LOUIS XI, A'OUB. XXX
— f.TYM. Appel, dans l'ancien français, fait au nominatif singulier apels, apex, apax, prononcé apeu ou apau; de là le mot appeau (voy. appel).
APPEL (a-pèl) , s. m. Il 1° Action d'appeler. Ce cri est un appel. || Faire un appel à la générosité de quelqu'un, à la charité publique, l'invoquer, en réclamer des secours. || 2° Vérification de présence obligée des membres d'une assemblée, d'un corps. Faire l'appel ; manquer à l'appel ; ne pas répondre à à l'appel. Il Appel nominal, appel des membres d'une assemblée délibérante , pour que chacun donne .son vote. || Fig. Je vais faire le recensomeut de l'Amérique septentrionale : beaucoup de tribus manqueront à l'appel , cnATEAUB. Amer. 253. || 3° Signal donné par la trompette ou le tambour pour assembler les soldats. On sonne à trois heures le premier appel. 114» Terme d'escrime. Attaque faite par un simple battement du pied. ||5° provocation en duel. Je m'en pris à lui [au comte d'Harcourl] ; je lui fis un appel à la Comédie, retz, i, 3. Cherchez si l'on vit un seul appel quand elle [Romel était couverte de héros, j. j.aoDss. Ilél.i, 57. Maintenant on emploie plus ordinairement cartel. || 6° Terme de manège et de chasse. Appel de langue, action d'exciter un chien ou un cheval en donnant de la langue. ||7° Manière desonnerducorpouranimerleschiens. Il En musique, appel de cors, traits de cors dans une symphonie qui offre quelque ressemblance avec les appels de chasse. j| 8° En termes de conscription, action d'appeler sous les drapeaux. On fera au mois de janvier prochain l'appel de la classe de cette année. || 9° Terme de finances. Appel de fonds, demande du versement de nouveaux fonds à des actionnaires ou à des associés. || 10" Terme de procédure. Recours à un juge supérieur. Cour d'appel.
— IIIST. xr [que] 11 volge [veuille] doner wage e trover plege à persuir soun apel, L. de Guill. 25. Il XIII' s. Parla cit d'Antioche font lor apel soner. Plus de soixante mil se courent adober, Ch. d'Ant. v, 413. Qui veaut [veut] faire apeau de murtre, il doit savoir que est murtre, Ass. de Jér. 85. Et il a grant différence entre les apiax qui sont fet des jugemens des baillis et les apiax qui sont fet des jugemens des homes, beaum. 30. Puisque la sentence est passée sans apel, id. ib. xviii, (6. ||xiv« s. Â son moustier revient li predons honnorés, Il a dit à son clerc : or lost l'apel sonnés, ISaud. de Scb. xii, 398. Il XVI" s. Des sentences feut appelle par les parties condemnées : toutes feureiit confirmées : lesappeaulx renversez et à néant mis, rab. Paiit. m. 3ii. L'amende du fol appel, loïsel, sgo. Cequi eslavoir mis tout l'avantage de l'appel [cartel] de mon costé, d'aub. Vie, XLVii.
— ÉTYlH. Voy. appeler.
t APPELABI.E, adj. Donton peutappeler. Instance appelable, de brosses, Lettr. liai, i, 2.
APPELANT. ANTE (a-pe-lan , lan-t'), adj. Il 1° Terme de palais. Qui appelle d'un jugement. Je suis appelant. Elle se rend appelante. |] 2° Subst. L'appelant et l'intimé. || 3" Fig. Pour être reçu appelant de la soumission de tant de siècles, mass. Doutes. Il 4° Oiseau tenu en captivité pour appeler les autres et les attirer dans le piège. On dit aussi appeleur. || 5° Nom donné aux évéques et aux prêtres qui avaient interjeté appel au futur concile de la bulle Unigenitus. || Il ne se met qu'après le substantif : la partie ajipelante.
—HIST. XIV» s. La loi de talion fut iniroduite, tant contre rappellant,que contre l'appelle, loysel, 8) 9. Que tout appellaut comme estant celui qui blesso le droit du roy, fust dégradé de noblesse, daub. Fœn, I, 9.
— ÉTYM. Appeler. On disait dans l'ancien français apeleur.
APPELÉ, ÉE (a-pe-lé, lée), part, passé. \\ 1° Qu'on fait venir. Appelé par son nom. Les ministres appelé.-! successivement chez le roi. Nos vaisseaux par les vents semblaient être appelés, rac. Iphig. I, 4. Il 2° En parlant de la prédestination, beaucoup d'appelés, et peu d'élus. || En un sens analogue, appelé à de hautes destinées. Cet état où tout le monde n'est pas appelé, boss. Préf. \\ 3° Qui a tel nom. Octave appelé ensuite Auguste.
— SYN. appelé, NOMMÉ. Appelé, employé substantivement, comme dans la phrase suivante : je l'ai vu avec l'appelé Richard, n'est pas bon. Ou dira ; je l'ai vu avec le nommé Richard. Appelé, pris substanti-
vement,garde sa signification primitive: les appelés et les élus.
APPELER (a-pe-lé), t). a. j'appe'le,tu appelles, il appelle, nous appelons, vous appelez, ils appellent; j'appelais, nous appelions; j'appelai, nou.> appelâmes; j'appellerai, nous appellerons; j'aivpellerais, nous appellerions: appelle, appelons, appelez; que j'appelle, que tu appelles, qu'il appelle, que nous ap- Iii.'lions,que vousappeliez, qu'ils appellent; que j'appelasse; appelant, (l'Académie exprime ici par ell le passage de l'e muet à le ouvert; ailleurs elle rend ce passage par èle, comme dans je gèle; il serait bien utile d'adopter pour tous les cas une orthographe uniforme). || )° Crier pour faire venir quelqu'un-, prononcer à haute voix une suite de noms; faire signe de venir. 2° Mander, inviter, au propre etau figuré; admettre, attirer. 3° Provoquer, défier. 4"> Citer quelqu'un en justice ; procéder au jugement d'une cau.so. 5° Convoquer sous les drapeau.x. B° Invoquer. 7° Choisir pour une fonction, désigner. 8° Réclamer, exiger, nécessiter. u° Donner un nom, désigner parmi nom, nommer. to° Y. n. Recourir à un tribunal supérieur. H° En appeler, i:e pas se soumettre: en appeler à, avoir recours à. 4 2° En termes de marine, une manœuvre appelle. (3" V.réfl. s'appeler, avoir pour nom. || 1° Appeler quelqu'un à liante voix. Appeler chacun par son nom. Oui m'appelle? Il Appeler les lettres de l'alphabet, les nommer successivement l'une après l'autre. || En termes de palais, appeler une cause, dire à haute voix le nom des parties. || Appeler son chien, l'appeler de la voix ou en sifflant. {| Il se dit des animaux. La brebis appelle son agneau; la poule appelle ses poussins. Il Absolument. Il appelle, et personne ne vient. || Fig. Appeler à son aide sa vertu. Celui qui sent sa faiblesse, appelle à .ion secours le manège et l'intrigue. U appelle les idolâtres à la connaissance de Dieu, BOSS. Ilisl. II, 7. Quelquefois elle appelle Oreste à son secours, rac. Andr. i, l. Par les dieux qu'en pleurant les serments appelèrent, hégmer, Élég. II. Il appelait à témoin les dieux et les hommes que la république était trahie, vertot, ilévol. rom. m, 274. || Appeler des oiseaux, les attirer en se servant d'un appeau. {| Absolument, en termes do chasse. Quelque terrier, dit-il, a sauvé mon galant; Mes chiens n'appellent point au delà des colonnes. LAi-ONT. Fab. XII, 23. |i Ce chien appelle en faux, il aboie dans l'endroit où les perdrix ont été, ou à la rencontre du frai des perdrix. || 2° Louis XIV appela Colbert dans ses conseils. Si tu appelles le médecin. Les destinées nous appellent. Appeler la bienveillance par ses bons offices. La corneille appelle la pluie. Le coq appelle le jour. Une fourberie en appelle une autre. N'est-ce pas vous enfin de qui la voix pressante Nous a tous appelés aux campagnes du Xanthe? bac. Iphig. i, 3. Les cloches dans lej airs de leurs voix argentines Appelaient à grand bruit les chantres à matines, boil. Lutr. ii. iNos vaisseaux sont tout prêts et le vent nous appelle, BAC. .4n(/r. III, t. Zt nos champs, malheureux par leur fécondité. Appellent l'avarice et la férocité Des brigands du midi, du nord et de l'aurore, volt. Tancr.
I , ( . Au pied de ses remi^arts quel intérêt m'appelle? rac. Iphig. IV, U. L'infidèle en nos murs appeUe l'étranger, volt. Tancr. il, 4. Enfin, las d'appeler un sommeil qui le fuit.... rac. Esth.u, i. Aigos nous tend les bras, et Sparte nous appelle, id. Plicdr. V, 4. Il Par extension. Dieu vient de l'appeler à lui, il vient de mourir. Je sens que Dieu m'apr^ile à lui, je sens que ma fin approche. |1 3° Appeler un adversaire au combat. Appeler à une lutte ùe talents. Il Appeler en duel ou simplement aipeler, provoquer à un combat singulier. Je Tirais appeler comme mon adversaire, Régnier, Sat. vi. 11 fit appeler le duc de Buckingham , iiamilt. Grainm,
I I . Je sais de bonne part qu'on t'a fait appeler, no. Fâch. m, 4. Il 4° Appeler quelqu'un en justice. Les uns sont condami.és, les autres ne sont pas même appelés. Il Appeler quelqu'un en témoignage ou comme témoin. || Appeler quelqu'un en garantie. Il 5° Appeler des soldats sous les drapeaux. Appeler les vétérans. On appelle le contingent de cette année. Il 6° Tous les vœux l'appellent. Appeler le malheur, la vengeance du ciel sur quelqu'un. Armée qui appelle le combat da tous ses voeui. Appeler sur quelqu'un les bénédictions du ciel. Il appelait sur vous la haine et le mépris. || 7° Appeler quelqu'un à une charge. U fut appelé au trône. Être appelé au consulat. Appeler quelqu'un à siéger dans le sénat. Appeler à une chaire un professeur habile. Il ne faut pas résistpr quand Dieu nous appelle. Le génie de Turenna l'appelait au commandement des armées. Quoi I TOUS à qui Néron doit le jour qu'il respire,
APP
Ou Itm tvpM <!• il loin à l'empire.... «/c. Dr». I . in- Cette conduit» «ppeUe YOtre »é»énl4. La* tffMie* inUrleure» «ppcWrent ton âtloiilion. Ce crime ■SDcUe U Ttnteinee dai loU. Ton «udaco à la Un ■radie ma moCMIim, lamaiit. Il4d,t. u , • h. || 9' A|>paUroM ehoM de piusieura manièret. Aj • <'i<'r ■'«•■]■ qaNin la Mimur de U patrie. Je n'ap|ic Bbn m b«miM.... J'ap{iella un chat un < lit un Wpon, ton. Set. i. Il n'y a point U» jKirticu- Uar qui ni- «" voie aulcrité par celle doctrine à adofar le^ à coMacroraeserrourt, Rappeler Wmi I l'enaa, aoaa. Rtine d'Angltt. \\ Kar 1er lai ehoeei par laurnoin, ne "4 mou ea que eertalnee vérités j ' ' rit^r.n. Appeler de, repéricur. Appeler d'un juK"- ,, ,.; rappeler au peuple dei conf. H. RI nom faire désirer au moini ,., I qui noui puielons appeler du ju- Kementdes hommev u bbct. «i. 11 lui remontra qu'encore qu'il n'y ait point de juReà qui l'on puliue app'-lorde lui, il faut qu'il en appelle lui-même au IntHinol (In M CAniirience , rttai. Panig. II, p. »l. iM ■ ■ .. appeler d'un tribunal ccdô- , |iie. Il Ki({. Appeler do, no pu» »r vMitNi-tt..-. /..li.ylle lie votre déciiion. Jupln. de ton arrêt j'appelle; Ta balance et lai poids iont faui, «««ANo. Itlueu. Il Atec le «eni actif , en droit féodal, appeler son selRiiour do faux jugement, c'était dire que «on jugcmcnl avait été faussement rendu, MONnao. Ktp. xxviii, 27. ||H' En appeler. Celui qui n'a pas fait sa fortune à la cour, est censé ne l'arolr pas dft faire ; on n'en appelle pas, i.a MOT. ». Vauhan est infaillible; on n'en appelle point, ID. u. Il En appeler k, s'en référer 4, recourir. SoulTrex, mes frères, que j'en appelle à votre conscience, «i«ss. ^rirf. Charles I était brave; il pouvait en appeler à l'épée. ciutraub. Stuarts, IST. || Familifircment U en n applé, se dit d'un homme qui a échappé k une maladie dangereuse. || 12* En termes do marine.une manoeuvre appelle droit, si elle arrive directement an point où la force est appliquée; elle appelle de loin, quand le Heu où elle est amarrée est éloigné II 18* Y. réfl. Avoir pour nom. Comment t'appelles-tuT l'arco que je m'appelle lion. Celle maladie «'appelle av.ir '- • ■ •' peut s'appeler «n mal. |: VoiUtqui.v' -nage de véritable amitié; c'est IJi ' vAriiable amitié. l)'aprtedaCalll lu, était une locutioodelaco' ' parler, voilà un ian^age ferme et franc. Nous disons aujourd'hui de prâUrenee : Voilà ce qui s'appelle. Je vais, victime lie mon réie, M'cnvelopper dans ma vertu. — Voilà, \oû\ ce qui s'appelle Btre légèrement vêtu, mèrt et BAiTneLKliT, le Cnngrhdu minitirrt. Il Scilonner un
. litre. Le Monarque ilc la Perse s'appelle dans ses inscriptions le roi des rois. || S'appeler, s'inutor l'un l'autre avenir. Pour ne pas se séparer dans le bois,
' ils s'appelaient de tcmpsen temps. || Proverbe. Il est comme le chien do Jean deNivelle, il s'enfuitquand on l'appelle, aedit on parlant d'un homme qui ne fait rien de ce que l'on souhaite.
— REM. Il y a des personnes qui confondent appeler, terme de justice, et rappeler. On dit appeler et non rappeler d'un jugement.
— IIIST. XI* s. Se alquens [aucun] est apeled de larecin u de roberie.... /.. deCuill. *. Que est foiv feng en anglais apeled, ib. s. Dist Illancandnns : apelex lefranceis, Ch. de Uni. xxxvii. X sei [il] apele «in 111 et leadeut rail, ib. ccxxxviii. || xii* s. Vcpz
. kar tu m'apelas, iioi«, p. <a. Laflst Joyeuse "imaine a|M>ler (son épée], iiotic. p. <)i. Tel cboaa (la eomie Tibaut] a faite en sa vie Dont [ilj daOat aatra apelAs [en champ clos], iiues de la mm, XoaMMiro, p. I87. Salomons les apele devant ta due Riohart , Sas. xxix. Quant voit li «rccvaaquaa, priât «ai à purpenaer, La curt à l'apostolie U aatut apalar, Saveir s'il aa purreit par ini délivrer, Tk. U mort 4i.||ztii* s. El après i envola un cardonnal qui est appelés maistra Pieron do Capaa. THJJW. I. Constance à ce conseil fu moût tost apaUa, Bina.cxv. De U moieparl le desfle; Si l'a- V«lada Monio, Hm. laiia. Piniain [ilj apele, où OMolt te croit; X une part l'a apalAe, ib. <«M. Nus ■a doit fera cnquasie ieus [ seul ] , qu'il n'apiat koMgmiavecli porfaral'anqueata, biaou. xl, «7. «^■"■V*!* du JoMiiMBt et II jttgamans att trovès Mme, ts. M. sil apdoit ton hooM de murdra ou M liabon. II). M. U capiire qui parole deadaf» àlapeté, n>. vi, le. Quant il aproehoit de la Îf-?W^ l« "nu rour h aidior et aaoourra. "y* *• Du uiitaïaur ne pooil oo apalar " , ^ •, «Mraa. (| ivj« a. lU an
APP
appelloyenl à Rome, CAtv. /art. •©•. K«i»«nl requette à Dieu de l'appellera lui, mont, i, »i. H l'appelle deux ou trois fois par son nom pour l'e»veiller, m. i, *ae. Appellent sur euli la vengeance divine, ID. Il, ai. Nations moini barbares en cela que la grec<pie qui lus en aiH'Plle, ID. il, i». Il le foil porter où le l>ev t, ic. m, M. J'ay
ma chevance mieuli ' u des coffres appe-
lant lur moy la haine, iii. iv, H. Cela est ce rivre heureuaemenlT cola s'appelle il vivre T la B0tTtB,a7. Aux provinces où il y a un satrape qu'ils appellent, celuy là a le soin et suporintendance de l'un et de
l'aulre, m. «37 ..„ii.. ;„ ™„.. ,„
trouvant autre r,
Fnb. î8. Il s'alL ....-,. ,. - , , ;lo
Cnnnes, lo. ib. 31. La vieille injure appelle ia nouvelle, BONS. 007.
— f.TVM. liourguig. aipelai; provenç. appellar; espagn. apelar ; ital. apellare; du latin appeltare, dead, à (voy.X), et pei/arc, inusité et signifiant par lor.
t APPELKT (a-pe-lé), ». m. Voy. aplet. t AI'PKI.KUR (.i-pe-lcur), i. m. Terme do chasse. Oiseau qui sert d'appeau.
— f.TYM. Api>elir.'
APPEI.I.ATIF, lVE(a-pM-la-tif, li-v'), adj. Terme de grammaire. Nom appcllalif, nom qui convient à toute une espèce. Nom commun, qui a le même sens, est plus usité.
— IIIST. XVI" ». [Ce titre. Satire ménippée] S'est fait commun et appollatif , au lieu qu'il estoit aui>aravant propre et particulier. Satire Mén. p. ïï«.
— RTYM. Provenç. appetlaliu; espagn. apela- Itvo/iUl. nppfUalivn;(\'appellatitus(voy. APPfXEB).
APPELLATION (a-pél-la-sion; en poésie, de cinq syllabes), ». /■.||1" Appel à haute voix. Appellation des lettres ilo l'alphabet, action d'apjmler les lettres de l'alphaliel. || %• Terme de palais. Appel d'un jugement. Iji cour a mis l'appellation au néant. Les plébéiens établirent que ce serait devant eux que les appellations .seraient portées, momteso. A'»p. xi, ta. Il 3* Nom donné à une chose. C'est un coteau à qui l'on fera porter quelques-unes de ces douces appellations de la patrie, chateaub. C<'ni>, l, v, ♦. Hébis! j'ai vu s'animer do mille appellations charmantes les arbres, les fontaines, bcrm. de s. p. Paul et Virg.
— HIST. XII* S. Obédience offristet ainz o subjectiiin; En refui de ço faites puis appellatiun. Th. le mort. Bit. Il XIV* s. Et |)our ce que l'appcilacion et noUcion est faite selon le plus.... oreshe, Elh.319. Il XVI* 8. Ils en appelloyenl à Rome; et le» evesques estoicnt plus convoiteux de recevoir telles appellations qu'il n'eust esté de besoin, cai.v. /art. 904. Los appell.itions sont personnelles, lotsel, «78. Il prolongea p.ar refus et appellations, selon les advis [des avocats], d'aib. //i»(. i, <o2.
— ÊTYM. l'rovpnç. appellation; espagn. apelacion; ital. appellaiione; d'appellationem (voy. appeler).
t APPENDANCE (i-ppan-dan-s'), ». f. Terme didactique. Cho.sc qui est appenduo, qui lient à....
— IIIST. xiii* s. l'or le conmun profit de elles, do leur me.stier, des apartenances et appondances de nostre scingncur lo roy et de tous marchans, Liv. des met. 383. l!xv* s. Lille el Douay et les appondances, rnoiss. 1, I, 310. I|xvi* s. Sacrement n'est jamais sans que la parole de Dieu procède; mais est h icnlle ailjnustée comme une appomlance ordonnée pour la signer, la confirmer et de plus fort certifier envers nous, calv. Imt. I0ï7.
— Rtym. Appendre.
I APPENDANT, ANTE{a-pp«n-dan, dan-O.odj.
Terme didactique. Oui est su.spendu à.
— F.TYM. Apprndre.
APPENDICE (a-pin-<li-s'; plusieurs disent a-pandi-s'), t. m. Il 1* Hariie qui semble appendue. ajoutée à une autre plus grande. Il S* Supplément qui sojointàla fin d'un ouvrage. Ces feuilles peuvent être regardéoi comme un appendice do mes confessions, 1. 1. BODss. Prom. >. || 8* Partie dépendante d'une autre. La trigonométrie n'est qu'un appendice de la géométrie. || i* En anatomio, partie adhérente ou continue à un corps, auquel elle est comme surajoutée. L'appendice xipholde ou stemal. ; B* En botanique, prolongement de la fleur ou de U feuille oui accompagne le pédoncule ou le pétiole. || I* En hlilolra naturelle, partie ajoutée symétriqueffleot sur lat cSIés du tronc d'un animal quelconque.
—REM. l.Co mot, qui est aujourd'hui ma.sculin, a varié, et on le trouve souvent féminin d'après lo latin. Laa bras daa polypas sont comma des appaodiCM faites en manikro de boutons formés aa diçoo
APP
de laaaa, dont le bord est dentelé, PtatAcr, Kttmit ,
t. I, doMBir' 'î ■ ^■îaiianlrefoiiau«.i r
pendit. Ce>i né dam l'appeD>i: i ■ i
actes d» '-'• . / ,i7. il, »»o.
— Il est lié* k par \,\:i -es tlbrettae»
ili"' ' ; i' , I, s*. I.a rayon a deux
epij.'.j ■;- ... :n. iv. îe.
— f.TYM. .1
fAPPKM a-ppan-di-si ' j. Terme didiicUque. C'ui res-
semble à un
— fT ' me.
\ Al'i n-di-ku-lé-r' et auja*
a-ppan est de la nature de«
appendices < '<■ un appendice. Orga-
nes appendi <uaiqu«, Im ieuilles,
écailles, bractées, sépaies. pétales, étamines el carpelles, sont des organes appendicuUirei.
t APPENDICCLB ( a-ppin-di-ku 1' et aussi »• irion-di-ku-l'i, » m. Terme d'histoire naturelle. Diminutif ■
fAi'i li-ku-lé, lée et
n' terme d'histoire
I rs appeadioes.
. . .Suspendre qiielr ,1 avec une idée de solen-
I; lards à la voûte d» l'égliae.
— lllsf . xju' s. Li! noir escu bondé de nuit Ot Larrecin au col i>ondu. Et d'unet forcbes apendu, If», n* 7«i&, t. II, ^ i»i, dans ste-palatb.
— BTYM. k et pendre. Il y avait, dans l'ancien français : .; très-semblable dans une partie de la r< : il apenl, il apendoit, apendant; il signili.ui ..j.j'.iiienir. f " ' ■''• a/pouIiY», tandis que appendre vient ■ rr
APPENDU, UE (aii --. ijc), part, pami
d'appendre. Une offrande appendue aiu colonnesdu temple.
t APPENSION (a-ppan-sion) , ». f. Terme didactique. Suspension d'une partio à l'aide d'une écharpe ou do tout autre moyen.
— ETYM. Appendre.
APPENTIS (a-pan-li), ». m. Demimmuic en «wvent, à un seul égout, appuyé à une muraille et porté par des piliers. Il est dit que les prêtres logeaient dans des appentis do bois adoaaés à U muraille, VOLT. Mœurt. Templet. Col appentis couvert et vitré fut onlonnè avec tant de bâte, que les fétet et les dimanches no furent pas exceptés de ce travail, ST-SIM. 364, 471.
— HIST. XII* s. E devers le temple ert [était] uns apentis cume cncloistres sur columpnes levez, Koii, 250. Il XV* s. [Les Anglais étaient venus jusqu'à SlrJoud] Adonc s'esmut lo roi Philippe, et fll abattra tous les appentis de Paris, pour chevaucher plus aisément parmi Paris.... fboiss 1. 1 , t7< Et aveoque ce, firent alattre plusieurs appcniis d'aucunes maisons, afin que parles rues on pust plus à plein traira [tirer], monst. bv. i.ch. »s. || xvi*8. U fait aussi édifier auprès, comme un appenty do son théâtre, une autre maLson. amtot, Pomp. 67. Ceux qui d'assaiUans e.stoient devenus assaillis, n'eurent en partage qu'un appenti, U porte duquel esloit brûlée.... d'aub. Ilitt. II. 4*1. Les maisons ealoiant de* troua en terre couvera de quelques appaatii da pailla ou de chaume, m. dd m*tx. a<S.
— GTYM. Ras-lat. appendiàum; de ajip»d*n, appendre.
APPERT (IL) (a-per), •. t«ip«r».Voy. ATPaaoui. APPE.SANT1, IB (a-pe-xan-ti , tie), port. fMiil.
II 1* Rendu peianL Les yeux appesantis. Oorpa appesanti par l'intempérance de la veille. Appesanti par sa blessure. Il soulevait encor sa main appasantie, sac. Mithr. v, 4. Consumé de travaux, appesanti par rtge, tolt. Alt. i, «.Il sembla qoa de Dieu Umainappeaantie....ooaii. 0<raci. u, s. Votre main sur eux appeaaatie k leurs perséculeun les livrait saB*MCO«ra,aAC. £'ftJk.iii, 4. jjfng. Eaprii ippamnli Cea bommes si appesantis vers la lam noua écouleront-ils. quand nous ne parierons que de croix et de mort? ncntL. xvii, 4M.
APPESAirm (a-pe-xan-tir), «. m.\\l' Randra plus pesant La pluie avait appecanti iaa habits. Il Par extension. Le sommeil n'avait pu appeaantir sea paupières, mi. Tél-wn. lit* Fig. Dieu a appesanti son bras aar ce peuple, il l'a frappé de ebàiimaaii larriblai. Quand il a voulu appanalir sa main aar aUaB, mam. AflL H appaaanMmait aa maii. sur une inflnité de malbeuraux, tx A. César at-il jamaii De son pouvoir sur vous appesanti le (aixT VOLT. Mort 4a Céi. vu, •. U >* Rendra moin* agile, moins aetif. UtrWwaM a( IVMvaié app»
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santissent le corps. L'âge n'a point encore appesanti son esprit. Sommeil léger qui n'appesantit pas l'esprit et qui n'interrompt presque point les actions, Boss. La Vallière. Un cœur que mille désirs terrestres appesantissent, mass. Profession, i' sermon. Les affections terrestres qui nous appesantissent, fléch. III, HO. Il 4° S'appesantir, v.réll. Devenir pesant. Les ailes des oiseaux ont des plumes avec un duvet qui s'enfle à l'air et qui s'appesantiraitdans les eaux, fén. Exist. <9. Chargés d'un feu secret, vos yeux s'appesantissent, RAC.P/ièd. I, <. Le joug de ces malheureux s'appesantit, boss. Ilist. ii, 9. La main de Dieu s'est visiblement appesantie, sur cette flotte, sÉv. 478. Une main céleste qui allait s'appesantir pour le frapper, fén. Tél. xx. || 5° Insister sur une chose, en parler trop longuement. Au lieu de s'appesantir [nos historiens] surles siégesdequelquesciiftteaux.... VOLT. Mœurs, 50. || Familièrement. Je veux bien ne pas m'appesantir là-dessus, ne pas examiner la chose à fond.
— HIST. xvi* S. Appesantis de leurs corps pour avoir mangé à panse pleine, amyot, Marius, 33.
— ÉTYiM. À et pesant.
APPESANTISSEMENT (a-pe-zan-ti-se-man), s.m.
Il 1° État d'une personne appesantie, soit de corps, soit d'esprit. Saint Augustin se comparait à un homme endormi qui se réveille, et qui voudrait se lever, mais que l'appesantissement où il est replonge aussitôt dans son premier sommeil, bourd. Pensées, t. II, p. 454. Il 2"' Action d'appesantir. C'est un appesantissement delà main de Dieu, pasc. Préf. 9.
— Él'YM. Appesantir.
APPÊTÉ, ÉE (a-ppé-té, tée), part. passé. Désiré. Les objets appétés par l'àme.
APPÉTENCE (a-ppé-tan-s') , s. f. Terme didactique. Sentiment particulier qui porte l'animal à rechercher ce qui peut satisfaire les besoins de son organisme.
— SYN. APPÉTENCE, APPÉTIT. Appétence est beaucoup plus général qu'appétit, d'abord parce qu'il se dit aussi bien des animaux que de l'homme, tandis que appétit est réservé à l'homme plus particulifrement; ensuite, parce que appétence est un terme didactique qui exprime une inclination innée sans la qualifier aucunement; tandis que appétit, appartenant davantage au langage général, exprime ce qu'U y a de plus sensuel, de plus grossier parmi les appétences de l'homme.
— ÉTYM. Appetenlia, de appetere (voy. appéter). APPÉTER (a-ppé-té. La syllabe pé prend l'accent
grave devant une syllabe muette :il appète, excepté au futur et au conditionnel où l'accent aigu est gardé : il appétera, ce qui est une contradiction, puisque la prononciation est la même que dans il appète),«. a. Terme didactique. Les êtres vivants appètent ce qui est nécessaire à leur existence. || Absolument, avoir des appétences. L'homme doit plus connaître qu'appeler, et l'animal doit plus appéter que connaître, euffon. Nature des animaux.
— HIST. xiv° s. Et sont aucuns telx qui ne appetent pas les choses des autres, oresme, Eth. tio. Toutes sciences et ars appetent et désirent aucun bien, id. ib. viii (13), La partie [de l'àme] qui congnoist peut estre appellée sens, et celle qui appete est nommée appétit sensitif, m. tb.32. || xvi° s. Nostre nature s'ennuye et se fasche bien tost de ce que naguereselleavoit ardemment appelé, amyot, Préf. xin, 41 . La volonté, de laquelle l'office est d'appeler ce que l'intelligence lui propose, calv. InsC. <29.
— ÉTYJI. Appetere, de ad,, et petere, demander (voy. pétition). Provenç. appetor; espagn. apetecer; ital. appetere.
t APPÉTIBILITÉ (a-ppé-ti-bi-li-té), s. f Terme didactique. Faculté d'appéter. Si l'essence du bien est mise dans l'appétibilité. ... mol. Mar. for. 6,
— ÉTYM. Appelibilis, deapp&iere (voy. appéteb). t APPÉTIBLE (a-ppé-ti-bl') , adj. Terme didactique. Qui peut être appelé.
— HIST. XIV* s. Telles delectacions sont choses appetibles, oresme, Thèse de meunier.
APPÉTISSANT, ANTE (a-pé-ti-san, san-t'), ad;. Qui excite l'appétit, en parlant des mets. Mets appétissant. || Familièrement. Elle est appétissante, se dit d'une jeune personne qui a de la fraîcheur et de l'embonpoint. Votre petit nez fripon, vos lèvres appétissantes, MOL. Slar. forcé, 4.
— IIIST. XIV" s. Lait de vache est plus appétissant, Hénagicr, li, B. || xvf s. Qu'elles mangent peu de ce qui est trop appétissant, despeh. Contes, i.
— ÉTYM. Appétit.
APPÉTIT (a-pé-ti; le ( ne se lie pas; au pluriel, j'rfêelie : des appétits insatiables, dites des a-péti-z insatiables; il faut se garder de la mauvaise
prononciation a-pti), s. m. || 1° Désir d'un objet en vue de la satisfaction des sens. J'ai liiohé de mortifier mes appétits sensuels, boss. Bourg. 2. Les appétits, qui consistent à remplir les organes corporels, se finissent, à cause que les organes sont bornés, BOSS. Pensées détachées, 30. Qui pour dieu ni pour loi n'ont que leurs appétits, Régnier, Sat. xii. La voix du devoir succédant à l'impulsion physique, elle droit àl'appétit.J.J. rouss. Con(r.l, 8.- 1| a* Dans le langage de la philosophie, principe d'action quia pour origine un besoin du corps, et qui par conséquent est non continu, mais intermittent. || Appétit concupi.scible, faculté par laquelle l'âme se porte vers ce qu'elle croit un bien. || Appétit irascible, faculté par laquelle l'Ame s'éloigne de ce qu'elle croit un mal. || 3° Goût, inclination. Or, .sans me tourmenter de divers appétits, Régnier, Sat. v. Paul et elle s'amusaient avec transport de leurs jeux, de leurs appétits et de leurs amours, bern. de s. p. Paul et Virg. Il 4" Passion, vif désir. Notre esprit dont l'appétit est de savoir. Mais quoi ! rien ne remplit Les vastes appétits d'un faiseur de conquêtes, la font. Fab. viii, 27. Et soûlent du butin son avare appétit, MAiR. Sophon. Il, 4. Ni rancune, ni appétit de vengeance, perrot d'abl. Tac. 387. Ayez appétit de ce pain céleste, boss. Par. de Dieu. \\ 5° Désir amoureux. Fille pleine de suc et donnant appétit, LA font. Scrv. Il 6' Désir de manger.Donner de l'appétit; mettre en appétit. On peut à moins gagner de l'appétit, la font. Or. Je mange avec appétit, .SÉV. 257. On ne laisse pas quelquefois d'avoir bon appétit, DESC. Pass. lOO. Mon appétit s'ouvre. Et mon œil découvre Les portes d'un Louvre En tourte arrondi, bérang. Cocag. La liberté m'enchante. Mais j'ai grand appétit, id. Focali'on. || Fig. Ou do tout leur pouvoir, de tout leur appétit Dormaient les deux pauvres servantes, la font. Fab. v, 6 Il Bon appétit, formule dont on se sert en parlante quelqu'un qui va manger. || Familièrement. Chercher ses appétits, prendre ses appétits, choisir les mets pour lesquels on a le plus de goût. Cette locution vieillit. Il Fig. C'est un homme de bon appétit, se dit de quelqu'un qui prend places, argent, et à qui tout semblebon.il n'est bon courtisan s'il n'a bon appétit, RÉGNIER, Sat. xii. Saumery avait plusieurs enfants et de l'appétit, st-sim. 360, 00. || C'est un cadet de grand appétit, c'est un jeune homme à qui tout est bon. || Avoir l'appétit ouvert de bon matin, désirer prématuiément une chose. Vous avez l'appétit ouvert de bon matin, corn, le Ment, i, 4. || Demeurer sur son appétit, limiter ses désirs, ses prétentions. Il 7° Appétits, nom qu'on donne vulgairement au hareng fumé, à la ciboule, et autres substances qui aiguisent l'appétit. || 8° A l'appétit de, tocut. adverb. Par désir d'avoir. Il a laissé tomber un mur à l'appétit de quelques centaines de francs qu'il fallait dépenser pour le réparer. Pâlir dessus un livre h l'appétit d'un bruit [réputation] , RÉGNIER, Sat. IV. Il Proverbes. L'appétit vient en mangeant, c'est-à-dire, plus on a, plus on veut avoir. |fll n'est chère que d'appétit, c'est-à-dire la faim est le meilleur assaisonnement.
— SY'N. APPÉTIT, FAIM. La faim est essentiellement l'expression d'un besoin, elle ne peut être ni provoquée ni excitée, comme l'appétit. Celui-ci se prononce pour tel aUment de préférence à un autre ; la faim appelle également toute espèce d'aliment pour lequel on n'a pas de répugnance. En mangeant on apaise toujours la faim, tandis qu'on donne quelquefois lieu à l'appétit de se développer.
— HIST. XIII" s. 11 ara petit appétit de mengier et grant talent de boire, alebbant, f^I6. Ainsinc, estil, biau filz, par m'ame. De tout homme et de toute famé. Quant à naturel apetit, Dont loi les retrait ung petit, la Hose, 14289. || xiv" s. 11 convient à entendre et regarder à quelles chosesnous sommes par notre appétit encUns et de legier mouvables, ORESME, Eth. H. Encor appert il que l'appétit sensitif obeist aucunement à raison, id. ib. 32. L'en pardonne plus volentiers, et raison est, as choses qui sont faites par appetis naturels que as autres, id. ib. 200. Où chascuns fu, ce m'est avis, X point honnourez et servis Aus.side vin et de viande, Com corps et appétit demande, machault, p. 87. || xv" s. X apetit d'aucuns fault estre duit Et que francs cuers au félon s'umilie, e. descii. Douleur advenant à ceux.... Les biens et les honneurs ne se départent point à l'appétit de ceulx qui les demandent, comm. Prolog. Et sedouloitdequoy il luy avoit ainsi couni sus à l'appétit d'autruy, m. m, 3. Nostredict frero et cousin, à l'apetit de qui que ce soit, a puis nagueres recueilli ung grant nombre de gens de guerre vivans sur nostre peuple. Lettre de Charles YLII,
Bulletin du Comité de la langue, t. m, p. 58». Il XVI" s. Ils divisent l'appétit en concupiscence et volonté, CALV. Inslit. 129. Fuir ou appeler est une semblable chose en l'appétit, que nier ou approuver en l'entendement, id. ib. <30. L'appétit de manger et de boire,... mont, i, 98. C'est une incivile importunité de chocquer tout ce qui n'est pas de nostre appétit [goût], id. i, 166. Mon appétit est accommodable indifféremment à toutes choses de quoy on se paist, id. i, 184. Qu'il n'y avoit nul propos de les faire geler tous, l'espace d'une longue nuicl, à l'appelit d'un soupçon, peut estre, mal fondé, lanole, 589. Ils ont toujours l'appelit ouvert; comme la bourse d'un médecin, yver, p. 598. Si ce pont fust esté faict à l'appétit de peu [pour peu de dépense] , brant. t. III, p. 241, édit. de Montmerqué.
— ÉTYM. Bourguig. aupetit; provenç. appétit, apetit; espagn. apetito ; portug. apetite; ital. appctito; â'appetitus, d'appetere (voy. appéter).
j- APPÉTITIF, IVE (a-pé-ti-tif, ti-v'), adj. Qui fait appéter. Pensez-vous que le libre arbitre soit une puissance appétitive ? volt. Phil. ign. 13.
— HIST. XIV" s. Selon Aristote, cinc puissances ou parties de l'ame sont, c'est assavoir la végétative, la sensitive, l'appetitive, l'intellective, la motive, ORESME, Thèse de MEUNIER. Il xvi"s.Quel'une[faculté] soit nommée appétitive, laquelle combien qu'elle n'ait point de raison en soy, toutesfois, estant conduite d'ailleurs, obtempère à raison ; l'autre soit nommée intellective, calv. Instit. 129. Des trois actions de l'ame, l'imaginatifve, l'appetitifve et la consentante, les pyrrhoniens reçoivent les deux premières, MONT. Il, 230.
^ ÉTYM. Provenç. appetitiu; espagn. apetilivo; ital. appelitivo; à'appelitivus, d'appetere (voy. appéteb).
t APPÊTITION (a-ppé-ti-sion), s. f. Action d'appéter.
— HIST. XVI" s. Les passions de ceste partie de l'ame sont inclinations, consentements, appetitions, mouvements, amyot, de la Vertu morale, ib.
— ÉTYM. AppctitiO; d'appetere (voy. appéter.) fAPPIÊCEMENT (a-piè-se-man), s.m. Action
de rapiécer.
— UEM. L'Académie, bien que ce mot ne soit pas dans son dictionnaire, force de l'écrire av«c un accent aigu malgré la prononciation et en vertu de la double règle contradictoire qui, dans les verbes où l'accent aigu est radical , le change en accent grave au présent, et le conserve partout ailleurs.
— ÉTYM. À et pièce.
fAPPILER (a-pi-lé), V. a. Technologie. Mettre en pile.
— ÉTYM. À et pile.
APPLAUDI, lE (a-plô-di, die), part, passé. Discours, acteur chaudement applaudi parb s assistants. Applaudi de tous ses amis. Mais d'un aveu trompeur voir ma flamme applaudie, mol. llis. iv, 3.
APPLAUDIR (a-plô-dir). || 1° V. n. Se conjugue avec l'auxiliaire avoir. Battre des mains en signe d'approbation. X son entrée tout le monde applaudit. Tel vous semble applaudir, qui vous raille et vous joue, BoiL. Art p. i. On ne le vit pas briguer des auditeurs pour lui applaudir, fléch. ii, 08. Ainsi dit le renard, et flatteurs d'applaudir, la font. faiJ. VII, 1. Il 2° Donner approbation. Pourvu qu'on n'applaudisse pas à leurs crimes, mass. Proip.ll s'anéantit lui-même tandis que tout l'univers lui applaudit, FLÉcn. II, 1(5, Va chercher des amis dont l'estime funeste Honore l'adultère, applaudisse à l'inceste, RAC. Phèd. IV, 2. Et lorsqu'à mes désirs elle a feint d'applaudir, corn. Nicom. iv, 5. ||3° V. a. Accueil- Ur par des applaudissements. Applaudir un orateur. Cette tirade fut applaudie. Le public dédaigneux hait ce vain artifice; Il siflle la coquette, il applaudit l'actrice, dorat, la Déclamation, ch. i. Tout le peuple à grands cris applaudit sa victoire, saurW, Sparlac. li, 1. Son armée à grands cris applaudit son courage, delille. En. x. || 4° Fig. Je dois de votre cœur me montrer satisfait. Et l'applaudir ici du beau choix qu'il a fait, mol. Sganar. 21. Ce sénat. . . Qui vient vous applaudir de votre cruauté , rac. Bérén.v,6. Combien Bossuet n'eùt-il pas applaudi l'instruction si sage et si touchante que notre jeune monarque adressa aux curés de son royaume I d'a- LF.MB. u, 201. Il 5° S'applaudir, -v.réll. Se vanter, se glorifier. Il est seul à s'estimer et à s'applaudir. Un cœur noble est content de ce qu'il trouve en lui Et ne s'applaudit point des qualités d'aulrui, doil. Épit. IX. Il 6° Se féliciter. Je m'applauilis du parti que j'ai pris. Il s'applaudissait d'avoir si bien deviné Je m'applaudissais de retrouver en vous,
Ainsi que les vertus, le cœur de mon époux, volt.
APP
(y.'tflp*. I», «. ««o irriD<l CKur «"âpi.lïu.lil »r»*«f Ml ebamp dTiooneur Trou»* de» ennemi» di^e* <M ■• tateur. 10. Ilmr. ch. vin. M» Bile.... l'oui «tre ■'■pplaudil de* bonté» de aon r>*re, «ac. Iphig. i,<. LalMM-let'nipiAudir d'un triompha ^"- ' ' ' '''' 10, 1. i* >Aa appUudittai» quant CitM.... COM. Cft»"" '" '■ I»' '
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tvihti^. 11.. Sertor ' ""o-
(i. iind ncn n'était umuilit, Dieu, coii-
I,., iniancfl. Kit la inonde «t l'applaudit T
T. «ww, Od«, lY, t.
— KKM. 1. Pautll dire : Ht m lont applaudi ou ib te ioni applaudis de cette action T San» doute, on pourrait écrire, applaudir étant auui verbe neutre, il» te «ont applaudi, c'e»t-à-dire Ils ont applaudi à eui, comme on écrit , lli le lont auccédé. Mail une obMrration décide la qucition. I.'uuge ne permet pa« : applaudir à quelqu'un d'uno action; naif II permet : applaudir quelqu'un d'uno action. Ptr eoMéquent on écrin : il» te lont applaudi» de Mil* tetion, e'eat-à-dire qu'on acennlpra lo participe arecle •tijel. || 1. Les auloM
ewayé do trouvor une difTér
». a. et applaudir r. n. diaam .|.i ...... ..^ ,ii.,i,...i
tfet\ faire effcctiTcmcnt l'action propre, physiciuo, marquée par lo Torlie; ot qu'avec lo second, c'est, dan» un t«ns étendu , moral, idéalisé, y adhérer, y donner assentiment. Las eicmplos qui sont ici rapportés montrent que cette distinction n'oat pas réelle.
— HIST. XIV ». Thomas dist qu'il l'avolt frappé d'une fourctin, combien que en vérité il n'en feust riens; mais lo dis' (lour aplaudir et colourcr son fait, nu CAKOl!, opp/<iu<iruj. || xvi* s. i;oulr qui la lais-icnt fairo et qui lui applaudissent, mont, i, P).
— ËTYM. f^spagn. aplaudir; ilal. a;i;ii'aHdir« ot applaudtre ; du latin applauilere, do ad (voy. À) et plaudrrt (voy. plausiblr). La .i' conjugaison latine a été changée on «• dans les langues romanes.
APPLAIMIISSF.MENT (a-plA-diso -man) , t. m. I! 1* M.inifcstation d'approbation \at des b.ittenicnls de mains. Un tonnerre d'applaudissements. || I* Approbation, louange acconlée avec étiat. Upiniuns tu ' : iiMcment, pasc. Préf. Yidf. Los
ni "Ht guindé si haut |iar l'applau-
ilis -, .,.. .,L .... v.v.KOs. wint encore tuu'c» drcs^ies pour le faire tomber dans le durniur mépris, la »UY. ». riusicurs de nos sj-mphonioa et surtout nos air» de danse ont trouvé plus d'apf>laudi».<temcnL<i chez les autres nations, volt. Vouu IIV, Huiieieiu. Pours'atlirerlesappl.iiidisscmontadu monde, MAH». V<*ri'</. Je connais ma! Junin nu do Iclssonlimenis Ne mériteront pas icnU.iiAC.
Bril. lit, a. U. l'abbé U< 'Iniis trois
concours, fit encore, avec nij.(M.iuii»<,icioiu delà compagnie, un autre essai de son éloquoncf, n'Alxnh. v, 313. Dans un applaudissement général du tout l'empire, Auguste ne pouvait résister k du petits chagrins, st-Kvre«. il, lO». Us sentent lo génie avec une vivacitéqui devrait faire naître Immîucoup de grands hommes, s'il sufTisait do l'applaudissement pour le produire, staIl, Corinne, ii, ). la cour, qui lui préparait à son arrivée les applaudissement» qu'il méritait, noss. Louii de linurhun.
— SYN. AFi'LAi.mssKicKNT, LOUAMOE. La louangc s'Kcordo k des objets t^^s-divor», aui qualités par etemple aussi bioiwqu'aux actions des personnes ; la* applaudissements ne s'accordent qu'aui disoours nu aux .iclions. I.a louante s'einriine par la parolu; les applaudissements, qui signitlont proprement le battement des mains pour eiprimor lo contentement, n'impliquent pas l'idée du langage articulé. La louange vante, célibre, glorifie; les applaudissements ne font qu'approuver, mais avoc une ccrtame tivacité que la louange ne suppose pas toujours.
— HIST. xvi* s. No cherchons honneur n'y applausemcnt des hommes, mais la vérité seule, HAn. Pont. Il, la. I>ar tout te discours du toumoy procèdent fput le bruyt ot applausion dos spectatrurs gr • circumrorenco, 10. .S'ci'omofftie. Tous f<- "nnnt de joyo et aIaigre«so, ID. ib.
f I iir.
APPl II (a-plA-di-Mur), (. m. Celui
q'4i ap).,.t .1 , I '.^ applaudisscurs k gages.
— r.TTJl. Applaudir.
t APPUCAniltrf 11 pli. In 1.1 lii^), f. f. Oualitt de ce qiii
~ «TTIt. ,1
Ami' Mil I t
«ripent Af|mt "l'i'i'
•d •ffli'Ubl''
I nu
APP
4'éti» Bii an pratique. Ce p^jcàU- n'oat pas applle*bl«. Il n ne ««met qu'apr»» son subciantif.
— f.Ttll. Appliquer.
t AP«.l(l»GB (» pll-k»-J'), i. m. Technologie. "-•■;iliquer quelque eluwe pour romemeot
I T.T,/i",ïIirf .
t Ail I p \ I \ ;.Ii-ka-U). ». m. plur. Terme d'hyg ' >'a, le* choses qui »ont appli-
quer» k la surfacir du corp», comnio le» vêtement», tes cosmétiques, les bains, etc.
— mm. Àvplieata, nominatif neutre pluriel, le» choM* applKiuéea (voy. appliol'»).
t APPLICA-nF, n'F. (a-pli-ka-lif, ' ' ?•
Tnrme de liolnnif|u<), Iji préfoliaison e^i
lorsque li's fi-uillcs, avant leur épaiiu- -.'-,
sont appliquées face k face, «ans être roulée» ou pliées.
APPLICATION (a-pli-ka-sion; en poési'j, de cinq syllalics), t. f. Il 1* Action d'appliquer une chose »ur iino autre; aupcrposillon. L'application d'un topique sur le heu malade. || En terme» d'arch tocturo, > r des mali^re8 d'ornement sur la . lo moellon ou le bois. || 1* Chose ,11'; l'jii' >:. ' Il iM>' tint deui jnursavcc des applications dessus [le bras] pour dissiper le mal, »t-sim. 130, i»o. Il Karailiéremnnt. Chien d'homme I oh! que je suis tenté d'étrange sorte. De faire sur ce mufle une application [y appliquer un soufUet], MOL. W;ii(amoureujr, n, 7. || 8* Kig. Action d'appliquer i qiieliju'un ou k quelque chose un apologue, une parole, un vers, etc. Des vers dont on faisait l'application au favori. L'application de l'apologue me semble dangereuse, voit. Leur. »t. Ils suppriment les nom» pour détourner les applications, la iiBiiv. ». San» donner lieu aux applications les plus odieuses, didkb. Ess. sur Claude. Le monde en a fait des applications parliculifrcs, s6v. 330. Je trouvai cela plai.sint, et j'en fais l'applicalloii, ID. 3Hft. J'ai fermé le temple de Janiis; il me semble que voilà qui est fort bien appliqué; ce sopt vos Carihaget qui m'ont engagi^e dans cette application,m. 44&. A l'application îi r vousl, ma chire Pauline, ID. «03, I us fassions une application de CCliu- in-ii,: u... i:.m!, BOSS.
Àtnh. t. Klle fit l'appUcatlon de la comparaison aux vérités de l' mIi.m." :n. Anne. Vous devez k l'autorité de c 11 esprit de sincérité et d'application si: !iio, MASS. Car. Paro'edïiïifu. On convient du la rigle; on s'abuse sur l'application, in. Uevenut ecelétiattiquei. On no fait aucune application sur soi dosdovoirs de la piété, rLeciL-S'erm. i,M4. Il 4'Knlliéologie, l'application des mérites de J. C. le bienfait par lequel J. C. transfère aux chrétiens ce qu'il a mérité par »a vie et par sa mort. || S* Mise en pratique, mise en uaage, mise k exécution, I.'applicjilion. opposée k la théorie. Des r('>gU'sd.inl on prévoit l'application. Ce mot n'a d'application qu'un parlant des personnes. Toutes ces choses sont d'une application étendue. L'application rigoureuse de la loi II 8* Attribution d'uno somme k telle dépense. Cet argent a son application. || 7* F.n mathématiques, l'application de l'algèbre k la géométrie, celte branche dos mathématiques qui est duo k Descartes, et d.ins laiiuelle on ex; - '" ~ ' :i.intités géométriques par des équationssl. 8* Action d'appliquer l'esprit k. Mettre s<,.. .., , ^u kune
chose. Il est capable d'application. Cela ne se peut faire sans quelque application de mémoire, pasc. ;>roc. ». Je fus élevé avec un grand soin et uno grande appUcation, st-sim. ), ao. Si chacun avait application k faire cet acte, noss. Ord. Quelle application n'eut-il pas pour établir la disciplina parmi.... FLiEcii. Or. (un. de l/imoign. L'application qu'elles avaient k sa parole [les troupes de gens qui suivaient J. C], m. m, 3«s. L'esprit do Dieu est en nous uii principe d'action, de mouvement et d'application pour notre salut, m. m, m. L'eitré.iio application que les prêtres avaient k foiirber....ro«TKn. Or. i,lï. S'il servait avec application, on aurait soin de lui, sKv. 6no. Ce que je désire, c'est que vous ayez do l'application k votre santé, in. 80. J'ai la dernière application pour sa santé, tn. i. Plaire au roi, c'est s<'n unique application, m. 4i«.
— «ïjt. attention, application, contention. Trois p...'« ""■ i^.r.ri™,.,,,! i',..i,„„ T"t'"""- "• -I""
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force de l'esprit. Perdu dan» cet abtmo de po déaoUnlM, il lombe diM um ai grande conieiii d'eiprit, qu'aueun de Mux qui l'approchent ii'« peut tirer une parole, Mou», Hitl. d> Mapotéon