COMM. V
— ÉTYM. Bas-lat. balascius; provenç. balach, baiays; espagn. balax; ital. balascio ; de l'arabe, balchash, espèce de rubis ainsi dit de Balakschan, Balaschan, dans le voisinage de Samarcande.
BALANCE (ba-lan-s'), s. f. \\ 1° Instrument composé de deux bassins ou plateaux suspendus à un fléau , et destiné à faire connaître le poids d'un corps. Les bassins , la languette, l'arbre d'une balance. Grands compositeurs de riens, pesant gravement des œufs de mouche dans des balances de toile d'araignée, volt. Lettr. Trublet, 27 avr. 4761. || Fig. Mettre en balance, examiner le pour et le contre. Ils mettent tous les discours à la balance, boss. Far. de Dieu, 2. Elle a pesé les choses dans une juste balance, m. n, Pass. 4. Quand on rend la justice on met tout en balance, corn. Cid, rv, b.
BAL
Il Entrer en balance, être mis en comparaison. Lorsqu'on fait des projets d'une telle importance. Les intérêts d'amourentrent-ils en balance? cork. Sert. 1,4. Souffrez Rome et le roi dedans l'autre balance, ID. Nicom. m, «. || Mettre dans labalance, mettre en parallèle, examiner en comparant. Que Rome avec SCS lois mette dans la balanceTant de pleurs.... RAC. Bérén. iv, 4. Penses-tu qu'un instant ma vertu démentie Eût mis dans la balance un homme et Ul patrie? volt. Jf. de César, m, 2. || En balance, en suspens, hésitant. Il était en balance entre deux projets. Notre longue amitié, l'amour ni l'klllance N'ont pu mettre un moment mon esprit en balance, CORN. Hor. II, 3. Voilà ce qui retient mon esprit en balance, m. Sertor. 1, 2. Ma reconnaissance Ne peut être sans honte un moment en balance, id. Sertor. 1, 2. Cessez d'être en balance et de vous défier, ID. le Ment, m, 6. Et mettre sans respect notre honneur en balance, Régnier, Sat. v. Hispal par sa vaillance Tenait les choses en balance, la pont. Fianc. Il ne tientpas l'auditeur en balance, mol. Préf, du, Tart. Je ne m'offense point de vous voir en balance,». Amph.m,i. Rien n'a retenu son esprit en balance,iD. femmes so«. IV, 4. Toujours en balance entre nos passions et nos devoirs, mass. Prxère, 4 , 4" semaine, Carême. La victoire fut longtemps en balance, enfin la valeur des légions en décida, vertot, /MtJ.rom. XI, p. 4. || Emporter la balance, avoir l'avantage, prévaloir. Et ta beauté sans doute emportait la balance, CORN. Cid, nt,4. Enfin votre rigueur emporta la balance, rac. Bér. i, 4. Ma gloire intéressée emporte la balance, m. Iphig. iv, 7. Dans la balance Mon nom peut-être aurait plus de poids qu'il ne pense, ro. Bri(. i, 2. Selon vous, entre deux êtres bornés, un seul degré de perfection emporte la balance , et détermine Dieu invinciblement, FÊN. III, 44. De quelque côté que le monarque se tourne, il emporte et précipite la balance, montesq. Esp. ni, 4 0. Il Tenir la balance égale entre deux personnes, ne pas se montrer plus favorable à l'une qu'à l'autre. U faut qu'entre eux et lui je tienne la balance, rac. iBrtt. i, <. Et me mettre sans choix en égale balance Le vice et la vertu, RÉGNIER, Sat. XV. Ils tiennent mes désirs en égale balance, m. Dial. || Tenir la balance, déterminer un certain équilibre dont on règle la condition. Tenant la balance droite au milieu de tant d'empires, boss. Unité, 2. Le vainqueur de Rhodes tint la balance dansl'Inde , volt. Mœiirs, 4 57. || Faire pencher la balance,, donner l'avantage. Et le ciel, qui pour moi fit pencher la balance. Dans ce temps-là sans doute agissait sur son cœur, rac. Esth. I, 4. || 2° En physique, balance hydrostatique, celle qui permet de peser les corps d'abord dansl'air, puis dans l'eau, pour en déterminer la pesanteur spécifique. ||3° La justice humaine ou divine. Il tient seul de l'Etat le glaive et la balance, rotr. Bélis. i, s. En pesant dans sa balance vos cœurset vos pensées, mass. Jugement. Le Dieu vengeur de l'innocence. Tout prêt à te juger, tient déjà sa balance, rac. Esth. lu, 6. || En langage mystique , la balance du sanctuaire. A moins que vous ne preniez sans cesse la balance du sanctuaire pour peser chaque chose devant Dieu, et pour examiner ce qu'il y a de bon et ce qu'il y a de défectueux, BOURD. Pensées, t. u, p. 33. Malheur à ces ministres faciles et complaisants qui , portant la balance du sanctuaire que le Seigneur leur a confiée, au lieu de la tenir droite, la font pencherducôtéoùles entraîne une condescendance naturelle et toute humaine I id. Pensées, 1. 1, p. 334. Il 4* Balance politique, distribution des territoires et des alliancesdemanièrequ'unesorte d'équilibre soit établi entre les Eiats. L'état mitoyen qui tient tout en balance, BOSs. Hist. m, 7. Le système (le labalance de l'Europe n'aété développé que dans les derniers temps, volt. Jfœurs, 64 . || S'Termede commerce. Différence entre la somme du crédit et la somme du débit, ou solde d'un compte. La balance de ce compte est de mille francs. || Compte résumé que fait un commerçant à des époques déterminées, et qui présente le résultat général de toutes ses affaires. Il 6' Balancedu commerce, comparaison d* la valeur des marchandises exportées avec celle des marchandises importées, l'or et l'argent exceptés. Balance des achats et des ventes à l'étranger. Le tableau de la balance du commerce est la représentation des échanges d'une nation avec les autres nations, nec- «ER, Admin. des finances, t. n, p. 408. Si nous attrapions de l'étranger dix millions par an pour la balance du commerce, volt. l'Homme aux quarante écus, Entretien avec un géomètre. j| Théorie, système qui considère comme avantageux d'importer des métaux précieux et d'exporter d'autres marchandises. Les besoins et les échanges jsront égaux, et
BAL
(Il
VMM à» te teteoM wi <hu«iiMBl«r U muu d'or •idwgnt ooœm» »»«•<»•• ♦«'»'"'«' '"■ *• P '•»• UiululiilUlimnii fnt-irln ' nmtree,
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glait,(ia<<iii<r lon.l'éuidoco
Jui entre ot de (<* '{<ii hnrt. i.a imiiiiice eotre laniux a l'eau dans un «Ung et le dAbit Mr l'iinie. I| •* U llalanee, conxteltation zodiacale oani la(|uolle, au temiw d'Hippanjua («so an« «Yant 1. C), le nolcil entrait lor» de l'équlooie d'automne. Aujourd'hui , li' •igue de la llalanee, qui n'est qu'une coowptioii alMtnillP, Tf ^rf^ntf: tmijoum »o degrés à partir du poi ' >n de la Bauuice ne
etii: >'nip8,avec le aigne.
Il •* Tcrmi? HP juriie. rjiitrc de Hlet plat fixé »ur un cercle de fer pour prendre le* écreriMws.
— HBT. XII* «. l'uia [il] prie Deu qui tout a en balance, Rone. n. ai. Et Je lui, las I de ça en tnl halanee Que mains jointes [j'I aor [adore] Ma bêle mort ou ma li.iuie riclior [fortune], Couct, xvi. I>ar Dieu, Amours, tout (jejsui lioredo balance; Partir m'esleut do vou«, »an» demeurer, ib. xxiv. Kt non pourqiiaiit la terre d'oulrooior [joj Voi en m trbxgranl linlnnce, Ou'on cliaiitniit Qe] veuil prier le roi de Krnncu Oue ne croie couart ne losoiigier [qui lui concilient de quitter la croisade], oiksnkb, llomancro, p. )(>o. [A] Mninif^cntilliommotuniapuiH i pesancCt'Tuil lioslalgeeu furunt en balance [en péril], Jlaoui diC. as. N'es lirabenchuns n'est pas delà fin demurance, N'es Flamenca, n'es Kngicis, ne en tttz celz de France; Car en son polit dei en tient Oeus la balance, Qui met tant cum li plest nos mestkiz en sufTrance, Th. temart. m. || xiii* s. Kns en la balance iert pesé Tôt ({uant nos avérons ovr6; F. bien e mal puis recetron; .Selon le fait, le guerredon, Or^goire le Grand, p. as. Ains le duit tenir en tialance. Qu'il ait paor et espérance, la Hôte, 4a87<. Tout metoit en une balance lionne aventure et mcscheance, Kt les faisoit égal peser, ib. a87&. Le seignor deit estre en la court come dreite balance, Au. de Jér. **, On les paioilk la balance, et valoit cbaacuAe balance dix mille livres, joimv. 3t«. Il zr* s. Si demeura la chose en cette balance un tamps, raoïu. n, n, ai. N'ont pas Anglois souvent leur* rois traysT Certes ouU; tous en ont congnoissance; Et encore, le roy de leur pays Kst maintenant en (louhteuse balance, ch. d'orl. Bal. 77. Le comte de Ligny qui tout pesoit à la balanche et consideroit que l'on ne doit refTuscr raison, s'accorda au traictie, o.ciu.<!TELAiN,C/iron. du Duc Philippe, cb. 1*. Tu as durA et durras sans doubtanue, Tant com raisons sera de toyamée; Autrement non : fay donc à la balance Justice en toy et que bien soit gardée, r. dekcii. Sur quels pointf doit durer ce royaume. || xvi* s. Quand il est question d'estimer les péchez, n'apportons point do fau.sses balances, mais ^>portons la balance des KjicnturRs, calvin, hutit. ><7. Tout cela ayant esté nus en l'une des baUnew, l'autre où estoit U coustumo dépravée l'a emporté, lamoui, sa a. Qui vouldra les comparer, U trouvera en pesant le* choses à la balance du droit «t de la raison, que.... amtot, Timol. «7. ?:n te balance l'or et te fer sont tout un,o£mN, Ricréat. L II, p. »8.
— ETYM. Picani, balanche; provenç. balans et batatua; espagn. balama; ital. MJtuuia; du latiir Mans (de 6i, deux, voy. aia, et Umm, ptetaau), par un lios-latin hiUtncia, sauf le provençal baUuu, qui vient directement de bilanceni.
BALANCÉ, EE (ha-lân-sé, sée), fart, et adj. Il l'Tenu en équilibre. Un poids balancé par un autre. Il S* Md, agité. Los arbre* balancé* par les Ttnta. Il I* tgalé, égal. Avantage* longtemps fastencé*, «n termes de guerre. La «uccéa avait été balancé. La victoira est balancée. || i* Indécia, incertain. Sa pensée, Entre Toa deux amanu, n'est pas fort balancée, OOM.C)'! > < i-'i <•> wns tout mon cffiurbatencé nuilct jour 1 "il du diadème
Kl les doux espoirs de l'an. \j^iiUu, ui. 4.
Il E* Compensé. La joie est baUucùe par la petne. il •* Examiné. Mais, tout bien balancé , j'ai pourtant noonnu Que de ow contes vains le monde entretenu ITen a pas de l'hymen moins vu fleurir l'usage, î"''- *"*•.;•, Il '* Tanna de marine. Bâtiment bien •"•»•«*. !*Um*oi dont les voiles de l'avant font équiibw k oellMde derrière . quand^le vont est en travwa. Il r s. m. 'Terme de danse. Pas dans lequel le corps s* bateac* d«n pied sur l'auiia en temps égaux.
BAL
DALAKCKLLB (ba-Un-eé-C), t. f. Tenné da ma-
r- ' '^rcatlon dont te* Napolitain* paraliaeot
^4ge te* pramten, et qui, pointue par
U j. ..j.iu, porta un m-uI ni&t, une voite tetina,
et peut border oe »tàz< rons, jal.
— fTTM Nnpolitaln , I ., d'après Jal.
BAI vr (ba^Uu-«-iuan), i. m. Mouvement : un oorp*. Le balancement d'une voiture, d'uii bateau. Une forte puissanoe soulève st abaisse alternativement le* HoU, et fait un hiteiw»p---. 1.. 1- masse total»"' ti les remuant ju»-
i^rande prc kk. Théor. de la
(.,,... ....£. Comme Ici .i du (lux et reflux
l'M un bateneament égal de*eaui,uneespèead'oecillailnn régulière, id. ib. La lune a un certain balancement qui fait qu'un petit coin de visaga *e cache quel>|Ui.'rois, roNT. Mondée, f eoir. Dan* te* balancements du lugubre cyprès. Du triste Cyparissa il entend les regrets, miixev. Plaieirt du poète. Mais
10 balancement do l'aigrette flottante, Mais du casque enflammé la lumière éclatante Ont ébloui ses yeux, LUCE DB LAHavAL, Variante d'Hector. || Fig. llalanee, équilibre alternatif. Il se fait un balancement douteux entre 1^ vérité et la vulupté, pascal. Il y a dant l'Kurope une euptce de balancement entre les nations du Midi et celles du Nord, MONTF.S0. Etpr. XXI, S. Il En peinture, disposition symétrique par laquelle de* massasse groupent, se répondent les unes aux autre*.
— BTYM. Ilalancer.
BALANCKR (lia-lan-sé; le «prend une cé<liUe devant l'a et l'o ; il balançait, nous balançons), r.a.
11 (•Tenircné<iuilibre,aupropreetaul)guré.Undaiiseurdocordequi nebilanco pas bien son corpsrlique de tomber. Ijiissezàmes mains Le soin de balancer le destin des humains, volt, raner.v, 3. ||Termede commerce. Datancer un compte, rendre ^^gales le* sommes du débit et du crédit. |{ En term
tnrft, (M dit des masses, des groupes qui >
I (|ui en batence un aulre. l*ai.-incer une I . faire que lesmasses, les groupes s'vba-
laiic'ui. iviiancer une figure, en disposer les membres de manit';re que l'équilibre soit conservé par rapport au centre de gravité. || Terme de marine. Faire que les formes se correspondent ou qu'il y ait équilibre entre les poids et le» puissances. Balanccrlés couples d'un navire, les fixer sur Li quille de manière que leur axe se trouve dans le plan qui passe par le milieu de la quille, de l'étrave et de l'élamboL
II 1* Mouvoir, agiter un corps tantét d'un cAlé, tantfit de l'autre. Balançant son corp* à droite et k gauche. Superbe et pftle de courroux. Il balance dans l'air sa redoutable épée, delav. Vép. eieil.y,*. Dans les forêts que leur souffle balance. Les brises du matin célèbrent son retour [du soleil], lo. Porta, I, a. Il Terme de manège. Un chevaJ est dit balancer la croupe, quand son allure n'est pas ferme et que sa croupe vacille. || 3* Fig. Peser, examiner. Balancer les avantages de U guerre et de la paix. Après avoir tout balancé, on résolut... Le roi se mit k balancer tantét son avis et tantét celui de rarménion, vauobl. Q. C. sas. [111 Examine en secret 5,1 joie et ses douleurs, I.es oalance, choiï^it, laisse couler des pleurs, coiw. Pomp. m, i. Contre un tel attentat, rien n'est k balancer, m. Héracl. lu, s. Un homme qui ne balance aucune chose, MOL. Jfol. imag. ni, S. || 4* Mendre incertain, faire Iwilancr. Kt que son propre sang, en faveur de ces 1 * ' une les destins et partage tes Dieux,
r. u, t . Bérénice a longtemps balancé U VII iiiiK', MAC. Bér. n, a. Ainsi ce roi.... Qui, dans l'Orient balançnntlafortune. Vengeait de tous les rois
la querelle commune, lo. Milhr. i, 4 Les deux
partis.... Avaient plus d'une fois balancé les hasards, VOLT. Hmr.\. || 6'F^ler en poids, en force, compenser. Appiusbalançaitdéjk les tribuns. Le* succès furent ItaUncés. Jusqu'ici, dans cette guerre, tes succès ont balancé les revers. Les bienfaits dans un cœur balancent-ils l'amourT rac. Baj. m, 7. Un respect qu'en son coiur rien ne peut balancer , m. tpitig. 1, 4. Tu balançais son Dieu dana *on cneur alarmé, VOLT. Zàire, t, 40. Laofranc balançait la réputation de Bércnger, lo. Maun, *t. Hélaal *i lu ne veux qu'éprouver ma vertu, Cest trop ma tourmenter; je la sens qui chancelle : La besoin te balance et va triompher d'elle, oilb. le Malheureus. CondiUac na peut seul balancer Locke, Descartes, Malebrancba et Laibnitx,caanAua.CAii«,iu, n, S. Ouela que aoient *a* forfaits, sa gteira te* balance; Ils sont grands, ja la veux; mais sa gtein ad immense, arkaolt, jroriiM d Jfiia. m, 4.||t*r.». Osciller. Toutes les causas physiques, totts tes affels qui en résultent sont ooapriset baUnoent entra
BAL
eerlalnaa Umltea plu* ou moins dlandues, ai^rr. Ufrr- il T.rmed* chassa. Usa dit date bèta qui est n\ va çà et Ik, et da Hmiar qui na
tieiit . «Juste. Una part da raas ehiâns sa
•épara ds l'autr*. Et Ja tea «ois, marquis, comme tu peux panser, Chamer loo* avec craioia, at Finaut balancer, ' !i . 7. || Il se dit auad du
(suconquiratt- observant sa prule.|| Dans
m métier, une aw< laianoa, quand eUa aa tera ou •a bai**e plus d'un cAté qua da l'antra. || Em taraa* de dansa, exécuter te pas qu'on Domma un bateneé. Hésiter, «tra an sDspaos. U vieioir* ba^
»«FJg.
lançait. Tudte qoa' la ecaor balanas entra cas objets. Voilk oe qui me fait balancer. U halanoa h prendre te parti que vous lui conseillas. Ca n'est paa que mon corar.... Balança pour t'olTrir un aoeans qui fest dd, BOIL. Dite. «« roi. Kt ne hslsnçwt* plus, puisqu'd faut écteter, X prévenir la coup qu'il cherche k vous portisr, n. coa». Kuex, i, S. Tandis qu'k me répondra Id vous balancez, sac Athal.y,*. X ce aliénée Na racoonaicta puva père qui balance? a. IpMg. iv, 4. J" n^ hxUoea point, Je volek son secours, lo. Ari > 0
n'y avait plu* k baUncer, a'il vo^; r sa
femme, nAuar. Gramm. s. i^le est aiiaaUa et on l'aime sans balancer, stv. 4M. U n'y a pas k.balancer sur voire retour, m. *»*. Entre l'utile at l'agréable, il n'y a pas k baUnoer, aaoNAUi, .léténade, 4. M. Tronchin a déclaré qu'il y aUait de votre vie, mais que vous ne balanceriez pas da te risquer, volt, irtir. Mlle Clairon, 4S «epMnfrr* 4 7ei>. Il S* Se balancer, «. rè/l Balancer son corps. Se balançant, en marchant, tantôt k droite, untfit k gauche || Aller sur U balançoira <m sur l'escarpolette. || 9* Fig. Être compensé, étia égsL Pour que les recettes et le* dépanta» sa balancent T>ei avantage* et le* perte* sa balançaient. D'abord l's *e balanoèrant L'avantage sa sersit bas succès sa bateneant. || Terme de conunaiea. ^n <<'Mii>;r. Ce compta se balance par milte francs su crédit ou au débit || It* Tanna de peinture. Sa balancer, se correspondre. Ces groupes se hatenceat
— REM. Balancer, «. n., suivi d'un infinitif, se construit avec U préposition d : il ne balan^ pu k partir; mais on se sert aussi de te préPosikon de (voy. l'exemple de voltaire). || H *a conjugua avec l'auxiliaire a«otr.
— 8YN. BALANCER, BteiTBR. Bien qua dan* l'asage ce* mots s'emploient aisément l'un pour Paotre, néanmoins ils présentent k l'esprit une image complètement difrérente. Celui <jui balance est porté alternativemvnt d'un cAté et puis d'un autre; c'ast pour cela qu'il ne se décide pas. Celui qui hésita a*t attaché, arrêté k un certain point; il ne va pu en avant; c'est pourquoi il ne prend pu de parti. On hésite devant un obsucle ; on balance entre divers objets. En général, celui qui balance a plusieurs partis k prendre ; celui qui hèsile peut n'en avoir qu'un. Je balance k répondre veut dire : je ne sais si je dois me taire ou parler; j'hésite k répoudre veut dire : Je sens qu'il faut parler, mais ja suis embarrassé pour le taire.
— RIST. xnr s. Toz les aval dasoant; Le tierz boçu [il] a descar ir^!-], Dadaa* levé l'a balancié [jeté], Fab. n ■ <t. uttm, t in, p. sa4. L'un des chiés .. mat en sa bouche, Puis U balance, si U couche Ueaor son doa,... Ren. 117*. || xnr* s. [La* Anglois] Ont par dessus François gelé* et batende Chaada eaue , vive chaux et aussi poix boaille, CiMset. «t7S4. Il xn* s. Comme un asna balançant Deux grands oreilles pointues, Dtngnx. n, sa, recio. Le* pariemens.... Où d'un oontrepoi* teyu Le* sainetaaioix on balance, m. n, as, ««r»». Ca aaiil icy a flaachi ma pensée, Ca seul iey mon ama balancéa A esbranlé, m. iv, 7, rttto. Tout aulm animai estouvars terre tourné. Ou caché dessoofas l'onde, ou d'aile ballancée Est panda parmy l'air, in. IV, 84, recm. Baltencer tous se* mot*, respondre de la testa. Avec un Masser non on bten un Masser si, ii>. Ti, is, «rrw. Laa philosopha* ont voulu ooasidarar tout, halaaoar tout, main, u, sta. Un esprit balancé Jaitsmont eom deux parsiUa* envies, m. n. as*. Poarainpaacliarda faire te saut k ceux qui halançoteot aooorea, d'ado. 0irt. n, st. Desjk les habiuns (kisoiant ballaneer te pont, quant Guitri saute avec un cheval «fB^pagna desso*, m. ib. Il, *7. Quand bien ce aeroit «na Ikute an aDavenin «te batencar [panchar, ikvoriaar] plos d'un écart goa da Psotra, CAawumi, <*.
— tmi. Jatanss,- Barry, >«rliicff; piçsrd, ba- Itetdm; géaa*.
ital. huaàeiaT*,
BAL
BAL
BAL
t BALANCEDR (ba-lan-seur), s. m. Espèce de gros-bec de l'Amérique méridionale.
— ÉTYM. Balancer.
t. BALANCIER (ba-lan-sié; l'r ne se lie jamais;
au pluriel, Vs se lie : lesbalanciers et.... dites : les ba-lan-sié-z et....), *. m. || !• Pièce qui, ayant un va-et-vient régulier, régularise le mouvement d'une machine, d'une horloge. Je n'entends au dehors que le lugubre bruit Du balancier qui dit : Le temps marche et te fuit! lamart. Harm. iv, n.\\2° Terme d'horlogerie. Balancier compensateur , balancier construit de manière que l'allongement et le raccourcissement de certaines pièces, par les variations de la température, compensent l'allongement et le raccourcissement des autres. Tout chronomètre ou garde-temps a un balancier compensateur. || Le balancier diU'ère du pendule, en ce que ce dernier est mù par l'action de la pesanteur. || 3° Macliine pour frapper les monnaies et les médailles. || 4° Long bâton dont ceux qui marchent sur la corde tendue se servent pour se tenir en équilibre. || Appendice filiforme qui se trouve à la base de chaque aile des insectes diptères. || 5° Pièce du métier à faire les bas. Il Pièce d'une pompe aspirante. || Barre qui sert de manivelle pour ouvrir ou fermer une écluse. Il La croix d'un tournebroche. jj 6° Terme de marine. Appareil de suspension composé de deux cercles mobiles de cuivre. || Traverse ajoutée aux lignes pour pêcher le thon, le dauphin, etc. || Balancier du compas, double cercle qui tient en équilibre l'affilt du dedans de la boussole. || Balancier de lampe, cercle de fer mobile et tenant la lampe de l'habitacle en équilibre. |j Balancier de pirogue, pièce de bois assez lourde qui, tenue à l'embarcation par plusieurs branches d'un bois flexible ou d'un bambou fort et léger et projetée à trois ou quatre mètres du petit navire, lui donne de la stabilité. Le balancier appartient à des embarcations de la mer des Indes, longues, étroites et mal assises.
— HIST. XVI" s. [La raison] Qui est en l'ame, comme le ressort et balancier en l'horloge, charhon, Sagesse, ii, 3.
— ÉTYM. Balancer.
2. BALANCIER (ba-lan-sié) , s. m. Artisan qui fait et vend des poids et des balances.
— ÉTYM. Balance.
BALANCINE (ba-lan-si-n') , s. f. Terme de marine. Cordage qui, descendant de la tête du mât, va au bout d'une vergue pour la soutenir à cette extrémité.
— ÉTYM. Balancer, tenir en balance.
BALANÇOIRE (ba-lan-soi-r'), s. f. \\ 1» Pièce de
bois mise en équilibre, et sur laquelle se balancent deux personnes placées chacune à un bout. || 2° Escarpolette.
— SYN. Balançoire se dit fréquemment pour escarpolette , mais par abus ; car la balançoire est précisément ce qui, configuré comme une balance, s'élève par un côté et s'abaisse par l'autre.
— ÉTYM. Balancer; Berry, berlançoire; wallon, birlance.
t BALANÇON (ba-lan-son) , s. m. Bois de sapin débité en petites pièces.
BALANDRjVN (ba-lan-dran) ou BALANDBAS (balan-drâ), s. m. Ancien manteau. Qu'il ait.... Â son long baJandran changé son manteau court, Régnier, Sat. XIV. Le soleil dissipe la nue.... Sous son balandras fait qu'il sue, la font. Fab. vi, 3.
— ÉTYM. Bas-lat. balandrana, dans des textes du xiu* siècle et du midi; espagn. balandran; ital. palamlrana.
BALANDBAS (ba-lan-drâ) , s. m. Voy. balandran.
BALANDRE (ba-lan-dr') , s. f. Sorte de bâtiment de mer. 11 y avait [à Vive-Saint-Ëloi] quarante-cinq balandres chargées de munitions de guerre et de bouche, sT-siM. 278, ^3.
— ÉTYM. Bas-lat. palatidaria; ital. palandra.
t BALANIFÈRE (ba-la-ni-fê-r'), adj. Terme de botanique. Qui porte des glands, qui a pour fruit des glands.
— ÉTYM. Bcdanus, de piXavoç, gland, et ferre, porter.
fBALANlTE (ba-la-ni-f) , s. f. Terme de médecine. Inflammation de la membrane muqueuse du gland.
— ÉTYM. BiJ-avo;, gland.
t BALANOÏDE (ba-la-no-i-d') , ad}. Terme d'histoire naturelle. Qui a l'apparence d'un gland.
— ÉTYM. BâXavoî, gland, et elSoç, forme.
t BAIJINOPIIAGE (ba-la-no-fa-j'), adj. Terme de loolos'i. Qui vit de glands.
— lîTTlil. Bâ>avoç, gland, et çayciv, manger.
t BALANOPUORE (ba-la-no-fo-r*) , adj. Terme de botanique. Qui porte des glands.
— ÉTYM. BàXavoî, gland, et çopèç, qui porte.
t BALANT (ba-lan) , s. m. Terme de marine. Partie de la manœuvre qui n'est pas halée , c'est-à-dire qui n'est ni roidie ni bandée.
— ÉTYM. Mauvaise orthographe au lieu de ballant. BALACSTE (ba-lô-sf), s. f. En pharmacie, (leur
desséchée de grenadier. || En botanique, tout fruit charnu pluriloculaire , polysperme, qui provient d'un ovaire infère, et est couronné par les dents du calice, comme celui du grenadier.
— HIST. xv^ s. Balustre, qui est la fleur de la grenade, PARÉ, II, <. Prenez balaustes, escorces de grenades.... ID. xvin, 92.
— ÉTYM. BaXaûoTtov.
BALAUSTIER (ba-lO-stié) , S. m. Grenadier sau-
— ÉTYM. Balauste.
BALAYAGE (ba-lè-ia-j') , s. m. 1| 1« Action d'ôter les ordures avec un balai. || 2° Frais du balayage. Le balayage du devant de la maison est à la charge du rez-de-chaussée.
— ÉTYM. Bo^at/er.
BALAYÉ, ÉE (ba-lé-ié, iée), part, passé. Appartement balayé et frotté tous les jours. || Fig. Les nuages balayés par les vents.
t BALAYEMENT (ba-lè-man), s. m. Action de balayer.
— ÉTYM. Balayer.
BALAYER (ba-lè-ié), je balaye, tu balayes, il balaye ou il balaie, nous balayons, vous balayez, ils balayent ou ils balaient; je balayais, nous balayions, vous balayiez ; je balayerai, ou balaierai, ou balalrai; je balayerais, ou balaierais, ou balalrais; balaye, balayez; que je balaye, que nous balayions, que vous balayiez, qu'ils balayent; que je balayasse; balayant; balayé, v. a. || 1° Nettoyer un lieu avec un balai. Balayer une allée, j] Enlever avec le balai. Balayer la poussière, les araignées. || Fig. Balayer les nuages. Balayer les corsaires. Les rues furent balayées par la fusillade. Oddo, vous pouviez seul, réparant nos revers, Des flottes d'un tyran balayer nos deux mers, delav. Vêpres sic. iv, 4. Delphes n'a plus d'oracles ; Le temps a balayé le temple et les miracles, lamart. Harold, i. Ces enfants à qui je souris. Mon pied balaiera leur poussière, déhang. Juif errant. || 2° Par extension, se dit de quelque chose qui traîne à terre. Sa robe, son manteau balaye la terre. Quand ses lauriers [du Pinde] .... Vont balayer la fange des cachots , bérang. Damoclès.
— REM. La prononciation balier est un archaïsme et un provincialisme, contre lequel Ménage mettait déjà en garde et dont il faut en effet se préserver.
— HIST. XI' s. Jusqu'à la terre li chevoel lui balient, Ch. de Bol. lxxvi. [Il] Brandist la lance, où l'enseigne balie, Boncisv. p. 58. Tantes enseignes contre venz baloians, ib. p. *36. Et prent l'espieu à or resplendissant, X cinq clox d'or l'enseigne bauliant, Baoul de Camb. 20. || xni' s. Les maisons [elles] firent baloier, Deseure et dessous nettoier, Bl. et Jeh. 4580. Il sunt tuit entré en la sale. Qui ne fu mie orde ne sale. Mais grans et bêle et baloïe, ib. a(j52. Il XIV* s. Il fait un gros balai , si va tout balayer, Girart de Boss. 4351 . || xv s. Si très tost^que ces bourgeois aperçurent ces bannières et ces pennons à grand foison ventiler et baloier.... froiss. i.
272. Il xvi* s. Allumer les cierges, ballier les temples, tendre aux soris, calv. Instit. use. L'autre le va par les flancs costoyant. Et l'autre encor va devant balloyant Les banosde sable.... dubell. vm, <6, recto. Qu'il faille emploier plus de temps à balier la maison, qu'à en labourer les terres, o. deserres, 48. Les caves seront souvent baloiées, id. soi. Il vouloit que l'on acquist des héritages et maisonsoù il y eust plus à semer et à pasturer, que non pas à balier et à arrouser, amyot. Coton, io. Deux mil estoient, plombées deschargerent. Sonnent labours, enseignes balloyerent ; C'estoit plaisir, j. marot, v, 405. Au lieu du fier Marcou, qui souloit baloyer Sur le haut du donjon, ils ont faict desployer Et mettre
un linge blanc sur le bout d'une lance, id.v,i57
Ou d'autant que l'haleine Deseures[ventsd'est], baloyant la poudroyante plaine, Amoncelle dans l'air quelque poussier fécond, du bartas, i" semaine.
— ÉTYM. Balai; Berry, balier; provenç. balayar. Baloier ou balier, dans l'ancien français, a deux sens : nettoyer avec un balai et flotter au vent. Dans ce dernier sens, est-ce le même mot? Diez ne le croit pas et le rapproche de l'italien-lombard 6alicà , se balancer, flotter ; il se demande si ce ne serait pas un dérivé de ballare, danser. Il est certain qu'un
bas-latin ballicare BLaniidotmébaloyer, balier; mais le son af se transforme très-facilement, dans la langue d'oil,enoi; témoin esTHoïer et eïtnot'er; c'est ainsi que balaier a pu donner baloier. Toutes les formel dans l'un et l'autre sens sont tellement semblables qu'elles portent à n'y établir aucune différence d'origine; puis la signification ne s'y oppose pas, puisque balayer a encore un emploi très-analogue dans : une robe qui balaye la terre.
+ BALAYETTE (ba-lè-iè-f), ». f. Petit balai.
— ÉTYM. Diminutif de balai.
BALAYEUR, EUSE (ba-lè-ieur, ieû-z'), ». m.et/'. Celui, cellequi balaye. Dansla mansarde me voilà. Me voilà pauvre balayeuse, bérang. Cintj étages. Comme balayeuse on me loge. Depuis quarante ans, Dans le château, près de l'horloge, id. U. rouge. || Fig. Parmi eux [les valets] , s'en remarquaient d'autres de gens principaux de la cour qui étaient accourus aux nouvelles, et qui montraient bien à leur air de quelle boutique ils étaient balayeurs, st-sim. 2B3,
— ÉTYM. Baîat/er; Berry, balieur.
BALAYURE (ba-lè-iu-r'), ». f. \\ l' Les ordures
amassées avec le balai. || Balayuresde mer, plantes, débris que la mer jette sur ses bords. || 2" Fig. Cet homme [saint Paul] méprisé de la foule, rejeté comme les balayures du monde, chateabb. Itin. 1, (43. 0 ame pécheresse, qu'a.s-tu mérité sinon d'être la balayure du monde? fén. xviu, 4)4. jj Proverbe. Il y a des balayures à chaque porte, c'est-à-dire chaque famille a ses misères.
— REM. L'Académie ne donne balayures qu'au pluriel; mais l'exemple de Fénelon prouve qu'on peut très-bien l'employer au singulier.
— HIST. xvi's. Les balieures de la maison, cossats, troncs de choux, et autres reliefs du jardin, o. db
— ÉTYM. Balayer; Berry, balittre.
t BALBUTIE (bal-bu-sie) , s. f. État habituel de celui qui balbutie. La balbutie de l'enfance. Le temps me poursuit et voilà que je m'en retourne à la balbutie, dider. dans legoarant. Notre langue est celle qui a retenu le moins de ces négligt-nces que j'appellerais volontiers des restes de la balbutie des premiers âges, id. ib.
— HIST. xvi' S. Il luy demeura une balbucie, c'est à dire fut bègue, ne sachant expliquer ce qu'il desiroit dire, paré, vin, 23. Voylà un exemple de la balbucie de cette enfance, mont, iv, 24.
— ÉTYM. Baibuder; ital. balbuzie.
BALBUTIÉ, ÉE (bal-bu-si-é, ée), part, passé. Des
excuses balbutiées.
BALBUTIEMENT (bal-bu-st-man) , ». m. Vice de prononciation de celui qui balbutie. Tout en me promenant je faisais ma prière qui ne consistait pas en un vain balbutiement de lèvres, j. i. rouss. Conf, VI. Il n'est point un ivrogne à balbutiement et à hoquets,volt. Lettr. d'Ârgental, 4 juin 4770.
BALBUTIER (bal-bu-si-é).|| 1* F. n. Articuler les motsd'ime manière hésitante et imparfaite. Cet enfant balbutie. Quand la mémoire vacille, la langue balbutie, j.j. Honss. Ém. i. Si on le voit balbutiant dans l'enfance, raisonnant dans l'âge mûr et balbutiant de rechef dans la vieillesse, dider. S.le liv. de l'esprit. \\ i° Fig. Parler sur quelque sujet confusément et sans une connaissance suffisante. Il a voulu parler sur cette affaire, mais il n'a fait que balbutier. || Balbutier, v.n. se conjugue avec l'auxiliaire avoir, jj 3" V. a. Balbutier un compliment. L'enfant en essayant sa première parole Balbutie au berceau son sublime symbole [de Dieu], la.mabt. Médit, i, 4 8. Dieul ma bouche balbutie Ce nom des anges redouté; Un enfant même est écouté Dans le choeur qui te glorifie, iD. Warm.i, 7.
— SYN. balbutier, bégayer, BREDOmttEB. Ce
sont trois vices de prononciation. Le balbutiement est un parler mal articulé soit à ciiuse de l'âge (enfance ou vieillesse), soit à cause d'une émotion. Le bégayement est une maladie convulsive des organes vocaux, qui consiste en un empêchement de prononcer certaines syllabes et une répétition saccadée de certaines autres. Le bredouillement consiste à rouler les paroles les unes sur les autres et à les confondre.
HIST. xv* s. Le comte entendit bien la parole;
mais parler ne put; carilavoitjà sa langue si morte et le palais si clos qu'il ne faisoit mais que balbutier, FROISS. in, IV, 20.
— ÉTYM. Balbutire, de balbtit. L'ancien franc, avait bauboier, avec le même sens, et qui venait d'un verbe bas-latin, balbicare, debalbus, bègue.
t BALBUTIEUR (bal-bu-si-eur), ». m. Celui qui balbutie. Ce mot, dit iSa peu fermement, frappa tout
BAL
I* bomU; lMbtniuti«uniMwr«nliia'yo|ipoNr, rrw 4M, <M.
— tm. B*lb»Htr.
tBAUinUKn(b*l-biHnr),«.M.Nom d'un genra
(ptmtUm) àé l'onln dw oitMin da proin. la btUm- Hud (mandicm IhtviûlUi «tt le plus intrépida p«cbMr d* tooi im oUmuu eanuMian.
— mm. ÂB$L MMMXSord, U buz«rd chaura (friiwrd, da Inu*, Mt, dau l'anoiaQ (IrtnçaiJ, la nom d'une nuuTalxe eq>tee de fluieon). n y a «umI daiM le bee-iatin balbuMor*. balbutier ;U ta pourrait qu'à eetiae de onelqua perneularitt da ion cri . on reilt appelé le bûUmtUur; et alon l'aoglai* viendrait du hançaia et aurait été, par la vice de l'aMimilation, interprété comme il c'était bald-butxard, le buxard chauve.
BAIXON (bal-kon) , «. m. || 1* Construction en eailÛe sur la façade d'un bltiment à l'un des étages, etoommunlquant avec les appartements. Et du baut d*aa balcon , pour calmer la tempête, Sur set nouveaux sujets faisons voler sa tête, corn. Ntcom. v,t. D'un balcon chez mon Arére J'ai vu.... que uo peut^n, madame, vous le taireT n>. OOion, v, s. Il I* Ourrage de serrurerie terrant d'appui aux |i«rsonneR qui regnrdcnt par une fenêtre. || S* Dans un ttidtro, petiio galerie placée à droite et à saucbe de la tcànc. || 4* Tonne de marine. Gaieria ouverte ou découverte qu'on faisait à l'arriéra de œrtaini vaisseaux pour l'ornement ou la commodité; dit aussi jardin. Sa Majesté n'estime pas qu'il fût bien nécessaire de iUre abattre les balcons et U sculpture des vaitMaux de ladite escadre, Dipéehe de BUOHiutr, iW , dans jal. || 6* Terme de fondaur. Métal qui se trouve à l'extrémité des pléoet eonlées, au point de réunion des moules.
^ CTYM. Provenç. et ospagn. balcon; portug. baleio ; ital. baletme. Ces mots proviennent d'un radicalquisetrouvedansTitalienoaleOipoloo, échafaud; bas-lat balau; picard, bavfue, poutre, de l'ancien haut-allem. baleko, palcho, poutre. Mot récent en français; Mfreure ftanfoU. t. ix, année 4<a3, en marge et pour expliquer balcon : C'est une sorte de ftoeatre qui s'advance au dehors en forme de saillie.
BALDAQUIN (bal-da-kio), s. m. || 1* Espice de dais d'un lit d'oA tombent les rideaux. Un lit à baldaquin. Il t* Ouvrage d'architecture servant de couronnement à un tnSne, à un autel.
— KrYM. Bas-lat. baldakinut, baldekinut, baudekimu, baudaquinuM, baldtkiHiui; ital. baidoM/tino; pcoprament nom d'une étoffe trés-riche , qui, ayant servi à Ikire des tentures, a fini par donner son nom à l'ensambla da l'appareil qu'elle couvre, et même k un ornement arobitactaral; de Baldaeo, nom altéré de Bagdad, ville oA se fabriquait ce genre d'étoffe.
BALE, voy. BAua 4.
BALE(bA-l'}, I. f. Termade botanique. Voy. baixe 4.
BAUOMB (ba-lê-n'), s. f. jj 1* Mammifère de l'ordre des cétacés, et le plus grand de tous les animaux. Dama baleine était trop grosse, la font. Fab. 1,7. Il S* Fanons ou barbes do la iMdaine. Les baleines d'un parapluie. Quand ton sein, A Madeleine, Sort du corset de baleine, Libre enfin du velours noir.... V. Hooo, BaU. *. Les femmes ignoraient l'usage da cas corps de baleine, 1. 1. aouas. Ém. v. Il f Blanc de baleine, mauére grataa, concrète, que l'on retire du tissu cellulaire intarpoaé entra las membranes du cerveau de eertainea espèces de caobalols. et non de la baleine, qui ne fournit pas o«M MUstance. || 4* En astronomie, la Baleine, oonf'««*'«" de l'hémisphère austraL || B* Pig. En termes de mer, lame qui passa acddentellament pardessus le bord. Aspersion d'un seau d'eau jeté sur un matelot qui s'endort.
— msT. »• s. Do la baleine qui en son corps t'aveit, Ch. dt Roi. ccxxjv. || xii* s. Aussi com en la mar att puisaanz la baulaine, Sur toux autres poissons eat dame et cbastelaine.... Sas. xxx. || xiu* s. La bi^ne dit qu' ele ira Et durement li aidera, Li et m gent, envers obamaga, Fabli. édit. barsaxan, IV. M. Que l'en na poiâta brocbier gantalés de baleine, fon sur teilea toaaas [cousues], et qu'il seront da bona balaoa, Isa. des met. 174. Da tous autraa polatons eat gas [plaisanterie] vers la grandeur de )a baleine, que Dieux mist en mer, Ftautirr, ^ iit. Il XIV* s. A ce grant mur miner tellement [il] se tonneno, Un tel trou i a fkit par puissance baullaina, Qu'on y eost bouté le chief d'une belaine, Cuttcl. «oa«o. Il XVI» a. Une drachme de nature de baleine (sperma eeli). paki, x, t. Amonition comme mohia, narlus, saulmona, balainat, anchois, lo. m. 7t«. Ooaad la baleine est laoula, alla brauM at cria M lott qn'oo te paiU cuyr d'une U«i« tnugolm,
BAL
— Ktym. BalwMigno, •«>«««, fdX»; «Hem- Wallj itl. soéd. et dan. hvali angl. «Me.
BAUCIXE. £b (ba-lé-né, née), adj. Garni de baleines. Gol baleiné.
BAI.P.INF.AU [balé-nél , s. m. Le petit de te baleine. 1.C» baleineaux et leurs mires.
— BTYM. Baleiné.
BALKIIOEB (ba-lé-nié), t. m. || 1« Navira équipé pour la pêche de te baleine. Un baleinier. || Adjectivement. Un navire baleinier. || S* Celui qui fUt te pêche de te baleine. || Celui qui vend des tenons de Laleine.
— HIST. XV* s. Ferolt te duc de Bretagne venir et amener par te rivière de Loire barges et balennicni k pUrité, mniss. u, u, 7». Kt leuravoit-on dit laui Atu- wio nef balengniere qui s'estoit emblée en que te siège des François eetoit devant i.vriMii, II). Il, U, Î8.
— itTYM. Baleine.
t BALEINlEBE (ba-lê-niê-r^ , «. f. Tensa de marine. Kmbarcatlon longue, étroite et légère pour te pécha de la iMleine. || Canot de te même forma.
— ÉTYM. Baleinier.
BALKNAS (ba-le-ni), I. m. Le membre génital de la baleine mile.
— tnu. Baleine.
BAlDVBE (ba-lô-vr'), t. f. || 1* L'ensemble dos livres, avec un sens de dénigrement et de mépris. Il 1* Terme d'architecture. L'excédant d'une pierre sur une autre, près d'un joint. || Ectet produit dans la pierre, près du joint, par une trop grande pression. || >■ Dans te fonderie, inégalités k la surface d'une pièce Tondue. || Dans te serrurerie, le fer oui k l'extrémité d'un barreau, excède te traverse dans laquelle ce barreau est assemblé.
— REM. L'Académie définit ce mot lèvre inférieure. C'est une erreur de sons, produite par une fausse étymologio.
— HIST. xui* 8. Si a son lialevre retret, Les eulz clôt et la langue tret, Ren. asss. Je oy dire que il en fist cuire [brûler] le nez et la balevre k un bourgeois de Paris, lomv. 2«3. Les cheveus ot tout hericiés, Les yez crues [creux] en parfond gliciés, Vis pale et balievres sechies, la Rote, |03oa. || xiv* s. Nous voulons qu'on lui fende [au blasphémateur] te lèvre de dessus d'un fer chaud et que les dens lui apparoissent ; kte tierce fois, te lèvre de dessous; et k la quarte toute te basievre , no canoë, banlauca. Les fist mener jusque vers le gibet, et coper les nés et bauleffres, id. ib. Le baulievre dessus, c'est aat^ voir ce qui est entre le nez et le baulievre desous, ID. \b. Aiez te leste droite et les bolievres tousjours mouvans en disant oroisoiu ou prières, Minagier, I, s. Il zv« 8. Quand ils sentirent ces sagettes qui leur perçoient bras, testes et baulevres, FBOlsa. i, I, 287. Il xvi* 8. Aussi s» cognoit aucunement l'aage des chevaux aux balievres crespues de dessus, contant pour autant d'années qu'on y treuve de plissures, 0. DK SEBIIIS, S04.
— £TYM. Le sens des exemples prouve que bdUvrt signifie l'ensemble des lèvres, et aussi la lèvre de dessus OU la lèvre de dessous. Aussi dans ou Cahgi, donne-t-on pour étymologie ban, comme dans banlieue, signifiant pourtour. Mais en comparant les mots qui ont le même préfixa, on voit qu'ici il y a te particule ba, au tans dépréclatif (voy. ba....), et «tre.
BXLI (bt-li), i. m. Voy. rUi.
t BALICORNE (ba-li-kor-n') ou BAUSCORNB (ba-li-skor-n') , i. f. Pièce de fer d'un soufOet da forge.
t BAUini (ba-U-n'), t. f. Groaaa étoffe de laine pour l'emballage.
BAU8AW (ba-U-za-J*), $. ai;L'en8embte daa balises placées.
— CTTM. Bas-tet baltsoj/ium (i-oy. BAUStn).
*. BAUSE (ba-li-z'), $. f. Il 1* Terme de marine. Perche surmontée de quelque objet, ordinairement d'un petit baril, et servant d'indice k la navigation. Il t* Espaça teiité Ubre le long des rivières pour le natega daa halaeiiT On dit plus souvent chemin de halage. || a*Mar^ que les calfata laissent dans teur travail pour indiquer ca qu'ils ont fait. || 4* Terme do pêche, nouée servant k indiquer l'endroit où est établi un filet au fond da l'eau.
— HIST. XII* s. E entra ces murs furent larges placée cumede balia, et li pavinicnz fiid riobanant de marbre atiimaz, Jloù, sti. || xv* a. Le nuistre est tenu k pourvoir ta forma, lui atatecompagnona, et lui mettra balte, qu'ite aplaigaat [appatâiaiaiit] à plein, DU CAMOB, MuagtMn.
— KTTM. EspagB. coliia ; portug. boltio. Cbavallet te tira da l'angto saxon Kâys, baquet, k
BAL
causa da petit baril que Ton mal d'onllnaire k U balim. n n'ati pat tout k Mt itr m», dans le premiar exempte de l'bistoilqae, («Mt te rapporta à notre mot: pourunt èoitet tlfpdfle auui i'espaMteteaé pour la ebamin da lnlip. M, datu l'exempte, il s'agit en effet d'an aspaof Uasé vacant u pantt, par l'entra esampte, ofM a dit aussi boMf. Cas taxiaa aont daa rtnaaigamaaau, mais ils ne décident pas Fétymologte.