I. — Zk
AVE
il M mort de leur ebef,
ptr U priM, • d'au». //ui. tt.w*.
— rrTM. iwwffar.
AT«0«UMWT (»-ftO<lé-n»ân) . oJr ■
MM pM «TMMMiaMl le Mturel dee iuL Itk !• phH oUèbn dv manda, km*. JMn< d'^^Ml. L'âoie, de ton dwietii Jueqne^ poHédée, S'attacbe ■veugltmentàu première idte, CORN. Cin»a, m, i. Suironi ■retiglément ma trifte destinée , ID. Rodoç. 1, t. J'accepte a»eugléinent cotte gloire aiec joie, ID. llor. u, 1. 0 Juge* malheureux, qui dam no<i fai- Met maini Tononi avougU'inent la Klaire et la ba- ItMe, roLT. Taner. iv, <i. Il aime aTouglément u patrie et ion père, id. Brutut, ii, «. Car, puiique la fortune areuglément dispose De tout... regnibii, Sat.iv.
— emi. ÀttugU, et le sufflie fn«ni. (Si le mot était ancien, li serait écrit areugliement; voy. kent pour l'explication de cet accord.) Kontenelle a dit aveuglement : [Dans le corps humain] Le cerveau •l apparemment un>- tris-petite partie du cerveau est ioal M qui pense, tandis aue toutes les autres parties, beaucoup plus consiaérables par leur masse, sont privées de cette noble fonction et n'agissent qu'aTetiglemenl , Heitont. Aveuglement est régulièment formé de meugle, el ment, mais il est bon qu'il ait été rejeté, à cause de la confusion avec le substantif aveuglement.
AVEUGLER (aveuglé), v.a. || 1* Rendre aveugle. Les empereurs de Constantinople ont fait aveugler plus d'un de leurs compétiteurs. || 1* P.hlouir. Bien des choses nous aveuglent par un trop vif éclat. Il t* Fig. ôter l'usage delà raison. La -luperstition, qui aveugle l'esprit de l'homme. U se laisse aveugler par l'espérance de la paix. Être aveuglé par la passion. Ues sens qu'elle aveuglait ont connu leur offense, maui. vi, a«. Reviens U voir, grande âme, Ate-lui celte nue Dont la sombre épaisseur aveugle sa raison, id. ib. «o. Mais le sort irrité nous aveuglait tous deux. — Votre amour vous aveugle en faveur de l'ingrate, rac. Phid. v, 3. Uais cet espoir m'anime et ne m'aveugle pas, volt. Jf. de Cit. i, t. Mon désespoir m'aveugle, il m'emporte trop loin, in. Métope, II, 4. Le bonheur m'aveugla: la mort m'a détrompé, n>. Àlx. v, 7. J'ai de l'ambition, mais je sais la régler; Elle peut m'éblouir et non pas m'aveiigler, corn. Pomp. u, 3. || i« Terme de marine. Boucher. La mer en baissant amena la découverte ds deux voies d'eau que l'on s'efforça vainement d'aveugler avec des matelas et des couvertures. || 5'S'a- Teugler, r. rifl. Ne pas faire usage de sa raison. On s'aveugle en amour. Et il ne faut pas qu'on s'aveugle au point do croire.... Il ne s'aveuglait pas sur les défauts de set amis. rLËcn. M. de Mont. Ne vous avcuglex point quand sa perte est visible , corn. Cinntf, I, 1. Hais vous vous aveuglez au milieu du danger, id. Sertor. v, S. Ils s'aveuglaient sur l'évidence ae ses prodiges, mass. Évid.
— HIST. XII* S. Sire, sire, avuglez tute ceste gent, que il ne veient ne entendent "^el part jcs merrai palet mènerai), Roit, ses. Ueut, cum par Ml mainx buem pur le siècle avuglez ; N'i est •murs, ne fei, ne pais, ne chantez, Th. le mari. <ll. Il ziu* s. Las! mar acointai la bée; Trahie m'a •t awgléel Lai du comteil. Je loeroio en droit moi, que nous envolssions ou pape et li offrons si grant treeor que nous l'aTeuglistiont tout, Chron. de Bain», 4ti. Li port [porc], qui tant curu avoii Que trettot aveglez estolt De uÎMelé et de corrot. Ren. jitio. Amors, qui te fait en li croire. Te toit ton tens et ta mémoire, Et de ton cuer les yez avugla, Et tenir te (ait por avugle, la Rme, t»3i. Let uns de richeces avugle (la fortune]. Et d'onora et de dignités, ib. stas. li fustet-vous menés k honte et à •isil; En la crois vous pendirent li fel Juls caitit; Et Loni!ins vous fcri, bien estolt aveulis, D'une lance el costé dont li fer fu masis, Ch. d:Ant. v, aa«. H XIV* s. Et s'a li gloas Csufrois si le monde avulé, Baiid. dé Stb. IV, aat. f| xv* s. La convoitise de U ekevinca l'aveugloit [le comte de Flandre], raoïss. u. II, SI. Bt donnoit Gisebret Hahieu aux gens du comte grands dnns «t beaux joyaux, el aussi au comte, dont :! t tout, m. ii, n, s». || xvi* s. J^fétquo la ' l'aveugln plus, la pénitence
»««ot, CALVIN, imui. 20< Quand, d'une grâce
au daa«w aveuglée, La gay berger au combatte ba- "!*i^Wï»»»> v, a, r«eio. U PhilitUn de Airwir •w«glé. Rouant mi nutie, aUoit d'ardnt oaang», » », >. ^- Hèlaal amour. I« plus puianat des
ftlan, irmiM^ pM aam pour rompre mon
AVI
voyage T n. n, lo, rtclo. Amour est sveogla, toquel •vmigiit ds aorte que ... maro. Sour. iv. Folle am- Wtlon, laquelle l'avoil tant aveuglé, amvot, Crai. B». Ceulx qui veulent i plein fond reKsrder l« cercle riicsme du soleil, ils s'«vcii;.'l"!:t. ii^. /'<• la euriolité, 7. Tout cela mis en niUi': ; fl «lo s<'I'l caseiiiattes les ttnesabriées, ou avcuxl^o. d'alii. lliii. u, «e. Le peuple de U ville aveugioit et estoulTuit d'harquebusades qu'ils tiroient de tous caste de ce chasteau, id. ib. m, ne.
— BTTll. Àvtugle; Uerry , oveuiUer; provenç. ato^olor.
AVKCGLETTE (X V) (a-vcu glè-t"), toc. odr. A Utons.
— ETYM. Areugle; picard, d favugletU.
t AViCEPTOUXilK (a-vi-sé-pto-Io-jie), f. /. Traité de l'art de prendre les oiseaux.
— BTYM. Mot mauvais el hybride, composé de ains, oiseau, capere, prendre, et Uyo«. traité.
t AVICULE (a-vi-ku-l'), s. f. Nom, on français, du genre de mollus(|ues qui renferme l'animal fournissant les deux substances connues l'une lous le nom de nacre de perle, et l'autre sous celui de perles.
— ËTYM. Avieula, petit oitean, diminutif de ans (voy. OISEAU) ; ainsi dit par une assimilation faite par les zoologistes Çiet anciens nommaient ce coquillage hirondelle, arundo).
AVIDE (a-vi-d'), adj. || l*Qui a de l'avidité. Une nation avide de gloire. Vn esprit avide de tout savoir. Il Poétiquement. Être avide de sang, de car nage, se pUire au milieu des combats.' Tu n'en lis pas assez, reine de sang avide ; Il fallait joindre en cor l'inceste au parricidet ch£bilu>.-«, Sémir. v, « Il >* En parlant des choses. Une avide espérance Ils s'étonnent comment leurs mains, de sang avides. Volaient, sans y penser, k tant de parricides, corm. llor. I, 4. Dessus l'avide espoir de quelque paraguante, U n'est rien que leur art aveuglément ns tente, mol. VÉtour. iv, s. Tous ces yeux qu'on voyait venir de toutes parts Confondre sur lui seul leurs avides regards, rac. Rérén. i, 6. || 8* Par extension, dans le langage élevé , qui a une attention passionnée. Avide il écoutait vos paroles. Dans l'ombre, au clairde lune, k travers les buissons. Avides, nous pourrons voir k la dérobée Les satyres dansants.... v. ntiGO, Yoiz inlér. vu. |'4" Absolument, qui a un grand désir de manger. Un enf&nt avide. Il S* Fig. Intére.ssé, cupide. Un homme avide. C'est une âme avide. L'on remarque, dans les cours, des hommesavides qui se i«vétentde toutes les conditions pour en avoir les avantages, labrut. s.
— ÉTYM. Avidut, de avère, désirer.
AVIDEMENT (a-vi-de-man) , adv. Avec avidité.
Manger avidement L'amour avidement croit tout ce qui le flatte, rac. Mithr. m, 4. Que mon cceur, chéra Isméne, écoute avidement Un discourt qui peut-être a peu de fondement, id. Phèd. u, <. .... Dont l'espoir léger s'attache avidement Aux attraits captieux de mon déguisement, cobn. Rodog. IV, ».
— HIST. rvi* s. Et de chercher avidement s'U pourroit trouver dans la Romaine [religion] quelqu'ombre de salut, o'adb. Fi>, lxxxv.
— tjn». Avide, et le suffixe ment.
AVIDITÉ (a-vidi-lé), s. f. Désir qui emporte.
Manger avec avidité. L'avidité du gain. Il lut ce lirri' avec avidité. [U] Attend votre hyménée avec avidité. VOLT. Mirove, iv, t. Et, tous un faux semblant de libéralité, Soàler et ma vengeance et ton avidité, cmn.Midit, IV, «. [Il] Enfle l'avidité de met restentiments, id. Jitila, v, 4. Courir avec une folle avidité après un monde qui nous fuit, mass. J'rofestùm religieuit, termon 4.
— HIST. XVI* S. Incontinent que la soif tôt esteinte. Et de la faim l'avidité restreinte... (note de Ronsard : l'ardeur de manger. Je ne sçacbe point de mot françois plus propre, eaeoras qu'il soit mendié du latin), Rons. 64 1.
— 8TYJ1. ^ciditoi, de avidui, aride.
AVIU, lE (a-ri li, lie), part. pat*é.\\ 1* Rendu ril. Une fonction avilie. Ett-il un homme plut aviUT Si notre scène devient anglaise, nous sommes bien avilis ; nous ne KMnmet déjà que las tnducieura de leurs romans, volt. Utt. Mlk Clairon, is oct i7so. Ils dressent d'une main dans les fere avilie Cs siège de l'orgueil et de la tyrannie, volt. Al*, n, s. Dsnt un tort arili noblement élevée, id. Aumt. i, 4. Il f Décrédil4 Le burietque, si Justemeat avili depuis, était alors fort k la mode, o'ALtMB. u, ««s. Il t* Oéprédé. Des marchandises avilies.
AVILIM (a-vi-lir), v. a. || f Rmdl* vU. D avilit soo rang.... Tous auiaieat brigué llMiineurde l'avilir;
AVI
Dans une lomroe enfaoce ils l'aoïaient (ait vieillir, tkc.Brii ■ - i- Terme de commerça. Déprécier. I.'encoi: ir le marché avdit les msrcba»
due», li 3 t. f^ Sa randre •"'•"••'••'•'<• L»
-.ertu s'avilit k se justiBsr, yf)Ut. 01 On
peut, tans s'avilir. S'abaisser sou> <, l)^
craindre et les servir, volt. Sémir. u, 7. Moi, jaloux I qu'à ce point ma fierté t'srtliiso I l» lo'rrr, I, ». Il 4* Perdre la valav. ) que je répandt ici de fausv billets delà caisse d'escompte m savn 'mih jijmt, MIRABEAU, Collection, L II, p. 40S. |l Fig. San! Augustin dit que ces merveilles (da l'anivars] se sont avilies par leur répétition, rtm. MwiM. >.
— HIST. ni* t. N'avile mie par loi ses parantes, ttont. p. 441. Quant les vit tuz ensemble entur lui arengiez, Multfort lesetguarda; ti lurdist tut iriez: .Nefu mais par les suens nulz lium si svilbez. Th. le marL st. |J xili* s. Et que Fortune aintine le (ace. Que let bons avile et eOaca, Et las mauvàs «n honor tiengne... la Rott, sioo. Sachiéa, vous voua en avités, Carga n'ai mieeneor apris Qu'il ait vers vous de riens metprit, ib. as7t. Par quoi trop ma- Icment s'svile U maleorée, la lassa, tb. aoas. El aussi aeles denrées sunt svUlies, asAOH. zuv, si. Si le devrait cascuns en son cuer desptre et avilUer, ID, XI, M. Sa vie, qui pas ne l'avilie, Distquedaœe fu de Teringe, roter, ii, 4»7. || xv* s. Le fsii d'amour est avilé ; Car Pitié v est endormie, CB. d'obl. Rond, de YaiUant. Me advilla je bian, quant je te doigne [daigne] tenir ne apeler à mon eeoot, ne CANSB, ovtllare. || xvr s. Que si aucuns neniant que la reprite de leun mettiera délaissas Isa arilisse, qu'ils aillent servir les gentils-iiaainas, la- Noue, 48». Voyant la choie ainsi aviléa, moquée et déshonorée, AMTOT, ilrùl. 48. Maudissant oeuls qui l<>s premiers s'estolont ainsi abbaisaas at avitas que d'aller faire la cour aux barbaret, n>. lyt. 40. Dont la débite est d'autant plus avilAe, ijua moins l'on tire d'arpent des cbotes légères que dss pasaiites se vendans au poids, o. de serres, <*4.
— ETYM. ii et ril;provenç. oriftV ■ xir, otilaT ; espagn. avilar; ital. at
L'ancien français n'avait que owlcr, cesi au z.r siklc que ariiir entre en usage.
AVILISSANT, AXTE (a-vi-li-san •"••> -r-'- Qui avilit. Acte avilissant Conduite la servitude eCTets avilissants, volt As-tu vu «a froideur altiére, avilis» ' "mt.
IV, ». L'insolence absurde et avil. c .a-
quelle on affecte encore de ne pas distuiguer U théâtre de la foire du théâtre de Corneille, is. Wl d'Argmtal. 2< juin, 47SI.
AVILISSEMENT (a-vi-li-te-man) ,». m. \\ l*Eut d» ce qui est avili, dégradé. Sans arilissement, à tout elle t'abaisse, volt. Seythee. i, 4. Je vous supplie instamment de vous joindre à moi pour ampècW l'avilissement le plus odieux qui puisse déshcMianr la scène françaiie et achever notre décsdenea. voti LHt. MU» Clairon, «s oct 4 7So. Let ballat- lettres sont dans un étrange arilissement à Paris, m. tsMr. DamilavilU, M mars 47«4. Vos plsoes rappellent sans cessa las avilisiemenu qui les ont méritéat, MASS. m. Car. rail.dwfraMb.lirftBtdatfiprAciation des maivbandites, des denrées.
— HIST. ziii* s. Vous faitet mal, te Dtaz ma tant [lauve], Qu'il bée à vottre avilement, la ffotr, 1*44. Ca teroit prant reproche et grant avillemant, Bugum Capet. fol. <», dans raynoitard |j xvi* s. La desobaitsanca aux magittrats, ranUatement dat lettres et sciences, lanoi», m.
— BTYM. Â9Mr; provanf.
t A VILLON (s-vi-llon, (i mouillées), t. m. TirtÊ» de fauconnerie. Doigt da derrière d'un oiseau de proie.
— STYM. Autre forme da aiguillon, qui s'est écrit aussi a%rillnn.
t AVILU>NNEK (a-vMio-oé, U moaiUéai), «. a. Terme de kiMtoonari*. Attaqoar avae las serru de derrière.
— ETTH. ivCUait
AVINfl. ÊE U vl-né. nM. part. poft. haMié devin.: >s avinées. || Fig. Eira
sriné, et •. ir let jambat avinées,
chanoéler par t«<ila d'ivresta. Pu mal, en véni^; vos jsmbas sautoHMOt na pau pliu arinées, kr^- ■ MARcn. Rarbirr, i, 4.
A%1NER (a-ri-né), v. a. Imbiber da VtB. Avir.rr une cuve, un tonneau.
— mrr. zm* s. Qui da bon vin fort las avioe, Parfonop. et ÊM». 7*a«. QoaBt U lasia asi faiea arinée. An (au, Mais la ahaminéa. S Bat emlaors
AVI
AVI
AVI
[nous nous croisons, allons à la croisade] de plain eslaiz, ruteb. 82. ||xv* s. Je suis né bas-normand; mais ma bouche avinée Dit estre d'Orléans, basselin, xxviii. Il XVI* s. À bon droit le ciel a donné X l'homme qui n'est aviné, Tousjours quelque fortune dure, RONs. 556.
— ÉTYM. À et vin.
t AVIR (a-vir), v. a. Rabattre les bords d'une pièce de ferblanterie pour assembler.
— ÉTYM. Origine douteuse, comme celle de beaucoup de termes de métier, pour lesquels il n'y a pas d'historique. Pourtant on peut proposer l'ancien fiançais havcr, tirer à soi, haret, crochet (de l'ancien haut-allemand habên, tenir, saisir, d'après Diez); l'/i se serait perdue, comme dans plusieurs mots.
t AVraAISON (a-vi-rè-zon), s. f. Détour de l'eau dans les salines.
— ÊTYM. À et virer.
AVIRON (a-vi-ron), s. m. || i' Rame. Le voyageur.... Arrêtant l'aviron dans la main de son guide, A. CHÉNiEH, 266. René repoussant le rivage avec un aviron est entraîné par le cours du fleuve, cha- TEAUB. Natch. Il, 488. || 2° Terme de boucherie. Pelle de bois pour remuer les graisses dans la chaudière.
— HIST. xii' s. Or le [mon cœur] doinst Diex à droit port arriver. Car il s'est mis en mer sans aviron. Coud, X. Il XIII' s. 11 est entré en son batelOù il avolt maint aviron ; Ses avironeurs environ [il] Apele.... Bl. et Jehan, 387). Il sembloit que la galle volast, par les nageurs qui la contreingnoient aus avirons, joinv. 215. || xv's.Maisjetreuve, leplus des mois [la plupart du temps], L'eaue de Fortune si quoye.... Que, s'avirons d'Espoir n'avoye, Souvent en chemin demourroye, CH. d'orl. Bal. t4(. Tu veulz nagier sans aviron, Mart. de saint Etienne. Il XVI* s. Semblables aux tireurs d'aviron qui tirent et tendent au port luy tournant le dos, charron, Sagesse, i, 2).
— ÉTYM. À et viron (voy. virer), l'instrument qu'on vire, qu'on tourne. Grandgagnage, trouvant, dans le wallon, nat;tron, navuron,esl portéàcroire que navirnn vient de navire, et est le thème de aviron, qui en serait une altération. Mais aviron est trop ancien dans la langue pour permettre cette explication. Viron est un mo! usité dans l'ancienne langue et qui se trouve dans en-viron.
t AVIUOXNERIE (a-vi-ro-ne-rie), s. /^. Terme de marine. Atelier dans lequel on fait les avirons.
— ÉTYM. Aviron.
4. AVIS (a-vî ; l's se lie devant une Toy elle ou une h muette : un avis important, dites : un avi-z-important), «. 7n. Il 1° Manière de voir, opinion. Ils étaient d'avis différents, fén. Tél. v. Volonne dit son avis comme un autre, sév. 40i. Vous êtes seule de votre avis, id. 2)5. Aristote est de l'avis du père Beauny , PASC. Prov. t. Ils sont de contraires avis, m. ib. 6. Chacun a son avis, corn. Pomp. i, i. Je voudrais bien que notre bon ••*.... choisit ce genre d'écrire, où, à mon avis, il réussirait parfaitement, BALZ. iir. VI, lett. 4. Cependant les avis ne sont point partagés ; tout le monde tient qu'il y a eu quelque chose de surnaturel dans les oracles, font. Oracl, t" dissertation. || Il lui est avis, il pense. Il lui fut avis que le diable.... la font. Ann. \\ Familièrement. M'est avis. M'est avis que cet enchaînement de sottises et d'atrocités qu'on appelle histoire ne mérite guère l'attention des hommes sensés, p. l. COUB. Lett. 1,4 45. Il 2° Opinion dans une délibération. Ouvrir un avis dans le sénat. Les avis des membres de la commission furent unanimes. || Avis du conseil d'État, opinion du conseil d'État en interprétation d'un règlement. || Avis de parents, délibération d'un conseil de famille. || Avis de médecins, consultation de plusieurs médecins. |{ 3° Vote, dans une assemblée. Donner son avis. RecueiUir les avis. Il 4° Conseil. Donner des avis. S'il veut suivre vos avis. Recevoir très-mal les avis. Elle donnera dans un jour cent avis, et dans toute une année elle n'en voudra pas recevoir un seul, bourd. Pensées, t. I, 432. Mais je ne veux d'avis que d'un cœur tout à moi, CORN. Iléracl. u, 7. De cet hymen tes amis indignés Vengeront sur ton sang leurs avis dédaignés, ID. Pomp. v, 4. Do Maxime et de toi j'ai pris les seuls avis, id. Cinna, v, 4. Un salutaire avis agit avec lenteur, id. Othon, v, 2. La nuit porte avis, id. le Ment, m, 6. Il prend l'avis du reste de la famille, fén. Tél. viii. Phèdre, dans ce palais tremblante pour son fils. De ses amis troublés demande les avis, rag. Phèd. n, t. Je ne prends avis que de ma passion, mol. D. Gare, iv, 7. I Donneur d'avis, homme qui a ta manie de don-
ner des conseils sans qu'on lui en demande. || Donneur d'avis se disait particulièrement autrefois de celui qui proposait un moyen pour faire venir de l'argent dans les coffres du roi. Enfin c'est un avis d'un gain inconcevable, Et que du premier mot on trouverait faisable, mol. Fdch. m, 3. || Familièrement. Sauf meilleur avis; si l'on ne conseille rien de mieux. || 5° Parti qu'on prend. Le meilleur avis qui me reste, C'est de me séparer de toi, malh. V, 5. Et je suivrai l'avis que vous prendrez pour moi, CORN. SertoT. iv, 3. || Peu usité en ce sens. Il 6° Avertissement. Il ne faut pas que le vieillard néglige les avis que la nature lui donne. Je reçoisvingtavisqui meglacentd'ellroi.BOiL. Épit. vi. Je devais, ce dis-tu, te donner quelque avis Qui te disposât à la chose : J'aurais trouvé ton testament tout fait, la font. Fabl. viii, 4. Les Dieux qui m'inspiraient et que j'ai mal suivis, M'ont fait taire troisfoispardesecretsavis, rac. 1/it/ir. iv, 2. || Avisau lecteur, préface d'un livre ; et figurément, conseil ou reproche adressé d'une manière générale et indirecte. Français, ce trait s'appelle un avis au lecteur, ANDRIEUX, Procès du sénat deCapoue. || Terme de commerce. Avertissement p<ir écrit à celui qui doit payerune lettre de change, de la création de cette lettre, ou Lettre d'avis, lettre missive qui contient cet avertissement. || 7° Imci-mation, nouvelle. Par un avis secret. Sur l'avis de nos correspondants. U vint au gouverneur de sûrs avis sur les projets de l'ennemi. Quel coup de foudre, ô ciel ! et quel funeste avis! RAC. Phèdr. IV, 6. Je vous en donne avis, de peur d'une surprise, corn. Cinna, i, 4. Sans m'en donner avis, mol. Fest. i, 3. Pour te donner avis d'un secret important, m. l'Étour. m, 6. Nous donner avis de ce rare bonheur, iD.D.Gorc. in, 3. Ayant eu avis qu'elle s'en allait, sév. 4 2. || Proverbes. Il y a jour d'avis; c'est-à-dire rien ne presse. || Autant de têtes, autant d'avis ; chacun a sa manière de voir. — HiST. XII* s. Dont m'ert avis [il m'était avis] quej'ere [étais] en un moustier, Ronc. p. 4 64. Vostre clairs vis, qui sembloit fleur de lis. Est si aies ore de mal en pis Qu'il m'est avis que me soiez emblée, QUESNES, Romancero, p. 4 08. Moût firent grant folie 11 mes [messagers] , ce m'est avis. Quant tel chose apportèrent à nous en cest pays, Sax. xxvi. Il XIII* s. Avis pi'est qu'il afiere Qu'il soit de ceste chose et maistre et conseillère, Berte, xii. Por lui morrai, au mien avis, Qu'il n'en istra [sortira], ce croi, jà vis[vivant], la Rose, 4435. Il m'est avis et as autres aussi , que tex coustumes sont bones et pourfitables à escrire et à registrer, beaum. i4. || xiv«s. Je ai donné et doin à mon filz, pour le avis et pour l'assignementde son mariage, toute la terre, du cange, avisum. Ne scevent II aucuns prendre certain avis De rendre la cité; moult y furent pensis : Li uns s'y assentoit et li autres envis, Guescl. 4 6235. Ceux de Cambray se defendoient vassalement et par grant avis, FBOiss. I, I, 83. Là estoient ces archers d'Angleterre habiles et légers et qui traioient par art et par avis, et de tel ravine que grand laideur estoit à regarder, id. i, i, 306. Le duo de Normandie respondit à la première fois qu'il en auroit avis [qu'il prendrait avis de son conseil], id. i, i, 448. Si firent les chevaliers de Hainaut et leur conseil plusieurs bonnes ordonnances, par grand avis, pour eux mieux garder et défendre, id. i, i, 3). Et s'avisa que.... et ainsi qu'il jeta son avis, il le fit, et ferit son cheval des espérons, id. I, i, 4 40. Et ordonnèrent [capitaines., ceux de Gand] quatre, à leurs avis, les plus oultrageux, hardis et entreprenants de tous les autres, id. ii, ii, 67. Quant Jeunesse vit que point ne parloye. Car tout advis et sens perdu avoye. Pour moi parla.... CH. d'orl. i. Il xvi* s. Laquelle [cause du Christ] aujourd'hui est en telle manière du tout deschirée et foulée en vostre royaume, qu'elle semble, advis, désespérée, calv. Instit. Dédie. Les noms de Michel et Gabriel, qui sont en l'Escriture, et le nom de Raphaël qui est en l'histoire de Thobie, semblent, avis, par la signification qu'ils emportent, avoir esté imposez aux anges à cause de nostre infirmité, ID. ib. 1 08. Je seroye d'advis qu'on evitast tous vocables esquels il y a quelque absurdité, m. ib. 4 86. Il m'a semblé advis bon de faire un traité particulier pour mieux discuter ceste matière, id. ib. 323. 0 monde heureux! il m'est advis que je y suys,BAB. Pant. m , 4. Par ce voyez que Dieu grant advis eust Envers les dames premier qu'en croix mourut, J. ma- BOT, v, 297. Estre d'advis qu'on fasse, mont, i, 4 5. Comme Lamachus fust d'advis que d'arrivée on allast droit devant Syracuse, amyot, Nicias, 20. 11 se laissa aller à la renverse sur le lict, oii il estoit à table, comme ne prenant plus d'advis à ce qu'ilz
faisoient et disoient, id, Sertor. 40. Incontinent aprè<, ayant changé d'advis, il en sceut fort mauvais gré à Eumenes, id. Eumènes, 3.
— ÉTYM. Bourguig. aivi; Berry, évit; provenç. avis; e.spagn. atiiîo; ital. awiso ; de à et de tj« (voy. VIS, t. m.) datnium, vu : mot à mot ce qui est vu, ce qui semble.
1 2. AVIS (a-vis'). Chevalier d'avis, ordre militaire de Portugal, fondé en 4(62 pour repous.ser les infidèles. Ces chevaliers embrassèrent la règle de Clteaux ; ils en portaient l'habit blanc, et leurs armes étaient d'or à la croix fleurdelisée de sinople accompagnée en pointe de deux oiseaux affrontés de sable.
— ÉTYM. Avis, oiseau, à cause que deux oiseaux furent aperçus sur le lieu où l'établissement se fonda.
AVISÉ, ÊE (a-vi-zé, zée), part, passé. || 1* Aperçu. Le cerf avisé par le maître dans l'élable où il s'était blotti. Il 2° Imaginé. [Le chat] Blanchit sa robe et s'enfarine....Se niche et se blottit dans une huche ouverte; Ce fut à lui bien avisé, la font. Fab. m, 48. Il 3° Adj. Qui fait attention à, qui agit avec intelligence. Hélas! que nous savons peu ce que nous faisons, quand nous ne laissons pas au ciel le soin des choses qu'il nous faut, quand nous voulons être plus avisés que lui, mol. le Festin, iv, 6. Maxime, en voilà trop pour un homme avisé, corn. Cinna, IV, 6. Les bons esprits Qui savent, avisés, avecque différence. Séparer le vrai bien du fard de l'apparence, RÉGNIER, Sat. v. Il C'est un mal avisé (voy.