‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 244 sur 504 · BAB · texte numérisé non relu

BAB

Des oreilles barbares. Terlul'.ien Mt le Bossuet africain et barbare, chateaub. Génie, i, t. D'un seul nom quelquefois le son dur et bizarre Rend un poëme entier ou burlesque ou barbare, boil. .4. poét. m. Il Barbare s'est dit du genre gothique, de l'art du moyen âge. || 3° Contraire aux règles de la langue. Parler d'une manière barbare. ||4° Qui est sans humanité, cruel. Un homme barbare. Au combat qui pour toi se prépare, C'est peu d'être constant, il iaut être barbare, rac. Be'rén. iv, 4. Barbare destinée, m. J?s(/i. i, 3. Il Substantivement, homme cruel, inhumain. C'est un barbare qui se plaît à faire souffrir les animaux. Je veux qu'avec tout l'art et toutes les caresses Oui pourraient d'un barbare arracher des tendresses.... rotrou, Bélis. iv, 4.

— HlST. XIV* s. Barbares, tous ceulz qui sont de estrange langue, oresme, Thèse de meunier. Il XVI* s. Ceste ordonnance [assiette d'un camp], dit-il, encore qu'elle soit d'hommes barbares, n'est point barbare pourtant, amyot, Pyrrhus, 3». Antigonus chassa son filz à coups de baston, en l'appelant cruel meurtrier et barbare inhumain, ID. ib. 77. Ou qu'il usera d'un mot barbare en sa narration, iD. de la Uawo. honte, 4 9.

— ÉTYM. Barbarus; en grec, pâpëapoç, proprement étranger. Dans l'ancien français, on employait barbari comme en provençal : la gent barbarie, Ronc. p. 444; et, au xvi* siècle, barbaresque, au lieu de barbare : l'horreur barbaresque qu'il y a à une telle action, mont, i, 240.

tBARBARÉE(bar-ba-ré), ï. f. Plante analogue au cresson.

BARBAREMENT (bar-ba-re-man) , adv. D'une façon barbare. Les Turcs ne traitent pas toujours les Chrétiens aussi barbarement que nous nous le figurons, VOLT. Mœurs, 9).

— ÉTYM. Barbare, et le suftixa ment. Barbaresquement, dansAMYOT, Timol. 4 5.

BARBARESQUE (bar-ba-rè-sk') , adj. || !• Qui appartient aux peuples de Barbarie. Navire, corsaire barbaresque. Les Etats barbaresques. 1 1 2° S.m. Peuple de Barbarie. Ils sont en guerre avec les barbaresques.

— ÉTYM. Barbarie, pays africain correspondant à Tunis, Alger et Maroc, et faisant jadis la course; de Berbères, peuples qui habitent cette contrée conjointement avec les Maures.

BARBARIE (bar-ba-rie) ,«./'. IH" Manque de civilisation, grossièreté. Lessièclesde barbarie. Charlemagne lutta contre la barbarie. Le théâtre était dans la barbarie. Barbarie de langage. Cette critique nous ferait retomber dans la barbarie , boss. Disc. acad. U reste à examiner ce qu'on appeUe la barbarie des cantiques saints, chateaub. Génie, iv, i, 3. Le czar Pierre né dans une barbarie si épaisse, et, avec tant de génie, créateur d'un peuple nouveau, FONTEN. Sébastien. Que diraient les Despréaux, les Racine , s'ils voyaient les barbaries de nos jours? volt. Lettr. Damilaville, 4 sept. 4 767. |1 2° Inhumanité. Faire un acte de barbarie. Tour à tour la victoire auprès d'eux en furie A poussé le courroux jusqu'à la barbarie, CORN. Ser<or. i, 4. || 3° Action barbare, cruelle. Les barbaries commises par les Espagnols dans le nouveau monde. Tes remords te suivront comme autant de furies, Tu croiras les calmer par d'autres barbaries, rac. Brit. v, 6. Ne m'imputez point la barbarie que nous allons faire, sÉv. 347. Qui ne pensait que les furies Viendraient des abîmes d'enfer En de nouvelles barbaries Employer la flamme et le fer, malh. m, 2. || 4° Le pays des barbares.

— - SYN. BARBARIE, CRUAUTÉ, FÉROCITÉ- La locUtiOn

bêtes féroces indique une des principales nuances entre ces trois mots. En effet, la férocité ajoute à l'idée de cruauté, celle de quelque chose de sauvage; et l'on ne pourrait se servir que de férocité dans une phrase comme celle-ci : la férocité qui faisait contempler aux Romains les combats des gladiateurs. La barbarie tient à l'état des mœurs et implique la grossièreté et l'ignorance qui rendent les esprits sourds et immiséricordieux. Cruauté ne renferme aucune de ces idées accessoires; c'est là ce qui le distingue des deux autres.

— HlST. XVI" s. Chascun appelle barbarie ce qui n'est de son goust ni usage, charron, Sagesse,n,2.

— ÉTYM. Le latin barbaries, de borbarMi, barbare. I BARBARINE (bar-ba-ri-n') , s. f. Variété de la

courge.

f BARBARISER (bar-ba-ri-zé) , v.n. Néologisme. Parler d'une façon barbare.

— ÉTYM. Barbare.

BARBARISME (bar-ba-ri-sm') , S. m. Faute contre la partie de la grammaire qui traite des espèces de mots, et, par extension, toute expression , toute locution qui viole la règle. Barbarisme de mots, celui

BAR

qui tombe sur le mot lui-même en le dénaturant, comme : vous disez, au lieu de : vous dites. Barliarisme de phrase, celui qui consiste dans l'emploi d'une construction vicieuse, comme : nous repentons notre conduite, au lieu de : nous nous repentons de notre conduite. Mon esprit n'admet point un pompeux barbarisme. Ni d'un vers ampoulé l'orgueilleux solécisme, boil. Art poét. i. De fréquents barbarismes déshonorent les ouvrages de ce grand orateur, chateaub. Génie, m, iv, 2. || Fig. Des incongruités de bonne chère et des barbarismes de bon goilt, MOL. B. gent. iv, l.

— HIST. xiii" s Dan Barbarime , S'ert il homme

lige Grammaire, Bataille des sept arts, p. 3«.

— ÊTYM. Provenç. barbarisme; de barbaritmiu, de barbarus, barbare.

t BARBAROLEXIE(bar-ba-ro-le-ksie), *. ^. Nom du barbarisme de mots.

— ÉTYM. Bàpêapoç, barbare, et îiÇtc, mot (voy. lexique).

4. BARBE (bar-b'), s. f. || i» Poil du menton et des joues. Poils de la barbe. Barbe naissante. Ce garçon prend de la barbe. 11 lui poussera bientôt de la barbe. Se faire couper la barbe. Laisser croître ou pousser la barbe. Enorgueillis d'audace en leur barbe première, Régnier, Sat. i. Me voilà guidon à barbe grise, SÉv. 285. M. le Prince fit faire hier sa barbe, iD. 399. L'un.... taillait sa barbe, la font. Court. Sa barbe et ses cheveux sont blanchis par les ans, DELA vigne, Paria, m, 4. || Jours de barbe, les jours où l'on se fait la barbe. || En termes de barbier, faire tous les matins dix ou douze barbes, raser dix ou douze personnes. || X la barbe de, en dépit de. Je m'en vais être homme à la barbe des gens, MOL. Femmes sav. u , 9. Et vouloir à ma baAe en faire votre bien, iD..Ç3are. 2 l.Aprèsla figure que nous avons faite à la barbe des généraux, hamilt. Gramm. 2. La honte qu'il y avait à laisser prendre cette place à sa barbe, m. Gramm. 5. Aller vendre leurs oranges à la barbe de la duchesse et de toute la cour, ID. Gramm. 4 0. Relève la gaîté française X la barbe de l'étranger, béhang. Désaugiers. ||Fig. et populairement. Faire la barbe à quelqu'un, avoir l'avantage sur lui. Il Rire dans sa barbe, rire avec une satisfaction maligne qu'on dissimule. Un homme comme Gail doit rire dans sa barbe quand il touche cinq à six traitements, p. l. cour, i, 4 33. || Faire barbe de paille, tromper. Et l'hypocrite fit barbe de paille à Dieu, RÉGNIER, Sat. VI. L'ancien proverbe est : faire à Dieu barbe de feurre, lui donner une gerbe de feurre (paille) , au lieu d'une gerbe de blé ; le tromper, être hypocrite. || 2° Familièrement, la personne même qui porte la barbe. AUez, grande barbe [le cardinal Bessarion], pédant hérissé de grec, von» perdez le respect quim'estdù, fén. xix, 360. || Une jeune barbe, un jeune homme sans expérience. Il Une barbe grise, une vieille barbe, un vieillard. Il 3° Longs poils que certains animaux ont à la mâchoire, au museau, au bec. La barbe d'une chèvre, d'un singe, d'un chat. Barbe de coq. Barbe de poisson. Il Barbe de baleine, crins qui garnissent l'extrémité des fanons. L'Esquimaux va prendre des peaux de loup marin ; il les étend avec des barbes de baleine; il en forme un long canot, cuatealh. Natch. vin, 340. || 4» S. f. plùr. Bandes de toile ou de dentelle qui pendent à certaines coiffures de femme. Quand nos dames reprennent vite Les barbes et le caraco.... bérang. Requête. \\ 5° Terme d'arts. Petites inégalités qui restent à certains ouvrages de métal. Ôter les barbes des flans des monnaies. || Irrégularités des bords d'une feuille de papier. Il 6" Barbes d'une plume, les filets qui garnissent latéralement le tuyau. || 7° Végétations de moisissure. Ces confitures ont de la barbe. Le pâtissier aura beaucoup d'honneur, si ses perdrix sont arrivées sans barbe, par le temps pourri que nous essuyons depuis un mois, volt. Lettr. d'Argetue, 29 janv. 1769. Il 8" Terme de botanique. Barbe d'épi, longues arêtes des graminées, et aigrettes des composées. Il Barbe-de-capucin , chicorée sauvage. Barbe-debouc, sabifis sauvage. Barbe-de-chèvre, un des noms vulgaires de la spirée barbe-de-chèvre, appelée aussi barbe-de-bouc; c'est encore un desnomsvulgaires de la clavaire coralloïde (champignons). Petite barbe-dechène, un des noms vulgaires de la spirée ulmaire. Barbe-de-Jupiter , nom vulgaire de l'anthyllide barbe-de-Jupiter, de la joubarbe des toits, et quelquefois du fustet, à cause de ses panicules en houppes soyeuses. Barbe-do-renard, nom vulgaire par lequel on désigne plusieurs espèces du genre astragale. |) 9" Terme d'astronomie. Sorte de chevelure placée quelquefois à la partie antérieure d'une comète, comme la queue l'est en arrière. || 10* Es

BAR

Umnw dluiiUOTte, Ufw eo barbe, c^Mt tinr la eanon par dawiw U Oâuiaur du parapet, mm 1« poin* lar par Iw «nUraium. || 11* Kn partanl du cheval, non donnA au point do rtuiiinn de* deui brancbei du maiillaire inférieur, qui daiui ce polnl ne lont reeouterte* que [ur la peau. |j Eo iermet de véténoaira, repli*, dit* auMi barbillon», qui w trouvent •oua la langue deechefauxetdef b<Buhi.||lt* Terme de marine. Appeler en barbe, travailler eniemble, en pArlmit ili>i ctLIo. Il Rtre en barbe, Atre œouilli à I nrant d'un autre navire.

Il IJ i«. Bois qui excède l'arra-

leaiciil i. '•! Invente. || Terme de lemirt,-

rie. ( hK' .lies placévisur le cAté du ptne

d'ii> aaiit prise k U clef. Il Proverbe.

Ba iiu bien savonnée est à demi

rajcc.

— BOT. zi* a. Kt parla barbe qui au pis me ventdet, Ch. d* Roi. IV. Detiiir leur broines [culraaaas] leur barbes [ils] ont jct6cs. ih. ccxl. || xii* s. Barbe florlo [blanche], Honc. p. *'>. U dus Bueves aan* barbe, qui li bien sut plai(licr,.S'ax.xvi.||xui's. Je croi bien que detraile [arractiio] en ert [sera] sa barba grise, B«rf<, c. || xv« ». Yvcr fait champs et arbraa vieulx, Leurs barbes de neiges blanchir, Kt est ai froid, ort et pluvioui Qu'emprè» le feu convient croupir, cii. d'obl. Hat. m. Kl cle «on pnipre pooir, sans emprunt, soi venir mettre en liarlic [tenir tête] à ung ruyde Franco, o. ch&stki.. Chron drt D. de Bourg, m, chap. i:>. Il luv disi qu'il ne parleroit point à luy se il n'avoit sa barbe fuite, et que ce n'estoit point la gise [guise] des Anglois, ru- MK, 4 4311. Ny en un nn pas une fois ne vient i justice une seule plainte d'une bulTe donnf'e ou d'une barlietirte, au lieu qu'ils se souioient entretuer [lar la ville, tous les jours, comme chiens, fi«ucir/. iv, ch. a. Il XVI* 8. Que je réfute publiquement le sot babil de ces galants, et leur résiste en barbe (comme on dit), découvrant leurs mensonges, calvin, se. Les malfaiteurs jadis avoyent de coustume de se vestir do noir, nourrir leurs barbes, et user d'autres signes de ducil pour llcschir leurs juges à miséricorde, tD. Inttit. »»7. Appeler quelqu'uog yvrongne, à sa barbe, mont, iu, 7». De gros valeu avant m plad de barbe, qui en un jour mangent demi mouton, LANOiiK, 331. Il leur semble, quand ils voyant las ennemis en barbe, qu'ils doyveni manger (comme on dit) les charrettes ferries, m. sia. H fut conseillé de se confuderer avec sultan Soliman, à fin de leur mettre en barbe un redoutable ennemi quand ils le mulesteroycnt, ID. 374. Tousjours scroit-ce avoir gaigné la réputation, et acquis l'audace d'aller attaquer k leur barbe une de leurs places, ID. 433 Une faussa barbe , d'aub. Fan. m, a. Quand je vis que ces hérétiques nous faisoiriit barbe do foire [barbe de paille] , et ne se vouloient ■pu laisser prendre sans mitaines.... Sat. Mén. p. 37. L'assemblée des mouscbes [voulant essaimer] , qui se fait devante! autour de la porte et tout contre la rusche (une les bonnes gens de Languedoc appellent faire barbe), o. oa Bcnnsa, 4*1. Barba-de-chevre, pour la ressembl.mce que les fleurs de ceste herbe ont à la barbe de cest animal , la plante est ainsi appelles, lt>. efs. Bolaustes, barbe-delmuc, roias da provins, m. «33. Je provcray en liarbe de je na sçay quels rappetaaaeitra.... «ab. PoM. v, ProJ.

— ETYM.Wallon Mfr#;b.--t ■- '^' - , • -iTcnç.espagn.ot ital.(Mirbo;dulat /l'Ancien

haut allemand iiarl,le lilli .. ., .t second b

faitdirncultépour aasimilor6ar6jct()arf ;maisil e«t pour^, et Vf pour (h, comme dan* rubtr et i-^utpà;, itieretoMap.

1. BARBB (bar-b'), «. m. Cheval da sang oriental da* contitaa africaine*, du Maroc nirtout, souvent oonfondu avao l'arabe. U y poussa son cheval qui aéra si Ton veut uu barbe, scAaa. Jiom.eoa». i* p. eb. 44. ||i4iO'. l'n cheval barbe.

— HIST. XVI* a. Qualqua barba ou cheval vistn, d'aub. Fan. VI, «.

— tTYM. Bas-IaL borôa, harbanus; par abréviation, da Barharit, pay* de l'Afrique et patrie de ce cheval; liai, barhrn.

t 3. BARBB (ba^b'), $. m. Nom que les Vauduis doiwaiant k leurs docteurs. Il est bien certain qu'il n'y avait ni Vauduis ni barbes en l'an H lo , pui Valdo n'aat venu qu'on tteo, aoss. tarial. 4< elare, cardeur d* l.i 'ut le premier p-'.:-

das yoUalauto t M i sans doute : l..<

ebaa la* Vaodoi*, m , «litoliquo, riL\. i;, c.

— HTB. tut. M pays de Coira, 6ar6a, onci*; liaa^aL t«rb<u, barba et ter^oaiu, oncle; à propranMl partar, U barbu, rhoana tg«. La* hmhrt

daa Taudol* ont été aln*i *pti«l/s par re«]>eci et affection.

t BARBE, te. (bar bè, bée), adj. Dan* le blason, barbé •* dH de quobiue* animaux k barbe, Vla barbe est d'un autre AmaiL II Teraa d« botai Oai eii' ifl barbe.

— I i(iM, da barba, barbe.

«. Ua;.i...a; vbar-M), «. m. Poisson de rivière (ryprmui l>arbui , L.) dont ta chair est estimée, mais dont les œufs causent parfois, et surtout au i>rintemps, daa vomissements et des su|M'i Manger des barbeaux. || itarbeau de mei

— HlST. Xlll's. Oua l'on ne prengnc liailw:; 'l..\,\ les deux ne vaillent sept deniers, Ordimn. dt l'Inl. U Bel, Bibt. de* Charift, 3* série, t. tv, p. »*. L<■^ anguilles et le* barbiaus Et autre* poisaons bon* et biaui, Ben. 4147. Quiconque* est peaebeur deaeauea le roy, il puet prendre manière de poiaion*, fora quatre; c'est k savoir broché*, barbeau*, anguiletes, carpes.... iiv. dei met. M3. || xvi* *. Ce poisson a cinq moustaches longues de demy pied ou environ, semblableskcellead'un groabarbe.Hu, rA»É, Mouttr. App. I.

— CTYM. Barhelltu, diminutif de barbu*, bai^ lieau, ainsi dit k cause des barties qu'il porte. Dans l'ancien français, li barbeU ou barbaux est le nominatif singulier: le larbel, le régime aingulier; li harbel, le nominatif pluriel, It» barbeU ou barbauf,

10 rigime pluriel.

a. BARBEAU (bar-W). : m. || 1* Plante k fleurs bleues qui croît dans les h\is; dite aussi bluel.

11 t' Adj. invarialile. Uleu barl>uau, esp^ce de bleu clair. Une étolTe liarbeau, des étofl'es barbeau, de la nuance de ce bleu.

— FrrVM. Ainsi dit k cause de se* barbes. BARBtLË, ËE (bar-be-16, lée), adj. Garni de

denU ou de pointes. Une flèche barbelée est une n(che dont la pointe est garnie de dents.

— Ilisr. XIII* s. Mais la sajete barbelée Qui biautés estoit appelée Vu si dedens mon cuer ndiie.... ta Rote, I72S. Il XV* s. Sans avoir alênes ou crocs, broches, poinçons, fers barbelés, aiguilles, pointe* envenimées, ni rasoirs, monstkel. Iiv. i, cli. s. Il XVI* s. Puis en laschant k arracher k force les poincles barbelée* qui avoient pénétré au dedans de leii) ' ii'M avant, iU venaient k deschirer

leurs i laiage, amyot, Craa. *^ Lbs

autres .ii|.ui:<, ies autres barbelées en forme d'espy,

PABS, IX, 48.

— CTYM. An:, franc, barbet, barbillon (voy. bar-

BEAt; I).

t BARBELKT (bar-be-16), ». m. Terme de pêche. Outil pour faire des hameçon*.

— ETYM. Barbe.

fBARBELLE (bar-bè-l'), «. f. Terme de botanique. Petite l>arl>e ou aigrette.

— ETYM. Diminutif de l>arbe.

BARBERIE (bar-bc-rie), *. f. || 1* Art de raser et décoiffer. ||2* Dan« quelques com'munautés d'hommes, lieu où l'on faisait la barbe. || Vieux.

— ÉTVM. Ilarbe.

t BARHKKON (bar-be-ron), t. m. Salsifis.

— f.TVM. Itarhe.

BARBET, KTTE (bar-bé, bi-f), f. m. et f. Il 1* Chien k long poil et frisé. || tdj. Circé.... changeait en chien* barbet* les compagnon* d'Ulysse, VOIT. Ép. 91. Les chiens barbet* ont beau avoir la réputation d'être les meilleurs amis du monde, ils ne nous valent pas, volt. Leur. Sehombrrg, 3i aciût I7s(. Il FamiliiremenL Être crotté comme un barbet, être excasairamaot crotté. || »°ig. Un chercheur de barbet*, un omtoc, qui s'introduit dans les maison*, *ou* prétexte de chercher un chien égaré. Abl ce *ont de* chercheur* de barbets: ce s-nt des filous qui veulent dérolwr me* meuble*, rrancion.Iiv.x. || 1* Mouchard. || S* Rouget, poisson.

— HIST. XVI* s. la fiilclité du chien, la puanteur du bo.c, la docilité du barliet, pahA, Anim. i.

— 6TTM. Bu(T •■ • '•■ '■-'■<•• " 'lA ainsi

nommé parce q>. ■ il est

(ili.s Drnloble que - .-. - ^ . - a cause

iraiion de tes pwU avec la borb*. L'ila-

r'il'llO.

I BARBETS (l>ar-bé), «.m. plu- ■■.t l'on

Hnnne aux habitant* da* valléM ri' '«nna-

.'i la contrebande. Le n '<•

:ilUdo] se trouva k de ; '•

'i:t qno contre le* Bariwts lie> vam.- ;«, ri-mu. 1 •■

LUM. San» douta borh* BARBKmtbar-bè-t*), < t <^degaimpr

dont lea raligiaiua* aa ooiivr j|l*Tenik

de fortification. tMfée» de pteie^oma o« da patiu

;iiai l d*

tirée* t

ine

BAR

élévation da torre, qui *e fsit nriii le* angla* d'un bastioa p qui tire par-deesu^ le p«r • •i", c'est le V pour se < Kirbetla, * fer nuit noa ork:

ï«î. Il »• POpl:

terre sur un ni

— HIST. XIV , i . u», q<;e il face uug p.!U de barbette soubs le bec, de u plumi!, Modut, ^ Mxvii, terto.

— CTYM 'debar6«;daii*lepreiB>ar*an*, parre qu'' |>e eal une sorte de bariia ; dan*

m fait la barba, raoa

i «rce <(ue la barba da

ci/iiii'jui l'^t aiiiM cuuciie luucuepourainst direwiol.

BABBRYn (bar-bb-ié), «. n. Terme da martoa.

1^ vent barbaya, lonqu'U na bit que raaer la voila,

san* la remplir.

— ETYM. Barb*.

f BARBICHE (bar-bi-ch'), «. f. || 1* Petite barba que l'on laisse pouieer au menton ou aux joue*. Il S* Terme da Dotaniqua. Un da* naas vulgairea de la nigelle de Damât, dite aussi araigote, bartede-capucin et cbaveux-de-Vénus.

— ETYM. Borb*. Ce mot familier, mal* oncora usité, est dans le Dictionnaire de l'AcadéBlie, 1" éilitinn; il est inconcevable que l'Académie l'ait supprimé dan» h ilcrniire édition.

BAnillCIIK UAIIBI<:iUrr(liar-bich&),

BARBICliUN . ( m. || 1* l'elit chien

barbet, il !• Kl. >Temenl pour dési-

gner un fvi' Lins une dévotion

igii' '.ait pa^ net du soupçon de jan-

séi. rt rare (>armi ces barbichets,

sT-si». ail , i.'i. i^ duc Grammont employa de ce* cagots de barbichet* de* mission* qui ont la cura da Versailles, m. n*, sii.

— ETYM. Riirbfl.

BARBIER (bar-bié: l'r ne se lie Jamai*; au pli^ riel, 1'* se lie : des 1 >it*, dite* : des bar-

bié-z adroits), s. m. ' .•; métier est de (aire

la barbe. || Il y avait autre;..!* Ue* chirurgien* barbien (voy. l'Hi'sT.). Il Proverbe. Un barbier t«M Pautre, le* gen* da même état *a raodaot de mutuel* services.

— HIST. nii* 8. La maisun par* Amie lo barbeor, BiW. drt chartes, s» série, t. v, p. »». Uoque* vilains cui barbier* sache Les t'^rr m' fu «i angoiasens, lai de l'ombre. Si se fon: ^ les un* as autres, ou k un barbier auiji. ' ulendant qu'il sont clerc, beaum. xi, 4*. Il vruoii tant de cbar morte es gencives k nottre gent, que il conveooit que barbier* ostasscnt la char morte, pource qu* il peussent U viande matcher et avaler aval, Mwv. 337. || xiv* s. Une espéc Tranchant com raaoer qua porte iiarbieur, (iueti:. teiia.

— ETYM. »'■-'- . -.^v""- > --'"Vt; espagn. bonbero; portug. Dans l'ancien français, kcô'- : (-a ri>«rr au nominatif, barbeor au régime, d'où barbirar don* le IIV* sitcle.

t BARBIKf'.RE (barbi fé-r"), a^j. Terme dliialaira natiirole I l'i' y^ifte une barbe.

— ET' liarbe, et /ierre, porter.

BAKlu ^r-bi-fl-4, ée), part, pmui. Bar-

bifié et on i":n \iv.

B.\BBinER (bar-bi-fl-é). Je barbiflais, barbifiions; que je barbifle, que noiu barfaifiion*, r. a. Il !• Raaer. bire U barbe. || f Se baibifler, «. rifl. Se faire la barbe.

— BTTM. Jlarba, barbe, et fieart, (utfixa qui a le «en* de faire. On iliMil harber au xr* eitcla : il te fil barber, Loui» ' 'uv.

t RARBIIXB (bar ouilMe*), (. f. Fila-

O). ' de* monnaiev

tninuiif de barb*.

liihiMi.^>.>i (bar-bi-Uon, U nottilièe*. bar-W-jon), «. m. |1 !• r câtéai'

poiaMm* acaïueux ont de* birtnlloos, BtaM. m ar-r. {fera». Iiv. v, Karm. amim. || Par analogie. Chex laa coq* un 041 dans hatmiow» gamiaaent le* e6td* ei la partie inférieure du bee. ■ovro». Coq. ||t> Petite lanmatte de l'hameçon «d aart à anpêMr h poi»- •on de a* dderocbar. | Le* barUUona d>Më Mehe, pediea dénia qui ■arauaent MM Mdka et ^ la randant phiadUBcae à ratinr da h piller ^» RipU* de la membrane mnqueomde le bAueba titnf» «mu la langue du cbcval, et ool servr fie* du canal d» la mande in- <

1 de faucons t*la Maladie de U lauffue 4** otMaua

kni>ia.t^>.« luvr-ui-uiHl, M «HMlutOBS.

iM-jon), «. m. Il 1* Filamao» qai aMt

1 de la gueule de certain* poiaaoM. ftea ,

(m* écaiUeux ont de* twrbsllaos, bbm. m ar

BAR

de proie. || 5° Petit barbeau, poisson ainsi nommé des petites barbes qu'il porte.

— HIST. XIV* s. L'en [l'onj oste aux navets la teste, la queue et autres barbillons ou racines, Uénagier, a, 6. Entre les barbillons [de la flèche] et la douille du fer, ro. ii, 5. || xvi* s. En le tirant [le fer barbelé] , les barbillons pourroient rompre tant les nerfs que les veines, artères et autres parties, par6, ix, SI. Ce poisson a de petits barbillons sous la gorge, et les ailes comme d'une chauve-souris, id. lUonstr. App. t.

— ÊTYM. Diminutif de harbille,

t BARBILLONNER (bar-bi-llo-né, Il mouillées), ti. a. Terme de pêche. Relever le barbillon d'un hameçon.

— ÉTYM. Barbillon.

t B.VRBION (bar-bion), *. m. Un des noms du barbeau, poisson.

— ÈTYM. Mauvaise prononciation de barbillon. tBARBIROSTBE (bar-bi-ro-str'), adj. Terme de

zoologie. Oui a des poils sur le bec.

— ETYM. Barba, barbe, et rostrum, bec.

f BARBITON(bar-bi-ton),s. m. Sorte d'instrument de musique à plusieurs cordes, chez les anciens.

— ÊTYM. Provenç. barbot ; de barbitum, grec pâoêiTOv.

t BAR15LAU(bar-bl6), s. m. Un des noms du barbeau, poisson.

— ÉTYM. Barbe. Sans doute mauvaise orthographe pour barbelau ou barbeleau.

BARBOîf (bar-bon), s. m. \\ 1» Vieillard , avec une idée de dénigrement. Lui déjà vieux barbon, elle jeune et jolie, la font. Petit chien. Sa Majesté persuadée par plusieurs barbons que.... SÉV. to. Moquezvous des sermons d'un vieux barbon de père, mol. l'Élour. I, 2. Enfant au premier acte et barbon au dernier, boil. Art p. ni. La colombe d'Anacréon, Dans la coupe de ce barbon. Buvait d'un vin père de la chanson, bérano. Trvubad- 1| Faire le barbon, être trop grave, trop sérieux pour son âge. || 2' En botanique, nom vulgaire de l'andropogon digité. Barbon écailleux, un des noms de l'andropogon muriqué, dont la racine est appelée vétyver.

— ÉTYM. Espagn. barbon; ital. barbone, qui a la barbe longue; de barba (voy. barbe).

fBARBOTAGE (bar-bo-ta-j') , s. m. || 1» Gâchis. Faire du barbotage. || 2" Terme d'économie rurale. Boisson composée d'eau dans laquelle on a délayé un peu de farine ou de son, et qui se donne aux bestiaux.

— ÉTYM. Barboter.

t. BARROTE (bar-bo-f), t. f. Poisson de rivière qui n'a que deux nageoires sur le dos.

— ÉTYM. Voy. barboter. 11 y avait, dans l'ancien français, barbelote, qui semble signifier quelque reptile.

•f 2. BARBOTE (bar-bo-f), s. f. Un des noms de la vesce.

BARBOTÉ, ÉE (bar-bo-té, tée), part, passé. Des paroles barbelées d'une façon inintelligible.

tBARBOTEAU (bar-bo-tô), s. m. Un des noms vulgaires de la loche franche, poisson.

— ÉTYM. Barboter.

tBARBOTEMENT(bar-bo-te-man), s. m. Action

de barboter.

— ÊTYM. Barboter.

BARBOTER (bar-bo-té). || T. n. 1» Fouiller bruyamraentavecle bec dans l'eau ou dans la bourbe. Les canards aiment à barboter. {| Par extension, marcher dans une boue épaisse. {| Fig. Avant qu'un Allemand trouvât l'imprimerie. Dans quel cloaque affreux bnrbotait ma patrie I volt. Épit. c, 1)7. Les descendants des Camille, des Brutus, barbotaient dans la fange, m. Phil. ii, 409, || En termes» de marine,un bâtiment barbote, quand, étant au plus près du vent, il fait peu de chemin. || 2° V. a. Marmotter, prononcer d'une façon mal articulée. Grondant entre mes dents, je barbote une excuse, Régnier, Sat. X. 11 [l'abbé de Pompadour] avait un laquais à qui il donnait tant par jour pour dire son firéviaire en sa place et qui le barbotait dans un coin des antichambres oii son maître allait, st-sim. 284, 407.

— HIST. jui* s. Mais par ce ke nos par parfete parole ne l'poons expresseir, si lo sonons, cornent ke BOit, soluno la manière de no?tre humaniteit, barbotant et encumbreit d'enfantine flolbeteit, Job, 487. Il XV' s. Petite bouche à barbeter Ba, ba, ba font ces godinettes. Quant elles veulent caoqueter, co- QtiLL. Monohtde la b'^tte de foin. Par le corps, il barbelote Ses mots, tant qu'on n'y entend rien. Comédie de Patelin. || xvt* s. Plusieurs barbottent leurs prières par acquit, ou leslisentdeleursUvrescomme •'ils faisoyentcorvéeàDieu, calv. Inst. «78 Mar-

BAR

motant et barbotant certaines paroles sur les playes, PARÉ, t. m, p. 716.

— ÉTYM. Norm. varvoter; varvot, boue claire, varibot, bourbier; espagn. barbolar, marmotter. Génin le tire du préfixe bar péjoratif, et boue; mais fcouene peut donner un dérivé en i-;j. Y aurait-il lieu, prenant en considération que le sens primitif est celui do prononcer d'une façon peu claire (voy. l'historique), à le tirer de barbot, qui est, en provençal, le nom d'un instrument et qui vient de barbitus, sorte de lyre; jouer du barbot aurait pris un sens péjoratif, puis signifié le bruit du barbotement dam l'eau, et finalement l'action d'y barboter.

BARBOTECR (bar-bo-teur) , s. m. Le canard domestique.

— ÉTYM. Barboter.

BARBOTEUSE (bar-bo-teû-z') , *. f. Femme de mauvaise vie. Terme bas.

— ÉTYM. Barboter.

t B.UIBOTIËRE (bar-bo-tiè-r'), s. f. Mare à canards. Il Baquet pour les chevaux.

— ÉTYM. Barboter.

tBARBOTIN (bar-!x)-tin), s. m. Terme de marine. Couronne en fer servant à facibter le virage des câbles-chaînes.

— ÉTYM. Le capitaine Barbotin, inventeur. BARBOTINE (bar-bo-ti-n*) , s. f. || 1° Nom donné ,

dans le commerce de la droguerie, aux fleurs non épanouies de plusieurs espèces d'armoises. || 2° Bouillie pour coller les garnitures des poteries de terre.

— ÉTYM. Barboter.

BARBOUILLAGE (bai^bou-l!a-j'. Il mouiP'^es, et non bar-bou-ya-j'), s. m. \\ 1° Enduit de couleur fait grossièrement à la brosse, jj 2° Mauvaise peinture. Vous me demandez le portrait d'un homme qui vous aime autant qu'il vous estime ; je n'ai plus qu'une mauvaise copie.... je vous enverrai ce barbouillage, volt. Lettre Damilaville, 5 avril <7«5. Il 3° Ecriture illisible. Il est impossible de déchiffrer ce barbouillage. || 4° Discours confus et mal ordonné. Dans tous nos barbouillages, nous ne cesserons d'épier la nature , 3. i. rouss. Ém. a.

— ÉTYM. Barbouiller.

BARBOUILLÉ, ÉE (bar-bou-llé, liée, II mouillées, et non pas bar-bou-yé), r>art. passé. Tout barbouillé de boue. Les enfants qui s'efl'rayent du visage qu'ils ont barbouillé, pasc. dans cousin. Thespis fut le premier qui, barbouillé de lie.... boil. Art p. m. Il Se moquer de la 'oarbouillée, se dit d'une personne qui débite des choses absurdes et ridicules, et aussi d'une personne qui, ayant bien fait ses affaires, se moque de tout ce qui peut arriver.

BARBOUILLER (bar-bou-llé. Il mouillées, et non pas bar-bou-yé), «.o. || 1° Salir, souiller. Barbouiller d'encre une page. Il se barbouilla le front avec des mûres. Tous les vers dont il aura barbouillé le papier. || 2' Étendre grossièrement une couleur avec une brosse. Barbouiller de noir le devant d'une boutique. || Absolument, peindre grossièrement. 11 barbouillera longtemps sans nen faire de reconnaissable, J. j. rouss. Ém. u. En étudiant ils s'habituent à barbouiller, id. t6. l. Je ne veux plus peindre; mais je veux encore moins barbouiller, BALZ. Avis écrit. || Fig. Barbouiller le cerveau, troubler la tête. [Gens qui] ....do Uèvres cornus le cerveau nous barbouillent, RÉGNIER, Sat. IX. Où diable a-t-il donc pris po vilain mal [l'hypochondrie]?— On dit- Que tous les voyageurs se barbouillent l'esprit, HAUTEROCHE, Noblcs de pfov. II, 3. Il S" Faire beaucoup d'écritures inutiles. Je ne barbouille que de misérables narrations, sÉv. 447. Je me reproche fort d'avoir barbouillé deux tomes pour un seul homme, quand cet hommen'est pas vous, volt. Lett. Prusse, 21. Il Absolument. Cet auteur ne fait que barbouiller. Il Écrire mal. Je ne puis lire son écriture, il barbouille. || 4° Compromettre. Le roi le voulut voir; le père deChavigny en fut surpris, car le jansénisme l'avait fort barbouillé avec lui, st-sim. 53, <34. Je la connais; elle se croit ofl'ensée, et elle est femme à vous barbouiller terriblement dans le monde, dancourt, le Chevalier à la mode, m, 2. Il 6° Parler, exprimer d'une manière confuse. 11 nous barbouilla je ne sais quelle excuse. || 6° K. n. Prononcer d'une manière vicieuse ou peu distincte. Il ne peut pas dire quatre mots sans barbouiller. Il T Se barbouiller, e. réfl. Sebaibouillerde confiture, de crème. || Fig. Se barbouiller de grec et de latin, en surcharger confusément sa mémoire. Pour îvvoir employé neuf à dix mille veilles K se bien l)arbouillêr de gTec et de latin, mol. F. sav. iv, 3. Il Fig. Cet homme s'est bien barbouillé, il a gravement compromis sa considération. Dans le monde, à vrai dire, Usa barbouille fort, mol. Jfi». u, S.

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