ID. XV
— ÉTYM. Latin, bacca.
f BAÏFIN (ba-i-fin), adj. masc. On appelle vers baïfins et plus souvent vers métriques, des vers français qu'on essaya défaire, au xvi* siècle, sur la mesure des vers grecs ou latins.
— ÉTYM. Leur nom vient d'Antoine de Baïf , qui en fit plusieurs de ce genre et qui pensait les avoir inventés. C'était une erreur; ils existaient avant lui.
BAIGNÉ, ÉE (bè-gné, gnée), part, passé. IJl'Qui a pris un bain. Rasé et baigné. || 2° Mouillé. Tout baigné de sueur. Ses beaux yeux étaient baignés de larmes, fén. Tél. vi. Chimène est au palais, de pleurs toute baignée, corn. Cid, m, t. Ses yeux baignés de pleurs demandaient à vous voir, bac. Bér. V, 7. Ces bras que dans le sang vous avez vus baignés, m. Iphig. u, 6. Une femme éperdue et de larmes baignée, volt. Orph. ii, 7. Tous les yeux étaient baignés de larmes, SÉV. 206. Elle paraît baignée dans l'excès de la joie, m. 437. || 3° Arrosé par une rivière. Les plaines baignées par l'Euphrate.
BAIGNER (bè-gné), v. a. || 1° Faire mettre dans l'eau, mettre dans le bain. Baigner des troupeaux dans le ruisseau. Baigner quelqu'un dans de l'eau tiède. Il 2° Mouiller, inonder. Baigner son visage de larmes. Vous baignant de ses larmes paternelles, MASS. Exempl. Elle prend ses enfants et les baigne de pleurs, rac. Phèd. v, 6. || Fig. Un si touchant regard baigne votre prunelle, v. hugo, F. d'automne, 24. 1| 3° Couler dans, auprès ou autour, en parlant d'une rivière. Le Nil baigne l'Ethiopie. Le fleuve qui baigne ces parages. La mer qui baigne la Bretagne. J'ai, malgré leurs efforts, soumis à votre règne Ce que le Tibre lave et que le Gange baigne, rotr. Bélis. i, 6. Un captif qui voit chaque jour Voguer la plus belle des filles Sur les flots qui baignent la tour, bérang. Pfisonn. || 4° K. n. Être plongé dans. Cet arbre baigne dans l'étang. Des olives baignent dans la saumure. || 5° Se baigner, ». réjl. Se mettre au bain. Se baigner dans la rivière. Il Fig. Il se baigne dans la confiance, sÉv. 453. Le crédit de Chamillard s'augmentait tous les jours par l'orgueilleux plaisir dans lequel le roi se baignait de former son ministre, st-sim. 96, t2. || Se baigner dans le sang, se plaire à en répandre. Songe aux fleuves de sang où ton bras s'est baigné, corn. Cinna, iv, 2. Qu'un jeune audacieux se baigne dans leur .sang, lo. Cid, n, 9. Que.... malgré la pitié dont je me sens saisir. Dans le sang «l'un enfant je me baigne à loisir, bac. Androm. i, 2. Dans l'infidèle sang baignez-vous sans horreur, id. Ath. u, 2. Une impie étrangère Se baigne impunément dans le sang de nos rois, id. Ath. i, i. Vengez-vous, baignez-vous au sang du criminel, volt. Mér. iv, a.
Dans le sang innocent ta main va .se baigner, id. Alt. v, 6. .
— REM. 1. Lorsqu'il s'agit de l'action d'une personne qui prend un bain, le verbe baigner doit toujours être réfléchi; ainsi on dira : ils sont allés se baigner en.semble ; et non : ils sont allés baigner ensemble. Il ne devient neutre que lorsqu'il exprime qu'un objet trempe dans un liquide. |{ 2. On dit : ils le trouvèrent baigné dans son sang. Mais peut-on dire : ils le trouvèrent baignant dans son sang? Des grammairiens ont condamné cette locution, mais évidemment elle est légitime; et baignant dans son sang est acceptable au même titre que nageant dans son sang.
— HIST. xn* s. Je xous plevis qu'en lor sanc iert [mon épée sera] bagnie, Ronc. p. 43. Dedens le cors sonespié[il] abaingnié, ift. p. 89. Et les malades reposer et beignier, ib. p. <89. Et lagrant court de France au dous renom Où toute valeur se baigne, HOKS DE LA FERTÉ, Romancero, p. 4 82. Ilueccurreit une ewe.... Là se baignout les seirs pour sa char refreidier. Th. lemart.ii. ||xui' s. Etli homme estoient si baignié [mouillé], que tout estoient tout ensi comme mortquedele[la] gielée quedufroit, H. DE vALENC. xxviii. Seiner [saigner] se fet cuntre sun mal; Al terz jur dist k'il baignereit [se baignerait] , MARIE, F.quitan. Que baignier se doivent ensemble, la Rose, 44580. L'on ne puet trere en plet cels qui ovrent en vigne, ne qui sebeignent, ne qui sont en moutiers, Liv. de just. 84. Baron, dist-il à eus, ne soies esmaié; Moult furent, en vos terres, li plusor aaisié, Vestu et conreé, remué et baignié, Ch. d'Ant. VIII, 4IS. Et quant Tangrés le voit, à poi qu'il ne forsaigne, L'espée a traite nue , o grant ire se baigne, Ch. d'Ant. m, 4 3B. S'bn lestrueve noies où il fust accoustumé d'aler, si comme por bai gnier, ou por avoir de l'yaue, ou por pesquier [pêcher], BEAUM. Lxix, 43. Chanoine, clerc, et roi, et conte Sont trop aver [avares]; N'ont cure des âmes sauver. Mes les cors baignier et laver Et bien norrir, ruteb. n, 4. Mal furent tiei avoirs acquis et gaaigné. Dont li filz etli père sunt en enfer baigné, j. DE MEUNG, Test. 342. || xiV S. À la première rivière qu'il verroil d'en haut, fl'esprevier] s'en yroit baignier, Ménagier, m, 2. || xv s. Elle fut percée et baignée [par la pluie] jusques à la peau, louis xi, Nouv. XL. Il xvi* s. Nous contentans de nostre justice, sagesse et vertu, nous sommes bien aises et nous baguons à nous flatter, jusques à nous priser comme demi-dieux, calv. Inst. 3. Que ces contreroleurs se monstrent un peu, et puis qu'ils se baguent à rejecter des cœurs humains toute révérence de l'Escriture, id. t6. 44. Que nous n'affections point une grâce de brocarder et mordre en riant les uns etles autres, comme font aucuns, qui se baguent [délectent] quand ils peuvent faire vergongne à quelcun, m. ib. 309. J'en laisserai du tout faire à l'Espaigne, De qui la main en nostre sang se baigne, marot, I, 328. Tout estoit mer; et la mer qui tout baigne. N'a aucuns borts.... id. iv, 27. Il se baigne etdelecte à tourmenter toutes sortes de gens, carloix, IV, 4 0. Le sang de ceulx qui furent occis sur la grande place seulement, baigna tout le quartier, amyot, Sylla, 34. Le malade sera purgé, baigné, saigné, paré .xi, (4. L'on doit appliquer estoupades baignées en oxycrat, in.xiv, 6.
— ÉTYM. Wallon, banii; picard, bagner ; Berry, beugner; provenç. et portug. banhar; espagn. 6anar; ital. bagnare; de balneare, de balneum, bain, grec, paXavEÎov, bain;allem. badcn; angl. lo bath ; celt. bathain; sanscrit, iâd ou vâd, plonger. Bèze dit que plusieurs prononçaient, au xvi* siècle, bagner.
BAIGNEUR, EUSE (bè-gneur, gneû-z'), s. m. et {.\\l° Celui , celle qui tient des bains publics. || Valet, servante de bains. || Sur les côtes, celui, celle qui fait prendre des bains de mer. {{ 2° Au xvii' s. Celui qui tenait une maison de bain et de plaisir pour les hommes de bon ton. La Vienne, baigneur à Paris, fort à la mode, était devenule sien [du roi] du temps de ses amours, st-sim. 30, 96. || 3° Celui, celle qui se baigne. On rencontre partout des baigneurs sur cette rive. || 4» Baigneuse, .«. /. Ancienne coiffure de femme. || Vêtement pour le bain.
— ÉTYM. Baigner.
BAIGNOIRE (bè-gnoi-r') , s. f. || 1» Vaisseau pour prendre des bains. || 2° Dans un théâtre , loge au niveau du parterre. || 3° Poêle dans laquelle les hongroyeurs font chauffer l'eau d'alun et le suif.
— HIST. xiv s. Oui veult saler la venoison en esté, la convient saler en cuvier ou baignoire, Ménagier, II, f>. Il XV" s. Chaudière, baingrioire et cuviaux, E. DESciiAMPS, Minage des nouveaux mariés. \
Il XVI' s. Et quand il veit, entrant dedan» l'estuv», les bassins, bagnoueres, les buyes, les phioles et bouettes [bottes] aux parfums. . «myot, Alex. 37.
— ÉTYM. Baigner.
BAIL (bail, // mouillées), ». m. Terme de juri* prudence. Contrat par lequel on cède la jouissanca d'une chose pour un prix et pour un temps. U vint lui signifier de rompre le bail, sÉv. 20». De jour en jour leur ligue avare Augmenterait le prix de» baux, BÉBANG. Maih. Brun. || L'acte même. Nous n'avons pas encore signé le bail. || Fig. C'est comme si je renouvelais un bail de vie, sÉv. 280. J'assurai Chamillart qu'il serait bien reçu [du roi], quand bien même il embarrasserait le roi ; et que, de cette époque, ce serait un nouveau bail passé avec lui, ST-siM. 4 99, 4 50. || Au plur. Des baux.
— HIST. xni* s. Mariage tost il [ôle-t-il] bail? Nenil en home, et en feme oïl, Liv. de justice, p. 22*. Aussi est-il , s'auscuns a enfans en bail [tutèle] et il aqueroient aucune choze el tans qu'il sont en bail, BEAUM. XIV, 30. Bail si est quant aucuns muert el il a enfans qui sont sous-aagié et qui ne poent ne ne doivent venir à l'ommage du segneur, «6. xv, 2. Il XV* s. X treize ans en royauté. En bail [tutelle] de ton parenté, e. descii. Lay du roy. Ceux du conseil veoient et entendoient que le duc Aubert n'estoit que bail [tuteur] de Hainaut, car encore vivoit le duc Guillaume de Hainaut, son frère.... etsi il le survivoit, et estoit tout clair que ses autres frères auroient par droit le bail et le gouvernement de Hainaut, froiss. n, 11, 222. || xvi' s. Bail, garde, mainbourg, gouverneur, légitime administrateur et régentant, sont quasi tout un : combien que jadis, et encore en aucun lieux, garde se dit en ligne directe, et bail en collatérale, loysel, 4 76. Le mari est bail de sa femme, id. 478. Il n'accepte garde ni bail qui ne veut, id. 47». En baux à rente rachetable, sont dus lods et ventes le jour du contrat, m. 536. Après les bails [tutelles] finis, les majeurs et les femmes veuves y entrent comme de fief servi et sans payer aucun relief, id. 583.
— ÉTYM. Bas-lat. batium (voy. bailles).
BAILE (bê-1'), s. m. Titre qu'on donnait autrefois
à l'ambassadeur de Venise auprès de la Porte. Le baile de Venise s'est longtemps défendu dans sa maison , volt. Lett. à Cath. 52.
— HIST. xni* s. Henri le balz de l'empire, ville- HARD. p. 464 , dans raynouard.
— ÉTYM. Provenç. 6ai7e; espagn. fcai/îe; portug. bailio; ital. bailo; anc. franc, bail; du bas-lat. bailus, du latin bajulus, porteur, qui, ayant l'accent sur 60, a donné régulièrement baile (voy. bailler pour saisir la série des sens).
t BAILLANT, AXTE (bâ-llan , llan-t' , U mouiUées, et non bâ-yan), adj. Oui bâille, qui s'entr'ouvre. Il Terme de botanique. Péricarpe bâillant, péricarpe qui, au moment de la maturité, se rompt et s'entr'ouvre. Il S. m. plur. Terme de zoologie. Passereaux dont le bec est largement fendu.
f 4 . BAILLARD (ba-llar) , î. m. et BAILLARGE (ballar-j', H mouillées), s. /'.Terme d'agriculture. Variété très-productive de l'orge vulgaire, et dont on fait, principalement dans le midi de la France, un pain fort grossier.
— ÉTYM. Bailler, c'est-à-dire orge qui baille , qui donne beaucoup.
1 2. BAILLARD (ba-llar. Il mouillées) ,s.m. Terme de teinturier. Chevalet sur lequel on fait égoutter les soies et les laines.
BAILLE (ba-U', Il mouillées), s. f. Terme de marine. Baquet qui sert à divers usages sur les vaisseaux.
— ÉTYM. Ital. fcajîi'a; du bas-bret.boi (2 mouillée), balek (2 mouillée ), baquet ; et aussi danois, batje; suéd. bœlja, baquet; anglais, pail.
t BAILLE-BLÉ (ba-lle-blé, U mouillées), *. m. Petit cylindre en fonte, placé au collet de la trémie dans un moulin, dit aussi babillard.
— ÉTYM. Bailler, blé.
BÂILLEMENT (bâ-lle-man, U mouillées, et non ba-ye-man; il faut avoir bien soin de donner à l'o le son marqué par l'accent circonflexe), *. m. Il !• Inspiration grande, forte et longue, indépendante de la volonté, avec écartement plus ou moins considérable des mâchoires, et suivie d'une expiration prolongée. || 2° En grammaire, rencontre de deux voyelles, l'une à la fin d'un mot, l'aulie au commencement du mot suivant. Nous disons plus souvent hiatus, {j 3° Maladie particulière des faucons.
— HIST. XVI* s. Un ris, un bâillement, coiuui' quand on a envie de dormir, est reprehensible, AMYOT, Comm. il faut ou5r, etc. 21.
— ÉTYM. Bâiller.
BAT
nAriXim (M n«, il meoirUm. «I non bè-yé; H dut «rolr bin loln da doDMr k l'a l» ton marqué par raeonit elreonfl*!*), v. «. || 1* Filra un Mille-
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Maraiwarlefi 1er.... iwa -
auyor. On bttiUit à cette eomdlm. u<i<in>t vua> Uninkin^ue trait D'un certain llrre fort alMimit, Votre nie «uieltAt voua KronHo, iT-uiM»eKT, d Mil*-., ft <•*• «Ion» ort l'ennui qui tt liera* Raille entouré d'un " ' ' ' niM.-int, m* /'■• du
pruplf. ||3* ^ 'tro mal ; Iml-
tre] l'était ouvfn'-, <>, l>AilUnt au mmn, , ■<: un dotu r/pliyr réjoule.... t.* font. fab. ix, ii.|| Cette étnflc, celte dentelle bâille, elle n'est pas imhi lemlue.
— «m. n«illeri été dit ponraouplrer «pré», déairer ardemment ; malt c'est une faute et une eontu*inn atcc bayer (rny. ce mot).
— HisT. xit'a. 1*111!» «'en levad, et parclechamlire «un et ina alad, etaur l'enfnnt tant su lulclint, quo Ici oll/; uvcrid et »cit fcMZ b.ioilad, Hms, *!>». ij ïiif». Mais Honart, qui dcfnin taaille, N'a cure tio frre bataille, Hen. li47. Acroupi/. «'est sor une couche; I)e baaillier H deit [fait mal) la bouche, ib. VM. Ktinn ne me tcnt, nuna ne me liaille; Je touz de froid, de fain baaille; Uont je (uis mora et mauliailliz, auTKB. lU.
— ÉTYM. Provcnç. hodaifldr; catal. badallar; Ital. ibadigliare. Ces formes explti|uent pourquoi l'ancien français a baailler en trois svllaties, et l'accent circonflexe du français modnrne bâiller. Ba- 4aWar, baaiUrr sont une forme allongée de badare, bayer (voy. ce mot).
H'î'f" fy. (ba-llô, liée. Il mouillées), part. ;>c On parle de l'enfer et des maux éter-
nc: . ,ourch&timent à ces grands criminels,
UAtn.v.t. Il Vieux.
BAILLFIR (ba-llé, Il mouillées, et non ba-yé; il faut bien prendre garde à ne pas assimiler ce mot k bdillrr qui a un a long), ti. a. || !• Donner. Itailler des coups. Un échange uù se prend et se baille un ange pour un ange, malr. vi, «.Telle je me résous de TOUS baiUer en garde Aux fastes éternels de la pottirit4, m. IV, 4. Qui baillent pour raLtons des chansons et des bourdea, t<ONiF.a, Sol. x.... Kt baillant & chs'iue être et corps et mouvements, id. Pofm.iacri'. Que l'autre.... Même, s'il est besoin, beilleson héritage, iD.5ar. xiv. Ils ne les pourraient quitter sans bailler au mondo sujet de parler, pasc. Pror. <o. Comme vous baillez des soufflets, mol. A'nph. i,S. Je m'en vais le bailler une comparaison, ID. Ée. àft f. ti,>. le te baillerai sur le nez si tu ris, III. Bourg, ^mt.m.l. le veux vous bailler iciauelque petite slgniRance de ceque j'ai remarqué delà littérature actuelle, p. l. oods. Utt. as. || Il vieillit en ce sens. || Dans le langage de l'ancienne chevalerie, bailler sa foi était synonyme de tous les prodiges de l'honneur, cnaTEAUB. Génie, i, ii, 3. |i 2* Kn termes de pratique, donner, mettre en main, liailler ft ferme, bailler par contrat. Un sergent liaillcra dn fkux exploiu, sur quoi vous serez condamné sans que vous le sachiez, mol. .S'capin, ti, a. || 8* Familièrement I" ' "'" .1.1 baillerlionne, belle; c'est à '' " accroire. Vous me la hii"- . - .. . -..-;. i;i,«. Il BaiUer le lièvre p. r.iire de bellee promeawi. Napoléon ne no.. ' pas le lièvre per l'oreiUa, ^mais ne nous leurra de la iilierté delà presse, P. u oodr. n, )?<. Il 4* Terme de martne. Jeter de ta mgue des m ' ^nr les filets traînés par des bateaux, p. ' lies sardindt.
— iiisT.xi's. Iluenest dreizque Païen te IDurandal t'épée] bailllsent [portent], Ch. <U RoL eux. Charles lui dist : Cuivert, mar le baiUastas [vous l'avez maltraité], ib. (xxi. Ballganz tire, mal estes hui baillit, ib. cclv. || xit* s. [Ils] Ne aorent la corone cui [à qui] donner ne baitlier. Sac. rv. Puis II bailliei la chartre oit li snax d'nr pend, ib. xxi. L'areeveegiN Ttiomae tut avant s'en ala; La cruix arcovesku U nMUmaa porta ; A nul ne l'ad liaillie. Th. It mari. >•. Li autre l'ont laissîé lut sul enmi l'estar, Kl le corn ont baiUié en main à |>ei heOr, Ne l'espée Octt traire o'ea oaant parpoor (peur], ib. ta. Tres- Wel^iaigiiaraas tnreik baillarlgouvemerj, Rone.
!>. •. Or me baiOlea le gant, ib. p. «i. Mais ne plut h] Dm, qui loat a k baillir, ib. p. a». Oui Uni fut mu «mr aie année bailUer, ib. p. n. Eteu (ils] MbaiQenlotMpeintmi lioo, tb. p. «si. || zitfs. IIHdiMUhaUladavaiaaeaiuetdnpi!in<:t,int cr-mmn B ■ M eoavtM,viujR, Ln. Kt a tonaa ebartae pendana, ,
leonuMU faroienl,tc. z.
r.n famé oui por don se ■1 a trait l'eupée dont li . Vi>r« Sansadoine point, 'i<;lndte]; Car plus ler, Ch.fAnt.y,
BAI
X sa mère [elle] le jranneau] baille, moût pleura
et roout s'esuiaie, Berte, vm. Vantlau de fin drap d'or [il) fait k chaseun bailler, ft. cxxix. N'il n'i a iioint d'amor *-i"- ' " " ' '
'■aille, la Rote. >■ gions [poignée] I mais ne le pot I va ses chevaus <|
SOS, Voir* est auu li deman^leics qui se veut aidier des letrea, ne les beurra [Imi liera] pas, s'il ne li plest, au delTenileur, deadm. vu, it. Et aussi se partie me requiert que je li baille (xmseil, ib. v, «e. .S'auciins me prie que je rcchoive vingt livres por H d'aucim i|ui li doit, ou il me baut vingt livroi h tMrdir th iTii (7. Il «'il est ^i luivros, qu'il ne
u , 7. Le roy lumont, que il fvial l>Billor une galiu [galuroj k monseigneur Krart de Dricnno et k moy, joinv. îi4. Se li rois vous avolt baillé la H' ' 'jul est en la
marche.... ib. tu?. || ^ ;ices[étai6nt]
r-^ - '-• ' " -1 ce pays le
un, OltESHE,
; -, .,. ' ■■'< do «oy,
ne peult pas est ; k en-
tendre, II). il». I! 'f> car-
dinaux, et nous baillez un piipe romain, qui nous demeure, tt"I'-->=. ii, n, îi. Et autres villes baillées parle roy c .iu duc....C0Hii. i, «.Les
villes leur '. s vouloleiit pour leur ai^
gent, iD. I, 2. Il ïVi' s. Jeluy baiUyz si vertdronos [un coup si sec] sus les doigts, k tout mon javelot, que il n'y retourna pas deux foiz, bab. i'ant. ii, a. liailler une gronde somme d'argent au change, MONT. I, 44. Plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; plus on leur baille, plus on les sert, id. iv, S&t. Tu en bailles bien k nos resveurs do philosop|hes, DERPéK. Cymbal. 91. Il lui bailla sa coquille : Aristide escnvit luy-mesme son nom dessus la coquille, et la luy rcliaiUa, amyot, Aritt. îO.
— KTYM. Norm:iiid, je laurai, je baillerai; pn>venç. bailar, baillir; anc. catal. bal7llr,•bas-lat.6o- ;■|(?are, diriger, gouverner, de bo/uitu, tuteur, baile, péd.-igogue, bas-grec, paiouXo«, du latin bajulare, porter; de sorte qu'un mot qui no signifiait dans le latin que porter un fardeau, a pris, dans les langues romanes, les sens dérivés les plus étendus: tenir, donner, garder, gouverner, traiter. La conjugaison était double : bailler et baillir, d'où, dans l'ancien français, baillie, autorité, puissance, et bai7/t. On remarquera aussi le futur, je baurai, conservé dans les patois , mode ancien de conjuguer dont des traces se retrouvent dans;elairrai, forme populaire de Je laitterai, et dans /mwTroi.
BAILLERESSE fba-Ue-rè-s', U mouillées, et non ba-ye-ri'^-s'), s. f. Voy. DÀliXEtm.
BAILLRT (ba-llé), adj. m. Se dit d'un cheval qui a le poil roux tirant sur le blanc. || Inusité aujourd'hui.
— HIST. xnr s. Et destriers de pris hennissans, nians, noirs, bruns, bais, baucens et bailles, o. ouiART, t. II, p. tofl, dans no canok. Cl. fronçait.
— RTYM. Duniniitif de l'ancien franç-tis baille. Diez tire boiJ/^t débat; mais outra la difficulté de changement de l'i en II, baille, comme on voit, se trouve k cété de bai dans les vers de l'historique, et d<S lors no peut avoir le niAme sein. Il faut chercher ailleurs. Il y a dans l'italien dnjlior», éblouissement, e.bagho, Mviie, bar-haglio bévue. On wit qu'il y a tk un radical bailt, bagl, qui, sans qu'on puisse dire ce qu'il est, se rapporte dans le français k une ceriaine couleur, dans l'italien k un certain état de la vue.
tBAII.I>rrrE (ha-Hè-t*, U mouillées),*. /: Terre donnée p.ir un noble k un serf, k un vilain. Ces baillettes, qui furent d'abord données aux meilleurs habitants des villas, s'étendirent aux meilleurs de la campagne, st-«ih. 17< , <ea.
— liiST. XIV a. SI mandasoe (kireaaiavoir la dite bnitlette ou aceense.ai comme II appert par teneur de mandement, no caifOE, baillfla.
— RTYM. BaiUrr.
BAILLI II 'il, Il mouillées, et non Kv
yeul), t. ' < remet les os luxés ou fractu-
rés. || Vieux, un nu rcboulcur.
— HIST. xnr s. Porre qu'il [le chevalier) ne ae reconnu X son boromo n'k son bai!'--. >^- 'l'amour] Il fis! en tans et en lieu Sentir .-^ sa force. Lai de t'ombre. || xv« a. lui'; rai volonliers; car c'est raison, moi- «.
— tmi. Diminutif de l'nncir' ni, bail ' R*lU).qniv4«ntd«<i^;' rta.inii
I %>iin, ii'uû le sens i le celui
qui soigne dea luxation, des [raotores..
BAILLEUR, EUSK (bt-lteur, IleA^*, 0 mouillées, et non bl-yeur), «. m. et ^. Calw, celle qi Uille, qui est sujet k btiUer souveot.
ItTVU IMi';Vr.
BAIi.i ' '^SE Oia-neur,lle-rk-^,It mouil-
lée», el ,r; il ne faut i m e«nrot»lr« l'a
de bailleur avec id de b' el f. Il 1* Terme de prat.'; \ bail. Il f Ilaitleiir de fuiid».
l'arpent. Il 8" Hailleur de bouf; tu' !'•» chov's lausws. ij ueiia
l> u de paume, celui qai (•
viu • ' .1. u ''^L'j 'iiiu .^i sert la balle.
— f.TYM. Bailler.
BAH-LI (l'a lii, U mouillées, et non hs-rî: Va est bref), ». m. || !• Officier royal d'épée la justirr. (Il, Il un certain rcs%ort, et avau C' 1 noblesse quand elle était oonvoqué*
j" ban. Il f Officier royal de robe longue
qui rciiilait la justice dans l'éte&dua d'im oenain ressort, et dont les appellations reaaortiaaaient immédiatement au parlement. || S* OfAder de robe qui rendait la justice au nom d'un seigneur. M. de hohan fut prié d'ordonner k ses baillis de former tu pnx&s bon ou mauvais k l'avocat généial, (1HHK. II. ut. Il <• ri.iiis r Mre de Halte, ebeviuier dont 1a 'Ue de commandeur.
Il b M!, magistrat
— Hl.ST. xu' 6. Li rois qui d'Kspaigne ert [était] baillis, Brme. p. î». Vous rflliemlrez la chartre et ciat rostre baillif, Sax. i • • ' " ..^ ils Irovoient les Frans qui 1 , w les ocioient, vitiPH. < vu' 'iitu:!» de Henri, le Iwilli de Co^ id. oj. Biaui
dons «oustienneiit maint .... fussent ore mal
bailli, la Rote, 8J7«. || xvi' s. r.arllens et baillistres sont tenus faire visiter les lieux dont ils jouissent, afin da les rendre en bon estai, Lonai,
— ÉTTII. Provenç. baiHeue. Baillif. qui est l'ancienne forme, est un adjectif pris sulatantivcment, et formé du verbe baillir (le même que baill«r), tenir, gouverner.
BAILLIAGE (ha-lla-j*, U mouillées, et — '-• ya-j"; l'a est bref), t. m. || 1* Tribunal qui
justice au nom ou sous ■■ ir/.^.i.tp.
Il a* Pavs sous la Jun : t. |j f U
maison dans laquelle I'' ia justice.
Il 4* Dignité de bailli dans l'ordre de Malte. I| G* En Suisse et en Allemagne, territoire dont l'anministration est confiée k un haiUl.
— HIST. xiit* g. Se fié cseheit k enfant merme rtrés-petit] d'ange, et le seignor on autre teigne aon baillage, Ais.de Jfr.i, »4. Ce est asaavoir «a choses qui sont soues [siennes] ou doivent eatre de par sa fcme por la raison dou mariage, ou de aea enfans par baillage, ib. 47. || xvi* s. Entre enlkna, il n'y a qu'un droit d'aisnesse.... toutefois, s'il y a diverses successions, coutumes ou bailliages, il prendr.i droit d'aisnesse en chacune d'icclles, lotsel, 031. Ceux qui sont demeurans en divers bailliages royaulx sont t .iliscns, ib. 717.
— ETVH. / 'rguig. baliaige; provenç.
In ' -■ r^t.
.vlU-jé.jé-r-, Il mouillée), 01.'.,. ... .... bailliage. Assemblées bafl-
liagïres s par bailliages.
-f.T^ ,lje
t BAILLIK (ba-Uie, U mouiIlé<>s), «. m. Tanne de droit filodal. Seigneurie, auinrité. I^orsTue le tuteur ou celui qui avait la baillie v ■ r |,-. risques de cette rn>cAliire,iio»TES<.v . !.»^.
— HIST. XI* s. \V ' " ■: k Char c, qui Kranr* ad en baillie, Ch. i. || xii* s. La ncirc gent [il] avoit m i .. /; ■nhsr. p. a». Tuit mi penser sont k; i : ■■ . ! -que jo sai mon cuer en sa L.i.:].;:, Lcuiti, u. |{ xiu* a. Bien est France abâtardie, Seigneur barao, ntaBda, Omnt femme [la reine DIaaehe] Fa en baUUa, Rt tele comme savex, ni?KS m la PKart, Rnmane. p. «an. Que il cQst sa femme o lui en sa baill'e. Prrff, lx. U tens qui louteala baillie Dea g .. (<t Rnif, ^K"!. I>oiiquM disons noz que itrcmet de baillie ^rder et de joatiee faire, aoit eatre sagaa, aura. 47. || xv a. Ouam Jwinaaaa tient getM en aetgnearle, Lea jaoz d'amoara aoal grandement priaez; Mais fortiina, oui m'a es m MBie, Lésa du 40ut de mon eanv deboalM, a. B\NtL. 1 17. Il xvi*s. iM bailliea en pidaa aoot eiNtmiere<
[c'e>t-k-dii« déféréea par la «oatoaMl, tomn.. '«x — tm. Provenç Mtlla; espagn. wy''
est formé, comme koilM, dé l'anaan veri- BAILUTR (ha-IUV, U BorilMes'
BAI
BAI
BAI
me du bailli. Madame la baillive et madame l'dlue, MOL. Tart. u, 3.
— ÉTYM. Féminin de Vaillif, une des anciennes formes de bailli.
BAILLON (ba-Uon, Î2 mouillées, et non ba-yon), s. m. Il 1° Petite barre de bois ou do fer qu'on met entre les dents pour empêcher de parler ou d'appeler. Lorsqu'on mit un bâillon à Lalli et qu'on lui eut coupé la tête pour avoir été mallieureux et brutal, volt. Lettr. d'Àrgenlal, 23 mai <769. || Fig. Qu'en dirent [de la campagne de Vendôme, en Italie] le prince Eugène et Staremberg? Qu'en dirent les officiers principaux, quand, par son retour, leur bâillon leur tomba delà bouche? st-sim. 204, 244. Il i' Petit panier qu'on adapte au nez d'un animal pour l'empêcher de mordre. || Lien avec lequel on réunit les mAchoires d'un chien, pour le même but. Il 3° Terme de médecine. Instrument qui sert à. tenir la bouche ouverte lorsqu'on veut l'explorer.
— HIST. xvi" s. L'Aubespin, inventeur des baillons, à qui on en appliqua un afin que les vers qui multiplioient en sa bouche ne l'estouffassent, ce qui advint, d'aub. Hist. i, 82.
— ÈTYM. Bâiller; ce qui tient la bouche ouverte, ce qui fait bâiller.
BÂILLONNÉ, ÉE (bâ-Uo-né, née, Il mouillées, et non bà-yo-né), part, passé. \\ 1° Bâillonné par les voleurs, pour qu'il ne donnât pas l'alarme. Les décollés, les bâillonnés, les brûlés, les incarcérés, VOLT. Leur. d'Argenlal, 6 août (766. || Fig. La presse bâillonnée par des lois rigoureuses. j| 2» Terme de blason. Il se dit de tout animal qui est représenté avec un bâton entre les dents. *
BÂILLONNER (bâ-Uo-né, Il mouillées, et non bâ-yo-né), v. a. || 1° Mettre un bâillon. || 2° Fig. ôter par des mesures restrictives ou par l'intimidation la liberté d'exprimer sa pensée. Bâillonner la presse.
— HIST. XVI' s. Il mourut, et fut laissé longtemps bâillonné, d'aud. Hist. i, 82. Pour couper Tuvule, on fera seoir le malade à la clairté, luy commandant ouvrir fort la bouche, et sera bâillonné, paré, VI, 7.
— ÉïYM. Bâillon.
+ BAILLOQUE (ba-llo-k'. Il mouillées), s. f. Terme de commerce. Plume d'autruche dont la teinte est mêlée de blanc et de brun.
— ÉTYM. Probablement, l'ancien français baille (voy. baillet).
t BAILLOTTE (ba-llo-f, Il mouillées), «. f. Technologie. Vase de bois, plus souvent appelé baquet.
— ÉTYM. Diminutif de baille.
BAIN (bin), s. m. || 1° Action de plonger le corps dans l'eau ou dans quelque autre liquide; le liquide même dans lequel on se plonge. Prendre un bain; un bain froid; un bain de mer. [Elle] Le plonge en un bain d'eaux et d'herbes inconnues, CORN. Uédée, i, i.\\ Bain russe, espèce de bain de vapeur. || Familièrement et fig. C'est un bain qui chauffe, se dit d'un nuage qui menace de la pluie, lorsque d'ailleurs la température est élevée et que le soleil brille. || 2" Baignoire. Remplir, vider un bain. Il Fond de bain, le linge dont on garnit la baignoire. Il 3» Au plur. Établissements de bains. Ces bains sont bien situés. || Eaux minérales. Les bains de Cauterets, d'Aix en Savoie. || 4° Fig. Une conscience que le bain de la pénitence aura achevé de purifier, mass. Comm. Le baptême est un bain qui rend à l'âme sa vigueur première, chateaub. Génie, i, l, 6. |1 5° En chimie, vase que l'on place sur un fourneau évaporatoire , et qui contient une substance quelconque, dans lequel on plonge le vaisseau oii est la matière à évaporer ou à distiller. Il Bain -marie, se dit quand ce vase contient de l'eau. Chauffer un bouillon au bain-marie. || Au plur. Desbains-marie. || En termes d'alchimie, bain-marie, le mercure dans lequel étaient plongés les métaux appelés le roi et la reine. {| 6° En médecine", bain électrique, état d'un individu placé sur un isoloir, et communiquant, au moyen d'une tige métallique, avec le conducteur principal de la machine électrique, pendant que celle-ci est en action. || 7° Terme de teinturier. Cuve préparée pour la teinture. || Bain se dit, en général, des liqueurs et des vases dans lesquels on prépare les différents ouvrages. || 8° Etat de fusion parfaite d'un métal, jj 9° Bain de mortier, couche épaisse de mortier sous le pavé d'une caur, etc. || 10° En Angleterre, l'ordre du Bain {bath, en anglais), ordre institué par Richard II, et renouvelé après quelque décadence ; l'insigne est un cordon bleu porté de gauche à droite. Le nom de l'ordre vient de l'usage qui était établi de se baigner avant de recevoir les éperons d'or.
fiICT. DQ LA LAM&UE FB/.NCAISS.
— HIST. «• S VOS bains que pour vous Deug
i fist [à Aix la Chapelle], Ch. de Roi. x. || xin* s. Et lors semont li empereres Alexis Morchufle qu'il venist avec lui mengier, et puis si iroient ensemble as bains, villeh. cxv. Donc soit, dist-il, uns bains chaufés. Puis que d'eschaper est neans, Si me faites seignier leans.... ioilose, 6538. Quant ce vint le soir que je fus ou baing, le cuer me failli et me pasmai, joinv. 263. ||xiv« s. Je cuis lors, dissoubs et sublime. Sans marteau, tenailles ni lime. Sans charbon, fumier, baing-marie Et sans fourneau do soufflerie, Nat. à l'alchim. 339. Puis dist : Fils à putain , vous l'achaterez chier ; Le bain vous chauferai, ce sera pour baignier; Mais ce sera de sanc que vous ferai saignier, Guescl. 946. || xv s. On ferait des larmes ung baing Qu'ay pleurées de dosplaisance, CH. d'orl. Rondel 69. Il fit tantost tirer les bains, chauffer les estuves, Loms xi, Nouv. i. Il xvi° s. S'il y a grande ardeur, cuisson et douleur, on fora asseoir le malade en un demy bain, PABÉ, XI, 25. Toutes choses qui se doivent cuire au bain marie, id. xxiv, 22. Il entra dedans le baing, en disant : allons nous en laver et nettoyer la .sueur de la bataille dedans le baing de Darius mesuie, AMYOT, Alex. 37. Adipsum, où il a des baings naturels d'eaux chaudes, dedans lesquelz il se baigna, iD. Sylla, 6t. Faites longuement bouillir dans l'eau ou bain de marie, o. ue serres, 829.
— ÉTYM. Wallon, banië; provenç. banh; espagn. bano; ital. bagno; de balneum (voy. baigner). On a dit que bain-marie était une corruption pour balneum maris, bain de mer; mais c'est une erreur ; bain-marie se trouve dans un texte duxiv* siècle, et balneum marise dans Arnaud de Villeneuve qui est du même temps; il ne peut donc y avoir de corruption. Botn-mone aura été ainsi dit, par allusion, à cause de la douceur de cette manière de chauller.
BAÏONNETTE (ba-io-nè-f) , s. f.\\i.° Arme pointue qui s'ajoute au bout du fusil et qu'on peut en retirer à volonté. L'usage de la baïonnette au bout du fusil est de son institution [Louis XIV] ; avant lui on s'en servait quelquefois; mais il n'y avait que quelques compagnies qui combattissent avec cette arme ; le premier régiment qui eut des baïonnettes et qu'on forma à cet exercice, fut celui des fusiliers, établi en \6H ,volt. Louis J/V, 29. Louis XV nous délivrant du scandale des sacrements conférés la baïonnette au bout du fusil, volt. Fhil. n, 234. || 2° Un soldat d'infanterie. II y a tant de baïonnettes dans ce régiment. || 3° Les baïonnettes, la force militaire. Contre eux [tiers-état], prête à des attentats. Luit labaïonnette insolente, a. chênier, 247. AUez dire à votre maître que nous sommes ici par la puissance du peuple, et qu'on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes, Mirabeau, Collection, t. i, p. 268.
— HIST. XVI* s. Ainsi que l'on dit bayonnettes de Bayonne, des accobds, Bigar. Rébus de Picardie.
— ÉTYM. Bayonne, où cette arme fut d'abord fabriquée.
BAÏOQUE (ba-io-k') , s. f. Petite monnaie des Etats romains, qui vaut un peu plus de cinq centimes. Sa Sainteté, disait Alberoni, refusait quatre baïoques et voyait tranquillement la confiscation de tous les revenus des églises vacantes en Espagne, st-