‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 169 sur 504 · M. DU BELLAY, SS · texte numérisé non relu

M. DU BELLAY, SS

— ÉTYM. Ardu.

ARE (a-r'), s. m. Mesure agraire de superficie qui vaut cent mètres carrés.

— ÉTYM. Area, superficie (voy. aire).

AREC (a-rèk), s. m. Terme de botanique. Genre de plantes de la famille des palmiers, dont une &'<pèce, nommée par Linné Vareca catcchu (quoiqu'elle ne produise pas le cachou), fournit une amande semblable à la noix muscade employée dans la composition du bétel, et une autre espèce donne le chou palmiste.

t ARÈKACTION (a-ré-fa-ksion) , s. f. Dessiccation qu'on fait subir aux médicaments qu'on veut réduire en poudre.

— ÉTYM./tre/acd'o, de arere, être sec (Toy.AiiiDE), et facere, faire.

t AREIGNOL(a-rè-gnol), s. m. Terme de pêche. Sorte de filet.

t ARÊNACÊ, ËE (a-ré-iia-sé, sée), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme ou les propriétés du sable.

— ÉTYM. Arenaceus, de arena (voy. abène).

t ARÉNAIRE (a-ré-nê-r). || i' Adj. Terme de botanique. Qui croît dans les terrains sablonaeun Il 2° S. m. Titre d'un ouvrage d'Archimède.

— ÉTYM. Arenarius (voy. arène).

t ARÉNATION (a-ré-na-sion) . s. f. Terme de médecine. Opération qui consiste à couvrir do sable chaud une partie du corps ou tout le corps d'un malade. L'arénation n'est guère employée aujourd'hu' que pour entretenir la chaleur d'un memire dont on a lié l'artère principale.

— ÉTYM. Arenatio, d'arena (voy. arène).

ARÈNE (a-rê-n'), s. f. 1| 1° Sable, gravier. Les

brûlantes arènes de la Libye. [En Egypte] Des nopals épineux couvrent une petite partie de l'arène sans bornes, chateaud. Mart. 365. J'aime mieux un rui."!seau qui, sur la molle arène, En un pré plein da

ARK

OMt» IMIMMOI M proffléM, •«t. irt V- !•

H •• Om< un «fflpbiibAiiro la p«rU« HMte pour M» Jms m Im «ooliabi ^ui •*«« Uni dt

ffoMOM, <|iM M* mil . il tomba (ur !'«•

réMM m'mtniM lur lui, n». m. v. un ii« dw «•ndll plai mr t'ariiM pour m former, iiisk |>our *■■ «m»pr«, MONTMO. JTtM'. rui, •). UjeuMloooBira, toucii4 du p4ril d'an il bnire prince, MjattodâM l'arène, pitu prompt que I «clair, TOtT. Pr. i* Boiyi. < . Il DoMndn dans l'arine , aeoeptar «in d«fl; et, au Rguri, ■'engager dam une difpala, dani un« eonlrovorne. || V\%. Notrepayt fut rartae de la |.M:nrrn civile. Si IT.iatdéiorgania^ ne préaante «<!' que rarèue famélique et lan-

gianledel'.'i mirxiieau, MUttian, t il,

p. US. De'; lu ilani l'arAno Jupirr

MM atoir '>o, OAtt, I, <■ Ou'll»

Inondent nos i»r<i!i, iiu 115 ctiangent eetle terre En une arAna ouverte o& renaiiM la guerre, c. delav. T»w. V, 1. Il t* Eipteo de table arfçileux ayant la propriété de former, par ion mélange avec la ch.iux RRMio, un mortier hydraulique. ||é*.V. ^. p'«r. An- ('i''n^ amphithéttres romains. Les arAiic!! de Ntmus, d'Arlm. Je m'ennuie au forum; je m'viinuiu aux aréoet, V. ntioo, Odn, iv, 8.

— HiiT. xii' s. Kt [ils ont] les murs crevantes de fort araine bise, Sax. xxiii. || xui* s. Lors s'en viegnont par unn araine, Ara. 4 «7*3. Chascuns est en aniaus et en buies Ift mil, Chascun jor portent nierre aus murs d'araino bis, Kt traient aus caruvii fcharrn.Hl loiii jor com roncis, Ch. dîAiyt. 1, «70. || xiv's.

jour les arayncs et gravois se accumu- 1 où est le cours de l'eaue, do ca.ngk, arma. || xvi* i. Ils se pourmenoyent sus lo théâtre aux aronos \\ Arles], mont. 1, 4». Arone mouvante, ID. I, S3Ï. Une mer infime d'arciios désertes, amvot, Crau. «s. Une petite arcno ou pierre, paii«, xv, 3t.. Le patient jetio avec l'urine dus arènes rouges ou jauna«lrc<. m. xv. ï«.

— Ktym. krma, sable; provenç. espagn. et itaL •rtna.

fA>£>F.R (a-ré-né), «. «.Baisser; s'affaisser par tro|> de pesanteur. Ce plancher est aréné. On dit aussi s'aréner.

ARÊNEUX, KDSB (a-ré-neû, neA-z*), a<|f. Couvert de sable. l'Ugos nr£neu'5es. || Vieux.

— HIST. xvi* s. Aultres aroyent le rivaige areneui, et ne perdoyeni leur semence, kab. toM. v, ï».

— BTYM. Attnotut (voy. aI(£nr).

t ARÊ-iflCOUJ (a-ré-ni-ko-O, ad). Terme d'histoire naturelle. Oui vit dans lee endroits sablonneux.

— 6TYII. ArrfUi, sable, et tolert. habiter.

t AK£NIFÈRE (a-ré-ni-re-r'), ai). Terme didactique. Oui contient du sable.

— ÉTYM. Atf<y<i. sable, et ferrt, porter.

t ARËNIFORUB(a-ré-ni-for-m'), ady Semblable au sable.

— «TYM. Arhs» et forme.

t ARÊNCLKITX, EUSE (a-ri-nu-leil. lea-z'), arfi'. Terme (lidactir|uo. l'iein de menu sable ; semblable k du menu .ubie.

— HIST. XVI* s. Si on lave le sang des ladres, on la trouvera aronuleux, pauK, xxii, <0.

— tTYM. ArtMiXa, petit grain de sable, diminutif d'orma.

t ARËMLAIRK (a-ré-o-lé-r^, oAi. Terme didactique. Oui e.11 rempli d'aréoles.

\ ARr/)I.ATI().N (a-ré-o la-«;on), t. f. Terme didactique. Disposition en aréoles.

ARfiOLB (a-r«-«-I'), t. {. Petite aire. || En anatomie, le* petits espaces que les faisceaux de fibres, las lamelles ou les vaisseaux, dans certains tissus et dans quelques organes. laissent entr<> oui. >| i°''r(-Ie coloré qui entoure le mamelon tio' ;| (>)rcle qui se forme autour des t»' petite vérole, de la vaccine, etc. || Ar6o:n inii.^iii' matoira, oereU plut ou moins étendu qui entoure ta point enflammé. Il En physique, carcla irisé qui •ntowa la lune.

— tTTV. Arteia, diminutif de ar«a (voy.

IM%)

fAReotii. ÊB (»-ré-o-Ié, lée), a4f. Terme didactique. Oui oRra de* aréoles.

ARComGTRR (K-ré-o-mt-tr^, $. m. Instrument qui «ert à ' r la pesanteur relativ* des li-

quide* ; p.' .

■— *rTM. 'Ava..(«, tvnu, et |i^^«v,me*ui« (voy. ■^■"iLÏÎSSî *• «•«*« ténu**, liquidée.

t AMOII»naQiDR(a-f*<Mné-tri-k') , «4/.Terme de phniqne. Qui se rapporta à r*ré.imMre.

AiaorAflE (a-ré-o-pa-i-), »■ >".;»• Tribuna"

ARK

d'AlbtoeaqtriMfealtdueimUeacoiuaflréà Mars.

Il f Pir exleiuioB, MeenMéide sage*, de savaou, de magistrats, ele. Ce sage Oue pleur* de* FrannW l'auguste aréopage [la cour de cassation], .S'ur la mort d» Tntuhtt. C'est à vous de prix, Vous été* mon aréopage, votT. Trois manitrri.

— rrYN. 'Âpuinuyoi, de j|>cio<, martUd, de 'ApiK, Mars, et de «éY6(, colline; la colline de Mars, qui'donua son nom au tribunaL

ARÊOPAaiTE(a-réK>-pa-ji-t'), : m. Membre de l'aréopage.

— ÉTYV 'h::t:iT.f!(vrn (voy. JUilOPAOK).

t ARE" ' K (a-ré-o-pa-ji-U-k*), adj. Qui

se rapri<< ite.

AREOSTVl.fc i-i ré-o-ati-l'), » " ■• d'anti-

quité. Les architecte* grecs, et.' l'inter-

valle entre les colon: — ,i~.,,. - -t de-

mie, ou deux fois, ' "is

fois égale au diam/: t le

nom d'aréo«ly!' 1 étaient

à une plus grill ires.

— ËTYH. 'Apaio<rtuXo;, de if-t.'Ji, qui n'est pas serré (voy. ARioiitTn*), ettle atOXo;, colonne (voy.

STTI.Iî).

ARÊOTECTOPfIQUE (a-ré-0-tè-kto-nl-k') , t. f. Terme de génie militaire, art qui cooccme l'attaque et la défense des places fortes.

— ftTYJl. 'ApYi;, 'Apto<, Mars, et tUtun, constructeur (pour Tixtwv, voy. aeciiitecte).

t AKKR (a-ri), e. n. Terme de marine. Se dit de l'ancre d'un vaUscau, lorsque, le fond £lant mauvais, elle n'y tient point et laboure on quelque sorte la terre.

— ÉTYii. Arare, labourer (voy. araui).

ARÉTB (a-rô-t^, ». ^. ||1* Parties osseuses qui

composent le squelette des poissons. || V En botanique, arfito, lo filet gr(le, sec et plus ou moins roidc, qui natt des paillettes florales des graminées. Il »• En architecture, angle saillant formé p.ir deux faces. Il L'arête d'une voilte, l'angle qu'elle foruio avec un mur ou avec une autre voiite. || 4' En charpente, poutre k vive arête, poutre bien équarrie. Il S* En géométrie, la ligne d'intersection des deux plans qui forment un angle dièdre. || En géographie, liirn" (viurbfi nu brisée séparant ordinairement les '! ; iiix d'une chaîne '

ta^i jQ formée par 1 '

de deiu Min.»,*:-' iiiliiié" t, . ■•- .. ■■>- ....t.

termes d'art milit.iirc, an des parties qui forment le'<

verl. Il ?• Angle continué comme

l'élévation angulaire qui r. . rie lamo

d'épée, et lo fil qui est éluvo !>ur lo luanclie d'une cuillère. Il Arête d'uno Iwlonnelte. c-irm d'uiio lame de Ulonnette. Il M. lia-

peau, où l'on coud 1 lin

plat ou d'une assiette, ini ciu'.' nu loni. , dopI de l'enclume. || Angle de toutes les faces qu'un diamant peut recevoir. || 9* Arête ou queue de rat, e.spéce do croûte écaillevise, plus ou moins dure, comme cornée, que l'on trouve quelquefois le long du tendon de la jambe du cheval, et qui fait tomber le poil ou l'empêche de revenir en cet endroit.

— UIST. zni* s. Une partie de cel courtil, si comme il se porte de l'areste dou murjuaques k une bonde, DU CAKGE, areita. Si vos di que si esperon Furent d'aresles de fioisson, Fabli. (dit. bakhaz. t. rv, p. «». ||iiv' s. Ouant les choulx sont trop mengiés de chenilles, qu'il n'y a point de fucille fors les arreates.... Ménagier, i, î. ||xvi' s. Aucuns fromens sont barbus, c'evt !t dire aians des arrestcs en leurs espis, et les autres raz, n'en aians aucuns,

O. DK SRRRRS, <^.

— ÈTYM. Wallon. oriVt«, ries»; namurois. Mtr: provenç. arùla, épi et arête; ;

rrsia; du latin aritta. Ce mot épi; puis, par une analogie qui se (onçoii, u a jins la signification d'arête; on le trouve avec ce sens dans Auaone, Motflla. D« perea.

ASISTIER (a-ré-tié), t. m. || 1* En charpente, le* arêtiers sont de* pièce* de bois >ii>i lutncut des angle* d'un édifice, pour donner > rme d'un pavillon. Il l'Arêtier de plomb. 1 ■ , iomb qui couvre le* angle* saillants et de réunion sur U hauteur dM pan* de «nmbl». || I* Partie de pavé de forme triangulaire a>> -■■■ avanloorM, ayant un niiMcau de ch I>e pavé qui se trouve kU rencontre des ueui nns'^aux.

— HIST. XVI* I. Sera tenu le dit fermier bailler et livrer pour la* maison* et édifices de U dite église, arestiera et venneauU, no cAnoa, onela.

— tTYM. Artt*.

ARG

t AltntU (M«-M<|, (. f. T«me d-eroUtectur*. SoppItaMBtdenurlHroadapUtrBqui aert.

au lien oe tuile, k couvrir la peiile où eoot les

arêtier*.

t ABGAU (ar-ga^i), s. ai. Ttme de toologi*. I.'un de* noms du mouflon.

ARGAKEAD (ar-ga-né), «. ai. Voy. omamuo.

— ETYM. Baa-iatin, orooM. espfee à» eortietlle, or^aneUa, espèce de maclilne de guerre, argomMi. espiee de grue ponrlever le* brdeauz, argtmmm, toute eM>éee d'engin, argatn. eru» anneau. Tou* cet mot* dérivent, par cor ' i mot grec é(pavov, ln«'r'iT>^"t (voy. <i

|Ai 'ir-jé-muii/ '-me de né-

deciri' a cornée a: ^.ertcUl.

— rr^M. AjYijio», de ipjoi, l'itiic.

ARGftMOKR (ar-jé-mo-n^, f. /. Terme de bolani

que. i'r- - - !nute armée d'épinee et n»-

lembl.i mon* auctouia, L.).

— ti.. :... -.^...-.■,, sorte de pavot, ainif dénommée parce qu'on U croyait utile contre l'argérno:,.

m), I. m.||l* Métal prteieux de \rgent en lingot. Argent travaillé Ar,ici.t uiuiiiiuyv. Blanc comme l'arjirnt. || Ari.'-ii! vierge ou natif, argent k l'eut pur. ||l* Moii:,.i''. faite de ce métal. Voulea-vous être jMiyé en or, en argent, ou en billets de banquet Argent blanc >c dit dans le même sens. Le oomtedtvreux eooonrui l'indignation des valets de la chambre : il pava en argent blanc: ils s'offensèrent; ils dirent qu'ils ne recevaient <; : mu. leo, 38. jj I* Toute es-

pèce dévale '. en cuivre, en nr ou eii

papier. Ils porta ' '

tenir k mon fils t . , :

pos. Payer argent cumptinl. Vendre pour taire de l'argent. Avoir de l'argent, être en argent Embarras ou manque d'argent. U avait toute sa Ibrtuneen argent. Affaire ou discussion d'argent. Donner une forte somme d'argent. Prêter de l'argent. Acqu*nr h prix d'argent. Pour gagner de l'argent. Amoiir '!'• l'argent. On v r.i!l ils amis, mais peu d'argent en bourse, *%•■ xiu. Cet homme dont l'ar-

gent se roii a- dan* les coffres oA il v.i

croissant en se luuUipliant par le* usures, Srrm. u, 7». Delphes a pu vous faire un* rAponso, L'argent peut joi le* piu

; once [le* oracles] , coi II a beau-

'-- ' ' a de !.. I ".iu".. Il ..a.»ent du jeu,

'Consacré au jeu. || Argent mignon,

'' .>> t\m achats ou k des déi>ense>

défaut 'argent frais, se

gent >i i ..-ncrou de rccev'

courant, espèce* ayant cours. IJArgeii' gent qui dort, argent qui no rapporte , rets. Il Familièrement. Pour jour son argent; c'est-à-dirr dépense, puisqu'il a pr.

récompensé. Je me vci.

ssv. 404. Il Faire argent ..^

vous fallait [Mazarin] que des trn'

fissent argent de tout. rts. xix. •

pédienttrouverTN

venus sonttottobés

SC.4. Il Payerafg<eutsac,a[))ent las, ar^<

c'>><t-)t-dire, payer argent comptant. || )

<i ■ 'se pour argent comptant, pour i)on ar-

1^ trop légèrement k une chose. L* stim-

tapeme une le mari prit pour argent comptant, 1^

TOWT.Berc. Tu prends pour de bon argent oe que je

viensdedir*, mol. F«s(. v, 1. 1| Fig. Aller bon jeu. bon

argent;o*e*t-k-dire,agirfraiMbeBent, de bonne r.'.

sans airière-tvnsje. Jouer b«in jeu. K^nnrpeiit; ■ ■■■■'

avec la con '

arprntsousr

■ I ieudcpatime. 1 cnjcusoU.jix.i'-iiiii : .\re les deux parties du jeu. || Poi^ I^)ini de Suisse; rien pour rien. I>ointd'airi>:ii>. i . i de suisse; et ma porte était dose, rac Plaid. 1. < . Cette locution vient de* troupe* (uisso* que les gouvememento étranger* obtenaient k prix d'aigant. llAxoir le drap et l'argent, garder U marchandiso

I "cution Urée de la farce de Patelin !>on argent contre du mauvais, faire de»

avance*, de* trti» dans une affkire qui ne proiaet guère de proflt. I| Cest de l'argent en barre, ae dit d'une m*rchen<li«e d'un débit prompt et ihdie.

II Un bourreau d'argent, bonne prodigM al 4ép«»- *ier. Il Je M eals de quelle onoleur eH eeo ■tgeot. jen'ai ianal(ra(«d'ar««kt4e iuLJ Llugent eit court dtee M, u bouée ert vMe. n dim* qu'aux ooffi«s du roi L'Ugcnl «it court, eonroe chez moi . aoMMUaT. t. I. Kp. «t. un eel chargé d'aigaat

ARG

comme un crapaud de plumes; c'est-à-dire, il n'a pas lesou. |{ VD'argent, de couleur blanche. La lune jetaitunvoile d'argentsur la campagne. Le.temps, qui toujours marche, avait pendant deux nuits Échancré selon l'ordinaire De l'astre au front d'argent la face circulaire, la font. Fahl. xi, 6. {| Adjectivement. Lfls arcades étaient ornées de cinq centsgirandoles vertes et argent, volt. Louis XIV, if>. Il En cet emploi argent est invariable. |{ B" En chimie, argent vif ou vif-argent. Le mercure était autrefois appelé ainsi h cause de sa ressemblance avecl'argent, et de la vie que sa fluidité semble lui donner. {| Argent corné ou lune cornée d'argent, chlorure d'argent, qui, chauffé, se fond, et par refroidissement se prend en masse cornée. Dans l'ancienne chimie l'argent se nommait lune. || Argent fulminant ou ammoniure d'argent, produit qui a la propriété de faire explosion au moindre frottement. Il 6» En termes de blason , un des métaux employés dans les armoiries ; il est représenté par de l'argent ou simplement par du blanc. Cette maison porte d'argent au lion de sable. || Proverbes. Argent comptant porte médecine; c'est-à-dire avec l'argent comptant enlève bien des difficultés. ||I1 en dit bien d'autres dont il ne prend point d'argent ; c'est-à-dire il dit bien des choses avec peu de fondement. || Qui a de l'argent a des pirouettes; c'est-à-dire quiconque est riche a tout ce qu'il désire. || Argent fait perdre les gens ; c'est-à-dire il est la cause de mauvaises actions. Il Argent fait rage, amour, mariage ; c'est-à-dire argent fait tout. || Le terme vaut l'argent; c'est-à-dire avoir du temps pour payer équivaut à avoir de l'argent.

— msT. x* s. Ne por or, ned argent, ne paramenz [parures] , Eulalie. || xi* s. E il avérât demi marc en argent vailant. Lois de Guill. 18. D'or et d'argent quatre cenz muls chargez, Ch. de Roi. m. Il xin* s. Je ne pris [prise] rians ne beauté ne jouyent. Or ne argent ne chose que je voie. Anonyme, dans Couci. Chevaus, or et argent leur fist on présenter, Berte, m. Nus des mestres ne des ouvriers du mestier dessus dit ne puent ne ne doivent jouer aux dez à argent sec, Liv. des met. 35). ||xiv* s. 11 superhabundent en despendant l'argent en choses où il n'appartient, oresme, Eth. <<3. A raençon est pris qui disoit ; j'ai argent; Car li poures tous dis fine mauvaisement, Gnescl. 2(24(. Mauvais est li argens, c'est legier à prouver. Qui ne poet au besoing son maistre raohater, Baud. deSeb. viu,604. Il XV* s. [Les flatteurs des rois] En décevant pour leur argent attraire, Leur consentent ordure et lascheté, E. DESCH. Ce qui est nécessaire aux rois. Et

■ quiconque la barguignoit, il avoit aussi bien à créance qu'à argent sec [comptant], LOUis xi, iVoui'. xc!. Il XV]" s. Il fit argent de tout pour la rédemption et nourriture des poures, calv. Inslit. 802. 11 appauvrit et espuisa la ville de Rome d'or et d'argent, amtot, Sylla et Lysand. B. Quand on leur demandoit un si grand argent, ilz se courroussoient et se mutinoient, id. Anton. 75. Il y eut un de ses ariais qui luy demanda de l'argent : il commanda tout aussi tost à son ar;,'entier qu'il luy en baiUast, ID. Alex. 83. Il est serf de l'argent [il est avare, avide], a. est. Précell. p. 76.

— ÉTYM. Picard, ergeint; génev. ergrent; provenç. argent; ital. argento; de argentum; osque, aragetud, à l'ablatif; grec, ôpyupo;; zend,e'r6>'zafa. Burnouf pense que ces mots supposent un radical arj, signifiant blanc et se trouvant aussi dans le sanscrit, arjuna, qui a le sens de blanc, et dans le grec àpyoç, blanc.

ARGENTÉ, ÉE(ar-jen-té,tée), part. pass^. || 1° Revêtu d'une couche d'argent. Bouton argenté. Il 2° Blanc comme l'argent. Le plumage argenté des cygnes. Je n'ai ni lourd bâton ni lance redoutée. Point de longs cheveuxnoirsni de barbe argentée, V. HUGO, Bail. 2. Ainsi que l'araignée entre deux chênes verts Jette un fil argenté qui flotte dans les airs, ID. F. d'automne, 29. L'émail des gazons frais, les ruisseaux argentés, st-lambert. Saisons, printemps.

ARGENTER (ar-jan-té),!'. a. \\ 1° Couvrir de feuilles d'argent ou d'une couche d'argent. Argenter un vase. Je suis un sou de bon aloi. Mais en secret argentez-moi. Et me voilà fausse monnaie, bérang. Refus. Il 2» Donner l'aspect, l'éclat de l'argent. .... sur son char, Diane , ouvrant les cieux. Argenté mollement les flots silencieux, leerun dans gihaultnuviviER. Ce grand front chauve et cette barbe épaisse Que tous les jours argenté la vieillesse , MALFiL. Narcisse, m.

— HIST. xin* s. Pennes de colomb seur-argentées vous aparront, ce est la biautez des anges, Psautier, f° 78. Et que nus orfèvres ne face ou-

ARG

vrage de keuvre [cuivre] ki soit dorés ne argentés, se ce n'est ouvrage d'église , tailuar , Recueil, p. 24<. Il XVI" s. Le roy auré estoit sus le carreau blanc; le roy argenté sus le carreau jauine, rab. Pant. V, 24. Une barhelette argentée, nusEU.. vu, 39, verso. [Le corbeau] Estoit jadis si blanc et argenté Qu'égal estoit aux colombelles coyes, marot, t. IV, p. 84. Hz avoient les pouppes de leurs galères toutes dorées, les rames argentées, amyot , Pomp. 36. Ces dents, ainçoi? deux rempars argentez, RONS. 74. Et lors que vos cheveux deviendront argentez, id. 30(.

— ÉTYM. Argent; provenç. argentar.

ARGENTERIE (ar-jan-te-rie), s. f. || 1" Vaisselle

et autres ustensiles d'argunt. || 2° Tous les vases d'argent qui servent aux cérémonies du culte. Il 3° Anciennement, fonds qui se faisait tous les ans pour certaines dépenses extraordinaires chez le roi. Trésorier et contrôleur de l'argenterie.

— ÉTYM. Argent; provenç. argenlaria.

ARGENTEUR ( ar-jan-teur ) , s. m. Ouvrier qui

argenté.

— HIST. xm" s. Nus seliers ne puet faire marchié à argenteur du chief de ouvre couvrir, Liv. des met. 2to.

— ÉTYM. Argenter.

ARGENTEUX, ECSE (ar-jan-tetl , teû-z'), adj. Qui a beaucoup d'argent. || Populaire.

— HIST. xvi" s. Quand du Roy Franc servant fidèle estoit. Et gênerai des argenteuses sommes, marot, m, 307. Encore que tous les jours il ne feist autre chose que confisquer et soubhaster les plus riches maisons et plus argenteuses qui fussent en la ville, AMY0T, Sylla et Lysand. b. Une argenteuse rive, noNS. 60.

— ÉTYM. Argentosus, d'argentum, argent (voy. argent).

ARGENTIER (ar-jan-tié) , s. m. || 1» Celui qui était préposé à la distribution de certains fonds chez las princes. Leftvre était argentier, de la maison du roi, ST-siM. 474, 72. Amon retour chez moi, je trouvai l'argentier de la reine, retz, u, 76. Phihppe 111 anoblit Raoult son argentier, volt. Mœurs, B8. Il 2° Anciennement, en France, le surintendant ou ministre des finances.

— HIST. XVI' s. Orfèvres, argentiers, receveurs, amyot, Crassus, 3.

— ÉTYM. Provenç. argentier; à'argentarius, d'argentum (voy. argent).

t ARGENTIFÈRE (ar-jan-ti-fê-r') , adj. Qui contient de l'argent. Veine de plomb argentifère.

— ÉTYM. Argentum, argent, et ferre, porter. ARGENTIN, INE (ar-jan-tin, ti-n'), adj. \\ 1° Qui

résonne comme l'argent. Son argentin. Les cloches, dans les airs, de leurs voix argentines. Appelaient à grand bruit les chantres à matines, boil. Lutr. iv. N'ai-je pas entendu la clochette argentine De la chèvre errant au hasard ? millev. Elégies, liv. I. Les habitants nombreux des célestes vallons Font mollement jouer sous leurs doigts vagabonds Ou la flûte argentine ou la harpe éclatante, gilb. Iforf d'Abel, viu. Il 2° Qui a l'éclat de l'argent. Couleur argentine. Il 3° En termes de peinture, ton argentin, effet de couleur qui imite le blanc de l'argent.

— HIST. xiv's. Veoiscestaultre à pomme argentine Mieulx odorante qu'aube-espine, 'Trait d'Alch. 883. Il XVI" s. Les fons du temple estoit une fontaine. Où decouroit un ruisseau argentin, marot, i, 182. Mais toujours je te lou'ray Pour claire, pour argentine. Pour nette, pour crystalline, bons. BB3. Sous le crystal d'une argentine rive , Au mois d'avril une perle je vy. Sa rondeur fut d'une blancheur nayve , Et ses rayons tresluisoyent à l'envy, ib. Bo. Je voy les ondes encor De ces tresses blondelettes. Qui se crespent dessous l'or Des argentines perlettes, du BELLAY, VII, 10, recto. L'une après l'autre ont fait plus d'une fois Hault rechanter tout le courbé rivage Sous l'argentin de leurs célestes voix, id. m, 4, verso. L'argentin de ces ruisseaux Qui paisiblement murmurent, id. vii, 16, verso. Couvert d'un poil gris argentin. Ras et poly comme satin, id. vu, 39, verso.

— ÉTYM. Argent. Chapelle, qui entendit lire par Boileau les vers du Lutrin cités plus haut, lui dit : a Je ne te passerai pas argentines; ce mot n'est pas français. » Le mot est très-français, comme on voit, et il aurait été fâcheux que le prétendu purisme de Chapelle prévalût.

ARGENTINE (ar-jan-ti-n'), s./-. || fPlantede la famille des rosacées, qui a le dessous des feuilles d'un blanc luisant et comme argenté. C'est la potentille ansérine. 112° En minéralogie, spath schisteux, variété de carbonate de chaux.

ARG

— HIST. XVI" S. Argentine, les feuilles de cette herbe sont comme argentées à leurs renvers , d'où est venu le nom de la plante, o. de serres, 607.

— ÉTYM. Argentin.

f ARGENTON (ar-jan-ton), t. m. Alliage de cuivre, de nickel et d'étain.

ARGENTURE (ar-jan-tu-r') , s. f. || 1» Couche d'argent appliquée sur la superficie de quelques objets. il 2" Art de l'argenteur.

ARGILE (ar-ji-l'), s. f. || 1° Terre blanchâtre, douce au toucher, composée principalement de silice et d'alumine. On l'appelle communément glaise. Comme cet ancien philosophe ne permettait d'aller prendre de l'eau chez son voisin qu'après avoir fouillé sa terre jusqu'à l'argile, un esprit ne doit s'adonner à expliquer les autres que lorsqu'il se reconnaît incapable de produire quelque chose de luimême, GODEAU, Discours sur Malherbe. || Poterie d'argile. Aux regards des héros le rivage est tranquille; Ils descendent : Hylas prend un vase d'argile, A. CHÉNiER, 6B. Et l'argile et le bois se briser comme verre, rotr. St Gen. m, 6. || 2° Fig. Les parties matérielles du corps. Tous les hommes sont faits de la même argile. Que de créateurs d'idoles et de magots ! que de gens adorent l'argile qu'ils ont pétrie ! BUFP. Nature des anim. || 3° En termes de géologie, argile inflammable, roche composée d'argile ordinaire mélangée d'environ un tiers de bitume gris. Il Argile de Kimmeridge, dépôt marneux le plus récent de l'étage oolithique. || Argile d'Oxford, grand dépôt de matières argileuses et arénacées appartenant à l'étage oolithique et placé, immédiateau-dessous du calcaire à coraux.

— REM. l.Voltaireafaitargile masculin, ce qui est une faute. L'argile par mes mains autrefois façonné A produit sur mon front l'or qui m'a couronné, Agathncle,v, 3. || 2. Quelques-uns écrivent orstlie (c'est une orthographe ancienne) et mouillent les U (c'est une prononciation condamnée par le bon usage).

— HIST. xm" s. En l'ardille s'est tooilliez. Tant que il e.stoit toz soilliez, Ren. .1957. || xvi" s. Les Latins et les François abusent du terme, en appellant la terre d'.1rgile terre grasse, palissy, 344. Les vaisseaux premiers faits furent formez, comme aucuns disent en Argis, et depuis tous les autres qui sont formez, on les appelle vaisseaux de terre d'argile, id. 350. L'enfleure sous la selle se résoudra, appliquant dessus, comme mortier, de l'ardiUe, qui est une terre forte, destrempée avec vinaigre, o. i>e

— ÉTYM. Berry, ardille; wallon, anèie; namurois, aurzée; champ, arsile; provenç. argila; espagn. areila; ital. argiUa; du latin argilla; grec, âpYtUoç, deàpyàç, blanc; mot à mot, la terro blanche (comp. argent).

ARGILEUX (ar-gi-leû , leû-z'), adj. Qui tient de l'argile. Couche argileuse. Non-seulement les terres noires et fertiles, mais les argileuses et les graveleuses récompensent l'homme de ses peines, fén. Exist. )(.

— REM. Quelques-uns écrivent argilleux et mouillent les U ; ce qui est contre l'usage.

— HIST. XII" s. Si's [si les] getad en la champaigne del flum Jurdan e en terre argilluse, Rois, 257. Il XIII" fi. Deux maneres de terre semée à qarresmes, c'est assavoir terre argillose et terre perosa [pierreuse]. Traité d'agriculture, dans la Bibl. des Chartes, 4" térie, t. u, p. <3b. || xvi" s. Toutes terres peuvent devenir argilles; ceux qui disent que la terre argileuse est grasse et visqueuse ne l'entendent pas; la mesme matière qui cause argiler toutes terres , est cela mesme qui cause que la terre de marne fait produire et végéter les fruits es terres stériles, palissy, 375.

— ÉTYM. Berry, ardiUeux, ardilloux; provenç. argillos; espagn. arcilloso; ital. argilloso; d'argillosus, d'argilla (voy. argile).

t ARGILIFËRE (âr-ji-li-fê-r'), adj. Terme didactique. Qui contient de l'argile.

— ÉTYM. Argile, et ferre, porter.

+ ARGILITE (ar-ji-li-f), S. f. Terme de minéralogie. Schiste argileux.

— ÉTYM. Argile.

t ARGILLACE,EE (ar-ji-la-sé, sée), adj. Terme de géologie. Qui a l'aspect ou la consistance de l'argile.

— ÉTY»f. Argillacexu, de argilla, argile.

t ARGILOÏDE (ar-ji-lo-i-d') , adj. Terme didactique. Qui ressemble à l'argile.

— ÉTYM.i4r(;t7e, et eiSo;, forme (voy. idée).

t ARGILOLiniE (ar-ji-lo-li-f), s. m. Terme de géologie. Argile sédiinentaire durcie.

— ÉTYM. Argue, et Xt6oç, pierre.

ARG

AMO (u-fo) , ». «• Tmbm d'a«(roooBt«. Coo- MilUtiea d« l1iémlflA»f» âortimL

— tTTil. "APT-, nom do raUiMa •urlfqoai J>- «M illt coiviuérir la loiton d'or.

t AROOM (ar-fon), «. m. Tenu* d« cban*. B*« IM M moftMa d« boii pIM m are, dont on m Mfl pour prendra daa oittoK

AKOONACrnt (ar-^|•^>4■l le» I'*r4i RTtea qui anértnlanCol' > tuiiwn d'or. La Toya(a d«a •rgetuutim o éuil ou compariiaon (avae un voyag* «te dranmnaTigationl que le pauaga d'una barqua d'an bord de ririére à l'aulre, VOLT. Umii XIV, 3*. Il I* En teanea d'huioire naturelle, genre d« moUuaquaa eépbalopodea, dani lequel on diiiingaa l'argonaute arm. L'Aeadteile fait, en ce Mns.arRnnauledumaaealln: arec ralaon uni doute, t'ourtint les (ooiogistea le font féminin ■- '■■ ^.ii, „r,„vrae4e.

rv{, de 4^*. {»oy. *«oo), et de V (Toy. ce mot).

r go), f. m. ||1* Ungage particuli-îr

«nt lui mendiantf, aui voleur», et in-

• " . ;u «eul». Il !• Par ejlenjion, plira-

• liAre, plu» ou nioin< technique, nluï

ou r ' OU moins pittoresque, dont

M n' '>« gêna eierfant le m6me art

■ |.r. .,.■■.■... 11. 1,'arKotdea coulisses. Il 8-Par

:: n'y a pA5 un paynn qui ne dise que

' rit et qu'il retiendra; c'est entre eux

lin.' M. -..Se d'xrgot, de mot convenu pour narguer

le gniuiTnrmPnt, T. L. OOOIU II, *••.

— KrvM. nrinine fort obscure. Ijk langue des voleurs a fri.'' ni'jH'li^e gergn en italien, et jargon en France. Argol, qui ne figure dans le Dictionnaire de rAcad6mie qu'à partir de I7«u, |. irait être né ter* le oommencement du xrii* sitcle. S'il avoit Men aeu notire arvot, Vert du xwW liMe, cité par m. mcitiEL, fftfrodufdVm, p. vi. I-e jargon ou langage deTarRot ref.irm*» imprimé en ««a«. Maisà propos d^rgot, dit alors Limousin, No m'appr>':i>Irc/-vui« pM, vous qui parlez latin, D'où cette ' .1 pris son origine ? onANnvAt, l'orme li' r,

ch. X, p. 74 je veux, en un mot, Luiployer

comme il fidit V t>''" sublime argot, m. th. Furetière le il'' <. parce que la plus grande

partielle < <'t composée de mots tirés du

grée. 1* l>iichni r« tiré ! '"

Gtie«t, dans les fm^t ri'

D'antres ont dit que c'éuit .....

lien ptfVO. Dans ces dimculté:*,

•et l'ancien français aryu , querr

relier, argnier, argoleux; wallon, àrgoié, rusé,

malin: mots qui se rattachent sans doute au latin

argutari, disput<jr, lequel vient d'arfrun"» (voy. ar-

ovea). Argueh4, qui s'est dit aussi pour argot, res-

•emlde beaucoup k ar^uce, ancienne forme d'ar^-

ri> (Voy. ce mot).

». ARGOT (ar-go) , ». m. Terthe de jardinage. Partie du liois qui est au-desaus de l'œil.

— ÉTYM. Le m^meque er^oj (voy. cemot).

ARr.<)Tfi. f.E (ar-go-té, tée), part, posté. ARGOTER (ar-go lé), e. n. Terme de jardinage.

Couper la partie morte d'une branche.

— HIST. XIV* s. Icellui se leva de la table et print le dit Gilet par la poitrine, et le dit Gilet lui semblablement, et tenaient et hargotoient l'un l'autre forment, no CAWOR, argulio.

— trrru. Voy. argot ». Hargntrr veut dire ici saisir, empoigner; il n'est peut-être pas sans analogie avec or^ol on ergiol.

t ARGOnotTF. (ar-go-ti-k'), o</. Qui tient de l'argot; qui concerne l'argot.

— f.TVll. Argnt «.

t AROonsKR (ar-go-ti-ié), v. «. Parler argot.

— fTYM .IrjOl 1.

AI'' r-gou-li), ». m. On appelait argou-

lets k cheval armés d'arcs, les aniue-

bows n'ttaut pas encore en usage ; on lea nomma daiM la fuite aniueboaief à elienl, et puis dragons.

— msT. xvr ». I.e prince part accomptgné de Bille genUUbommes, de cinq cent* srvmilets, eomme on appeloiten ce lempé-1k, r' 1, lu. En M tWDpa-lk. à ebaaque comp.1 -ndame». Il y avoit rinnuante hutiuemuiers k clievil, «nd serroient k faire les deeoouvcftea et eseai^ ■MocKee çk et Ik, et les appeloit on argouleti, ca*l. m, 17.

— ICmi. Mot d'origine ignorée. Ménage croit qu'a vlaoi J^injùot,f. rgé par lui, anuMtu, petit are.

t ABaoOMm (tr-goa-dé), ». m. Non Tolgatre •le rtilpDoplMi rkuuNlda, arbriaMto teinwi dit ■ttiri épiM aMUM, éfiM tnariae et giM.

ARG

AROOOSOf (Uf! m. Das ofRcier des

bagnes , chargé de 1 forçats.

— HIST. xvf «. Le ciievaiier d'Aux, pour n'eetra •mpeaehé en aoa algiMHle, alla k terra pour Maecir ion guet, ne a'aMaitrant du tout en son argoofin, M. DU tau. «oi.

— f^rvli Alnntnm lut» riffiricr iloa Daléref, dans naltelni .is et iu-

lien pni l'espagnol

alguaeil (vuy. AUiUAZU.).

ARGITR (ar-gb'), ». f. Macbine de bois dont les tireurs d'or, d'argent, etc., se servent pour alf'-t la filière. Tirer k l'argue, c'est paaser par la fil. Il Bureau publie où les tireurs d'or ponant leun> lingots k dégrossir.

— KrrM. Ce mot tient sans doute au baa-latin arganum, qui signifie toute espèce d'engin,. et qui est le grec épT'^^*-

ARGI7É, fis (ar-gu-é, ée), part. paué. Pièce uguée de faux.

t. ARGI'KR (ar-gu-é. L'Académie ne c^injugue pas ce vertio; mais il faut écrire avec tréma : j'argue, tu argues, il arguS; et même H y b:cn d'écrire argOer, argOant, argQé, pour :

3uer la prononciation; autrement on le confon rait avec |o verbe arguer »), r. a. || i' Contredire, accuser. Arguer une pièce de faux. || I* Tirer une conséquence. Qu'arguez-vousdecela t j| Absolument Je suis ce juge intégre Qui toujours parle, argué et contredit, volt. CodI.

— HIST. u* s. Qui de bataille a'arguent et haateient, Ch. de Roi. lxxvi. || xu« s. Kolanz senti que la mort moût l'argue, Ifone. p. t0«. La nuit, quant s'amour m'argue, Coud, Dame de Faiel. Li altre l'arguent et reprenent et dient k'il soffrir ne puient la perece de sa tevor [tiédeur].... bt beh.i. M7. Il XIII" s. Kt tout fussent mort se ne fust la chevalerie.... qui soustintle fais desSarrasins, qui moult les arguoicnt, Chr. de ttaint. »». Coart le lièvres moult s'argue lie rnri en rort. de rue en rue, Ren. H07i. Me» cil 1 lent, (oflo/e.eso». || xiVs.

Kt ne !'• -n'ier d'arguer ne de contredire chose que tu lui oies dire, druvamt dans Jf^nopi>r, t. u, p. s». Et par centc différence povons nous arguer k cest propos, oresme, Eth. »7. Oui diroit ou arcnieroit «insy : la terro est entre le soleil

.. ïb. .S. klaislres Tliumas, dist il, vous lit; J'arguerai k vous; car je sai bien , i.s mos de l'escripturo vous desmontre ■lit, Itnud. de .Seb. xu, SU. || XV* s. Logique . cigne argner, et entre le vray et fauls discerner, CHRIST. DE PISA», Charlei Y, m, ch. t*. D'autre cosié on le argueroit de sa promesse, comk. Il, 4. 11 ne me «ppartenoit pas de arguer ny parler contre son plaisir, m. v, 4».j| ivi* s. I.e régime des ri ! nés argue si clairement de la provi-

d' qu'on ne la saurait nier, calv. Intt. »».

8<.-> i.'jiMni'iiiviis et SCS contenances arguent et monstrent grande foiblcsse et bassesae, amtot, Commmt refréner la coWre, M.

— ÉTYM. Provenç. arjuir; ital. arguire. Le provençal et l'italien viennent bien à'arguere, par un changement de la troisième conjugaison en la quatrième. Mais le français n'en vient pas; s'il an était venu, quel qu'eât été l'infinitif, le présent eût été j'argue , prononcé j'arghe, et non j'argue , prononcé/"arju^, comme lemontrent les vers. Il vient d'arqutnre, argufari, Iréquentatif il'arguere, répéter sans cesse, caqueter, sautiller. Primitivement, arguer signifie quereller, tancer, atlaiiuer, par un changement de sens semblable kcelui qui deroiumni'an afait ehalenger, appeler en justice, provoquer au combat. Puis arguer, refait sans doute sur le latin arguere au xiv* siècle, prend le sens actuel d'orguer, sans éloulfer pourtant le sens primitif qu'on trouve encore dans le dictionnaire de F'uretiJre, mais qui maintenant est tout k fait tombé en désuétude.

t ». ARGI'KR (ar-ghé ; il argue se prononce il argh'), r. 0. Technologie. Pasaer un fil de métal («r les trous de l'argue.

— tTTH. Argtie.

t ARnrnnt (ar-ffo-euri . i. m. Celui qui argué.

— HIST. xvT* s. I •- pour un grand argiieur et pour honn ^oil k subitement interroguer et cautemeul raapondra, amtot, Grae- Quet, tl.

— fTTM. Arguer ».

AKGCMRNT (ar-gu-fflan), ». Mt. || 1* Raifonnement par lequel on tire une constqùcnoe d'une ou de deux propositiuns. Argument aoUde, pMn de forée. H plaçait ses argumenta dan» l'endnit oA Qa devaient produire le plw d'aOlM. 8« Itiacr trocoptr per dea argumenta CÊpÙÊm. RéMer lea aiguiDenU

ARG

de son adversaire. Ln argumenta qu'il tire de cette suite , aoss. Bueh. >.|| Argument en f-irm^. nrpument conforme aux réglée de ! »

préparait un argument en forme . ^.

Il Argument ad bominen, argument qui i.ji;->-.ek l'opiDion actuelle d'un homme ae» parole* ou aes

«nions iiiii<'ri..iir<»s. Ce que vous ' ■• -- - -

1 liominem, uoss.

r.uut). Il t- O |irruve. C'ot Ik un argum< - lavetir tout

n'issi bien qu'en faveur de ij. . res. l.ea vents

•■n» dont on veut tirer un argument || 9* Son •• d'un ouvrage. ||4* ïji termes d'asironomi' .ir,' imeiit de la latitude; le lieu de l'aj du iiTMiil d'une pUnéle étant connus, ' vraie de U planète étant donnée, on a m nisvaiic« au nnrud, qu'on nomme autrement l'argiuDeot de U latitude.

— HIST. xin* a. Or entent donc krat]gumeat: Ce di pain d'orge est de froment, Ce di pair, de frommi est d'orgt, Htm. 1110». Bien l'entendras (la

se bien rejietes Les argnmens as grans p' ' , 7toe. Et tous les autres esinjni' s et ar^mens X souslenir naturi: .

':".«. Tu iez pors de noatra espérance, .m nostie faconde, Argumena de nostra créai Trji. n, «0. Il xiT* 8. Après je respons as argurucontrairea.oacaME.fih. le». Ou'esi-chetcba disi prestrea. Argue visiitmiii Oi'i mi vin-li Hranu' et faire argtieœ' treir son parieni pose la table àtoit auteur de r.

reelo.W xvi'». Liieu nuui d.ujic argument [iuj' continuel de le prier et loue.-, calv. Intt. 707.

— ETYM. Argumenlum, de arguire (\oy. Aaocr' provenç. argument; espagn. arj^umenlo ,- ital. anj menf- ' • ■ •■■' français (W]7umienl vient, non d'.. i;uii " directement d'arj^uer.

Al. vVT far-[rii-n..i..-tan), ». »n T.

qui . c centre II

dant. 'rc Inul n:.

tant que l'yllj.^.

VOLT. PhtI. V,

mais des .-< :::, !•>.

ARGOMi ,n-U-leur), ». m.

Celui qui ar^-iiinpiiii', ijui ■-<' ji.iit k argumenter.

— CTYM. ÀrgumenttUor, de argutneniori ( v<

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