‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 242 sur 504 · USSY · texte numérisé non relu

USSY

— ÉTYM. Bo/ier; provenç. ballada; ital. ballata, chanson à danser.

fBALLAGE (ba-la-j'), «. m. Terme de métallurgie. Corroyage qui a lieu entre le réchauffage et l'étirage définitif.

B.VLLANT, ANTE (ba-lan, lan-t'), adj. Qui pend et oscille. Les uns, les bras ballants, s'arrêtent pour dormir ou pour voir couler l'eau, arnault, Souven. d'un Sexag. t. m, p. 63.

— HIST. xm* s. Et li vilain, qui va balant [s'agitent] En l'eve.... Ren. 5922.

— ÉTYM. Baller.

t BALLARIN (ba-la-rin) , s. m. Terme de fauconnerie. Faucon apporté de Hongrie, petit et de plumage brun avec la tête noire.

t BALLAST (ba-lasf) , s. m. En termes de marine, amas de cailloux et de gros sable servant de lest; en termes de chemin de fer, sable servant k recouvrir les traverses en bois.

— ÉTYM. Anglais et allemand, ballast, lest.

f BALLASTA&E (ba-la-sta-j') , s. m. Opération par laquelle on ensable une voie ferrée. fBALLASTlËRE, s.f. Lieu d'extraction du ballast.

4 . BALLE (ba-1'), s.f.W 1° Petit globe fait de substance élastique, servant à jouer à la païune. Jouer à la balle. Lancer la balle. Les hommes s'occupent à suivre une balle et un lièvre, pasc. Div. io. Il Balle au mur, balle en long, balle empoisonnée, noms de divers jeux qui se jouent avec une balle. Il Avoir la balle belle, recevoir une balle qui se présente bien pour être relancée; et, figurément, avoir une occasion favorable. || Par extension. La lumière est composée de petites balles qui bondissent sur ce qui est solide , fonten. Mondes, i' soir. || Fig. Xvous la balle, cela s'adresse à vous, cela vous regarde. || Se renvoyer la balle, se décharger l'un sur l'autre d'un embarras, et aussi se moquer alternativement de quelqu'un. Le roi ne prit pas son parti [de ChamiUart] , et le laissa malmener par Bouliers et Harcourt, qui se renvoyaient la balle, ST-siM. 232, 99. || Prendre la balle au bond, profiter d'ime occasion favorable. || Fig. et populairement. Enfant de la balle, enfant d'un maître de jeu de paume, et, par extension, toute personne élevée dans la profession de sa famille. J'étais en quelque sorte enfant de la balle, J. J. rouss. Conf. iv.

BAL

Il 2° Petite boule de métal servant à charger une arme à feu. Et d'une main que la balle a meurtrie, [II] Berce en riant deux petits fils jumeaux, bêrano. Vieux serg. Personne ne réclamera contre la balle qui me percera la poitrine, chateaub. Satch. n, 206. Il Balles ramées, deux ou trois balles de plomb jointes ensemble par un fil d'archal tortillé. || Ce canon est de huit livres de balle, de douze livres de balle, le boulet de son calibre doit peser huit livres , douze livres. 1 1 Terme de marine. Balle à queue , boulet monté à l'extrémité d'un manche, dont on se sert , après l'avoir préalablement rougi , pour fondre le brai. || Terme de pêche. Traîner la balle, employer une ligne terminée par une balleou un boulet. || Proverbe. Au bon joueur, la balle lui vient, c'est-à-dire un homme habile sait faire tourner en sa faveur les chances fortuites. La balle au bon joueur, sév. 433.

— HIST. XVI* s. Jouoit à la grosse balle, et la faisoit bondir en l'air autant du pied que du poing, RAD. I, 24. Deux cens milliers de poudre, douze mille balles [houletsj et deux mille pionniers, langue, 579. Poltrot msoit à qui le vouloit ouyr, son désir de tuer le Guisard, monstroit des balles fondues exprès, et parla se rendoit ridicule, d'aub. Jïtit. I, 170. Des basilics [canons] de divers calibres, jusques à 80 livres de balles, id. ib. i, 246. Aiant les reins couppez d'une balle ramée, id. ib. u, 287. La baterie commença donc le lendemain, un coup de laquelle porta une baie artificielle ou autre dansla tour des poudres, qui mit en ruine une partie de la ville, ID. ib. m, 523. Bussi commenda au capitaine Bonnet, qui menoit son régiment, de mettre basle en bouche et allumer deux mèches, id. ib. u, 483. Une balle ou vessie remplie de vent, paré, v, 4 6. Les historiens sont ma droicte balle, ils sont plaisants etaysez, mont, ii, 409.

— ÉTYM. Espagn. bala; ital. palla; de l'ancien haut-allem. balù, palla; allem. moderne, Bail; angl. 6oH; anc. Scandinave, bôllr. Le mot est celtique aussi : gaélique, bail.

2. BALLE (ba-i'), s. f. \\ 1° Gros paquet de marchandises. Un libraire en dépêche à Paris une balle de 2000 exemplaires, volt. Lelt. à Cath. 84. Céluta tomba évanouie sur des balles de marchandises qui couvraient le quai, chateaub. Natch. u, 242. Il Marchandise de balle, marchandise de qualité inférieure. Il Fig. et familièrement. Homme de balle, homme sans capacité, sans valeur; chose de balle, chose sans mérite. Allez, rimeur de balle, opprobre du métier I mol. Femmes sav. m, 5. En effet, ce petit juge de balle est fier! montfl. Fem. juge, IV, 2. Ce rapport de balle achevé en peu de mots, le duc de la Force resta en place, st-sim. 509, 241. Il 2° Balle de coton, nuage blanc et léger qu'on observe dans les régions tropicales. || 3° En termes de guerre, balle à feu, sorte de sac plein d'artifice, qu'on lance soit pour éclairer un terrain, soit pour frapper l'ennemi.

— HIST. XVI* s. Une petite balle de mercier, lanoue, 554. Ce ne sont point Estais de balle, ni de ceux qu'on vend à la douzaine, Sat. Mén. p. 4. Encores choisirent-ils gens pour faire basles, pour porter vivres aux quartiers, et y despartir mimitions, H' AVB. Hist. u, 4 49.

— ÉTYM. Provenç. et espagn. bala; ital. balla; allem. Ballen; angl. baie. Le même que balle ( , le paquet étant quelque chose d'arrondi.

3. BALLE (ba-r) . s. f. Terme d'imprimeur. Tampon avec lequel on appliquait l'encre sur les caractère». Aujourd'hui on se sert du rouleau.

— ÉTYM. Le même que balle, boule.

4. BALLE ou BALE (ba-1') ou BÂLE (bâ-1'), s. f. Terme d'agriculture. Petite paille ou capsule qui sert d'enveloppe au grain dans l'épi. Balles d'avoine, réunion de toutes les petites enveloppes florales qui restent après le battage de l'avoine. || En termes de botanique, nom par lequel on désigne tantôt le calice membraneux ou glume qui entoure l'épillet dans les graminées, tantôt le périanthe particulier à chaque fleur, quelquefois même l'ensemble des enveloppes écailleuses de la fleur ou de l'épillet.

REM. Balle ou baie est plus usité que bâle.

— HIST. xvi's. À l'aube du jour, il se leva premièrement un petit vent, qui esleva le dessus seulement et le plus délié de celle terre pouldreuse, comme la baie quand on vanne le bled, amyot, Sert. 24. La baie et beurriers des bleds battus en l'aire, o.

— ÉTYM. Burguy rattache ce mot au kymri ballasg, ballan, peau, glume, gousse.

t BALLE-QUEUE (ba-le-keue) , s. f. Oiseau dit aussi hoche-queue.

— ÉTYM. Baller, agiter, et queiie.

BAL

BALLER (ba-lé), V. n. Danser. Car il [le singe] parle, on l'entend, il sait danser, baller, la fout, Fab. IX, 3. Il fut dansé, sauté, balle, id. Jof. Sa femme dansait et ballait et ne se donnait nul soin de son ménage, oui ijatin, Lett. 6«2. || Vieux; présentement on dit danser.

— HIST. xiii* s. Or, sachez vraiement, [elle] n'a talent qu'ele baie, Berle, xxvu. Tost m'en enflera li viaires : Maudahez ait tel saintueres Qui en tel guise fait baler Ciaus [ceux] qui le veulent aorer, Ren. 48449. Il en pacience travaillent. Et baient et tripent et saillent, la Rose, 5068. Lors veïssiés carole [danse] aler. Et gens mignotement baler, ib. 752. Il XVI* s. Les elephans, les lions, les chevaulx, les chiens, il [Gaster] faict dancer, baller, voulti» ger, combattre, nager, soy cacher, apourter et prendre ce que il veult, rab. Pant. iv, 57. Ce fut luy qui le premier inventa la manière de baller armé, amyot, Numa, 23. Hz vont chantans par la ville, en ballant leur danse armée, id. ib. L'autre desfraya à Athènes la danse des enfants qui balloient en rond, id. Arist. ii, 2. Un navré de ceste beste [tarantule] ballant ainsi, les joueurs se trouvant las cessèrent, et le pauvre balleur cheut en terre comme mort, ayant perdu ses forces, paré, Introd. 24.

— ÉTYM. Wallon, baler, danser, flotter; provenç. ballar ; espeign. et portug. bailar; ital. ballare, du bas-latin balla, balle ou paume. Le jeu de la balle ou de la paume était un jeu accompagné, au moyen âge comme chez les Grecs, de danse et de chant; de là le sens de baller.

BALLET (ba-lè ; le J se lie dans le langage soutenu : un ballet à l'opéra, dites : un ba-lè-t à l'opéra; au pluriel, l'î se lie : les ballets t. l'opéra, dites: les ba-lè-z à l'opéra; ballets rime avec faits, laids, succès, etc.), s. m. ||1° Danse figurée exécutée sur un théâtre ou ailleurs. Un maître de ballet. Je ne sais quand on dansera ce ballet, sév. 459. La nuit nous allions donner la musique atii dames, et fort souvent nous faisions des ballets que nous dansions aux meilleures maisons de la ville, Francion, liv. VI, p. 223. Il Les ballets ont souvent servi d'intermèdes dans des pièces plus considérables. || Fig. Que le plaisir ne soit autre chose que le ballet des esprits, pasc. P. div. 70. || 2' Pièce de théâtre mêlée de pantomime et de danses, dite aussi balletpantomime.

— HIST. xm* s. Il n'aillent pas ci jor à caroUesne à giex ne à balestiaux, du cange, ballare. || xvi* s. Les nymphes descendirent pour danser un ballet, d'aub. Hist. Il, 404. La ncuvelle en fut célébrée à son de cloche, feux de joit, ballais et tournois, id. t&. 468. Dances, balets.... carrosel et balet à cheval, ID. l6. III, 480.

— ÉTYM. Diminutif de bal.

1 RALLIER (ba-lié), s. m. Terma d'agriculture. Lieu d'une grange où l'on rassemble toutes les menues pailles provenant du battage et du vannage.

— ÉTYM. Balle 4.

4 . BALLON (ba-lon) , s. m. || 1° Vessie enflée d'air, et recouverte de cuir et plus souvent de peau, qu'on lance avec le poing. Le jeu du ballon. Notre souffleur à gage Se gorge de vapeurs, s'enfle comme un ballon, la font. Fab. vi, 3. || Poche sphérique en caoutchouc, enflée d'air et fermée hermétiquement pour le même usage. || Familièrement. Etre enflé comme un ballon, être très-gros, et quelquefois avoir trop mangé; et figurément, être bouffi d'orgueil. || 2° Aérostat. Monter en ballon. Faire une ascension en ballon. Sans même essayer la nacelle, Nous voyons s'enfler les ballons, bér. Fort. || Ballon d'essai, ballon qu'on lance pour connaître la direction du vent. || Fig. Cela n'est qu'un ballon d'essai, cela n'a été fait que pour se rendre compte des dispositions des gens.ll 3° En chimie, vase de verre, de forme sphérique, muni d'une ou de plusieurs ouvertures dont chacune a un col cylindrique ou conique. Il i* Bombe d'artifice en carton. || Sac plein de poudre et de projectiles. || 5" Motte de terra que le potier prépare pour la mettre en œuvre.

— HIST. XVI* s. Avecques leurs paroles deceptives et pleinesde vent, les flateurs enflent une ame ainsi qu'un ballon, langue, 330. Faire d'un pied legier poudroyer les sablons, Voir bondir par les prez l'enflure des ballons, rons. 663.

— ÉTYM. Balle 4 ; itaL pallone.

2. BALLON (ba-lon), s. m. Sorte do bâtiment à plusieurs rangs de rames dont on se sert pour naviguer sur les fleuves et les mers du pays de Siam.

t 8. BALLON (ba-lon), t. m. Nom, dans la Lorraine, des sommets arrondis d'une montagne.

BAL

— trTM. 8«Af dooto par oofflpaniton areo un

batto» I.

nAltJOinft,1X0»-U>-n6,nét), part.pasté.rtrm» à» fflMadiM. Vtntra ballonnt.

lAIXORMKMKirr (ba-kHiMnan), t. m. Tenna da méttHritt* Oiiteniion coniidénble du ventre par daagai aeeunnMa danalaa IntaitiM.

t BALLOIfNEK (ba-io-né), «. a. Terma d« mUaeliM. Goflflar. Laa fonrragw TarU ballonnant les battiagi. || Sa ballonnar, v. réfl. Devenir ballonné. Le ventre te ballonne daju catta maladie.

— KTTM. Ballon.

BALLONlflBK (ba-l(>-nl«), f . m. Celui qui fait, qui fend dea ballon* k Jouer.

— mm. Ballon.

BALLOT (be lo ; le I ne *e lie pat dans le parler ordinaire; au pluriel 1*« •« lie: le* ballot* et le colporteur, dites : le* ba-lo-x et.... Ballot* rime avec •ota, re|H>9, maux, faux, etc.), «. m. || Petite balle lie marclianiliw. Il replie aon ballot et l'en va, I. j. aouRS. Ém. ii. Vou» avez bien fait de laUaer foa ballot* à Grignan, atv. aaa. || Fig. et familiàramant. Voil& votre vrai ballot, cela vous convient tout à bit. Klle eut bientAt trouvé I.c vrai ballot ; LA n).-«T. Orait. Madame ae trouva ai enrbumée qu'elle n'y put aller IK Marly] ; le roi jugea que c'était là ion vrai ballot qu'il ne trouverait de longlemp* , et le salait : il nomma Mme de la Cbaise pour Maily, bt-bih. «es, 48S. Mme de Manneville était fiUe de Montctievreuil ; et c'était tellement leur |de* du Maine] vrai ballot [pour être dame d'honneur] qu'on no comprend pas comment elle n'y avait pa* été mise d'abord, bt-sim. a, es.

— tm. Diminutif de balle 3.

BALLOTE (ba-lo-t'), t. f. Terme do botanique, (icnro de labiée* auquel appartient la lallote noire, dite vulgairement marrube noir et uarrube puant.

— REM. L'Académie écrit ballotte , mais à tort.

— trtYU. Latin, ballon, de pa^bm;, marrube. BALLOTIN (ba-lo-tin), «. m. Diminutif de balIoL

Petit ballot

— RïYK. Ballot.

BALLOTTADE (ba lo-ta-d") , s. f. Terme de maitl-t^e. Air relevé dans lequel le cbcval dûtache enti'^rument du sol et fléchit le* quatre extrémités, sana faire de ruade.

— ÉTm. Ballotter.

BALLOTTAGE (balO'U-j'), (. m. Action de baUotlor deux randiiUts daus uce élection. Scrutin de ballottage. I.e premier conseil [du régence] se |>assa ea ballottage; ce ne fut que le suivant qui commença ft an être un sérieux, st-sw. 4ia, 4 ta.

— tm. Itailotter.

4. BALLOTTE (bo-lo-f), «. (. PeUte balle servant à donner dea suffrage*. || Vieux. Boule est maintenant le mot usité.

— HIST. XVI* s. II ne dit pas simplement, que c'est par la vertu que le* lots ou les ballottts soient Jettéa* au vaisseau, calv. Imtit. 4a«. La peuple n'eut pas le cceur de prendre seulement la* baiotes [boula* pour voter] en main, mont, i, a. Il prit & deux main* une fort grosse pierre, et la jetta devant le* pieds de Pausaniaa, disant : Kt voilà la l>atotte que je donne, moy, pour conclure à la bataille, AMTOT, Àritt. as. Une balotle de plomb tirée par une barquebuse, tknt, vui, 3ï.

— rrYM. Diminutif de bail* 4

t. BALLOTTE, $. {. Terme da boUniquc. Kaus.i« orthographe rour ballola.

BAK'Hri? (^K (ba-lo-té, tée), part. pau^. Il !• A A par lea flou. Ballotté par la for-

tuii)\ 1, . au ballottage. Ballotté pour la pré-

sidence de la cnambro, il flnit par avoir le plus de voix. Il S* S. m. Turme de danse. Pasqui se faitsoil on restant an place, aoil an marchant ou en tourttnni. Il eni)*i<tt(>, dan* la premier ca*, à mettre alt on mesure, chaque pied à la >, et à le ramènera la premièra;

' -r r.u tourner, k meur« un

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