‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 157 sur 504 · IX · texte numérisé non relu

IX

— msT. nv s. Or prwioM donquM noeln appl eaeion de U deieripeion da vertu, oatmoi. Eik. t» Il xYi* s. Autant par l« beoeflee de mon aj -

que par le beneflca de mon Invwilioo •( de i .

MONT, i, l»7.

— tm. Provenç. app/tealion,- eipagn. oplitaeion; ital. applieasiont ; de ^fplûêltomem, M ap-

pUeare (voy. appuol'Kr).

APPLIOL'K(a-pli-k'), i. A Terne (Twt. AoeaMoin qu'on ajoute k une pi're pour l'omar ou U rendra solide. Il En orfèvrerie, pièce d'applique, toute pitea qui ("aasemble ou qui s'enchtsae avec une autre.

APPLIQlTfi, ta. (a pli-ké. kée) , part, paitt. Il 1* Uis sur. Un emplâtre appliqué sur une tumeur. Il Par fTiension . sournet hton appliqué II t* Dont on af,i --i Tousne tr 'igitd'un Ter» liai - Kmployé à. Argc: ;|Par extension. «,..,,.,■ -|., ,..,...' ....- .- — 4! dont le»

principes éclairent ot dirigent les procéilésderinduv trie. Il 4* Appliqué k, attentif, désireux de «errir. La roi, k qui ils semblent avoir tout l'esprit et toutle «flt appliqué», LA brut. 8. Votre enfant est appliquékson devoir, sCv. bit. Je vous recommande ia santé de ma fille : soyez-y appliqué, id. <«. Ainsi se sont sancti6és dans tous lesiiècleiet dans tous les pays le» «olilaircs pénitent», lea prêtres applqués k l'autel »aint,le« maîtres et le» esclaves, mass. Car. Évidence. || t* Absolument, studieux, qui fait»» besogne avec »oio. C'est un jeune homme , un employé appliqué. Dans le temps qu'il est le plus appliqué, la brut. H. Louis XIV voyait les choses avec des yeux moin* appliqués, VOLT. iMiitXlV, I». Il 8* Appbquées, t. f. plur. Lignes geouiftf-Wues, qui s'appellent aujourd'hui ordonnées. *

APPLIQL'KR (. pli-ké), V a. || 1* Mettre une chose sur ou contre une autre. Appliquerdes échelle» contre la muraille. Appliquer quatre foi»de»oouleun (uruu tableau. || Par extension , appUquer un coup rie btloa sur la tête, frapper U tête avec un btton. || Appbquer un homme k U question, le soiunettro aux tortures qu'on nommait la question. || f i>e servir de.... pour un objet déterminé, 11 fallut appliquer k la maladie un nouveau traitement. Les inttrumeiits de la nouvelle alliance sont des instruments du Saint-Esprit qui servent k nous appliquer la grkcc, hoss. DfKtr. de l'Église, ch. ». N'attendez pas de moi de regrets ni de larmes. Un grand ctrur k ses maux apphqued'autres charme», COBN. /'omp. v. i. Us TOUS ont ap',1 •■■'•'• '>■..- i.iin [compc remède' 1.sang de l'ogni • U nous lave do u -

souilluics en u ,. . ■■' prix de son saot,-.

MASS. Ci'rc. Il Appliquer un système, une science, introduire dans la pratique les principes d'un »)■»tème, d'uno science. || Appliquer une science k une autre, faire usage des princi[>e» d'une science pour en ' Appliquer l'algèbit! k U

g.' r k quelqu'un ce qui est

un vers k '

dit '1 UM rtllilV, ÀJU'U'lUl'f

pliquer un proverbe k propos. Ne pas ce reproche. Il s'applique k lu.

qui se dit, BOSS. PrMie. » Pour ni , parole k l'homme parfait, v.k .Vont. '■ .,: • ,■;

pliquer cette msximo k - if.

Il 4* Attribuer, imputer. ^ un

avantage. S'appliquer lo !■ lait

les émoluments dus au •. tre

sous le coup de, infiiger. on lui appliquera telle disposition de la loi. te maximum de U peina lui fut appliqué. || 8* Occuper fortement qudqu'ua k quelque chose. C'est ainsi qu'ils se donnaient mutuellement un repos qui 1«>- a: pli iii.it diarun tout

entier k son action , »n.s,»

roi aiM'l 'JU'' '"s sujets A

■if.

lire» hti • , /j,l,»7».

[u'.-il sorti do se»

;'.ia kla culture deçà ro u demeure, mass.

brdra de ceux qui ont '•""• r appliqua [kdes allègue niUe :r.. Conf. tilt, i| Ahmlument, ciig<~r une grande attention. Le» échecs appliquent beaucoup. La rie de U cour est un jeu qui applique, la aauT. a. H Appliquer aoo esprit, son attention à. Ce n'eat pas aaMC d'avoir

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esprit bon; mais le principal est de l'appliquer ien, DESC. i/(?//t.). Applii|iiersonesprit àla recherche de la vérilé , Porl-Jloij. Logique, 3' partie. Il 7° S'appliquer, v. rép. Être appliqué, apposé sur. Les emplâtres qm s'appliquent sur la peau. Il 8* Apporter une attention soutenue. A vous remettre bien je me veux appliquer, mol. F. sav. m, 0. Je me suis appliquée à chercher les moyens De lui faciliter tant d'heureux entretiens, eac. Boj. iv, 4. Achille seul, Achille à son amour s'applique, id. Iphig. I, 2. tout mon cœur s'applique Aux soins de rétablir un jour la république, corn. Serlor. m, 2. Appliquez-vous, mes frères, à ces vérités importantes, MASS. Carême , Impénitence fin. Tous les citoyens s'appliquent au commerce, fén. Tél. m. Quand on s'appliqua à regarder Mentor, on découvrit dans son visage je no sais quoi de ferme et d'élevé, m. Tél. VI. Ne s'est-ellepas appliquée, en toutes rencontres, à conserver cette même intelligence entre la France et l'Angleterre ? boss. Reine d'Anglet. 119° S'adapter, convenir à. Ce mot s'applique surtout à celui qui .... La clémence peut s'appliquer même aux innocents. Ceci peut s'appliquer à la grandeur royale, la font. Fab. m, 2. || 10° S'adjoindre, se subordonner. L'esprit d'égalité eût subsisté plus longtemps; un citoyen se fût moins appliqué à un autre, st-évrem. ii, 77.

— REM. Quand appliquer signifie mettre une chose sur une autre, il régit la préposition sur: appliquer un emplâtre sur un mal. Quand il signifie faire toucher une chose à une autre, il régit la préposition ci; il appliqua la coupe à ses lèvres. >'

— HIST. xiV s. Et aussi ne voudrent il point que les diz biens fussent appliquez au commun proufit, BEBCHEURE, P" 28, verso. Et ne adaptoit pas chascun lores les sermens et ses lois à sa volenlé par interprétation, aincùs appliquoit ses meurs et ses condicions à yceiles, id. f- 57, verso. Il applique la diffinicion de vertu as autres particulières vertuz et passions, oresme, Eth. 33. Et pour ce applique il sa médecine selon la complexion de chascun singulier que il entent à garir, m. ib. vu, 13. Quelles choses il convient apliquer à guarir le corps, id. ib. (70. Election est désir appliquot à acceplacion ou execucion, ID. ib. ee. \\ xv= s. Avec lequel orfèvre le suppliant s'applica [se prit] de paroles, du canoë, applicarc. \\ x\i' s. Une médecine faible et mal appliquée, MONT. I, 126. Il n'y trouva meilleur conseil que de s'appliquer du poison et de tuer ses jambes, ID. II, 25.

— tTiK. Applicare, de ad, à, et plicare, plier (voy. plier). Bourguig. epliquai; prcvenç. et esl'agn. aplicar; ital. appUcare. Au xvi" siècle, d'après Palsgrave, p. 23, on prononçait les deux p.

t APPOGGIATlJRE(a-ppo-dgia-tou-r'),s.(. Terme de musique. Petite note sur laquelle on appuie avant d'attaquer la note principale. || Notes plus ou moins nombreuses qui n'appartiennent point à l'harmonie et qui se trouvent aux temps forts des mesures ou aux parties fortes des temps.

— ÊTYM. It.il. appoggialura, (Vappnggirt'e, appuyer (voy. appuyer).

APPOINT (a-poin), s. m. Terme de commerce. ||1° Somme qui fait le solde d'un compte. || 2° Complément d'une somme en petite monnaie. Pour faire cent francs en écus de trois livres, il fallait trentetrois écus et un appoint de vingt sous.

— HIST. XVI* s. Quant il vit son appoint [sa belle, le bon moment], il s'en vint devant le palais, des- PER. Contei, XXV.'. Le jeune homme voyant son apoint, dit à sa mère.... marc. Nouv. xi.iv. Ils veulent asseoir leurs garnisons en plusieurs et diverses parties d'icelle, pour après, à leur apoint, l'assaillir, M. DU BELL, 228.

— ÉTYM. A et point.

t APPOINTAGE (a-poin-ta-j'), s. m. Dernier foulage des cuirs avant de les passer au suif.

APPOINTÉ, ËE (a-poin-té, tée), part, passé. Il 1° Terme d'ancienne pratique. Procès appointé, procès sur lequel un appointement a été prononcé. .J'y avais déjà été [à Rouen], une fois que mon procès y futappointé, st-sim. (63, 232. || Appointé que, formule dont les juges se servaient quand ils appointaient une cause. Appointé que les parties mettront leurs productions au greffe. || Ils sont appointés contraires, façon de parler proverbiale tirée du palais, et signifiant ils sont brouillés ensemble. Vous serez étonnés de voir qu'à tous moments Ils Iles éléments) seront appointés contraire, tA font. Fab. XII, s. (La Fontaine a écrit contraire, c'est une faute). Il .V. m. Appointé en droit, synonyme d'appointement en droit. {| 2" Qui a des appointements. Commis appointé. Un jardin royal des plantes, avec

un démon.strateur appointé, i. i. rouss. Confess. v. Il S'Appointe, s. m. Ancien terme militaire signifiant un soldat qui avait la haute paye, ou qui conservait la paye, quoique dispensé du service. || i" En termes de blason, appointé, qui se touche par les pointes. APPOINTEMEXT(a-poJn-te-man),s.)n. || l°Terme de palais. Règlement en justice par lequel, avant de faire droit aux parties, le juge ordonne de produire par écrit, ou de déposer les pièces sur le hureau, ou encore de prouver par témoins les faits articulés. Il Appointement en droit, ordre aux parties de produire par écrit. || Appointement à mettre, ordre aux parties de mettre leurs pièces sur le bureau. On dit aujourd'hui instruction par écrit et délibéré. {| 2" S. m. plur. Salaire annuel d'une place, d'une fonction, d'un grade. On lui a donné les mêmes appointements qu'à la dame d'honneur, SÉV. 393. Attila recevait les appointements de général des armées de Rome, montesq. Hom. 19. S'il eût pris celte occasion de demander des appointements plus forts, s'il ne l'eût même fait naître que dans cette vue, on ne l'eût pas blâmé d'accorder son intérêt avec celui du public, fonten. Mery. \\ Familièrement. C'est lui qui fournit àl'appointement, aux appointements; il subvient à la dépense d'une personne, d'une maison. •

— HIST. XV' s. Venus à paix et à appointement [accommodement] envers le comte, froiss. ii, ii, BO. Tel appointement [parti, résolution] leur sembla bon, et à celle conclusion se teinrent, Bouciq. ii, ch. 29. Toutes paroles d'apoinctement s'estoient rompues, coMM. i, < 2. 11/. avoient fait ung appoinclement et paix avec ledit seigneur, id. ii, ). || xvi' s. S la fin, conseilloyt qu'on feit appoinctement avecques Grandgou'ier, bas. Gar. i, 47. p:t promit double paye et notable appoinctement [place, emploi] à quiconques luy en appourteroit une de broc en bouc, ID. Vanl. iv, 46. Je blasme les particuliers capitaines, qui vont ainsi distribuans les appointemens et les honneurs par grâce et par faveur, non par mérite, amyot, Fab. 40. Alcibiades proposa de rompre l'appointement commea' que ce fust, m. Aie. 21.

— ÉTYM. Appointer ; prcvenç. opontamen; calai. apnntament; espagn. appuntamiento; ital. appuntamcnto. Appointement signifiait accommodement, résolution, fonction. :

APPOINTER (a-poin-té), l'.o. jj 1° Terme de palais. Régler un appointement en justice. Les parties ont été appointées à fournir des débats de compte. L'affaire, ne pouvant être jugée que sur rapport, a été appointée. On appointe la cause, RAC. J'iaid. 1,1. L'arrêt donna gain de cause à M. de Luxembourg sur l'érection de (662, et l'appointa sur celle de <68), ST-SIM. 36, <02. Il 2° Donner des appointements. Au premier janvier, on appointera tous les surnuméraires. Il S" Dans les troupes, appointer d'une corvée, d'une garde, l'imposer par punition. || 4° Appointer un procès, un différend, l'arranger. Doucement, en riant, j'appointais nos procès, Régnier, Sot. I. Il 5° Rendre pointu. Appointer un bâton. Il 6° Technologie. Fouler un cuir pour la dernière fois, avant de le mettre au suif. 1| Faire deux ou trois points à un matelas ployé en deux pour qu'il ne se déploie pas. || Coudre les bouts d'une pièce d'étoffe afin qu'elle ne se déploie pas.

— HIST. xiii" s. Li sires deffenl à porter coutel apointé ou aucune armeure molue, BEAi^r. xxx, 34. Et pour les quatre deniers, le mestre des crieurs li doit adrecier ses mesures et apointier [mettre justes] , l.iv.desmct. 24.||xv''s. Il s'esbayroit bien tost si le cas le touchoit de quelque chose, et seroyt homme pour appointer [s'accommoder] bien legierement et nous laisser en la fange, comm. i, 6. En somme ses amis estoient si las et si foulez pour l'avoir tant attendu, que le pape avoit appointé [s'était accommodé], et les barons du royaume aussi.... id.vii, 1. Il acheta une lamproye qu'à sa femme envoya pour apointer [apprêter] , afin de festoyer son curé, LOUIS XI, Nouv. xxxviii. Il XVI' s. Un pigne grand de <00 cannes, appoincté de grandes dens d'elephanz toutes entières, bab. Garg.t, 37. II est allé chez le mareschal, soy faire esguiser et appoincter les pryphes, id. i'ant. iv, 47. Cestuy homme de bien appoinctoyt plus de procez que il n'en estoyt vuydé en tout le palays de Poictiers, id. ib. m, 4i. lisent des espées de bois appointées par un bout, mont, i, 239. D'un costé elles vont en eslargissant, et s'appoinctant et estrecissant par l'aultre, id. ii, ;)72. On recourt à culx pour appoincter les différends, id. m, 7. Par ceste response les Romains cogneurent bien qu'il n'y avoit point de moyen d'appointer avec ce roy Brennus, amyot, Cam. 28. Avec promesse

de les traiter et autant avantageusement appointet que capitaines de l'armée, carl. i, 43.

— ÊTYM. ylppomf; wallon apontt, apprêter; provenç. apontar, apointar ; espagn. apuntar ; ital. appuntare.

t APPOINTECR (a-poin-teur), s. m. Celui qid arrange. Un appointeur de procès. Ces plaintes n'étaient rien au prix de l'embarras Où se trouva réduit l'appointour des débats; Aucun n'était contett; la sentence arbitrale X nul des deux ne «Onvenait LA font. Fab. xii, 28.

— HIST.xv* s. Si se dévoient assembler ces appointeurs on une chapelle, froiss. i, vi, 4. || xvi's. Comment lîridoye narre l'hystoire de l'appoincteur de procez, BAB. Panl. ni, 4t.

— ÉTYM. Appointer.

t APPONDURE (a-pon-du-r"), *. (. Terme d'arts et métiers. Morceau de porche servant à fortifier le chantier d'un train.

t APPONTEMENT (a-pon-te-man), s. m. Ëchaffaudage formant une espèce de pont. Des pieux chassés dans le sable soutenaient cette espèce d'appontement, qu'on eût pu croire capable de supporter les chocs lesplus violents, langlois, Diiisionnavale devant Kinburn, Correspondant, nouvelle série, t.xu, p. (04.

— ÊTYM. À et pont.

APPORT (a-por), s. m. || 1° Lieu d'une ville où l'on apporte les denrées. C'est dans ce sens qu'on appelait le marché du grand Châtelet l'apport de Paris ou l'apport-Paris. |{ 2° Terme de droit. Biens qu'un épouxapportedansla communauté. || 3°Terme de commerce. Mise de fonds de chaque associé. Les bénéfices sonten proportion de l'apport social. t| i'En termes do pratique, action de faire le dépôt des pièces.

— HIST. xni* s. Li païs maint présent lui fist; Ij uns cias bues, li autres pors; De maintes pars eut grans apors, /;/. et Jeh. 5t83. || xvi' s. Elle avoit esté nourrie en maison d'apport [commerce], et savoit suivre et entretenir toutes sortes de bons propos, DESPEB. Conlet, xvni. La ville n'est pas grande, mais fort ancienne et bien renommée pour l'apport qu'il y a, à cause de l'apparition de certaines déesses qui y sont reclamées et que l'on appelle les Mères, amyot, Marcel. 3(. Il y avoit un temple et un oracle de Pasiphaé auquel y avoit grant apport en la ville de Thalamos, id. Agésil. et Cléom. 11.

— ÊTYM. Voy. apporter.

APPORTÉ, ÉE (a-por-té, tée), pan. passé. Apporté par eau ou par charroi. Les dommages apportés par les inondations. Le soin apporté à l'afl'aire.

APPORTER (a-por-lé), v. a. \\ 1° Porter au lieu où e.'ît une personne. Apportez moi le livre qui est sur ma table. Le courrier a apporté de bonnes nouvelles. I^ marée apporte sur la rive les débris du naufrage. I.e fiot qui l'apporta recule épouvanté, bac. l'Iièdre, V, 5. Il Absolument. Je mange chez moi; on m'apporte de chez un restaurateur assez passable, p. l. COUR. Lett. H, 171. Il Par extension. Les vices que nous apportons en naissant. En est-ce fait, Julie? et que m'apportez-vous [annoncez]? corn. Uor. m, 2. (ihimène à vos genoux apporte sa douleur, id. Cid, II, 8. Votre rivale en pleurs Vient à vos pieds sans doute apporter ses douleurs, bac. Andr. m, 3. Il 2' Fournir pour sa part. Dans cette société les uns apportent leur industrie, les autres leurs capitaux. Elle apporte en mariage dix mille livres de rente. Ij 3" Employer, mettre. Il a apporté beaucoup de soin à l'examen de cette affaire. Quelque soin qu'on apporte à.... Depuis plus de quatre ans vous voyez quelle adresse J'apporte à rejeter l'hymen de la princesse, corn, lléracl. iv, 4. Puisnous verrons quel ordre on y doit apporter, id. A'icom. 11,2. Il Apporter remède, remédier à une cnose. Il Apporter des obstacles à une chose, en rendro l'exécution , le succès difficile. || Apporter des facilités, rendre facile. || 4' Causer, produire. A|iportcr du profit. Les exemples des morts généreuses desLacédémoniens et autres ne nous touchent guère; car qu'est-ceque toutcclanousapporteî PASC.Prtir. part. II, art. (7. Si mon retour t'apporte quelque joie, Arsaco, rends-en grâce à mon seul désespoir, rac. hérén. v, 2. La fausse paix que cette confiance téinéraireapporte....PASc./'ror. 9. Pour éviter la confusion quelaniultitudedesparolcsapporte, ID. 7'eni.part. i, art. 2. Les sens abusent la raison par de fausses apparences; et celte même pipcrie qu'ils lui appor. tent, ils laroçoivcntd'elle àleurtour, iD.tb. part.!, art. 8. Il B° Alléguer, citer. Saint Cyprien en apport: la raison : c'est dit-il.... bourd. Carême, l, Impénil. fin. 461. Eu apportant quelque mauvaise défaite

APP

air U «tornitra (déeUioa], «ou* «oulez faira crair* oiMveiMafu i4(>ondu (ur loutaa le* d«ux, rA*c. lUfkl. <k la Téf). à lu 41* ItUrt. la diflférenM ••• Mnli«lla que St faut apports docM d«ttl éUU, o"**! i|u«.... ntJCM. III, l'it.

— MUT. Il' t. D* SaragoM [ja| toim aports l«i eieh, Ch. dtHol lui. MaIm nouvélaa il lui aporU et dii, Oi. OU.V. j; XII* t. El la* Mcrix nu« je ai aport«s, Mont. p. *l. Moull firent granl folie li mè* [me*lagers], ce m'MI tTii, Oui tel choM a|Jori(;rcnl i nou* en ce»t pays. Sitx. xxv. l'ar ço dclivri^mont UD«Mpé« a|< . Ut. Il un* s. U une lui «porte » m«f>- .icia, tfrrt;, LV. ||xv* a. Et pu ' À plciii voila, alniiquele temps l'ap- P"i . I, I, 10». Il XVI* «. La parole n'est pai moi ni rcouiM k la foy, que la racine vive d'un arbra pour lin lUr* apporter fruict, calv. Imlil. 4M. céa vignaa apportent du vin qui n'est pa* moiu* aetlml qu'hippoma, palimv, aao.

— erm. Àpportare, de ad, à, et portan (voy. poarta); bourgulft. ^lai; provenç. et espagn. aportar; i'nl. npp.-rtnr,-.

tAPI'i I (.i-por»lo-ne-man), «.m.

Terme il l'Ioiice. Sorlmle li|;itimc,

dana quelijucs (iiu\iiil<..-.>.

— CTYM. À et portion

APPOSli, ÊK (a-pô-z6, n • i. yari. jmsir. Le timbre appoaé aux feuilles d'impression.

APPOSEB (a-pâ-zé), r. a. || 1* Mcitre sur. Appoaex votre cachet aur cette piico. || 1* Kn termes de droit, appoier lea acellés, applii|iier juridii|uomciit un sceau sur une porte, sur un meuble, pour empêcher de l'ouvrir. || Apposer sa aignaturo, signer. Il Appoaer une clause à un contrat, l'y introduire.

— HIST. ziii* a. Et encore aposerent il pechiè à J. C. Paulier, f »3. Que il otreast [octroyât] la di*.e aumoune et la dite vende, et que il apousa.st en ceate preaento charte son saiau [sceau] , Bibl. des Charte», ï'airie, t. v, p. a». || xvi*s. Et quand revint à le cacheter et y apposer son seau, amyot, Lytand. 37. Lo chirurgien prendra garde en yapposanl lea astellcs, qu'elles ne pressent sur les jointures, PARt, XIII, 17. Il fut remis en son catat avec quelques conditiona appoaiea en l'investiture, m. du MOL. laa.

— ÉTYM. X et pomr.

t APPOSITIP, IVR (a-pft-si-tif, ti-vO,a<<;. Terme de grammaire. Con.^truclion appositive, construction par apiiosiiliin (viiy. ce mol).

APPOSITION (a-piVzi sion), ». f. || 1* Action d'apinaer. L'appusilinn d'un sceau, des scellés, d'une aignature. || I* Adjonction de corps de mime nature. Lea minéraux croissent par apposition. || En physiologie, génération par apposition, production, &la surface (le tis.su.s (léjà existants, d'éléments analomiquea qui (liflférciil do ceux qui constituent cea tiasua. || 8* En termes de grammaire, apposition ou pro*th6se, adjonction de quelque lettre. L'hébreu exprimant les nuances de la pensée par la seule apposition d'une lettre, ciiateai'b. Génie, u, vi, 3. ^On appelle aussi apposition l'état de deux substantifs so rapportant l'un k l'autre, et sa suivant imméiliatument, cummo : une table, meuble utile, Pierre apAtre.

— HIST. XVI* a. Par le moyen de U bonne température se fait attraction, concoctlon, apposition et italmilation. pauI. xi, 6.

' ''on*m (voy. apposer); provenç.

aj'i rioïicton; ital. appotiiione.

j.w ;..:.:.... M.;.i; (a-pr6-ban-dé), v. a. S'est dit pour recevoir une chanoinesse, et lui donner droit k toucher prébende.

— f.TYM. À et prfhendt.

t APPREUABILITÊ (apré-ai-a-bl-li-té), ». (. Qualité de ce qui est appréciable.

APPRf.r,IARI,K (a prési-a-bl"), adj. Qui peut Cl"' 'té k poineappréciable auisen.s.

C» il) k tous. Il Dans l'acoustique,

soiM .iiiprucuniis. vins compris entre l'ut produit ptr une corde qui fait 33 vibrations par seconde, et la s* ou «* octave ; au d«U, lea aona ne sont plus apprteiablaa.

— «TYM. .tpiw.Vi>r.

APPH! TRICK (a pré si-a-teur, tria*),

•• "• "'' I 0 nui apprécie. Cet homme est

un jiisir >i ,.:iïuateur du mérite. Une philosophie appr.Vutnco lie toutes choaea.

— fcTïM. Apprfcitr.

APPHRCIATIP. IVK (a-pr^i.*.ur. U-»*). adj. Il 1 Qui marque l'apprécuiion. Eut appiéelalir des

ÏÏSÏ^rt X?" *" '•"»* «»• U»«o«<*. «mour •Vprwaur de Dieu, «mour de prifteenoe qui fkil

APP

mettre Dieu au-deews de loat ce qui n'est paa lui. Celle haine du péeb4 queiea thMo^^icnt, seSon leur langage ordinaire, nommi- -itive, parce

qu'alla maintiitnt tnii« lea du ' u.... aouM.

^ r44i-«p«ioo), «. f. Il l'Action

i Mt d'une chose. Appréciation 2* Kig. L'appréciation du mérite 'r/rintion uu vrai. Ce qui est sou- ■ l'oreille. Grkce k une déliaveur*. Je laisse ceU k votre

nus ,1 rate .i; , appréciaiMu.

— niST. XVI* a. Toutes appretiationa de bleda, vins, bois, et autres choses, te doivent faire sur le registre du rap|>ort qui s'en fait en justice, et selon l'estimation commune de l'année qu'etlea esloient duea, u>r8EL. eaa.

— ÉTYM Apprécier.

APPRI^CIP., tv. (apré-ai-é, ée), part.pasU. Une distance mal appréciée k l'ceil. Un talent justement apprécié.

APPRfiCIKR (apré.ai-é), v. a. || t* Déterminer le prix. \in jury apprécie les propriétés dana lea indemnités pour expropriation. C'est son sang qu'k Syllatu prétendsque je vende; Pour acheter sa létc il faut l'apprécier, AiiNAULT, Mariiu à Jft'nl. il, 3. Hl-hlg. I^s sonsno peuvent être appréciés que par l'oreille. On ne peut appi6iior rigoureusement la grandeur du soleil. On iwut apprécier le talent de cet avocat r>ar les discours qu il a laissés. Apprécier sainement les clioscs. Nous apprécierons en temps et iMu cette opinion. Il 3* Faire cas de. On apprécie dignement sa libéralité. Où l'on sache l'apprécier. Se faire apprécier par les honnêtes gens.

— SYN. ESTiMEa, APPRtciER, PRISER. C'est faire cas de. Estimer un homme se dit quand on a jiour lui lo sentiment de l'estime, de la considération, de la confiance rn ce qu'il vaut. L'apprécier se dit quand on en fait l'appréciation, quand on sait combien il vaut. Le priser se dit quand on rend hommage k ses mérites.

— illST. XVI* a. Les moisons, cens et rentes foncières en grain, dues k certain jour et lieu, seront appréciées au plus haut pris qu'elles ont valu en

l'an, WTSEL, 88».

— ETYM. Appretiart, de ad, k, et pred'um (voy. PRIX) . ' t espagn. apreeiar; ital. apprtxtare.

APl'lu.iii..MpK, RB (a-pré-andé . dée), part, paué. Il 1* Saisi. Craignant il'étrc appréhendé au corps. Il I* Craint. Tant d'autre» malheurs que leur sinnularilé rend plus terribles, et cependant moins appréhendés, uars. Carimr, Sur la mort.

API'HP.IIKXI)ER (a-pré-an-dé), v. a )! 1* Terme de pratique. Saisir au corps. || J* Craindre. J'apprépréhende un conflit. Il appréhendait de levoir. Uappréhenda qu'on ne se saisit de lui. Qui n'appréhende rien, présume trop de soi , corn. l'oly. il, s. L'amitié le consent, si l'amour l'appréhende, id. Rodog. IV, t. Et n'appréhendez point Rome ni sa vengeance, ID. JVicom. IV, a. La même justesse d'esprit qui nous fait écrire do bonnes choses, nous fait appréhender qu'elles no le soient pas assez pour mériter d'être lues, la bruy. i. J'appréhende un peu qu'il ne vous retienne , rac. et boil. Lett. t». N'appréhendez-vous point que tous vos donir<;tique8 Ne soient déjk gagnés par mes sourde "' corn.

Sicom. V, 7. lion Dieu! qu'ils n'.i ; rien;

je leur garantis le succis de ' ■il. /mpr.3.

Et si le ciel n'a rien que tu | hcnder, ap-

préhende du moins la colère u une lemuje offensée, ID. Ftitin, I, 3.

— RF.H. 1. On met lo second verli^ au subjonctif avec ne.... pas, quand on désire que la chose arrive: j'appréhende qu'il ne vienne pas; parce que je désirerais qu'il vint. On met le second verbe au subjonctif avec M seulement, quand, au contraire, on craint que la chose n'arrive, ou, ce qui est la même chose, quand on désire quo la chose n'arrive p.i.s; ainsi : j'appréhende qu'il ne vien;

voudrais qu'il no vint pas. || I. A

construit pas sans préposition smi.. im iiuiimI i.

C'est une locution vicieuse que : j'appréhende lui

parler.

— HIST. XYi* a. Nostre parole le dici, mais nostre intelligence ne l'appréhende [c*'!;irren(1 1 p'^inl, HONT. Il, 1*7. Il leur faudroit si y

poiir mctlr» en terreur toute !..

<'' 'o un tel inconvcnicut, lanole,

'appréhendions [saijir, comprendrej suiiiirmsni cl facilement, noua aomfflea légers ei miwble* eo nos apprehenmon* et opinions, raU, m. e.

APP

— RTYM. Apprrlimdere, aaiair (voy. arPUDOMa);

provcnr nprrhmitre . Ce verbe est nonYMn dans U lai!. .1 forme apprr-

heii . .■:ier.f taJîir des

maiiis, puis sawr dcrcs}.nl, puit )' le peaaage de la prévision k la craiiit<

I APPRRlIKXSIBIUre (apr«40 «I i>i-ii-i«j, $. f. Terme didactique. QuaLlé de ce qui peut être saisi par l'esprit.

t APPRCnEIfSnLE(a-pr*«n-*i-bl'), a4J. Terme didactique. Oui peut être aaisi par l'e^L

— fîYM. Vi.v Ai'i-KeiiBNaioK.

APPRP.llK.Nsip, IVK (a-pré-aa-sif, ai-V), adj.

Timide, craintif.

— HIST. xvi* s. La aourenanee daeqnela maux a rendu les hommes si apprebenaifs que les seules paroles leur font [>cur, lanoue, n. Ia faeuliA motive est divisée en progressive ou ambulative, et apprehensive [qui saisit], PA»t, i, t.

— Erm. Voy ...fruir^isios; provcoç. opnlun- (tu; espagn. •.-

APPREIIKNM' ^ . , é-an-sion; eo poéeie, de cinq svllabes), i. f. [\ 1* Facihlé k comprendre. D avait l'appréhension vive, le discernement bon, une sagesse singulière, st-«im. saa, 87. L'extrême ficilité de aon appréhension et l'agilité ferme et forte do aon élocution blessaient souvent le duc de BeauTilliera, lo. o«, ua. || t* Kn termea de logiqiM, première idée qu'on prend d'une chose. Lea iotas simples sont non-seulement lea premières appréhensions qui nous viennent ;> r lis m-hs, mau encore les premières comparais^' faisons de oea

appréhensions, Bvrr. Anvi od. L'éndenee

qui nous vient par lea aena n'eai <|u'uiie apprAeusion nette d'objets ou d'images, m. Hnmtnf, arithmétique morale . Il 8'Crainte. L'apprt! ■ us avezcuodclajusticcdes hommes, pa.' no guerre qui a donné tant '' " .< :.> :i i^ivid, noss. Pnlil. Cette appri .i naître mon souhait, coR!«. '"••' •• ' ■-, quoi qu'il en soit, peu d'ap; ;•«, i, ». L'appréhension qu ..jire infanterie, PKRROT d'abl. Tac. xo«.

— HIST. XV* 8. Es choses sensibles et es espèces, es apprchansions, es vertus et es sages.... ckrht. PEPISAN, Charles Y, i. eh. I». ||xvrs.ll y voyoit si clair, d'une ai :i si prompte, d'un jugement si sain. ' r. I. M7. J'avois l'esprit lent, l'a; ' ' vc, m. i, «»&. Elle print une si \: i <le la licatitude céleste,

qu'elle .v...^,... .'V [de demander k Dieu sa

mort], 10. 1, 353. Il en arrive de mesme aux besles, hors de toute aiinrelicn^iMii i]t. il.u.gior. y.i. iv, ï. La nature, m';. i in-

sensibilité et (! • •>'■

ID. IV, 4. Je vous priu, (jucllc c4irrc^>otidaiice y a-il des sens corporels avec cette appréhension ai haute et si noble de savoir nu ii'lT caiy.

Instit. (8. Je suis pressé de di(.- reaamer-

tumes d'une aprchension assez •c de pri-

son perpétuelle, langue, 30«. : la fbmée

des harqiiebusadcs les effraye, 1^ a lea ar-

reslenl, les appréhensions des hommes leur font tenir bride, id. *33. Toutes ces paroles, dites avec grâce et dextérité aux âmes qui sont simples, ont une mervciUou.i^e force pour lea reculer de toutes honnea appréhensions [pensées], i». ♦»7.

— tjyv. Apprrhensio, de apprfhendtrt {^nj. *PpRKitKsiiER), par l'intennédiaire du participe paaaé npprfhrnsus.

APPRENDRE (a-pran -i-'^ i'...„...i, it. .ij>

prennent, j'apprenais, j

J'apprcnn" •■■".r..nint, ap; :.. .

connais.!-.. rdanssani'

tout ce i; .[prendre

jamais non .< '4 j"uer du piano.

Apprendre .\ e» dm»"» le« plus

nouvelle' . fond. ^ F*''

cTur. A Apprendn' Si

;. 38. Trois SMpIraec- oir

,1 .|„. ,.. .,; il en a tant ">""■ ■ . *.

Il Absolument. II apprcml n-

iracler une <)i':> vi n enl

appris k ne p< "ur* drapeaux. J appns k

supporter le n i que les pauvres appren-

nent k ne désirer pa* avec tant d'ardeur ce qu'on peut quitter avec Joie. iiom. J> TelUer. N'apprendrat-il pa* dans ° -^ un ('«u de complai-

sance? flEcii Iras-tu Jamai*, âme

beaaeet groask'ii'. a ><mi ).ii dauirea veux qve les y«ai du Tulgairet cou». Hodog. il, >. tvfrate, qui melUit aon oaur k ai haut prix. Apprend donc k

APP

Mn tour à soulTrir des mépris, bac. Àndr. ii, ). Qu'en vous aimant, vos fils apprennent à vous craindre, pir. Éc. des Pères, :i, 6. {{ 3° S'apercevoir, reconnaître. Il apprendra qui je suis. Apprends que rien n'a jamais été si honteux. !| 4"' Etre informé. J'ai appris par votre lettre.... J'apprends q>ie votre ennemi est mort. Apprends le reste. Tu demandes d'où j'ai appris cela si bien. J'avais appris de racheu.ses nouvelles. J'ai tout appris de lui et par lui. DSs que César eut appris par ses éclaireurs.... .... De votre bouche, ô ciel! puis-je l'apprendre? BAC. Brit. IV. 3. Il B° Enseigner. Apprendre à quelqu'un les belles-lettres. Il lui apprenait h monter à chewl. L'habitude apprend à supporter la fatigue. L'expérience nous a appris.... Mes exemples, un jour, ayant fait place aux vôtres. Ce que je vous apprends, vous l'apprendrez à d'autres, corn. Sertor. III, 2. On n'apprend pas aux hommes à être honnêtes pens, et on leur apprend tout le reste, pasc. dfjns BouiiouRS. Il S'apprendre, enseignera soi. Cette dame s'est appris à filer. Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'ilsméditentcedessein, ils se sont appris àtourmenter les gens sur la bulle etsurlesbrefsd'Innocent X, PASC Prov. <9. Il Faire savoir. On m'a appris lamort de votre oncle. L'histoire ou la tradition nous apprend.... Des auteurs dignes de foi nous apprennent.... Quel est donc ce secret que tu me veux apprendre? bac. Fsth. ii, i . || Familièrement. Apprendre à vivre à quelqu'un, l'oliliger à se conduire autrement. || Apprendre à parler à quelqu'un, le corriger de son peu de retenue dans ses discours. LaVauguyon dit à Mme Pelot qu'il ne savait ce qui le tenait qu'il ne lui mit la tête en compote pour lui apprendre h l'appeler poltron, st-sim. M, te*. Il 6' S'apprendre, être appris. Là où le droit civil s'apprend.

— HEM. 1. Dans le sens d'acquérir des .connaissances, on dit apprendre quelque chose de quelqu'un. Dans lesens d'enseigner, instruire : on apprend quelque chose à quelqu'un. Dans les deux sens, le verbe apprendre régit à devant les verbes. Il 2. Pourtant quelques auteurs ont dit apprendre de. Tous mes efforts ne m'ont de rien servi qu'à m'apprendre de ne plus tenter une chose impossible , VOITURE, II, 26. Une maxime qui nous apprendra d'estimer la vie, BossDET. Il n'y a aucune faute de grammaire à mettre de après apprendre; mais l'usage actuel rejette cette tournure, qui reste un archaïsme. Il 3. On entend parfois dire : je n'ai besoin de personne pour apprendre mon fils ; il faut pour enseignermon fils. Cette locution, aujourd'hui rejetée, n'est pourtant qu'un archaïsme. Apprendre avec le régime direct de la personne se trouve dans les auteurs du xvii* siècle. Oiseaux qu'ils ont appris à chantertoutessortesderamages, vaugel. Q. C. 473. De cet emploi viennent les locutions, mal appris, bien appris, li 4. Des grammairiens ont prétendu qu'on ne devait pas employer apprendre dans le sens d'enseigner, par exemple : apprendre le latin à un enfant; et que cette tournure n'était fondée que sur l'autorité insuffisante de quelques dictionnaires. C'est une erreur; apprendre en cet emploi est dans Corneille, et dans l'ancien français, comme on peut le voir à l'historique.

— SYN. 1. APPRENDRE, ENSEIGNER, INSTRUIRE. Instruire, c'est donner l'instruction, rendre instruit. Enseigner, c'est donner des leçons d'un objet déterminé : on enseigne le latin, les mathématiques à un enfant. Apprendre a le même emploi qu'enseigner, mais d'une façon plus vague , et en ne portant pas l'espritaussi précisément sur la leçon qui sedonne. On instruit quelqu'un de son devoir, en le lui exposant. On lui enseigne son devoir, en lui en faisant la leçon. On lui apprend son devoir, en le lui faisant connaître d'une façon quelconque. {| 2. apprendre, faire SAVOIR, INFORMER. Jo VOUS apprends une nouvelle d'une façon quelconque, soit qu'elle vous intéresse ou non, soit qu'elle soit sûre ou non. Je vous la fais savoir par une lettre ou un mesiîage. Je vous en informe, si elle vous importe, et si j'ai des renseignements fidèles.

— HIST. XI* s. Meut ad appris, qui bienconutahan, Ch. de Roi. clxxxi. || xii" s. Demande et apren qui je sui et qui sont li prince qui me aident, Machab. I, 40. Jà nel [ne le] deiist ne soufrir ne vouloir La douce riens qui tant est bien aprise , Couci, xvii. X moi [ près de moi ] en peut li plus sages aprendre, Couci, v. Et les dames qui courtoises estoient [jadis], Ont tout laissé pour apenre à bourser , ouESNES , Romancero, p. 87. Se leur pesé de ce que [je] vous ai di. Si s'en prennent à mon maistred'Oisi, Qui m'a apris à chanter dès enfance, m. p. '.'8. Bêle, nous nous entraimions Quant à l'es-

APP

cole aprenions, ib. p. 62. Je m'occirai, s'»,utre que Oarin m'ait [pour femme] ; On je ferai quanqu'amours m'aprendrait [m'apprendra], tb. p. 92. Ne cil ne sont liien appris ne courtois Qui m'ont repris, se j'ai dit mot d'Artois, ib. p. 83. [Un messager] Qui moult pesmes nouveles a as François aprises, Sax. XXIII. Merveille estde sage hurameedes letres apris. Qu'il la cremur de Deu a si ariere mis. Th. le mort. 85. Il XIII* s. Pour aprendre françois leur filles et leur fils, Berte l. François savoit Aliste, car leans l'eut apris, ib. v. A enherber [empoisonner] m'aprist jadis une Juï.se [Juive], ib. lxxvi. Fille, dist-il,.de cortoisie Ne de sens ne m'aprenés mie, la Rose, 6626. Si que cil qui s'entremetront de l'office [de bailli] puissent aprendre aucun exemple, beaum. I7. Elle roy li demanda où il avoit apris françois, et il dit que il avoit esté crestian, joinv. 2B).||xiv*s. Encor est-il vérité que toute science, quant est de soy, il semble qu'elle peut estre aprise, oresme, Elh. <73. Et cel aigle félon tenir et attraper Et mettre en ma geôle pour apprendre à parler, Guescl. 20536. Nous ordonnons qu'il [y] ait un cler qui apprendra nos filles, DU cange, apprehendere. Courtoys estoit et bien aprins, Uv. du bon ] eh. 1016. Il XV* s. Ils lui chauffèrent si fort et appreingnirent [serrèrent] les plantes des pies que les soles d'iceulx lui en sont cheutes, du cange, altridere. Ce vous veil [je veux] apenre, la Pass. de N. S. J. C. On n'a pas sitost appris une terre ni un air où ou ne fut oncques, fboiss. ii, m, 83. || xvi» s. La douceur de sa grâce, quelque souefve qu'elle soit, apprend les hommes de s'esmerveiller avec crainte, calv. Insl. 440. Les filles feurent bien apprises, et à tous presentarent plains hanapz de vin, rab. Pont, iv, 54. .... Non : mais afin que si bien j'en apprinse Que toy, qui es des pastoureaux le prince, Prinsses plaisiràmonchantescouter, marot, i, 221. Que philosopher, c'est apprendre à mourir, mont, i, 68. Les Romains avoient apprins d'amollir ou d'estendre ce mot en périphrases, id. i, 72. Qui apprcndroit les hommes à mourir leurapprendroit à vivre, id. i, 8(. Il faut apprendre aux enfants de haïr les vices.... et leur en apprendre la naturelle difformité, id. i, I os. Il fault que ce soit une personne trop mal apprise, AMYOT, Solon, 39. Ayant composé quelques vers, il les apprit par cueur pour les prononcer en public, m. Solfin, t ). Il employoit à tous propos ce qu'il avoit appris de Anaxagoras, id. Péric. 13. Et ensemble s'apprenoient et s'exercitoient à l'expérience de la marine, id. Péric. 22 maintenant

jfaut apprendre D'estre humble et doux et ne plus abboyer : Il faut apprendre à fléchir et ployer, bons.

— tiyM. Apprehendere, de ad, à, et prehendere, prendre, saisir par l'esprit {voy. prendre). Picard, bien appnns; bourguig. éprarre, éparre ; provenç. aprendre, apimre, aprener ; catai. apender; espagn. aprcyider; ital. apprendere.

APPRENTI, lE(a-pran-t:,tie),s.m. et/. ||l°Celui, celle qui est en apprentissage, qui travaille pour apprendre un métier. Un apprenti est docile, il écoule son maître, il profite de ses leçons, et il devient maître, la bruy. i&. || 2° Fig. Personne peu habile. Ronsard, en son métier, n'était qu'un apprenti, RÉGNIER, Sat. IX. Le plus jeune apprenti Est vieux routier.... la font. Cuv. La république de Platon Ne serait rien que l'apprentie De cette famille amphibie, id. Fabl.x, i. || 3° Adjectivement. Pour le rendre maître, soyez partout apprenti, j.j.rouss. Ém. III. Ils n'étaient plus apprentis à manier les armes, VAUG. Q. C. 552. Quoi I ce Fulcinius, apprenti sénateur. Descend par habitude au rang de délateur! M. j. CHÉN. Tibère, m, 3.

— REM. 1. L'orthographe ancienne était apprentif, et le féminin apprenlive , l'un et l'autre inusités aujourd'hui. Qui soit douce et nicette, apprentive au métier, Régnier, Épit. m. Vais-je épouser ici quelque apprentive auteur? boil. Sat. x. || 2. Au féminin, ne dites pas, ce que font quelques-uns, une apprentice: c'est un archaïsme aujourd'hui rejeté.

— HlST.xiii's. Aprenlif jugleor et escri vain marri, Berte, i. Nulle fiUaresse de soie à grans fuiseaus ne puet ne ne doit avoir que trois aprentices tant seulement, Liv. des met. 8t. Il peut avoir tant d'apprentis et de vallés come il li plaist, ib. I8. X chanter furent ententi Li oisillon qui aprenti Ne furent pas ne non sachant, la Rose, 680. || xvi* s. Je ne sçais pas faire mes besongnes d'une puérile et apprentisse intelligence, mont, ii, ioo. Les apprentifs et qui ne sont pas de si haul te leçon, s'enfarinent le visage, id. ii, toi. Cette gentille infante, qui n'etoit apprentive en telles 'pratiques, y-œh, p. oio. Il n'est [apprenti en cela, henri est. PréceU. p. 7».

APP

— ÉTYM. Apprendre, par un adje<;tit bas-latin apprehendivus, d'où apprentif; bourguig. épranti; wallon , a}irendice; namurois, apurdice; provenç. apprentis; espagn. aprendit.

APPRENTISSAGE (a-pran-ti-sa-j') , ». m. || 1° Action d'apprendre un métier. Nous nous mettons tous deux en apprentissage, j. j. rouss. tm. m. || Fig. Vous n'en êtes pas à votre apprentissage, corn, le Ment.\,\. Ces agonies lui .servaient d'apprentissage à bien mourir, klécii. J/on/. || 2° Le temps qu'on met à apprendre un métier. Il est à la fin de son apprentissage. {| 3° Fig. Faire son apprentissage, en être à son apprentissage, se dit des premiers essais que l'on fait. Et qui, sur son époux, fit son apprentissage, A bien pu, sur un fils, achever son ouvrage, corn. Rodog. v, 4. De quelque adresse.... Qu'il eût fait son apprentissage , malh. iv, 6. Il fait son ajjprentissage de la pauvreté, boss. Fr. d'X«. ) . Il lui fit faire son apprentissage par une guerre contre les Arabes, id. Hist. m, 3. Et n'en étant qu'à son apprentissage, la pont. Psant. \\ Faire l'apprentissage de, s'instruire à, s'habituer à. Voudrais-tu qu'à mon âge Je fisse de l'amour le vil apprentissage? RAC. Baj. I, 1. Mais moi, qui vois plus loin ; qui par un long usage, Des maximes du trône ai fait l'apprentissage, ID. Baj. iv, 7. Ce héros.... Pour elle, de la crainte a fait l'apprentissage, lu fphig. IV, 1. Nous sommes sous un roi .si vaillant et si sage , Et qui si dignement a fait l'apprentissage De toutes les vertus propres à commander, malh. ii,5. Cette femme est une catéchumène qui fait l'apprentissage des pleurs que J.C. demande à ses servantes, ciiateaub. Mart. ii. 205.

— IIIST. XVI* s. Ils les approuvent aussi [les voyages] pour l'apprentissage des languies vulgaires, langue, 120. Heureux celui qui, pour devenir sage, Du mal d'autrui fait son apprentissage, stgelais, 171. II fut nourry en cest apprentissage de la discipline militaire, amyot, Flamin. (. Cleopatra devoit à ceste Fulvie l'apprentissage de l'obéissance que portoit Antonius aux femmes, amyot, Anton. 4 4.

— ÊTYM. Apprenti. D'après Palsgrave, p. 9, on prononçait, au xvr siècle, apprentissaige.

t AP'PRËS (a-prè), s. m. Voy. apprêt 2. t APPRESSÉ, ÉE (a^prè-sé, sée), adj. Terme de botanique. Rapproché et appliqué.

— ÉTYM. À et pressé.

(.APPRÊT (a-prê; le { se lie; l'apprêt et la recherche, dites : l'a-prô-t et la recherche; au pluriel, 1'» se lie; desapprèts infinis, dites:des a-prê-z infinis), î. m. il 1° Action d'apprêter, d'arranger. L'apprêt do tout ce qui lui était nécessaire pour son voyage. Sans apprêt et dans toute leur grossièreté,:, j. rouss. Ém. II. Ou reposer dans des grottes tranquilles. Sur le duvet de la mousse et des fieurs, Lits sans apprêts, véritables asiles Du doux sommeil et des songes Matteurs, malfil. Narcisse, 1. || 2° Fig. Affectation dans les manières, le style, le langage. Apprêt dans le style. L'apprêt de ses manières. Un esprit plein d'apprêt. || 3» Préparation des mets. L'apprêt des viandes. Propreté toucha seule aux apprêts du régal, LA FONT. Tabl.\\i° S. m. plur. Préparatifs. Faire les apprêts de la noce. Faire de votre mort les funestes apprêts, bac. Phèd. 1, 3. D'un voyage important les soins et les apprêts, ID. Mith. II, 5. J'ai pu reprendre haleine; et, sous de faux apprêts.... couN. Rodog. II, 2. Des liens, des bourreaux.... ces apprêts d'infamie, VOLT. Tancr. ii, 7. \\ 5" L'apprêt, manière d'apprêter les étoffes, les toiles, les cuirs. L'apprêt que l'on donne au drap. || 6° La matière même qui sert à l'apprêt. Toile sans apprêt. || Terme de drapier. Eau gommée qui lustre le drap et le rend plus ferme. |1 Terme de bonnetier. Sorte do lustre qu'on met dans la marchandise pour la rendre plus belle et plus brillante. || Terme de chapelier. Eau bouillie où il y a de la gomme, dont le chapelier se sert pour donner plus de corps et de lustre aux chapeaux. 1| 7° En termes de peinture, préparation, enduit quT l'on étend sur la toile, le bois, la muraille avant de peindre. || L'art de peindre le verre s'est nommé l'apprêt des couleurs. Vieux en ce sens.

— HIST. XV* s. En la fin duquel mois, le dit duo de Bourgogne qui avoit fait grandes apprestes et préparations.... monstr. ii, ch. «40. Cecy estoit comme ung appreste des maulx qui depuis advinrentauditduc de Bourgongne, comm.iv, 12. || xvi*s. Personne n'y avoit pensé, cl les appresls des choses y nécessaires n'eussent pas esté faciles à faire . AMYOT, l.ucul. 87. Fstans les apprests du Turc si grands et si prochains pour invader la chrestienté,

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