar-té, tée), part, passé. Des populations alimentées Insuffisamment deviennent malades et dépérissent. Des haines alimentées par l'opposition des intérêts.

ALIMENTER (a-li-man-té), v. o. || 1° Nourrir, fournir des aliments. Les provinces alimentent Paris. || 2° î'ig. Ces matières alimentaient l'incendie. Des sources qui ne tarissent pas alimentent ce ruisseau. Ce qui alimentait la rivalité de Rome et de Carthage.

— HIST. XIV" s. Il est tout vTay et sans mentir. Ne sans vérité divertir. Que toute chose elementée Est d'elemens alimentée, l'Alch. ànat. "34.

— ÉTYM. Aliment.

ALIMENTECX, EVUE (a-Ii-man-teû, teû-z"), adj. Terme de médecine. Qui a des propriétés nutritives. Sucs, médicaments alimenteux.

— HIST. XVI" s. Les remèdes propres aux ulcères de l'estomach doivent estre medicamenteui et alimenteux, PARÉ, XI, <8.

— ÉTYM. Aliment.

t ALIMKV'TIVITÉ fa-li-man-ti-vi-té) , s. f. Nom donné par les phrénologues à l'instinct qui porte l'animal à prendre de la nourriture.

fALI-MOCIIE (a-fl-mo-ch') , s. m. Terme de zoologie. Un des noms du vautour percnoptère.

ALINÉA(a-li-né-a). \\i°I.oc. adv. X la ligne. En dictant, on disait autrefois alinéa pour indiquer qu'il faut quitter la ligne pour en commencer une autre. En ce sens, l'Académie aurait dû écrire a linéa. Il 2° S. m. Ligne nouvelle dont le premier mol rentre sur les autres lignes. || 3° Par exten.'iion, passage compris entre deux alinéa. J'ai indiqué au crayon quelques alinéa remarquables.

— UEM. L'Académie écrit des alinéa. Mais il serait mieux qu'elle fit rentrer ce mot dans la règle commune, et qu'elle dtt des alinéas, comme elle dit des sophas, des opéras.

— ÉTYM. À, ab,de, et linea, ligne (voy. ligne). t ALINETTE (a-li-né-f) , s. f. Le même que ali-

GNETTE.

t ALIPÈDES (a-li-pÈ-d'), s. m. plur. Terme de zoologie. Voy. cniROPTÈRES.

— ÉTYM. Ala. aile, et pes, pied.

fALIPTIQCE (a-li-pti-k'), s. f. Art d'appliquer

des onctions pour l'entretien de la sauté et le traitement des maladies.

— ÉTYM. '.\).Emtix/;, de àXEÎçstv, oindre.

ALIQDANTE (a-li-kan-t') , adj. Terme de mathématiques usité .seulement dans cette locution : Partie aliquante, partie qui n'est pas exactement contenue dans un tout. Deux est une partie aliquante de trois.

— ÉTYM. AliquantJis, composé de oit pouroKiM, autre (voy. autre), et de quantus, combien grand, c'est-à-dire d'une certaine grandeur. Aliquantus, dans l'ancien français, avait donné li auquant, qui signifiait quelques-uns.

ALIQCOTE (a-li-ko-f). || 1° Adj. Terme de mathématiques. Se dit des parties contenues un certain nombre de fois et exactement dans un tout. Deux, trois, quatre, six, sont des parties aliquotes de douze. \\2°S. f. k des aliquotes précises, il substitue des aliquotes par appréciation, i. s. nouss. Ém. ii. Il 3° Sedit, en musique, des parties égales en lesquelles se divise spontanément une corde pour produire , avec le son principal, les sons secondaires ou concomitants qu'on nomme ses harmoniques. Cette dix-septième est produite par une aliquote de la corde entière, savoir la cinquième partie, j. 3. rouss. Dict. de mus. au mot Dix-septième.

— ÉTYM. Aliquot, de ali pour alius, autre (voy. AUTRE), et do quot, combien (voy. quote-part), c'est-à-dire un certain nombre.

ALISE (a-li-z'), s. f. Fruit de l'alisier. L'alise est un peu astringente.

— HEM. Les botanistes écrivent alise; l'Académie écrit alizé.

— HIST. XII* s. Il ne valt pas la moitié d'une alie, Jlonc. p. <"4. Je te deffen toute ma manantie, Jà n'i prendras vaillissant une alie, Uaoul de C. 75.

Il xrv* s. Car il vouloit donner journée À Charles et prenre mellée; Car bien veoit que courtoisie n'y valoit vaillant une allie, le Livre du bon Jehan,

— ÉTYM. Berry, alis; espagn. aliso, aune; baslat. alierius, alisier, ahxarix , aliguerium, lieu planté d'alisiers; sansdoutederallemande/souete, alisier et aune; anc. haut-allem. eliia.

ALISIER (a-li-zié), s. m. Arbre de la famille des rosacées; il croit naturellement dans les bois, et produit des fruits appelés alises.

— REM. Les botanistes écrivent alisier ; l'Académie écrit alizier.

— HIST. XII' s. Baron, dist Wedes, nobile chevalier, Hons sans mesure ne vaut un aller, Baoul de C. 83. Il xiu' s. Fuz qui soient boa et loial à fere leur mestier, c'est à savoir de fin cuer de chaisne sacz aube, de perier, d'aller et d'érable, Uv. des Met. (03. Bonus [ébène], plantoine. n'alyer, Enle nule ne boins figiers, FI. et Bl. 2024. || xvi* s. Les aliziers ou mycacouliers, coudriers, meuriers.... o. de

serres, 786.

— ÉTYM. Genev. alier, comme dans l'ancien français.

ALITÉ, EE (a-li-té, tée),por<. pa«^. Couché dans le lit. Le malade est alité depuis hier.

ALK

AUrm (»-U-U), t. a. Il !• F«>ro*r à •• iwUr. u Ui. Il n'Y a qu'uii» gnai» n»J«U« qu» ?"'»»• l'altlor. il I* tatuamàaféam, lUtK dm urdme«, IM UTVtgv p»r liu. Il f 8'aUl«r, ». rt/l. 8« mellrt au 111. Il • m contraint de l'aliter.

srn. t'AUT». «Kimmc aj ut. S« mettre au lu fat plo* (éoéral; oo m mat au lit pour ta coucbir ; m éUraa m mattant au lit à neuf heures dans c» oolUn; on m bm> aussi au ht pour causa d* nîâiaifia; la Bft*ra la pnt, il se mit au lit, et ne m rtlava plus. S'aliter, c'est, exclusiveauint, se eoueber parce qu'on se sent malade, parce qu'on ne peut plus se tenir debout.

— HiST. xm* s. Uien U (la mal»ta, porta une <|uinxaino U bers, ain* qu'il s'en aliuu'.,i F.Hcmflê. Cis maui m'a si aliti Que la mort B»rau degré, Qui madefle, //■>' '" ' ^-tiu, 6M. Ainsiju'il soientau lorpeohlte n. ... iaTz.N&i,p. «7. || xv s. Une maladit; .. , . .. --■ la chemin, dont il le convint aliter et mourir, moiss. t, i, UT.jjzvi's. Deux moisavanl que mourir, elle s'allila pour cause d'une flevie continue, PAUt, v, <».

— ÊTYM. À et lit.

t AUTHOXC (a-li-tron), t. m. Terme de zoolo- Kie. U p.-»rtio posliricuro du tronc dos insectes «tir laquelle les ailes sont placiies.

trni. Ala, ailo, et iruncur, tronc.

t AUTCHOIODK (ali-tur-gi-k'), adj. En liturgie, se dit des jours qui n'ont point d'office particu- Uer.

~- fiTYM. A privatif et It'lur^iV.

t AI.IVRER (a-li-vré), v. a. Terme de commerce. Diviiuir par poids d'une livre.

\ ALIZARI (a-ll-za-ri), i. m. Nom commercial de la racine de garance.

t AUZARINE (a-li-ra-ri-n"), t. f. Principe colorant ((uo la chimie retira do la garance , eu lui faisant subir divers traitements.

— «TYM. Aliiari.

ALIZE, I. f. Voy. AUSE.

ALIZÉ (a-li-zé), adj. m. Vents alizés, vents qui souBlent généralement entre les tropiques, de l'est k l'ouest. lU se servirent des moussons et des vents alizés qui étaient une espèce de boussole pour eux, MONTISQ. Etp. XII, ». Sur le soir, la pluie cessa, le vent alizé du sud-est reprit son cours ordinaire, Bnu«. DB ST-PIERRB, PouJ et Virg. Pour l'observateur qui se croit immobile, l'air parait soufller dans un sens opposé à celui do la rotation de la (erre, c'est-à-dire d'orient eu occident, c'est eu effet U direction des vents alizés, la puics, Exp.

— ETYM. Eiipagn. alisios. On a fait venir ce mot de l'italien alito, souflle, étymolo^ie bien peu probable ; car il faudrait que les Espagnols et les Français eussent pris à l'italien alito qui n'est pas dans leur langue pour en former un mot qui n'est pas diius l'italien. « Grande question, dit l'abbé de Cboisy, Journal du ro^gr de Siam, in-4, «o»7, p. 382: L'avis le plus suivi est qu'il faudrait dire venu elittx, cummc qui dirait vent.» «Iccft, vents choisis.» On a cité le bas-breton avel e-leix, le vent on plein: mais comment admettre sans document qu'un mol Ms-breton a pris domicile dans l'espagnol? L'eapegnol olmoi fait penser à alisar qui signifie lliaar, rendre uni; à l'ancien français alii, uni; par conséquent a<ùio>, alitét, seraient les vents unis, réguliers (voy. usse). Voici des exemples de cet ancien a(ljectif alit: Vestue fu la dame par cointise; Moult est bêle, grêle, gente étatise, Romane. p. t. Si ot [Beauté] le vis [visage] cler et alis, la AnM, 400«. Pain trop levé, pain aiiz. Livre det Mit. *«. Alaut [ils] manjuenl aus dans la miche alise. Tant que chascunu a sa force reprise, du CANOË, auitia. Alizés sont les choses serrées comme le caillou , et le pain broyé auquel n'a esté donné lieu de se lever, et toutes choses qui sont si bien oondeosée* qu'il n'y a aucuns pores apparens, pa-

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