I . . i>>ut l'advancenieDt Uue
j'uy eucvc «lo vuuit uuil ëmoureuz, mabot, u, ajs.
— tm. Provenç. nrantamml; portug. avançamtntn; Ital. atanxammto ; li'avancer.
AVAIfCKR (a-van-sé ; le c prend une c^dlc devant a et 0), e. a. || 1* Pousser ou porter en avant, approcher. Avancer la main. Plus tdt qu'il n'aura avancé un pion. || Au domino, avancer un dé, appliquer i un dé déjà posé un autre dé qui s'y adapte. || Au trictrac, avancer son jeu, jouer les dames dan* la table du gran jan, afin de prendre
Îilus lot son coin. || Techn»loftie. Avancer le fli d'or, ul donner le quatrième tirage. ||t* Kig. Ilùler, accélérer. Avancer la mort de quelqu'un. La paresse avance la vielOesee. U avança se* Jour* par des excds. Avaaoar lejour ou l'époque. Il avança l'heure du repas. Le temp» d'un pas inaeoaible avancera la mort, Qui bornera ma peine au repoe de la tombe, MALH. y, t. Daigncz-vous avancer le auccis de meevffiiuT a*c Iphig. i, i. J'avance des lucciedontj'atlend* le trépas, corn. Cinna, m, «. Kt pour avancer tout, hite cet entretien, lo. Nicom. I, 4. Sa mort avancera la fin de mes ennuis, m. Anitr. I, 4. Il Avancer une montre, itne pendule, la mettre en avance sur l'heure réeue ou sur crIIc qu'elle marquait auparavant et qui était 'n retard. Il t* Pousser, faire faire du pmgréa. U voulait avancer son travail. C'est un admirable moyen d'avancer les alTaim. Mr.: . Sieil.T. Ce sont des violences qui av.tnciv lia notre sanctification, mass. Mgoiiu. i .' notr> victorieux nonarqueavance tou9 les juiirs l'ouvrage de la paii par s<>s victoires, Bosfî. Panég. SU Thérètt. ||4 Payer par avance ou pour la compte de quelqu'un. Il aranca l'argent. Co que voua lui avez avance sur un billet. Particttliérement l'endroit où voua ditesque, pour accooroirmon alblre, TOM Toutes avancer to(i« argent, meiembU nnedeeptu* belleachoeea qtiejti Jamaialnea, «on. Utt. 4*e. Il S- Mettre en avant, dire, énoncer. 11 ne prouve paa ee qu'il avance. Votu avea avancé qu'il avait cornait une maovaiae action. Avancer une kiateté à nneligalion de quelqu'un. De» raiaona qu'on tarait hoote dnivancer devant det honunot sériewi, Mua. Ceav. U votu craint, et J'aruMOMi* wr Mlle paiola Qm, t'a perd mon époux, c'iM à
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«outqu'UlImmola, (»m. foJy. iv, 1. 1| f Gagner, tvoc qiM Inierrogatif en rim. Ou'aurai*-Je avaneé JuaqiM-làT >. i. wofom. twi. r. Von* n'avance* rien de ne pta «valerla poboa, noea. Pridic. i. MalaquV vaneeMroat «n tvrprtoairt l'égUseT HAta. Car../««M. Je n'ti pa rien avancer par un long diaooun, nue. Bép. t. Mais Je puis dire aussi qu'ils n'ont rien avance, malr. i, «.|| T* Procurer de l'aTancemant, un emploi plus élevé. Il a été avancé par le minietre. Il t^V.n. Aller en avant, s'approcher. Aimer mieux retourner qu'avancer. Avancez Ici. U avança im|>nidemment en haute mer. Ne reculer ni n'avan* cer. U (iUt avancer ae* troupee. Cette horloge avance. Notre calendrieravance nivcelui de* Ruaae*. Par mon ordre en cee lieux elle avanee verivou*,vobT. faner. I, s. Avancez dans la nuit qui couvre voe destins, m. Sémir. iv, l. Ses vaisseaux en bon ordre ont éloigné la ville. Et, jioor joindre Oiaar, n'ont avancé qu'un mille, CORN. Pomp. m, *.\\ t* En termes de peinture, des couleurs avancent, quand, vives et brillantes, elles semblent fiiro avancer les objets sur le plan du tableau. || !•* En termes de vinerie, on dit que le cerf avance, quand on voit par son allure qu'il trotte. Il 11* Faire saillie. Le mêle avance bien loin dans la mer. Promontoire qui avance dan* la mer Noire. Toit qui avance. || 11* Faire dea progrè* ou du progrés; réussir. Le désir d'avancer [de se pousser]. L'ouvrage avance merveilleusement. Plus il avançait en âge. L'affaire n'avance pas. Si l'on a avancé quelque peu dans U vertu. Avancer en sagesse. Croyez-moi, vous n'avancerez qu'à mesure que voua voui affectionnerez à désirer et à rechercher la retraite et le silence, Boes. Avantagti de la retraite. Mais tandis que les années Pas à paa font avancer L'âge où de ses destinées La gloire doit commencer, HALH. Il, s. 11 faut avancer dans le chemin du salut, MASS. Coii«. Vous avancerez plus en m'importunant moins, corn. Potg. m, 4. Je n'avance à mourir non plus qu'à différer. Et, ni vivant, ni mort, je n'ai plus qu'espérer, rotr. Antig. V, 8. Il 18* Obtenir de l'avancement. Cet officier est trop vieux ; il n'a plus l'espoir d'avancer.
8'AVA.NCER,t).r<f/I. Il 1* A lier en avant. S'avancer sur la scène, hors du port, au combat U «'avança juv qu'au mur. L'ennemi s'avançant dans le crur du pays. S'avançant ardemment dan* la carriCrc (]u'il s e*t proposée , Bosa. Panég. S(e Thérèse. Le voici qui s'avance avecque Léontine, corn. UéracL v, 7. Les compagnes d'F^ther s'avancent vers ce lieu, RAC. Etth. m, t. H reçoit le* adieux de* *iens et de sa femme, Leur défend de le suivre et s'avance au trépas, corn. Pomp. u, a. || 1* Faire saillie. Le cap s'avance dans la mer. Le mont Taurus qui s'avance ver* l'ouest. || 8* Fig. Faire du progrés ou des progrès. S'avancer dans la carrière des honneurs. S'avancer par l'intrigue. Nous nous avançoni beaucoup dan* la vie, mon vieil ami. Cependant Moïse s'avançait en âge, boss. Hitt. i, 3. Le service et le bien de l'Etat étaient le moyen le plus sur pour s'avancer dans les charge*, to. ib. m, e. Il mit un de ses fils dans la marine, qui s'y avança par son mérite jusqu'à devenir capitaine de vaisseau, fonten. Poupart. || 4* Devenir avancé. L'hiver s'avance. Leur vie s'avançait beaucoup. Le jour s'avance. Encor si la saison a'avançait davantage I Attendez leszéphyrs.... la font. Fabl.tx, 1. 1| S* Aller jusqu'à; sortir d'une juste réserve. Je reconnais que je me suis trop avaocé. Il y en avait même qui s'avançaientjusqu'à dire qu'il n'était pas aùr que ce prince voulût avouer une action aoiai hardie, vn- TOT, Révol. de Portugal, p. »».
— HIST. XII* s. Monjoio e-icrient , chascuns forment s'avance, Ronc. p. ta4. [U] Tranche les las, del bien ferirs'avance, i^.p. t4a.Cbascun*pourbelle Idoine de bien faire s'avance, AUDcm. ls bast. Romoncnti.p. «s.LagrantoM [ils]i trouvèrent, quis'e»toit avancie. Sas. vu. Li mesagier le rei furent mal vezié. Quant virent qu'il esteicnt ensi poi avancié. Th. le mari. la. || xiii* s. Un des chens s'est adevancis. Le porc aert parmi le pis. Que bien le cuida arester, gfn- 'i34S*. Tybert, qui plus vcziés fu, .'ii est dedans entrez avant, Puis dit : Renart. l'avant, Çà vieo, ti sus levé la huche, ib. «a tant ta poe* avancler Que ta raison [ui>i.uiii>i oommencier o*et, te Ao*«, i4io. Etquioonquee vnet eommenciar Por toetat beÎMigne avancier, <6. 7aft. Mes, biau sira, que voua avance De lui lUra anui ne grevance T ib. <1U. Ces manaoet que Dieu notit fet ne sont pa* pour le preu [profit] avancier, ne pour le douinag-t destourbier. joinv. laa. || zv* a. Chevaliers qui tous estoient datirans de lui aarrir al de leun corpe ai-vioer, nom. u, u, •. Ceajonnaa gant qui désirent honneur, Ilz aa doivent maoïra
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de jaiir ptilwtnwa Kn tonarroy , car cela le* avanee, ex. ow.. 4. Or Tovatvaneaa, dii^alla, botn* xi, Kom. XX. U faut avancer da Cilra «a ma fai dit, ID. ilf. m. Il zvi< t. Un tonti, tfaqaal il fMMttovt sans remi«ioo lat paigat «nt'd trouvoyt aoctan* do vin à leun maltlre*. pour le* avanger d'allar, aa*. Pont, u, 4t. Comment, dist Panurge, powrray je avanger à.... tu. ib. u, te. Et tant proq>ara aon territoire que iU ne peuvent de preeent avanger à boyre, m. Puni, progn. préf. t. Car qui ne a^ avaeqoas moy danser. Je ne le puit an m'anow' avancer. luaoT, i, ito. Janait ma avit-ia on tanna» advtnoé Auprte de voua, qulionnaur al Dieu anaamble N'y fussent mUT lo. i, 4«S. QtHlam eonemy à ee bruit avancé, in. m, te. Bien tut le* fisde partir s'avancer [ae niter], u>. n, tts. L'un pour ne s'avancer ce voit aatra avancé, L'auire l>our s'avancer se voit dcaavanot. domu- vi. s», rwio. Mme la grant maiainaie m'aat vaoue avancer [hâter], disant que.... mabo. LM. tf. Potir s'cstre csforcée de s'avancer plus qu'elle aa povoit, elle a retardé sa parfaite gueriaon, ib. XL. Tout ee qui peult advanoer leur daeaaing, momt. i, 41». Il estimoit cet aage là bien manr at bien advanoé, in. I, 4oe. Un homme advanoé an dignité et aa aace, ID. u, 4$. Selon l'ea))e«eenr de U glaoe, ilta racola ets'advance, iD. u, «»a. Et *i to veulx que J'advanee quelque autre de tes ami*, envoyé le moy, ID. Ul, 401. Ny nostre hardie**e, ny noatr* couardise ne ]a peuvent advanoer ou raeblar [U mort], iD. IU, 4 31. Et puiaque l'expérience a tatnmcnéqne tout cela n'a rien avancé, ne doit-on pateataéer des voyes plus gracieusesT LANOtn, 400. Onand la cavallerie *e tieodroit eiloignée, il conviendroit que les bataillon* avançassent chemin. u>. 311. Ils ne sont pas excusable* d'avoir esté cause, pour leur particulier interest, d'avancer la ruine de* cbieetiens de ce costé-là, peut estre trenla ant avant qu'elle fust avenue, m. 371. Ceulx qoll ccgnoiawNt diligents, il les av«n.?oit aux honneurs, et leurdonnoii auihorité et crédit, amtot, A'uiimj, it. Faisant desmolir et abattre toutes las sailUes de* édifices pn- Tezqui s'avtnçoient aur le* ne* et plaoat publique*, ID. Calon, 3a. De peur que LaettUnt n'y pirticipast, il n'avances (s'empreata] da doonar la bataille. iD. Lucull. t*. Dion avancée se* propre* biens à faire la guerre pour recouvrer et rendn- la liberté t ses citoyens, id. Dion et Brutui, 4. uu cbonusunt un autre trait plus fort. Tranche ma vie, at m'avance la mort, RONS. e.
— CTYM. .^vonl ; bourguig. évaneé ; pronoç. «t espagn. avaniar; portug. ovanfor; itaL «Naatare.
fAVANCECK (a-van-seur), ». m. || t* Celai qui avance. || t* Ouvrier qui donne la qnatnèate liiage au fil d'or.
— HIST. xvi* S Craignoit d'an recevoir blasae^
et que le roy son dit maistre Pen estimast menlaiB et advanceur de paroUes, H. DO tMLLAl,t7t,
— ETYM. Aranetr.
t AVA>°ÇU.\ (a-van-*on), f. m. || 1* Ttima da pèche. Petite allonge ou'oo met à ime ligna de pèche pour y disposer le* baims. || t* Moroeaw da planche qu'on place àreztrémiléde* ailead'im tourt.'t dans les corderie* maritimee, afln da nUanir le fil de caret qu'on y déride.
— rrni. Attutetr.
AVANIB (a-va-nie) , s. f. || f Vezatiana qaiViar-
VADBAH, Dlmt,
calent lea Turea contre oenz qui n'éiaiaal paa I cot^gionnaire* , pour leur extorquer da Vaigaat. J'avai* été prévenu de ne me huaaer jamai* plaisanter par un TUrc, si je ne voulait m'expoeer à mille avanie* , cbatkaub. /lia. t7. || t* Traitement humiliant, affront public. Je veux aux yeux da ton* voua en faire avanie, A toute heure, en toui lietu, aa- ONARD , le Joueur, v, 4. Phocion essuya la mtaia avanie, didkr. Est. t. Claude, liv. u. Ladlma royale le délivrerait [le peuple] tout d'un coup dalotMM la* vexations et avanies des coUecteiut, daa l des taille* et de leurs suppéta, p. »7.
— ernt. Ofoc mcdHve, A<ev(«;dahHabeJka«da, ii^pri*. On trouve wame: telle* vantât dat Tvrct ne .. apaiiaos que par prtatoa, Meratnfnmfoa, t. ir, laia, p.«o*.
AVAKT (a-van; la I aelie; avant un autre, dites : a-van-l-un autrs). |J i* Prip. Marquant priorité d'ordre al de situation ; en téta de. Il marchait avant moi. Metlia la fin avant le oommenoeaMBL II Relança avant tooa lee autraa. || Fig. Oa piéWfauiie à. Maître Ataandrt avant AnnibaL ItiMfWaiH avaat toat qna. U patrie paaae avant Mal. I t* Avant, narquant b priorité du lanpa. Avant la ligna da
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Louis Xrv. Longtemps avant la nuit. Avant le jour. Avant le lever du soleil. Je veux savoir de toi, traître, Ce que tu fais, d'où tu viens avant jour, mol. Amph. I, 2. Il Avant régit quelquefois l'infinitif. Pontchartrain , avant partir, monta chez Voysin , stsiM. 293, 249.11 8° Avant, adv. de temps et de lieu. Ils n'allèrent pas plus avant. Nations qui habitent liien avant dans les terres. On combattit fort avant dans la nuit. Le fer n'avait pas pénétré bien avant. Comme le sillon était creusé plus avant. Ces rois aniiquas [les Stuarts] dont l'origine se cache si avant dans .'obscurité des premiers temps, boss. neine d'Angl. N'allons point plusavant; demeurons, ùfière Œno'ne, rac. Phèd. i, 3. Mais quoi! ma barque vagabonde Est dans les Syrtes bien avant, malh.iv, 6. L'œil ose à peine atteindre à sa face sereine [du glacier]. Tant il est avant dans les cieuxl v. hugo, F. d'aut. 7. Le repas ne finit que bien avant dansla nuit, HAMiLT. Gramm. 4. || Fig.avec trop, bien et les adverbes de comparaison. Cette maxime avait pénétré bien avant dans son esprit. Il était placé bien avant dans le cœur du prince. Mais je vais trop avant et deviens indiscrète, corn. Cid, i, 4. Qu'a fait Mandonius, qu'a fait Indibilis, Qu'y plonger plus avant [sous le joug] leurs peuples avilis? id. Sertor. Il, *. Vos bontés, madame, Ont gravé trop avant ses crimes dans mon âme,HAC. i4ndr. iv, 3. Le sang et ma fureur m'emportent trop avant, id. llilhr. V, 4. Je me suis engagé trop avant, m. Phèd. II, ». Entrez plus avant, ce n'est plus que vide, vanité, MASS. Prière. Je puis passer plus avant, et dire.... fléch. Mont. Pour ne pas entrer trop avant dans la question, mass. Euch. ^. Quelques-uns même, passant plus avant, ont déclaré que, quelque recherche qu'ils en aient faite, ils ne les y ont jamais trouvées, pasc. Prov. l. Et Vasquez passe plus avant, car il dit qu'on satisfait au précepte d'ouïr la messe, encore même qu'on ait l'intention de n'en rienfaire, iD.Prot;. 9.La règle del'Ëvangile ne va pas si avant id. Prov. 1 2. Avant que de passer plus avant, mol. ïe Uar. /". 6. Il était bien avant dans la faveurdu duc, hamilt. Gramm. 9. |{ En termes de marine , avant partout ! commandement aux canotiers de faire tous force sur les avirons. {{ 4° Auparavant. Quelques jours avant. Vous vous y êtes pris trop tard; j'avais parlé avant. Tel on déteste avant, que l'on adore après, volt. Catil.i, ). Elle est plus caressante et plus libre qu'avant, lamart. Joc. IV, <63. Mais avant, pour pouvoir mieux feindre ce trépas. J'ai fait que vers sa grange il a porté ses pas, MOL. l'Étour. ii, <. ||5° En avant, devant soi, sans se détourner de son chemin. La lance en avant. Aller ou se porter en avant. S'étant porté à huit lieues en avant de Metz. Faire marcher son armée en avant. Pousser son cheval en avant. Se pencher en avant. {| Aller en avant, s'avancer dans un travail, dans la vie. Allez en avant, et cette lecture vous attachera. J'espère que, plus vous irez en avant, plus vous trouverez qu'il n'y a de véritable bonheur que celui-là, rac. Lettre ix à son fils. Croissant l'âge en avant [l'âge avançant], il se fait aux chevaux, RÉGNIER, Sat. V. Il En avant, en précédant les autres. Marcheren avant [entête]. Envoyer en avant. Il Fig. Mettre quelqu'un en avant, le mettre en vue, et aussi le faire agir, parler. Se mettre trop en avant, s'engager à la légère. || Mettre quelque chose en avant, l'aSéguer, le produire. Tels étaient les motifs de guerre qu'on mettait en avant. Une des causes qui poussa l'un des Gracques à mettre en avant la loi agraire, voit. Lett. 125. Mais, sans esprit, faut-il mettre en avantDe gais couplets qu'on répète en buvant? bérang. iforluti;. Jj En termes de manège, ce cheval est beau de la main en avant, il est beau du devant. || En termes de danse, pas composé de quatre mouvements, qui exige quatre mesures, et après lequel on fait presque toujours un en arrière qui ramène le danseur à sa place. En avant, deux, trois ou quatre, c'est-à-dire, que deux, trois ou quatre figurants doivent faire ce pas. || En avant I commandement militaire de se mettre en marche. Il 6" D'avant, qui a précédé. Le jourd'av».nt.|| 7* Avant que, loc. conj. avec le subjonctif. Allons, courons avant que d'avec eux '! sorte, mol. Amph. m, 5. J'avais fini mes jours avant qu' Ulysse partît, fén. Tél. xix. Un autre [sauvage] ne veut pas que l'affaire soit décidée [le coup décisif aux osselets], avant qu'il ait jeté un morceau de petun dans le fleuve, ciiateaub. Amer. 88. Avant qu'on l'ouvrit [la cédule], lesamisdu prince soutinrentque.... la FONT. Vied'Ésope. Écoutez cerécitavantquejeréponde,iD. Fabi. m, t. Et le voir en ces tacs prisavant que je parte , id. t'b. vi , ( . Avant que la griffe et la dent Lui soit crue, et qu'il soit en état de nous nuire, id. ib. xi, t. Toutes vos fables
pourraient TOUS servir avaut(|u'on sût vos principes, I PASC. Prov. 1 B. Avant que Babylone éprouvât ma puissance, rac Baj. iv, 3. Avant que vous parliez, je demande instamment Que vous daigniez, seigneur, m'écouter un moment, mol. D. Carc. v, 6. Avant même que Uomeeùt gravé douze tttOles, Metius et Tarquin n'étaient pas moins coupables, L. rac. Rclig. ch. i. Gand tombe avant qu'on pense à le munir, noss. Mar.-Thér. Le roi voulut voir ce chef-d'œuvre [le Tartuffe] avant même qu'il fût achevé, volt. S. do Louis XIF, 25. Quant àmoi, jedispute avant que je m'engage, malh. v, 6. || Avant que, avec le subjonctif et un ne explétiL Lorsque le tigre leur fend et leur déchire le corps, c'est pour y plonger la tête et pour sucer à longs traits le sang dont il vient d'ouvrir la source, qui tarit presque toujours avant que sa soif ne s'éteigne, buff. Tigre. || Avant que de, avecl'infinitiL Avant que de partir, l'esprit dit à ses hôtes, la font. Fab.vu, 6. Nous nous trouvons au terme avant que d'avoir pris parti , mass. Cor. Causes des rechutes. Avant que d'entrer dans le fond de mon sujet, id. t6. Fausse conf. La langue du détracteur est un feu dévorant, qui sait plaire et briller quelquefois avantque de nuire ,iT>.ib. Médis. Les défaites et les résistances dont elle use avant que de se rendre, m. ib. Samarit. Vous mourrez comme eux, avant que d'avoir commencé à mieux vivre, id. ib. Mort. Il semble que la prudence demanderait qu'on s'éclairctt du moins avant que de passer outre, m. ib. Salut. David vainquit les lions et les ours avant que d'oser attaquer Goliath, id. Myst. Purif. 2. Il quitta le monde avant que de l'avoir connu, fliîch.
II, toi. Avant que d'en venir à ces cruels adieux, RAC. Bérin. iv, 6. Je voulais voir Calchas avant que de partir, in. Iphig. ii, B. Avant que de combattre ils s'estiment perdus, corn. Cid, iy, 3. Mais avant que d'entrer dans ces difficultés, id. Sertor. m, 2. Avant donc que d'écrire apprenez à penser, boil. Art p. i. Avant que d'expirer, qu'il nomme ses complices, volt. Mérope, m, 4. Avant que dequitter Ce jour, ce monde affreux que je dois détester, ID. Tancrv, 5. Les plus emportés proposèrent même, avant que d'aller plus loin, de poignarder les consuls, vertot, Révol. rom. liv. i, p. 94. Avant que d'entrer dans quelques détails sur cet écrit.... di- DER. Ess. s. Claude, liv. ii. Si l'auteur lui eût montré sa comédie avant que de la faire voir au public, il l'eût trouvée la plus belle du monde, mol. Crit. de l'Éc. des f. 6. Je les conjure de tout mon cœur de ne point condamner les choses avant que de les voir, ID. Préf. de Tart. Ahl mon Dieu, je vous prie, Avant que de parler, prenez-moi ce mouchoir, id. Tart. III, 2. Avant que de répondre aux reproches que vous me faites, je commencerai par l'éclaircissement de votre doctrine à ce sujet, pasc. Prov. ii. Fortune aveugle suit aveugle hardiesse : Le sage quelquefois fait bien d'exécuter, Avant que de donner le temps à la sagesse D'envisager le fait, et sans la consulter, la font. Fab. x, H. Avant que de mourir, j'ai voulu voir encore une dernière fois cette terre, qui m'est si chère, fén. t. xix, Ui. Nathan ne vient pas reprocher aigrement à David le scandale de sa conduite : il s'insinue avant que de reprendre; il fait aimer la vérité avant de la dire; il fait haïr le crime avant de blâmer le coupable, mass. Car. Bons et méchants || 8» Avant de, avec l'infinitif. Mais avant de mourir elle sera vengée, volt. Tancr.
III, 2. Avant de vous venger. Polyphonie, dit-il, prétend l'interroger, ID. ib. m, 5. || Avant que, sans de, avec l'infinitif. Avant qu'abandonner mon âmeà mes douleurs, corn. Po!y. m, 2. Pour me justifier avant que vous rien dire, id. Sertor. v, 8. Faut-il tant di fois vaincre avant que triompher, iD.Poîy. v, 3. L'Egypte troublée. Avant qu'être en défense, en serait accablée,id. Pomp. II, 3. Mais avant que sortir, viens que ton roi t'embrasse, ID. Ctd,iv,4. Avant qu'offrir des vœux, je reçois des refus, id. Poly. iv, 6. Mais avant que partir je me ferai justice, bac. Mithr. m, I. Heureux si jepouvais avantque m'immoler.... iD. it. IV, 3. Ne me demandez rien avant que re» garder Ce qu'à mes sentiments vous devez demander, MOL. D. Gare, ui, 2. Laisse-m'en rire encore avantque te le dire, id. l'Étour. ii, ^3. Avant que nous lier, il faut nous mieux connaître, id. Mis. 1,2. Avant que passera ce discours, iD./eD^p. u,i. Laissons venir la fête avant que la chômer, iD.t6.i,<. Et je le connaissais avantque l'avoir \u,in. Femmes sav. 1,3. DescharmesQu'avantqu'êtreàParislabelle n'avait pas.... la font. Coupe. Avant qu'en venir là, au moins souvenez-vous, Régnier, Élég. iv. Qui n'eût cru.... Et qu'avant qu'être à la fête De si pénible conquête. Les champs se fussent vêtus Deux
I fois de robe nouvelle.... malu. u, 2. Il fallait expli-
quer tout cela avant qu'en vsij) &> ItJt, st-sjm. (66, )99. Il Elliptiquement. Régnez sur votre cœur avant que sur Byzance, corn. Uéracl. m, «. Je dois tout à mon père avant qu'à ma maltresse , m. Cid, 1,9. Il En termes de procédure, avant dire droit, avant faire droit, avant de juger définitivement. Il S'ibstantivement. Prononcer un avant faire droit. Ij 9" S. m. Partie antérieure, opposée à l'arrière. L'avant d'une voiture. Peser sur l'avant. Décharger l'avant. || En •.ormes de marine, la moitié de la longueur d'un bâtiment, depuis le grand mât jusqu'à la proue. || 10' Aller de l'avant, faire du chemin en avançant; et, ngurément, s'engager dans une affaire sans en trop considérer les difficultés.
— REM. 1. On dit également avant de faire et avant que de faire. On dit aussi avant que faire ; mais cela est une tournure poétique. Avant faire, qui s'est dit aussi, a un peu vieilli ; cependant rien n'empêcherait de l'employer encore. || 2. Des grammairiens ont taxé d'incorrection cette phrase . sa méchanceté est aussi grande qu'avant. L'usage est contre eux ; avant s'emploie , absol ument , au lieu d'auparavant; mais auparavant ne peut s'employer pour avant, quand ouant est préposition et suivi d'un complément. Il 3. Les grammairiens ont essayé de faire une distinction entre avant que sans te , et aianf que avec ne, disant qu'on doit faire usage de la négative ne après avant que, toutes lesfoisqu'il y a du doute sur la réalité de l'action exprimée par le verbe qui vient après avant que; et que l'on doit supprimer le ne toutes les fois que le verbe qui suit avant que exprime une action sur l'existence de laquelle il ne s'élève aucun doute. Cette distinction n'est pas justifiée; et le ne est ici un gallicisme, pour lequel l'oreille seule intervient.
— SYN. avant, devant. Avant, marque l'antécédence immédiate; devant, une antécédence médiate ou non. Celui qui est devant moi, est en avant de moi, d'une distance quelconque; celui qui est avant moi, est immédiatement devant moi.
— HIST. X* s. Lieu de avant dist, Fragm. de Falenc. p. 469. Il XI* s. Avant [il] se dresce, mott par ot fier le vis, Ch. de Roi. x. Ce dist li reis : Guenes, venez avant, ib. xxiv. Il est si fieble qu'il Le peut en avant [aller en avant] , t6. clxiii. Faut lui li cuers, il est chaut [chu] avant [la tête en avantj , ib. Veez avant de deux lieues de nous, ib. clxxiv. || xu* s. Il garde avant [regarde en avant] desous un églantier, Ronc. 99. Son petit pas [il] aloit tout en avant, ib. p. 400. Se il te perdent, que feront en avant [dorénavant]? ib. <B3. Maistre Omangin m'amenez ci avant, ib. p. <63. Douce dame, je vous prie et demand Que vous pensez [pensiez] de moi guerredonner; Je penserai de bien servir avant. Coud, xiu. 1 1 xiii* s. Assés i ot parlé en avant et arriéres, villeh. CLX. Je vous convoierai.... le plus avant que je onques pourrai, Berte, vii. De là en avant, ib. xiu. Lors a la maie vieille un peu avant passé, ib. xv. [Elle] Ne sait où on l'emmené en avant ou arrier, ib. XIX. Je le diroie avant, pour moi* faire douter. Que du cors me laissasse lionir ne vergonder, ib. XLiii. Tant leur a dit Bertain et arrière et avant Que tout quanqu'il lui plaist leur a fait entendant, ib. cvii. Et Symons passe avant [s'avance] , mie ne s'oublia, ib. cxxxi. Amener avant la chose est mostrer la en commun, si que chéiscuns ait pooir de pledier encontre, Vig. P" <32. Par aucune cause resiiable que le tesmoins met avant, beadm. ix, 43. Avant son terme, joinv. 252. En [onl prise si pou [peu] les excommuniemens hui [aujourd'hui] et tous les jours, que avant se lessent les gens mourir excommeniés, que il se faceut absodre, id. 200. || xiv s. Comme par avant est dict. Trait. cCalch. 345. Son ost [il] fist arrester sans aler plus avant, Guesci. (686i. ||xv° s. Qu'ils seroientde ce jour en avant aidans cl confortansl'unl'autreentous cas et en tous affaires, FRoiss. I, I, 426. Pour avoir conseil enir'eux qu'ils pourroient faire de là en avant, id. i, i, )B7. Si commevousorrezen avant recorder en l'histoire, )s. I, I, 77. [Les Anglais tombent dans une embûche dressée par les Lillois; ceux-ci] les escrierent tantost; Avant! avantl par cy ne pouvez rouspassersans nostre congé ! id. 1,1, 408. Il fait bon ouvrer par engin quandonne peut avant al. r par force, id. i, i, 454. Il avoit esté présent au dit sire ds Mauny mettre en terre : et pour ce en parloit-il si «.faut et si certainement, id. I, 1, 240. Le concestable de France avant ce que on assaillist Bergeracni que nuls fussent blessés ni travaillés, envoya parlementer à ceux de la ville, K). II, H, 7. De ce se fait fort Espérance Et plus avantque n'ose dire, eu. d'orl. Bal. 25. Et siiuy dist que les choses esioient tropavant . fenin , 4 4 27. Et de là en avanl tiust bien le dit parti, comme cy-après
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•an d«etaM«, A. t*f>. L» roy R«i4 l'imUtna « MB Bm, >f*i>t qv* iBourir, comm. vit, «. Nom •VDM bi«n vovlti OMttra eo «Ttnt m marché avM ladii duo, tffln qa« tou« eo ouyMiex lai oottrcUas, ».»,«. A«at iM quatre tiu pttMx, l». vu, J. flpmHtti qiM taeun* le bUsmeroient qui ne coasiétrafOiant point li trant que luy, id. m, H. Le lalaMT hira, al avant lui faire ung petit d'ayde, lo. rr, <. Je n'en veuli nulz nommer ne plu* avant parlar da ca«ta matière, U>. iv, 4. Ledit prince, enviroo 00 ang avant, ettoit venu ver* ledit duc trèa bien tcompaigné, id. v, s. Se je fuaM auMi bien à Tavant (au-deatui de mei aflairet], comme j'ai eité, lOLi» XI, Afoue. xuv. Il XVI* s. Coslo coustume a e»té receuèanrEgllMdaajkavanttrezecensani, de prier pour lettreapaisez, CALv./rut. 63<. Làon luy repetoil laaliezons du jour d'avant, bab. Garg. i, sa. Soubdain , d'avant boire ny manger, id. fl>. i , î«. Vous cric» d'avant qu'on voua escorche,iD. ft.i,«7. Encesiediipuution je n'entreray dIui avant, id. Pant. ui, sa. Ilz iont bien foU a'en plaindre avant que moy , j. ma- MT,v, 134. Jemetreuvcmaintcnantplua saine etrorte que Je ne faiaoia par avant [ma fausse couche] , hahg. leli. «17. L'empereur eust mieux fait da se asseurer par alliance avecques vous avant laisser joindra deux telles puissances, id. ib. t *o. Le jour avant, il avoit bict noyer aon flis, mont, i, 3. Se tirant avant [en avant] pour parler, m. i, <e. Un mois avant que de.... ID. I, a». Ce que j'ay à faire avant mourir, ID. I, 78. Mourir avant qu'avoir mariô sa fille, lo. i, 79. Longue pièce avant que je l'eusse vu,n>. i, loe. Ils le* amusèrent sur mer, tantost avant, tantost arrière, Jusques k ce que.... n>. i, l«8. Je le crois si avant [fort, complètement], que.... id. ii, hs. A la
Suerre, avant aller aux factions, chascun s'e.ssaye e son coetâ de KOieDoi* 1* bonne grâce de* Dieux, UBOtTiE, us. Avant que finir ce discours ci, il faut aussi parler de la fausse concorde, langue, si. On Toudroit avoir du temps pour en faire l'expérience avant qu'en juger, id. 70. Et no lui servira do rien de mettre en avant sa bonne intention, pourco qu'elle ne peut changer la nature des choses, id. 70. L'homme vouA pour la guerre n'a que faire d'estudiar tl avant aux sciences, id. I2S. Quelques unes paieant si avant les terme* de raison, que.... m. «sa. Tu enquiera et eacoutes avant que de condamner, et luy condamne avant que ouir les parties, amyot, Rom. ». Le fer entra si avant dedans la terre, que.... id. ib. 31. Il acheva d'etcrire le vingt et deuxième livre de se* commentaires deux jours avant qu'il traapaaiut, id. Sylla, ^^.
— CTTM. Bourguig. aivan; provenç. avant; ital. acanti; du latin abant* (qu'on trouve dans des inscriptions), de ab, de, et antt, avant (voy. ainz).
AVAÎfTAGE (a-van-U-j'), f. m. || l'CequI avance, ce qui sert, ce qui profite. Les avantages de la paix. Offrir, présenter ou procurer des avantages. Cast on grand avantage de. Il y a beaucoup d'avantage k. Le juste aussi bien que le sage Du crime et du malheur sait tirer avantage, volt. Zaïre, n, t. Et chacun voulait tirer avanta^ de* circonstance*, ANQUBT. Ligue, l, p. <e7. Ainsi nous lirons avantage de nos propre* imperfedjojm. — Il y en a assez. Dieu merci, de ce qui est dijk fiait, pour en tirer un adlnirable avantaige contre le* maudites maxime*, paie dan* cousin. La censure en tirera ect avantage que.... lo. /Yov. S. Qui tirent avantage dalatir obaouritA, itoL.i'ir.v,».La acienoedaprendra sea avantagea, Boaa.iri/1. m, *. Chaque forme de goovanMmaBt a laa aTaniagas, lo. ib. m, t. Pieàma ontia avantage avant qu'on nous pourlolva. Ooai«. Cimta, iv, •. Si mon expérience en piendauelqueavantage, iD.S«rl.ui.t.Lanaturaqui a lait aa li grand* avantagea k l'homme, vaoon.. Q. C. 441. Ceat un da* avantagea qua la* méohanta* personne* ont *iiroaUaa qioi na la aoot pas, que toute* le* bonté* qu'elles ont *ont baaoooup mieux reçues, voit. Uilr. M. || En terme* da manège, prendra l'avantage, son avantage pour monter k cneval, aa servir de quelque élévation pour m.'<nter plu* boilamauLjl I* Ce qui toit qu'on l'empoi le, qu'on a ladaaaiia M quelque Ikçonqvaea soit. AvAntages naturaU at aoqui*. Réunir tous la* avantacaa de la natora at da la fortona. Il avait un port maSealneux, avantage qui ait dHm grand prix. L'ennemi aompUnt sur l'avantage du poste. Prendra see avantagea pour le combat Comme l'avantage da l'annami «tait dan* ona cavalerie innombrable. L'amitié aealavaMacetarlaparenUque.... Paria- lui da moi MM l« wifaliaMi »anla4iil adroitement ma per- •MM ai lea BTanlagaada ma Miasancc, mou Prtne. • ^b "'•S'?" prtmda* avoir quelque avantage •a-^lasMw da loi. luaa. Kith*. U est vrai que Tien-
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natta a sur Jeanne Da l'avamagn, la forr. Troq, La chevalier emporta ravantage, bamilt. CraiM». a. Je *ai* en lui da* ans raspecter l'avantage, bac KitKr. I, 4. Bien que sur moi de* an* vouaayexl'»vantage, MOL. ^6 itM aiorit, 1 , 4 . Il Avec avantage,aa faisant honneur. Parler de quelqu'un avecavantage, parler de soi avec trop d'avanug». Je ne veux point me peindre avec trop d'avantage, aac. Phid. n, ». Mais Je m'en fais paut^tra une trop belle image ; Elle m'est apparue avec trop d'avantage, m. Brit. Il, 3. Il Formule de politesie. J'ai l'avantage de connaître H. votre père. X l'avantage de vous revoir. Il >• Succè* militaire, victoire. Avoir l'avantage. Le* avantage* Airant balancés. De part et d'autra on s'attribua le* avantage* de la journée. Poureuivra se* avantage*. Le* Perte* remportirent de grands avantages, boss. Hitt. i, H. Ceux qui avaient remporté quelque avantage k la guerre, id. ib. il, t. Remporter quelque grand avantage sur eux par lee armes, rtn. WJ. xx. Seigneur, que vous dirai-je, après des avantage* Qui sont même trop grands pour les plus grands couragesT corn. Sieom. iv, a. Il emportait déjk sur lui quelque avantage, id. Pomp. v, 3. Il ♦• Terme de jurisprudence. Ce qu'on donne k quelqu'un de plus qu'aux autres qui ont mem«* droits. K titre d'avantage. Avantage simulé. Avantage indirect. Les avantage* qu'un mari et une femme pouvaient se foira par testament, hontbso. Btp. xxiu, 3*. Il En terme* d'ancienne procédure, avantage se dit lorsque le juge adjuge les conclu.iions à une partie contra un adversaire mil fait défaut. Prenez votre avantage. || 6* Terme de jeu. Ce qu'on rend de pièces ou de points k un adversaire trop faible avec qui l'on joue. j| Terme de jeu de paume. Lorsque deux joueurs ont chacun trente, celui qui gagne ensuite le premier coup a quarante-cinq, ce qui s'appelle avantage, parce qu'il ne lui faut plus qu'un coup heureux pour gagner la partie. || En termes de marine, avoir l'avantage du vent, avoir le dessus du vent par rapport k un autre vaisseau. || 6* Avantage, partie de l'avant du vaisseau qui forme saillie sur l'étrave. || 7* X l'avantage de, foc. adv. D'une façon qui sert, qui profite, qui fait honneur. Cela est k l'avantage de votre adversaire. S'il s'y trouve quelque dilTérence, elle eat k l'avantage de la question présente, pasc. Prov. 47. J'y remarque tant de choses h mon avantage, que.... oasc. Utt.*. On est disposé k croira que tout est k son avantage, sev. 301. U a'en fallut tenir k cette dernière interprétation, qui ne manqua pas d'être trouvée k l'avantage de Sérapis, pontek. Oraela, ch. 46. Cette guerre finit k l'avantage de Lacédèmone, Boaa. Hitt. I, a. Il X mon avantage, k son avantage, (oc. adt>. Dans une position où j'ai, où il a l'avantage. Je l'ai pris k mon avantage, sSv. aïo. Je vous tiens k mon avantage, quand je vous écris : vous ne me répondez pas, id. 333. Quand le médecin est auprès de mon lit, le confesseur me trouve k son avantage, montesq. un. pert. 76. || Être habillé, coiffé k son avantage, d'une manière qui relève. || En terme* de manège, être monté k son avantage, avoir un cheval proportionné k sa taille.
— REM. 1. De Caillières, laeo, dit que la locution : l'avantage de vous connaître, est imo facou de parler bourgeoise; aujourd'hui, c'est une formule de polite**a. || >. Ecnra tdouMft, aiwmctr, aàranlagtua, comme on la* trouva partieulièrement dan* lea texte* du xrr «icle, e«t une fausM orthographe, suggérée par une (ausae élymulogie; la prépoeition latine ad n'entra pu dans la composition ae ces mot*.
— HIST. xu* a. Mais j'ai de ce moût cruel avantage. Qu'il lai m'eatuet aur mon cuer obéir, Couei, XIX. Par ce ont avantage sur nous li Herupois, Sas. zviti. Ja Herupe U gente Ne perdra en droit moi rien de son avantage. Sas. xxvi. || xiir s. Je di que grant avantage a TMstout par tout bons chevalien, Lai du tonttil. Et moult scroit cruel coie, se li gentil hon* apeloit un home de poeité et il avoit l'avantage du oeval et des arma*, bbaum. lxi, a. S'unshoms conoissoit l'avantage Qm Diexquiiefit k s'imsge . Lui dona.... CowluMwm du jtmwui. Il XIV* a. En intention da boira l'avanlam (la poorboira] qw Iw oompaifnoM attandoiaaid'ana noca* qui aatoient Ion ao la villa, do cami, uaili^iMai. Daaaoulii laa avantagM [aaiUias] ou planchiaraa at oomblaa dlodloa maiaoM, no canoë, ib. || xv* a. Et
rad il tut un petit esiongé, at qu'il eut l'avantage champs, il fcrit chavaldaa éperons, et s'en alla totdours avant, raoïsa. i, i, su. AUom k tout le nMHM Jusque *or le Mont-d'Or, et prenoM l'avantage da la montagne, m. u, ii, 4a*. Et avoit le roi d'Angleterre basti son aicgo [de Vanne*] par telle
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maniera qua la* François na pouroiant n-r.'r k lui par nul avantage, 10.1,1, s4 4.E*tieon«r'
?u'll na ^an daigneroit aller pour un t«l arrogantl, comme eatoit la dit Reg:
oua le dit Bctlenne faut appelA av.
dictnuldaepUiair, docamoe, ib. Sim estédaamooté en Brataigoe par Vpaya, pour e* qu'il vivoii d'avaniA, de son eitat, u>. ib. Je les ai achc :' et
avantage qMJ'ai fait eo mes marehaii'i • u,
Kouv c. Il XVI* a. UueacUn ae St armer k 1 avantage et dn iiied en cap, Mim. t. du C. cb. a. Ils advizareotcenssoixanle chevaliers, montazkt'avaotaige sur chevaulxlegiers, bab. Font, u, tt. Cestuy [pronosUc], dist Pantagruel, n'est k voatra advantaige. ID. ib. Il, «1. Ainsi perdit Nicia* l'advantage qu'il avoit gaigné, mont, i, i*. Cas avantage* eonsisteat en deniers, et sont petites raoompensaa qui 3*01troyentparle roy. Plusieurs avoycui obtenu ehaaCttn en particulier, jusques k vii.. .nq eacu*
d'avantage outre leur aolde oni. 'job, 30*.
Batra et prendra l'un de* chasieaui, pour daaiogar les Turcs de cest avantage, lo. 4«* Ayant en aa quelques rencontres avantage sur le* ectnagan, amtot, ritnot. 41. Alexandre, venant k Iwohaiger d'en hault k son advanlage, en tua oaulx qui s'advaneerent le* premiera, n>. POo». aa. Sur eetia avantage toute l'armée ImparialaenaTieloiraiB'at». Uisî. I. 23.
— exYM. Bourguig. atoama^/proTanç. MMaio/s; catal. arantalje; espagn. Mnlaja; portug. venlagem ; ital. vantaggio;ot aeaiU,k l'aide de ta forme abantatieum que certifient le tj du catalan et le y; de l'italion.
AVANTAGÉ, fiE (a-van-U-jé, jée), part, jxuté. X qui un avantage a été fait. Le fils atné avantagé par son père. Cette créature si avantagée par son créateur, boss. Pror. 4.
AVANTAGER (a-van-U-Jé. On met un «muet devant a et o; j'avantageai, avantageons), «. a.||l*Ftira un avantage k quelqu'un. Ayant de* paranla, vous avez avantagé vos fils déjk riches, mon. Ktttttiwr Claude. || S* S'avantager, «. réft. Se faira de mutuels avantage* par contrat. ||S* Par extension, prendre avantage. Le* médecins, jaloux k leur ordinaire, s'avantagèrent tant qu'ils purent des mauvaia succès qui lui arrivaient [kCarettij. st-sim. m, >ti.
— HIST. XIV* S. Voyant icelui Doisieve le* autre* venir k lui pour le secourir, se avantagea an disant gross<<s paroles, du CANGE, aombi^'um. || xv* a. Et monstroit le vouloir advantager, comme s'il eust esté son fils, comm. vu, 7. || xvi* a. Lequel voyant son compaignon mort, et le moyne advantaigé su* soy, bab. Garg. i, 44. S'advantager d'une chose, MONT. I, 34». Aulcun homme de ccrar ne daigne s'advantager de ce qu'il a de commun avec pluaieun, ID. II, M. Dieu voyant de l'autre pad, que celoy qui feroit le train de dehors, auroit bcsoing de se mettre en défense, si quelqu'un l'ooltrage, U Tavantagea aua*i en courage et hardiesae, La aotna, 4*3. Beaucoup de temps s'esooula, qui donna moyen k ses adveraaire* da a'avantagar aur lui, lakovb,
— rrni. Auuttagt.
AVANTAflRCSKMENT (a-van-ta-Jeû-aa-man),
a<fi>. Il 1* D'une manière avantagetiae. Sa marier avantageusement L'armée poatéeavantagwuaiMat Il i* D'une manière favorable, aveoéloga. Parier avaatagauaament de quelqu'un.
— BIST. XVI* s. L'armée catboliqM ^ealoit placée avantageusement, LANon, 877. Ce Lenathanaa parloit touiours hautement et avantagaomMnt devant le peuple, amtot. Phoc 3i.
— CTVM. AuinUidruif, et la aulBxa aiail. AVA^ i: (a-van-ta-Jeû, jeû-x'),a<h.
Il 1* Qh .uitaga. La manière de cul-
tiver U pluii Akdi.u^-euae. Se* exploits furent avantageux k l'empire. Fortifier son camp dan* le lieu le plus avantageux. Noua avon* an le daaaous dau de* position* avantagauaea. L'iaau avantagaoaa da fotta aflÛra. U e*ttté»avantagaax pour mol qoa vom ayez ;«rM an ma (kveur. Il ed avantageux da prendre *a* précaution*. Ma perte n'est pour vou* qu'un change avantageux, cobn. Poly. v, i. ||f Qui procura da U (kveur, qui tkit honneur. Le tour avantageux qu'il a donné k se* parole*. Avoir da quelqu'un une opinion avantageuaa. D ne parie de vou* qu'en termes trè>«vantag«iu. El remplirdigMmeot par une mort pompeus» Da maa pramier* exploits l'attente avantanoaa, ooan. JVtly. u, t. U an avait fait un portrait nit avantafwu, lAKar. Craaim. 4. Pythagora était d^iM tailla avantaganse, bien bit et très-beau da visage, nx. Pf/Hi. Cba>Ja*XIl était d'une
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taille avantageuse et noble, volt. Charîe»X//, 8. Il 3° Oui sied bien. Parure, coiffure, couleur avantageuse. Il 4° Oui prçnd avantage, présomptueux. Da pour qu'on ne me traite d'homme avantageux, qui prend ici le ton décisif, le p. couhbeville dans nESFONTAiNES. J'aurais de quoi vous en faire un [poulet] le plus amoureux du monde , si je voulais vous écrire la moindre partie de ce que j'ai pour vous dans le cœur ; mais sachant combien vous êtes avantageuse, je n'oserais vous faire savoir de quelle sorte vous y êtes, voit. Lett. 49. Le nom de petitsmaîtres qu'on applique à la jeunesse avantageuse et malélevée, volt. £out'sJrF,4. || Il se dit, au même .sens, du ton, des manières. Un ton avantageux. Il Substantivement. L'avantageux est toujours porté à se vanter.
— REM. Nodier a prétendu que avantageux, au sens de vain, de présomptueux, n'était pas français et qu'il provenait sans doute des provmces et des gazettes; mais outre que l'usage l'a reçu, on le trouve, comme on voit, dans Voltaire et dans Voiture.
— msT. XV* s. Le suppliant a aucunefois joué de fanlx et avantageux dez,DUCANGE, avantagium.Le lieu estoit mal advantag'eux pour eulx, comm. i, 6. Leurs picques longues qui sont bastons advantageux, ID. II, 2. Il XVI' s. Les médecins sont advantageux, quand ils vous tiennent à leur miséricorde, mont. IV, 269. Un homme si advantageux en matière et en conduicte, pourquoy mesle il à son escrime les injures? id. iv, 4). Le logis estoit avantageux, et la commodité de vivre bonne, langue, 684. Il s'estoit logé sur les cousteaui en lieux forts et avantageux, AMYOT, Marcel. 40.
— ÉTYM. Avantage.
AVANT-BEC (a-van-bèk), t. m. || !• Nom qu'on donne, dans les piles d'un pont, aux angles qui sont en amont. || 2' Terme de marine. Partie antérieure d'un navire. On dit aussi avant-bout. || Au plur. Des avant-becs.
— ÉTVM. Avant et bee.
t AVANT-BOUCire (a-van-bouch'), t. ^. Terme d'anatomie. Partie de la bouche qui s'étend des lèvres jusqu'aux dents. || An plur. Des avant-bouches.
— ÉTYM. Avant et bouche.
AVANT-BRAS (a-van-brâ),«. m. Partie du bras qui s'étend du coude au poignet. || Ati plur. Des avantbras.
— HIST. XVI* s. Aucuns chirurgiens s'y sont trompés, estimans que la teste de l'avant-bras [pour lui, c'est l'humérus] estoit luxée, pabé, xiv, ti.
— ÉTYM. Avant et bras.
t AVANT-CALE (a-van-ka-l'), t. f. Terme de marine. Prolongement de la cale jusqu'à la mer. || Au ■plur. Des avant-cales.
— ÉTYM. Avant et cale.
t AVANT- COEUR (a-van-keur) ou ANTICOEUR (an-ti-keur) , s. m. || 1° En hippiatrique, toute tumeur qui naît au poitrail du cheval, et, plus généralement, tumeur charbonneuse qui occupe la pointe du sternum. || 2° En termes de boucherie, avantcœur, anticœur ou veine, chez les bêtes à cornes, maniement pair ou double commun aux deux sexes. Ce maniement est placé dans un endroit très-rapproché de celui qu'on connaît sous le nom de poitrine. Il Au plur. Des avant-cœurs.
— ÉTYM. Avant ou anti, en avant, et cœur. AVANT-CORPS (a-van-kor), s. m. Toute partie de
maçonnerie ou de menuiserie en saiUie sur la face principale d'une construction. || En termes de serrurerie, se dit de toutes les pièces qui dépassent la surface de la pièce principale. || Au plur. Des avantcorps.
— ÉTYM. Avant et corps.
AVANT-COUR (a-van-kour) , s. f. Cour qui précède la cour principale. Dans les avant-cours [des Invalides], tout retrace l'idée des combats, cha- TEAUBR. Génie, m, i, 6. || Au plur. Des avantcours.
— ÉTYM. Avant et cour.
AVANT- COUREUR (a-van-kou-reur) , s. m. jj 1° Celui qui précède quelqu'un pour l'annoncer. || 2° Fig. Ce qui précède et annonce. Ce sermon fut l'avantcoureur de cette juste condamnation, boss. Instr.i. .... Ces pleurs Du sang qui va couler sont les avantcoureurs, VOLT. Zaïre, v, 8. Cet esprit d'imprudence et d'erreur. De la chute des rois funeste avant-coureur, rac. Athal. i, 2. L'imprudence, l'impuissance sont les avant-coureurs du renversement des rois, fén. Tél. xxi. Dieu détruira le siècle au jour de sa fureur ; Un vaste embrasement sera l'avant-coureur, la font. Ode vi. Tel que ce fnds oouton, Timide avant-coureur de la belle saison,
DELiLLE, Jardins, i. || Adj. Signes avant-coureurs d'un funeste accident, rotr. St Gen. ii, 8.
— HIST. XVI* s. La douleur, avant-coureuse de la mort, MONT I, 302. Les fleurs dont ils se parent, avant-coureuses de leurs richesses, o. de serres, 62S. Il est difficile d'avoir continué ce train ici quelque temps, qu'on ne sente desjà les avant-coureura des maladies, lanoue, 622.
— ÉTYM. Avant et coureur.
t AVANT-COURRIER (a-van-cou-rié)ï. m. Homme à cheval courant devant une voiture de poste , pour faire préparer les relais. || Au plnr. Des avant-courriers.
AVANT-COURRlftRE(a-van-kou-riê-r'), s.f. Celle qui précède, qui devance. || Poétiquement, l'avantcourrière du jour, l'aurore. || Au plur. Des avantcourrières.
— ÉTYM. Avant et courrier.
AVANT-DERNIER, ËRE (a-van-dèr-nié, niê-r"),
adj. Oui est avant le dernier. L'avant-demier jour du mois. Les avant-derniers paragraphes des deux chapitres consécutifs. || Substantivement. II est arrivé l'avant-demier.
— ÉTYM. Avant et dernier.
t AVANT-DUC (a-van-duk) , î. m Pilotage construit à l'entrée et sur le bord d'une rivière. || Au plur. Des avant-ducs.
— ÉTYM. Avant etdue, de ductus, conduit , de ducere (voy. ddc)^
1 AVANT-FOSSÉ (a-van-fôsé), î. m. Terme de fortifications. Fossé qui environne la contrescarpe du côté opposé à la ville. || Au plur. Des avantfossés.
— ÉTYM. Avant et fossé.
AVANT-GARDE ( a-van-gar-d' ) , *. f. jj 1° Partie d'une armée ou d'une flotte qui marche en avant. Il 2* Terme de marine. Vieux bâtiment placé à l'entrée d'un port, pour la surveillance. || Au plur. Des avant-gardes.
— HIST. XI* s. [Ils] Font les enguardes à vingt mil chevaliers, Ch. de Bol. xl. || xiii* s. La fin du conseil fu telle, que l'avangarde fu commandée au conte Baudoin, villeh. lxix. Turc sont contremonté, s'ont l'angarde saisie; Cinquante mile furent d'une connestabUe, Ch. d'Ani. ii, 482. L'en avoit ordenné que le Temple feroit l'avant garde, et le conte d'Artois auroit la seconde bataille après le Temple, joinv. 224.
— ÉTYM. Avant et garde. On remarquera , dans l'ancien français, la contraction an ou en pour avant.
t AVANT-GLACIS (a-van-gla-si), s. m. Terme de fortifications. Glacis qui règne au delà d'un avantfossé.
— ÉTYM. Avant et glacis.
AVANT-GODt (a-van-goû), s. m. || 1° Le goût qu'on a par avance de quelque chose. Quand il faut revenir à un médicament nauséabond, l'avant-goût en est très-désagréable, jj 2* Fig. Il nous donne un avant-goût de la félicité qu'il nous prépare, boss. Snumiss. 1. C'est un avant-goût de la félicité, sév. 482. Être dans cette situation, qu'il est plus aisé d'imaginer et d'exprimer que de sentir, c'est un avant-goût de la béatitude du ciel, bodrd. Pensées, t. I, p. 376. Il Au plur. Des avant-goûts.
— ÉTYM. Avant et goût.
AVANT-IIIER (a-van-tièr; d'autres prononcent, sans faire sentir le ( ; a-van-ièr: en vers, avant-hier est de trois syllabes, bien que hier soit aujourd'hui de deux), adv.de temps. Le jour qui précède hier, le deuxième jour avant celui où l'on est. Le bruit court qu'avant-hier on vous assassina, boil. Ép. n. Madame eut avant-hier la fièvre jusqu'au soir, mol. Tart.i, 5. Il S. m. Vous aviez tout avant-hier pour prendre un parti. Avant-hier s'était assez bien passé. Il On peut aussi le faire de quatre syllabes.
— HIST. XII* s. Respundi David : si de aprecement à femme demandes, saces que dès ier e de avantier nus eimes [étions] guardez, Rois, 83. Il XIII* s. Ge congnois trop bien le sentier ; Car ge m'en issi avant ier, la Rose, 7938.
— ÉTYM. Avant et hier.
f AVANTIN (a-van-tin), t. m. Terme de jardinage. Synonyme de crossette.
— ÉTYM. Sans doute de avant : ce qui est en avant.
t AVANT- JEU (a-van-jeu), s. m. Ce qui précède un jeu, une partie, une affaire, jj Au plur. Des avant-jeux.
— HIST. XVI* s Qui fut un prognostic infaillible et avant-jeu signalé, pour tesmoigner.... Sat. Mén. p. a. Il ne sçait pas, pour avant-jeu, capter la benevolence, mont, i, <88.
— ÉTYM. Avant et jeu.
t AVANT-LA n'(a-van-lê),j.m.Termedeboucherie. Maniement pair ou double particulier à la vache, placé à la partie interne de la cuisse, à la partie supérieure du pis, et immédiatement en avant des vaisseaux sanguins qui se rendent aux mamelles ou qui en émanent.
— ÉTYM. Avant et lait.
AVANT-MAIN (a-van-min), «. m. || 1* Terme de jeu de paume. Coup de devant de la raquette ou du battoir. || 2* Par opposition à arrière-main. S'il a reçu le soufflet de l'avant-main.... pasc. Prov. <♦. {{ 8* Aux cartes, avantage qui consiste à jouer le premier. || 4" En parlant du cheval, toute la partie antérieure, celle qui est en avant du cavalier. || Au plur. Des avant-mains.
— HIST. rvi* s. Le métacarpe ou avant-main, PARÉ, rv, 20.
— ÉTYM. Avant et main.
t AVANT- MUR (a-van-mur), ». m. Terme d'aïchiteclure. Mur adossé à un autre mur. || Terme de fortifications. Enceinte de murailles la plus éloignée du corps de la place. || Terme de blason. Pan de muraille crénelée, joint à une tour. || Au plur. Des avant-murs.
— HIST. XVI* s. Défenses, avant-murs, lucarnes, canonieres, j. marot, v, )65.
— ÉTYM. Avant et mur.
+ AVANT-PART (a-van-par) , s. f. Terme de coutume. Préciput. Il Au plur. Des avant-parts.
— ÉTYM. Avant, et part, s. f.
AVANT-PËCHE (a-van-pê-ch') , s.f. Espèce de
petite pêche qui mûrit avant les autres. || Au plur. Des avant-pêches.
— ÉTYM. Avant, et p^chc, fruit.
t AVANT-PIED (a-van-pié). s. m. || 1* Terme d'anatomie. Synonyme de métatarse. 1| 2* En termes de cordonnier, l'empeigne d'une botte. || Au plur. Des avant-pieds.
— ÉTYM. Avant et pied.
fAVANT-PIEU (a-van-pieu), s. m. || l'Terme d'agriculture. Pince en fer avec laquelle on prépare les trous en terre pour planter des piquets. |{ 2° Terme d'architecture. Morceau de bois carré missurunpieti qu'on bat pour l'enfoncer. |{ Au piur.Des avant-pieux.
— ÉTYM. Avant et pieu.
t AVANT-POIGNET (a-van-poi-gnè ou a-van-pognè) , s. m. Terme d'anatomie. Synonyme de métacarpe. Il Au plur. Des avant-poignet»,
— t,Tyu. Avant et poignet.
AVANT-PORT (a-van-por), s. m. Terme de marine. Entrée de certains grands ports, jj Au plur. Des avant-ports.
— ÉTYM. Avant et port.
AVANT-POSTE (a-van-po-sf) , s. m. Poste placé le plus près de l'ennemi. Les illustres morts que les Athéniens avaient placés hors de leur ville, comme aux avant-postes, chateaub. Itin. 225.
— ÉTYM. Avant, et poste, s. m.
t AVANT- PROJET (a-van-pro-jè) , *. m. Rédaction provisoire d'une loi, d'un règlement, d'une association, et mise en avant pour servir de thème de discussion. || Au plur. Des avant-projets.
— ÉTYM. Avant et projet.
AVANT-PROPOS (a-van-pro-pO), s. m. || 1* Discours en tête d'un livre. || 2* Ce qu'on dit avant de commencer un récit, d'exposer un fait. Le prédicateur a enchâssé dans son avant-propos, le plus agréablement du monde, l'histoire d'Artémise sur les cendres de son époux, fén. xxi, 5. ||.4u plur. Des avant-propos.
— HIST. XVI* s. Le premier qui mit en œuvre avant-propos pour prologue, fut Louis Lecharrond en ses Dialogues ; dont on se mocquoit au commencement; et depuis je vois cette parole receue. sans en douter; non sans cause: car nous avons plusieurs mots de mesme parure : avantgarde, avantjeu, avantbras, pasq. Rech. vin, 3.
— ÉTYM. Avant et propos.
AVANT-QUART (a-van-kar), s. m. Coup qne
quelques horloges sonnent quelques minutes avant l'heure, la demie et le quart. L'avant-quart, dans le» horloges publiques, répond presque toujours à une division particulière de l'heure et a pour objet de permettre de faire, à l'heure précise, ce qui doit y être fait. || Au plur. Des avant-quarts.
— ÉTYM. Avant et quart.
AVANT-SCÈNE (a-van-sê-n'), s.f. ||1* Anciennement, la partie du théfttre où jouaient les acteurs. Il Par extension. Virgile fait voir dans le vestihule.daiis l'avant-scène [8* livre de VÉnéxde], les enfants que leurs parents avaient laissés périr, volt. Mœurs, Introd. Myst. de Cirés. || 2° Aujourd'hui, pai^ tio du théâtre entre les décorations et la rampe.
AVA
Muiiuon ft «Ma qui AnibmI i*Mtioa d*un« pièM d« lMéM,oa,«n||éoénl,prétlmliuir««. Dite>-lul [au ni] oM, daiM ton palali ntaM, Im eourtiiant ont ntk jaur* daniM m ton d« oMta mut iqua b*rb«ra |Im obanu dw Iroupat éinngèrw], et que teUa fui l'arMt-ieina da la St-Barthétamy, muabiao, Cottettiom, L i, p. H*. || Au flw. Dtê annt-
— tTYM. À9<m$ at icènê. Co mot, qui ne commmoa à aa troufardant la bictionnalra da l'Académia qu'à partir da l'édition da <7aa, non aTOuéa, il at viai, da touta t'Aaad4inia, y aat dit maaoulin. Aujourd'hui l'AcadAmia, eomma tout la monda, la fait riminin.
t AVAKT-TKEHASSE (a-Tan-i6-r»-a'), i. f. Tarraaaa adoaiéa à una autra terrassa. \\ Au plur. De» avanl'terTaaaaa.
— mm. Àvont atlarroM*.
t AVAirr-TKmiB (a-Tan-lft-r"). Arches avanttarre, lat deux arches d'un pool qui Uencooi aux «aléea.
— ÉTYM. Avant et terrt.
AVANT-TOIT (a-van-toi), : m. Toit en «aillie. Sept m»i«hea.... oonduiient au palier Ou'uo avant- IMt défead du vent et de la nelga, lamabt. Joe. vi, tM. Il .<u plur. Desavant-toiu.
— r.TTM. Avant et toit.
AVANT-THAIN (a-van-lrin), ». m. || 1* Train qui oomprend les doux roues île devant et le tioon d'une Tolturo, d'une pièce d'artillerie, etc. Les sau- Tlges tirent ce char [des bagages] à l'aide d'une doubla bande de cuir dont les Iwutssont liés à l'avanttraindu traîneau , ciiateaub. a nwiiq. • »♦. || >* Terme demanige. Le poitrail et les jambM de devant du eheral. || Au plur. Des avant-iraios.
— ÉTYM. Arant et train.
AVANT-VKILLB (a-»an-THl', Il mouillées), ». f.
Le jour qui précMa la veille. || Au plur. Ues avantveilles.
— ÊTYM. Avant et veille.
t AVAOCSSÉ (.vva-ou-sé) ou AVACX (a-v6), ». m. Nom vulgaire du chêne k kerm&s {quereui eo> eiftra, L).
AVARE (a-va-r'V adj. || !• Oui aun désir excessif d'accumuler. Le plus avare homme du monda ne Alt Jamais si aiie que l'on lui fit du bien que je l'ai M da celui que je viens de recevoir do V. M. voit. tell. 47*. Et quand il n'y aurait qu'un vers heureux à *n voler à soi-même, il ne faut rien négliger : les vieillards sont un peu avares, volt. Utt. à d'ArginkU, S7 oct I7(0. Il ne faut m vigueur, ni jcunaaae, ni tant4 pour fitre avare, la ukuy. h. Tu flédaraa ou tn lombaraa aous ce vainqueur, Alger, ricba des dépouillas da la chrétienté; tu dis^iis en ton coeur avare : je tiens la mer sous mes lois, et las nations sont ma proie, boss. Marie-Thér. Son naturel.... Le fit, dans une avare et sordide Tamille, Chercher un monstre aiïreux sous le nom d'une fille, BOIL. Sat. X. ||Fig. Uuoi que le sort te donne, il fast encore avare, Si.... hotb. Beiis. m, 7. iùn vain vous espérez qu'un dieu vous la renvoie; Kt l'avara Achéron ne Uche pas ta proie, rac. fhid. Il, a. Il y a grande disette d'eau par toute oatto contrée, et le ciel lui est aussi avare que la terra, vauoil. Q. C. 23i. Et tout ce que des mains da oelta reine avare Vous avcx pu sauver et de riche atderara, k«c. Athal. iv, i. || t* Avare de, qui n'accorde pat, qui ne prodigua pat. Il est avtre de ton temps. Mariut de leur tang eût été moins avara, TOIT. M. da Ce*. I, «. Je ma plaint teulamaot de ce paya barbare Qui de six pledt da terra à ton prince aMarara,*OTiiou,inlt0. .T, S. Le braa qui la venait [la gricaj en devient plus avara, oom. Poly. t, «. Avara du aecoura que j'attendt da tes toint, luc. Phid. IV, 1. Pour qui la nature temble avare de aat richeaaet, HAMaT. Gramm. 7. || 8* Substantivement. Un vieil avare. Une avara parfaite. Un avare IdolAlre et fou de son argent, Ucnconirant la mitèie au tain de l'abondance, boil. Sat. iv. Ici prêt da l'ingrat Sa cachent l'Imposteur, l'avare, t'booiidde, oïLaaaT, Jug. dernier.
— SYN. AVAHB, AVARiciRux. L'avareest celui qui aat en proie k l'avarice, et dont toute la conduite est dirigea par oetta paation. L'avaricieux est celui qui eommet actuellement daa aetw d'avarioa. Celui qui manqua k donner dans l'occation, ou qui donna tivp pan, t'attira le nom d'avarcieux.
— HIST. iii< «. Mait or tont-il etebar, obieha al avar. onama, Rommatre, p. «7. || xtii* ». Barta la dabonnaii», qui a-eai Moeéa avara, 0«rte, ui. Da ■Ni Mn aaHMMr laAa) n'a point attt avara, ft. ni». Ver» poure sent n'«M>aa n'awsharte ne avare.
AVA
A. xenxL Car bon» avara ne puât conquerra Na aaicDorie, na irrant terre; Car il n'a paa d'ami» ploiité (quantité]. Dont il face sa vole.ité, (a Ro**, Hk7. Ilxr' s. Aies gens hardis et preux.... Non pas avara, oonvoiteux. Oui na veulent qu'acmierir, I. BMOUiipa, UlaiduroL Travaillez tont de tant aler; Si prie Dieu dévotement. Oui let conduite k tauvement: Car ilz n'ont mie aatei avéra, U imi de$ a roi». Il zvi« t. Kt lort, courant folatremant par Ict vttrgers, faitoient un avare butin det Oeurt [an cueilUient k force], Tvn, p. a». Car U main seule Invinciblement forte Peult det enfen briaer ravare porte, DUBixL. lu, n, rtcto.
— ÉTYM. Picard, ater; provenç. avar; et Ital. avant; de ararut, de avar*, détirer.
t AVAREMEtrr (a-va-re-man), ode. D'une manière avare. Il est jutte qu'd ne dispente pat tas grâces avarement, dalz. Avis ieriU ' — HIST. XVI* s. Comme un don avarement offert, OD BUXAT, m, 70, reao.
— RTYM. Avare, rt le suffixe meM.
AVARICK (a-vari-s'), ». 1. 1| l'Déairexceaalf d'accumuler. X quels maux me livra sa barbare avance, VOLT. Ali. II, *. r>s Scythes malheureux ont connu l'avarice, lo. Scythet, iv, ». || f Acte d'avarice. Tant de médisances mordantes, tant d'avaricee tordides , ntCM.Serm. i, 37.
— BIST. XII' t. X la foit avlent ke cil cui avaritce navret, voilun altre plonchicrjploiiKcr] cl voragino de luxure. Job, «51. Ijxiii's. l'our .uuier (».'ili«fairc] s'avarisce, beaum. ai. Avarice qui cit racmu do toux maus. Psautier, 1* m7. || xvi* s. Toute leur avarice n'estoit qu'à se mignarder des plus tendres caresses, TVER, p. &t3. Gabinius mesme faisoit quelque difflci hé d'entrer en ccsle guerre, combien que l'avarice de ces dix mille talents le dominast et la maistrisatt fort, amyot, Anton, t.
— ËTYM. Provenç. et espagn. avaricia; ital. avariiia; d'aivirtlia , d'nioru», avare.
t AV.\H!,:iHlTSE.>IENT ( a-va-ri-si-cû-ze-man ), odr. D'une manière avaricieuse.
— HIST. XIV* t. Cha^"""" "" '^■« manière, comme avarice par ouvrer avar. ■., onES>iB,fc'(/i. 3». Il ne fait pas pour ce .i :ucnt, c'est à dire que il ne oste pas à autre le sien, id. ib. 4*3.
— ÉTYM. >tr(iriei>u»«, et le suffixe mait. AVAKICIEIX, EtJSB (a-va-n-si-eù. eùz'), adj.
Il 1* Parcimoniiiu à l'i'icès; qui lésine, tn homme avaricieux. Une humeur avaricieuse. || S* Substantivement. Un avaricieux qui aime devient libvral, PAs<:. Amour. La peste soit de l'avarice et dos avaricieux I MOL. Avare, l, 3, Qui sont-ils , ces avaricieux T ID. «6.
— HIST. xiir s. Li cuers avariscieus aquiert, ne lui caut [chaut] commeLt, et ne pot estre assasiés d'avoir, beaum. 31. Il convient au bailli avariseieux fere et MufTrir assés de cotes qui sont contraires à son estât ID. ti. || xiv* s. Ainsi voyons nous que l'avaricieux se dclette en garder et a.sseiLhler richesces, oresmr, Eth. t«. L'avaricieux dit que le libéral est trop large, id. ib. «o. || xv* s. Un Bourguignon très avaricieux, oomm. m, <o.
— ÉTYM. Avarice.
AVARIE (a-va-rie) , ». f. || 1* Dommage arrivé à un navire ou à son chargement , depuis le départ j '.^squ'au retour.cequicomprend lesdépensosqu'entralnent les événements préjudiciables. || Tout dommage à projius de transport par roulage ou autre. || t* Droit d'untretien d'un port, pour chaque vaisseau qui y mouille.
— ÉTYM. Bas-laL acarta ou havaria. On lire ce mot de l'allemand llaferey, droit d'ancrage, dédommagement pour marchandiset jetéat à la mer, de Ha/vu, port (voy. HAvat). L'anglais dit average; le normand a auvarre, perte, avarie ; mot qui existait dans l'ancien rhiiiçais, exemples : Apiax qui n'est veritavlet, n'est pat àrecbevoir, et tix manières d'apiax sunt apelé auvoire, bkaijm. lxiii, 3. Bien a sa mort mis en auvarre Tout son r^iaumc et sa contée, rutkb. «i. Est-«e le mémo mot qu'ai ari'c?
AVARIÉ, ÊB (a-va-ri-é, ri-éc), adj. Endommagé
rr suite d'une avarie. Des marcliandises avariéat. Se dit aussi des aliments, fourrages, grains, farinât, qui ont été mouillée pendant tour transport après la récolta, et te tont échauffée, moisit, etc. t AVARIER (a-va-ri-é), v. a. Cauter une avarie, glter. La pluie a avarié Itt foint. |l S'avarier, «. rtfi. Ktra endommagé, te gâter. Cet bléa aa août avariés dans to grenier.
— ÉTYM. ilearte.
t AVATAR (a-va-tar) ou AVATAHA (a-va-ta-ra), ». m. Dans la religion indienne d«eanto iTun Otea tur la terre, et en particulier, lea iaouBettana de Vi.ihnou qui tout en dix principalaa terne* : poia-
AVE
aon, tortna, tangjlar, bomm^'Hon, nain, Ica4 Sama^ Criachna, Bouddha etCaleL
— ÉTTM. Sanscrit araldra, de ara, qui est toisé det Grecs H le ab des Ulins.et d.' irt, pattfr, dont le radical Ir on far te trouve dan» beanoeap de mots des autres languea aryeonet.
X VAD (a vA), foc. adMfbialt mitée eeatosMnt dan» cet deux phratee ci : jj 1* 1 vau-l'eau, suivant le courant de l'ata. La eoipe du noyé t'en allait à vau-l'eau. || Ftg. Ltetraprita eel alUa à vaitTaMi, n'a pat réussi. || t* X van-^-route, précipitamment et en aéaordre, en partant d'une troupe de guerre qui est rompue et qui s'enfuit La cavalerie t'en allait à vau -de-roule.
— ÉTYM. À ««• ait poord val (voy. aval). f AVACX (a-v6), ». m, Voy. avaoussC.
AVe (a-vé) ou AVe MARIA (a-vé-ma-ri-a. Avé s'écrit avec un a majuscule), ». m. || 1* La salutation angéltque, la prière à la Vierge. Dire un Pater etun Avé. Il Famille"-'"""' ''^la n'aduréqu'un Avi, c'eit à dire cela n'a .'i tempe tret-oourL Je re-
viendrai daiu I. . . reviendrai tout da tuile.
Il I* Let graine du chapelet sur leiqueit on dit l'Avé. Il 9* L'endroit du Mormon où le prédieatenr tliiterrompt pour implorer le tecourt du Satni-Ksprit par l'intercession delà sainte Vierge. |l 4' Fillet de l'Avé Maria, religieutet de l'ordredé Sainte Claire, itéret de l'Avé Maria, religieux territes. || Au pimr. Oea Avé, des Avé Maria.
— ÉTYM. Mot à mot, salut. Mariai du latin ave, terme de salut, signifiant proprement porte-toi bien, aie ce que tu désires, et Maria, nom propre.
AVEC(a-vèk; devant une consonne, to « ne ae prononce pas; avec vous, dites : a-vè-vous; oependant plusieurs le font entendre même devant une consonne : a-vè-kvous. Palsgrave, au xvr siècle, dit, p. 34, qu'on prononçait avé, et, au zvu*, Chlfflel insiste pour la prononciation du c), jtrtp. Il 1* Joint à.... en même temps que.... 11 se promenait avec tes enfants.S'entreleniravecquelqu'un. Nous étions l'un avec l'autre. Vin méléavecde l'eau. 0 partira avec le jour, avec la lune, c'eat-à-direan«ailAtque le jour paraîtra, que la lune sera tovée. Avec notre existence. De hi femme pour nous to dévoAmeot rommence, LEOoovt , It Mérite det femmet, «07. Je cours, svec le» mêmes dangers que lui, pour apprendre oA il est, rtn. Tél. l. Après avoir produit ce malheureux souhait avec to scandale de toute l'Eglise, PASC. Ptw. 3. ||Avecle tempe, c'eat-à-dire par la suite det temps. || Du parti de, comme. Il est avec les royalistes. Je pense avec Platon que.... Il S* Kn tenant ou en porunt quelque chose, n fut arrêté avec una épée sanglante. Je vous ai envoyé mon domealiqna avec une lettre. Le soldat marche avec aon tac et tet arma». Deux statue-) avec un costume de jeune fille. |l S* En ii.santde, suivi d'un nom d'instrument ou de matière. Egorger avec to glaive. Frapper avec U hache. Attacher avec des chaînes. Un affreux aerrurier.... Avec un fer maudit, qu'à grand bruit il apprête. De cent coups de marteau me va fendre la tête, BoiL. Sat. VI. Il 4* Kig. Exprimant to moyen, to manière. Mot écni avec une aeuto r. Aveo to secourt du ciel. Je dirai , avec votre penniatiaii. Acquitter les legs avec toyauté. Avec courage, aodaee, ruse, zèle. Avec to moindre effort, il pourrait... Avec de la réfiexion, nous comprenons. Lea ennemto firent repousaét avec perte. Avec un géanaeement. Souffrir aveo peine quelque chose. Et tu crois m'éblouir avec cet artifloeT 00R.1. Héracl. iv, t. .Sa voix s'est fait enleodre avec im cri terribto, rac. t'tih. il, ». Tandu que vour avez vécu avec pudpnr et aveo innocence, vous n'avez pat douté.... Ukks. Car. DouUt. || I* X l'égard de. Sire en paix avec let autres et avec aoi-oiéme. Le mortel heureux contracte une dette aveo to malheur, Trad. dt Touig, t" nuit. N'état-vout peaà marreille avec Bandcl'? srr. 33. Pierre.... libre d'inquiétude avec l'Anglcterreet avec tet voisins, volt. UuU de Riu». u, 4». Voyez si je ne procède pas de bonne foi avec vous, voit. Utt. 4 34. Il l^ire bien, mal aveo quelqu'un, avoir avec lui da bons, de mauvait rapporta. Comment tiet-vout aveo M. d'AizT atv. 4»a. || •• Contra, aa parlant d'une lutte, nire to guerrt avea qiielqu'an. Combattra avoe nn aanaai. Cm *■ dittentinent aveo quelqu'un. L^D«in »4-il, dans 1m bois, la gnerra avec lea oaraT noiL. ^ Il T' Halgré, tanf Aveo oato, avec tout prodiguent l'argent, et. avec eeto, Ot ne peuvsat voir toboutde leur fortune. Javoataapplia M croire 4ia'avec tout to aitonea que je gantoti bardiment, je conaarra MMtioan pow voua dana mon ootar toute aorte «to mapeel, voit. i«U. «•>. Ne trouvée pu
AVE
AVE
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étrange que je parle un peu inconsidérément; avec toute cette liberté, je \ous assure que j'ai pour vous tout le respect.... id. ib. I38. Ce n'est pas qu'avec tout cela, votre fille ne puisse mourir, mol. Mcd. ii, 6. Vous dites tous les jours qu'un tel, avec sa dévotion, ne laisse pas d'aller à ses fins; qu'un autre est fort exact à faire sa cour.... mass. Car. Injustice. Si tant d'âmes périssent avec les grflces attachées à leur état.... id. ib. Vocatim. || Avec cela, se dit au jeu du quinze toutes les fois qu'on veut indiquer qu'on ne relance pas. || 8° Eu égard à.... J'ai peine à croire qu'avec son orgueil insupportable, il ait pu.... Vous, avec votre habitude de ne rien négliger.... Il S" Indiquant ce qu'une personne offre de particulier, d'extraordinaire. Que veut cet homme, avec son air sévère? Voyez cet extravagant, avec ses sottes propositions. Il 10° Avec vous, avec lui, il n'y a jamais rien de fait; c'est-à-dire si l'on s'en rapporte à vous, à lui. Le plus désolant est qu'on ne peut compter sur rien avec elle, J. J. rouss. Ilél. vi, it. Il 11° D'avec. Distinguer le maître d'avec le serviteur. Le flatteur peut être distingué d'avec l'ami. Faire le discernement de l'or d'avec la paille, mass. Miser. Il 12° Avec, adv. Il a pris mon manteau, et s'en est allé avec.
— REM. Aveoque est une ancienne forme qui pourrait être encore employée en poésie. Vous êtes romanesque avecque vos chimères, kol. l'Étour. i, 2. Allez, tel qu'il puisse être, avecque cette somme Je vous suis caution qu'il est très-honnête homme, m. Sganar. < . Et qu'avecque le cœur d'un perfide vaurien Vous confondiez les cœurs de tous les gens de bien, id. Tart. v, <. Tu désarmes ce bras avecque ta clémence, nom. Bélis. i, ?. Et ne pourrai -je au moins.... M'entretenir moi seule avecque mes douleurs? BAC. Alex. IV, t. Quatre mots seulement; Après, ne me réponds qu'avecque cette épée, corn. Cid, m, 4. Affaiblir ma .douleur avecque mon amour, id. Poly. u, 2. Vous cherchez, Ptolémée, avecque trop de ruses, De mauvaises couleurs et de froides excuses, id. Pomp. m, 2. J'ai souffert cet outrage avecque patience, id. Rodog. y, 4. Et puisque avecque moi tu veux le couronner, id. Béracl. I, 2. Lui rendre Nicomède avecque ma couronne, id. Nicom. V, 6. Si le cœur mieux ouvert ne met d'intelligence Votre établissement avecque ma vengeance, id. Sertor. v, <. C'est avecque plaisir qu'on survit à 8a mort, malh. u, t. Tous les jours je me couche avecque le soleil, boil. Sat. vi.
— HIST. XI' s. Si larrecin est troved en cui terre que ceo sait et li laroun ovesques, L. de Guill. 3i. Avoec ioe plus de cinquante chars, Ch. de Roi. xm. Enchalcsnt [donnent la chasse] Franc et l'emperere avoec, t'b. ccLxv. Il XII' s. [Il] Out l'enfant Richart oue sei, benoist, Chron. de Norm. (365). Et avoec eux Engeler le gascon, Ronc. p. 9h. Bien est raisons Qu'avoec ma joie Paillent mes chansons, Couci, xx. S'auvec ces biens [beauté et courtoisie] [vous] accueillez félonie, ib. xxi. [Je] Chanterai pour mon courage. Que je veuil reconforter; Car avec [malgré] mon grant domage [je] Ne veuil mourir n'afo- 1er, DAME DE FAIEL daus Couci. E Samuel crut e esforcha; e Deus fud ove li. Rois, <3. || xiii* s. Avoec cels alerent moult de sergens et de chevaliers dont li noms ne sont mis en escrit, villeh. XXXIII. Tant que la vraie histoire [j'] emportai avoec mi, Berte, l. Et Tybert leur cousin £voec [j'] envoierai , ib. ni. Anuit avecques moi [je] ferai Bertain dormir, ib. xm. Ainsi caroloient ilecques Geste gens, et autres avecques, Qui estoiect de lor mesnies, la Rose, 1288. Bien poent penre lor despens avec, s'on ne lor veut doner sans force ne contraignement, beaum. liv, ((. Se il arivoit aveceulx, et sa gent estoient occis et il avec, la besoigne seroit perdue, joinv. (92. || xiv s. Et semblablement différent les delettacions de telz sens les unes d'ovecques les autres, et différent d'ovecques la pensée intellective, oresme, Eth. 309. || xv s. Robert Bruce.... reconquit toute Escosse, et la bonne cité deBervich avec, FROiss. i, i, 2. Et rescripsit audit marquis que, avec tout ce, le roi anglois se conseillast au duc deBrabant, id. i, i, 76. Qui estoient partis d'avec luy, coMM. II, 2, Avecques ce [ajoutez à cela] qu'il n'y avoit gueres que le roy avoit rachapté les villes, ID. I, 4. Il xvi' s. Le bon homme Fabry m'a escript qu'il s'est trouvé ung peu mal à Bloys, avecques ce qu'on l'a voulu fascher par delà, marg. Lelt. 98. Je désire grandement tenir avec moy ma petite niepce, in. ib. 4(8. j'ai bon besoin de repos; ce que je voys [vais] prendre hors d'avecques ma fille ; car elle est si endemenée que je ùe saurois reposer auprès d'elle,iD. t6. 67.Avec grande instance, MONT. I, 30. Avec l'ayde du temp-s, id. i, )u5.
Avecques ce qu'elles pourroient emporter, id. i, i. Curieux avecques les aultres de cognoistre, ID. i, 8. Nous n'avons aulcune communication avecques ce qui est, id. i, (4. Desprendre la chair d'avecques les os, IM, (5. Porter avecques soy, ID. ib. La mer a retranché la Sicile d'avecques l'Italie, id. i, 23). Ils .se lèvent avec le soleil, m. i ,237. Et ne sais avecques [en outre] si nous l'appellerions grande.... id. II, 65. L'on s'attendoil bien qu'il emporteroit encore le prix, avec ce que son auctorité le rendoit mal voulu, AMY0T, Thésée, 22. Ce fut luy premier qui divisa la noblesse d'avec les laboureurs, id. ib. 29. Elle commencea à jetter branches, tellement que, avec le temps, elle devint un beau et grand cormier, id. Rom. 32. Avec ce qu'il estoit de doulce et humaine nature, encore avoit il une grâce de sçavoir attraire et gaigner les cueurs, id. Marcel. (4. Toutefois !a blessure n'en fut pas dangereuse ny grande avec, id. Pyrrhus, 78. L'Acrocorinthe empesche tout le commerce de ceulx qui sont au dedans du destroit, d'avec ceulx qui en sont au dehors, id. Aratus, (9. Lors le prieur de l'abbaye avecques tous ses moynes sortirent, rab. Garg. i, 27.
— ÉTYM. Bourguig. aitd; nivernais, aivec; maçonnais, aivu; franc-comtois, ottoîJe, aivo, aireù.; Berry, aveuc, anvé, anvec, et aussi, anc: je suis parti anc elle; wallon, avou; picard, aveu, avé, aveuc. La forme avoec, qui est la forme régulière, et dont it'ec est une contraction , et avecque une forme paragogique, vient de la préposition latine apud, et de hoc, cela; apud hoc, c'est-à-dire, dans le bas-latin, en. cela, d'où le sens de okcc. Cette dérivation est démontrée par l'ancien français peroec, pour cela {perhoc}, senoec, sans cela {sine hoc). X côté de auoec , l'ancien français a oue ou ove, qui paraît être plutôt un représentant de apud, que de ubi qui a donné où sans e.
AVEINDKE (a-vin-dr') , j'aveins , nous aveignons, ils aveignent ; j'aveignais ; j'aveignis ; j'aveindrai ; aveins; que j'aveigne, que nous aveignions; que j'aveignisse; aveignant; aveint, v. a. Aller prendre un objet pour l'apporter à la personne qui le demande. Comme Julie va pour heurter, elle rencontre Hilaire qui aveint son passe-partout , haoter. le Cocher, (6.
— REM. D'après de CaiUières, en (690, ce mot est du dernier bourgeois. C'est un mot familier en effet, mais qui, employé à sa place, est très-bon.
— HIST. XVI' s. Au lieu de me monter et haulser de ma place pour y aveindre, la fortune.... mont. n, 343.
— ÉTYM. wallon aveni; bourguig. avoindre. Les étymologistes écartent advenire, n'y ayant aucun moyen, suivant les règles françaises, de tirer vindre de venire, où l't est long et porte l'accent ; et Diez le tire de abemere, mot rare dans la latinité et signifiant ôter. C'est cherclier loin ce qui est près; des patois disent, avec faute contre l'accent, conveindre pour convenir (Berry), veindre pour venir (Haut- Maine). Aveindre, inM de même, dérive de advenire, atteindre a (ad, à, rentre, venir).
A'VSINE (a-vè-n'), t. f. Voy. avoine. Aveine est la prononciation normande qui s'est impatronisée dans beaucoup d'autres mots. Aveine est peu usité.
t AVEINIÈRE fa-vé-niè-r'), s. f. Champ semé en avoine.
— ÉTYM. Aveine.
AVEINT, EINTE (a- vin, vin-t'), part, passé. Du linge aveint avec peine.
AVELANÈDE (a-ve-la-nè-d') ou VELVNËDE (vela-nè-d'), s. f. Nom que porte dans le commerce la cupule des glands du chêne velani. Elle est employée à la préparation des cuirs.et dans la teinture.
AVELINE (a-ve-li-u') , s. f. Espèce de grosse noisette.
— HIST. xiV s. Figues, dates, roisins, avelaines, Ménagier, ii, 4. || xvi' s. 11 sortoyt par sa playe de la substance du cer\ieau la grosseur de demie dvelaine, paré, viii, 23.
— ÉTYM. Provenç. avélana, avilana, aulaigna, aulana ; espagn. aveliana; ital. aveliana ; ù& avellana, sous-entendu nux, noix aveUane, Aa Avella ou Abella, ville de la Campanie.
AVELINIER (a-ve-li-nié), s. m. Variété à gros fruits du coudrier commun.
— ÉTYM. .4»eh"ne; provenç. aveîanier; catal. avellaner; espagn. avellano; portug. aveleira; ital. avellano.
fAVELLANAIRE (a-vèl-la-nê-r"), adj. Terme didactique. Il 1° Qui est de la grosseur d'une noisette. Il 2° En géognosie, se dit des grains d'une roche grenue.
— ÉTYM. Voy. AVELINB.
t AVELLE (a-vè-l"), ». f. Terme de pèche. L'uc des noms de l'ablette.
t AVÉNACÉ, ÉE (a-vé-na-sé, sée), adj. Terme de botanique. Qui a du rapport avec l'avoine.
— ÉTïM. Avena (voy. avoine).
AVÉNAGE (a-vé-na-j'), s. m. Autrefois prestation on avoine fournie aux seigneurs par les habitants de leurs terres.
— HIST. XIV* s. Jean, homme lige de ses feurie» et avenages, docange, avenagium. Serfs ou bourgeois d'avenage, m. ib.
— ÉTYM. Aveine.
t AVENAM.MENT(a-Te-na-man), adv. D'une manière avenante.
— HIST. XIII' s. Par la main dcstre [il] la saisi ; Avenantment parole à li. Lai del désiré. Bien sot [Liesse] chanter et plesanment, Ne nule plus avenaument Ne plus bel ses refrain» ne fist, la Rose, 740. Il XIV s. Il appartient au magnifique préparer et ordener tout édifice et habitation noblement et avenantement selon la quantité de ses richesses, . ORESME, Eth. 116. Il XV' s. [Le duc d'Orléans] rit et soulace entre dames avenamment, christ, de pisan, Charles V, II, (6.
— ÉTYM. Avenant, et le suffixe ment.
AVENANT, ANTE (a-ve-nan, nan-t"), adj. M 1° Qui
plaît par sa lionne grâce. Blanche surtout et de taille avenante, la font. Orais. || 2* A l'avenant, loc. adv. En conformité, en rapport. Mme d'Heudicourt plaisante, amusante au possible, méchante à l'avenant, sT-siM. «9, 207. Il 3° X l'avenant de, loc. prép. Le dessert fut à l'avenant du repas. || 4* L'avenant, t. m. Terme d'ancienne jurisprudence. Portion héréditaire qu'Mne fille avait droit de prendre ab intestat dans la succession de son père et de sa mère.
— HIST. XI* s. [Il] Porte ses armes, moût lui sont avenanz, Ch. de Roi. lxxxix. || xii* s. Au fier visage et au cors avenant, ib. p. 77. Dient François : c'est parole avenant, ib. p. 18(. [Dame] Bêle et gente et avenans, Cheveus blons, sourciz plaisans, Couci, p. (23. Ne chantez mais, Quenes, je vous en pri, Car vos chanson ne sont mais avenant, hues d'oisi, Romancero, p. 103. Prendre mari est chose à remonant [permanente]; N'est pas marchés qu'on laist quant [on] se repent; Tenir l'esteuî, soit lait ou avenans, ib. p. 73. Et de cors et de membres [elle] par fu si avenanz, Sax. v. || xiii' s. Ciertes, dist li rois, c'est bien avenant, et il l'avera d'ici en quarante jours, Chr. de Rains, (33. Et orent une fille biele et avenant, qui fu mariée au conte Simon, ib. p. (5. Ge vi vers moi tout droit venant Ung varie! bel et avenant. En qui il n'ot riens que blasmer, la Rose, 2802. Quant tu auras riens oblié Qui tefust avenant à dire, tî*. 2427. Et tant corne il y aura plus de cheviiieries, sera parti entre elles à chascune son avenant, tant à l'une come à l'autre dou surplus des chevaleries, Ass.deJér. i, 22B. Et convient que cascuns pait son avenant des frès selonc droit, bealm. XXI, 27. Et li muis de blé de Rémi fet à Ciermont quatorze mines et demi , si que c'est auques selon l'avenant, de ce que le [la] mesure de Rémi est plus grant que celé de Ciermont, id. xivi, ». En tel cas, doit il reprendre cortoisement se [sa] feme qu'ele ayt [aide] ethonortsesenfans, ets'ele ne veut, li maris l'en face à l'avenant, id. lvii, 7. Si tost comme il parti du roy, il s'en ala en Antioche là, où il fist moult son avenant [ses affaires] , joinv. 269. 1| xiv s. Donques à ce que les despens soient avenans et convenables, il convient considérer et resgarder et celi qui les fait et en quoy il les fait, oresme, Eth. ( 12. Il xv s. Assez est avenant X jeunes gens en l'amoureuse voye De temps passer, ch. d'orl. Songe en complainte. Là s'efforcoient ces jeunes chevaliers d'estre jolis, ceintes et avenans, Bouciq. i, ch. 8. Il XVI' s. Tu as la queue grande et grosse à l'advenant, esmouche fort, et ne t'ennuye point, rab. Pant. II, (5. Jecte», troys dez : on nombre des poinctzadvenansnous prendrons les vers du feuillet que aurez ouvert, id. ib. m, 1 1 . Advenent le prince. cesse le magistrat, id. ib.m, 47. J'ay une des plus belles, plus advenantes, plus prudes femmes en mariage, que soyt en tort le pays de Xainctonge, id. ib. IV, B. U estoit très advenant, et par art et par nature, à l'usage dei dames, mont, u, («.Or prenons qu'ils soient maintenant Doctes et bons à l'advenant, marot, iv, (84. Cil ne requiert pas suffisamment les choses à retrait, qui à rxiurt avenant [cour compétente] ne le requiert, loysel, 436.
— ÉTYM. jlrentV ( ; norm. avesnant, agréable à voir; provenç. airt'nen», ofi'nen; espagn. aientente; ital. aneiienle.
AVENF.MENT (a-vè-ne-man) , s. m. || 1* Venue, arrivée. Vieillit en ce sens. Sans iuterruulion de vos
AVE
Maiéttoaml$,XaemtftMamAlàam*Ttr]woM^ eimu omwrtt, wyn. St. G*», i». ». Il Kig. i;«Téne- ■Ml 4« U Rtfornttioo luxvi'tiècte. || %• f-lArition lunfidlt^ltAinpréoM.OurlMXIU •ontréoeiDaDt... |l ; vatti ««teNDant, Milaio* droita qu'a-
va la MifOMT I «OD «féiMinenL || >* Kn
p«rI«U(luli«Mi«,H t«ffl|w auquel 11 •'act maaireati •ta bonuDM «t le toiopa où II viendra pour lea juger : le premier, le aeeond aTéoement.'
— RKM. L'Académie terit avéoement aveo un ac- 4ti>t aJgu, contre la prononciatlOD et l'analogie.
— HOtT. xu* t. Ce dit David à eut eitoit aris que li Brenameu de Dieu tardoii, Piautitr, f «o». Tu confortai U cité de Jérusalem par l'aTenement dou Saint Eaprit, A. ^ 77. Et lea dame* parée* contre l'aTenement [pour U circonstance] , Bert»,ïx. \\ nv s. Noua ottroions nostre chastel o toute seigneurie, emolumetu, avenemeni [arenages], aTentures et toutaa autres eboees, ou camoe, avenixu. Qui aus (Il . ~--i ..... feront injures ou riolenccs ou atenei]i. Il], ih. Il XV* s. Au nouTut avènement du , .. . KHoias. II, II, 74. Il ivi* s. Pericles à son adrnnement.... AMTOT, PMc. <7.
— BTVM. Atenir ; proronç. ateiiement, avenimen, adtenement, advtniment; ilal. avtemmento.
t AVf.NERON (a-vè-ne-ron), ». m. Kolle aroioe.
— ËTYM. Mot dérivé de aiei'ne, aïoi'ne.
<.jV VENIR (a-ve-nir), j'avions, j'avins, j'aviendrai, avenant, avenu, v. n. Echoir, se faire, s'il m'avient quelquefois de clore la paupière, malii. v, ai. Ce que les prophùtes ont dit devoir avenir dans U suite des temps, pasc. /. C. 4. Présupposant pour certains tous les accidents qui sont douteux, ils règlent leurs délibérations l'ummc s'ils devaient avenir, BAU. &* Disc. t. la cour. Vous bénirez le mal 3ui vous est avenu, hairct, Sophon. v, e. MAmo ispute avint entre deux voyageurs, la font. Fablit, IX, I. Afin qu'il ne m'avicnne De mal gtter, id. Oraù. Dont il avint que.... id. Btre. Quelque malheur qu'il en puisse avenir, Ce n'est que par ma mort qu'on la peut obtenir, bac. Mithr. i, 4. Quoi qu'il en avienaa, Si ce peuple une fois enfonce le palais, Cest (ait de votre vie, corn. Nieom. v, 7. Qui souhaite la mort, craint peu, quoi qu'il avenue, rotk. Vtneê$l. IV, l. Kt s'il s'en rencontre une & qui cela n'avtenne, kalii. vi, «». || Avenant, pori. prit, pris adverbialement, dans le cas oû aviendrait. Si, puis apr^, avenant confrontation.... boss. Var. 40. Quelque bien de mon père et le fruit de mes peines. Dont, avenant que Dieu de ce monde m'âlAt, J'entendaistout de bon que lui seul béritAt , hol. l'Étour. IV, s. Il Un dit plus ordinairement advenir. Il U se conjugue avec l'auxiliaire ilre, comme tous leteompMé* de venir.
— HIST. x* S. Etporo Ipour cela] si vos avient, Pragm, dt Valenc. p. 4e». ||xi« s. Si ço avent que •Iquen eolpe le poin k altre, L. de (iuill. *>. De «et m es» âge nous avendra grant perte, Ch.de Roi. XXV. Il deus (ranceis belomcnt en avint. ih. cclv. Il xtl* 8. Tex honte lor avint duvant le roi do Krance , Ronc. p. 4S7. Car joie a courte durée, Qui avient par tel folor, Couct, i. Hais, se Duu plaist, ce ne m'aveodra mie, ib. ii. Et bien [je] connoi que [jel n'i pnU avenir [arriver, réussir), A. vui. Mais fol desIr fait souvent ouer penser En si haut lieu qu'il n'i peut avenir, ih. %. Et qu'il m'avient souvent Que je n'oublie, pensant [pensif] entra la gent, tb. xvi. Onquee wt lui [elle] [je] n oi faus cuer ne volage ; SI m'en devroit pour tant mieux avenir, ib. xix. Donez moi , sirea, que [je] ne soie oubliée Et [que] mes amis aviegne [vienne] k lavesprée,Aomanc«ro, p. M. Jknous ferons tous nos plaisirs; Ainsi avegne kloua amisi ib. p. 4&. Enuit [ce soir] l'en avanra [ce] dont eneor [il] ne sait mol. Sa*, xvii. One mai* n'avint en France nule *i granx dolors, ib. 17. Il xnr s. lui cum Diex veult, le* aventures avienent, vnxn. oxxxiv. J'en voel faire quanke li autre en vorroni faire; et aviegne que que avenir en porra. Chr.d* A'imv, e3. Comment, en quel manière [ib] i pourront avenir [réussir], Rtrte, xiii. Que m'est U tvanuT qu'ont ces gens empenséT ib. xv. Et pour rien qui aviegne, ne soit ses liz gnorpis, ib. lxxv. Kt I ot si Kr.tnt presse qu'il ne purent tout avenir au Ittnap [k la coupe], Chr. de Raint, i43. Hès fort •hoae est k avenir; Ge me puis bien pour fol tenir, Owut j'ai mon cuer mis en tel leu Dont se n'aten avoir nul preu, la Rose, 1491. Chascun doit faire «n toutes places Ce qu'il set qui miex li avient; Car M* et pria et gtaee en vient, ib. llol. Fai que dois. »^*y <!«; P««t, BAS». Fabli. I, 77. Il nv ». Et unn u devant ila ne oonsideroicot pu ne ne «oial«tl« perite à ntaif , oauin, Eik. M. U Mouquilonsea vit, sooftuuk tous coslez,Vott«a
AVE
fln avnlr pntia d« m grto, BoMd. de M. a. M*. Il XV s. Afln que liono'*'Jaa empriae* M nobU* aventnrw «1 Auu d'arr > kwquellee sont avenue* par le* goeme d« VtjM» et d'Anghierr*. •oi«nt noublement regiatrée*. noiM. Prol. Et Hen pmsoient qu'il* ne poarraiant aveolr k leur antrnU sans grand contraire, lo. i, i, )»4. Et parquoi Us pussent mieux avenir l'un k l'autre (le* vaiMeaox], il* avolent grands crocs et havet» de f'-i- i«n.nri« k chaînes, in. 1,1, I34. U estoit si frii|un' valier, et si bien lui avenoit quant ': i,
qu'il estoit partout le blou venu d'Angleterre, w. l, i, IM. Eteetoit advenu que mesair Kalleton avoit prié le seigneur de l'h^sparre d'aller en Angleterre, iD. n, u, 4. Le bien qui luy advint, comm. n, a. Ils cuydoient avoir.... mais le contraire leur advint, id. Il, <i. Il XVI* s. Aux femmes aussi mal advient Science, qu'un hast k nn bœuf, «arot, iv, <a7. Que si on a qudque regard en la doctrine, c'est pour cfilirc quelque légiste auquel il adviendroit mifîui de piailler en justice, que de preselMr en nn temple, CALV. Irutit. ses. Quant est de* chose* k advenir, ID. ib. 147. Il advient le plu» souvent que chascun choisit.... mont, i, (>7. On luy reprocliaque c'estoit à la mode du regoard, pour n'y pouvoir advenir, ID. I, Uî. Quand j'entrcprendroi» de suyvre cet aultre style, je n'y sçaurois advenir, id. m, 1*. Le malheur qui advint aux Romains, advint pour avoir transgressé cette saincte ootistume, amyot, .'^uma, M. Personne n'approuve le moyen qu'il leinl pour advenir k ces fins, id. Ale.i*.
— 6TYM. nourKuig. rreni; provenç. et espagn. avenir; ital ax-venire; du latin advenire, de ad, k, et tenire, venir.
1. AVENIR (a-ve-nir), i. m. || l*Le temps futur, ce qui doit arriver. Embrasser l'avenir dans sa pensée. L'humanité qui ignore l'avenir. Chercher k lire l'avenir. U s'était promis un long avenir. Dans un avenir prochain. Sur l'avenir ins'iisé qui so fie, bac. Athal. II, 9. Ma foi! sur l'avenir bien fou qui se fiera, id. Plaid, i, i. L'avenir l'inquiète et le présent le frappe, id. Eith. n, s. Mon coeur se gardait bien d'aller dans l'avenir Chercher ce qui pouvait un jour nous désunir, id. Mrén. iv, e. On peut voir l'avenir dans les choses passées, rotr. Vencetl. n, 6. Ils se vantent de prédire l'avenir, boss. Ilist. n, •. Quant k l'avenir, Suivant l'occasion nous saurons y fournir, corn. Sertor. il, 4. jj l* Situation dan* le temps futur, destinée. Quel que soit l'avenir que le ciel nous réserve. Nul espoir d'un meilleur avenir. Aujourd'hui la mi.sère, et un avenir encore plus affreux. Se ménager un avenir tranquille. Je me flatte en mourant qu'un Dieu plus équitable Réserve un avenir pour les cœurs innocents, volt. Fanât, v, t. |l 8* La postérité. Qu'k tout l'avenir Un silence étemel cache ce souvenir, rac. Phéd. l, 3. Et que sur mon tombeau ce grand titre gravé Montre k tout l'avenir que je l'ai conservé, corn. Sert. m, 4. Il 4* Prospérité, succès dans le temps futur. Jeune homme qui a beaucoup d'avenir. Cet homme est sans avenir. C'est un établisiiemcnt qui a beaucoup d'avenir. || B* X l'avenir, foc. adt;. Désormais. De sorte qu'on est toujours en état de vivre k l'avenir, et jamais de vivre maintenant, pa*c. Pmuiee, part. II, art. <7.
— REM. Dans l'historique on verra avenir employé comme une sorte d'adjectif : le temps advenir. Celte manière de parler a été usitée auui dans le xvii* siècle : Que tous les siècles avenir N'auront pas de nuil assez noire Pour en cacher le souvenir [de no* malheur*], malh. iv, 6. Aujourd'hui on écrit en deux mots et avec raison : k venir.
— HIST. XV* s. Disautque, le temps advenir, [c«* maux] naseroientsi legiers, oom. u, i. ||xn* *. Il sera appelé te Dieu fort, et Peredu siècle advenir, calvin, /ii.>ii(u(. 77. Osée parlant de U rédemption advenir de l'Kglise.... in. ib. 7oa. Sa rapresentar tout le mal advenir, mont, i, ist. kUtdyv^, amtot, Salon, 14.
— Ctth. Ce mot n'est p«8 aotra que l'infinitif du verbe armi'r pria *ubstantivemant.
s. AVENIR (a-ve-nir), s, m. Terme de pratiqua. Acte par lequel un procureur ou avoué somma U partie advaise de se trouver k l'audieDoe, pour plaider eontradlctoIremanL
— ma. Ce mot aarait miaux écrit : d-omtr.
— tm. À et tenir,
AVeirf (k-van) . (. m. Temps pendant lequel on ss prépara, danal'Egliaacatbolique, koélébrariâniade Noél. Ls premier dimaneha, las quatre lamainas ds l'avent. Jeûner l'avant. Un f«t plein d'amboapoint, gras et des miaux noorris, BtqninaooonaissailraveDt ni le carême, la roirr. Fab. iv. II. || Prtchar l'a-
AVE
«•Bt, prtdMf pendant In dures da Favc BoUmu parât k la cour plnsiaars avants e sr-«iif. 4U, U9. Il Àupltir.'lm avsott, pluMc.if avant* conMéré* ensemble. Cast anx avenu qu'un a coutume da planter. Avoir autant couru Qu'aui avant* da NoU fait le moine bourru, Beointu, Sol. xtv.
— RKM. Ne dites pas : c'est aux avenls qiM fini me confesser ; mais ditas : c'est k l'avenL Lap avants se disent de plasienn aventa, comme les étés, le* bivar*. Les avants pour l'avent, c'est tm provinei*liime, comme on le voit par le )iicard.
— HIST. XIII* s. En quaresme et es auvens eroissoit le nombre des poures, JOnr. s«7. U fu couronné le premier dymaneha des advens, m. loi. Il XVI* *. Et, le tempe tias events trann, eavon ea un couvent de eordeUafs demsndr on nnaâiaiir, MARO. jVour. xu. Le predietiaor, tout le long de l'avent, fit très-bien soo devoir, m. ib.
— ÊTYM. Picard, lesav«àw;prOVenr nr^rl, cilal.
odesiil; eipagii. aéoienta; portng oeeetilo; de adwnlM, arrivée, de (kl c'est k- dire l'arrivée, l'avéoement de Hm»-Oitai, dit, par antonomase, pour sa naissanoe, et finalement, par catachrèse , pour tm certain temps avant Noél.
t AVENTER (•-van-té),e. a. Plaeeraubon vent
— f-TYM. À et tent.
t AVENTIN (a-van-tin), t. m. Une de* sept montagnes encloses dans l'ancienne Rome. L'Aventin ou le mont Aventin.
— ETTM. At)entinm.
AVENTURE (a-v*a-tu-rO , i. f. \\ 1* Ce oui advient par cas fortuit. U lui arrive toujours quelque aventure singulière. Cette aventure me glace d'horreur. Témoin d'une aventura très-amusante. La vie est sujette k bien des aventure*. Non* autre* bénissons notre heureuse aventure, corn. Poly. v, s. Malgré la rigueur de ma triste aventure, id. Cid, t, 4. Puisifue, sans votre aveu, toute mon aventure Passerait pour un songe ou pour une imposture, u>. lléraci. II , 1. Sur un rocher désert, l'effroi de U nature, Dont l'aride sommet semble toucher Iss cieux, Circé, pile, interdite et la mort dan* le* yeux. Pleurait *a fimeste aventure . j. b. aooas. Ctre^. Si vous saviez, Psyché, la cruelle aventure Que par Ik vous vous attirez, mol. Pty.iv, 3. Ils avaient faitgageure X qui des doux.... trouverait U meilleureaventure, LA FONT. Calend. Par quelle* aventure* il était sur ces c^tes, fën. Tél. i. Dit-on quelle aventure a terminé ses jours? • '" 'I ii, 4. Cette prédiction semblait une i. itre la sens et le di*-
cours, MAUi. u, 8 ucavenltire, De* deux
côté» en vain j'écoute la nature, coaii. Béracl. v, 1. Resté seul contre tous; mais en cette aventure Tous trois étaient blessé*, et lui seul san* blessure, u>. //or. IV, 1. Il C'e*t grande aventure si.... C'est grand hasard si.... || t* Sort Artisan de u bonne ou mauvaise aventura , rXgnier , Soi. xvi. La Pucelte [de Chapelain] et Rodogune méritent chacune une autreaventure, LA BRUT. 13. Un vieillard qui avait eu la même audace eut aus.si la même aventura, to. 3. La destin da qui le compas Marqua k chacun son aventure, KALS. V, «7. Avoir mÛle rois pour aleiu Fut le moins de son aventura, u. vi, 44. 11 n'ast pin aventure Ooe da ne la voir pas, in. v, is. Et, san* faire le vain, mon aventure esttdie, One, de 1* même ardeur que je brûle pour elle, E&e brûle pour moi, id. v, li. Ce que je considère comme le couronnement et le dernier bonheur de son aventure [en parlant d'un ouvrage], pasc. dans cousin. Cherchons notre aventure ailleurs, la pont. FM. vil, 11. Il Dire la bonne aventure, prédira k quelqu'un ce qui doit lui arriver. Il faut que je me fasse dire ma bonneaventure. «<■: '<■ Xar. f. s. || Diseur, diseuse de boone avaon -«Ils qui prédit
l'avenir. Rome alors était ^irologues et de
di.seurs de bonne aventure, mmu. Euai nr Oantd» rt fur Sirtin. Il S* Entreprise, action hasardeuse Hoa fréro (le chieii] ayfnt couru mainte haute Mis maintœri aux abois, la font. Fab Moyen* qui pouvaient mettra son aventum a tm, hakilt. Cramas. 4. Pour avoir part an « beile aveuture, MAUL u, <a. Il Homme d'avantora, eventuner. Les autras priacas oonaus saos la* immbs de héros ou de pnnoe* d'avasuire ne valent rien dn tout. p. l. coiia. I, sts.|jTsnlsr l'aventure, antrapnwlr* une choaa dont la sooeks est fort inoertua. Qu'Umis-ta fkit, parjura. Si, quand tu vins du monsbe éprouver l'aventure, Je ma fiMS arrêtée k pUindra ton malheur? TR. ooRN. I- ,'. .4. N*osant plus den miroirs éprouver la pokt. tJb. I, <<.
Il (.hcrchcr aventure, cacrcuerqMlfU boma rrn-
AVE
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contre. Un loup survint à jeun, qui cherchait aventure, LA FONT. Fabî.i, lO.'IIFig. Intrigue galante. Cherchant les aventures et courant après l'amour, HAMiLTON, Gramm. i. Celle des trois Qui la première aurait quelque aventure , lafont. Kém. Il 4° En termes de commerce, prêt, contrat à la grosse aventure, acte ou convention par laquelle on prête pour un commerce maritime une somme d'argent a gros intérêts. En cas de perte du navire ou du chargement sur lequel le prêt a eu lieu, la somme prêtée est perdue pour le prêteur; ce risque est compensé par le profit élevé. Mettre de l'argent i la grosse aventure, faire un placement de cette nature. L'homme sage, s'il veut risquer avec moins de désavantage, ne doit jamais mettre ses fonds àlagrosse aventure, il fa\it les partager, buff. Homme, arithm. moialc.W S'Terme d'ancienne jurisprudence. Les choses qui adviennent à quelqu'un. Droites aventures , les successions en ligne directe. |1 6° Mal d'aventure, ne m vulgaire du panaris. {| 7° S. l'aventure, loc. adc. Au hasard, sans dessein. Qae présage à mes yeux cette tristesse obscure. Et ces sombres regards errants à l'aventure, rac. Brit. ii, 2. J'ai fait mes ordonnances à l'aventure, mol. le Fest. m, i. Chacun a la liberté de dire à l'aventure ce qu'il pense, pasc. Prov. 6. Ces jours allant à l'aventure, règnier, Sat. II. L'on se trouvait à l'aventure [comme cela se trouvait] sur ces chaises, sév. .igs. || 8° D'aventure, par aventure, loo. adv. Par hasard, fortuitement. Et pas un d'aventure N'aperçut ni cor ni ramure, la fout. Fab. iv, 2(. Le moindre vent qui d'aventure Fait rider la face de l'eau, id. ib. i, 22. Si l'aurore en se levant D'aventure nous voyait rire, malh. VI, 3. Si quelqu'un d'aventure en délices abonde, id. i, 4. Accourus d'aventure, mol. l'Étour. V, 14. Est-il, encedanger, dejugement perclus? Ou si par aventure il ne lui souvient plus Que j'ai du sang des siens ses campagnes noyées? mairet, Solim. I, 3.
-HiST.xi's. Si alcuns crieveToil àl'altre peraventuve, L de Guill.m. || xii"s. Dex,qui toutfit, tedoinst maie aventure, Ronc. p. 64. En périlleuse aventure M'avez, amours, atourné. Coud, iv. En aventure [peut-être] [je] comens [commence] Ma daerraine chançon, ib. xv. [Je] Ne sai se jà vous verrez mon retour; Aventure est que jamais [je] vous revoie, ib. XXII. Les uis ad il meesmes overt e desbarez. Buta le pueple ariere, qui i ert asemblez Pur veer l'aventure, Th. le mart. <47. Di à Joab qu'if ne se dehaite pas ; kar diverses sunt les aventures de bataille, e ore chiet ci.st, e ore li altres, Rois, <67. 11 disoit : Ke mei filh par aventure n'aient pechiet, e si aient Deu bénit en lor cuers. Job, 444. |{ xra* s. Les aventures avienent si come à Nostre Seigneur plaist, villeh. xxi. Se Dex proprement n'i eust mis conseil, toute eust esté perdue la conqueste qu'il avoient faite, et la crestienté en fu mise en aventure de périr, id, cxvi. Et sachiés que, selonc la grant traïson qui es Griex estoit, il i alerent en grant péril et en grant aventure, id. xaii. Cil qui chantent de fleur ne de verdure Ne sentent pas la douleur que je sens ; Ainz sont amant aussi com
d'aventure, eust. le peintre dans Couci Mais
tels est m'aventure; Pour loiauté [je] sui à desconfiture, ID. ib. Beaus servises ne sera ja péris X fin amant qui en bon lieu l'emploie ; Mais li miens est en aventure mis, ib. p. 125. Je chanterai, car plus ne m'en puis taire , Pour conforter ma cruel aventure, ib. p. <25. Toutes leur aventures se [je] vouloie conter, Berte, m. Or remanez, car je m'en vois [vais] Querre aventure par ces bois, Ren. <2076. Et s'il ne le truevent d'aventure, il doivent aler ferelor semonse à lor ostel oii il est couquans [couchant] et levans, beaum. bo. Je li vi quatre foiz mettre son cors en aventure de mort, joinv. < 92. || xiv s. Et si me voy de mort en aventure, Se Diex et vous ne me prenez en cure, machault, p. 67. Et la guerre si est aventure et folie; Li uns y prent santé, li autres maladie, Guescl. 44B4. Uns homs sui d'aventure, d'estraingne pais nés. Qui crains m'embati, che est la vérités. En cheste ville chi, Baud. de Seb, vni,HH. Nous ottroions nostre chastel o toute seigneurie, emolumens, avenemanz, aventures et toutes autres choses, du cange , aventus. ||xv* s. Honorables emprises et nobles aventures et faits d'armes, FROiss. Prol. Et les festa liement, et leur demanda moult intentivemept de leurs aventures, combien que elle en sçut jà grand partie, id. i, i, \»h. Que les Escots pourroient bien par nuit venir briser et assaillir leur est à deux costés, pour eux mettre à l'aventure de vivre ou de mourir, id. i, I, 44 Si se tinreat ainsi cotte nuit tous armés, chaîun dessous sa bannière ou son penonceau, si
comme il estoit ordonné, pour attendre l'aviinture, id. i, i, 44. Us [les Bretons] en vinrent à leur entente et par grand aventure [par hasard], id. u, II, 30. Donc demanda Jean Lyon : Et d'où vient ce feu en l'iiostol de monseigneur? On lui repondit : U vient d'aventure, ID. ii, u, 55. Si y en avoit, du trait, des blessés et des navrés, ainsi que en tels aventures les faits d'armes adviennent, ID. ii, ii, 3. Seigneurs, regardez que vous voulez faire : nous sommes tout en aventure d'estre pendus, id. i, i, 220. Ceste maie aventure ne luy advint pas seulle [d'être fait prisonnier], comm. iv, 4. Autant estimé que nul prince qui fust en chrestienté ou par adventure plus, id. v, ». [Bruges] oii par adventure se depesche plus de marchandise que en nulle autre ville de Europe, id. v, <8. Par cas d'aventure il y avoit dedans la ville.... iD. m, 3. Se dehbererent de mettre toutes choses en adventure, car aussi bien ils sçavoient bien qu'ilz estoient perduz, id. u, <2. Ung seul et le moindre de tous 4 qui on n'aura jamais fait bien, fera, àl'adventure, ung tel service qu'il recompensera toutes les laschetez et meschancetez que avoient fait tous les autres, id. ii, 3. Quand ledit Thomas Brampton vit qu'il avoit perdu l'aventure dudit diamant , fut bien déplaisant, LOUIS XI, Nouv. lxii. Il XVI" s. Mais, à toutes adventures [quoi qu'il en soit], nous ne pouvons nous donner trop d'advantage, mont, ii, 52. Et neantmoins qu'on ne die ne son nom ne son pays, jugera on, à belle adventure, qu'il estoit romain, id. iv, 363. Par adventure, dit Socrates, en y a il bien aussi quelques uns de ceste sorte, laboEtie, <2 5. Quand chascun fait à sa fantaisie et à belle adventure, c'est une confusion et chose desplaisante à voir, ID. m. Nous ne sentons point le cours des heures, quand il va recitant les adventures qu'il a eues en ses verds et jeunes ans, amyot. Préface, XIV, 42. Si d'adventure ces fables en quelques endroits sortent un peu trop audacieusement des bornes de la vraisemblance , il est besoing que les lisants m'excusent gracieusement, id. Thésée, i. Theseus s'oiTrit voluntairement à y estre envoyé sans attendre l'adventure du sort, iD. ib. <9. Il n'entroit en leur païs aucun devin pour y dire la bonne adventure, iD. Lyc. <4.
— ÉTYM. Bourguig. aidventure, aiventure; provenç. et espagn. aventura; ited. aTOen(ura;deodi'enturus, qui doit arriver, de adi-'emYe , avenir. Marg. Buffet, < 668, observe, p. 73, quepar avenlure est une locution ancienne qui ne se dit plus. L'usage présent l'a reprise.
AVENTURÉ, ÉE (a-van-tu-rè, rée), part, passé. C'est de l'argent bien aventuré. Sa fortune est aventurée.
AVENTURER (a-van-tu-ré) , v. a. \\ 1° Mettre à l'aventure, risquer. Aventurer une petite somme. Il 2° S'aventurer, v. réfl. S'exposer, se hasarder. Qui, de le voir s'aventurant, la font. Fabl. m, 4.
— REM. Avec aventurer et un verbe à l'infinitif, on met à et plus rarement de ; il s'aventure à y aller ou d'y aller.
— HIST. xui' s. Et tant aventura [Blondel] qu'il entra en Osterriche ensi comme aventure le menoit, Chr. de Rains, p. 53. Puis ne fu voie ne sentiers Où il n'alast moût volentiers. Se hom s'i pot aventureir, ruteb. 67. Li quens s'en va aventurant Par la forest orible et grant. Roman du Comte de Poitiers, 868. Por ce est grant foUe de soi aventurer Es biens où l'en ne puet son cuer asseûrer, 3. de MEUNG, Test. 320. Il XIV* s. La quele empreinse les pères ont aprouvée, et li donnent licence de soy aventurer, bercheure, S° 32, recto. Etdientl'unà l'autre : Alons aventurer Avec le meilleur homme dont nulz sauroit parler, Guescl. 1SH6. Pource qu'il avient que les diz marchans aventurent en nostre dit royaume, du cange, aventurerius. Meschief advient par aventure. Quant folement on s'aventure, BRUYANT dans Ifénagier, t. u, p. I8. || xv* s. Si se mit ledit messire Louis en ces vaisseaux pour aventurer sur la marine, froiss. i, i, <79. S'il vous plaisoit, je iroie aventurer à val ce pays pour querre bestes et vitalités, id. i, i, 254. Ce fait, le dit messire les mena avanturer devant un chastel bien garny, Bouciq. i, ch. n. Et se adventura monseigneur du Lude jusques à luy demander se il ne soavoit point où estoit l'argent contant de son maistre, comm. iv, h. || xvi* s. Il ne vouloit ensuivre ceulx qui avoient gaigné de grandes victoires pour s'estre adventurez, encore qu'on les louast et estimast beaucoup, AMYOT, Périr.. 38. Il estoit d'advis que l'on devoit ne avanturer point la bataille contre Hannibal, id. Fo6. 5. X toute peine s'adventura il à la fin de luy en ouvrir le propos, id. Philop. 2a.
— ÉTYM. Aventure; picard, avinturi; provenç. aventurar, avanturar; espagn. aventurar; ital. amenturare.
t AVENTUKEUSEMENT (a-van-tu-reû-zc-man) , adv. D'une manière aventureuse.
— HIST. XIV* s. Là y ot un Englois.... Qui voua à Jhesu le Père omnipotent, Qu'à la porte ou aux bailles de Paris proprement Iroit fer»r de glaive aventureusement, Guescl. 17567. Aventureusement [par hasard] [il] se hurta à la pointe du coustel du suppliant, DU CANGE, aventureriut.
— ÉTYM. Aventureuse, et le suffixe ment. AVENTUREUX, EUSE (a-van-tu-reù , reû-z'),
adj. Il 1° Qui s'aventure, qui hasarde. Homme, esprit aventureux. Existence aventureuse, existence s'abandonnant au hasard. || 2° Substantivement. 1« raisonneur parti, l'aventureux se lance, Les yeux clos, à travers cette eau, la font. Fabl. x; )4.
— HIST. XIV* s. Les fais des batailles sont adventureux et ne sont pas certains, Ifénagier, i, 9. Je, qui sui chevaliers aventureus clamés, Baud. de Seb. viu, 4t23. Le suppliant bailla toutes ces choses h aventureux qui vo'jlentiers suivoient les guerres, du cange, aventurerius. || xv* s. Et y mit dedans en garnison un sien frère, que moult aimoit, et un certain nombre de compagnons aventureux avec lui, FROISS. 1, 1, 99. Faut tenir train de seigneurie, Estre prompt et avantureux, villon, Nouvelles ballades. \\ xvi* s. Afin de tourner en augure, comme chose aventureuse et non préméditée, ce que songneusement il avoit jà conclu et pourpensé, M. DU BELL. 347. Un capitaine hardy et avantureux, AMYOT, Fab. 38.
— ÊTYM. Aventure; provenç. aventure»; ital. oeventuroso.
AVENTURIER, RIËRE (a-van-lu-rié, r'iè-r'; l'rne se lie pas; au pluriel, 1'* se lie: les aventuriers et.... dites : les a-van-tu-rié-z et....), s. m. || 1° Celui qui cherche les aventures et surtout les aventures de guerre, et qui n'a d'attache nulle part C'était un aventurier qui s'était donné à Nestor, fên. Tél. XVI. Seigneur aventurier, s'il te prend quelque envie De voir ce que n'a vu nul chevalier errant, LAFONT. Fab. X, ti. U tient que les combats sentent l'aventurier, CORN. Attila, IV, <. Celui-ci, qui ne passa que pour un aventurier audacieux, parce qu'ilne réussitpas, volt. louis J/F, 3. || 2* Anciennement, ceux qui faisaient la guerre en volontaires et sans recevoir de solde ; et aussi ceux qui se hasardent aventureusement à la guerre. Il 3* Certains corsaires des mers de l'Amérique ; on les appelle aussi flibustiers, boucaniers, jj Bâtiment marchand qui s'expose sans escorte en temps de guerre. || 4*Kamilièrement et par dénigrement, un aventurier, une aventurière, celui, celle qui n'a pas de moyens d'existence connus. || Adj. Une vie aventurière. Des gens aventuriers et hardis. Le maréchal de Gassion, si aventurier pour les partis et si brusque à les chercher, craignait un engagement entier, st-êvremond dans richelet. || Fig. Combien de ces mots aventuriers qui paraissent subitement et que bientôt on ne revoit plus, la bbuy. 6.
— HIST. ïv* s. Au temps où je vous parle, estoit ce pays rempli d'Anglois et de larrons gascons, bretons, allemans et gens aventuriers de toutes nations, FROissARD, m, 75, Lyou, 4 569, in-f . Il xvr s. Adventuriers qui ne vouldroient rien touldre Non plus que loups, à desployée enseigne, Marchant avant, courant par la montaigne, j. karot, t. v, p. 24. Des adventuriers hespagnolz et numidiens, AMYOT, Pélop. et Marcel, comp. 6.
— ÉTYM. Aventure; provenç. aventurier; catal. aventurer; espagn. oi3entur«ro;portug. aventureiro; ital. at)«en(un'ere.
AVENTURINE (a-van-tu-ri-n'), ». f. \\ 1* Pierre artificielle qui se fait avec du verre mêlé de hmaiile de cuivre, qui y éclate comme de petits grains d'or. Il 2° Pierre précieuse, pleine de plusieurs points d'or qui lui donnent beaucoup de brillant ; c'est un quartz coloré en jaune ou en rouge. || 8° Adj. invariable. De couleur d'aventurine.
— ÉTYM. i4icnture, d'après Ménage, qui dit que, la composition qui donne l'ocentunine artificielle ayant été trouvée par hasard, la pierre fut dite aienturtne ou pierre d'aventure; et que ce nom passa ensuite à l'aeenturtne naturelle qui y ressemble.
AVENU, UE (a-ve-nu, nue), part, passé d'avenir. Ce qu'on craignait est avenu. Les choses qui sont avenues. Il faut regarder cela comme non avenu.Le regret de ma faute avenue, malh. i, 4. Avant qu'aucun malheur te puisse être avenu, corn, le lient, ii, s. Prévoir tout accident avant
ÎG4
AVE
qu'tus «vaau, •(onim, Sai. xtv. Il n'Mt rion aua l« icfflM n'alMorbe et m «Urare, Et l«« faite qu on ignom Sont Wen mu ditMranU dM faite noo ■«»niM, J. ». «ooM. Odei, iT, ï.
ArKNITB (•-*»-nuej. *. f. Il !• Chemin par lequd 00 arriM en un lieu. lU ont oeeu|>6 toutos le» ar*nuea du port, vtH. Tél. vu. Saiuisez rbippudrome »vee*e« avenue*, cokn. Héract. m, «. lU d^cou- \fuiit uihiin maître do l'avenue, id. Olhon, v, ». J'ai vu forcer lex avenue! he» Alpei qui percent lei nue*, **CAN, Ode au roi. Il ferma 1m avenue» de Jérusalem de il prist qu'il n'y avait plu* moyen de ('échapper, MM. Uitt. ii, •. Souvent de u maison Kardaot les avenues, boil. .Val. x. U« leurs apparteinr- ■- :^-<-~r le* avenues, i», iutn'n, iv. Ce» ftiul> ird'hui «i pompeux et si grands, D'une
im~: - i-.Lc *uperbe» avenues, volt. Uenr. vi.
Il a* Allée d'arbres conduisant à un chAteau. On arlive au obtieau par une grande avenue. || Toute allée d'arbre* en ligne droite. De longues et fraîches avenue*. || •* Kig. Les avenues de la fortune, du pouvoir. Ce qui va Jusqu'au centra de l'âme des autres, s'arrête aux avenuoi du la leur, bilz. Liv. vi, letl. t.S'étant une fois emparés de son esprit, ils en saisissent toutes les avenues, id. 7* Duc. t. la cour. Mme de liainlenon, qui voulait tenir le roi par iiiutes les avenues, sapait depuis longtemps d'Aquin, sTsiM. M, iU. \\i' Avéncmeut. L'enfer so réveilb & l'avenue de Jésus-Christ, boss. llisi. u, 0. !l 6* Terme de eluuae. Route ou sentier que l'on fait dans le* pipées.
'— XIII* s. Et quant Henris, ses flus, au court mantiel, fu revenus et il sot la vérité de ceste avenue [événement), Cft. de «ain», p. n. ||xv' s. Monseigneur Jean de Hainant, qui bien est ramentu, et de raison, on ce livre; car, de plusieurs et belles avenues, il en fut chef et 'cause, kroiss. i>rof. Or nous tairons-nous k parler du comte do Ilainaut, et parlerons des besognes de son pays, et des avenuesqui y avinrent tandis qu'il fut hors, id. I, I, 406. Lors son cousin, et par especial la femme C'ji n'aimoit point l'autre, furent bien joyeux de l'advenue [aventure], louis xi, Nouv. lxi. || xvi* s. La béatitude remplit toutes les appartenances et ad- TnniM de la vertu, mont, i, 7u. Ville sise sur montagne qui r.'a qu'une seule avenue, m. ou bull. 4«e. Ayant saisi toux les pas et advenue* de ce quartier 1^ AMTOT, l'hilop. s.
" r.TTM. ÀVtHtr.
I AVÊBAGB (a-vé-ra-j*), s. m. Terme de commerce. La mo venue avérée, vraie, reconnue telle, et en général U moyennp. Sur troi* ans l'avérage a été de....
— ETYM. Avérer.
ATËRÉ, £B (a-vé-ré, rée), port. patt^. Etabli comme vni. C'est un fait avéré par l'histoire de M. de Thou, boss. Déf. VoilA un fait avéré et pu- Uic, ID. //Ml. Il, IS. Ahl tout est avéré. Tout est approfondi dans cet alTrcux mystère, volt. Toncr. IV, 1. De cent siècle* de gloire une suite av^^rée, id. OrpM. I, I. Vous êtes convaincu, le crime est nv6i'é, ID. CaliL iv, a.
AVfJlER (a-vé-ré), c. a. Avoir, donner la certitude nu'une chose est vraie. Il avéra l". fait. J'en réponds sur ma tête et l'ai trop avéré, cohn. TlUod. m, 3. J'ai su par mes veux avérer aujourd'hui Le commerce acerat de m« femme et de lui, mol. Sganar. ie.|| J'avère, j'avérerai, j'avérerais.
— HtST. »l* ». E snvcni tuit senx suspoçon Qu'or tveire (se vérifle] l'avision, brnoit, ll, eti3. Cer- Uinemont est avérée En lui Iota la profccie, in. ii, 789). La prophecie avérera [se vérlflera]. Quant li filx Deu por nos morra, Adam, myi(. p. en. || xiii's. lA moie fol en vnil jurer, Que tôt ce verrou [tous verres] avérer, Den. une. Tex raisons convient il avérer par tesmoins loiax, ukaum. lxj, m. || xv s. Lee promeHa* de 1* ducbiMse furent avérées [justifites par l'événemaot], noua, ii, u, tu. Pour niecx averfr leur fkit, is. ii, ii, m. Ce qui doit eacre réputé à grand faute tn\ Princes, quand ib ne les avèrent ou font avérer [les rap->orte qu'on leur faiil, coMM. viii, «t. Il m*i. Comme il a esté advnr4, Moirr. i, 44. On oe Boeul Jamais adverer ny ■çavoir comment il edoitmort, amtot, Hom. 43. Le lion Jugement de l'un est tesmoigné par la ruine de •oopete, M l'erreur de l'autia adveré par l'heureux «vmeoMnt de ee qu'il avoit voulu cmpescher, id. '**• •*5*- «»■«»»• '• Craignant que le filz legitiOM M net occasion de fair • rechercher et avérer mbataidiia, lo. I>.^in. u.
~ *^: •*">«enç- «rrrnr, ocfiror; ital. orr*nrt; de ad, k, et rrrut. m\ (voy. vrai). t AVMRB (av; Im de la Campoole,
AVK
prk* du quel était l'antre de U sibvUa da Cumes , antre qui conduisait, *uiTanl la myuiologia,aux enfers. Il Poétiquement, le* anfer* même*. Je m'en irais dans l'Aveme Faire enivrer Alecton Et bâtir une taverne Dan* la manoir de Pluton, maItse ADAM, Chanton.
— BTYM. Aoemui, du irreo <opve«, de i privatif, et ipvi:, oiseau; ainsi nommé parce qu'on disait que les vapeurs qui s'en exhalaient niffoquaient le* oiseaux qui volaient dan* oe* paraga*.
\ AVEltRll()YSME(a-vlr-ro i-sm'), (.m. Terme de philosophie. Dix:lrine répandue dans le* écoles du
moyenAKeetikl'époqueaelaHeoni ' 'l's
du nord de l'Italie, et qui soutonaii <
lus intelligences humaines : k »\^..: ,.. ..- .... : il n'y avait qu'un «eul homme; bien que, dans l'idée primitivede cette doctrine, l'identité parais.v: a\oir consisté en la participation de cbaijue homme en une même raison nommée intellect actif. D'autre part, l'averrholsme devint un prête- nom derrière lequel on caclinit une piiilosopbie matérialiste et la négation du surnaturel.
— ËTYM. Averrhoi* (Iha Rotcbd), philosophe arabe du xii* siècle.
AVERSE (a-viir-s'), i. f. Pluie subite et abondante. Nous avons reçu toute l'averse.
— ËTYM. i et teru.
X VERSE (a-vèr-s"), loe. adv. Voy. vehse (à\ AVERSION (a-vèr-sion; en (loésie, de quntre syllabes), ». f. Il !• Sentiment qui fait qu'on se déiounie d'une personne; haine, antipathie. Lu peuple l'avait en aversion. Prendre quelqu'un en aversion. Inspirer k quelqu'un de l'aversion pour un autre. Intéresser l'État dans votre aversion, botr. Vencetl. II, J. (Combats pour m'affrancliir d'une condition Qui me livre à l'objet do mm aversion, cohn. Cid, V, i. Mais cette indilTérence est une aversion Lorsque je la compare avec ma passion, id. Kodog. i, 7. Uec<!tte aversion mon cœur préoccupé, id. Sirom. IV, s. Et les aversions entre eux deux mumelles Les font d'intelligence k se montrer rebellas, lo. Ilérael. i, i. Pour qui elle a de l'aversion, ic. Ex. du Cid. Elle n'a jiaspour moi d'a\ersioii si forte, ui. le Ment, iv, a. Ils demeurent l'ubjel do l'aversion du peuple, BOSS. Uitt. u, lO. Je ne sais quelle aversion pour Ulysse, rtn. Tél. xv. Peut-être convaincu de votre aversion, U va donner un chef k la sédition, BAC. Phèd. I, 5. Pour lui de» Persans bravant l'aversion. J'ai chéri, j'ai cherché la malédiction, lo. /;«(/». ui, 4. jl KamilièremenU C'est ma bête d'aversion, se dit d'une personne pour laquelle on a une insurmontable répugnance. || S' En par:ant de* choses, répugnance extrême. Aversion pour le travail. J'ai eu toujours aversion k cela, voit. £«<tr. <io. Alexandre obligeait aussi ses capitaines de s'habiller k la penienne, k quoi il* avaient grande aversion, VAUO. Q. C. SKI. J'ai eu et j'aurai pour lui [le mariage] tûuto ma vie une aversion effroyable, mol. l'Àm. méJ. III, e. lie ciel a semblé mettre en nous mêmes attachemenU pour notre lilierté et même .iversion pour l'amour, id. laPnnc. d'Êlide, iv, 4. Vous n'en avez pa* d'aversion , pasc. Prot. lo. Vos décisions sont en aversion k tout le monde, i». l'rov. 44. J'ai une grande aversioi. pour celle saleté, aty. 77. De Ik ces averaions qu'on a du seul objet Urgitime qu'on doit aimer, PLacB. l, p 41i. Rappelez en votre mémoire combien alla avait d'aversion pour le* discours empoisonnée da la médisance, BOas. Aaitte d'Anglrt.
— REM. On dit dans le mèffla aan* avaraion pour une chose et avenior d'une chose.
— HiST. XVI* 8. Il faut craindre de fUre aversion [détournement] du sang vers las partie* noble*, PABt,