‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 195 sur 504 · AS · texte numérisé non relu

AS

. (»«»«M-iBao), «. m. AoUoo

ifMinmiinr. «Cabaun un aiiliiul.

— BUT. XVI* ». •— Aprtu, l« mâUili« l*»r na içty iiimI d«ftiB m* vint boucher l'oule, Et, dure, m'ao- ■ abU d'tMotoioeiueiil »i louid Qu'encorot aujourilTiui j'en r«iie deuii «oiird, koiu. «l».

•- CTTIl. Astommtr.

ASaOMJf a (•-•o-mi) . va. lll'Tuer avec une maiM ou avM qu«iqM oboM de lourd. AMommtrr un Uvuf. Il p BaUra a*M«icït. Le* officiera turcs la* ehavaiu at te poatiUon à coups di: TUUB. /lin. t». Ganle», je dtrondt qu'où l'auuuiuiu ; ViUin,diWil,eipIique-toi,uenAi«o. Contr. demariane. Il t'Fig. Incommoder, importuner, fatiguer. On 000* aaaommait de quo-itions. Notre maison de l'aria m'aaiomme, aev. 34. Ce «aint homme, Oui m'a.ssoffiiM Da làlln, v. nuoo, Bail. <i. U formalité dont on aaaomme une ambassade, volt. Êp. 30. Il 4* Affliger profondémenL La mort de H. du Mans m'a aasommie, (tv. 71. Je n'en puis revenir, et tout ceci m'as.iomme, MOL. TorMv,». |{ 5'Confoodre, réduire à quia. Vous nous a&sommuz avec vc» grands mou, mou Cn'lifuf,?. Ilcroyaitm'assommer avec aaint Augustin et lo* autres Pires, J. i. nous*. Cmf. II.

- HIST. xii* S. Si bruit li cox [coup] com foudre contre oré ; De trente maux [maillets] ne fust-il mivx lue, Kt li cheval* par desox aiiomé, Hat. d'Atrteluùu, a776. Il xiii* I. Le* inastiiis à un cliesne ni] lie, Oe la maçue les asomo, Hen. 17763. l'uis la dovtsa pw partie*, Oui puis no furent départies, Kt tout par nombre* aiomma, Kt set combien en la somme a, la /(ow, tevss. Maint ymage ai fait et forgii Dont nus n'assommerait le pris [ferait la somme, cdculerait) , ib. ÎHOI. Kt li ribaul l'assommèrent en tele manière; et quait il orent ce fcl, il prisreiit un basion de meliier [niHIer], ukauu. Lxix, le. De Rome vient ii max qui les vertus asome, RUTCB. 333. Il xiv's. Olivier de Clisson v fit bien sa Journée, Tout ainsi com bouchier a sa beste asaommée, Cueicl. aisi. Or m'i vaurrai prouver à tou* le* plus vaillans; Se je ne les assomme, je ne vau* deus besans, Baud. di Seb. m, en. Kt Bauduins respont : se vosire main n'ostcx. Je vous assommerai de mes deus poings quarrés, ib. viii, CM. ]| xv< s. Uns compains ostoit assommez [assoupi] Oui romnoit desiius uneescame, s. duch. )• IM du Jtu dit dit. AprU qtie le* comptes furent tou* assommez et rendus, du canoë, attumeri. Il xn**. Eschylus assommé d'un toict de tortue.... MONT. I. 74. De* ganonnrls que je voyois CMiorcber, asMmmer et meurtrir à quelque père ou inerti, m. tu, 13*. Il* vous assomment de l'aucturité do leur expérience, lo. iv, 47. Aucuns sont li endormis et ansommé*, qu'ils ne se peuvent aider, pars, xxiv, M.

— BTTM. Provenç. oxiomor, luonuir,' anc. ilal. Oêsomart. Ce mot a eu différents sons. Dans l'historique, on lo trouve avec la sipiiification de faire une somme, et alors il vient de tomtnc, réunion oe plusieurs q lantilés : on le trouve avec le sens d'assouf>ir, et alors il vient de tomme, sommeil; enfin on e trouve avec le sens de tuer avec qucl.|ue chose do lourd, de fatiguer, et alon il vient da somme, fardeau, comme dans bOte de somme (voy. sommk, fardeau).

t ASSOmiECB (a-so-meur), t. m. Celui qui as-

— HIST. xv» Kt ses mains assom'resses,

ROM. Sïl.

— ÉTTil. AuomfMT.

ASSOMMOIR (a-so-moir), «.m. Il 1* Instnimunt

rur a.Mommer, et, spécialement, l>Alon court «art-i, une extrémité, d'une balle de plomb. Debout sur la chausiiée, un assommoir à la main, les cbaweura [du castor] sont attentifs, cnATiAua. Àwir.ii*. Il Fig. et familièrement, un coup d'assommoir, un événement soudain qui assomme, qui portt un coup fatal. La lâcheté ai punissable de c« nfb* de «ecours fut le dernier assommoir qui détei^ mina la vietoir« d'une part, le désordre et la fuue de l'autre, st-um. <o4, ici. jjt* Piège qui assomme tel bélei qui s'y prennent

— tTTM. Aitommer.

t AMOMPTIP. IVB (a-son-i.lif, )a. O. <"'>• TtnM do philosophie. Jugem'-m av>i<>i;ipi;r. jrn:*)- ■Mm IMMMip(iv«; jugwneni, proposition auiiliaire. D bUantnda bla*oii, arme* a*sompiives, armas 9M qMtqw mUoo d'éclat donn* ta droit da poi^ tar.

— txxn. Attumfiivm qu'on tira du dehors, da •*MM«rt (foy. AiasMu).

AMOUTTHMI (a-*Mi^rioa; an poéala, da «juttra

ASS

•yllalMs), t. (. Il 1- Knlévamaot miraeulaux d* U niola Vierge au cieL. L'asaomption de la sainte Viarga. || Jour auquel fËgtiso en ' r<^ta.

L'A«aofflptloD*acélébrala «ftd'aoùi me*

da logique, U seconda proposition d'un h^uugisma, qu'on appelle plu* fré>|uemmeot la mineure. ||>*Kn larme* da philosophie, notion accordée d'avance. Le* Stolcieiu appwaitnt cas principa* (originaireiiii'iii ainti'Mus daiu l'tma) nulions coa.munes, pro- .'l'dire des aasoni|>iiuns fondamentale* jircnd pour accordé par avance, vilu^hb, À'uni , p. ta.

— HIST. xiii* a. La nuevme [joie] fut t'asompsions, Ouaiit en arme[lme] et en cors assise Kus sur tote crcacion, iiutkï. u, m. || zvi* a. Depuis Sun assomptiou à la dignité papaÙa, M. Dt; bjsu..

— £TYII. Provenç. auomptio; espagn. (wannon; ilal. attuniione; de oMumpIion^m, de aitumere [\oy. assl'mkh).

AS.'^ONAII (a-sso-na), t. f. Voy. sonna.

— F.TYM. Arabe, al, la, etfonna, recueil des dii* de Mahomet.

AS.SO.'VANCE (a-»*o-nan-»'), ». f. Conwnnance imparfaite. L'assonance cs' de*

voix, et non celle de* art o et

rancc sont deux rimes panauus; iiums rr>iiii.« et franche no sont que de* rimes imparfaite*, de* assonances. Les ;!"" n,,^.r.n.. t.,..-.rtw.« «.Q Unguo française ont l'os^

— HBN.Auii ..lit assoonance,

dissounance, dissoniuint, comme elle écrit encore aujourd'hui consunnanco, consonnant, résonnance, résonnant. Tous ces dék-ivés et composés du substantif ton devraient suivre la même ortbograplie; ces anomalies, que rien ne justifie, compliquent inuli- Icmciil l'ortliographo et devraient être rectifiées.

— ETVM. Attonant.

AS.SUNANT, ANTE (a-sso-nan, non-f), adj.

Qui a une assonance. Vers assonants, rimes assonantes.

— ETYM. >4d<onanf , de ad, k, et fondre, sonner. A.S.SURATU (a-sso-raf), f. f. Voy. surat£.

— ETYM. Arabe, ni, la, et lurate.

ASSORTI, IE(a-sor-ti, tio), pan. i

avqp des personnes ou des choses qu Cliosus bien assorties. Un mari et une leiuuin im> u aasorti*. Attalaga aaaorti. Couleurs assortie*. Nœuds mal osiortis, corn. Pomp. m, 4. Le* tmes assorties, iD. Rodog.i, 7. Son mariage lui paraissait mal assorti de toutes les manières, hamilt. Oramm. a. Une compagne qui nous soit bien awortie, berk. ue s. p. Paul et Virg. Que d'un art dt^iicatles pièce* assorties N'y forment qu'un seul tout de diverse* parties, BOIL. Art p. l.||2* Bien fourni en marchandises, etc. Magaain, marchand bien assorti. Moi, de Ir. ballade assorti. J'ai pour l'ode martel en tète, ciiAtx. Bail.

ASSORTI.MENT (a-»or-ti-man) , ». m. || !• Convenance de filusicurs choses entre elles. L'assortiment de CCS couleurs est agréable. Leurs caractère* différents faisaient un assortiment complet et heureux, yoNTEN. Van'i^iion. Une de ces régularités tardives qui sont le* aasortimcnts de l'âg» pluiAt que le* ornements des coeurs, u^ > Il 1* Assemblage de certaines choae.s nairemont onMmble. Un assortiment u umus. > n lusortiment de couleurs. || 8* Terme d'imprimerie. Supplément de tous les caractère* nécessaires i lui genre de composition. || 4* Terme de comm-rce. Collection de marchandises du môme genre. || tn termes de librairie, bvres d'assortiment, ceux qu'un libraire tire par achat ou par échange des autre* Ubraircs, français ou étrangers. Ceux qu'il imprime lui-mime se nomment livres de sortes ou de fonds.

— Hisr. XV* s. Lo bon vin cl l'ao-" : .«m assortiment : Sansculx, je suys bonir ;g renard en caige,BASSKUN, Vau de Ytrr, .^. hA'i's. De sa touta tageye il na pan rien qtia de boa et nglé; mais nous n'en voyons pas l'assortieiMni et la ralalion, mont, m, «la. Le colombier fournira des pigeonneaux en abondance, pour le b>:ia assortimcni desaagasda* paraaat mera*, o. de tusks, 401. Telle paina «suit ordonnée k ceux qui avoient dérobé les outil* a( assortamenLi da la obamia. NOEL DU PAiL, iYopot nuiifiMs, p. 4oa, daos LACtnuia.

— ETTJI. ^ttorfir, " rimii.

AS.>U)ltTIR (a-s. nous asaorti*-

sons; j'auortissais; j - lAsorlIoie*; J'assortirai ; assortisaon*: que J'assortiaaa; asaorliiunt, c. a. Il t' Assembler acs chn^^i qui se cootiannenu Aaaorti r da* co «.-oât qui

vtnis fait Kninr- "«r. tio.

ASS

Il Par eUnisioa. Oua da cireonilaneaa bui-U aaaor tir qui na sa trouvent preaqua Jamaia anf"*""" ! MA«a. Drop. Qui ireud soin d'aaaortir la* volonléa ■ tellement ensamble qu'elles na baurlant point laa • unesodntra laa auira*. aotiu. Pmttu, L u, p. «»'. llfAoconpagnar.Saaaaptil et *oo bumaur éuic faits pour asaoftir te raaia, &amilt. Cramai ■ prineaaipau loueb4du non, de* titraa, da l sauce, de* serrica* raodus t I*Liai ai de tous : trcs genre* da mérita,*! oalui deladocirine. >: lent* et delà piété oa la* aMortit, mam. jryti i ■■ rif.t. Il 9* Mettra anaafflMa, an partent dasparwii nés. Ceux qua te conformité da* goût* acmritt. h l'auteur s'avise d'assortir enaembte Ag > Thursite, soyez sûr qu'Agamemnoo n't.

à son avantage, rotm». Jug. dé /'.' tir une jument, lui donner rétali le mieux. || Aaaortir des chevaux, .<.. j ble suivant tes divera emplois. |l S* En t lallurgie, assortir te* minerais, le* i^'é!. il convient, pour faciliter te fuapproviitionner do toutes le* mu lairas. Assortir un magasin, unu Uiuli>jui;. j, V Convenir. Ce tableau n'aaiortit pas k son tir Ces couleurs n'asaortiaaant pa* enaembte. || t* ^ assortir, r. T^ft. Rm astorti, «Ira an OMTananoe. Ce* couleun a'assort ssent bien. || Pig. Nos caraettres na s'aasortitsant point. || VSe pourvoir. Je m'assortis de quelques livres pour les Charmettc* , en ea» qua j'eusse le Iwnheurd'y retourner, i.J. «ouas. Con^. vi. — HIST. xv« S. Icelluy Rnuflin se aceompaigna et assortit de trois comi'.i ; cmbaslonn- ■

CANOl, aaoTUxre. Vu.. i"« trous <

railfe* qui sont au long de : -t y au&rtnl

on les meilleures pièces [d'à vmm. i, •. Il

fut advisé «[ue toute rartUlene ne i o.-.i fust ajsortye encontre celle du roy, ID. i, ». || xvi* s. 1 tout cueur noble en qui honneur s'assorte, Je me rapporte à décider lesquelles Auront te bruyt pour grâces naturelles j. ma:i»t, I, SI». Car mauldit eslipi de k celui qui s'en veult assortir, La

■ir-iperfr Tic.MAROT, II, S**. AUX

eieiuple» ■ '■ ^

Impluipro .

I Ti. L'imagiuaUou de c«uli cjji j>.ir devoMui rclent te solitude, est bien plus sainement a>virtio, 10. 1, tM Ui,e si br 'v-niié na •*

peult Uen aaaortir k un au: ', m. u, *.

Ayant donqua»8ol<." eviA i. ^emlilé bien

séant de l'assort.

Nous,suiTan*le.'- -

avons as.v>rty et oomp.. • a»oc l'au-

tre, ID. Pilop. 5. Par-;.. "' plump»

selon ce k quoi on lesueU::.

oscrire, o. de urres. 374. ; est de huit ou dix canes :

bande, id. 377. Quand cbari.

sorti sa place [pris la ptece « .—.;. ..

rang]. Il prononça tais mot* tous remplis de menace, noss. 871.

— ÉTYM. X et inrte (voy. sorte et sorniR). ASSORTIriSANT, ANTE (asarfis.in, san-t^.

ad\. Qur convient, qui assort n'pot pas assortissanle à la r

assortiasaolcs aux chose:) ijj I. SI. Un vis3(:e assortissai.

<ie >ji iigura, ramilt. Cramm. 7. || A>u.»u.i,<.M>. >■»,.> mousquets, avec le* troU fourchattaa aMortiasante*,

MOL. fA> " I

t Av soir), t. tt.

sert at; , , par te gr.i

forma des truus, ia graiul«ur et te forme «la* iir«géas.

— RTYM. Atto'lir.

I AS.sOKTISS()IRB (a-aor-ti-aoï-r*), t. f. Caiasc qui rcnremie un assortimantde quoi que ce soiL

— ËTYM. ijsortfr.

AS80T1Î, £B(a-(0-lé,léa), part. pua/. Coome elteatl aaaoïée du jauna Robin, waL.FMt. u.i.QiMtqua* bommas ignorants, assolé*, mtebants, SMUMi «yiiod. d« U CoHMTiMMr, évéqutdeSl-Malo, an. a< (laia).

ASSOmi (a-M>-té). r. a. || t' Infaluer d'une ridi cote panion. || t* S'assoter, c. réfl. U s'est aawl<: d'una famma qui lo ruinera.

— RKM. Sotie, aiisoter, rasaoler, ne pranaant qu'un I; on an met deux k sotie, aottanant, aol- Uaa, *olti*iar. 11 teudnit acootdar te* orthogr*i>haa da caanMla, M éritar d'inutOa» aieapiioaa.

— xtu* a. Honnis soit te prodom qui pour un jour s'asaola, Aoa». tAUt. data oo cam«. OMotidf*. Tant a fct cl tant a ovri Raoart. qua btan l'a ixtH, Hen. usa. Quant Ranartaparsteoi, Dadanc

ASS

son cuer s'en esjoï, Que asotez est vraiement, ib. 32J5. Bien le m'avoit Raison nolé, Tenir m'en puis pour assolé, la Rose, 4158. Vous m'averiez [auriez] bien assolé, Se le bouton aviés osté De son rosier, ib. 2923. Nostre seignur amdoi [tous deux] nos ont moult asoté ; Çaiens nos ont laissié et il en sont aie , Ch. d'Ant. II, 925. Il XV" s. Quand ils virent que ce roi Edouard se mes-usoit et estoit tout assotté sur messire Hue le Despensier, froiss. m, iv, 70. La reine a une levriere , dont elle est beaucoup assolée, et la fait coucher en sa chambre, louis xi, Nouv. xxviii. Il xvi* s. Et s'estoit mariée à un vieillard assoti qui.... yver, p. 642.

— ÉTYM. A et sot.

t ASSOUCHE.MENT (a-sou-che-man) , s. m. En architecture, on nomme ainsi dans un fronton les pierres qui forment la base du ti'iangle.

ASSOUPI, lE (a-sou-pi, pie), part, passé. IJl^Les gardes assoupis dans leur infftme ivresse Laissaient un libre accès à ma main vengeresse, volt. Trium. IV, a. Le dragon assoupi, la toison emportée, corn. Méde'e, m, 3. L'haleine de la nuit, qui se brise parfois. Répand de loin en loin d'harmonieuses voix, Comme pour attester.... Que le monde assoupi palpite et vit encore, lamart. Ilann. ii, 4. || 2"P'ig. Sa douleur est assoupie. L'affaire n'est pas tout à fait assoupie. Il était assoupi dans l'amour du plaisir, wss. ni, Vélure, 2. Ce qu'il reste à la voile vide Quand le dernier vent qui la ride S'abat sur le flot assoupi , LAMART. ib. m, 9. Le manteau sous le bras, la façon assoupie, pégnier, Sat. xiv. Les haines publiques et particulières furent assoupies, fléch. Tur. Si dans notre querelle à jamais assoupie.... VOLT. Tancr. i, 2.

ASSOUPIR (a-sou-pir), j'assoupis, j'assoupissais, j'assoupis, j'assoupirai, assoupissant, v. a.\\ 1° Jeter dans un sommeil ou léger ou de peu de durée. Un peu d'opium l'avait assoupi. || 2° Fig. Suspendre, diminuer momentanément. C'est ainsi qu'on déguise un violent dépit; C'est ainsi qu'une feinte au dehors l'assoupit, CORN. liodog. iv, 6. || 3° Atténuer, empêcher les suites mauvaises. On assoupit les bruits qui couraient. Et l'on veut assoupir la chose en sa naissance, MOL. Mis. Il, 8. Avez- vous avec elle eu quelque intelligence? C'est ma sœur, et je puis assoupir tout cela, REGNARD, les Ménechnus , v, 3. La contestation éclata dans l'Académie, qui eut d'abord la sagesse d'écouter tout, et ensuite celle d'assoupir par son autorité une dispute qui n'en devait pas Être une, FONTEN. îlolle. ||4° S'assoupir, d. réjl. Se laisser aller doucement au sommeil. 11 s'assoupit chaque jour après son repas. Dites!... mais pardonnez, déjà ma main chancelle, Toutmon corps se roidit, je me sens assoupir. J'expire et c'est pour vous qu'est mon dernier soupir, gilb. La marquise de Gange. (Dans cette phrase il y a ellipse du pronom réfléchi déjà exprimé.) II 5° Fig. Se calmer, s'affaibhr. Sa douleur va bientôt s'assoupir. L'aflaire, qui avait fait du scandale, s'assoupit.

— HIST. XV* s. Le dict des arbitres feut mis parescript, et les ducs les acceptèrent en remerciant les dicts arbitres de ce que par leur bonne diligence les questions estoient assopies , juven. an 1380. Il XVI* s. 11 y eut de grandes victoires et de grandes pertes aussi pour les Romains, mais pour cela n'en fut point la guerre assopie, amyot, Marcel. 4. Visitant toutes les villes et les appaisant, il assopit un grand mouvement de tout le païs, qui esloit en branle de soy rebeller, ID. ib. 48. Sur la fin que le bûcher s'en alloit déclinant et le feu assopissant, id. Sylla, 76. Les vents sont assoupis, les bois dorment sans lîruit, bons. 744. il n'y a meilleur moyen d'assoupir telles noises que de n'en dire mot, paré,

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