ASSIGNATION
|l' l'apier-m- M la valeur èUit aiii-
nVit douaire mission de
,.,,.,., ... ..Jt.ou aeule-
ilel, i.o\»FL, M».
lii- tisiiiiniirr . asiiinier.
i", do cinq
lYlUbej),»./'. |U*A ipnjpmctM
d'unedetle. Il Mandai, or.lre(Hiii!f<>i . : m - •Mlgnte fur un certain fimil». On ri, ,:,».• ., . Mir des arrAniKe». sur 11^ ' "f-
donne que rabondanc/* < aux
nécessiteux sur le sup<T
firo' e j'.
paraître par-devant
jour. Il ir Par cxlonsi..
rèmnl, avec promcMe il' ,
tous les jours à l'assignation, aoahh. limn. coin.
ch. ». Le roi s'âlant rendu à l'asiiigiialion «[u'elle lui
donna, luix a* Due. lur la Cour.
in5T. nv* a. En tcles chose:) n'a pas certaine flif lin terme ou as-signacion de di»m 'h. m. Il XV' ». El furent 1ns sei- K- . u...^ ........ .,,. . I...
V !is;de telles asitgnalions ne Mis-jel>as
■ urs en furent payé», ni comment,
u , 11, »o». Il xvr ». Se trouver le» pr«"
irnation (r^ndej-vmi»] , mont. 1, 51, Ni
[: ,.!.'" ■ lance u uno
p lime le »c-
{) .1! .^^sl^l^lllllu •...,• ... ..
r r, Lurul. »♦. Si
lit..; ...... . à l'assignation, : ,
bauille rangto Im uns devant les autres, lo. Marius, «a.
— ÊTYll. Provenç. atsignniinn; cspagn. Oiignaciim; ital. (uiegnationt ; de assignalionem (voy. as-
nONEK).
AS.siGNfi, ÊB (»-«l-gné, gnée), part pat$é. Il 1* Iniput* sur. Une rente assignée sur un bienfond.i. Il t' Cité devant h justice. A.<wigné comme
témoin. Un «'•' ' i. t., <■... nwigné dans son
manoir par nper le poing,
CBATEAOB. C ■ . - i'e< f.lll'!....yui
toujours a.vsigiiants et toujours as-ii». nt de-
meurent gueux de vingt procès gnp /p. II.
Substantivement. L'assigné qui ne coii.praîl pas.
Terme d'aneienne iurispriilcnce. Décret d'assigné pour être n ' mce de juge pour obliger
raccuséàiie; 1 personne. i| 8* Fixé. S»
tr ■■ '
, r.a. Il l'Affecter un fond» au
p,.; l'iirip .!|.tt,. l'Ir I /-s .ii'KfS
que vous avez as-^ Mot. Vnurt. II, 7. .
ses dettes, «tOKira, .S'il. xiv. || i- tliter |>ar un exploit à comparaîtra devsnl le jus»» II fsnl l'indigner à huitaine. ^ Tons dois rien; Fi pondn ' '
J'uslK
SM. XV. u..i.^ ..v^
tu seras odieux , m. ^pi't. i iMr. Assigner k quelqu'un un signa k chacun son emploi. Un i ponr VeT*riitir>n rte^ trnTntii. .\s«i
• <!<•» evenemciiis. ![ l'mverDe. Ce payement .né Nf Imi lirouUU'nU d« U S«Im; U n'est gnimii ptritan.
- TOT. «• s. U daiM r» à ion gunt Mené, B U I tint d« boiUM ToimM. Ra«yt dt C. i47. Il «if s.
ASS
X u ptrflo li irelMTwqoes fii semons, et li jours ' : isdgné* derl' — '"'r àt Baint, sai. Kt fut
'unaMign/ ^^ monstrance, ûi. a«o.
!. ÎK-ni i . . le teigoor lor aura as-
or, Àu. de Jér. iju. Si
jnrs a«ipn/-s por le (la]
ignc la '■•111 ^1' j '1
^ U vraye vertu .-,
1.11 comm-" •-''■•'■ ! .... »...,. „.iun .' qui... iD. n'est pas le-
rendre et ce raison nu 1
1». ib. 4ao.
;ile nous ( < RI, nous le vous rciiiieruiiii, Ou iwjuIi^ noairit ••l le vous assignerons, Guetel. to«64. || xv« s. Donc fut pris et assigné un certain jour k cstr»i k r.anil, morsa. i, i, »«. || xvi* ». Dieu en a ordonné aucuns k salut, et assigné les autres k damnation cicrnclle, CAlv. Itutit. 7ï». Moyse assigne c«stc cause de leur redeiUption, que Dieif a aimé leurs pères, ID. <b. 7a». Pour le bastiment de l'abbaye, r,.Tri.'.iMlM.-i assigna, sus la recepte de la l'ivc, cutz au soleil, kab. Cor. i, aa. .'. . le lieu dé la battaiUe, moxt. i, >> . l 'Miiaiidé ses amis qu'il avoit assignez au cuii- . m I, «20. F.st il quelque trophée a.s»igné |iour \ci : iiieulx deu & ces \aincusT
ip. I jorts i leur p.issage, lu.
"-ient, B'a.'isigneat et
ilx, m. Il, lîi»
.mil on la sait sall, MAXOT, VI, at>».
,', PB. nE BOMIIVARU, lUbl. drt CharUi, a" sciio, l. li, p. a»7.
— ETYM. Berry, atrinir; wallon, atintr, faire signe; provenç. astignar; csjiagn. aiignar; ital. auegnarr; de adtignare, de ad, et ii'gnare, faire signe (voy. siomîr). On voit que owiffner et n - - <nfonilent. Le jr no se prononç.iil p.ns .i '•: ............ .1' ..., '"iKFLET, Gramm. i . __ . .. ju-
iiénée Lui fut pour maison as-
t ÀSM.MI1..AB1I.ITÉ (■' '"''.'■ f
Termp il'" plivsinlogie. O"' ''Tir »!H
tives, dans i'iir , un état voisin
j.ijs i!ii •.:(!. K.
t' ASSIMILABI.E (a-»si-mi-la-4)l'), adj. Qui peut
\TEnn, THICE (a
.(• ili'l.-iiti'iuf. Oui prij__.: .. . . lati
f .\^N| Mil \ i H , i\i iii-la-ur, ti-t*), odj.
Terme didactique. Oui tient à l'assimilation, qui s'y rapporte.
— HIST. xrf a. Les parties concoctrice», distributives, assimilatives et expiilsives, pabé, i, i.
— tTYM. Assimilfr.
ASSl.MILATinN (a-ssi-mi-Ia-»ion), *.^. || 1* Action
,](j p...', I.,. ,. .,,,-.,n «...n},1 iMn l i./> n.;^! t.i 1 1 :i I ,,ui
inju
mm.
corp.H vivant rc
sa .sulwt.nn'"'' 1'
tion, qui ■
un mnyp'
Ani"
ni<j>
soniif iju' i.i
même degré qn
Lition ctiangc In
lii>n en ce scn'*. || Oaiis l'usage rapprochant ou coi '
fénnisau fond, se n :,
rt.in» ri'ior«iirr,qui ili l.i-
nvec raMonner a fan proucioccr et meltrc un ac-
••"T. Ttn' ». L'alim'ent sera fiiit propre snbli partie, qui est la vraye assimilation,
.\N--lMII.KR ^a-««l-ml-I*1 , i>. a. || 1* r/wnparer. rappmc':.
trairwT l larmes ri.
tiance. I de iiibstA:
A.'îS
sanoe de convertir la matière «n leur pro)^,-« suIh
SI»...-,. ..t .1- .■..., ■„,i,.r ],^ parties des autres étrev ^ Tjcieurs, aurr. Amima\:t r.
]'f ' V niî»I.il»!e. \a r\\'\: .j*-i.
tend k assimiler i> ,
1er, r. r//I. !=e .
•usse sansr.
il- nous. Il i ^'a.s^irr; sembl'i
k un Ci'i i.iiii .'..'.Il .lu .^.iK': 'jii il> B '
— HIST. xvr s. il faut que lai lin/. .-1 fiché; floablement, qu'il ^
I seœIJUUe Ik la partii ' action de iVqnmae e kMtujiler ce nvenalile, ta. i, i*.
— ÉTYM. I 'le 'irf. k, et de nmau, semblable : rcinl.' ce mot).
ASSIS, ISE (n ; "iW. || 1* AsaU
dans un bon fauteuil. as^:s \-,r ics bancs de l'teole. Assis pr&a d'un malade. Dieu I que ne suis- Je aatiae k l'ombre des forétsT «ac. J'hèd. i, a. Et dans mon cabinet assis aux pieds des bStres, Faire dire aux .'.'<. IIS lies sottises champêtres, BQIL. .s.ii ■> ': V/lt in. Nos ancêtres assis dari' I, MASs. If/'onge. || Substai.
|uir jusis et levé, en se levant ou Il t* Posé. F^lifices mal aiais sur picrn» sur lesquelles la tour était t^miimpALs bien assis. Fortune assise sur •'. lionnes fermes. || S* Situé. La ville est uno colline. ||4* En termes de blaaon, ■'.
ricure ASSl-
lo posi''
ir
i« fliiirir.«li
M:iie. il Clievoi inrn aau> sur
. nu manépe, a la croupe
l'ace supé-
, .1 ^^l V > .1 i.ii'- j;" 11 -
.1 une montagne qui
.1,1 .,.. LIp ' s- l'n I r.
114* Au pluriel, .s nir les .i's's'»s. A;
mi« 1 1.1
je lia-ssincL
— HtsT. m' *. ni«f S»n«h«ul • mnut vaut miaus
rr 'ou pan de
r II est aa-
!.. et coo-
ASS
ASS
ASS
estoyt de trois doigtz, l'assieze par nombre de douze entre chascun ropos, rab. Garg. i, 63.
— Etym. Wallon, asize, verger (une chose à culture assise, fixe); provenc. asiza; d'assis (voy. asseoir). On conçoit que uneossise de pierres et les assises sont le même mot,s'aj5issant, dans l'un el l'autre cas, de choses ou de personnes qui sont assises.
ASSISTANCE (a-si-stan-s'), s. f. || 1° Présence, surtout en parlant d'un officier puhlic ou d'un prêtre. On donna tant au juge de paix pour son droit d'assistance. Le droit d'assistance du curé. || 2° Personnes réunies en un lieu, assemblée. Le prédicateur toucha l'assistance. Surtout qu'il se souvint dn faire à l'assistance Un discours.... la font. Fab. vi, 19. Le renard dit, au nom de l'assistance : Prétendrais-tu nous gouverner encor? m. ib. vi, 8. || 3° Le conseil d'un ordre religieux. || Dans l'ordre des jésuites, assistance, le pays ou la province où un jésuite fait la fonction d'assistant au général ou au provincial de .son ordre. Chacun des assistants doit préparer les affaires de son assistance. Un tel père est parti pour aller à son assistance. 114" Aide, secours. Donner ou prêter assistance à quelqu'un. Dont le pape avait imploré l'assistance, Boss. Hist. I, *i. X qui refusa-t-elle jamais son assistance? FLÉCH. Dauph. Mlle de l'Étoile leur apprit aussi les assistances qu'elle avait reçues d'une dame de Tours, SCABR. Rom. com. ch. )2. Un curé qui procure des a.ssislances aux pauvres, VOLT. ZJt'ai. xxvi, 3, Nous mourrons à vos pieds, c'est toute l'assistance Que vous peut en ces lieux offrir notre impuissance, CORN. Rodog. m, 2. C'est ainsi qu'elle parle et m'offre l'assistance De ce que Rome encore a de gens d'importance, id. Sertor. i, 2. Contre moi mon rival obtient mon assistance, hoth. Tencesl. m, 6. M'y exposer par une aveugle témérité, ce serait me rendre indigne de votre assistance, ce serait courir à ma perte, bourb. Pensées, t. n p. 84.
— HIST. XVI' s. Chascun de l'assistance ea ayant esté abbruvé cent fois, mont, i, 35. L'assistance d'un nombre de valets pasies et esplorez, in. i, 90. Celuy qui appelle Dieu à son assistance pendant qu'il est dans le train du vice.... id. i, 403. C'est une intelligence qui se refroidit par une trop continuelle assistance {présence], ID. iv, <0G. Privé de toute sorte d'assistance, d'aub. Vie, xxii. Je veux aussi protester devant Dieu en cette assistance, que mon intention est.... id. Uist. u, 245.
— ÉTYM. Assistant.
ASSISTANT, ANTE (a-si-stan, sUn-t'), adj. Il 1" Oui assiste. Il se dit particulièrement des ecdésia.stiques qui, dan? les messes solennelles, assistent le célébrant à l'autel. Être assistant, servir de prêtre assistant. || S. m. L'assistant, le prélat qui assiste le consacrant, lorsqu'on sacre un évêque. L'assistant doit jeûner la veille du sacre et se trouver à l'église revêtu de ses habits pontificaux, dûbois. Maximes canoniques. || Celui qui, dans plusieurs sociétés ecclésiastiques, aide le supérieur général dans ses fonctions et lui sert de conseil. Il Dans les séminaires, l'assistant est celui qui fait les fonctions du supérieur du séminaire, quand le supérieur n'y est pas. !| Assistante, s. f. Dans les communautés de femmes, celle qui, au défaut de l'abbesse, fait les fonctions quand la mère supé- ; rieure n'y peut vaquer. || Assistante, la religieuse qui est envoyée au parloir pour accompagner celle qu'on y demande, et ouïr ce qu'on lui dit. 1 2° S. m. plur. Les personnes présentes en un lieu. Un des assistants. On fit retirer tous les assistants. U ne s'emploie qu'au pluriel. On dit : un des assistants et non pas un assistant.
ASSISTÉ, ÉE (a-si-sté, stée), part, passé. \\ 1° Accompagné. U comparut a.ssislé de son avocat. U vint assisté de ses témoins. || 2° Aidé, secouru. Assisté de vos conseils. Les pauvres qui ne sont pas assistés. Au retour de la chasse, hier, assisté des miens, kotr. Yencesl. i, I.
ASSISTER (a-si-sté). j| 1° Y. n. Se conjugue avec l'auxiliaire avoir. Être présent. U assistait en per- . sonne. Ils ont assisté à un spectacle. Il assistera à la rédaction du testament. Tout Paris assista à ses funérailles. Il 2° V. a. Seconder quelqu'un en justice. J'assiste en justice un mien parent. J'assistais comme avocat le prévenu. || 3° Siéger comme assesseur, seconder dans un office. || i' Accompagner. Se faire assister par quelqu'un. Quand il fit ouvrir la porte, il était assisté du commissairede police. Et là d'une voix oliiire. Devant quatre témoins assistés d'un notaire, Il avouera.... BAC. Piaid. u, 4. || Assister un malade, Ir.i donner des soins, l'exhorter à bien mourir. Elle loulut assister ce frère mourant, fléch. Mont. \\ As- «iïtcr un criminel, lui donner les consolations de la
religion. || S'Aider, secourir. Je te prie de m'assister dans la peine où je me trouve. J'a.ssiste de mes faibles moyens un ami dans la gêne. Vous gouvernant ainsi, Dieu vous assistera, hégnikr, Sat. XIII. Et dedans le péril m'assiste en cette guerre, rotr. St Gen. m, 6. Entrons et m'assistez d'une heure de conseil, id. Antig. i, 3. Dieu sait si leszépliirs. Peuple ami du démon, l'assistaient [le follet] dans sa tilche, lap. Fabl. vii, 6. Le prélat garde ces aumônes pour en assister les veuves, les orphelins, chateaub. Génie, l, i, 8. || Familièrement. Dieu vous assiste! se. dit à un malheureux qu'on ne peut secourir; quelques personnes le disent aussi à ceux qui éternuent. Le prêtre [en officiant] vient à éternuer; il lui dit : Dieu vous assiste, labruy. U.
— HIST. XV' s. Réconforté et assisté très-curieusement do confesseurs, auxquels il certifioit avoir pleine vraie foi, G. chast. Chron. de Bourg. 308. || xvi' s. Assister à un convoy. mont, i, )7. Il est malaisé de cognoistre les volontez et pensements intérieurs de ceulx qui nous assistent [nous entourent , nous .servent], m. i, <33. Les femelles [de l'alcyon] asassistent leur masle toute leur vie , sans jamais l'abandonner, ID. II, <97. L'ame doit embrasser le corps, le chérir, luy assister, id. m, 40. Cestui-ci remplit l'Italie de sang et de vices, et ne trouva que trop de satellites et d'adherans pour lui assister, langue, 05. Lorsqu'il assistoit au supplice de St Estienne, id. 69. Les dames se trouvoient aux esbatemens publiques, et assistoient à veoir les jeux , AMYOT, Thésée, 22. Il envoya des gardes pour assister à son travail [accouchement], m. Lyc. 3. Celuy d'entre tous les autres qui plus luy assista en toutes choses, et plus luy aida à establir ses loix, id. ib. 8. Les polemarches sont certains officiers qui assistent aux roys à la guerre comme leurs collatéraux, ID. ib. 8.
— ÊTYM. Provenç. assistir; espagn. asistir; ital. assistere; du latin adsistere, de ad, à, et de sistere, être debout : être debout auprès. Sisto est une forme de sto (voy. stable).
fASSOCLABLE (a-so-si-a-W) , od;'. Qui peut être associé.
— HIST. XVI' s. Les mousches à miel sont compagnables et associables ensemble, de leur nature, TARÉ, anim. 7.
— ËTYM. Associer.
ASSOCIATION (a-so-si-a-sion ; en poésie, de six syllabes), s. f. \\ 1° Réunion de plusieurs personnes pour un but commun. Association religieuse, commerciale, littéraire. Les ouvriers forment des associations pour se secourir. Une association de malfaiteurs. Il 2° Fig. Association de mots. Association d'idées. Les animaux sont incapables de former cette association d'idées que seule peut produire la réfiexion, buff. De l'homme. \\ 3° Terme de rhétorique. Figure par laquelle on applique à soi ce qu'on dit des autres, ou aux autres ce qu'on dit de soi. On dit aussi en ce sens communication.
— ÉTYM. Associer.
ASSOCIÉ, ÉE (a-so-si-é, ée), part, passé. || l'Mis en union. A.s.sociés par la communauté des intérêts. Associé au commerce de son père. || Substantivement, .l'ai pris un associé. Vers ses associésaussitôt elle envoie,la FONT. Fab. 1,6. Il Dans quelques académies, un membre associé ou simplement un associé, celui qui participe aux travaux d'une académie sans jouir des mêmes avantages que les autres membres. Il Nom qu'on donnait, dans l'ancienne académie des sciences, à un grade inférieur à celui d'académicien. En <702, n'étant encore monté qu'au grade d'associé, fonten. Littre. \\ Associée, s. f. Religieuse de la deuxième classe, .dans l'ordre de la Visitation de Notre-Dame. Il 2° En logique, idées associées, idées qui se suivent constamment l'une l'autre, ou dont l'une réveille l'autre dans l'esprit. ||3°En physiologie, mouvements associés, mouvements consensuels; mouvements qui, sans notre connaissance, accompagnent les efforts volontaires.
t ASSOaEJlENT (a-so-si-man)", s. m. Etat de ce qui est associé.
— HIST. xvi' s. Que l'un ny l'autre prince ne pourroit par cy après faire traité sans le sceu et associement l'un de l'autre, m. du bellay, t7l.
— ÉTYM. Associer.
ASSOCIER (a-so-si-é), v. a. Au présent de l'indicatif et à l'impératif, associons, associez; à l'imparfait de l'indicatif et au subjonctif, associions, associiez. || 1° Mettre en société, en union, en partage. Il l'associa à son commerce. Tu refuses de m'associer à ta noble entreprise. U l'avait associé à son pouvoir. Pour associer tout le monde au crime. U associe b. l'empire le grand Théodose, boss.
Ilist. 1, II. Mon cfEui pftme de joie, et mon &rne n'aspire Qu'à vous as.socier l'un el l'autre à l'empire, CORN. Iléracl. v, 3. Mais je ne réponds pas d'un long respect en tous, X moins qu'il n'associe aussitôt l'un de nous, id. Pulch. iv, 4. X son trône, à son lit daigna l'associer, bac. Baj. n, 4. A ses desseins secrets voulut m'associer, id. ib. I, 4. X mes tourments je veux l'associer, id. Andr. ui, < Associer un frère à cet honneur suprême , id. Théb. 1, 3. J'associai ma vie à ses travaux immenses, VOLT. Fanât, i, 4. Cruels, a.s.sociez les pauvres à vos biens, M. J. chénier, Gracques.n, 3. Qui ne daignaient pas l'associer à leur table, la BRUY. B. J'associais mon cœur à tous les cœurs contents, st-lambebt. Saisons, printemps. || S'associer quelqu'un, le prendre pour collaborateur, pour aide. Il s'est associé dans ce travail un homme mtelligent Il 2° Fig. Unir, joindre, allier. Associer l'activité à la science. || 3° S'associer, v. réfl. Former société avec, se joindre à quelqu'un. Quoi! vous vous associezàun pareil homme? Ils se sont associés avec nous. Les animaux qui, dans la fable, s'étaient associés avec le lion. Il On a dit aussi s'associer de. Je me suis associé d'un fort honnête homme, régnard, Sérénade, 40. Il 4° Fig. Se joindre, prendre part. U s'était associé au crime de Catilina. Nous nous associerons à votre fuite. Je m'associerai à loutes vos actions. Pour m'associer à votre fortune. || S" Hanter, fréquenter. Il ne faut pas s'associer avec le premier venu.
— SYN. associer avec, ASSOCIER X. Associer avec, c'est former société; associer à, c'est joindre. Il associait le courage à la prudence, cela veut dire qu'il avait l'une et l'autre de ces qualités; il associait le courage avec la prudence, cela veut dire qu'il formait une union de ces deux qualités. S'associer avec quelqu'un ou s'associer à quelqu'un offrent la môme nuance, bien que moins distincte; mais elle redevient très-manifeste dans le sens figuré : nous associons quelqu'un à nos desseins, nous nous associons aux desseins de quelqu'un, et non atcc. Avec fait entendre que les êtres associés sont de môme ordre ; on s'associe avec quelqu'un , parce que ce sont des personnes; on s'as.socie à des desseins, parce que ces desseins sontune chose, et que à permet une généralité que avec ne permet pas.
— HIST. XIII' s. Et si est assavoir que li forniers doit associer loyaument les fournées, ducange, ossonore. Il XV' s. Comme le supphant se feust associé avec Estiennot.... id. associatio.\\xvi' s. X la familiarité de la table j'associe le plaisant, non le prudent, mont, i, 2i8. Société en laquelle les a.ssociés se plaisent fort de demeurer, langue, (98.
— ÉTYM. Provenç. associar; espagn. asociar; ital. associare; du latin associare, de ad, à, et sociare, joindre, unir (voy. société).
ASSOGUE (a-so-gh'), s. f. Galion d'Espagne, destiné à porter en Amérique le mercure qui sert à traiter le minerai d'argent.
— ÉTYM. Espagn. asogues; de aiogue, mercure, de l'arabe, aliibaq, le vif-argent.
ASSOLÉ, ÉE (a-so-lé, lée), part, passé. Disposé par assolement. Des terres bien assolées.
ASSOLEMENT (a-so-le-man) , s. m. Terme d'agriculture. Succession de cultures sur une même sole, établie à l'effet d'obtenir de la terre, perpétuellement et aux moindres frais, le plus grand produit.
ASSOLER (a-so-lé), v. a. Terme d'agriculture. Distribuer des terres labourables par assolement.
— ÉTYM. À et soie.
t ASSOMBRI, lE (a-son-bri, brie), part, pasié. Rendu sombre. Le temps assombri par des nuages. Il Fig. Pencher votre beau front assombri par instants, v. IIUGO, Rayons, xxxiii.
t ASSOMBRIR (a-son-brir) , v. a. || !• Rendre sombre. Ces arbres qui ont crû assombrissent notre habitation. || 2° S'assombrir, v.réjl. Devenir sombre. Le temps s'assombrit. || Fig. Dans la maladie, les idées s'assombrissent.
— ÉTYM. À et sombre. Ce mot excellent, que n'a pas le Dictionnaire de l'Académie, est pleinement en usage.
ASSOMMANT, ANTE (a-so-man, man-f), adj.
Il 1° Qui assomme. La massue antique était une arme assommante. Il 2° Qui fatigue, ennuie beaucoup. Travail assommant. Bavard assommant. C'est autant de pris sur l'assommante longueurdu temps, i.j. rouss. Ém.y. Il 3°Xquoion ne peut résister, répondre. Ils répondirent à cette question assommante par.... volt. l'hil. m, 201.
AS.SOMMÉ, ÉE (a-so-mé, mée), part, passe. Il t* Tué ou étourdi avec une masse. Un bœuf assommé. || 2' Fatigué, incommodé, étourdi. Je suis assommée desgraiidesnouvellesde l'Europe, sÉv. 234.