‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 150 sur 504 · livre» les plu» ■•"" rrvnlu · texte numérisé non relu

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si l'anecloto ii crypho, r

phante do brn •:, volt. U"

maint» tabloaux ne sont point apocryphes, la i-.jnt. Papef.WV S. m. Un apocryphe. I.es apocryphe», le» ouvrages composé» par d'anciens hérétiques et attribués par eux i des auteurs sacrés. Il 3' ui^ginairement, les livres de l'Ancien T'vi le»

juifs de Palestine n'admettaient pas d :cil

sjicré. ||4' Nouvelle apocryphe, fau»-.<. ....u.vn..

— IlIST. XV S. Chose apocriphe et sans grant foy, cimiST. DEPiSAN, Charlei r, i, ch. «.

— CTYM. 'Aic&xpviço;, de àiti, indiquant èloignemcnt, et do xpùuT», cacher (voy. crtpte).

APOCYN (a-po-sin), ». m. Terme do Imlanique. Genre de plantes do la famille de» apocynée», qui vient de l'Amérique et do l'Asie boréale».

— f.TYM. 'Anéxuvov, de iizo, indiquant hostilité, et xuùiv, chien (voy. cnics) ; onnemi des chiens. L'apocyn de» Grecs, ainsi nommé parce qu'on lui attribuait la propriété de tuer les chiens et les loups , parait être le ei/nanchum ereclum. L.

t APOCYNÉES (a-po-si-née) , i. (. plur. Terme de botanique. Famille de plantes de la classe des dicotylédones monopéLiles hypogynes.

APODE (a-po-d'). || !• iidj.Termo didactique. Qui est sans pieds. || l* S. m. Poisson dépourvu do nageoires ventrales, tel que les anguilles.

— ÉTYM. 'Aitou;, de i privatif, et soO;, pied (voy. rtr.h).

APODICTI0CK(a-po-di-kti-k'),a4;. Il 1* En termes d'école, un argument ap'"'' -i '"'" '•-i "n niisoniiemcnt démonstratif, suiv.r i grecque

du mot. Il 2* Dan» la pti . . iiui ob-

tient ou qui exprime l'adhésion la pi ■ de

l'esprit, cl porte le caractère de la ; .iuo-

luo. l.a certitude apodictique porte les caractère» d'universalité et de nécessité absolues : elle ne dérive donc point do l'expérience, qui ne peut établir qu'une certitude analogique, viujehs, JK'anl, p. 317.

— f.TYM. 'AnoîitxTixo;, de àiio, indiquant écartement, extension, et îitxvûcd, montrer.

t APOOIE (a-po-die), ». f. Terme didactique. Absence de piei*».

— f.TYM. ytpode.

t APODOSK la-poHl6-i'), ». f. Terme de rhétorique. Le .second membre de la phrase, par rapport au premier qu'on nomme proLise.

— f.TYM. 'AnoSc/at;, restitution, de isi, re, «t îôoïc, don (voy. nose).

t APOI)YTERIUM(a-po-di-té-ri-om'> • - i "'•"'■ d'archilpclure ancienne. Lieu où l'.

lait dan» uno palestre ou dan» do» L«, , ..

— CTYM. 'AnoivWipiov, de Asi , exprimant enlèvement, ctîûciv, vêtir.

AI'OGF.E (a-po-jéc), ». "». ||t* Terme d'astronomie. Point de l'orbite do la lune où elle .«c trouve ft sa plu» grande distance de U terre. La lune a son apogée et son périgée, volt. A'eicl. il, «. || J* Adj. La lune est apogée. || 8* Fig. Le degré le plus élevé. Sa puissance est k son apogée. Ce grand capiuin* [M. dcTurenne] était dans l'apogée de sa faveur, ST-siM. &)*, lia. Un corps sain, un esprit joyeux Et quelque proso mélangée De vers badins ou sérieux Me feront trouver l'apogée De U félicité des Dieux, t. B. ROi'SS. Hip. A chaulieu.

— RBM. Apogée ne se dit que do la lune, parce que seule elle tourne directement autour de la terre. En parlant (!• ' ' -, le point de leuroi^ bile où elle* sont I" le la terre dépendant de leur position et tlo ■.«uo »» U terre, on dit qu'ail** •oni en opposiUon.

— CTvu ■ktJ.^,,i>-. de dM, Indiqnaol éloign*meni, '

APOi.i : A-T), «.«.||l* Copi*d'UB

écrit origutil, pu oppMitioo k aatogiaplM. U t* Non

d'un nouvel instrument dont on sert pour coj i destins.

— CTTM. 'AiiéY»a««v, eopie, de iaé, indiqum

\'< : ! erme d'as-

il- iiipite.

éloigné* do eeu< i-Adj

1; :a(re satellites e«t

— CTYM. Moi hybri'1 ment, ^l *'>rc. fnrmédc .,

t Al' "tSTK (a-p.

r*(iq' t qu'il y .1

■'■ Ul' D.'ju, l'autre de la \ cf!i-

<it plusieurs opinions au m.'.

r TYM. 4pol{tn<iir« , nom de i «uk ji de la

i Ml 1 1\\ f:\ r*f\ lif.fii f ffi nnm prop..TtnD9 dt: ■s et de lapoéaie.

— fclVM. \T.;tiiay.

t APOLU)MKN. lEIVXB (a^l-io-niio, ni^l, adj. En géométrie, se dit des section* coniques.

— r^ V'-rge, célèbre géomltxe

grec «s.

tullien. Ci:

Chose étrai .

devenue l'Apulo^

IV, s. IIS'.V.^. 1

logie qui a pour but de défcuilre IarcUi;:ou cb.-i

tienne contre le» attaques.

— CTYM. 'ARoXoyriTixi; , do iito/oY^otiai, ' '. une apologie (voy. apologie).

APOLOGIE (apo-lo-jie), f ' l'i' r. " • • rôle» pour défendre ou jusli' quelqu'un. L'apologie du pi:.

venait recevoir les éloges comme on vi' apologies, PL^cn. Tur. M. Anuud fait v où il donne sa propo.sition, pasc. i*rt>v. a. Vi siez autrefois l'apologie de vo* passions , ^pt'ph. ||8- Par extension , tout ce qui justifie. .•■ . conduite depuis quelque temps fait son apologie.

— HIST. XVI" s. Le litre me semblera . - '- '- ■■ tel : Excuse composée par iacipies de

pour le purger ver» la majeÂé i"-".'

mot d'apologie n'est pas usité en

Uttrn à J.de Bnurgoigne , p. « «S. i

voir les apologies en cet affaire, les trouvenmt ri.

l'I.isloirc du pais bas, o'aub. Ihst. lu. «7.

— CTYM. 'AitoXo-jCa, d'iri • écaitoment et)éyo;. di«mur«(voy. Looii. squi écart' une i nie.

f .M E (a-po-lo-ji-kT, adj. Oui a le c.i

ractè: ■ ■ '— • ' ■

Al'dl <".: i ui qui

fait ra;-.'. .:.■.,. -. c U*

apologistes de la ^! bien

lout seuls vous '1 nt le»

apologi-ttesde vos vertus ou devof vice*. «\«"'. Tor. In-' logislc» drla volupté.

' '.'-• ri :.vcr eux qui en .•■.Trnialion i qui se In . . dogmes du ■-

— niST. XVI* s. Je ne suis apologue d'aucun parti . d'adb. Hirt. u , < •*.

— CTYM. Apologie.

APOI.OfiCE (a-po-lo-gh*). ». m. F-Tpn»* d'un-

^ >ie sous une fonpp

.-ncment est pre--

iM',< assiDiiialioil d* l'ospécr

l'on fait parier oa agir. L'a;

vient de* immortel*, Laro.N;. ■ i

iroiii«ipa«.

— (TH. arotoova, paat*, paraooue. La fable r '. le terme le plu* général ; c'e«t lout ce qu'o-

tout œ qu'on raconte ; il y a dan* le* faH«« •' dre et d* La FOotain* de* ooolo* iùgt: •ont pas du tout de* apoiogue*. L'apào. joui* fendéeur une aUégoria, dont on a mu i i«pp, cation i nMamo. La panbo)* oM no apoiogue con l*andtaal'aBrilnro*aiote;oa dit U paiabole à- TentlUil prodina, et non l'apologue, Hco que ce •oit, au fond. I* mém* cImm*.

— r ^. Comme un de* trtductcttr* d .

Tasse. is4 pour son apologo* [dédicao*]!* prince de Coab, p'at». Ccmf. j^.

APO

APO

APO

— ÉTYM. 'AitoXoYOi;, récit, de ànè, et ),6yo;, discours (voy. LOGIQUK.)

t APOI.TRONNIR (S') (a-pol-tro-nir) , V. réfl. 111" Devenir poltron. Mot qui, se comprenant sans peine, peut être repris. || 2° V. a. Terme de fauconnerie. Empêcher un oiseau de chasser le gros gihier en lui coupant les ongles de derrière.

— llisT. xvr s. Un jeune homme doit esveiller sa Tigueur et la garder de moisir et s'apoltronnir,

— ÉTYM. À el poltron.

t Al'OLYSE (a-po-li-z'), s.f. Nom que les Grecs doiment à la partie de leur messe qui répond à notro Ite, missa est.

— ÈTYM. 'AîtôXuffc;, action de détacher, de congédier, de ànô, indiquant séparation, et >Oeiv, détacher

t APOMÉCOmEtRE (a-po-mé-ko-mè-tr') , s. m. Terme de géométrie. Instrument qui sert à mesurer la dislance des objets éloignés.

— ËTYM. 'Attô, indiquant éloignement, nîjxo;, longueur, et jiéTpov, mesure.

t APOMÉCOMÉTRIE (a-po-mé-ko-mé-lrie), s. f. Terme d'art militaire. Art de mesurer une distance au moyen des pas d'un homme qui marche.

— ÈTYM. Voy. APOMÉCOMETRE.

APONÉVROSE (a-po-né-vrô-z'), s. f. Terme d'anatomie. Membrane blanche, luisante, très-résistante, servant ou de terminaison ou d'intersection aux muscles ou d'enveloppe aux membres.

— HiST. xvr s. Les aponeuroses des muscles obliques et transversaux, paré, i, 7.

— ÉTVM. 'A-îioveOowoiç , de «ko, indiquant changement, etvsOpuoii;, formation do nerf (voy. nerf) ; mot h mot, transformation du muscle en nerf, parce que dans l'antiquité on considérait comme nerveuses les parties tendineuses et albuginées.

APONÉVROTIQUE (a-po-né-vro-ti-k'J , adj. Qui appartient, a rapport aux aponévroses.

— ÉTYM. Aponévrose.

t APONÊVROTOME (a-po-né-vro-to-m'), s. m. Terme de chirurgie. Instrument servant à diviser l'aponévrose abdominale dans l'opération de la taille au-dessus du pubis.

— ÉTYM. Aponévrose, etTO|xT), action de couper

(voy. TOME).

t APOPHASE (a-po-fa-z') , s. f. Terme de rhétorique. Dénégation, réfutation. Peu usité.

— ÉTYM. 'ATiôtpxdi; , de aTià, exprimant l'action d'ôler, et oioïc, affirmation, de <pr)[ii (voy. fable).

APOPHTUEGME (a-po-ftè-gm') , i. m. Dit notable de quelque personnage illustre. Les sentences et les apophthegmes sont les fruits recueillis du long usage et des conclusions de l'expérience, balz. Disc, critiq. Il possédait 1 1 8 apophthegmes tirés des anciens, montesq. Lett. pers. 37. Je ne puis l'achever mieux [le portrait de Villars] que par cet apophthegme do la mère de Villars qui lui disait toujours: Mon fils, parlez toujours de tous au roi, et n'en parlez jamais à d'autres, st-sim. fU, 207. Ij Ne parler que par apophthegmes, parler d'une manière sententieyse.

— ÉTYM. 'An6i6sY[ia,deàTto!p6éYYO|jiai, prononcer, d^Aito, indiquant émission, et çOtfyu), parler, dont le ladical se trouve dans di-phthongue.

f APOPHVGE (a-po-fi-j') , s. f. Terme d'architecture. Endroit où la colonne, sortant de sa base, commence à s'élever.

— ÉTYM. 'ATtoçuyr), sortie, issue, de àîtoyeÛYù), s'enfuir, de àno, eloii-jui, fuir (comp. fuir).

APOPHYSE (a-po-fi-z), s. f. Terme d'anatomie. Partie saillante d'un organe, et particulièrement d'un os.

— HIST. XVI* s. Le sentir et odorer est fait aux apophyses mammillaires, produites de la propre substance du cerveau.... paré, Introd. 9. Les apophyses transverses des vertèbres, m. i, 41.

— ÉTYM. 'A7i6cpu(7t;, de ùtto, indiquant ce qui sort et fait saillie, et çûaii;, croissance (voy. physique) ; mot à mot, ex-croissance.

APOPLECTIQUE (a-po-plè-kti-k'), ad;. || 1° Qui appartient à l'apoplexie. Symptôme apoplectique. I, 2° Disposé M'apoplexie. Complexion apoplectique. Faire boire du sang d'un enfant aux vieillards apoplectiques, volt. Mœurs, 94. Phelippeaux, tout apoplectique qu'il était revenu des eaux, ne put rien gagner sur son neveu, st-sim. 20, 4 80. Il 3° Substantivement. C'est un apoplectique.

— ÉTYM. 'A7t07t),r,XTix6!; ("oy. apoplexie). APOPLEXIE (a-po-plè-ksie), s. f. |1 1° Terme de

médecine. Maladie qui cause une perte subite et plus ou moins complète des sensations et du mouvement, sans que la respiration et la circulation soient

suspendues. 11 tomba dans une apoplexie épouvantable, SÉV. 4 7. La princesse de Conty est tombée en apoplexie, lu. I4(i. C'est dire qu'il ne faut ni faire diète dans la pléthore, ni être saigné dans l'apoplexie, volt. Oial. 24, 40. Le 4"'février 4725, il fut frappé d'apoplexie et mourut le 3, sans avoir eu aucune connaissance dans tout cet espace do temps, FONTEN. Littre.]\ 2° Épanchement de sang. L'apoplexie du poumon, delà rate. Cette extension est due à ce que l'apoplexie ordinaire est causée la plupart du temps par un épanchement de sang dans le cerveau.

— llEM. Loc. vie. Un tel est tombé d'apoplexie, dites : est tombé en apoplexie.

— HIST. xv s. -... Et tant en but età tel outrage, que le sang du corps lui refroidit, et commença fort à entrer en faiblesse de popelesie et à perdre la force de ses membres et le mouvement de sa parole, froiss. m, IV, 20. Le mal du roy [Charles VIII] fut un catarre ou apoplexie, comm. viii,

— ÉTYM. 'AitoTtXriÇta, de 0710, et ity-ficatù , frapper, décharger, asséner un coup. Comme TtXooow a le môme radical que le latin plaga, voyez plaie. Provenç. apoplexia; espagn. apoplegia; ital. apoplessia.

f APORIE (a-po-rie) , s. f. Figure de rhétorique. Synonyme de dubitation.

— ÉTYM. 'Anopia, embarras, de à privatif, et jtôpo;, passage (voy. pore); absence d'issue.

t APOSIOPÊSE (a-po-si-o-pô-z'), s. f. Figure de rhétorique. Synonyme de réticence.

— ÉTYM. 'AiioiiKi7i>iotç , de ÔTto, et (j'.uTiâv, se taire.

t APOSTASE (a-po-stâ-z') , s. f. Terme de médecine. Formation d'un abcès.

— ÉTYM. 'Aitoaiaoi;, dépôt, abcès (voy. apostasie).

APOSTASIE (a-po-sta-zie), s. f. \\ 1° Changement de religion, et particulièrement abandon de la foi chrétienne. Par ses paroles il revint de son apostasie, PASC. l'rov. 46.112° Action d'un religieux qui renonce à ses vœux. || 3° Par extension, désertion d'un parti, abandon d'une doctrine, d'une opinion.

— HIST. XYi» s. Penserons nous qu'il y ait là siège apostolique, où nous ne voyons qu'une horrible apostasie? calv. Instit. 9)5.

— ÉTYM. 'ATiooTotofa, de àno, indiquant éloignement, et oTiiffi;, stase (voy. stase) ; mot à mot, action de se tenir à l'écart, de s'écarter.

APOSTASIER (a-po-sta-zi-é) , v. n. Tomber dans l'apostasie, renoncer à sa foi religieuse, à ses principes. Il leur a fallu apostasier de la foi de ceux qui les avaient consacrés, Doss. l'asc. Les magistratsde Genève le décrétèrent de prise de corps comme imposteur apostat qui avait fait apostasier sa femme, VOLT. Louis XIV, Écrivains, Saurin.

— HIST. xv* s. Ainssy fait l'un apostater Et li autres ydolatrer, Uarl. de S. -Denis. \\ xvii's. Apostater de la foi et religion chrétienne, Statuts synodaux de l'évéque de St-Malo, 4018.

— ÉTYM. Apostasie; provenç. apos(a/ar; ital. apostatare. On a dit aussi, en français, apostater, d'apostat.

APOSTAT (a-po-sta ; le f ne se lie pas ; au plut, l's se lie : des apostats effrontés, dites : des a-posta-z effrontés; en poésie, des apostats rime avec bras). Il 1" Adj. m. Qui a apostasie, c'est-à-dire abandonné sa religion, renié ses vœux monastiques ou ses opinions. Un moine apostat. Une simple interrogation le rend apostat et parjure, uass. Pass. Il 2° S. m. Puis-je vivre et me voir en ce funeste état De la sœur d'un martyr femme d'un apostat? rotr. Sl-Gcn. IV, 4.||3'' Fig. Qu'on m'ose prôner des sophistes pesants. Apostats effrontés du goût et du bon sens; Alors, certes, alors ma colère s'allume, GILBERT, le Dix-huitième siècle.

— HIST. xiii« s. Pou en est qui de court vuelent estre apostate; Je ne m'en merveil pas, car chascuns les y flate, J. de meung. Test. 344. || xV s. Autre nom leur convient bailler, C'est apostat, qui pour doubtance D'avoir un peu de penitance. Ont voulu Loyaulté souiller, cii. n'oRL. Rondeau de Bouciquaut. || xvi' s. Quand l'homme se destourne totalement de Dieu, et est apostat de toute la chrétienté [le christianisme] , calv. Instit 481. Ils ne Be peuvent faire imitateurs dos Lévites, qu'ils ne soyent apostats de Jésus Christ, id. ib. 4 485. Je quitte, apostat des amours, La soulde, le camp et les armes, bons. 574

— ÉTYM. 'ATioffTâTTi; (voy. apostasie) ; provenç. et ital. aposlata.

A POSTÉ, ÉE(a-po-sté, tée), part, patti. Des geni apostés tout exprès par un ennemi.

APOSTÈME (a-po-stê-m'), s. m. || 1* Terme de chirurgie. Abcès. {{ 2° Fig. Piqué de ne pouvoir démêler le véritable apostème , ni son remède par conséquent, st-sim. 237, 4B0.

— HIST. XVI* s. Tumeur contra nature, Tulgairement apostème, paré, v, 4.

— ÉTYM. 'Aîtôomiia, de àitô, indiquant écartement, et de azào>, se tenir (voy. stase) ; mot à mot, écartement, et par suite abcès.

t APOSTEMENT (a-po-ste-man) , s. m. L'action d'aposter. L'apostement des assassins.

—ÉTYM. Aposter,

APOSTER (a-po-sté), V. a. Placer quelqu'un dans un poste pour guetter ou exécuter quelque chose, la plus souvent quelque chose de mal. Aposter des espions, des assassins. Aposter des témoins, en produire de faux.

— HIST. xvi» s. Combattre par fuittes apposiées et recharges inopinées, mont, i, 23. Non une obstination apostée contre son sentiment, id. i, 93. Ils luy ont dressé cetle querelle apostée, m. i, 97. Ses parents aposlerent un prebstre pour luy dire.... id. Il, 32. On luy apposta une faulse accusation et preuve, m. iv, 22. Il commence à presser ce coutelier de quelques propos apostés [préparés, prétextés], et l'embesogna teileraenl, qu'U.... despek. Contes, Lxxxiii. 11 ne laisse cependant, par des apostez qu'il a à ma suicte, de faire proposer en mon conseil ceste rupture de paix, cahl. ix, 32. En la quelle assemblée il y eut quelques orateurs appostez qui irritèrent et mutinèrent la commune à rencontre de luy, amyot. Cor. Cl.

— ÉTYM. A et poster; ital. appostare. Pour l'orthographe avec un seul p, voy. apaiser.

À POSTERIORI (a-po-sté-ri-o-ri), voy. posteriori.

I APOSTILLATEUH (a-po-stil-la-teur) , s. m. Nom donné autrefois à ceux qui faisaient des notes sur les anciens jurisconsultes.

— ÉTYM. À et postule (voy. apostiller). APOSTILLE (a-po-sti-U', Il mouillées, et non a-

po-sti-ye), i. f. || 1° Annotation en marge ou au bas d'un écrit. Écrire en apostille. Ce que j'ai lu dans l'apostille de votre lettre ne m'a pas extrêmement plu, BALZ. /it). viii,/cM. 45. Luther, dans les apostilles qu'il fit sur la bulle, Boss. Var. 4. || 2° P.ecommandation ajoutée aune pétition, à un mémoire.

— HIST. svi* s. Firent si bien leur apostille [entreprise apostée]. Que, sans faire aulcun desarroy, Le chasteau fut rendu au roy, i. mahot, v, 4 64. Qui fera ungtel apostille, Comme feist Sapho la subtille, Qui composa de si beaulxvers, in. v, 30).

— ETYM. À et pastille; postilla, dans le bas-latin, signifiant explication, note.

APOSTILLE, ÉE(a-po-sti-llé, liée, H mouillées), part, passé. X quoi une apostille a été mise. Lesplacets étaient reçus par un maître des requêtes qui les rendait apostilles, volt. Louis XIV. 29.

APOSTILLER (a-po-sti-Ué, Il mouillées, et non a-po-sli-yé) ,v.a. Mettre une apostille, des apostilles. Apostiller une demande, une pétition. Son dessein était de me prier d'apostiller son mémoire, bern. de s. p. Ilarm. aqual. air, liv. m. Vous verrez des officiers qui passent leur vie à apostiller en marge les lettres àrépondre, p. L. cour. Lett. 1, 76.

— HIST. xvi* s. Le bannissement de Noailles pour avoir escrit sur son lit ces vers : Nul heur, nul bien ne me contente. Absent de ma divinité. Le roy lors de Navarre y avoit apostille de sa main : N'appelles pas ainsi ma tante. Elle aime trop humanité, d'aub. Conf. I, VII.

— ÉTYM. Apostille.

t APOSTIS (a-po-sti), s. m. Terme de marine. Pièces de bois aux deux côtés d'une galère , qui servent à porter toutes les rames, avec le secours d'une grosse corde.

— ÉTYM. À et pos(c.

APOSTOLAT (a-posto-la; le t ne se lie pas), j. m. Il 1° Le ministère d'apôtre. Saint Paul en son apostolat. 112° Par extension, propagation do doctrine. L'apostolat des nouvelles idées.

— HIST. XIII* s. Guillaume de Jérusalem et légat de l'aposteilat [papauté], du cange. apostoitcus. ||xvi« s. Saint Paul voulant approuver son apostolat, ne dit point que.... calv. Inst. »48.

— ÉTYM. Aposlolalus,de apostolus (voy. apôtre) , provenç. aposlolial; espagn. apostolado ; ital. apo stolato.

t APOSTOLICITÊ (a-po-sto-li-si-té),ï.^. Terme d théologie. Conformité de doctrine avec les apôtre»

— ÉTYM. Apostolique.

APO

t APOUTOUI» (» po-ilo-lin), Ê. m. Nom iJm wli- ■gkiit d'un incicn onlr«, qul»eprél»"'l^'> i>i«iiiii/, ., .r MinIBaroaM; Siiie-Ouiut le* unit

APO«TOLiyi'K(»-po-«lo-li-k'), « '

eMe ie* apAlro*. Dociriiio, (niditiuii aposioiiquu. 1^ »»lni-»tge ipoftolique. MUaion apoatoliqua, 1* miiaioadeaapdlre*. ||t*Oul tient dMai>Atrcj. Vie, mM» apMtolique.Oua par une rAeleinriulablc, ceuilà demeurent cielut de l'^piMopat, qui ne TeulenI

ry arriTer f>*r des tra vaut apoitoUquet, bOH. TfUier. Cet <\i-r - i jointes eosamble qui

font le tempém: bornm* apoatollque ,

nnt /lA le c:aracl^rr ■ iKoaoa, rUCS. Panéç.

l'j. X»»ipr, cet homme apostolique, ou pour nvMt ilirpcrt npfltrr, m. i^. »»«. Il n'eat pas diffln!.' "ir •«• ailée, à trarerf

l'H':i. iue*, iu*8. Car. >'auM«

r i I»] 9oiii!i (lL')llommMapo■tolique«cou-

l .tM ili'charllé, tn. Car. Aumône. Il por-

nv : ">ii' n « MirrMioniicea hommes apostoliques, irv l'iiri'ir. On fil ilansnoscampagnesdescoursosapoilolicjuc; II'» l'iurrea furent érangilisés, m. Villart. Il 9* Oui dépend ou tmane du «aint-siégc. Nonce apoitolique. Drcf apostolique. || 4* Notaire apostolique, noiairo qui, dans chaque dioc'se, él^it autorisa k rM\ger les actes en matièro pcclésiasiiquo. Il S* tes Hongrois donnent le nom d'apostolique à leur royaume et celui d'angilique k leur couronne. Il 6*.^. m.plur. Aposloliquci, h^ritiques du XlII•si^cle, dont l'erreur consistait à préteiidro que tout le monde devait renoncer au mariage et aux biens du momie, comme les apAtrcs.

— IIIST. XV* s. Il leur fit lire plusieurs lettres Itatuntcs apostoliques et impériales nolilement et •ulhentiqupnienl de plomb rt d'or scellées, kkoiss. III, iT, »o. Il XVI* 8. Ceux qui négligent l'un et l'autre, faussement prétendent d'cstre en l'eslnt apostolique, CAI.V. Irt'l. m».

— RTYM. Apostoliriti, de apodofui (roy. >pflTHE). APOSTOI.I01IEMKNT (a-po-sto-U-ko-man) , adv.

X lamani're lies ,i[)fllres.

— RTYM. Apnsinlitfue, et le suffixe mml. APOSTROPIIR (a poslro-n, i. f.\\l' Terme de

rhétorique. Kigtiro par l.iquello l'orateur, s'interrompent tout à coup, adresse la parole It quelqu'un 00 k quelque chose. || 1* Trait mordant lancé k quelqu'un. Il no s'attendait pask cette dure apostrophe. I|8* ^'am^li^rement, coup. X ces cris redoublés et dont Je riais fort. J'accours et je vous vois étendu sur la place Avec une apostrophe au milieu do la face, sroNian, F"'-" "•""•■' ■- " "^-Termedo grammaire. Petit ■îIoo. L'en-

flitit, l'homme, p^i; i".

— RTYM. ■AnoiTO'-f r, do 4i!4, et de «rtpfjT^ (roy. STaopiii). tour; mot k mot, détour, c'est k-dire détour par lequel le discours quitte la personne k qui il s'ailressaitetcn interpelle uneaulre. L'apostrophe, marque orthoaraphique, aéléainsi nommée parce qu'elle déloiirne et remplace l.i lettre élidée. Celle manjuo n'est pas ancienne dans notre langue; nos anciens manuscrits ne la connaissent pas. Jacques l'eleticr (xvi* si6cle), dans son Pialogue tiir l'orthographe , dit qu'elle a été Inventée do .son temps. Dc< grammairiens ont dit que apostrophe, signe grammatical, darait être m.isculin; en effet apottrophut en latin wt masculin , mais par uno erreur; car l'apostrophe se dit en grec A àniTtpofo;, sous-entcndu <niY|ir, ee qui veut dire la marque qui détourne. Il li'y a donc ri"" ^ '1 .... "(.f dans le genre.

A'*"- RR (a-po-slrofé, fée), part.

p^sé. \ ;'»trophé par son adversaire.

APOSTIIOIMIKH 'vpo-slro-fé), e. a. \\ 1* Adresser directement U p.in.le. Ici Ver-vert , en vrai gibier d« grive , L'aposiropha d'un : la peste tecrive, 0»M». r#r-t<Tr. ch. IV. Un pédant qu'k tout coup votre femme apoatropho Du nom de licl esprit, mol. F. »(ir. Il, s. Il t* Adresser k quelqu'un quelque parole désagréable , mortifiante, || 3' Kamili.Nrement. ApOttropJMr quelqu'un d'un soufllct, lui applir|u<'r wi KraniaL Un magisler s'ompressant d'étouffer QMlqtM ranMOr parmi la populace, D'un coup dans foB s* m ipostropher, >. b. aocss. Êpigr.

— Rrm. Apfistrrrpht.

APOSTnwK (a-po-stu-m-), t. r.\W Khdk». j'ai,

ait la héie chevaline. Une ap'^ m le pied

U »D».T, Fabl. V, » (Des é<lii [ un «po-

»|»^ll»* rs%. Il ne me pen.u.i i.i pas (le duc de

Jt™"*' *"''•«• qu« je MTais. mais j- crus «go

M M pas pr«Mii une telle aposiume, sr-siM. a7ê, u». J. .,,1, «^, „„, „„ „ ^^ ^^ ;

2S^^ l'Jl^ *" l'apostame. iD.m, «Tim

—^ ebose qvi doit «claier.

APO

I — BUL L'Académie bit ce mot mascubn. Mais tnii« I,-s ..iiiti'iir< .iririens et moderoet et I<m dictt'»n- ' de Riebelel le r ri!, ne sai quel ' fièvre ou guu le uu .■poétumo, la hou, lti«l. Je envolai querre ma gant, et leur di que je esioie mort, que j'avoie l'apostume en U gorge, joiiiv. 340. Car cil qui d'autri bien se duelent et mal paient. De mortel apostume navrent leurs cuers et pUlent, J. DE MKUNO, Tut. 10(17. Il xiv* s. Si comme

In n\i.,\i.rt\ ri>ri«njl|o Ao il gUOTira rcrîH.dsliinic f..->r

ir prendre molocine, . I pri l uno grosse apost u V pRoiiu. Il, m, 8S. J'ay une apostume eu lagurgu, la Pastion de S. S. J. C. \\ xvi* s. Ce vénérable Ilot fut averti Do quelque argent que m'avez départi Et que ma bourse avoit grosso apostume, MAnor, Ép. au roi pour avoir été dérobé par non raUt. tne apostume, m. nu bell. 47a.

— f.TYM. Bcrry, po<(um«, piu,sanie. /4;>oilume par corruption pour ap'tttime (voy. co mol), Uortel apoitume dans J. de Miiini.' l'st au féminin, suivant l'ancienne règle ' 'i, et no fait point exception au genre ir. s autres auteurs.

APOSTU.MÉ, f,K (a-iio-»lu-inô, mée), part. patU. Une tumeur apostuffiée. Vieux ; on dit aujourd'hui ahcédéo.

APOSTUMER (a-po-stu-mé), t>. n. Venirk suppuration. Votre alxsès apostumera bientdt. || Vieux. Uo dit aujourd'hui, la tumeur abcédera.

— IIIST. XV* s. Jk est celle détestable playc [l« schisme) comme apostuméoet tournée en accouslumancc, christ, db pisan, Charles V, m, ch. 64. Il XVI* s. FUoAces glandules s'apostemeroient, ou fera .iperiion avec la lancette, pars, vi, c. Elle sont cause d'enllamber U playo et la faire apostumer.i». VII, 6. Ces endroitss'apostumcrent, etjetlorentassez grande quantité do boue, d. vin, I4. Les dents peuvent apostumcr et pourrir comme les autres os, ii>

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