‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 243 sur 504 · I . ramener l'autre k la pra · texte numérisé non relu

I . ramener l'autre k la pra

r H la quatrième, et aiiMi

•■'■ man), «. M. Action de

baliottar, mouvci: inique au COipaqni ait

aia*i pouaaé. Le i .t du canot pariamar

soulevée. || Terme d'obstéiriqua. L'impulsion qui, communiquée au fœtua dan* le ventre de la mire, ** ^'< aantir au doigt, at qui «t un dea aignaa pby- Hquaada la ipr 111,7». ^ «e i- J

— tmi. auMeiUr.

«. BAUOTTl» (»«4».|4), ,. .. I| fAgltarfonenani an aana contraire*. La mar nous a ballotté*.

BAL

Vodk eoniM Uê IWiBfflaa aoot baHoUéa par la fortuna, TOLTAin, Uar. Martott, M ftnier nti. Il t- Au jeu da pauma, palotar, *a nanstr la balle, sans faire da partie réglée. || Par tHenaion , renvoyer da l'un k l'autre. Apiia atoir été ballotté de

la mort k la via, Uv. a» Ton nom [Bonaparte],

jouet d'un élental orage, Sera par l'avenir ballotté d'âge en Isa Knlra Marina et Céaar, utMAar. Jf^d. Il, 7. Il •* Ballotlar quelqu'un, ae jouer de lui. Qu'un fat soit l'aigle de* aalon*, Ou'un docteur senla l'aaal>re.... Harl*, enclin au trait malin, Grkoe k noua le* ballotta, BtRAlio. MarolU. || 4* Fig. Ballotter une affaire, la diacuter. l'agiter de part et d'autre. Il S* Se aerrir de la ballotte pour donner les suffrages ou pour tirer au *ort. Il vieillit en ce *en*. Il Ballotter deux candidat*, décider par le aenitin lequel l'emportera de deiu eandidata qui ont le pliu approché de la majorité , tous les autre* étant exclu*. Thucydide et lui (Péricl6*1 étant ballottés aux suffrages du peuple pour le ban de l'ostracisme, ce fut Tl>ucydida.qul succomlia, p. l. CODaitR, Letir. ll, 342. || •■ K. n. Eprouver des Imllottements, de* «ccouaaea. Cette porte liallotte. Il Fig. Aller çk et Ik. Je ne fais que ballotter en attendant que la poate parte, aev. sas. Ainti, ma chtre enfant, je ballotta, u>. 6)6. || 7* Terme de danse. Faire un ballotté.

— HIST. xvi« a. I.es juge* Aroopagite*, ballotans pour le jugement descrimineU pritouniert, usoyent de certaines note* selon la variété de* sentence*, RAB. Pant. IV, 37. Il fait bon voir de tout leur lenat ballotar [aller au ballottage *ur toute chose] , dubeu.. VI, s&, recto.

— CTYM. Ballotte 4 ; wallon, baletfr, battre, en parlant du mouvement des ondes et des ailes.

t 2. BALLOTTER (ba-lo-té), V. a. Mettre en paquet.1.

— F.TYI4. £a/Iol.

fBALME (bal-m'), i. f. Voy. baume s.

t BALOIRE (ba-loi-rO, t. f. Terme de marine. Longue pièce de bois qui détermine la forme qu'un vaisseau doit avoir.

t BALOISE (ba-loi-z'), « f Tulipe de trois couleurs.

BALOURD, ODRDE (ba-tour, lour-d'; le d ne se lie jamais), t. m. et f. Personne grossière et stupide. Un gros balourd , une grosse balourde. Ri un général d'armée a un détachement délicat k faire, il est forcé de le donner au balourd qui est k marcher [qui est de service], bt-sim. 40t, 4 ta. Lea comédiens sont des balourds de commencer la pièce du Cid par la querelle du comte et de don Diégue, VOLT. Lett. d'Argental, 46 août 47S4. Les docteurs de la comédie italienne qui choisissent des arlequins pour leurs confidents, parce que les aHequins sont des balourds, id. Lettr. Uiranda, 40 août 47*7.

— ËTYM. Génev. paluurd; espagn. \>alurdo; ital. balordo. Origine incertaine. Uiez y voit le radical du verbo baer, bayer, qui se trouve dans badaud; cela est douteux , vu que le radical est bad et non ba. Faut-il y chercher le mot lourd avec la particule P' jorative baf Qu'est cette syllabe pa qui remplace 6a dans dea parler* provinciaux et dans l'espagnol? Question* qui restant sans réponse.

BALOURDISE (ba-lour-di-z'), «. f. || 1* Choae faite ou dite comme par un balourd. Il ne fait que des Imlourdises. Encore leuT'échappe-t-il souvent quelque balounliae, 1. 1. aousa. Coii^. lu. J'avais fait une l>alourdl*e énorme en ajoutant k la réponse.... VOLT. Lett. d'Argtnial, t7 nov. 4704. || t'Caract&ro d'un balourd. Il est d'une balourdiae extrême.

— CTYH. BaUmr± BALSAMIER(bal-(a-mié), (. m. Voy. BAimini.

t BAUSAMIFÈRE (b4a-za-mi-f«-r'), a4j. Terme de botanique. Qui porte du baume.

— tmt. B€tltamum (voy. baum* 4), et ferrt, porter.

BALSAMINE (bal-xa-mi-n'), $. f. Plante cultivée dan* les jardins {impatiens bahamina, L). La balsamine dea boia (<iiijmUwm noti me lancer*, L.] est kera et véntaenae.

— ant. XVI* s. Roila bite de l'infusion de la graine de babamine, o. M anan, aao.

— KTTM. B«Xaa|i(vii , d* ^>a«tiov (voy. BA0MC4); wallon, b*niamin«i rouchi, btljamint.

BALSAMlQtIB(t)al'ta-mi-k'), adj. ||1* Qui tient da U lutura du baume. Odeur, vertu balaamique. Quand la terre, exhalant aa vertu balaamique, ut- MART. fform. Il, a. || >• Embaumé, paifUmé. Rouvrant les yeux k la iumi&rs, reapiiaot l'air babtamique du printempa, Honu Sm te asdan*. Nul omlirage fertile N'y «Hiioe au roaaigBOl on faalaa- Bhiua asile, a. est», ai. Et dea iaaaaa roaian le

balaamique ombrage, u. Éiquiétude et douée et bdiaiij rv, a.

— tTTM. BoUamuM, baume (voy. ucia 4).

BALBAIOTB (bal-ta-mi-t*), «. f. Oa las ri - «

iupfntkrumiattaetitm, L.. dit auaal tanabic I -■■ ■amita, tanatiie baoniére, menlbe-ooq.

— trn^BaUammm, baime (tôt. baoib 4).

t BAUntm (ba-hHM^, a. f. Terme de ptcba. Nom de petilaa bagueltea ajoaléaa le long d'une eapiee de ligne. •

BALUSTBADB (ba-lu-atra-d') , *. f. || f Rangée d* baluatre*. La plate-forme était entourée d'une balustrade de marbre biaoc de cinquante pieda4e hauteur qui portait lea itatma ooloaaalaa détona lea roi* et de toua lea grande, tolt. Babyl. 4 . || >• Par axien- *ion, toute elAtnre k hauteur d'appui et k Jour.

— fm. Baluttre; itaL balausiraia; eipagn. balautirada.

BALUSTRE (ba-hi-atO. (• ». I| 1* Nom donné k de petits piliar*kliaiilaar4fqipaijoinlaparlearaoaH met, pour eafBrmer quelque eapaee. Un baliulrate pierre. L\ ce balcon renferme en un baloalra ifor, BoiL. Art p. I. Il f Balustrade, aaaemMage àt^u^ sieurs balustre* aarvant de clAiure dans une i0Uaa. Il PetiU pilier* qui aa mettent autour du lit dea princea. Quand est>ee qu'on a étalé plna da titrée, plu* de eouronnaa, plue de babi*treaT aoaa. Be4M. 4. Le roi fit entrer Portland dan* le bahiatra de aan lit, où jamais étranger n'était entré, ar-floi. **,

I KO. Il t* Baluitre de chapiteau de la ooloana ioai» que, partie latérale du rouleau qui fait la Tolnla.

II 4* Ornement au-dessous de l'anneau d'une daC il Partie de la monture d'un chandelier. || Pe> tito colonne ornant le doa d'une chaise.

— HIST. xvi* s. Elle est environnée deparabandea et accoudoirs <iur des balustrea, o. m ataaxa, aox.

— £TYM. Espiifin. bafouflre et IxirtiAïufe; itaL tolourtro; de piXavonov, (leur du grenadier, paroa que chaque pilier ressemble, par le reoflefflent de son milieu, k cette fleur.

BALUSTRER (ba-lu-*tré), v. a. Kntoorar d'une balustrade.

BALZAN (bal-zan). adj. m. Terme de manégr- Cheval balran, cheval noir ou bai, qui a' dea marques blanches aux pied*.

— HIST. xu* s. [Cheval] bausant ou brun, Koiu. p. 4sa. Il xin*B. Et tant cbevaus coven, sors et bruns et bauçans, Ch. d'Ant. r, 8»4. || xvr* s. Le balzan de la main, de la bride et du pied de l'estrier, est dict travat; pareillement, celui qui l'est de la main de la lance et du pied droit ; et trastavat, comme dit entravé, le balzan de la maiode U lance et du pied de l'estrier ; aussi de la main da la bride et du pied droit, o. de SKRaca, atn.

— CTYM. Baa-lat. bautendiu, baiiaMMM, !■•• chanluM; provenç. boioon; ital. balsam». MéaaM le tire du bas-latin baytux, bai ; cela est san* fiMM-' ment. On a indiqué le bas-breton bai (I mouiliét) . tache blanche au front des animaux ;irland. atgaéi. baU, tache, baUadk, tacheté. Mais ces étynologies ne rendent pu compte de l'a ou < qui e« dana le mou Diez, avec beaucoup de bonheur, a aigaaié l'italien 6aiia, bordure; le wallon bMa, lueal; qui viennent du latin balttut, et aiiaai bmtlHu, boT' dure. Dana balian, le aena, de géaénl, OK devenu particulier : une bordure blanche, au lieu d'une imrdura indéterminée. La définition préeiae 4le la botxojie confirme pleinement œlte étTBOiogie.

BALZANE (bal-za-n'}, ». f. Tache blanelM circulaire, entourant, an forme de ceintura, une partie fdua ou moina large de restiémité 4lea mamfataa chat eeheraL

— HIST. xn* a. Laa balaaaua. eVal k dire lea marque* blanchea dea pieda, avue laaquallerlaaebevaux naiaaenL... Lea baltanai dea doux maina, c'est k dira, la Uanc ea deux pied* de devant, n'est guiera bonne marque... La balxaae aeule dau 4ieu pieda aatbonne marque, mai* aTae Pealoile aa (hmt *eread meHletir*, o. m asaaxs, a«4.

— gmi. Baluin.

t BAinnxS (baa-bé-l'), a. f. Terme ae mixMnique. Synonyme de bielle.

BAMHlf, INB OmiMn, U-nt, a. m. «If. Mit gargm, pettte flUe. Quand aiadaae*aa femme Vtart baiaerlebaabin, tolt. t«a. aart, lai. Bi «uyaoi toua no* petita hambiaa Jouer aniimble, j.i.H>oaa. Hél. iT. i.Omad noua nouranaTiaui ou bambin , On vend le oorne au carabin, utuia». B»Mm.

— tm. ItaL btmhmê, 4» baaike. La radical de eea mota ae trooTa daaa le ialia éauiMaa, grec p«|tdeXét, tatMi^., aétajar.

BAMBOCHAOB (baa-b»^b»#). a./'. PMMuk

BAN

BAN

BAN

représentant des scènes grotesques et champêtres.

— ÉTYM. Ital. bambocciata, de bamboccio (voy. BAMBOcnE), surnom, en raison de la singularité de sa taille, du peintre flamand Pierre de Lacr, auteur de semblables tableaux.

BAMBOCHE (bau-bo-ch'), s. f. || !• Grande marionnette. Faire jouer des bamboches. || 2° Fig. Une personne mal faite et de petite taille. || 3° Populaire. Faire des bamboches, se livrer à toutes sortes d'amusements et de plaisirs.

— ÉTYM. Ital. bamboccio, poupée, proprement enfant; dérivé de batni;o, enfant.

tB.VMBOCHER (ban-bo-ché), V. n. Faire des bamboches, se déranger. Populaire. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— f.TYM. Bamboche.

B.VMBOCIIEUR, ECSE, (ban-bo-cheur, eûz'), s.m. et f. Homme, femme de vie déréglée. || Populaire.

— ÉTYM. Bamboche.

BAMBOU (ban-bou), s. m. Graminée gigantesque de l'Inde et d'autres pays chauds (bambula arundinacea). Les arcs, en Australie, sont faits de bambou; les flèches, de bois ou de roseaux. L'éléphant aux larges oreilles Casse les bambous en marchant, V. HUGO, Orient. 27.

BA)V(ban), s. m. || 1° Proclamation, publication. Battre un ban, battre la caisse pour annoncer qu'il va être faitunepublication. Avant le combat, la justice faisait publier trois bans, montesq. Espr.xxvin, 24. L'aumônier d'un roi de France [saint Louis] prit possession de la patrie d'Annibal en ces mots : « Je vous dis le ban de N. S. J. C. et de Louis, roi de France, son sergent,» chateaub. llin. m, 97. Il Bande vendange, proclamation que les vendanges sont ouvertes. || 2° Ban de mariage, ou simplement ban, publication de mariage qui se fait solennellement à l'église paroissiale par trois dimanches consécutifs. M. de Rennes donna deux bans, sÉv. 557. Il S'Terme de féodalité. Convocation des vassaux directs du roi pour le service militaire. || Le corps même de la noblesse ainsi convoqué. Il ne levait de ban Que pour tirer quatre fois l'an Au blanc, bé- BANG. Ytetot. Il Le ban et l'arrière-ban, service militaire des fiefs et des arrière-fiefs. |1 Dans le langage actuel , et en parlant de milice ou de garde nationale, ban est la partie la plus valide de la population, et arrière-ban la réserve composée des citoyens plus âgés, et qui ne doivent prendre les armes que dans les moments de péril. HFig. Convoquer le ban et l'arrière-ban, s'adres.ser à tous ceux dont on peut espérer du secours. || 4° Four à. ban, moulin à ban, ou four banal, moulin banal, four, moulin, etc. dont les gens qui étaient dans une seigneurie étaient obligés de se servir, en payant une redevance au seigneur. || 5° Sentence qui exclut, et, en particulier, bannissement. Le ban qui a mis l'exilé hors de son pays, semble l'avoir mis hors du monde, CHAiBi.iJBR. Génie, i. V, 7. Il Garder son ban, ne pas revenir aux lieux d'où l'on a été exilé. || Rompre son ban, revenir au lieu où l'on n'a pas la permission de résider. La loi le condamne à mort [l'exilé], pour avoir rompu son ban, chateaubr. Natch. vu, 289. Damon [maître de musique de Périclès] fut mis au ban de l'ostracisme, p. l. coi'R. Lettr. 325. || Mettre un prince, une ville au ban de l'empire, se disait, dans la Constitution de l'empire germanique, pour les déclarer déchus de leurs privilèges. Charles V l'avait mis au ban de l'empire, boss. Var. 2. Il 6° Amende. Le comte et les envoyés du roi pouvaient faire payer aux vassaux le ban, c'est-à-dire une amende, montesq. Espr. xxx, <7. || 7° Chef d'un banat, titre de certaines provinces, telles que la Croatie. Uagot/.i épousa Hélène, fille de Pierre, vice-roi ou ban de Croatie, st-simon, sas, 483.

— HiST. xu" s. Parmi celé ost faites un ban crier, Jîonc. p. 66. Charles li rois fit faire et son ban et son cri, Itonc. p. 4 91. A dan Kandulf del Broc l'aveit ainz comandé, E encontre cels furent par ban tut assemblé. Th. le mart. 4 37. Dune comanda li reis, e fist par ban crier Qu'um laissast quitement lui e les suens aler, ib. 46. Tut lur aveir aureit tresqu'à un sul denier Li reis; car pur ço out cest ban fait nuncier, Que li clerc saint Thomas n'osouent repairier, ib. 67. || xui" s. Et me sires Loeys feist crier son ban que nus n'i fourfesit riens, sous la hart, Chr. de Kains. 4B6. Et la mesenge li esorie: Renart. cist bans est tost brisiez De la pais que me disiez, Ren. 4836. Vos feîstes le ban roial. Que jà mariage par mal N'osast nus fraindre ne brisier, ib. 8277. Se li bons ne la feme ne savoit riens du mariage, ne )i:ir les bans qui furent fct en sainte Eglise, ne ou

DIGT. DE lA LANGUE FRANÇAISE.

autre manière.... beal'm. xvm, 7. Adontli sires doit fere crier trois bans, id. lxiv, 4 4. || xv« s. Messire Godefroyde Harecourt commanda que.... quand ceux de Caen ouïrent ce ban.... froiss. i, i, 272. Us firent commander que on sonnast la ban-cloche, et que chacun s'allast armer, ID. i, l, 473. Avec le roy estoient les nobles du royaulme assemblez par manière de arriere-ban, comm.hi, 3. Uoye [ville] où il y avoit quinze cens francs archiers dedans et ung nombre d'hommes d'armes d'arriere-ban, id. m, 4 0. Il xvi' s. Ces as.semblées s'appelloyent ban ou heriban : qui selon aucuns signifie cri et arriere-cri, LANGUE, 227. Anciennement les baillifs et seneschaux avoyent la charge d'assembler et conduire les arrière bans, ID. 230. Il fit faire un band avec des cloches au lieu de tambours, que tous les prisonniers eussent à se rendre auprès du prince, d'aub. Fcen. IV, 9. X la charge que tous ceux qui ont suivi son parti seront r'appellez de ban [de l'exil], U). Ilist. I, 46. Quelquescapitainesprindrentleursquaisses et leurs tambours, et firent un ban en ces termes, ID. «6. II, 377.

— ETYM. Provenç. ban; espagn. et ital. bando ; bas-lat. bannum, de l'allemand. Le haut allemand bantian se présente aussitôt ; mais Diez remarque que barman aurait donné, dans les langues romanes, banner, bannare, et non bannir, bandire, qu'il rattache au gothique bandvjan, banvjan, désigner, signifier; mais il est obligé de supposer que le V du gothique manquait dans le dialecte allemand qui a fourni bannir. Notons que le gaélique a aussi bann,de sorte que le radical pourrait avoir subi une influence autre que celle de la forme germanique. Notons aussi que, à côté de bannire, à beaucoup près le plus fréquent, on trouve dans le bas-latin bannare, dans imbannare, dans bannalis, dans bannaria, bannarius. Il y a donc lieu de donner la préférence au haut allemand, admettant seulement un changement de conjugaison, comme dans bajulare qui a donné bailler et bailiir.

BANAL, ALE (ba-nal, na 1'), adj. \\i' Terme de féodalité. Se dit des choses desquelles les gens d'une seigneurie étaient obbgés de se servir, en payant une redevance ati seigneur du fief. Four banal. Moulins banaux. De plus certain procès qu'on m'a sottement fait Pour certain four banal sis en mon territoire, REGNARD, Légat, m, 6. || 2° Fig. Qui se met à la disposition de tout le monde. Coeur banal. Témoin banal. Générosité banale. Des sophistes du temps l'adulateur banal, GILBERT, Af on apoi. || 3° Commun et trivial. Des consolations banales. 'Tous les hommes se flattent, nous avons tous à la bouche cette phrase banale : Il y a bien loin d'aujourd'hui à telle époque, chateaubr. Pensées, 297. Si l'on vous dit que l'art et que la poésie, C'est un flux éternel de banale ambroisie, v. HUGO, P. d'aut. 3.

— ÉTYM. Ban.

t B.\NALEMENT (ba-na-le-man) , adv. D'une manière banale.

— ÉTYM. Banale, et ment.

BANALITÉ (ba-na-li-té) , s. f. || 1° Terme de droit féodal. Usage obligé d'une chose dans une seigneurie, moyennant redevance au seigneur. La banalité d'un four. || 2° Chose triviale, vulgaire, sans originalité. Cette proposition est une banalité. Les compliments ne sont que des banalités.

— ÉTYM. Banal.

BANANE (ba-nan'), s. f. Fruit du bananier consistant en une sorte de baie triangulaire et allongée. Leur soleil ne sait pas.... Mûrir le doux coco, les mielleases bananes, A. chén. 228.

t BANANEllIE (ba-na-ne-rie) , s. f. Lieu planté de bananiers.

BANANIER (ba-na-nié), s.m. Genre de plantes herbacées, vivaces seulement par les drageons et dont la tige périt aussitôt qu'elles ont donné leur fruit. On y remarque: 4° le bananier commun (musa paradisiaca, L.) à tige surmontée d'un long et large feuillage, et de trois au quatre régimes renfermant chacun une cinquantaine de baies succulentes ; 2° le figuier-bananier {musa sapientium , L.) dit aussi figuier d'Adam, à fruits plus petits, mais plus nombreux, plus sucrés, et dont la saveur se rapproche de celle des figues.

— ÉTYM. Banane.

t BANAT (ba-na),s.m.|| 1" Dignité de ban. || 2» Province gouvernée par un ban.

— ÉTYM. Ban.

fBANArrE (ba-na-t'), s. f. Panier dans lequel les bouchers font passer le suif pour l'épurer.

— ÉTYM. Banne.

B.\NC (ban; le c ne se lie pas : un banc élevé, dites : un ban élevé; prononciation quiestuoléopai

Cbifflet pour le xvii* siècle; l's se lie dans la prononciation soutenue : des bancs élevés, dites : des ban-z-élevés) , *. m. || !• Long siège pour s'asseoir. Banc de gazon. Des bancs de rameurs. Les bancs du théâtre. Les bancs d'une clas.se. || Être sur les bancs, faire .ses études dans une école, dans un collège. Si j'eusse étudié, Jeune, laborieux, sur un banc à l'école, HRONiER, Sat. IV.' U était sur les bancs do l'école de théologie, boss. Bourg, t. jj Se mettre sur les bancs, commencer ses études, et aussi soutenir un acte en Sorbonne. Réponds-moi donc, docteur, et mets-toi sur les bancs, boil. .Sat. viu. Il Banc d'église, siège, ordinairement entouré de menuiserie, où une famille a le droit de se placer pour assister au service divin. Banc de l'œuvre, siège aPecté dans une église aux officiers de la fabrique , etc. Il occupe de plus un banc dans la paroisse Dont jadis mes aïeux ont été possesseurs, uauteroche. Nobles de province, i, 8. || Banc des accusés, le bant où , dans une cour d'assises , sont placés les accusés. || Banc des avocats, banquettes sur lesquelles s'asseyent les avocats dans les tribunaux. [I Anciennement, banc de procureur, banc d'avocat, espèce de bureau où un avocat donnait rendezvous à ses clients. || Banc du roi en Angleterre, cour souveraine où le roisiégeaù en personne. Le parlement sédentaire à Paris était ce que la cour du banc du roi était à Londres, VOLT. Moeurs, 76. || Banc des évêques, le banc où siègent les évêques dans la chambre des Lords. || Banc de rameur ou banc de nage, siège sur lequel s'assoient un, deux ou plusieurs rameurs, maniant chacun sa rame ou tous un seul aviron. || Banc de quart, banc de bois à dossier qui se plaçait, pour l'officier de quart, sur le gaillard d'arrière, en avant du mit d'artimon, jj 2° En chirurgie, banc d'Hippocrate, espèce de bois de lit, garni de treuils à la tête et aux pieds, et pounu de rainures, qu'on employait autrefois à réduire les fractures et les luxations. || 3''Entermesde marine, banc de sable, et, absolument, banc,écueil, grand amas de sable et de vase. Les sables et les bancs cachés dessous les eaux, coRN.Pomp. ii, 2. || Banc de glace, masse de glace flottante ou immobile. || 4° Banc de poissons, grande troupe de poissons d'une même espèce. Un banc de harengs. || 5° Banc de pierre, chaque lit de pierre dans une carrière. Le banc du ciel , le premier lit. Il En géologie, couche formée de matériaux consistants. Banc blanc , calcaire grossier du terrain tertiaire. Banc de roche, couche de calcaire grossier contenant les traces en creux de certaines coquilles. Banc vert, chaux carbonatée de l'étage supérieur du terrain tertiaire. || 6" Terme de métiers. L'établi dans plusieurs arts et métiers. 1 1 Banc de cuve , plancher qui enlom-e une cuve de brasseur. || Banc à ourdir, siège où est posée la manivelle de l'ourdisseur. Il Banc à river, instrument d'horloger, jj Banc à tirer, machinequitirelemétalàlafilière. || Grande table qui supporte la pierre sur laquelle on pose les glaces pour les adoucir. || Paroi latérale des galeries d'un four à brique. || 7° Place que la charrue n'a pas retournée.

— Hisr. XI* s. Il fait porter quatre bancs en la place, Ch. de Roi. cclxxxi. ||xii* s. Chien mu n'abaient pas, suz [sous] le banc lié sunt. As larruns conjoissent, al mesfait od els sunt. Th. le mart. 6». De sur un banc s'assit, ib. 39. || xui' s. Le roy s'assit sur le ban de la nef et me fist asseoir à ses piez, joiNV. 285. Il XV* s. Le pont n'eut point d'arrest ni de soutenue, car le banc sur quoi il devoit cheoir estoit osté, froiss. ii, ii, 44. Vingt mille ducats contans qu'il [Pierre de Medicis] avoit à son banc en la ville, COMM. vil, 9. Ilxvi» s. Celle de la montaigno ou trop droite pente sera adoucie par murailles traversantes, apoelèes bancs, qu'à pierre sèche, pour l'espargne, on y bastira.... o. de serres, 4 48.

— ÉTYM. Provenç. banc; espagn. et ital. oanco; de l'anc. haut allem. banc et pane. U y a dans le celtique : kymri, banc; gaèl. et irland. beine; cornwall. benk; angl. iench ; m&is l'italien ponça, banc, témoigne de l'origine allemande.

BANCaL, ALE (ban-kai, ka-l'),ad;. || l'Qui aune jambe ou les jambes tortues. || Substantivement. Un bancal; des bancals. || 2° Populairement, Un bancal, un sabre de forme recourbée.

— REM. Ce mot n'est ni dans les anciennes éditions de l'Académie, ni dans les dictionnaires de Furetière et de Richelet. Celui de l'Académie , édit. de 4 762 , ne donnequele féminin bancale, avec cette explication : « Use dit populiirement d'une femme dans le mèuia sens qu'on dit fcancrodie en parlant d'un homme, o Depuis, cet adjectif est devenu des deux genre»,, mais, comme tiancai n'avait été usité qu'au fémiiiju, le masculin pluriel iancaux na s'était pa^

BAN

mémnlt : ■qjoord'bal l'iuage • tdmi* de dira dM

CTYM n y • duf la provençal et le be*-Uti/i („ .rnifle un beoc et qui Tient de 6«ie. Se

m, I da M mot. ptr une Ttgne aieiiDUa-

1100, pour UôBgnef ce qn' "^ un kon-

Ml^oa N«& Mrtit-ca u ni de la

rnnee, et où entrerait ^ - i i, jambe T

L'abience dtiUtorlque laine tout ilana le doute.

t BAlfCARSK (tan-ka-O, ». f. Terme de marimi. CoBn ferrant de banquette et de lit

— ÉTYM. Banc.

t BANCKLL» (bta-eè-l'), f. f. l'oiil l>anc long et peu InrKc. lianMlle de cabaret. || Vieux.

— Rtym. Banc.

t BANniK (liaii-ch"). ». f. Il f Terme de géologie. Au boni do la r— • — ■ •■'i'-remenl sur les cfite» occidenlalmi ']■ ' do marne ar-

gileuM qui, alternai.. par les vaRues

et iécb4 ptr le contact de l'air, bl.mchit et prend & la surface la consistance de la pierre. || S* L'une des deux planches du moule dans lequel on fait le pisé.

— f.TYM. Bane.

t BANf.llEE (ban-ctiée) , f . f. Ce que tient le moule employé à faire le pisé.

— ETYM. Banehe.

BANCO (ban-ko), adj. invariable. || !• Mot qui s'emploie quelquefois en termes de change, pour désigner une valeur en banque, par opposition à valeur courante. || 2* Terme de jeu. Faire baoco, tenir seul l'enjeu.

— ËTYM. Itai. banco, banque, le même que banea, banc (voy. banc).

t BANCOCURR (ban-kou-lié), «. m. Arbre des Indes orientales (aleuriles ambinux, L).

— ÊTYM. Beneoulen, ville de Surnalra.

BANCROCIIE (ban-kro-ch"), adj. Qui a les jaml)Cs

très-lortucs. Ilomino, femme bancroche. || Substantivement, un bancroche.

— ÈTYM. Il y a dans le provençal ban et bann, calai, banya, ([ui veulent dire corne; angl. bandy, tortu, qui viennent du kymri bdn, corne. Kst-ce ce radical qui, combiné avec ernche, a donné bancroche f oubionestKJO le mol allemand BetVi, janilio? Quand il n'y « pas d'historique, l'élymologie perd d'ordinaire sa tiase.

BANUAtiK {iMm-da-j"), *. m. Terme de chirurgie. Il i* Tout appareil dont les bande» et les compresses fonnont Iri pjirlio esscnliclle. Il [l'enfanlj e.st entouré dolinK»"»' df )..>i.i .i--; lU' i..iiii' .■«n.n. j j aouss. Km.i || »• A

3u'on emploie pour ans lequel entrent dos laci, îles ultulles, elc. {{ i'ar extension, nom de diverses machines, toiles que les brayers ou bandages herniaires, le garrot, le tourniquet, etc. jj 8* Uandos do fer ou d'autre métal

aui entourent et serrent les roues d'une voilure, 'une machine. Il 4* En termes d'armurier, pièces qui servent k banilor une arbalilc, un pistolet, et loulet choies qui font ressort. || Kn termes de fonderie, assemblage de bandes de fer plat servant kmaintenir les moules.

— HIST. XVI* 8. Et soit fait bandage et ligature propre pour tel cas, pahB, vui, St.

— f.TYM. ttnniirr.

BANlMi.i-^i I m-da-ji-sl"). ijl* S. m. Celui qui fait des ' 2* Adj. Chirurgien baudagisle.

— RTV.

). B.VM '< I ■),«./'. Il !• Sorte de lien plat et

InMvA^ Il [ liitiL'iiii Irini'r.i iti> Imlii m) ilc

coton qu

cheb, lo ; .: '■

battu en long qui sert à lier ou à rviiforcur quciipiu

chose. Mettre aes bandes k une roue. || Bande d'une

•elle, le dit de deux pièces de fer plates, clouées

aux areonspour la tenir en état. || 1' Morceau d'é-

lolfa, do ei)ir, de papier, etc. long et étroit. Une

bande de taffetas, de drap, de papier. Mettre un

journal, un livre loua bar '- " V-- ' - ' '■ ■•' ■

terre. Une bande de gazi

gions quidivisaientdevant , a.v .,.

nous traversAmes les deux premières, CiUTSAtiB. Itin. !«•. L'axur du ciel, travcn^é par des bandes verditrea, sembla le dicompo '■lumière

kraebe, id. Jforl. ii, ts». || ; mnomi».

Bendeada Jupiter, de Saturne, baudu u:

travetsent le disque do ces planètes, jj 3 eAl4 ial4ri«ur du bi"~~' ' înndes de ce mi.ir.i •ont trop duras. || icirac. chacun des

borta de 1» table. 11 4 .:u marine. Dande. du

Bcnt, Kl Mtd

le cété du nord, le c4té du

«M, par > la Ugno. Bande de l'cit, buide

de rMieat, U G^i4 «la l'eai. à» l'oaeet La» mU

BAN

MaieBtlUhandedel'eft, vuxcm, Helat. ducomhat de la Bougue, dans iu.. || Donner la bande, être k la bande, ae dit d'un bkUment qui penche d'an cdt*. Il Bande de ria, bande de toile appliquée aur me diM taem d'une Toile pow U fortUbr ans pointa oA doivut «ire penjéi les tnmi dans lesquels paaieot le* nrootlM des ris. || 6* En arcbileoturo, bande ae dit de plnsienra membres unis qui représentent en effet dee bandes ou lisières. ji (• Terme de pèche. Esptee d'ailes cpie l'on ajoute à.rrfiins filets. || T'TeitM de métier. Dalles de liiiis ou de marbre débitée* en tranche* étroites pour servir d'encadrement aux carrelages. || Banda de trémie, barres de fer placéea en avant du foyer daa cheminées. || Les longs cétés d'une glace qui, pendant qu'on la coulait, touchaient aux tringles. Il Dans l'imprimerie, pièces de fer atucbées aux deux langues du milieu du berceau de la presse, sur les<iuelles roule le train. || Morceau de pAte long et mince qui sert k bander certaines pitisseries. IIDande de cervelas, six cervelas attachés l'un au bout de l'autre. || 8* Terme de blason. Pièce honorable d'écu qui représente le baudrier du cavalier et prend d'ordinaire depuis le haut de l'angle droit da l'écu jusqu'k l'angle gauche du las de l'éeu. Porter d'argent k la bande de sable. |l Les chev-' -— ■' ■ h bande ou de l'écharpe, ordre de chevai' é

vers l'an rsao par Alphonse XI, roi de — :...-, cl destiné aux gentilshommes cadets de famille. Ces chevaliers portaient un ruban de soie rouge de l'épaule gaucho jusqu'au-dessous du bi«s droit

— HIST. xu' 8. Au front dessus [l'escu] ot (eut] trois bandes d'or mer [pur] , Ront. p. M. || xiii* s. Quant li rois Elnglois entcndi que il venroient l'ourmiel [ormeau] copper, si fist fierer le tronc desous <le bendes de fier tout entour, Chr. de JSaiiu, p. 63. Que nus ne puisse couvrir de bandes, es fouriaux d'pspécs, chose que par les quatre mestres puisse estre dite fausse par leur seremens.... Liv. det met. 387. Que me revolent [veulent de nouveau] ces gallcndes. Ces coiffes k doréie* bendesT la Rose, 0313. Sa baniere estoit bandée, et une des bandes estoit les armes l'empereur qui l'avoit fait chevalier, jowv. Mt. Il XV* 8. Le roi d'Angleterre mettoil sus une grande armée de gens <rarmcs, et l'avoitr la mer , des bandes de Normandie et iioiss. 1,1, sta. Il XYi* s. Elle* nourriss, M ; ■■■'■ris, sans les emmailloter, ny lier de

liariil' inges, ahtot, Lye. 3*. L'arméo

, i.r.- . " ^iTiH'! en nriîriMÎi'bflLiille : rlii.sa-

prcnd les armes et s'encourt & qui le premier rempliroit SIX navires moiens qui estoient k la rade, et se mettent k la bouline, et courons bande sur bande viennent aux canonades, lo. ib. n, 393. Telle ligature ou bande se fait quelquefois avec un chef, ou avec plusieurs, Pktit, vu, &. Les parties sont le corps de la Irande et les chefs, id. xu, t.

— CTYM. Wallon, bain«; namurois, baifide;rouchi, Wn*; picard, bmne; provenç. et it.il. hemUi: espagn. wnda ; de l'anc. haut allem. h\ mod. bindtn, lier; sanscr. bondA, lier. > gaélique honn, une bande, un lien.

1. BANItP. (han-d'), $. f. Troupe, compagnie. ! <'s couraient la campagne. Li i

Ile cette bande de débauch'

" '^ '- ■ ' '"-s bomii-y lie

vsons.llsvio-

fl-'irgéné- ; I chef

Miiiululo s'y rend seul ', la kum. ilidi.

Il Fiff F«ir« bande k p.i . .rer de ceux avec

' i en ï-ociéliï. Il Les marquis de

:;.le [do la plus haute volée], mol.

T 'Ti ce sens. Il La grande bande

is du roi, se disait de* rio-

.„..„ •-.. ... .„ ..i roi. Il Les bandes françaises,

le* bandes espagnoles, l'ancienne infanterie française, espagnole. Les vieilles bandes espagnoles vaincues ft lUicroy par Condé. || Bandes noires, comp.i pni»s d'iti'anterie «vec des enscipHes noires. .-

noire, aas' - grartdes p-

AJ>IUIUItl1.'ll , la IKUIIIU, ic ^I'

BAN

voleurs. Cette remarque n'est pasinste; bande se dit de toute espèce de troupe ; et il n'v a rien uni empAcbe da dire, «ans aucune espèce ds (iKoili'.ation dénigrante : las bandes insurr' ■ -d-

paient les communications de l'enti :.t

les plu* grands services kU causa nau»; — ... „à..\\itrefois, comme on voit ci-desios, bami» rtf|iUquajt kunetroupede musiciens; il est reetéaveeeaiaMeo anglais, ot bond signifle la musique d'un régiment.

— HIST. XV s. Kscbarcoté est k noble interdite; Tout gentil cueur tient au large sa benda, a. cbait. Bret. det noble$. Le roy d'Angleterre et toute sa liande [armée], comh.iv, <<. || xvi*(. Bannibal avoit faict espandre du feu par tout son ost, et distribuer de l'buyle par les bandes, nom. i, Mt. Que dans CCS aMemUée* il y aye un chef de bande à la* régler, ID. Il, «•. Le gouverneur de* enfan* la* dapartoit par bandaa, et puis donnoit la superinlandance k celuy des ganons qui luy semblmt la pin* sage, AMYOT. Lyc. *t. Il meit une bande d'artillerie pour battre l'encoigneure du ooité de Mondaris,

M. DU DKLL. 40*.

— ETYM. l'roveoç. boiuta; bas-lat. bondint, dts-

Cu et auaai bande; de l'allemasd Bond, banda k , de U drapeau, et flnalatnent , la troopa qui suit le drapeau.

t 3. BANDE (ban-d'), «. f. Quantité dont un ressort est bandé.

— ETYM. Bandtr.

BANDS, £s'(ban-dA, dée), part. fotd. || 1* Serré avec une bande. La plaie étant bandée. Je dois, les yeux bandés, peser d'un poids égal Gomma la prix du bien l'importance du mal, aoT*. S/iù. m, >. Il Terme de blason. Couvert de bande*. £cu bandé d'or et de sable. M 2* Fortement tendu. Un arc bandé ; etfigorément, il a l'esprit toujours bandé, loi^jours occupé.

BANDEAD (ban-dd), s. m. || 1* Bande qui sert k

ceindre le front et '• tresse. || Bandeau

rois cciirn.iienl li n

qn

Ire

mallieuieux Uiudci

I " bandeau d'une pr£- :De dont les anciens

Irjvaillenrs.

— RF.M.l. Voltaire, kpropos des v«n de Cor; ,

cité* plus haut, prétend qu* bande ne *a dit que de |

je scrau moins roi naiiili au royal m'Otait vo- IV, s. Kt toi, f.ital l!»,su, iiaiideau qu. j ai

trempé de mei pleurs. RAc. Jfiihr. v.i au

royal fut mis sur votre front Comme un gage assuré de l'empire du Pont, ro. tb. i, S. Le bandeau qu'alla avait reçu de votre main, in. tb. n, s. ie tous ceins du bandeau préparé pour sa tête, id. ^ndr. m, 7. .... De oe front guerrier les nobles cicatrice* Ne peuvent se couvrir que du liandeau des rois, volt. Ifi'r. 1,3. Etdescspieds on l'cul voir 1* poussière Empreinte encor ■ -s rois, stSAira. Dirrt dc/b.0rfu. Il A. :(fure des veuves. S'il revenait, on Attrait lo ku.dcau, 8£v. lit. Madame de Navailles est la dernière femme k qui j'ai vu conserver le bandeau qu'autrefois les veuves portaient toute leur vie, st.-sim. 74, a<7. || t* Moroeao d'étoffe en plusieurs doubles qu'on "•■■' ■■" '"- •—•fi" quelqu'un pour l'emptfclier d' r.iT.r.'.s. ntée avec un bandeau «. . . . - ,, . '• leau sur les yeux, se dit d'un homme qui ' sur quelque cbMe. La discorda.... Avait sur tous les yeux mis son bandeau faut, asc. Ijihig. V, e. n faut lui éter son bandaau [k l'amour], I ' Il leva le bandeau qtti fermait ses / (tm. Combien de (ftia e**aya-l-il d'ariiandeau fatal qui fermait saa yeux k U Tur. ôtez le bandeau qui me CMbe moi- -'• inétna, KAJa. ta*. La main des Dieui .;teinpa Miapendoe Semble ôtcr le banliaient (ur ma vue, toit. tVjiift, !ans cet Ige où la maturité Kait \'^. la crédulité, (n. f'«wal. n, *.

e le bandeau, m. fwtr M l'-ctore. PUli^hande «nie, i Plancha ijDanala

pela reTiioncenicnt que i un laiiia eBllO

Baade* eiroaUlN* al aaiUaaia*

corp* d*nn« ooionna de poNe.

4* Bande d'étofli» cotwoonaat tednpariaa aô-dae-

«lis d'une croiaée. Il (* Terme de pAcba. Portion de la c certains filets. ||l*Bandaa«oaaoUeb*nda^ 'errurt dans des voiture* d**rtiI)eTte.

r. nr ». m] A lascheni ef bandé,

.11 ert coeOs aval, c. . ^, lUerl

'•'!(■ ron. Quant son handel (ilj a ratomé.... ù>. Il xiT* s. D ammenoH Wblaoe, k oui pas ne fa >- ' . Qui bien etut besoivg ou oom de maint beo- . Car de ■» *anc aroit sané [aaigaé] pin* d'un -d. Bond. de 5i>.B,ia«. Il rr* a. Bloappa*, bandeaux, contrapoinle* pour «ormir mu

r.icner le vérité t 10

mAr"' »! "

COI

au:

me

ro.irureric

deux moulures, (jui sont sur la

BAN

BAN

BAN

m, 3B. Il XVI' s. Un bandeau de parchemin, amyot, Lysand. 36. Un chapeau à larges rebras, bandé d'un bandeau royal, id. Anion. H.

— ÉTYM. Bande i . Dans l'ancien français le nominatif singulier est li bandels ou bandaiis , le régime singulier le ftanrfci; nominatif plurieHi 6andel, régime les bandels ou bandaus.

BANDELETTE (ban-de-lè-f), s. f. || 1° Petite bande. Bandelette de toile. |l En chirurgie, bandelettes agglutinatives, bandelettes ainsi appelées parce que le diachylon dont leur surface est enduite les fait adhérer fortement à la peau de la partie sur laquelle elles sont appliquées. || 2° Bande dont les prêtres païens se ceignaient le front ; que portaient les suppliants; dont on paraitles victimes. || 3° Terme d'architecture. Petite moulure plate et plus étroite que la plate-bande. || 4° Dans la serrurerie, fer de bandelette, petit fer plat qui se vend en bottes.

— ÉTYM. Diminutif de bandel, anoien français pour bandeau (voy. ce mot).

B.4NDER (ban-dé), V. a. || i° Serrer avec une

bande Octave passant s'est donné le souci De

bander ma blessure.... rojr. Vencesl. rv, 2. {| Garnir de bandes de pAte une tourte ou un godiveau. Il En termes de marine, bander une voile, y coudre des morceaux de toile. || Dans la bijouterie, redresser une moulure. || Au jeu de trictrac, bander les dames, mettre trop de dames sur une fli^che. Il Au jeu de paume, bander une balle, pousser dans les filets avec la raquette une balle qui roule sur le pavé. Il Terme d'architecture. Poser les pierres d'une voûte. || 2° Mettre un bandeau sur les yeux. Il faut bien bander le colin-maillard de peur qu'il ne voie. Nous allons entrer dans l'enceinte, Çà.. ne me bandez pas les yeux, béhang. F. cap. Ordonneriez-vous qu'on vous bandât les yeux pour ne pas voirie danger?MASs. Car. Mort. || 3°Tendre quelque chose avec effort. Bander un câble. Il banda cet arc en présence des ambassadeurs, boss. Hist. m, 3. De son arc toutefois il bande les ressorts, la font. fa&. viil,27. Il On a dit jadis bander un pistolet, unfusil, parce que l'étincelle était produite par un rouet qu'on était obligé de monter comme on monte une pendule. On dit aujourd'hui armer. || Fig. Je veux bander contre sa vie L'ire de la terre et des cieux, MALH. ni, 3. M. de Rheims se permit tant de brutalités et d'incartades, qu'il banda entièrement l'assemblée contre lui, st-sim.Ç8, <4. Vieux en ce sens. . Il Bander son esprit, l'appliquer fortement à une chose. Bandant bien tous les ressorts de son esprit pour voir clair en cette aventure, scarr. Rom. com. Il" part. ch. *6. Il i° V. n. Étie tendu. Cette corde bande trop. || Terme de chasse. Un limier bande sur le trait, quand il tire sur la corde qui le retient. Bander au vent, se dit du faucon qui se tient sur les chiens en faisant la cresserelle. |{ 5° Se bander, v. réfl. Se tendre. Les muscles s'afl'ermissent, les nerfs se bandent. Doss. Conn. de Bien , ii, ) 2. Le diaphragme dont l'usage est d'allonger la concavité de la poitrine en se bandant.... m. ib. ii, 2. || Fig. Se roidir contre quelqu'un , quelque chose, lui être contraire. Qui voudrait se bander contre une loi si forte? Régnier, Sat. m. Ces zélés faquins qui excitent le peuple à se bander contre nous, volt. Mœurs, <34. Garde que les Perses un jour ne se bandent contre toi, P. L. COURIER, II, <68. Vieux en ce sens.

— HIST. XII' s. [S] Gautier [il] en bande [avec un pan de son habit] les flans et les costez, Ronc. p. 94. X or bendé sont si chevol [cheveux] tressé, ib. p. <86. L'escu [il] saisi, qui fu à or bendez, Raoul de C. 23. L'enfes Bernier.... D'un siglaton [sorte d'étoffela la leste bandée, th. 7). Estroitement avoit les poinz noez. Et si avoit andeus les euz bandez, Bai..d'Alcschans, 6633. || xiii" s. De sa camise estreitement [il] Bende sa plaie fermement, marie, Gugemer. Li concile fu asamblez, Et Renart ot les iaux [yeux] bandez, Hen. ^ (066. Por ce li oil bendé

♦ li furent Des anciensqui la congnurent [la fortune], la Rose, 0197. Il XIV* s. Li chevaliers anglois qui fu en pâmoison. Quant il revint à lui, il n'ot se dolour non; On lui banda le bras et loia environ , Guescl. 10200. Il xv s. Et estoit grand pitié, car le père contre le fils, le frère contre le frère estoient bandez, JUVÉN. Ch. VI, 4417. Il XVI' s. Cette contention de l'ame trop bandée et trop tendue à son entreprin.se, mont, i, H. En ces faultes nous sommes

, bandez à nostre escient contre les reigles de la raison, ID. I, 64. Bandant son ame à comprendre l'essence de.... ID. I, 9<. Lucrèce a beau philosopher et se bander, le voylà rendu insensé par un bruvage amoureux, jd. ii, <9. Je m'estonne, dict-il, comment les italiens se bandent contre moy, m. m, 90. 11 avoit déjà bandé sa part de deux douzaines d'es-

teufs, et jouoit à l'acquit, des pes. Contes, xii. Il porloit une cape à l'espagnole , bandée de velours, iD. ib. Lxviii. Une auge, bandée de lames de cuivre, AMYOT, Rom. 9. Estant la Grèce fort affoiblie en ce temps là, et les citez bendées en partialitez les unes contre les autres, id. Phitop. i2. Il avoit un de ses bas de chausses bandé [jarreté] au haut de la cuisse, d'aub. l'cen. ii, 3. Un caparasson bleu bandé [rayé] de blanc etde jaune, id. ib. ii, )8. Son pistolet tout bandé, id. ib. iii, 6. Ayant fait jusques là porter les tambours sur l'espaule, se volant descouvert, les fait bander et battre aux champs, id. Hist. i, 289. 11 pria le bourreau de ne le bander point, id. ib. ii, 13). Vous et moi bandons sur le trait [passons, hàtons-nous] pour venir à cette grande bataille des trois Rois, id. i6. ii, 390. Si on prenoit le péritoine tant d'un costé que d'autre, il banderoit et se deschireroit, paré, vm, 35.

— ÉTYM. Bande i.

BAN1)ERE.\U (ban-de-rô), s. m. Cordon à l'aide duquel on porte une trompette en bandoulière.

— ÉTYM. Bande <.

BANDEROLE (ban-de-ro-1'), «. f.\\i' Espèce de flamme large , longue et fendue dont on parait les navires aux jours de combats et de fêtes. || Par extension, petit étendard qu'on déploie en forme d'ornement et en signe de réjouissance. C'est un ballon, voici la banderole. Et la nacelle, et le navigateur, BÉRANG. Feu du pris. || 2° Pièce de buffleterie à laquelle est attachée la giberne. || 3° Il s'est dit de la bretelle d'un fusil, qui sert à le suspendre à l'épaule ou à le porter à la grenadière. || 4° Ancienne locution proverbiale. Banderole de Montfaucon, un scélérat qui tôt ou tard sera pendu (Montfaucon était un gibet voisin de Paris).

— HIST. XV" s. Tenir le compte et faire les payemens de certains estendars, baneroUes et autres paremens d'une nef ordonnée pour le port de monseigneur d'Orléans, Comptes dans jal. Et lui coupèrent la teste qu'ils pendirent à la bannerole d'une lance, comm. vin, B. || xvi" s. Nos gens d'armes et chevaux levers du temps du Roi Henry second , estoyent bien plus beaux à voir, portans la salade, brassais, tassettes, la casaque, la lance et la banderoUe, lanoue, 286. Pareillement la lance efl'raye de loin quand on la void bransler avec sa longue banderolle, id. 308. La troupe du roi de Navarre estoit vestue de casaques de velours cramoisi, et banderoUes rouges, id. BB8. Banderoles, festons, AMYOT, Marius, 29.

— ÉTYM. Diminutif de iandière (voy. ce mot).

t BANDEROLE, ÉE (ban-de-ro-lé , lée), adj. Terme de zoologie. Qui est marqué de bandes comparées à des banderoles.

— ÉTYM. Banderole.

t BANDEUR (ban-deur), s. m. Celui qui tend. Le bandeur de l'arc, le vainqueur du lion devait terrasser tous ses rivaux, volt. Babyl. 4.

— HIST. XVI" s. Quatre bandeurs déploies, d'aub. Hist. m, 87. Ce notable bandeur [coureur de bandes, aventurier] avait une invention que j'estime devoir estredescrite, id. Hist. m, 386.

— ÉTYM. Bander.

BANDIÈRE (ban-diê-r') , s. f. \\ 1° Bannière, pavois. Vieux en ce sens, jj 2" En termes militaires, front de bandière, rangée et alignement des drapeaux et des étendards en tête d'une armée, d'un camp. Les Samoïèdes n'ont jamais tué personne en front de bandière, volt. Dial. xxiv, 3.

— HIST. XVI' s. Bien tost après haussèrent les bandieres de France, et envoyèrent offrir la place au

roy, M. DU BELL. 495.

— ÉTYM. Autre forme de bannière; provenç.bondiera; espagn. bandera; portug. bandeira; ital. bandiera.

t BANDINE (ban-di-n'), *. f. Un des noms du blé sarrasin.

t BANDINGDE (ban-din-gh') , s. f. Terme de pêche. Ligne qui, attachée à la tête d'un filet, l'empêche de se renverser.

f BANDINS (ban-din) , s. m. plur. Terme de marine. Balustrade en saillie à l'arrière des bâtiments, sur laquelle on peut s'appuyer.

BANDIT (ban-di ; le ( ne se lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel Vs se lie : des bandits odieux, dites : des ban-di-z odieux) , s. m. jj 1° Malfaiteur. Un bandit déterminé. II fut attaqué par quatre bandits. Il 2° Par extension, homme sans aveu. Courir comme un bandit qui n'a ni feu ni lieu, boil. Sat. viii. Il Familièrement. Être fait comme un bandit, avoir les vêtements en désordre. |1 C'est un vrai bandit, c'est un homme qui brave les bienséances et les lois.

— ÉTYM. Ital. bandito,àe handire, bannir (voy. ce mot) : proprement un banni.

t BANDOIR (ban-doir), t. m. Ressort en métal servant à bander quelque mécanisme, jj Espèce de roue qui sert à bander le battant du métier des rubaniers.

— ÉTYM. Bander.

BANDOLIER (ban-do-lié) ou BANDOCUER (bandou-lié), s. m. Brigand qui vole sur les grands chemins. Vieux. On a vu des césars, et même des plus braves. Qui sortaient d'artisans, de bandoliers, d'esclaves, corn. Att. rv, 3. Je me joignis à des bandouliers prisonniers comme moi, scarr. Rom. com. n , 4.

— HIST. xvi* s. Ils y retournèrent avec dix compagnies et sept à huict cents bandoliers, partie espagnols, d'aub. Hist. i, (38. Si la justice n'est rétablie et l'authorité royale respectée, nous deviendrons bandoliers, LANGUE, 249 Par despitetpar

nécessité, il s'estoit rendu bandoulier des montagnes etdes environs, des fer. Contes, lxxxiv.

— ÉTYM. Espagn. bandolero, factieux, séditieux, de banda, faction (voy. bande 2).

BANDOULIÈRE (ban-dou-liê-r*), t. f. \\ 1" Pièce de l'ancien équipement militaire servant à suspendre le mousqueton, le fourniment de poudre et de halles des fantassins. De simples milices qui n'avaient que des cordes pour bandoulières, volt. Russie, n, 4. Il 2" Largç baudrier de cuir ou d'étoffe. Bandoulière d'un garde-chasse, d'un suisse. Porter en bandoulière, porter sur une épaule un objet qui retombe sur le flanc de l'autre côté du corps. || Terme de marine. Prendre une ancre en bandoulière, la poser dans une chaloupe pour la porter où on veut la mouiller.

— ÉTYM. Espagn. bandoïera (voy. bandoulier). BANDURE (ban-du-r'), î. f. Plante des Indes dont

les feuilles sont terminées par une vrille qui port» une urne sécrétant un liquide limpide (nepenthet distillatoria, L.).

fBANG (bangh") , BANGHEouBANGCE(ban-gh'), i. m. Noms donnés dans l'Inde à notre chanvre cultivé, dont on tire le haschschich.

f BANGON (ban-gon),s. m. Terme de vétérinaire. Tumeur qui vient sous la ganache des moutons.

BANIANS (ba-ni-an), s. m. plur. Habitants de rinJe appartenant à la religion brahmanique, et aussi, ce qui est le sens véritable, marchands. {| Ea termes de mer, capitaine ou officier de l'État qui, contrairement à ses devoirs, se livre au commerce.

— ÉTYM. Sanscrit, banigyana, marchand.

t BANK-NOTE (ban-knô-f) , s. f. Billet de banque ayant cours en Angleterre.

— ÉTYM. Angl. bank-note, de bank, banque, et note, billet (voy. note).

BANLIEUE (ban-lieue), s. f. Territoire dans 1« voisinage et sous la dépendance d'une ville. Lei trois derniers rois d'Espagne n'étaient jamais sortis de la banlieue de Madrid, st-sim. <o) , 76. 11 y avait dans Autun et dans sa banlieue 28000 chefs de famille, VOLT. Mœurs, tl.

— HIST. xiii" S. X Beau vais en Beauvoisis et en la. banlieue d'icelui.... beaum. xiv, 27. Bani hors de la vile et de la banlliue, Bibl. des Chartes, 2" série, t. m, p. 42B. Il XVI* s. La banlieue [circonscriptioc banale] est estimée à deux mille pas, chacun valant cinq pieds, loysel, 261.

— ÉTYM. Ban et lieue, lieue du ban, c'est-à-dire distance à latiuelle s'étendait le ban seigneurial.

t BANNASSE (ba-na-s'), s. (. Civière pour porter la cendre dans une saline. || Grand panier dans lequel le savonnier passe les graisses.

— ÉTYJI. Banne.

BANNE (ban'), *. f. || 1" Grande manne faite de branches d'osier. || 2* Voiture àcharbon. ||3*Grûsse toile servant à couvrir les marchandises chargées sur des bateaux, des voitures de roulage, etc. Il 4° Grosse toile qu'on tend sur un bateau et qui sert d'abri contre la chaleur ou la pluie, {j 6* Toile qu'on place au-devant d'une boutique pour garantir les marchandises contre l'action du soleil.

— HIST. XIII" s. Avant que le sac ou la banne soit close, Liv. des met. <7. Et de paniers et de banaslres Et de corbeilles et de vans, Ren. 2861». Et li charretiers l'a changié; Si l'a covert d'une banastre, ib.

— ÉTYM. Berry, b«nn*; picard, begneu eibenieu, tombereau, voiture à basciUe; wallon, l»''n« ;Bayeux, banne, grande voiture: namuroi», bèniau, tombereau •• ital. benna. Festus nous apprend que benna était un mot gaulois signifiant une espèce de voiture. On voit que ce sens est resté dans plusieurs patois. Le vieux français baHaslii est un augmentatif. Ca

BAN

mot M ntroove daiw U eelli<|ue : kynirl, Mi,-gt6l.

e\tn 'r ■■—— fo MM d« voiture a paiié k M- 1 .' > celui d« toil* qui couvre les

^ei "1 TolturM ou des btteaui.

MiANIIKAU {i»-aà), t. m. |; !• Petite banne en ed«r. lit* ValMMU de boit pour mesurer ft tran»porterie bli, la Tendanga. etc. || t* Tombereau en oMite dan* iM itUiMa. iJ 4* Tonneau du vinaigrier ambulant.

— HisT. zv ». lia forant amené* moult bonteuaiment et 'i—i".-><»«'""w>ii -i-- ■■■■ i>«nnel, du Louvre en U ' 1, «*.

— tTY>i . m, bntmtau, petite vnitura; ruuclii, bintau, benel, tomliereau.

|B\N?IFI.I.K (ba-nèl'), (. f. Psnier pour les boui i,'e.

mutif de bantu.

BA>M., i.K(ba-né,n6a), jntn.patié. La voiture ayant tUt liannAe.

BAN>KR (ba-né), e. a. Couvrir avec une banne.

— r.TVH. Hanne.

BANMCHET (t>a-n»-r^; le ( ne s* lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel l'f se lie : les bannerets et leurs vassaui , dites : les ba-ne-r6-z et.... bannerets rime avec traiLs, suceôs, jamais, etc.), t. m. |[ 1* Ancien titre des seigneurs qui avaient droit de lever bannière, pour composer une compagnie miliuire de leur* vassaux. || >* Adjectivument, un seigneur banneiet

— IIIST. XV* s. Et avoit en sa compaignie un chevalier bannerct et sept autres chevaliers des plus preui, rnois.s. i, i, 4*.

— f.TYM. Bannière.

BA>NI-rrOM (l>a-no-lon), t. m. || !• Coffre perc* d'un ((ranil nombre de trou* , qui sert à conscnor le poivuin dans l'eau. || 2* Panier d'usier sans anses pour faire lever le pain rond.

— HIST. XV* s. El me ve ci vo valeton,Pour entrer en un baneston , Se le me eommandiés on l'euro, ntous. ^pt'n. amour.

— tnu. Banne; ISerry, bemilon; wallon boucle, eolfn à conserver le poisson ; geoév. beiuittoii, corbilton.

BANNETTE (ba-nè-f), ». f. Petite banne, corbeille en osier.

— BTYM. Diminutif de banne.

BANNI, IR(ba-ni, nie), part. paué.\\i' Chaise d'un pa^-s. Ayant kl6 banni p.ir un acte arbiti-aire. llann: '- - ■ jayspar le meurtre d'un père, Banni du : - par celui de ma mère, volt. Orctit,

V, u. , 'A '... n'nè, eiclu. Banni de la cuur. || Kig. La pudeur bannie des cœurs. Le monde, une fois banni, n'eut plu* do retour dans sun cœur, boss. Reint itAngUi. Il rappelle un amour à grand' peine banni, ooAN.Pofy. m, s. Happelez la vertu parleurs oonnoils bannie, ID. l'nmp. i, 3. D'ici l'intrigue est k jamais bannie, bArako. itcdd. rteav. |{ Substantivement, un l>anni. Les bannis furent rappelés. J'aime en Scrtnrius ce grand art de la guerre Qui soutient un banni contre toute la terre, cohn. Sertor. u, 4. La verta de* bannis n'est souvent qu'artifice, lo. Othon, m, I. Cdiui que tu chassais comme indigne de toi.... Oui fut ton roi sans seeptra «t ton banni sans crime, kotii. Anlig. m, t.

t BANNIE (banie), s. f. Publication en forme de ban. lUnnie a* travaux à fa.ie. Mot normand.

BANNIÈRE (ba-nié-rO, $. ^ || f Enteigne, étendard, rentre le croiS!iant déployant leur bannière, VOLT, Taner.m, *. || La bannière de France, drapeau de nos anciens rois lorsqu'ils allaient k la gtiem, et qui était parsemé de fleurs de lis. Il t*Fig. La Discorde.... En tout lieu.... déploya ses bannières, miu Sot. zii. || X bannière levée, avec une hoMilitâ ouverte. Mme ' fortifiait

ainsi ton crédit auprèsde Mme <l' >, qu'au-

trement «Ue eût eue contre elle a innniore levée, ■T-ant. «t7, 4M. Il Se ranger lou* la bannière de qtMk|u*wi, •• ranger de son parti, agir dans lo mène Mprlt || I* Terme de marine. PaviUoo qui indique ta nation k laquelle appartient un bltiment. On dit ai^Jourd'bul pavillon. I.'articlo «* du traité de t*** portant que le* Français qui seront pns sous quelque banniéra que ce toit, seront mis en liberté, je veux que «oo* insistiex contre U prétention qne IweofMine [d'Alger J ont de fkira esdnva* eetix de idm ai^ali qu'ils trouveront sur le* «•iMMux étmngen, UUrt de Lotn* xtf i DufMSMdtn» itL. Il BnaaMre da putance, pavillon

Cf*,\^. ■•* "■ P«*I* *• wlWMti, pour (kir* sin ' ',*??*?•«•««»' "iàl««»«l«»«iir»'*mbarqtier. BMuite» de oone*U,h*nnJèr»bUaol» que l'amiral ^^SUL^^ÇiPlf^ " v«ilpf«dra Bvi* de ••i airnaiMi.u • BiaadiHdqiwriM poit* wa procee-

siont.etqui *«rtkdi*tingtMruneparoi«*«ouunecortfrérie. Illustre porte-eroii, par qui notre lisnni.'r.- S'.i jamait en marchant bit un pas en arr.

Luir. V. Le* processions se Uttaieot les u iei autres fiour l'honneur de leurs bajinièr«v, volt. Ixniii Xir. s II KiK. Aller au-devant de '[■i»l')«'"ri » .' .ivec un gr

t .,^re pour ■

fairi' ni puis gr.m'io cérémonie* pour.,.. || 6- iiam les temps féodaux, eompnfnle de vassaux qtie la seigneur faisait assembler pour servir le roi kla goerre. Il Chef de bannière, capitaine de quartier dans une ville. Il •« Terme de marine. Voile en bannière, voile dont les écoutes larguées ou cassées permettent que le vent l'enlève. || T* Terme de blason. Armes en bannière, aime* carrée*, plus honorabiet qu'armes en éciisuin ou pointe. || I'roverl>e. Cent ans ban '.rclamfme

famille iière porte

maintt'fuiiil 1.1 i-i«i< 1 1; , cl i cci^'iuvjiiclliCUL

— HIST. XII* s. 01 Iialigaiis sa banara fermée, ilonc. p. !♦♦. Jus<]u'à Paris irons li-mii-re dcsplole , .Soi. XXXII, Il Xiil* s. Kt quant liaei' rctté de comliatlre, si lairoient 1 .r t.:iri: i'Im; tenroiODt coi, Chron. ' ' m en nostre acordance, Une l :ince Avec lous cens de lor baiiierc Ass.iuJruiii la jiorto dorriere, la Uote, t07!>7. Nous avions bien pcidu trente cinq chevaliers touz banicro purtans, de la cour de Champaingne, joinv. i«i. En se* baniere* portoit les arme!< l'empereur qui l'avoit fait chevalier, ID. 12t. Hugue de Trichastet, seigneur de Conilans, qui estolt avec moi k baniere, tu. si*. Un mien escuier qui s'en estoit fui k tout [avec] ma baniere et estoit levcnu k moy, me bailla un mien roncin [cheval], sur quoy je monté, in. 2l*.||xiv*8. Li piéton vont devant, les baniercs au vont, 0auil. de Sfb. VI, t5». Il XV* s. Adonc le sire di- I l monta sur un coursier et fit chevaucher !^a

FROiss. I, i,t03. Il envoya [«irle grand •■ rir une banycre de trompette pour Im cotte d'armes, comm. iv, 7. Il vouloil qu- : . hausser par tout la bdnniere du i)etit duc que if seigneur Ludovic tcnoit entre ses mains, lo. >iii, *. Il xvr s. Ce tailleur avoit si bien accoutumé k faire la bannière (voler de l'étofl'e], qu'il ne so pouvoit garder d'en faire de toutes sortes de drap, et de toutes couleurs, despér. Conttt, xlvui. Item de ceux qui pouvoicnt porter bannière (qir cn-seignes qu.irrécs) et de ceux qui n<

porter (luo |>cnnon. lanoue, 227. Si le li.: „

[amiral] veut (juo iei nefs mectent les bateaulx en mer, mectra dcuxbandiereskpouppe, ant. de con- FLAKS dans JAL.

— CTYM. Bourguig. Nmnetre; wallon bantre.-ppovenç. bandirra, baneira; es|>agn. bandera; i>ortug. bandeira; ital. bandtcra; du ba.^Ut. bandum, drapc.iu (voy. BANDE < et 2). L'allemand moderne Panier, liannit're, a été pris du Irançais, plusieurs mots français s'élant introduits en allemand dans le moyen âge par les versions de poèmes de chevalerie.

BANNIR (ba-nir), e. a. || 1* Chasser d'un pays, exiler. Les Tarquins furent bannis. Un décret le bannis.uit de l'Italie. || t* Eloigner d'un lieu, éloigner de quelqu'un, exclure. Vous le bannissez de votre présence. Je le bannirai de ma maison. La fuite d'une cour que sa chute a bannie, eac. fini, il, *. .^^eigneur, bannissez-le loin d'elle, id. l'b. J* brûle, je l'adore, et loin de la bannir.... id. Mtihr. tv, 6. Mais, seigneur, étant seuls, je parle avec franchise-, Bannissant le* témoins, vous me l'avez permise, coRit. .Vrrtor. tu, 1. 1| S* Fig. Eloigner, supprimer, 6tcr. Ilannir de son âme tout souci. Il a tianni le souvenir de vos bienfaits. L'inquiétude bannissait le sommeil. La crainte bannit la pitié. Que par des lois si équitables le peuple bannirait pouV toujours la pauvreté, la jalou&'e cl la discorde, vertot, A^rol. rom llv. m, p. att. Hais bannisses, madame, une inutile crainte, nac. firil. u. *. Mais il ne put sitôt en liannir la pensée, lo. E$th. i, «. ||i* Se bannir, V. r^fl. S'exiler. Il s'était banni de *on paya. Oe l'univers entier je votidrai* me bannir, rac. Phèd. v, 7. Il S'éloigner de, ne pu fréquenter. Se bannir de la société, du monde.

— HIST. XII* a. En sa grant ost fait banir [publier un banj et eriar, Aon*, p. «77. Et Sattina, k tousjours, de la terra aat bania, atmcn. La bast. Romuuu. p. 17. Enoora avait li rab oomandé a bani Qua, *a an tuu *a terra aoat dara ■ haidi Oui k itooM apalaat al lua* la rei Henri, Saraiant arraoment tuit si chatel saisi, Th. U mort. **. || xni* *. ai qui sont bani «or U bart du roiauma, aaatm.

BAN

XII, 4t, S'il est puis '

l')Tir 1(. nii-lfi'l !i:tr ui.

;te, tn

de ceun que liuus a. '.

..J vde, fiil><. de» Char

)>. 4:!}. Jl XIV* s. Assez [il] nous baiiu..ï^j:l Ue Kntuce

le roioo, Puisqu'il nous envoioit hors de U racwo.

Cuetcl. «7«71. Laian* y ot piOars qui " — ' "-v

mer; Kt maint baal anaai pooit-on l.'i

303*1. Il XV* *. Et «volant aaté tous dt-i et

enchâssés hors d'Anglatamavae ta rolne, raou*. i, I, m. Il XVI* s. Celui oui aa vaut etemDter de recevoir U cène comme indigne, ** bannit de prier Oiau, CALvi.1, fn^iii. <»b. I4iv reprochant qtu pour armant il rai>|x-llo'i l>eaucoup de banni*, aktot, Thém. 41. CraïK-nani qu'il ne fustbanny dnbaoda l'ostracisma, III. /Vric. n. Lyrur(.'us liannit l'or et l'argent da Ijici'da-monc, lu Cnlun ri Ariii. tomp. ». ComiM si c'est un rcuriiiviiicnt ou les ame* fussent rala- (.■ui'es et k'iiiiiies. i:i. Ut la imaq. fâm*. M. rrvM /'.in : H in! brnnir; provanç. at aa-

li.\NM~'-M;i I n-bi'), «d/. Oui doit être

banni. Un homme ignare de toute bonne discipline, bannissable de la république da* lettre*, isol. Jfar. forci, «.

— tTYM. Bannir.

BANNISSEME-irr (ba-ni-se-man) . ». m. AcUon da bannir; résulut de cette action. Su am apiteaoa liannissement. Le bannissement des Stuarts oe devait jamais finir. Ue son bannissement prenM sur vous l'offense, bac. fin», ji, i. Mon régne ne sera qu'un long bannissement, n>. BMn. m, t. Ah I mon rr."rc, l'amojr n'est guère véhément Pour des fil* élevé* dans un bannissement, co*i«. Rod. B, 4. ||Eii termes d> droit, peine infamante qui consiste k être banni.

— HIST. xni* «. U querroit [tomberait] en gT«at amende vers le signeur, de ce qu'il aroit fet ayde au liini el tans de son bannissement, beaum. xixiv,». - '■ v^T le bannissement il «a ebasiient de lor

■>. XXIV <«. u baniaaaaan* ne dure que ■ne le [la] terre du eegneur tient, en quel cort il est banis, in. lxi, »= »*

moyen del ces bannissemenis -3*

par'. •. f ROiss. Il , II , «3. il xvi* s. Happa-

1er ; ment, p'aub. Ilitt. l. M».

— t TVM /Munir.

t BANOfAls (lian-kè), s. m. Terme de marina. Navire ou hommo faisant U pèche sur la bane da Terre-Neuve.

— F.TYM Rane.

BANOIE (ban-k'), ». f. ||l*OriginairaaMnt,eaa>mcrce d'arnent qu'on fait remettre de plaeeanphee, d'une ville à une autre, par le ipoyen ■'■'•

change; établissement qui se cbargc.-i !

des partiruliers pour le faire valoir k gros im. réu ou le mettre en sûreté. Faire la banque, Ikire ce

genre de comm' ■'■■'■■; ci faisait la banque ;ealoi-

là se donnait ai: de la mer, MOUTEao. M*-

pert. us, I i' ' 1 . entreprise commerciale

dont les <■ nsistent k recevoir, conserver,

payer, en prêter les capiuux sou* forma

de monnaie iiiuidî>i.|ue ou autre. || Commerça eoRsi^ant k effect..er pour le compte d'aatrui da* payamenu et recettes, k faire l'aauowpta, k ichatarat revendre soit des valeur* commarciala», laHraa da change, billetede commerça, affata pabtie*. aettoo* d'entreprises indusinaUa* «t ton* titras créé* pour l'u.sage du rrMUi n/iit daa monnaiaa on matWre* d'or et d . us apéeialament, le* éubiiaaa-

ments par u se livrent k ers rtlTrrsM opé-

rations. Il Maison do banque, rr :<e

principalement des opérations de

lieu où se font le* opénti" c-.u-

lation, ceUequi émet de^ ■.\i,.iv.r

Il Banque da dépM at da v

des valeurs at laa tiaaafkrr

que d'eaconpla, oeil* "'

forma d'eacnô^ at

que : I* aaUa «i but

cJient* paitieawtBj <

k de* coadiUeoa rég

raie*; i* inalitution ' 'u

dotée par ka Slat* r

IIBanqaa airieaia, r. > a la-

gTic«iliara.|Baaq« ( tamto-

riala.aaUa giim das : mrr.,.,,.

Ua*.||BanqMnahh

Mtf mlaon mMUtr , ".

celle qui fiut daa |»a<a aor hypothéqua. Kt>I«iDa

d'imphmatia. Paianaal Uit au «wirtai* chaque

e puhU-

^lec de*

..'énéral,

BAN

BAN

semaine ou tous les quinze jours. || i° Terme de jeu. Somme qu'a devant lui le joueur qui tient contre tous lesautres. || Faire sauter la banque, gayner tOut l'argent de celui qui tient le jeu. || Fig. Ces gens jouent contre le peuple, mais ils tiennent la banque contre lui, montesq. Esp.xxv,6. || 5° Au jeu du commerce, les cartes qui composent le talon. {| 6° Terme de métiers. Instrument qui porte les bobines du passementier. || Banc sur lequel travaille l'ouvrier en peignes. {| Billot où est la meule d'acier sur laquelle se font les pointes d'épingles. || 7° Terme de marine. Navire qui fait la pèche de la morue sur le banc de Terre-Neuve. || 8° Populairement, les artifices des bateleurs, le charlatanisme.

— HiST. XVI" s. Le charlatan estoit monté sur un petit e.schalTaut jouant des regales [sorte d'épinette] et tenant banque comme on en voit assez à Venise en la place St-Marc, Sat. Mén. p. 3.

— ËTYM. Ital. banca ou hanco, banque, proprement banc (voy. banc), à cause du banc qu'avaient à l'origine, comme beaucoup d'autres marchands, ceux qui faisaient le commerce d'argent.

fBANQUER (ban-ké), D.n. Terme de marine. Aller à la pêche de la morue sur le banc de Terre-Neuve.

— ÉTYM. Banc.

t BANQUEREAU (ban-ke-rô) , s. m. Terme de marine. Petit banc de sable.

— ÉTYM. Diminutif de banc.

BANQUEROUTE (ban-ke-rou-f) , s. f. Cessation

de payement de la part d'un négociant devenu insolvable. Nous avons considéré que l'une des choses à laquelle nous avons promptement à remédier, est l'abus et tromperie évidente qui se commet sous le nom et prétexte de banqueroute, Édit de mai, <609. Que les marchands, banqueroutiers, pour être favori-sés et éviter la peine de mort prononcée par les ordonnances pour le crime de banqueroute, s'adressent à leurs confrères, qui homologuent trèsfacilement les contrats faits avec des créanciers supposés. Arrêt de règlement du parlement de Paris du 7 août 4698, dans renouabd, des Faillites, t. I, p. toi. Et aussi la misère et le discrédit devinrent tels que nous n'avons point d'exemples de plus de banqueroutes que dans les années 1714, iHS et I7f6, MELON, Essai politique sur le commerce, édit. de < 843, p. 77< ; la <" éd. est de <734. Les banqueroutes servent la fortune sans faire perdre l'honneur; et voilà ce qu'il importe de détruire, NAPOLÉON, au Conseil d'État , séance du 28 juillet 1807. En faisant banqueroute à leurs créanciers, PASC. Prov. s. En sorte qu'il fût aisé de ne jamais faire banqueroute, fén. Tél. xii. Charles II, roi d'Angleterre, non content de l'argent de la France, venait de faire banqueroute à ses sujets, volt. S.deL.Xir, to. Il Fig. et familièrement. Faire banqueroute à, manquer à. Gardez de faire aux égards banqueroute , la FONT.^feuj;. Et je fais banqueroute à ce fatras de lois, corn, le Ment, i, 1. Je fais par cet hymen banqueroute à tous autres, ID. ib. III, 6. Autrement quant à moi je lui fais banqueroute, RÉGNIER, Sat. VI. Je ne fais de léger banqueroute à l'école Du bonhomme Empédocle, id. Sat. XV. Je bannis ces plaisirs et leur fais banqueroute, 10. Épit. II. Il En termes de jurisprudence, c'est la faillite coupable et punie par la loi ; banqueroute simple, lorsqu'il y a faute seulement; banqueroute frauduleuse, lorsqu'il y a fraude : distinction introduite par le Code de commerce de <808. || Banqueroute se dit spécialement de l'État, lorsque la loi abolit tout ou partie de la dette publique, volontairement ou forcément. Le premier avis allait à une banqueroute universelle, law. Mercure, mars<720 (éd. <8B), p. 612). La banqueroute, la hideuse banqueroute, est là, et vous délibérez! MIRABEAU, Discours, 2« sept. 1789.

— REM. Voltaire a blâmé dans Corneille l'emploi de faire banqueroute à.... pour abandonner. Mais on voit que cette locution était fort employée du temps de Corneille, et elle est restée en usage.

— SYN. BANQUEROUTE, DÉCONFITURE, FAILLITE. La

banqueroute est l'état d'un commerçant failli qui se trouve dans un cas de dol ou de faute grave prévu par la loi; on le dit dans le langage ordinaire au lieu de déconfiture et faillite. La déconfiture est l'état d'insolvabilité d'un débiteur, non commerçant ; on le dit dans le langage ordinaire pour banqueroute et faillite. La faillite est l'état de cessation (les payements d'un commerçant ; on le dit abusivement pour déconfiture et banqueroute, legoarant.

— HIST. XVI» s. Voulons et ordonnons que les dits ilobteurs qui auront défailli et fait banqueroute tiennent prison fermée jusqu'à plein et entier payement des amendes, Ordonnance de Lyon, «o oct.

1 536. Nous avons cidevant reçu plusieurs plaintes des faillites et banqueroutes, les unes dignes de commisération quand elles sont advenues par les dommages et pertes que la calamité des troubles passés a apportés à cettui nostre royaume , les autres dignes de punition exemplaire, qui se font par dol et fraude. Mandement de Henri IIl, du 25 juin <5H2. Traité sur les cessions et banqueroutes, parE. BON- NYN, Paris (686.

— ÉTYM. Ital. banco ro«o, de 6anca, banque (voy. ce mot),etro((o, rompu, derupftw, rompu.derumpere, rompre:mot à mot, banc rompu; àcause qu'on rompait le banc qu'avait le commerçant sur les marchés.

BANQUEROUTIER, 1ÈRE (ban-ke-rou-tié,tiê-r';rr ne se lie jamais; au pluriel l'sse lie : les banqueroutiers et.... dites : les ban-ke-rou-tié-z et....) , s. m. et f. Celui, colle qui a fait banqueroute. Banqueroutier simple. Banqueroutier frauduleux. Les banqueroutiers qui feront faillite en fraude seront punis extraordinairement. Ordonnance du ib janvier 1029 dite Code Michau. Les banqueroutiers frauduleux seront poursuivis extraordinairement et punis de mort, Ordonr<. I «73, titre XI, art. < 2. C'était une chose inouïe autrefois qu'un notaire pût être banqueroutier, VOLT. Leitr. Damilaville, 27 janvier l"04. || Adjectivement. Un gouvernement banqueroutier.

— REM. Tandis que le langage ordinaire confond les mots banqueroute et faillite que l'ancien usage a longtemps confondus mais que la loi a distingués, le langage ordinaire attache toujours un sens défavorable à banqueroutier.

— HIST. XVI* S. Il sera procédé contre les banqueroutiers extraordinairement. Ordonnance de Lyon, •0 octobre ib36. Tous banqueroutiers et qui feront faillite en fraude seront punis extraordinairement et capitalement. Ordonnance d' Orléans de 1560, art. 143. Voulons que les ordonnances faites contre les banqueroutiers, et ceux qui doleuzement et frauduleusement font faillite ou cession de biens, soient gardées. Ordonnance de Blois, 1579, art. 204. Selon nostre langage et notre usage pouvons proprement définir nostre banqueroutier, celui qui, prudent et avisé en ses affaires, sciemment a pris et reçu argent, sous prétexte de commerce ou autrement, sous prétexte d'en rendre profit ou purement, et, ayant diverti ses effets, se dérobe à ses créanciers, s'absente, et latite ou rend fugitif..,, notre banqueroutier n'a dépensé ni le sien ni l'autrui par lui reçu, mais il le cache, celé, vole et emporte, MAHEscHAL, Traité des changes et rechanges, ch. 2, Paris, 4625.

— ÉTYM. Banqueroute.

BANQUET (ban-kè; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel Vs se lie : les banquets et les danses, dites : les ban-kè-z et.... banquets rime avec traits, jamais, succès), i. m. || 1° Repas d'apparat. Si Lusignan ne rappelait à sa fille que les banquets et les joies de l'Olympe, cela serait d'un faible intérêt pour elle, chateaubr. Génie, ii, II, 5. Oubliait-on qu'ici les déesses des morts Sont du dieu des banquets les compagnes cruelles? le- MERC. Agam. iv, 5. || Banquet nuptial, repas de noces. Il 2° Terme de dévotion. Le banquet des élus, la béatitude céleste. || Le banquet sacré, la communion. Enfin je suis parvenue au banquet divin, boss. Anne de Oong. \\ 3° Poétiquement. Au banquet de la vie infortuné convive, J'apparus un jour, et je meurs, GILBERT, Imit. des psaumes. Au banquet de la vie à peine commencé, Un instant seulement mes lèvres ont pressé La coupe en mes mains encor pleine, a. ciiÈN. Jeune capt. La vie est chère à l'homme, entre les dons du ciel; Nous bénissons toujours le Dieu qui nous convie Au banquet d'absintbe et de miel, v.hugo, Odes, IV, 4. Il 4" Terme de maiiége. Petite branche d'une bride, au-dessous de l'œil.

— REM. Dans le xvir siècle , les puristes réservaient banquet à l'usage des seules choses sacrées.

— HIST. xv s. Et [Philippe d'Artevelle] donnoit aux dames et aux damoiselles de grands disners, soupers et banquets , ainsi comme avoit fait du temps passé le comte, froiss. ii, n, leo. Les convis et les bancquetz plus grans et plus prodigues que en nul autre lieu dont j'aye eu congnoissance, comm. i, 2. Lors, l'un d'eux couvrit la table et mit le banquet dessus, LOUIS xi , Nouv. xxix. || xvi* s. Nous pensions que là fust quelque notable festin et banquet, RAB. Pant. V, 4 7.

— ÉTYM. Diminutif de banc : proprement petit banc; ital. banchelto.

BANQUETER, (ban-ke-té; l'e prend un accent grave, ou le t se double, quand la syllabe qui suit est muette : je banqueta ou banquette; je banquèterai ou banquetterai), v. n. Faire bonne chère.

prendre part fréquemment à de grands repas. Jamais personne ne s'est pu vanter d'avoir banqueté chez iui,Francion, liv. vm. || Il est familier, et se conjugue avec l'auxiliaire atoir.

— HIST. XV" s. Il fit apporter du meilleur vin de leans, et alla quevir de belles cerises toutes fraisches, et vint banqueter avec elle en attendant le souper, louis XI, ;Vo«r. Lxv. || ivi' s. Et cependant ilz ne vouloient bouger de leurs maisons è se baigner, ei'uver, banquetter et faire grand chère, AHY0T, Pyrrh. 33.

— ÉTYM. Banquet.

fBAXQUETEUR j(ban-ke-teur), «. m. Celui qui banqn.?tle, qui fait bonne chère.

— ÉTYM. Banqueter.

BANQUETTE (bankè-f), *. f. || l" Banc long et rembourré, sans dossier. || En termes de théStre. jouer devant les banquettes, jouer une pièce dans une .salle presque vide de spectateurs. || 2° Terme da fortifications. Partie du rempart située immédiatement derrière le parapet, et d'où les soldats font feu sur l'ennemi. || 3° En termes de voirie, petit chemin peu élevé au-dessus de la voie sur un pont ou une rue pour les piétons. On dit habituellement trottoir. Il Chemin pratiqué le long d'un canal ou d'un aqueduc. Il 4° En architecture, appui en pierre d'une fenêtre. Il 5° En termes ^e jardinage, palissade taillée à hauteur d'appui entre les arbres d'une contre-allée. Il 6» L'impériale d'une diligence et Ces omnibus. Il 7° Terme de menuiserie. Boiserie qui garnit le dessus et le devant des croisées. || ÎJande de fer placée dans les fourneaux des forges, pour soutenir une portion de la charge du minerai et du charlion.

— HIST. XV" s. Une celle [selle] que l'on apelle au pays banquette, du canoë, banquetus.

— ÉTYM. Diminutif de banc.

4. BANQUIER (ban-kié; l'r ne se lie jamais; au pluriel Vs se lie : des banquiers opulents, dites : des ban-kié-z opulents), s. m. || 1° Vers la fin du moyen âge, celui qui se livrait au change des monnaies, puis celui qui faisait des traites et des remises, donnait des lettres de change, plus tard celui qui recevait les espèces en dépôt et servait d'intermédiaire entre prêteurs et emprunteurs. || 2° Aujourd'hui, propriétaire ou directeur d'une maison de banque particulière. || Négociant qui ?e livre principalement à une ou plusieurs des opérations de banque. {| Celui qui fait la banque. || Celui qui fait le change, se charge des dépôts, payements, actes et écritures relatifs à ces opérations. || 3° Terme de jeu. Celui qui tient le jeu contre tous les autres joueurs. Il 4° Banquier en cour de Rome, officier qui, par le moyen de l'argent qu'il faisait passer en cette cour, employait .ses correspondants à solliciter les bulles, les dispenses et les autres expéditions de la daterie romaine.

— HIST. XVI' s. Soubs prétexte de ce mariage, elle s'entrescrivoient de belles lettres ; et estoient comme banquieres des menées de ces deux princes, carl. n, 44. Leurgrandpere mourut banquier, bulliste et usuraire â Lyon, carl. ix, 3. La preuve d'un t3l et si admirable revenu ne sauroit mieux paroistre que par les livres et registres des banquiers, pbo- MENTEAU, Finances, ix* livre, p.40i. Uy a en France environ sept ou huit cens notaires apostoliques; vous y avez soixante et quatorze banquiers, ID. ib. Autant de deux escus que les banquiers ont envoyés à Rome , autant de curez nous ont-ils envoyés , condé, .mémoires, p. 559.

t 2. BANQUIER (ban-kié), -î. m. Terme de mer. Navire qui va à la pêche de la morue sur le grand banc de Terre-Neuve.

— ÉTYM. Banquet.

BANQUISE (ban-ki-z'), S. /".Terme de marine. Bordure d'eau de mer gelée qui ne permet pas aux navigateurs d'atteindre une côte où el'e est adhérente.

— ÉTYM. Banc, et l'anglais ice, glace, d'après Jal. t BANQUISTE (ban-ki-sf) , t. m. Charlatan, bateleur. Mot populaire.

— ÉTYM. Banque.

BANS (ban) , s. m. plur. Lits de chiens ds chasse.

— ÉTYM. Sans doute pour bancs.

t BANSE (ban-s'), *. f. Grande manne carrée qui sert à transporter des marchandises.

— ÉTYM. Wallon, banse; de l'allem. Banse, corbeille: goth. banstt, grange.

BANVIN (ban-vin), s. m. Droit qu'avait le seigneur de vendre, à l'eiclLsion de toute autre personne, le vin de son cru, dans sa paroisse, dura.l le temps marqué par la coutume. || Proclamation qui indiquait le jour où les parliculidrs pourraient veuv dre leur vin nouveau.

— ÉTYM. Ban, et vin.

BAP

BAR

BAOtAB (b»^bab7, «. m. Aihn i'Unmm, qui Ml la plw frud im t «gMaiu eonnui (aOammmia iitUëim. L).

Etrnm (ta-M-n'), «. m. Caltd d«i MptMcre- ■Mto d« rCgli** <r>' '"^M I* P^'*' originel, et qui eonatH* m d« rcan inné» mr la i<t«, et en paralw McnaiMilaUM. Après unir reçu le UpUïme par Im miiiM da p*jM, bom. Ili$t. i, ii. Celle qui «DM pnanh d* oounr au bapiéme, cotii. Po<y. i, <■ Mpandra mr ion ftont l'aau lainta da bapUme, VOLT, foin. II, *. C'Mt à BretUu, k l/mdn% e( k Donirecht qu'on ooiniiMO(a, il v a environ trente ana, k supputer le nombre de* oabtiants par calai de* baptêmes; on multiplia dam Londres le nombre des baptêmes par a» ; k Breslau, par U, volt. Uiir. In MichodUn, novemb. i7»7. || Fîg. Baptême ilo unR, martyre desealécfaumènei. || Nom de baptême, le nom donné par le parrain ou la marraine k l'enfant présenté aux fonts baplinnaux. || Baptême d'une cloche, d'un navire, cérémonie religieuse par laquelle on bénit une cloche, un navire. || Baptême de mer, du tropique, de la ligne; uiage des matelois k l'égard de ceux qui paxient, pour la première fol«, le tropique ou la ligne; il consiste k les arroser d'eau avec de* cireonslanoes borleeqnes, s'ils n'achlttent point leur repos par quelques libéralités pécuniaires.

— IIIST. XII* s. Hais pren batisme, Je'l te dis sans contraire, Hone. p. I46. || xiii* s. Mais Aliste [elle] Kul nommée en baplesmc, et fu née k Valglste, Drrle, xcit. Si avint un poi apriés que II rois Jehans priitt k fome la fille le roi d'Iermenie et en ot un filg quifuapelé» Ji"t'iii<i'n h-i'ii'-"*"!'', ^'»r. deRains, p. an. Il leur fi '■■• toute nostre créance, l'annim . "ge], la nativité, le baptesme iloiil Dieu fu baptuié, et toute la passion, ioiNV. isï. || xv's. Les mesmes paroles qui ont esté aujounl'hiii dites et celebréea au baptesme de votre filleul, furent dites et célébrées k votre beptiMment, louis xi, iVouc. lxx.

— ÉTYM. BôuTMTiMi, de patrriÇciv, baptiser; provcnç. bapliâme; eipagn. bautitme ; portug. babtùmo; itnl. baltfiimo.

BAPTISE, ÉE (ba-ti-ié, zée), port, passé. Clovis et SCS Krancs baptisés par saint Remy.

B.\pnSEB (ba-ti-zé), r. a. || 1* Conférer le baptême. Il Baptiser une cloche, un navire, employer certaines cérémonies ecclésiastiques pour les bénir, le* mettre sous la protection du ciel et leur donner un nom. || Baptiser sous condition, administrer le bapiéme k quelqu'un dans le doute qu'il l'ait déjk reçu. Il Kig. et familièrement. Voilà un enfant bien dimcile k baptiser; voilk une aflaire qui rencontre sans cesse de nouveaux obstacles. || 1* Fig. Donner un sobriquet. Baptisant son chagrin du nom de piété, non.. Sat. x. || Absolument. De peur qu'une qualité ne l'emporte, et ne fasse baptiser, PASC. dans cousin. || S* Familièrement. Baptiser son vin, y mettre de l'eau. Les goguenards dirent qu'il ne fallait pas baptiser son vin, volt. Ingénu, i.

— mST. n* s. baptizét sont assez plus de cent mille, Ch. à» Kol. ccLXvm. BaptiMiz la, jKiur quci Dans en aitl'ame, ii>. ccxcu. || xu* s. Tu me dovcrotes. ee di saint Johans, baptiier, et tu viens k mi, ST BnNASD, p. iti. Que ne soiea batioex, Ronc p. sa. Il xiu* s. Bien sanla (sembla], k ce que je vi , qne il ae baptisa, Thron. de Rains, 4 «3. Et as gens iiet demander S'il i a cors k enterrer Ne nul enfant àbeutiaier, Jlea. anai. An- ■- '• ^ nqueaie de son aage par ec> r,

MAtiM. XVI, a. Tn as le ii... , , ; ... «jui

nous sommes neetoyé D'ordure, d'cscume e( de beuo rfaeve), l. DB moNO, Tri's. 137. ||xv* s. On pourrait baplizer vostre ordonnance de tel tiltre qu'il vous plairoit lui bailler, m. basin, L iv, p. 87. || zvi* s. Le mot mesmo do baptiser signifie plonger, calv. ImUL loei. Ils baptiseront ce proilifrieux et horrible forfkit, du nom de cou i '' h.

— tTYil. Wallon, batrh i ,►mnç. tHii«;ar, bathegar; e^p-ixii. i>u>iii.<.>, |><Miug. htbtisar; ital. taKuiar»; du latin 6aplizar(, do Pentdtv, plonger, k eanse de l'immersion complète qui était en usage dans la primitive Kglise.

t BAPTISECR (ba-ti zeur), i. m. Celui qui bapttae. Jean le baptiseur avait déjk été condamné au M^lca, VOLT. PKil. a, an.

— msT. xvrs. St Jean la baptisaieur, rrn, p. tko.

— tmi. Bopliarr.

■AmaatAL, ALB (be-U-«nal, sma-l'), odj. Qui apputiwt Ml hapMoM. Eau beptisnaale. Les fonu baptinMi, liatata o* l'oo bqiiiia. U grkoa baptismale, MKmD. Dmtittt.ïf,ÊtdUÊl»àmmkpé€lii, '" 'I Llnnocanea bapdamala. Itanooenca que oon-

iu.

fera la faapttoa; al, igafioanl dans la kagaM oi^ dinaira, «ina eonduita sinpla al para da tout Hêina. H. da Noaillea jt'évêqM] porta an siège da Cbêlona^r Marna aon innoeanee baptisaala, et y garda une résidence exacte, st-sim. sa, its.

— rrrv. Ba*-lal. bapiismatis, de baptisma, baptémiT (voy. hkPrtUT.).

BAITISTAIRK (ba-U-stê-rO. || 1* ÀdJ. Oui eoosuie le baptême. Registre bapUstaire, ragistra oA l'on inscrit lea noms da eaus qu'on bapttaa. Isirait baptistaire, extrait da ee registre. || I* ff. m. La baptistaire, l'extrait du registre, la date d'an bapténa.

— erm. Bas lat. baptittaritu, de bapHtan, baptiser (voy. ce mol).

BAPTISTËRK (ba-ti-stê-r'), f. m. Petit édifice bâti près de* catiiédrales pour administrer le baptême. Il Chapelle où aont 1m fonts baptismaux, dans une église.

— HI8T. XI* s. [Ils] Mènent païens entraaqu'aa baptisterio, Ch. de Roi. cczvni. || zu* s. bel del enveiad, si recliust e prist k sun oes sainte Eglise; ai la levad de funz e de baplisterie, Roit, a07. ||xvi* s. Le due de Sommercet estant venn pour le baptisKTo [baptême] k Paris, fut détroussé, o'aub. Misi.

Il, 43.

— erm. BaplùtaHMm, de p«m«T<ip(ov, de ^miCiiv, baptiser (voy. ce mot). BapUsleri*, dans l'ancien fr.inçais, malgré l'orthographe, n'est que de trots syllabes, comme le vers le montre; cet i qui se trouve dans plusieurs autres circonstances, ou était un signe étymologique, ou indiquait une certaine prononciation de la voyello qui précédait

BAQUET (ba-ké; le I ne se lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel l's se lie : des baquets emplis d'eau, dites : des ba-ke-z emplis; baquets rime avec attraits, jamais, succès), s. m. || i* Sorte de petit cuvier. || Baquet magnétique, baiquet rempli d'eau que Mesmer employait pour les pratiques du magnétisme. Il S* Vaisseau de bois qu'on remplit de terre pour y semer quelque* graines. Ij 8* Terme de métiers. Caisse k l'usage du graveur pour faire monire l'eau forte. || Pierre creuse pour nettoyer les caractères d'imprimerie.

— HIST. XV* s. Et avoit tant fait le sire de Saint- Py, que sur un char il fit acharier un bacquet [petite barque], froiss. ii, u, iso. Si pas.v!rent trois variais outre et mirent le bacquet et la corde outre k l'autre rive; et y attachèrent l'autre coron de la corde, id. ib.

— ËTYM. Diminutif de bae (voy. ce mot), qui veut dira bateau ou auge.

t BAQCETEK (l>a-ke-té), e. a. 6ter l'eau d'un baquet ou de tout autre vase, avec une écope ou une pelle.

— ÉTYM. Baquet.

t BAQUETTES (ba-kè-f), t. f. piur. Tenailles pour tirer le fil k la filibre.

t BAOOETUBES (ba-ke-tu-r"), f. f. plur. Vin qui tombe dans le baquet quand on le verse, ou qu'on le met en liouteilles.

— ETYM. Bat/uet.

t I. BAR.... Préfixe qui a une signification péjorative, par exemple dans bartong, et qui est le même que M ou bes ou bis (voy. ses....).

t a. BAB (bar), s. m. Grand poisson, dit aussi maigre {tei/ena aquila).

— HIST. xni' s. En sa baniere ot un grant bar. Fabliau*, idit. barbaz. t. iv, p. ao.

t 3. BAR. s. m. Terme de blaaon. Barbeau, poisson fré<|nent en armoiries, an pal et im pan courbé.

— KTYM. Barbe, nom du barbeau (voy. ea mol). t ♦. BAR (bar), ». m. Voy. bard.

BARACiOUIN (ba-ra-gouin), s. m. Langage où lee

sons de» mots sont' tellement altérés, qu'il devient inintelligible. Je ne puis rien comprendre k ce baragouin , mol. Us Prie. a. Autrement c'est pour moi du baragouin étrange, atonum , Soi. xv. Pourvu .... Qu'on parle liaragnuin, et qu'on suive la vent, Rn ce temps du jourd'hui on est assez savant, m. Sat. 111. Voici ce notable discours -brièvement, oompcndieusement traduit de baragouin en ftûfaia, p. L. coim. u, «a.

— HIST. XIV* s. Les quelx appelèrent l'expoaant sanglant barragouyn ; icelluy leur dist : beaux aeigneura, je no suis point banâgouyn, mais aussi bon chrestien , d'aussi bonnes gens et aussi bon bviçois que vous estes, docakos, barytwM. Ij xn'a. Voa parollea, tranalaléaa de barra^uoin an hrançois, veulent dire que Ja me maria hardiment, kab. PaïU. m, >t.

— rmi. Bas-bratoQ, ter», pain, et pfUt, via ; mois que laa rrançaia aniandaient sonanl date la boticho des Bretons, et qui leur aarviraat à désigner

BAR

n langage InlntaDigibla. U liadillea qnl ratlaebait boragouiH k la BaaM-BraUgna eal cenaanrée dans eea ver* d'une chanson dlêe dana U DUL bë*-bre- Um de vaLCMABOOt, p. XL : Batagouiiiaz, guaa De baaie BreUgne, Baragouinât, guas, Tant qull vous plaira. CtMs aal la baa-braton giuw , vaMal.

BABAOOOIirACB (ba-ra-goui I m. Ma-

nière de parler ambrooillée et ir

— tTTM. fiarttpoMiaar.

BABAGOOUfC, ÈB (ha-ra-gOtti-Bè, Bée), part. paseé. L'n discours batigOBiné.

BABACOmilBB (faa-^-fOtti-nè). || 1* T. ». Estro. pier las mois d'ona langna en pe^nt, e'est-k-dira an altérer le son au point de lea rendre difficile* k comprendre. Il baragouine d'une manière affreuse. Il U se oonJi^M avec l'auxiliaire aeotr. || f K. a. Mal parler ma langue. Cet Allemand baragouine U françaia. || Baragouiner nn diaeours, la prononcer d'une façon inintelligible. Je ne ma aomrlana iamais comment diantre lia baragouineat ee nom-lk, MOL. G. Dand. i, a.

— HIST. XVI* s. Ce livre est basti d'un eapaignol barragouiné en terminaisons latines, Moar. n, I37.

— CTYM. BarofOMia.

B AR AGOOIKEIIB ,E08B (ba-ra-gooi-Mar , ned-xO I s. m. et f. Celui, celle qtii baragoitine. Ils sont une douzaine de beragouinevn k jouer eattaa et dés, BAMILT. Gramm. *.

— ETYM. Baragouinir.

t BABAUPTOÎf (ba-rali-ptoa). Mot Ibrgéparln SooIastiquM pour rappeler mnémoniquement une forme de s^logisme, et oA boroli est seul aignificatif , pfoa n'étant qu'une finale pour bire le vara,

t BARANDAGB (ba-randa-j'), s. m. Terme de pèche. Action de barrer la rivière avec un filet *

— ÉTYM. Borner.

t BARA!«r>R (ba-ran-j'), s. f. Mur placé dan* la four

BAHAutr. vua-ra-t;, >. ^. || 1* Hutie coostmite par lea aoldau k déCiut de tentes, et, par eslaorion, constructions légères remplaçant lea caaemas. qvand on veut établir pour quelque temps le* soldais sur un point. || t* Réduit couvert pour le* pêcheurs. Il >■ Boutique faite de planches. Les baraque* de la foire. Il 4* Fig. et familièrement, maison mal b*tie et de chétive apparence. || Maison où laa dame*tiques sont traités mal, les ouvriers mal payée. Il 6* Petite armoire dans laquelle lea écollet* carrent leurs livres et leurs cahiers.

— ETYM. Bas-lat. baraca, bonehat aapegn. terraea ; ital. borocea , angL barrai», caserne; da baabtin, borro, perche, barre (voy. BABax);eMBnvaa le gaél. borrockod, une hutte, de barroefc, branches d'arbre*.

BAR.^QCfi, fiB(ba-ra-ké, kée),}Mrt.]M«i<. Logé en des baraques. Lee troupes baraquées en un lieu salubre.

t BARAiJUBlIKirr (ba-ra-ke-man). ». «i. || l'Action de banquer, de ae baraquer. Le baraqtMmenl des troupes. || t* Enaemble de liaraqaaa.

— CTYM. BanifH«r.

BARAQDni (ba-ra-ké). Ij 1* T. a. Faire des faanquea. || t* Sa baraquer, ». rifl. Se construira des baraquée. Laa soldais «a banupskrant oaaaaa ils purent

— rrm.BarofM.

fBABATR (ba-ra-t7, s./: Tirmaik* marine. Crosse sangle pour aider les baaaes voilas k lèaislar.

BARATERIE (ba-ra-te-rie) , ». f. Terme de marina. Fraude commise par le capitaine, le malin ou patron d'un navire, au préjudice des armateurs, de* assureur*.

— BIST. XV* s. Ha, dirent laa Aaglois, ce n«nçoi* prend avantage; pourquoi n'i ausai bien bouclé et lacé oomme celui de i Jean de Hollande cstT nous disons que c'est bainlarie que il y f*\X ; on lui dise que il se mette en l'a^ ut de snn compagnon, raoïaa. n,ni, sa.

— ÉTYM. Provaoç. hcratari»; ital. barrti/«ria; de boral, tromperie, mot qui est up des plus asiles de U lai^m d^ll al oui ae traova daaa loalaa las tanguas romanaa. On lire bmmt da l'arabe tartkala, coriiipiieaJruhva. Mais Diei éleva daao^aelians lirèea de rétaùJna dn roiiarv; pfovwç. i un manvaia <

roMr, détruira; aao. ftanfl dattantar; ptwaoç. dnèoralor; ital. aborollara, détUm, abaim; anc frana. boral*; anc. aapagn.

troubla dana la baïaUla. Oiaa barMa,eambat,koaMa 9M laa l'an» haat aBarn. M»rdtf, miafeaMail, avait donné en t^ançats kaawi. tateBladivMlagraa

BAR

KpàTTtiv, agir, faire des affaires, user de pratiques , mot qui a pu avoir été emprunté aux marchands grecs; et à l'appui il cite le serve bardtati, faire des affaires. Mais, faute d'intermédiaires, cela reste douteux, d'autant plus qu'il yaaussi à tenir compte du celtique : bas-bret. barad; gaél. et iriand. 6ral/i; kymri, brad, tromperie.

t BARATHUE (ba-ra-tr') , s. m. Terme d'antiquité. Précipiceoù l'on jetait lesoriminels à Athènes.

— ÊTYM. BipaOpov.

t BARATTAGE (ba-ra-ta-j'), s. m. L'ensemble des opérations qui se font dans la baratte.

— ÉTYM. Baratte.

BARATTE (ba-ra-f), s. f. Vaisseau dont on se sert pour battre le beurre.

— HIST. XII" s. Or set bien que il est dedanz l'ost perceûz; Ja i aura barate et granz cris et granz bus, Sax. t. II, p. 30. N'a cure plus de lor barate; La rien dont il plus or se haste, c'est d'eus esloignier et fuir, BENOIT, Cliron. de A'orm. t. ii, p. 66. Il xiii* s. Al lier fu la grans barate, Partonop. de Blois, 40665.

— ÉTYM. Diez est disposé à y voir le même radical que dans baraterie (voy. ce mot), à cause du sens de houspiller, mettre en confusion, qu'ont les verbes bareîer, baratar, baraHore; cette opinion paraît très-probable ; il y avait dans l'ancien français un mot barate signifiant agitation, confusion. On propose aussi le bas-breton baras, baquet.

BARATTÉ, ÊE (ba-ra-té, tée), part, passé. Le lait ayant été baratté.

BARATTER (ba-ra-té), v. a. Agiter du lait dans une baratte pour faire du beurre.

— ÉTYM. Baratte.

BARBACANE (bar-ba-ka-n'), s. f. \\ i" Meurtrière pratiquée dans le mur des forteresses pour pouvoir tirer à couvert. |] Dans les fortifications du moyen flge, ouvrage extérieur percé de meurtrières. || 2° Ouverture longue et étroite pour l'écoulement des eaux. Il Ouverture dans une porte de cave.

— HlST. xii" s. Les barbaquennes [ils] unt saisies, E par force lor genz parties, benoît, n, <I858. Il XIII* s. Et drecierent les eschieles à une barbacane emprès la mer, villeh. lxxvi. Hordeïz [fortification] ot et bon et bel, Par defors les murs dou chastel Ses barbacanes fist drecier For son chastel miauz enforcier, Ren. <8498. Quant il sont devant Nique, s'ont levé le [la] tenchon [combat]; Les barbacanes [ils] copent entour et environ, Dusqu'al maistre fossé n'i ot arrestison, Ch. d'Ant. ii, 348. Pour requeri'e sa gent plus sauvement [avec plus de sûreté] , fist faire le roy une barbaquane devant le pont qui esloit entre nos deux os [armées], joinv.

— ÉTYM. Wallon, bdbècine, lucarne; namurois, barbakène; provenç. etespagn. barhacana; portug. barbacân; ital. barbacane. On donne pour étymologie l'arabe bdrbdk-khaneh , galerie servant de rempart devant une porte.

t BARBACOLE (bar-ba-ko-1') , s. m. Maître d'école; magister de village. Humains, U vous faudrait encore à soixante ans Renvoyer chez les barbacoles,

lA FONT./ofcJ. XII, 8.

— ÉTYM. Il semble que l'étymologie soit barbam colère, porter longue barbe; mais le fait est qu'on ne sait d'oii La Fontaine a tiré ce mot.

t BARBACOLLE (bar-ba-ko-l') , s. f. Le jeu de pharaon.

t B.iRBACOU (bar-ba-kou) , s. m. Oiseau grimpeur d'Amérique.

— ÉTYM. Barbe à cou.

f BARBAJAN(bar-ba-jan), s. m. Un des noms du cliat-huant.

— ÉTYM. Barbe à Jean.

t BARBARA (bar-ba-ra). Mot forgé par les scolastiques pour désigner mnémoniquement une forme de syllogisme.

t BARBARASSE(bar-ba-ra-s'),i. f. Terme de marine. Gros cordage pour bosser les grosses amarres.

BARBARE (barrba-r'), adj. \\ l'Étranger, par rapport aux Grecs et aux Romains. || Substantivement. Les barbares de la Germanie. Il se réfugia dans le pays des barbares. Songez qu'une barbare en son sein l'a formé [Hippolyte], rac. Phèd. m, i. Il Par extension, non civilisé, mal civilisé. Fléaux du nouveau monde, injustes, vains, avares, Nous seuls de ces climats nous sommes les barbares, VOLT. Alâ. I, 1. Quelque respect que j'aie pour ce barbare de grand homme (Pierre I"'] , volt. Lelt. d'Argental, <5 juin<759. || Familièrement. C'est un barbare, pour désigner un homme sans goût et incapable d'apprécier les beautés de l'art. Il 2° Sauvage, Çi ossier. Peuples sauvages et barbares. Siècle barbare.

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