ARN
repos oa II rut60delié«iibn<, anwirtdaaas arme*, 10. Il, n, laa. sire, reifiondll la sfi« de Bracqus. mont, nous avons et de l'un et de l'autre, car toujours ne peut-on pas jouer ni toujours armoyer (faire la guerre], id. ii, m, 31. ||zvi* s. La plu*part avec les torches ardentes et armoyèet, casi, u, <i. I.es quatre bannières armoiéesdes annasdas tgtdicn liaroi3, ID. III, s.
— etYM. ArmobtU. Les auteurs d« blason disaient ' de préféranea armaitr, qui signifiait armo-
et faire la guerre.
ARMORISTK (ar-mo-rl-st'), ». m. Celui qui fait des armoines, qui sait et enseigne le blaaoo.
— KTYM. Armoirit.
ARMURE (ar-mu-rO, ». f. Ij f L'eaasnbia dm armes, et surtout des armes déransifaa qui couvrent le eerps. Armure légère, pesante. Las oiAeas d'une armure. L'armure que Narbas apporta de ee* Uauz, voi.T. M&opt, II, s. Rien d'humain ne battait *oa* ton épaisse armure, L*ii*aT. Bonaparu. L'enfant d'un air enJou4, Ayant un peu tmooat La* piéeas de son armure ^son are ets<it (lichesl ,la kwit. VAmtw mtntUU. Il Kig. II n'.n :i d'armer cette ttte
qu'il expose k tant d' .«mi lui est une ar-
mure plus assurée; las coups semUent perdre leur force en l'approchant, boss. iovii d» Btna^on.
I S* En physique, asaemblage de lames de fer doux qu'on associe aux aimants naturels, et qui exercent sur eux une réaction capable non-seulement de conserver la vertu magnétique, que le temps affaiblit quand on les abandonne k eux-mêmes, mais encore d'augmenteren eux cette vertu. || S' Kntemas de marine, U dernière des jumelles qui s'endr-nte sur un mkt, une vergue ou un b.in|>ouren cuv.. measions. || i'Tochnologie.Toute piic' -t k la coiisenation ou aux usages d'ui
d'une machine, etc. || Petite pi6ce de ;. t
chacun des bouts d'une navette. || 6* Ln termes de chasse, peau tr^s-épaisse que les sangliers ont audessus et au défaut de l'épaule.
— SYK. AKHMiK, AiiMEs. Dicn que le* amos Soient ohensives ou défensives et que l'armure ne soit d'ordinaire que défensive, néanmoins ce qui distingue «raiment arme» et armure, c est que, avec arriKs. on conaidèn: chaque aime en partir
avec armure, on considère l'ensemblt on dit une armure de tête, une armure de cuuue, où il s'agit encore de ce qui arme complètement la tête, la cuUse.
— HIST. xiu* t. Et vit lonc de lui reluire l'or et l'asurdes armeOres, Chron. de Haint, p. <9. Sire, je pr«seote mei et mes armeOre* k vos et klarui.n, Au.dêJir. I, te7. LI sires deffent k porter coutel apointé ou aucune armeOre molue, deai'm. xix, -it. Le chevalier lessa son cheval au royet s'armetire, et s'en ala de l'ost, iomv. s«7. C'est nostre divine armeûre. Qui devers Dieu nous aasMre , i. ne MEUNO, Tr. <S6. Son escu et s'autrearmeore, Cluii»ces et janbiere* bien fêtes. Ara. I4&s3. Li cuens nous doit aidier en la terre de Hainau et en la contée de l%ndres k mit armut«s fscridats armèsj de fer, DD CAKOE, arm». || xiv* s. Ouerir pc«cune ou faire armeures, ORtSMB, F.lh. sa. f|xv* s. 8i entendirent lei dessus dits seigneurs k faire armer et appareiller et pour^■oir d'armures chacun sdon son estât , FROiss. I, I, l«t. Ils ne furent, tous comptés, quand ils entivrent en mer k Dourdrecb , qoe trois cents armures de fer, qui firent si hardie entreprise, ID. I, 1, 11.
— ËTYM. Provenç. espagn. et liai, armadun; du latin ormotura, •'.• '\ny. armes).
t ARMFRERIK ( . i. (. Profcuion
d'armurier; forge, bûb,..,uï .. ^irmurier.
— RTTM. Armurier.
ARMURIBR(ar-mu ri'Vi. m. Ceîiii nui r>l>riniirpt
3 ui vend des arme*. r
e l'arsenal, embani' l^.
— HIST. XIII* s. Armurier» el fourU.saeufs, Qmimt dr Hmart. || xrv* s. Si romme l'ann«ariar tant itfin que te cheval soit bi«n armé, M le okaivlisr k veult affin que il sa eeahale, oanm, Ktk. il.
II XV* s. Las bnidsnra, armoyen tu Ibrtil—in da nostre bonne tille da Paris, no cam», «rmealor. ||zvi*s. Lesarmaa pendues «s faootiqaasdat anae«rien et lii>urbi<iRenrs, anvor, Hl«f. U.
— KTYM. .irmkr*. On a dit anaai dans llancin françato tnmoffer, da l'ancien «acte •rmokr (voy. ARMOaisa).
tARMCA (arnl-ka) on ARmotTEfa^ni-k'), t. f Genre de plantas de U famille des compoaée*. l.'t: mqua de* Bootagnaa «M ripalèa loalf M aiiffl<i
it rm
Haie; louua lia nrtiaa an F)oy««* par las MHttii daa
ARO
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— ÉTVM. Le nom ûiitamque est arnica [arnica montana). Le genre arnica appartient à Linné.
t ARNICINE (ar-ni-si-n') , s. f. Terme de chimie. Résine amère extraite Je l'arnica.
f AROÏDÉES (a-ro-ï-dée) , i. f. phir. l'amille de plantes, qui doit son nom à l'arum.
— ÉTYM. 'Apov, arum.
AROMATE (a-ro-ma-f), s. m. Toute substance qui, provenant du règne végétal, exhale une odeur p'énétrante et agréable. Il sentit son cœur s'amollir et se dissoudre, comme les aromates de son pays fondent doucement à un feu modéré et s'exhalent en parfums délicieux, volt. Pr. de Babyl. io.
— SYN. AROMATE, PARFUM. L'aromate est ce qui exliale une odeur agréable ; le parfum est l'odeur agréable qui est exhalée. En ce sens, ils ne sont pas synonymes; mais ils le deviennent, quand parfum est pris pour le corps même qui parfume; alors ils se distinguent en ce que parfum est plus général que aromate. Aromate ne se dit que des végétaux et des substances végétales; parfum, au contraire, se dit des substances tirées des différents règnes.
— IIIST. XIII' s. Tu iez la verge de fumée D'aromat remis en ardure, Qui par le dezert iez montée El ciel seur toute créature, ruteb. u, <2. || xvi" s. Autres [eaux] sont odorifiques, comme celles qui sont tirées des aromates, paré, xxvi, 7.
— ÉTYM. 'Apciiiaxot, pluriel d'âç,u>\i.a, qui signifie proprement une composition artificielle préparée avec des substances sèches odoriférantes. La forme aromat est restée usitée jusque dans le xvifs. ; on la trouve dans le dictionnaire de Furetière.
t AROMATICITÉ (a-ro-ma-ti-si-té) , s. f. Qualité de ce qui est aromatique.
— HIST. xvi' s. X fin que par leur aromaticité ils corroborent la vertu animale, et que parleur slipticité ils astreignent, paré, xxv, 46.
— ÉTYM. Aromatique; provenç. aromaticital; espagn. aromaticidad ; ital. aromalicità.
AROMATIQUE (a-ro-ma-ti-k'), adj. Qui est de la nature des aromates; d'une odeur agréable.
— HIST. XIV" s. Ceulx qui se esjoissent trop en oudeurs de pommes ou de roses ou de choses aromatiques, orksme, Elh. 92. Il XVI' s. Ce qui s'accomplira par choses aromatiques, paré, v, <6. Les herbes nervales, comme sauge, rosmarin, et autres aromatiques, id. xvi, (0.
— ÉTYM. Aromate; provenç. aromalic; espagn. et iîal. aromatico.
AROMATISATION (a-ro-ma-ti-za-sion) , s. f. 'l'erme de pharmacie. Action d'aromatiser.
— ÉTYM. Aromatiser.
AROMATISÉ , ÉE (a-ro-ma-ti-zé , zée) , part, passé. Une tisane aromatisée.
AROMATISER (a-ro-ma-ti-zé), V. a. Mêler une substance aromatique à....
— HiST.xii's. MaisàKoen [il]ruseveHz, Le cors bien aromatizé. En l'iglise del maistre se [siège], benoît, II, 8.155. Il XIII* s. Où que jesoieensepelis, Mon cors [elle] aromatisera, nu cange, aromafùare. || xV s. Lo vray Jliesus sy en oindrons, Pour son corps aromatiser, Résurr. de J. C. jj xvi' s. On peut adjouster à la fin un peu de canelle pour l'aromatiser, PARÉ, XVI, 8.
— ÉTYM. Provenç. et espagn. aromatixar; ital. aromatizzare ; du latin aromatizo, de àpMfiaxiiiw
(voy. AROMATE).
AROME (a-rô-m'), s. în. Principe odorantagréable de certaines substances végétales, résidant le plus ordinairement dans un corps entièrement volatil [l'essence], qu'elles contiennent tout formé, mais quelquefois résultant de leurs principes inodores, qui se dédoublent en composés odorants, comme dans le tanao, dans les amandes amères.
— REM. Pourquoi l'Académie, qui met un accent circonflexe à dôme, à cône, n'en met-elle pas à arôme, dont la prononciation est la même, et où le mot grec a aussi un w?
— ÉTYM. 'Apfc>|/.!I (voy. AROMATE).
ARONDE (a-ron-d') , s. /. || 1° Ancien nom de l'hirondelle. Il A queue d'aronde, se dit pour e.\primer un ouvrage de charpente qui sert à la jonction des parties, et qui a la forme d'une queue d'hirondelle, il Dansle génie militaire, ouvrage à queue d'aronde, sorte d'ouvrage à corne, étroit par la gorge et plus ouvert vers les faces. || 2'' Terme d'histoire naturelle. Aronde aux perles, arondi perlière, dite aujourd'hui avicule aux perles, celle qui contient les plus belles perles, et dont la coquille donne beaucoup de nacre. || 3° Espèce de poisson volant.
— HIST. xu" s. Par de soz lui si isnel le [son cheval] [il] trova, Plus tost li cort qu'aronde ne vola,
Raoul de C. <33. || xiv* s. Aussy comme une aronde seule ne signifie pas le temps de ver ne un seul biau jour ne le fait pas.... oresme, Elh. x, (6. Tost envahit Fortune Hermionne; Tost fut Progné convertie en haronde, cii. d'orl. Bal. (Berlhault) MO. Il XVI* s. Sur l'arbre sec s'en complaint Philomele; L'aronde en fait cris piteux et Iranchans, marot, Compl. sur la mort de Louise de Savoie.
— É'^YM. Voy. hirondelle.
+ ARPAILLEUR (ar-pa-lleur, M mouillées), s.m. Corruption d'orpailleur (voy. ce mot).
ARPÈGE (ar-pé-j') , s. m. Terme de musique. Accord dont on fait entendre successivement et rapidement les divers sons, au lieu de les frapper tous à la fois. Dans les opéras de notre ancienne école, la partie du second violon est écrite le plus souvent en batteries et en arpèges, castil-blaze , Uict. de mus.
— ÉTYM. ital. arpeggio (voy. arpéger).
AftPÊGEMENT(ar-pè-ge-man) , s. m. L'action d'arpéger, et quelquefois l'arpège lui-même, j. j. Rouss. Dict. de mus. Arpège.
— ÉTYM. Ital. arpeggiamento.
ARPÉGER (ar-pé-jè. L'e, suivant la régie mauvaise de l'Académie, garde l'accent aigu, même quand la voyelle qui suit est muette, et bien qu'alors il se prononce comme è), v. n. Terme de musique. Faire des arpèges.
— ÉTYM. Ital. arpeggiare; au propre, jouer de la harpe; de arpa (voy. uarpe).
ARPENT (ar-pan) , s. m. Ancienne mesure agraire qui contenait cent perches carrées : mais l'arpent variait beaucoup, parce que la perche variait ellemême. Les arpents les plus usités étaient celui de Paris, qui valait environ un tiers d'hectare , et celui desEaux et Forêts, qui valait un dsmi-hectare, à ti-ès-peu près.
— HIST. XI* s. Ainz qu'on ala.st un seul arpent de champ, Ch. de Bol. cixui. \\ xii° s. N'est pas trois arpenz mesurez Alez avant, ce sai de voir. Quant se prent à aparcevoir Mon seingnor ISoble et Ysengrin, Ben. B68+. Cadmus.... De terre ara plus d'ung arpent, Et sema les denz d'un serpent, Dont chevalier armé saillirent, la Rose, t9»37. Engherans de Sainct-Pol ne s'i vout arester, Ainz broche le destrier, si le fait tost aler. En un arpent de terre le fait trois fois torner, Ch. d'Ant vm, 369. Si que on voit que uns arpens de vigne n'est prisiés que quarante sous par an, beaum. xxiii, 8. Et l'autre manière d'arpent si est li quix contient cent vergues de vingt cinq pies le [la] vergue, et c'est li drois arpens le roi, ID. xxv, lO. || xv« s. Le quartier en vault l'arpent [le jeu en vaut la chandelle], villùn, Baillev. et Mallep. \\ xvi's. L'arpent romainestoit la terre que deux bœufs accouplez labouroient en un jour; l'arpent françois est composé de cent perches quarrées, chacune de dix-huict pieds, o. deserres, 1 1.
— ÉTYM. Provenç. aripin, arpen; anc. espagn. arepende; bas-lat. arapennis, arcpennis, aripennis, arpennis, agripennus, aripendium, ctrpennum, arpenna, arpentium; du latin arepennis, aripennis et arapennis. Columelle dit que ce mot est gaulois Un auteur, dans les Agrimensores, le dit espagnol. Le renseignement de Columelle, qui cite exactement d'autres mots gaulois, mérite confiance. Columelle ajoute quearepenntsvientdearare, labourer; or le radical, qui est dans arare, est celtique aussi : kymri, aru; bas-breton , amt; gaélique, ar. Quant i la 2* partie, penn ou pent, elle signifie, dans les langues celtiques, tète, chef, bout.
ARPENTAGE (ar-pan-ta-j'), s. m. || 1° Mesurage des terres par arpents, et, subséquemment, par toute mesure agraire. || 2° L'art de l'arpenteur.
— HIST. XVI' s. Es impositions, cause principale de l'invention de l'arpenterie.c. de serres, <4. Desquelles mesures n'est besoin de marquer plus subtilement, ni des diverses façons de procéder à l'arpentage, ID. 40. Arpentement public, ID. 42.
— ÉTYM. Arpenter.
ARPENTÉ, ÉE (ar-pan-té, tée), part, passé.
ARPENTER (ar-pan-té), v. a. \\ 1° Mesurer la superficie des terres par arpents, et, subséquemment, par toute autre mesure agraire. On arpente aujourd'hui par hectares. Ses terres , il les fera arpenter pour son argent, volt. Jeannot. || 2* Mesurer géométriquement. Vous avez arpenté quelque faible partie Des flancs toujours glacés de la terre aplatie, volt. Dise. i. \\ 3* Fig. et familièrement, aller et venir à grands pas dans un espace. Arpenter Paris dans tous les sens. Pied chaussé, l'autre nu, main au nez, l'autre en poche, J'arpente un vieux grenier, st-amant, l'oés. 2° partie.
— HIST. XVI' s. Les Getes durs k la peine Nature
a trop mieux contentez, Qui ont leurs champs non arpentez, dubell. m, <», verso. Que me sert voir tout le monde Kn papier, où je me fonde X l'arpenter pas à pas? m. m, en, recto. Tant à grands pas les pleines ils arpentent, bons. 602. l'our les diverses figures des terres, convient les arpenter ou mesurer,
— ÉTYM. Arpent.
ARPENTEUR (ar-pan-teur), .-. m. || 1* Celui dont la profession est d'arpenter, de mesurer les terres. Il 2° Terme de zoologie. Nom vulgaire du grand pluvier.
— HIST. XVI* s. Escheant arpentement public, gens experts sont députés pour faire l'évaluation des propriétés, qui, accompagnans l'arpenteur, tout d'une main lui monstrent les limites, tenans et aboutissans des fonds, o. de serres, (2.
— ÉTYM. Arpenter.
ARPENTEUSE (ar-pan-teû-z'), adj. et i. f. Terme d'entomologie. Chenille arpenteuse, ou, absolument, arpenteuse, chenille dont le corps est très-long, et qui, dans la progression, se contractant en fer à cheval et s'allongeant alternativement, semble mesurer le chemin qu'elle fait.
— ÉTYM. Arpetiteur.
t ARPON (ar-pon), s. m. Terme de marine. Large et longue scie fort en usage dans les chantiers.
ARQUÉ, ÉE (ar-ké, kée), part, passé. || 1* Courbé en arc. Poutre arquée. C'était [Kosen] un grand homme sec, qui aurait fait peur au coin d'un bois, avec une jamlw arquée d'un coup de canon, st-sim. 110, 3. Les Arabes ont la tête ovale, le front haut et arqué, chateaub. Itin. ii, 192. Qu'il ait sa belle esclave aux paupières arquées, v. hugo. Orient. 15. Il 2° Cheval arqué, cheval qui fléchit les genoux dans le repos, défaut qui peut venir de la conformation primitive, mais qui le plus ordinairement est l'effet de trop grandes fatigues. || 3° En géologie, stratification arquée, celle des massifs qui , constituant une montagne, s'élèvent d'un côté dans le sens de la pente, se recourbent au sommet, et redescendent avec la pente opposée.
ARQUEBUSADE (ar-ke-bu-za-d') , s. f. Coup d'arquebuse. Il Eau d'arquebusade , infusion ou macération de plantes vulnéraires, fort usitée dans le peuple. Il Plaies d'arquebusade, ancien nom des plaies faites par une arme à feu.
— HIST. XVI' s. Le bruit et la fumée des harquebusades les effraye, langue, 323. Le sifflement des harquebusades, in. 688. lis firent filer une scopeterie d'harquebuzade sans balles, l'un contre l'autre, plus d'une heure, carl. viu, Jo. Peu d'arquebusades prirent [partirent], d'aub. Hisl. i, 288. Il se jetia à l'eau dans la fumée de leurs arquebusades, ID. ib. 1, 288. Les playes faites par harquebusades, PARÉ, IX, 4" Disc. II fut blessé d'une harquebuzade, M. DU bell. 23.
— ÉTYM. Arquebuse; ital. archibugiata.
ARQUEBUSE (ar-ke-bu-z'), s. f. Ancienne arme à
feu , qu'on faisait partir à l'aide d'une mèche ou d'un rouet se bandant avec une clef. Au temps de Louis XIV, l'arquebuse lançait une once sept huitièmesde plomb avec autant de poudre, jj Arquebuse à croc, grosse arquebuse que l'on appuyait sur un croc pour tirer. || Jeu de l'arquebuse, exeroice de tir ; lieu où se réunissent les arquebusiers.
— HIST. XV' s. Nostre queue esto't défendue de trois cens AUemans, qui avoient moult largement de coulevrines, et leur portoit on beaucoup de haquebutes à cheval, et ceux là faisoient bien retirer les Estradiots, comm. vm, 7. ||xvi' s. Le mari avec sa arquebuse, et elle ùvec des pierres, se defendoient, maro. JVoub. lxvii. L'un fait tuer en trahison son ennemi d'un coup de p'stole ou harquebuze, LANGUE, 248. U fist desmonter environ "o liarquebuzes à croq de dessus leurs chevalets et les fist porter par ses gardes, carl. vi, 15. Et chacun une harquebuze à croc sans fourchette, Salir.mén. p. 13. Ils n'estoient que ',.rente, l'espée à la main et l'arquebuë au fourreau , d'aub. Ilist. i, 289. L'arquebouse à Ja main gauche et l'espée à la droite, ID. «6. m, U. 11 fut blessé d'un coup d'arquebute tout au travers du col, paré, Introd. 24. Les harquebuses à croc, que l'on ne peut bien tirer si elles ne sont liées et accrochées sur du bois — le mot gênerai [des armes à feu des gens de pied] harquebuse, mot tiré des Italiens à cause du trou par lequel le feu du bassinet entre avant dans le canon, car les Italiens nomment un trou buxio : et se nomme arc à cause qu'on en use maintenant comme.... ID. IX, Préf. Et luy-fut tiré plusieurs coups, tant d'artillerie que d'arbouze, m. du bell. 38. De ceste heure là [<62i j furent inventées les barbouzes
ARR
«l'on brait for oim frarelMd*, m. m. Amour a Biet i* mon eour mm bolo, El Goftrre m't nané 4a baquabiila, ii4aor, i, «i*. EieptA qu'à Unit Wi^îlaiaMr tour» piquai, aq>4et, Uneaa cl haquabuu*, «*■■ I. **•
— KTYM. Wallon , harkIbuM; hourguig. auqu»htilUi lui. archihuti), arobugio ; mptga. areabus; ha*-Ut. arcuM btuiu. On tir* m mol de l'italien, de areo, arc, et de bugio, trou, cooime qui dirattirc à tiou. L'Ariotte, au chant ii du ttnland furieux, donna Q aat vrai 1* nom di? ferro bugio , fer creui, t Parouebasa. Mail li le nom ancien en français est haquMNlta, n est probable (|uo le mot italien est une altération de c« mot français, altération qui ensuite a chaïaé la mot français de noire propre langue. llaqHtbul» Tient de l'allemand llakeitbùchti , flamand haeàAïui, qui signido arquebuse à croc, de llaketi. croc, et de Uùehte, canon d'arme à feu. l'dur llaken, voy. raciik; quant à Bûetue, c'est une ait'—' - ■'•1 mot latinpyrii, dont une altération non tu '" a fourni noim motbolif (Toy. boIte).
-VUyl l'.lilSfi, ÉE (ar-ke-bu-ié,iée), pari, patte. L'amiral liing fut condamné par une cour martiale à être arquebuse, VOLT. S. de Uniit IV, 31.
ARQlIRBlISeR (ar-ke-bu-zé), r. a. Tuer à coups d'arcfuebiue. Il y avait peu de jours où un prêtre eone n'alitt arquebuaar son ennemi, volt, phil.u, 410. Leurs camarades (do ceux qui avaient fui] les arquebusirent pour joindra la bonté au supplice, id. Ruuie, I, 41. On les condamna k la corde, et par KTlce on les arquebu.«a, ce qui est, dit-on, plus honorable , ID. S. de louit XV, 36.
— RIST. XVI* s. Un jeune garçon barquebusé, o'aub. tlitt. 1, 74.
— KTYM. Arquehute; ital. arthibugiart.
AROUKBrSKRIK(ar-ke-t)u-za-rie), t.(. Métier de
celui qui fait îles armes k feu portatives.
— IIIST. XVI* s. k ceste heura les principales actions de guerre eonsiitcnt k surprenare, assaillir et défendre places, k quoy l'harquebuserie et les picquaa lont non seulement utiles, ains neeesaaiies, LAROini, IM. Apris avoir logé par les pentes son arquebuserie,... o'aub. Hitl. i, 173. Noz gens k la garde de leur arcbouzerie et artillerie, h. du bell. 7.
— tTYM. ArtiutbuM; ital. archibutiera.
ARQUEBCSIER (ar-ke-bu-zié), f. m. || 1* Soldat
qui était armé d'une arquebuse. || S* Bourgeois qui fait partie de la compagnie formée pour l'eiercice du tir d« l'arquabose. || >* Celui qui fait des armes k feu. En 0* aena on dit maintenant armurier.
— HIST. XVI* a. Un da ce* deux hacquebutiers. Pour mal viser, faut lourdement, maiiot, in, ta. On V trouvera des lanciers, des pistoliers, barqueboaMrt ' cheval, simples, et autres armez de cuiraswa. On y void encore des arbalestiers k pied, et des hacquebutiers k rouet, LANOua, lat. Bon nombre d'arcliouziers et de picquiers, m. du bell. 47. Un capitaine de harcbousiers, id. &&. Quelques arquebusiers k cheval, d'aub. Hitt. i, iw.
— Rtym. Àrqùebute.
ARQUER (arwké). || 1* V. a. Courber en arc. Arquer une pièce de fer. || 1* Y. ». Fléchir, devenir courbe. Cette poutre commence k arquer. || 8* S'arquer, V. rifl. Se courber en arc. Les jambes de cet •nlknt se sont arquées.
— HIST. xiit* s. De si tris grant fais il me earche [charge]. Que toute l'eschlne m'en arche, Complainlt doMttut», jub. ii, 247. || xvr ». Ces pierres ealoient faites en façon d'une corne de mouton, non pat si longues, ny si courbées, mais communément eatolent arquées, par*, 38.
— tTYM. ÀTenart, de arcut (voy. arc).,
t AROtlRT (ar-ké), i. m. En termes de tia<H!rand, petit fil de fer fixé k U brochette qui relient les tuyaux lions la navette.
— ÉTYM. Diminutif de ore.
t ARR.... Préfixe formé de ad, k, et d'un mot commaneant par r. L'Académie a partout doublé l'r. excepté dans anutr.
\ ARRACHAGE (a-ra-eha-j'), t. m. Terme dejarrliiiage. Action de déplanter un arbre.*
ARRACUfi, ËB (a-ra-ché, ehée), part, patte. Il 1* Tiré da Uira avec la radna, et, par extension, été, «ntavé. Arbra arraché. Olives arrachées de l'arbra. OBI arraebé. Cheveux arrachée. Une épé« arra- ***** wî.?* ""aina. Je vis par mes soldats met aigles *[7ï™"" "*"• ^f^or. I, I. tt ion leaptre arra- ÏTiti J*^"* "*• •■«""•n»'. «■ Hor. iv, i. Les dé- **" . n Sflî""» •*' »"» '»*''" arrachée, bac. B<h: li'fcr II \**P»^. «oiané Arrachés de leur patrie. TS^' *"**♦•« oangar.au travail. || 4'Obtenu 1Ï!!!kCÎÏÎ' *»«i»"»e»»*parJas tortures. || S* Terme da hlaaM qat i^ppliqM DoiMartainent aux arbr«
ARR
a( m plaaiaa dont laa radnaa aoat dtawvartai , maia eneore k tout ea qui ptiait an lambeaux et qni lemUe avoir souffert qualqua violanoa, eomme s'il avait été arraché.
ARRAOIEMENT (a-ra-che-man), ». m. || !• Action d'arracher. || t* Kn maçonnerie , arrachement s'entend de» pierres qu'on arrache, et da celles qu'on laisse alternativement pour faire liaiaon avec un mur qu'on veut Joindra k un autre. Il 9* Au plw. Terme d'architecture. Laa arrachements d'une voflte, les premières pierres engageas dans le mur, et qui commencent le cintre d'une voûte.
— HIST. XIII* s. l'our chou [ce] flst Diax l'arbre asracbier [arracher]; Mil ans après l'aracamanl , du CANGE, orancare.
— RTYM. Arracher.
ARRACIIR-PIED (D") (da-ra-«b»-pié) , lo«. ode. Sans interruption, sans discontinuer. 11 a travaillé six heures d'arrache-pied.
— REM. Les gens du peuple disent WHlvent de rache-pied; ce qui est tout k fait mauvais.
— HIST. xvr s. Toussez icy ung bon coup ou deuz, et en heuvez neuf d'arrache-pied, puys que les vignes sont belles, bab. Pant. v, pnl.
— CTYM. Avec un effort continué, comme celui d'un homme qni arrache un pied d'arbro.
ARRACHER (a-ra-clié), r o. || 1* Enlever de terre avec les racines, et, par extension, Aler ou enlever quelque chose qui adhère. Arracher les plantes, les mauvaises herbes. Arracher U vigne, un arbre. Il se Ht arracher une dent. Arracher les yeux, les oreilles , la langue , la queue. On arrachait les affiches. || rig. et familièrement. Je lui ai arra chèune dent, en parlant d'un avare kcjui on a soutiré de l'argent. || J* Kmployer effort, violence pour flter, pour faire Iftcher, faire quitter, faire sortir, au propre et au figuré. On lui arracha lepoignarddes mains. Arracher quelqu'un des mains des ennemis. Arracher la victoire k l'ennemi. Il ne put jamais arracher de sa mémoire les injures qu'il avait reçues. Arrachez de votre coeur la passion de l'argent. On lui arrachera le pouvoir. Arracher un prêtre de l'autel. On arracha ce citoyen de chez lui. Je l'ai arraché d'avec elle. Je viens voir si l'on peut arracher de ses bras Cet enfant dont la vie alarme tant d'Ë- Uts. BAC. Andr. 1,1. Le cruel ne la prend que pour me l'arracher, id. ib. m, l. Le ciel, dit-il, m'arrache une innocente vie, BAC. Phfd. V, 6. Tu n'auras pas regret dem'arracher la vie, mol. l'Élour. ii, 7. Vous seul vous lui pouvez arracher cette envie, bac. BMn. IV . 7. Je te voudrais moi-même en arracher l'envie,corn. Cid. IV, 1. Arrache-lui du copur ce dessein de mourir, iD.C«nna,in. 5. Belle Charlotte, je vous aime de tout mon cœur; et il ne tiendra qu'k vous i|ue je vous arrache de ce misérable lieu, mol. le Ffsl. n, 1. Ib m'arrachent d'un trône où votre choix m'élève, cobn. Àgitil. v, 4. Je ne vois plus en lui les restes de mon sang, S'il m'arrache du trône et la met en mon rang, id. Uod. v, i. La reine Bérénice Vous arrache, seigneur, du sein de vos États, RAC. Bérén. i, l. Un désordre étemel règne ri.ins son esprit. Un chagrin inquiet l'arrache de son lit, id. PMd. l, 1. Une beauté qu'on vient d^rracher au sommeil, id. Bri'l. n, 1. 1| Arracher le coeur, causer une vive affliction. Voilk ce qui me fit écrire cinq k six lignes qui m'arrachaient le cœur, ««v. 31». Il 8* Tirer quelque chose de quelqu'un , obtenir avec peine. Arracher de l'argent k quelqu'un. Elle arrachait de* pleurs même aux indilTérents. Arracher le* réponses une k une. On ne peut lui arracher un mot. La plèbe arracha cette loi aux patriciens. Les mauvais succès sont les seuls maîtres qui peuvent nous reprendre utilement et nous arracher cet aveu d'avoir failli qui coûte tant k notre orgueil, Boaa. Reine iAngl. Ces soupirs que U triftesae m'arrache, mass. i//l. Les larmes que e« souvenir lui arrache, id. Jforl. Ainsi vous retombez dans las mêmes alarmes Qui vous ont dans la Grèce arraché tant de larmes, rac. Mithr. n, 4. Ne te fais pas arracher le* mots de la bouche, mol. Fottrb. i, i. Qualquaa années s'écoulèrent, sans que les deux vieillards [Chactas et le prêtre] lui pussent arracher son secret, cnATaxua. Retti, 4a«. Je t'ai mi'me puni de l'avoir arraché [mon secret], bac. Jfi'iAr. iv, i. Vous m'avez arraché cet afl'reux sacriSca , volt. Ali. 1,4. Mes bienfaits, mon respect, mes soins, ma confiance Ont arraché da vou* quelque reconnaissanea, m. Zairr. iv, a. Ce •acrat m'importuna, il faut que je l'arrache, id. Miropt, rv, «. Tandis qoadaaiold.-its, de moments en moments. Vont anadior pour lui des applaudivsements, bac. Brit. rv, «. Ja na puis arracher du creux de ma earvailaOaa da* y*n plus forcés que ceux de la Pamlla. aou- Sai. vn.
ARR
Il 4* DMsonar de; lUra échapper k. U vieiUeaaa m'arracha aux affaires. L'aapoir du butin h* arrachait aux travaux de la terre. Arracher quelqu'un .\ ses irevaux. On l'arracha k une mort lmm;r;( ■ .... Vous seul vous m'avez arrarhée k a ■ sance où j'éuis attachée , RAC Milhr.ir, i l racber, arracher k sol. U s'arrachait tes clitvc.n. Il Familièrement. S'arracher les yeux, se diiputci avec violence. Ils s'arrachaient les yeux. || Kig. S'arracher une épine du pied, «e délivrer d'un embarras. Il KamilièremeuL On *a l'tmth», te dit d'une ehoee ou d'une perionna trèa-raeharehée. On s'arrache ce livre nouveau. Je la retrouvai brillant, le* dames M l'arrachaient, J. J. acoss. Conf. iv. ||8* En termea de gravure, enlever de dessus le cuivra de* parties déjk grevées qu'on veut corriger. || En larmes de chapellerie, enlever, éplucher le jarre ou poil luisant qu'on remarque sur le* peaux da castor. Il 7* S'arracher, r. réft. S'éloigner, se détacher difBcilement, avec peine. Je ne puis m'arraeher k ma* livres. Arrachez-vous d'un lieu ftaoaste et proCuté, Où la vertu respira un air empoisonné, rac. PMd. V, 1. Je l'ai vu quelquefois a'arracbar da caa lieux, m. Brit. Il, 1. Vous ne pouvez vous arraohark la nymphe que vous aimez, rtjt. Tit. vu. J'ai résolu de m'arraeher de Paris, voit. Lett. *&. Ht* Fig. 8a soustraire. S'arracher aux affronts. S'arraebar au sommeil. || Proverbe. Il vaut mieux laisser son enfant morveux que de lui arracher le nez:c'est-k-dire il faut tok'rer un petit mal, pour en évttar ou de peur d'en faire un plus grand.
— SYN. 1. ARRACHER, BAVIB. Ce oui diftingtMt o*a deux mots, c'est que arracher implique résistanee de celui k qui on arrache; tandis que ravir est k la vérité un acte de violence, mais qui peut s'exercer sur des personnes ou des choses non déf<'nduei ou mal défendues. Il 1. ARRACHn de, arrachera. Arracher de indique l'endroit ou U chose d'où l'on arrache ; c'est la séparation violente d'une chose d'avec une autre k laquelle elle tenait : arracher un clou d'une muraille, arracher un homme d'un lici. Quand on arrache de, c'est la perionna r>v <-■ ">' • que l'on arrache qui résiste. Arracbar à om
nom de personne ou d'un nom de chose , ■ : fii''e en quelque sorte, et man; .o personne
ou cette chose est le but de l'.i' '- c'est k elle
qu'on veut Ater l'objet dont i! s'agit ; arracher un œil k une personne ; un enfant k sa mère ; de l'argent k un avare; arracher quelqu'un k la mort, k la vengeance de ses ennemis. Quand on arrache <i, c'est la personne ou la chose k laquelle on arrache qui résiste.
— RiST. xn* s. Quant nostra aire ««noarad lux tes enemis de la terre, Roit, 7t. Moût toat rompus et arachiez Les membres du cors [ils] vous auront, La charreiie, 307o. |]xin* s. Il ot un fevre an Normandie Qui trop bel arrachoit lesdenx, barraxan, Fabliaux, dans VOrdene de chrralerie, p. ««(. Kam. qui ne voit ne blé ne arbres. Les erbes en errarhu pures As trenchans ongles, as dens dures, la Rosr, loiaa. n y a encore un cas de criemc, dont jo ne parloie pas devant , c'est de bonnes [bornes] csracier et puis rasseir, en autrui déshéritant por sni aheriter, braum. xxi, 17. I]xiv •; H ■..• nfT.irri .!<• lasesracier, ORraMi, Eth. **
resgié une bonne [borne] en - CAMr.E , arroacare. Il XVI* a. Ce mawj ra)>-
porunt le* choses k la raison et... V ^ ^r-
racher les enfants du sommeil tout violence.... id. i, ••!. On ne me y de l'oisifveté, m. i. 4»8. On leurarracnc lo cœur ci les entrailles, m. i, «i*. Tout cela *e Caiot pour arracher de leur bouche quelque parole '•■ ■ '«î-rii soldat luy avoit arraché ce dm de luy
restoit,iD. n, 48. Klla s'arracha d'ale: sieste
son bandeau royal, antot, LnaM. ai.... Un daeil que la tempa n'a pouvoir D'arracher da ta souvenance, aoHB. ata.
— CTYM. Piovane. araigar, oraitar, amigmar, etraigar; ane. cauil. arrayfor; aspagn. anrai'yar,poriug. arrrigar. La forme «rocàrr répond k o^radieart; la Corme «srachtir k aHBili'aan, da radix. racine (oomp. BAcm).
t ARRACUIMOIfDB (a-nK!ha«n-d'), *. ai. Tachnoiogia. Outil lervant k retirer da Iran da sonda laa frairments do U tiga, quand alla aa brisa
Ir - - -
ou
ARRAOJECR, nm (a-ra-chaw, chaA-c^, i. m, et f. Il 1* Celui, eeUo<i«i arradia. tn anachaur da daots. Il ramill^rama■L Nantir «Moattai amchaor dadanu, se dit d'un bOBBM q«i ■aat avae «(non- ] I* Tanna d'IfiioiiltaM, Anacbaur da pa«-
foni^ g Au pbtr. Daa arrache-aonda
ARR
ARR
ARR
mes de terre, instrument d'agriculture. || 3° Arracheuse ou éplucheuse, ouvrière qui arrache le jarre des peaux de castor.
— HIST. XVI" s. Plusieurs tourmentés d'une extrême douleur de dents, voyans arriver l'arracheur qu'ils avoient envoyé quérir.... paré, Introd. 25.
— ÉTYM. Arracher.
t ARUACUIS (a-ra-chi), s. m. || 1° Terme de jardinage. Plant arraché. Il 2° Enlèvement frauduleux du plant des arbres.
— ÈTYM. Arracher.
t ABRACHOIR (a-ra-choir) , s. m. Instrument de forme variable propre à arracher les racines des arbres, les porches de houblon.
ARKAISONNÊ, ÊE (a-rè-zo-né, née), part. passé. Arraisonné par ses amis. || Vieux.
ARRAISONNER (a-rè-zo-né), v. a. \\ 1° Chercher à persuader par des raisons. Tandis que j'arraisonnais M. le duc d'Orléans, le roi consultait et sa famille et son conseil, st-sim. 241 , 209. M. du Maine me voulut arraisonner sur le lieu où nous étions Montrevel et moi, m. 34( , 216. |J Vieux en ce sens. Il 2° En termes de marine et de police sanitaire, s'informer d'où vient un vaisseau et où il va.
— HIST. XI' s. Moût fièrement Charlon [il] enaraismie, Ch. de Roi. cclviii. || xii* s. Moût durement fu d'els [eux] araisonez, Rone. p. 143. Charlon [il] apele, prist l'en à arraisnier, th. p. <«B. Entre vus et le rei avez este medlé ; L'apostolies l'en ad sovent araisuné; Li prélat del reaume l'en unt amonesté, Th.lemart. 84. Hxiii-s. U rois puis l'araisonne moût debonairement, Berte, ex. De mainte chose i fut Berte moût araisnie , ib. cxix. Comment on doit araisonner son seigneur, avant que on ait bon appel contre lui, beaum. lxii, i. \\ xv« s. Ils entrèrent en sa maison [à Philippe d'Artevelle] , et lui araisoneront et remontrèrent comment la bonne ville de Gand estoit en grant nécessité d'avoir un souverain capitaine, froiss. ii, ii, <02. Si advisa temps et lieu au plus brief que il put arraisonner les Genevois de ceste chose, Bouciq. m, ch. 3. || xvr s. 11 estoit singulièrement aimé et bien voulu de la commune, pour une gracieuse façon qu'il avoit de saluer, caresser et arraisonner privéement et familièrement tout le monde, amyot, Cxsar, 4.
— ÉTYM. Provenç. arraionar; anc. catal. arrahoniir; portug. arraioar; du bas-lat. arratiocinare (voy. Â et raisonner) ; d'où la double forme arraisoner et araisnier.
ARRANGÉ, ÊE (a-ran-jé, jée), part, passé. Il l°.Mis dans un ordre convenable. Tout est ici trèsbien arrangé. Il ne se passe, à l'intérieur des animaux, rien de suivi, rien d'ordonné, puisqu'ils n'expriment rien par des signes combinés et arrangés, BUFF. De l'homme. \\ Familièrement et par ironie, qui est dans un mauvais état. Vous voilà bien arrangé! Voilàdes habits bien arrangés! || 2° Apprêté, affecté. Cet homme a toujours un air arrangé. Ceux qui veulent faire les articles trop arrangés et trop formels, boss. Lett. ahb. 84. || 3° Réparé. Une montre arrangée par l'horloger. || 4° Rangé, en parlant des hommes. Vervins était riche, arrangé , et ne fut jamais marié, st-sim. <39, 32. Un père de famille, un homme arrangé, buff. Exp. sur les Yégét. î" mém. Il On dit maintenant rangé en ce sens. Il 5° Terminé à l'amiable, accommodé. Duel arrangé par des amis communs. Ledifférend ayant été arrangé. Les deux adversaires arrangés après bien des pourparlers. || 6° Convenu. Une partie arrangée pour le lendemain.
t ARRANGEANT, ANTE (a-ran-jan, jan-t'), adj. Qui arrange, qui n'est pas difficultueux. C'est un homme arrangeant. Une marchande arrangeante.
ARRANGEMENT (a-ran-je-man) , s. m. \\ l'Action d'arranger. Je l'ai chargé de l'arrangement de mes livres. || 2° Disposition, ordre dans lequel on I)lace les choses. L'arrangement des mots. Par quels progrès notre corps a reçu l'arrangement et la vie, MASS. Vérité. En considérant l'arrangement de l'univers entier, VOLT. Uemnon. \\ 3° Ordre dans la dépense. Cet homme manque d'arrangement. Il faut mettre plus d'arrangement dans vos affaires, dans vos dépenses. Je puis me priver en trois moisde vingtcinq francs , mais non de cinquante ; chacun a son arrangement, did. Lett. à L.... \\ 4" Mesures prises pour arranger ses affaires ; mode de payement. Prendre des arrangements avec ses créanciers. || 5» Mesures qu'on prend pour arriver à un but. Je viens de fai re certains petits arrangements, sÉv. 539. L'exprès leur apprend qu'il faut se réfugier dans la maison d'un pauvre gentilhomme, et quelàon verralesarrangements que l'on pourra prendre pour leur sûreté, volt. i.oi.'fsJF, 25. Il 6° Conciliation. Au lieu de plaider
et de nous miner, faisons un arrangement. Si l'on peutveniràun arrangement. || 7* En termesde musique, disposition et presque toujours réduction d'une composition faite pour un ou plusieurs instruments, de manière qu'elle puisse être exécutée par un seul instrument ou par plusieurs instruments différents. Dans un bon arrangement on perd sans doute les effets de timbres et ceux des masses; mais la mélodie et l'harmonie doivent se retrouver entières ainsi que l'expression. Il 8° En algèbre, ordre dans lequel des lettres peuvent être placées l'une par rapport h l'autre. Arrangement de six lettres , deux à deux, trois à trois. Les six lettres ab c d e fsont susceptibles de sept cent vingt arrangements.
ARRANGER (a-ran-jé) , nous arrangeons, j'arrangeais, j'arrangeai, arrangeant, v. o. ||1° Mettre en ordre, disposer, régler. Arranger ses affaires. Arranger un voyage. L'art d'arranger les mots. Il n'eut pas le temps d'arranger ses raisonnements. Cet homme a bien arrangé sa vie. L'économie arrange les affaires embarrassées. Ces politiques spéculatifs qui arrangent suivant leurs idées les conseils des rois , et composent sans instruction les annales de leur siècle, boss. Duch. d'Orl. La manière dont on arrange les trois premières monarchies est visiblement fabuleuse, id. Hist.j, 7. Tâchez d'arranger vos intérêts domestiques le mieux que vous pourrez, montesq. Corresp. 7. || 2° Mettre d'accord. Dansles bourgs, les notables arrangentlesdifférends. Arranger un mariage . 113° Convenir à , agréer. 11 n'est aucune loi qui arrange tout le monde. Il répondit que ce mariage ne l'arrangeait pas. Cela m'arrange à bien des égards. || 4» Réparer un objet qui est en mauvais état. Envoyez cette pendule chez l'horloger pour qu'il l'arrange. || 5° Orner, parer. Tandis qu'elles se font arranger. || Ironiquement, maltraiter. Tu serais arrangé comme tu le mérites. Je l'arrangerai de la belle manière. || 6» En termes de musique, mettre à la portée d'un ou de plusieurs instruments ce qui a été composé pour un ou plusieurs instruments d'une nature tTifTérente. On arrange souvent pour le piano une ouverture d'opéra. Hummel a arrangé en quatuor deux symphonies de Beethoven. || 7° S'arranger, v.réfl. Se placer en ordre, se coordonner. Tout s'arrangea parfaitement. \\8' Se mettre dans une posture convenable pour faire quelque chose. Il s'arrangea dans son fauteuil pourdormir. Il 9° Se préparer, prendre ses mesures pour. Arrange-toi pour que rien ne lui manque. Je m'arrangerai en conséquence . Comptant sur de la colère , il ne s'était nullementarrangépource sang-froid, J.-J. rouss. Ém.ii. Il Familièrement. Arrangez-vous comme il vous plaira ; c'est-à-dire faites ce que vous voudrez, réglez vos affaires à votre guise, je ne m'en mêle pas. Au reste , arrange-toi , fais tes réflexions : Je t'ai dit ma pensée et mes conditions, gress. Le Mech.i, i . \\ 10" Être terminé à l'amiable, s'accorder, s'entendre. Si les choses peuvent s'arranger. On décida que les consuls s'arrangeraient entre eux pour tenir les comices. Il vaut ftiieux s'arranger que plaider. || 11° Se contenter de.... Je m'arrange de tout.
— SYN. ARRANGER, RANGER. Arranger ne diffère de ranger que par l'adjonction de la préposition à. Arranger est donc ranger avec un certain dessein. En effet, ranger, c'est mettre une chose, une personne dans le rang qui lui appartient, et qui est déterminé d'avance : on range des livres dans une bibliothèque, on range des soldats. Arranger, c'est déterminer cet ordre même dans lequel on range.
— HIST. XII* s. François s'arengent, si se traient arier. Bat. d'Aleschans', v. 7755. Entour lui [il] voit ses homes seïr et arrangier, Sax. vi. || xiii' s. Et furent tuit arengié li uns encontre les autres, villeh. Cil. Renart respont : or vous soufrez. Tant que li moine aient mengié. Qui as tables sont arengié, Ren. 784. Et il et ses chevaliers saUlirent de la galie moult bien armez et moult bien atirez, et se vindrent arranger de coste nous, joinv. 2t5. Es vous mil chevaliers armés. Qui s'arengent sur les fossés, Blancandin.
— ÉTYia. Provenç. arengar, arrengar, arenjar; anc. catal. arengar; de ad, à, et ranger.
t ARRANGEUR (a-ran-jeur) , i. m. || 1° Celui qui donne une forme définitive à un canevas, à une ébauche, à une idée. Il 2° En termes de musique, celui qui arrange une composition musicale pour un autre ensemble de voix ou d'instruments que la combinaison primitive.
— ÉTYM. Arranger.
ARRENTÉ, ÉE (a-ran-té, tée), part, passé. Domaines arrentés.
ARRENTEMENT (a-ran-te-man), s. m Action de donner ou de prendre à rente.
— HIST. xvi" s. Le vassal peut démembrer, bailler à cens et airentement son fief sans Passons de son seigneur, jusqu'au tiers de son domaine sans s'en dessaisir, loysel, 644. Par laps de temps leurs voisins riches, soubs noms de personnes supposées, trouvèrent moyen de transférer en eux les arrentements, amyot, Les Gracques, io.
— ÉTYM. Arrenter; provenç. arrendatntn; calai arrendamcnt; espagn. arrendamiento ; portug. arrendamento.
ARRENTER (a-ran-té) , v. a. Donner ou prendre à rente.
— HIST. xiv« s. Et les arrentez ou abosnez doivent, chascun an, deux moitons froment, du canoe, arrentare. \\ xv° s. Et y establit chanoines pour Dieu servir; et les arrenta et approuvenda bien et largement, FROISS. I, 1, 2)3.
— ÉTYM. 4<ld, à, et renier; provenç. et espagn. arrendar.
ARRÉRAGER (a-ré-ra-jé) , v. n. S'arriérer, être en retard de payement. Il ne faut pas laisser arrérager ses rentes. Il ne faut pas se laisser arrérager.
— HIST XIII' s. S'il n'est ainsi que le [la] quercle touque le segneur, et qu'il ne fusl arrieragiés de son droit, par le délai des parties, beaum. lxv, 8.
— ÉTYM. Arrérages.
ARRÉRAGES (aré-ra-j') , s. m. plur. Ce qui est échu d'un revenu, d'une rente, d'une redevance. Pour achever de payer ses arrérages, sÉv. 29. .Sa grande application à entrer dans le produit effectif des revenus du roi le mit en état de faire payer, dès la première année qu'il fut à la tête des finances, seize millions d'arrérages des rentes de la ville, fonten. Argenson.
— REM. Ménage signale comme mauvais arriérages que plusieurs disaient, trompés par arrière. Arriérage, qui est un archaïsme, vient en effet d'arrière; arrérage, qui seul est adopté par le bon usage, vient d'arrère qui s'est dit autrefois. C'est une inconséquence de la langue de n'avoir pas, en bannissant arrère, banni aussi arrérage.
— HIST. xiii' s. Et par cest assenement me ont il clamet quite de tous les arriraghes, tailliar. Recueil, p. 308. Quant li segneur n'ont par jugement ce qui lor estoit concelé ou fortrait de lonc tans, 11 souget sont tenu à rendre tous les arrierages, beaum. XXIV, 9. Il perdroit ce qu'il en seroit venu et les arrierages qu'il avoit levés puis le [la] mort de son devancier, id. vu, 8. ||xiv" s. Pour cause des arrérages de trois années d'un arpent de vigne, nu CANGE, aubenagium. || xv° s. X tant pour services et gaiges, Auront trois cens maulx jours de rente Par an, avec les arreraiges, ch. d'orl. Bal. 86.
— ÉTYM. Voy. ARRIÈRE ; proveuç. areyrage, arreyrage.
ARRESTATION (a-rè-sta-sion; en poésie, de cinq syllabes), s. /". Il 1° Action d'arrêter une personne en vertu d'un ordre, d'un jugement. On a fait de nombreuses arrestations. || 2° Etat de celui qui est arrêté.
— HIST. xii* s. Mort [il] le trestourne sans nulle arrestison, Ronc. p. 76. Entre ci que as portes n'i ot arrestoison [de l'ennemi], Sax. viii. ||xiii= s. Li serjant s'en retournent, n'i font arestoisons [ne s'y arrêtent pas], Berte, xxiii. || xiv s. Vat s'en li espaignol à coite d'esperon ; Droit de ci à Toulette, n'i fist arrestison, Guescl. 893t.
— ÉTYM. Voy. arrêter; provenç. arrestation. Arrstoison est la forme ancienne pour arrestation , et avaitle sensde arrêt, retard, dans le vieux français, qui avait aussi arestement, arestance, arestée.
ARRÊT (a-rê ; le t ne se lie que dans la prononciation soutenue: un arrêt infamant; dites : a-rêt-infamant; mais on dit sans lier : faire saisie et arrêt entre les mains de quelqu'un; on a fait arrêt eu sa personne et en ses biens) , s. m. || 1° Action d'arrêter; effet de cette action. L'arrêt des affaires commerciales. Le médecin a reconnu un arrêt dans la marche de la maladie. || Fig. Il n'a point d'arrêt ; c'est un esprit sans arrêt ; c'est-à-dire c'est un homme léger, et sur lequel on ne peut pas compter. Maisces jeunes bergers, si beaux et si chéris. Sont meilleurs pour amants qu'ils ne sont pour maris; Ils n'ont aucun arrêt, ce sont esprits volages, Qui souvent sont tout gris avant que d'être sages, racan, Berg. Silène, I, 3. Mais l'homme, sans arrêt dans sa course insensée, Voltige incessamment de pensée en pensée,B0iL. Sat. vin. Vous êtes sans arrêt, faible, vaine, légère. Inconstante, bizarre, ingrate et mensongère, VOIT. Po^i. Il 2° Temps d'arrêt, se dit de courts intervalles ou repos dans des mouvements qui doivent s'exécuter avec précision. || Par extension, interruption, suspension. Il y eut un temps d'arrêt dans les
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par UqiMll* !• «Tâller »rrti
par hqtMlto i* cberaJ t'irrtle. i. arrçiuoiicirc o]«ré
KraduaOaiMni, auurrancbement, mm qua la eonw
(lu eaTiDer *a déplaça d'una lnlni^''■ ' — nsibb.
Il i-enphyiiologia, irrAlda dé\ . tra-
vail physlobffique ou patbalORiqiJu , rompt
In rormiUon n'un organe et l'arrAta à uu ûts^ré lii- K^neur. || •* Kn tarmas da cliajae, action du rlnpii i|iii irrCla lu nihint. Votra chien garde bien l'arrOl. \f> rhinn m cfi iirrtt. jj T* Pi&ca du ban.aii oâ un t «a lance. Il mit U lance an arlancaanarrét, èir« aur laqui-rire.
jf • 1- u-> M M jii' wiit obligâd'étre la lance en arrtt «iir !i "i iMv' i\i- l'r(i\<'iice,stv.M>. jj t* Petite pièce qui srrflo lu n:«Mjrt >runearm<! h feu, le pAne d'une iHimire,lemoaT«mrii( d'une montra. jjGaniie, poin: placé I reilrimlté d'une ouverture, pourempéclier qua la linge ne aa déchire. || Kn tonne* de larrurerlo, petite brocha en fer, ponte par une chaînette, l>nur orrCier une penienne. Petit talon qui entre dam ie« eneochei ou ptne. Ij Kn tonnes de lalleria, courroie d'arrêt, calle qui e»t «tiachéo au harnais (le derrléra, aenrani au cheval & arrêter la voilure. •* En termeii da musique, point d'arrfit, point 'orgue. Il 19* Dana l'escrime, coup d'arrM, coup pria sur une marche avec opposition, jj 11* l'élit ados qui coiine une allée plate en travers, pour empêcher que les eaux ne U dégradent. || 11* Pieux trarenés de pifrcea de bois, et destinés à arrêter lo bois qu'on a jeté à bûcha perdue sur les petites rivières. Il 13* En termes juiliciaires, saisie de la personne on (tes liiviin. Un a fait arrêt sur sa personne •t sur ses biens. || li* Maison d'arrêt, priMn. || S. m. piur. Kn termes militaiies, punition, dércnsc faite à un militaire de sortir. Condamner aux arr£ts. lA'rcr les arr^'is. Senantcs est aux arrALs, iiahilt. Cramm. 4. Les direcicurs pouvaient meure aux arrêta, interdire mémo les brigadiers de cavalerie ou d'infanterie, st-sih. 2t, 33. || Arrêts forcés, défense absolue de sortir; arrêl.s simples, défense de sortir aux heures où l'on n'eut pas de service. || On a dit autrefois en arrêt ce aue nous disons aux arrêts. L'alibê Iiiibois trou^-a le prince de Galles en arrêt dans son appartement, bt-sim. 4'&, lOl. Le roi le fit mettre en arrêt en votre maison, pasc. Prov. I3. Il IB* Dêriftion rendue par une cour souveraine. Rendre un arrêt, l'runoncer un arrêt do mort. Obtenez un arrêt, comme il faut que je dorme, hac. Plaid. i,*. Pour rendre en sa faveur un arrêt injuste, PASC. Prot.n. Selon ou plus ou moins , Jean donne ses arrêl.i, HeoMun, .Sot. xv. || Par extension. Vcson lui a signifié son arrêt [lui a annoncé qu'elle n'en reviendrait pas] , stv. i4d. || Décision d'une puissance, d'une autorité quelconque. Biontêt ton Juste arrêt to sera prononcé, rac. Kiih. m, s. J'attendrai mon arr^t; vous pouvez comm.inder.iD. Hithr. IV, 4. Non, ne n'voquon» point l'arrêt de mon courroux; Qu'il périsse... 10. itndr. v, i. Il vaut mieux que lui-même Kntunde son arrêt de la bouche qu'il aime, id. Bril. li. 3. To<ites ... disputant un si grand intérêt. Des yeux d'Assuérus attendaient leur orrêt. l'n. F.tlh. i, t. J'iittend* donc mon arrêt sans qu'on mn le prononce, cohn. Iléracl. m, 2. Par un arrêt des Dieux sa tête est condamnée, crebillon. Idnm.M, I.Son peuple, dont il li, r.irrétdans l'accès de sa vision, mass. Etienne.
— IlIST. xiif s. Sans demoMnce et sans arrest jdélai], X la knmle idanse] me suis pris, la Uoie. 7iia. niaus «mis chiers, se il vous plest. Passés la bain sans artest Por l'odor des roae* sentir, ib. laio. Je voil [veux] qu'il ait la compaignie Del- Ariiwil, piiiv^ue il vous plaisl; Ge n'i métrai iamùs »'■ :')«. Ou s'il II a fet fere ar«at par le s<v
f;r iiiempeecemcnt sanlavIe.BBADM.vi,!!.
Il XV- s. r.i se départit cil coo<4ii sans avoir nul certain arreat. Tort que de tenir la siège, raoïas. ii, II. I. Bmui laignaurs, ne panaex pas an f^ir, monlr«x hu) qu« voua soyez gêna d'anrest et de prouesse , •t vuda Toa eorpa et vos membres aux aipées et aux annoraa, m. ii, m, «». || zvc s. Ccst un cominvn vie* des hommes, d'avoir leur viséo «t arreat " train auquel ils sont nayi, mont, i, M*, lia '• chocqwr le* eapéea en arrcst avm} telle opiniaitrai* qu'ils rompirent et roir. : " le»
"o*» tw»i tfAi'». Ilitt. I, i«o. Il . rt>
y— ***« faaaa creux sans haie qni . Arrcitrrent "■•?••■•• •■■■«lia qui Brenl beau fnn sur l'ar- JJ**; •«•■••l «Ml là CDurtina, m. H. u, »m.
i!"' 'y "* *** r** T'"*' P*" •>" Wfm^UfTM na MM* q«l hbmx lea mesmos armta et •VMMMqM hi., « lo«M».fc«a l'o«iii«|iMa, d« peur
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de lui donner l'allarme, m. ib. il. *41. L'eau wlant accrue par l'arrest des moulins du marais, id. ilt. III, 10. Ces deux s'estaiis défilez d'un coup de lanee avant mettre U roam t l'^apée, l'isle coucIm •n arrast, l'autre aima mieux se fler en sa JutUaa, et prenant sa carrière.... lo. ib. m, <sa. Un Inquisiteur de la foy n'a capture ou arrust en ce royaume, sinon par l'ayde «t authorilé du braa séculier, p. prmou, S7. M. d" Uourlion, avurly da l'arrest [arrealation] fait sur la personne de l'evaaque d'Autun.... M. mi nru.. 8!>. Oiseau iuger qui vola d'heure en heure. Sans foy, sans ioy, sans arreat ny demeure, ROiis. 70t. Esloquaauz ou arreala desdilea gaschaltes au milieu desquallea sont chevilles pour arrestnr losdites gaMhettes, par<, zvii, <a.
— RTYM. Provenç. arrrii; eapagn. et ital. arrmto. On lire souvent ce mot du grec &|>iaT<> ""• -•»'•■fln un arrêt, une résolution; mais, o voit pis comment ce mot grec se s<':
dans la langue, il est impouible d* aéjiarer orrél ù'arréier (voy. ce mot).
t ARRlvTANT (n ré tan), i. m. Morceau de fer du métier à l>as, emi'êcbant un crochet de passer outre.
t. ARRETE, ÉB (a-rè-lé, tée), jNirf. patti. Il 1° Empêché d'avancer, d'agir.- Ai rété dans sa marche, dans ses desseins. || 1* Fixé sur. Quel surcroît de veiiKeance et de douceur nouvelle De voir sur cet olijot ses regards arrêtés, hac. Baj. iv, 6. Il 3* Saisi, fait pritionnicr. .'.rrêté dans sa fuite. Il i* Qu'on a fait cesser. Hémorrhagie arrêtée. Il S* Résolu, décidé Dessein arrêté. Plan arrêté. [•uisque c'est un parti irrévocalilement arrflé. C'est une chose arrêtée. Opinion bien arrêtée. 11 n'a fia» d'iiK'Cs arrêtées. Tel est le sort du monde entre nous arrêté, volt. Tritimv. i, 3. La paix avoc tous deux en même temps traitée. Se trouve avec tous deux à ce prix arrêtée, corn. AHila, i, 2. Sans doute ils n'ont aucun dessein irarrêté,PASc. Pror. 6. Le Salnt- Ksprit de.scond au temps arrêté, Boss. Iliit. u, 7. Ceux qu'on nomme chercheurs, & cause que dixsept cents ansaprês Jésus-Christ, ils cherchent encore la religion et n'en ont point d'arrêtée, id Heine. dAnglel. Il 6* Kn termes de |«inture, ouvrage arrêté, ouvrage auquel il n'y a pitu rien S retoucher. || 7* Kn termes de blason , arrêté est la même clioso que raccourci. Ondit aussi qu'un animal est arrêté, quand il estdebo'it sur ses quatre pieds, sans que l'un avance duvant l'autre.
3. ASR&rfi (a-rê-té), «. m. || 1* Résolution prise dans une assemblée déliliéraiitc. |j 1* Décision de l'autorité administrative ou judiciaire. || 8* Arrêté de compte, règlement déflnitif d'un compte.
ARRETE-BOEUF (a-rê-te-beu(), ». m. Nom vulgairo de l'ononis spinosa, plante indigène qui crott dans les terrains cuUivés, et dont la racine est réputée diurétique.
— HIST. ivi* s. Arreste-bflcuf , herbo cognuS du lalmureur, par eux ain.si premièrement appelée, pour l'empcschiiment que les racines lui donnent en labourant, jusqucs à arresler les Ixi'ufs; elle est des Grecs ditte ononis, o. de serres, CI4.
— ETYM. Atn'ter, bauf.
ARRÊTER (a-rê-té. et non ar-tê, faute commise dans plusieurs provinces), t>. a. || 1* Empêctcr d'avanrcr, de m.ircher, retenir. Arrêter un vaisseau. I.;i Hotte était arrêtée par le mauvais temps. I.a foule r.irrêla quoique temps h son entrée. Le rclrandicment arrùta l'ennemi. H faut arrêter la pendule, pour la rom.ntre à l'heuro. Dans la première enceinte il arrête ses pas, vui.t. /.a\Te, t, 8, Ne partais-jn pas, Si Titus, malgré moi, n'eût arrêté mes paaT RAC. Mr^. tn, 4. Depuis troisr.nsdans Rome elle arrête vos pas, .'O. i6. l, a. Jemesuiséchappéo Tandisqu'i l'arrêter samére est occu|>éc,iD. ffrif.iii, 7. Usait qu'en peu de jours Ces flots que rien n'arrête.... iiitiiAiin. Exilé. L'hiver ne l'avait pas eiïiayée quand elle partit d'Angleterre; l'hiver ne l'ari^te pas, onre mois après, quand il faut retourner auprès du roi, II05S. Rfine d'AngUl. Quand ce grand Dieu a choisi quelqu'un p^^'ir 1 1-.^ ln,vi,i.ni..iii île «•a desseins, rien n'en arr.' que J'aimai toujours, ne p<"r mondeat du bruit, goôterPombra et le m'arrêtera sous vos sombres aiilea I la i U. Vous voilà donc parti pour la b< suppose que la galerie de Klorenee ^ longtemps , MMnao. Corrui ;-■■■»-• parUni daa parwnnet et ir
ooalque eiioM m'arrê*'' ' . .^..io
da prifH. Om Mb 11' i«con-
Mwalion M peut l , r d'agir
coffliBe il l'a téaota). Le cbirurgien an^U le nng qui
ARR
couJalL Arrêter le feu ou l'IiMndi*. U dinicullé qui arrêuit le roi, rtjt. T^Um. xiv. Ton insolent amuur, qui croit m'éi>uuvsuier. Vient d« litiar le coup iiue tu veux arréler, rac. IpMg. i», 7. L'ai»daee d'une femme, arrêtant ee coocoun, En des jours ténébreux aehangé «m baanz iaws.i». Athai. I. <. Olui qui met un frain àla tnrnu daa flou Sait aussi des méchaats arrter !«■ oomplou. t; ib. Ma fuite arr«i«n voa diacordaa EUalaa, m. Arii ■II, a. J'arréul de sa mort la nouvelle irun k-oi . ID. ib. IV, 1. Deux mots de U U/ colère, coM. 6'id.ii, a. Ma bonté i», mon devoir, id. Iléracl. i,i. VasUcUss cuiutU*, qui leitls ont arrêté Le bonheur friiiiiisaiil de nom liberté, id. 6'tfina, m, *. Il but que Dieu, par aa puissance, asaujetiiase et lie, pour ainai dire, Mlle
'(isa indocile, pour arrêter aaa Motrariètéa al
iignaiMM, PUCR. Panif. a, p. »ui. U m •jii aipi.iaei aux yeux da notn^ liif-iif.iit^ur ou\ puisse arrêter aM grtees, MA ' sais qui m'arrête et retient moi IV, I. Car enfln qui m'arrête' rance Demanderais-je encor ''.
ID. Baj. Il, «. Il Arrêteravec un miiiiiu! laissé d'en être un peu booteux, et cela
il-- -' ■• - /'-tfr.téie. ||8* Mami---iiit..i«-
( n sont arrêtés par dea poids.
.'i I' <■!.<,»<. Arr*tezeevolet
'- n cousant,
r ,r.,:if;oni