‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 113 sur 504 · I-O. ». ^. Terme d« mltiériloKie · texte numérisé non relu

I-O. ». ^. Terme d« mltiériloKie

■iiqiir ou ili! pouzzolane i; ( A. :.. vi r ' '■. , ». /'.Tcnnede .rphoM, paisago

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t AU.OMORPIIITK(«l-U>-mor-fl-t'), ». m. Terme (le mmt^raloirin. Variété de lulfale de baryte.

AI.U).<(GK (a-Ion j"), ». ^ || 1* l'iice ajoutée à uneehoee pour l'allonRer. On dit aussi rallonRo. Il V T\%. Cesl une pctile allonge 1 mon royaRe, •tv. tM. Il t' Terme de marine, l'iice do liois ou membre d'un nisseau, qui sert k allonger une autre pièce d» 1'^ < iii' Terme do commerce. Morceau de paplor ' ; \ «ne lettre de clia/iRe , lorsqu'elle

«Il déjA ' ! ordres. ||5* Technologie. Inutru-

ment de verre, urdinairomcnt de la forme d'un fuieau, qu'on adapte au col d'une cornue ou d'un hatlon, dans certaines opérations chimiques. || Se dit, ehei les cemturonnicrs, des deux lianiles qui supportent le pendant; et, chez les cordonniers, d'un morceau de cuir qui se met entra le couche-point et le soua-bout. || Crochet de fer porté pnr un nerf de brcur tortillé, et qui sert à att.ichcr la viande. lit* Terme de Tétérinaire. Mode de claudication du cberal dA à l'écart violent dos membres postérieurs en arriére ou en abduction forcée, suite de glissement sur le pavé.

— HiST. XIII* s. Je n'ai mcsUerde faire alonge [ro- Urrf], Ne do controver à mençonge, Hrn. M235. Or m'en ropens sans plus d'aloignes, Et pri que tu le ffle pariloignns, la Rote, 11363.

— ÉTYM. Voy. ALLO;«OF.II.

ALLO^fifi, EE(a-lon-jô, jôe). || i* Part, pasti. Renilu plus long. Une robe allongée par la couturière. Il ï* Ce qui a une forme longue. Ce poisson a une téie allonKéo. Ces fruits ont une forme allongée. Il En anatomie, moelle allongée, partie de la moelle épinilroqui s'étend de la partie infériounr delà protubérance ju3<iu'au trou occipital. |! 3'Fig. Un visage allongé, une figure allongée, qui eiprime le déplaisir, le désenchantement. M. de Sainl-Aignan, revenu chez lui , y trouva la mine de ses gens fort allongée, «T-siM. 1)5, 3. Les uns ont le visage allongé d'un demi-pied, «tv. H«. Il i* En termes de chasse, se dit d'un chien dont le gros nerf crural s'est allongé par une trop forte course. || 6* En termes de fauconnerie, oiseau allongé, celui qui a ses pennes entières et de longueur convenable.

ALLO>riKMEVr(a-lon-je-man), ». m. || l'Augmentation de longueur. L'allongement d'une rue. ||l* Kig. nelani calculé, lenteur affectée. Il cherche toujours des allongements.

— HIST. xiii* s. Que vaut alongemensT 11. dk va- LlNC. vil. De ce ne vous ferai plus long aloignement, Btrif, ». Il XVI* s. Ils eussent esté contrains d'aller Mrcher la source de la rivière, qui e.s(oit un alongemcnt de plus de soixante lieues, lanodk, <74. Dont se composera un vin tel, que difficilement se pourra remarquor l'allongement d'icelui, o. dk sen- ■u, m.

— CTTM. Provenç. alongamnt, alonhament; •no. espagn. olongamitnto; ititl. allungamoM» (voy, «UONOta).

ALLONOER (a-lon-jé. Devant un a nu un 0, le g prend un « ; il allongea), r. a. || 1* Rendre plus long. Allonger une table, une robe. Allonger u.ie rue. Six chevaux pour allonger un équipage, la mcrr. 7. Il Fig. Sidrac, à qui l'Age allonge le chemin, «on.. LulT. 1. Il Allonger le visage, rendre triste ou p^nauiL J'allonge les visases de ceux nui attri.s- Uitnt le mien, volt. UH. à Caih. *n. || Allonger le pu.prvMramarche. Notre suisse, allongez le pas , MU*M. Bêdmiu. il Kig. Allonger la courroie, tratmw Ml looneur une afTalre, ou tirer parti de res- •MmwBMioerts. || Allonger le parehemin , faire 0» MiigaM ieriturae pour en tirer plus de profit; tiim im proele m longwar. || 1* DAployw, étendre, •B partent de certeioet partie* du eorpe. Allonger le bru, lecou. L'éléphant pmii rMooutdr, «lloo- ■«joowbef sa trompe et te tourner tn ton* wns. P.^rSï???'' •*•'•"'•'•• «Pportw <Ue lootueurA. un» mtn m M. d« Cambrai qui ne lert qu'à al- I. (NM. ti*. Il Wmll|»ren>«iu A»-

ALI

l.ri'.r lin r/Min d'épée, de poing, de pied; la al allonge te ruaile, il rue. || 8* En r>' , allonger une sauce , c'est y ajouter <lu Iwuillon uu de l'eau, et en diminuer ainsi la force. Ij i* En termes de ehasae. Ce cerf a tout allongé, il a poussé ta nouvelte tête aprùs avoir mis l>.i». Cet oiseau s'allonge, il se revêt de ses grosses plumes. Il 6* En termes de marine, allonger te ligne, augmenter lusdisUnces entre It-s vaisseaux qui la forment. i| 6* s'-. "-L-r r. r*fl. Devenir plus long, les jours du solstice d'IiivLT AU solstice d'été. Il 7- Un serpent )r l'herbe. Là les heures, |Kiur moi, s'ali dans l'attente, delav. l'aria, 11, 6. Il (■ ienue de manège. Baisser la main et augmenter progressivement l'eflet des jambes.

— RRM. Allonger pris absolument ou comme verbe neutre, signiflf; retarder, apporter des longueurs, et non devenir plus long. C'est donc une locution vicieuse que: les jours allongent; dites: les jours s'allongent.

— SYN. Ai.LONOEB, PROLONGER. C'est rendre plus long. Allonger, c'est ajouter de U longueur; prolonger, c'est ajouter de la longueur dans un sens déterminé. Au propre, on allonge un chemin, quand on fait le chemin plus long, sans autre indication; on prolonge un chemin, quand on le poursuit dans la direction qui lui e!it donnée. Au figuré, on allonge une discussion, quand on la rend plus longue; on la prolonge, quand, à dessein, on la fait durer. Allong'!mcnl et prolongement ofTrent les mêmes distinctions.

— HisT. XII* s. Grantdemi pié [il] les a fait alongier, Wone. p. t8». Fors seul itant qu'ele ne me fait don De lui [!'| amer pour alongier ma vie, C'ouci, II. Il XIII* s. Garsions s'enfol, por sa vie alongier. Amont cl haut castel qui sict en haut rochier, Ch. d'Àtit. VI, 1017. Se ses sergans avoit le bois vendu et le premier terme a.ssis, n'avoit il pas pooir ne autorité du terme alongier, reaom. xxxiv, 7. Li pies ne doit mie por ce demorer ne alongier, par le [la| coustumede le [la] cort laie, m. v, 30. Et si alonge et met en delay moult de coses par se [sa] parcce, le'îquclesilileOst ha.ster, lu. 20. .N07. traiterons eche [en cet] endroit de le (lajdivision des lignages, et comment et en quel manière lignages s'alonge, lu. XIX, I. Il XVI* s. Que ceux qui avoieiit alongé le serment à la mesure des bonnes mœurs, l'avoient mis % usage d'estriviores, d'ai;b. tlisl. m, 460. Des vins pressés, trempés, allongés, et autres de mesnage,

— BTYM. Bourguipn. elongé; provenç. alongar, alongnnr, alonjar, alunhar; anc. calul. alongar; ital. aliungare; de à (voy. k) cl long (voy. lo.ng).

t ALLONYMK (al-lo-ni-m'). || 1* Adj. Se dit d'un ouvrage publié sous le nom d'un autre. Un livre allonyme. || 1* S. m. Un allonymc, un homme qui publie son livre sous le nom d'un autre.

tALI/)PAniE (al-lo-pa-f), I. m. Médecin qui traite par l'allopathie.

t ALLOPATHIE (al-lo-pa-tie), ». f. Nom de la médecine traditionnelle, dans le langage des huiui-u[>allios.

— fiTYM. 'AXXo;, autre (voy. autre), et rMo;, maladie, affection (voy. pathos); ainsi nommée par opposition k hitmf'npalhie (voy. ce mot), à cause (|ue, dans te médecine traditionnelle, on n'a ni pour but, ni pour ef^at de pro<luire chez le malade des symptômes semblables à ceux de te maladie.

t ALLOPATIIIOCE (al-lo-pa-U-lt'), adj. Oui a rapport .t l'allopathie.

t ALLOPATIll(.U'EMENT (al-lo-pa-ti-ke-man), adv. D'une façon allopalliique.

t ALLOPATIIISF.R (al-lopa-U-zé), r. a. Traiter allopathiqucment.

t AM.OPIIANK (al-lo-fa-n'), ». ^. Terme de minéralogie. Variété d'argile.

t ALLOTEMENT (al-lo te-man) , ». ih. Terme d'ancienne jurisprudence. Partage par lots.

t ALLO'nR(al-lo tir), i>. a. Termed'ancienne jurisprudence. Partager, distribuer les lots.

— 6TYM. À et loi.

t ALU)TRIOLOGtE(al-lo-tri-o-lo-jie),». ^. T scotesliqiie. Défaut qui consiste à introduire, un discours ou dans une doctrine, des idées i'ii.m gères au fond.

— ÉTYM. 'AUirpio;, étranger, et Xiyot, discourt (T07. LOOIOll).

t ALLOTRIOPHAGK (al-lo-tri-o-fk-j'), f- m. Celui qui est atteint dallotriophagie.

tALU)TRIOPIIAGIE(al-lo-tri-o-te-jie),». ^.Ternie dt médecine. Dépravation de l'appétit qui porte à milgw li« nbnanoes non alimcnUires.

ALL

— £TYM. 'A».«tp<«;, èttange, d« <Uoc, autre (voy. actbk), et ftitU, manger (foy. roacito*niooe).

t ALI-OTROPIR fal-lo-tro-pie), ». f. Terme de physique. Etat de corps liimiites pouvant se présenter sout des éteU diflérents, et jouir de propriétés chimiques et phvsiquet très-diitinctet. Le cartjona, sous la forme de charbon ou de diamant, offre us exemple frappant d'allotropie.

— ÊTYM. 'Ai)o;, autre (voy. autre), et tpéso;, cliaiigem'-nl (voy. trope).

ALI/XJAULE (a-lou-a-bl'), adj. Oui peut être alloué, accordé.

— ÉTYM. Allouer.

t ALI.X)rCUIER (a-lou-chi-é), ». m. Voy. ALOt;< cniER.

ALLOUA, fiK (a-lou-è, ée), part. paat. \\i' Accordé. Des somme* allouée* pour une dépense. Il S* S. m. Autrefois, nom du second des juge* dans certaines juridictions; le premier se nommait (Anêchal, et le troisième, lieutenant.

ALLOUER (a-lou-é), V. a. Approuver, accorder une dépense portée dans un compte ; accorder uns somme comme indemnité. Allouer un supplément de traitement, une gratification, une indemnité.

— HIST. XI* *. [^Hon Ime] entre les leuret aluée et mise , Ch. de Roi. ccvii. || zii* s. Et en tarquez [cercueils] poser et aloer [lescorpj], Hone. p. «7*. Seignur, fait il àels, tut senz en plait entrer. Ne me deit pas mis sires acuinte demander, Car tut cest grant avoir que ci vus oi numer, Kn ses busoigccsi l'ai fait meireealuer. Th. le mari. 43. En malvais estoc vei [je vois] bon ente mal fruchier; Oui malvais arbre aluhe, malvais fruit deit mangier, ib. 128. ?:t sur l'altel la busche et les pièces ordenéement aluad, iloi». Si 7. || xiii* s. Nulle ne doit aiouer autrui aprentice ne autrui ouvrière, Liv. des Met. 84. Cil qui est aloez à un an |mct demander son loier de tout l'an, Li ordinaires, f I3. Li un se sont cil qui font monnoio à essient de malves meuil et les voelent aiouer porl)onc, beaum xxx, ti. S'il a\ oient le lor folement aloué, il n'ont pas à retomer ne a recouvrer à lor percs ne à lor mères sans lor volenté, iD. XXXI, 4 2. El se je, el tans que le [te] core me fust prestée, l'ai alouée ou perdue.... je sui tenus à rendre la value que le [te] ooze ralolt, ID. xixiv, 4 8. Il XIV* s. Jehan coutelier se alloua ou accueilli à un maistre dudit mestier, dd canoë, o«eoUigere. || zv* s. Cils dedans l'artillerie que ils avoicnt, alouerent [employèrent] si nettement que ils n'avoient mais ncn que traire, raoïss. n, m, R. Des rentes du comté il n'allouoit nulles, nuis les mettoit et avoit mises toudis arrière en depost, iD. I, 1, î«8. Il XVI* s. Mais certes monsieur auroit honte De t'allouer dedans le compte De tes plus jeunes apprantifs, marot. 11, it«. Et qiioy qu'.'ls bra.ssent puis après pour l'honorer et servir, ne sera point aloué en ses contes [compté par Dieu), CALV. Inttit. 40. Bienheureux celui auquel Dieu impute ou alloe la justice sans œuvres, 10. ib. t74. U ne doute pas que cela ne lui soit tlloi par justice, iD. 16. eo». Ayant couché un article de des pense de dix laienls, qu'il di<«it avoir employez où il falloit, le peuple l'alloua sans vouloir enquérir comment, ny en quoy, amtot, Péric. «■». Ce qu'il denonç* au m-igistrat dit en ce pays-li [Vitré, en BreUgne] l'aloué, lequel,... Ledit aloué fit chercher ce maistre gueux.... pars, zix, 11.

— CTYM. Wall. a(outr<r, dépenser, user, consommer; provenç. a>ogar; ital. allogare; de al pour nd(Tov. X), et ((K-arr, placer (voy. loier, uec).

t ALIX)XANE (al-lo xa-n'), t.f. Terme de chimie. Corps qui pro\ient de l'acide urique et de l'acide azotique chauffas ensemble légèrement

— f.TYM. Aliea. ■»>— n; de ai, premières tettros de „n„„»<;.,.' •.< nra, pmnièrw lettre* de tmaliq,,, ont antlyté ro^Xnxoiir en ayant ^f> s comme teaomme de ceiu de Vallnnimne et de l'acide laaliqtie.

ALLICIIOX (a-lu-chon), ». m. Terme de méca nicien. Dent en bois ou même en fonte qui ne fait pnint crtrpsavec la roue sur laquelle «lie est montée, hon* mirent par leur i|ueue dant des moriiiqate* à te cirmnférence de te roue et y vM.i ivient» par d«* ctevetles; te tête, imitent au-desstii de la cireoaMmn, tariM Iw deott de l'engrenage.

— msT. xr* s. Icelly Robin dis! q«il imml du dit moubn afin defkire de* aUeuchoa*, vu cakoe, alfHba.

— tJTH. nerry, «floclMm; tnc fr»nç. aJ«c*i>r attirer (Lutureest uns pecliitoqMgloloaiaalache, 1 DKHEtmo, Tttt. 474*); pronaç. " * " '"

ÀLL

ALL

ALM

allumer, de â et un radical lue, lumière, qui est dans lucide (voy. ce mot).

t ALLUMAGE (a-lu-ma-j') , s. f. Action d'allumer; résultat de cette action.

ALLUMÉ, ÉE(a-lu-mé, mée), part, passé et adj. Il 1° Mis en feu. Des feux allumés. || 2° Fig. La guerre est allumée. Que le courroux du ciel allumé par mes vœux.... corn. Hor. iv, 5. Prête à suivre partout sa colëie allumée, id. Nicovi. i, 5. Lorsque des Juifs contre eux la vengeance allumée Chassa tout Amalec de la triste Idumée, rac. Esth. m, t. La fureur était allumée dans ses yeux, fén. Tél. v. Cette secte [des Manichéens] avait des charmes pour les imaginations allumées, volt. Phil. ii, 375. Je dis à M. de Beauvilliers, d'un air allumé de crainte et d'espérance, que la conversation de la veille m'avait affligé, st-sim. <R, (72. || 3° Allumé se dit d'une teinte rouge en parlant du visage, delà peau. Le sérieux des passions ardentes est sauvage, sombre et allumé, vauven. 7>u 4-ene«a;. Pourquoi êtes-vous allumée, pourquoi votre sang est-il en colère? sÉv. 593. Si les femmes avaient le visage aussi allumé qu'elles se le font par le rouge, la bruy. :>. || 4° En termes de blason, se dit des yeux quand ils sont d'un autre émail que le corps de l'animai; et de la flamme d'un flambeau ou d'un autre objet.

t ALLUMELLE (a-lu-mè-l') , s. f. Fourneau de charbon.

t ALLUMEMENT (a-lu-me-man) , s. m. Action d'allumer. || Ce mot mériterait d'être repris.

— HIST. XII' s. Dontserat parfaiz li ans de nostre alumement, quand li permanables jugieres aparrat, /o6,p. 481.

ALLUMER (a-lu-mé), v. a. \\l° Mettre le feu à. Allumer une chandelle, une bougie. Allumer un bûcher. Il 2° Par extension. Allumer du feu, le feu, pour allumer du bois dans un foyer, un poêle. Allumer une lampe , un bougeoir, pour allumer la mèche d'une lampe ou d'une bougie. Allumer un flambeau. (Il) Recherche votre fille et d'un hymen si beau Veut dans Troie embrasée allumer le flambeau , rac. Iphig. i , . ) Il 3° Fig. Ouelle guerre intestine avons-nous allumée? rac. Esth. m. J'ai prévu ce tumulte et n'en vois rien à craindre; Comme un moment l'allume, un moment va l'éteindre, corn. Nicom. v, <. Votre amour contre nous allume trop de haine, rac. Andr. I, 4. Vous avez vu quelle ardente colère Allumait de ce roi le visage sévère, m. Esth. ii, 9. Animés du coiM-roux qu'allume l'injustice, id. Brit. m, 7. Il présenta mon cœur aux yeux qui le charmèrent. Il prépara mon âme aux feux qu'ils allumèrent, corn. Ilêracl. Il, 2. Ils allument contre eux une implacable haine, id. Pomp. iv,3. Moi! j'aurais allumé cet insolentamour! id. Rod. iv, « .Oui , je ne pus souffrir de les voir si bien ensemble; le dépit alluma mes désirs, Mo;,. Fest. I, 2. Ce qui avait allumé dans son cœur tant de haine contre Ulysse, fén. Tél. xv. 11 allume le zèle des docteurs, fléch. Tur. Allumer leur ambition [de leurs époux] par leurs désirs pressants de s'élever au-dessus de leur condition, id. i, p. J35. Ce ne fut ni l'envie de vaincre ni le désir de se venger qui allumèrent ce jeune courage ; ce fut le désir delà paix et de la sûreté publique, id. Panég. t. ii, p. iO. Les lâches courtisans se font une étude d'allumer le vice et d'éteindre la vertu, ciiateaub. Mart. < 24. Les délais ne servent qu'à allumer la fureur des Juifs, MASS. Pass. 2. J'eusse aux rayons d'Homère allumé mon génie, A. chén. (45. || 4° Mettre en mouvement, agiter. Allumer le sang, la bile, les humeurs. Le chocolat vous allume une fièvre continue, SÉV. <45. Tout vous blesse, tout vous allume, MASSILLON. Il 5° Populairement. Allumer quelqu'un, l'entraîner par des espérances trompeuses à donner son argent. || 6° En termes de métier, introduire dans une pompe une certaine quantité d'eau pour en faire gonfler les parties intérieures et en expulser l'air. Il 7° S'allumer, v. ré/l. Prendre feu, s'enflammer. Sur un autel sanglant l'affreux bûcher s'allume, i. b. rouss. Cantate, Ciné. La flamme du bûcher d'elle-même s'allume, rac. Tphig. v, c. Il Poétiquement. Et que.... Jamais les feux d'hymen ne s'allument pour elle, rac. Phèd. i, l. (| 8° Devenir brillant. Ses yeux s'allument et s'éteignent en un moment, pasc. Amour. || 9° Fig. Une nouvelle guerre s'allume, eoss. IHst. i, (0. La guerre civile s'allume, id. ib.m, 7. Le dépit s'allumait dans son cœur, HAMiLT. Gramm. 8.

— HIST. XI' s. Myrrhe ettimoine [ils] i firent alumer, Ch. de Roi. ccix. || xir s. Où feu n'eûst ni chandele alumée, Ronc. p. I5G. Puisqu'en vous sont tout mal esteint Et tout bien à droit alumé, Couci m. Si m'est au cors une autre amour emprise, Qui me requiert et aUume et esprent. quesnes,

Romane, p. 80. Esteigniez, fait lur il, ces cirges alumez. Th. le Mart. 52. Car qui veit le bordel [la maison] Sun veisin alumé. Il ad pour delsuen, ib. 90. De la clarted ki est devant lui sunt alumez cil ki furent noir cume charbun. Rois, p. 206. || xiii' s. Kt li feus aluma moût haut, si qu'il sembloit que toute la terre ardist, villeh. xcv. Lors s'entorna en un essart. Droit devant le chastel Renart, Et vit la cuisine fumer Où il ot fait feu alumer, lîen. 938. Ce dist Patous : garde de près , Se del veoir es si engrés; Je n'i ai soing d'aboester. Ne m'i estuet point alumer [regarder fixement] , ib. 7(70. C'est la chandele en la lanterne ; Qui mil en i alumeroit, Ja mains de fsu n'i troveroit, la Rose, 7449. Qui ce qu'il aime plus regarde. Plus alume son cuer et l'arde [brûle], la Rose, 2358. Lors escria le roy : alume, alume, et si fist l'en, joinv. 250. || xiv s. Lors ala Bonne- voulenté Tantost alumer la chandelle, BRUYANT dans Ménagier, ii, p. 35. || xv s. Cessez vostre sermon, dirent les lourdicrs tout allumés du feu de concupiscence charnelle , louis xi , Nnuv. xcviii. Il XVI' s. Un flambeau allumé, amyot, Cam. 66. Hz estoient desja espris du malheureux et calamiteux désir de la Sicile, que depuis Alcibiades alluma d'avantage, id. Péric. 42. Allumer l'air d'esolairs, le troubler de diverses sortes de tempestes, calv. Inst. I8.

— ÉTYM. Wallon, aloumer, allumer, faire des éclairs; bourguig. élemai; provenç. alumenar, ahimrar, alhumnar; anc. catal. alumar; espagn. alumbrar ; portug. alumear, a{{«mwir,-ital. alluminare; de al pour ad (voy. À) , et lumen, lumière (voy. lumière).

ALLUMETTE (a-lu-mè-f) , s. f. || 1° Brin de bois ou de chanvre soufré à un bout ou aux deux bouts . Un paquet d'allumettes. || Allumette phosphorique, chimique, préparée avec du phosphore, du chlorate de potasse. |]2°Fig. Dames qui sont navrées des flèches de vos yeux, et n'ont point de feux dont votre beauté n'ait été l'allumette, Francien, liv. vi, p. 227. Muse, de vos chansonnettes Aujourd'hui l'on va tâcher De faire des allumettes Pour ranimer ce bûcher [de l'Emile], bérang. Muse en fuite. || 3° En termes de marine, au plur. Sorte d'artifice employé dans les brûlots.

— HIST. xiv s. Et n'est bon [le soufre] qu'à ces femmelettes Qui botellent des allumettes , Traité d'alchimie, 48. |{ xv* s. Je luy envoyé ces sornettes Pour soy desennuyer; combien, S'il veult, face en des allumettes, villon, Grand testam. Legs au, sénéchal. Il -xvi' s. Les jésuites trouvèrent des cœurs bien préparez, sur tout en Picardie, qui fut l'alumette de l'embrazement que nous verrons ci-aprèî, d'aub. Ilist. 11, 223. Mais c'est au contraire : la honte sert d'aiguillon et d'allumette, charron. Sagesse, 1, 23.

— ÉTYM. Allumer; bourguig. élemôte.

f ALLUMETTIER (a-lu-mé-tié) , s. m. Fabricant d'allumettes.

ALLUMEUR (a-lu-meur) , s. m. Celui qui est chargé d'allumer régulièrement les réverbères, les becs de gaz.

—ÉTYM. Allumer.

f ALLUMI (a-lu-mi), s. m. Petit morceau de bois allumé dont on se sert pour éclairer l'intérieur d'un four.

t ALLUMIÈRE (a-lu-miê-r'), s. f. Fabrique d'allumettes. Il Botte aux allumettes.

ALLURE (a-lu-r'), s. f. \\ 1° Façon de marcher. Ralentir son allure. On reconnaît certaines gens à leur allure. Il était guindé dans toutes ses allures, HAMILT. Gramm. 7. || Il se dit du cheval. Les trois allures naturelles du cheval sont le pas, le trot et le galop. Il Par extension, en parlant du soleil : Tu dois ta flamme à tout le monde; Et ton allure vagabonde.... malh. II, 3. Il 2' Fig. Marche habituelle des choses. La monarchie avait son allure par des ressorts qu'il fallait toujours remonter, montesq. Esp.xxx, 4. L'intolérance, front levé, Reprendra son allure, déranger, Mitsion. || Tournure que prend une affaire. Cela prend une mauvaise allure. || 3° Conduite d'une personne dans une affaire. Son allure n'est pas franche. Je me défie des allures des gens paresseux, sév. 302. Il 4' Ce jeune homme a des allures, il a quelque commerce secret de galanterie. Cette locution a vieilli. 1 1 5° En termes de marine , direction de la route d'un bâtiment par rapport à celle du vent ; disposition de voilure appropriée à cette route. || 6° En termesdechasse, distance de l'empreinte des pieds de devant à celle des pieds de derrière. Allures du cerf, les endroits par où il passe. || 7° En termes de mineur, état d'un filon dans la rocheoudansle terrain qu'il traverse. || 8° En termes d'usine, allure d'un feu ou d'un fourneau.

sa manière de se compo. ter dans les opérations métallurgiques.

— HIST. xii* S. Si tost cum li ber fu sur sun cheval sailluz, Grant alure s'en pst à la porte venuz, Th. le mart. 47. Sur les chiefs des trefs ki furent defors, furent faiz unes allures de set aines [aun(!s]de led i^large], Rois 246. Et li reis Achazias chaïd as alures amunt de une sue maisun qu'il eut en Samarie, .si en fud malade p mahaignez, ib. 844. || xm' .s. Lors m'en alai grant aieUre [vitesse], la Rose, Bis. Dont chevaucha à toute sa bataille vers les fuians grant aleûre, villeh. (44. Les messagers le roi ariverent au port d Antioche et dès Antioche jusques à leur grant roy trouvèrent bien un an d'aleilre à chevaucher dix Heues le jor, joinv. 262. || xv s. [H] ot belle aleure, voix d'ommede beau ton, christ, de pisAN, Charles V, i, ch. il. || xvi' s. Dont à l'heure Thon y s'en vint sur le pré grand alleure Nous accorder, MAROT, I, 221. S'ilz aUoyent de cul, vous eussiez estimé esire leur alleure naturelle, rab. Pant. v, 29. L'ennemy n'osa faire contenance de les attendre, ains print le chemin pour se retirer aux grandes alleures à Verceil, m. du eell. 25).

— ÉTYJI. Aller. La forme ancienne régulière est aleïtre, dont la contraction s'est faite de très-bonne heure et qui suppose un bas-latin, alatura.

t ALLUSIF (al-lu-zif , zi-v') , adj. Qui Contient une allusion. Phrase allusive.

ALLUSION (al-lu-zion ; en poésie , de ci nq syllabes) , s. f. Il 1° Figure de rhétorique consistant à dire une chose qui fait penser à une autre. On distingue les allusions en historiques, quand elles rappellent un trait d'histoire; mythologiques, si elles sont fondées sur un point de la fable; nominales, si elles reposent sur un nom; verbales, si elles consistent dans le mot seulement, c'est-à-dire dans une équivoque. Benserade faisait des allusions délicates et piquantes aux caractères des personnes, volt. Louis XIY, 25. Dieu par ces paroles fait allusion aux Juifs, boss. Var. < 5. C'est une secrète allusion au mystère de l'Incarnation, ID. Nouv. Myst. ii. || 2° Application d'un trait de satire ou d'éloge. Le public est prompt à saisir les allusions. || 3° Allusion de mots, jeu de mots. Ne se dit plus en ce sens.

— ÉTYM. Ital. oWu.ïio«e; espagn. aiusion;d'af/usionem; de al pourarf, vers, et de ludere, jouer (voy. ludion).

t ALLUVIAL, ALE (al-lu-vi-al, al'), adj. Terme de géologie. Qui a les caractères, ou qui est le produit d'une alluvion. Plaine alluviale. Terrains alluviaux.

— ÉTYM. Voy. ALLUVION.

f ALLUVIEN , ENNE (al-lu-viin , viè-n") , adj. Terme de géologie. Se dit des terrains produits par l'action des eaux actuelles ; se dit aussi des dépôts meubles dus aux eaux dans les vallées et les plaines.

ALLUVION (al-Iu-vion) , s. f. Accroissement de terrain résultant des dépôts terreux qu'abandonne une rivière. L'alluvion profite aux propriétaires riverains. Pendant ce temps , les alluvions du Nilont été déposéesle long du reste du rivage et l'ont immensément étendu, cuv. Révol. p. (48. 11 est bon de remarquer que les plaines faites par alluvion sont plus hautes vers les bords des rivières qui les ont produites, et toujours ensuite plus basses, fonten. Guglielmini.

— HIST. XVI' s. L'on n'estime pas la grandeur d'une rivière de l'eau qui lui est advenue par une subite alluvion et desbordement des prochains torrents et ruisseaux, cnARRON, Sfljcsse, i, t

— ÉTYM. Provenç. oi/Mt'to; espagn. aluvion; portug. alhtvido; ital. alluvione;de al pour ad (voy. À) , et luere, arroser, laver (voy. lotion).

t ALLUVIONNAIRE (al-lu-vio-nê-r'), adj. Qui tient de l'alluvion. Terres alluvionnaires.

f ALMADIE (al-ma-die) , s. f. Sorte de grande pirogue de quelques parties de l'Afrique.

— ÉTYM. Arabe, al, le, etmadhi, qui passe ou fend l'eau.

ALMAGESTE(al-ma-jè-st'), s. m. Collection d'observations astronomiques faites par d'anciens astronomes. L'Almageste de Ptolémée. Ce système [de Ptolémée] a subsisté pendant quatorze siècles ; aujourd'hui même qu'il est entièrement détruit, l'Almageste , considéré comme le dépôt des anciennes observations, est un des plus précieux monuments de l'antiquité, la place, Expos, v, 2.

— HIST. xm' s. Cil qui nous escrit l'Almageste, la Rose, (8772.

— ÉTYM. Ital. almagesto; bas-lat. almageste; mol hybride, composé de l'article arabe al, la, et de grec ixETfîunfi, très-grande. L'almageste de la basse latinité signifie; <° U grand œuvra des alchimistes,

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