RAR
— HIST. XVI* S. Cet argument seroit desja asseï amplement déduit, n'estoit que les papistes nom barbouillent meltans en avant le concile de Nicene, CALV. Instit. 63. Mais comme en l'eau elle [la grenouille] barbouille. Si fais-tu en l'art poétique, ma- ROT, m, 62. Si furent seize conjurez en tout, qui une nuict se barbouillèrent le visage de »uye,AMY0T, Ctmon, 3. Comme qui diroit les barbouillez de suye, ID. ib. 3.
— ÊTYM. Espagn. barbullar;\ia.l.barbugliare.li» bar péjoratif (voy. bar....), et l'ancien mot bouille, bourbier. Icclles femmes prinr'rent le cors du dit Vale et le portèrent en ung bouUon ou bourbier qui est en un boys près la dite maison, du canoe, bulio. Bouille est le latin bulla, bulle de l'eau boudlante, et de là, l'eau d'un bourbier. Le portugais bolha prouve que les deux II du latin ont pu se mouiller.
BARBOUILLEUR (bar-bou-lleur, U mouillées, et non bar-bou-yeur) , s. m. || 1° Artisan qui peint avec la brosse les murailles, les plafon'ls, les portes, etc. Le barbouilleur des murs d'un cabaret c.ltiquait les tableaux des grands peintres, volt. Babyl. lo. Il Fig. et familièrement, mauvais peintre. Je serais un Apelles que je ne me trouverais qu'un barbouilleur, I. J. ROUSS. Ém. II. Il 2° Mauvais écrivain, etc. Un bavard en robe.... de papier» timbrés barbouilleur mercenaire, volt. Ép. 60. Unvieuxbarboudleurde papier, id. Lettr. Cideville, 40 mai 1764. Mourir sans vider mon carquois! Sans percer, sans fouler, sans pétrir dans leur fange Ces bourreaux barbouilleurs de lois, a. chénier, 270. || 3° Fig. et familièrement, bavard dont les paroles sont confuses, inintelligibles. C'est un barbouilleur insupportable.
— ÊTYM. Barbouiller.
t BARBOUILLON (bar-bou-llon , H mouillées) , s. m. Qui barbouille. Il était vraiment musicien, et je n'étais qu'un barbouiUon, j. j. rouss. Conf. v.
— ÊTYM. Borboutller.
t BARBOUQUET (bar-bou-kè) , t. m. Terme de vétérinaire. Voy. bouquet.
" ÉTYM. '"Oy. BARBUQUET.
t BARBOUQUINE (bar-bou-ki-n") , ». {. Variété de salsifis.
tBARBOUTE (bar-bou-t') , s. f. Cassonade trop chargée de sirop. |{ Gros grain de sucre à refondre.
BARBU, UE (bar-bu, bue), adj. || 1° Qui a de la barbe. Homme barbu. Femme barbue. || Comète barbue, comète précédée d'une sorte de barbe lumineuse. || 2* Terme de botanique. Hérisfé de barbes, de poils, de filets. Blé barbu. || 3° S. m. Terme d'histoire naturelle. Genre d'oiseaux grimpeurs qui habitent la zone torride et qui vivent sn sciété.
— HIET. XI* s. Il est derrière od celle gent barbée, Ch. de Bol. ccxL. || xm* s. As-tu tes péchiez regehiz [avoué]?— Oïl, fet-il; à un viez .ievre Et à une barbue chievre, Ben. 6818. Bien en i avoit mil que jeunes que barbés, Ch. d^Anl. v, 47. || xvi* s. Ne voistu pas qu'un œuf engendre un coq Creslé, gnsé et barbu, qui le choq D'un autre coq ne craint à la bataille? RONS. 063.
—ÉTYM. Barbe; provenç. barbai et barbul, co-nme dans le vieux français barb^ et barbu ; espagn. barbudo; ital. barbulo.
BARBUE (bor-bue), ». f. Poisson de mer plat qui a de la ressemblance avec le turbot {pleuronectis rhomhus, L.).
— HIST. ïiu* s. Barbues grasses, plais lées, Fabli.
édit. BARB. t. iv, 94.
— ÊTYM. Barbu. On dit aussi barbu, a. m.
t BARIiULE (bar-bu-l'), s. /'.Terme d'histoire naturelle. Filament porté par les côtés des barbe» d'une plume.
— ÊTYM. Diminutif de barbe.
t HARGUQUET (bar-bu-kè), «. m. Êcorchure ou petit bouton au bord des lèvres.
— HIST. XIV* s. Icellui Louvigny haussa le menton au dit Regnaud, et lui fist le barbouchet, en lui disant qu'ilz estoient mauvais garçons, du canoe, barbu. Icellui Pierre feri le dit Robert un petit cop de la main soiiz le menton, le quel cop est appelle au pais parbouquf*., id. ib. || xv* s. Lui donna un parbouquet, id. ib. D'un barbuquet est deu cinq solz trois deniers, in.ib. Comme icefla femme eust donné par manière d"«»batiemeDt sur le visaige du dit Rotro une bufle, uitte selon le lacgaige du pais un parbouquet, id. ib.
— ÊTYM. Bar, alléié en par, particule péjorative (voy. BAR.... préfixe), et bouthet ou buuquet, diminutif de bouche.
t BA R BUR E (bar-bu-r") , s. m. Ensemble des inégalités d'une pièce fondue qui sort du moule,
— ÊTYM. Barbe.
UAH
■AUCUI^jr (k«r-k»-lon), «. m. TJtfB du pwmtor
minixrii dfl Si«m. Ilflt conu«it%âJJCe à Si*m •TMUD prrmior cijfnniii du barcaJoii, volt. Uial. i*.
tAHCAHUtlM (lar-U-ro-r). ». /. Il 1* Sort* d« chanson |>articuli*re lux gon» du peuple et iurtout aux good«li«r» de Vernie. U pliipert do» arietlea de T4>IIi iont dee «in du Ponl-neuf et Je» barcarolle» de VenlM, voir. Uttr. Chabanon, *» déc. «'«7. Il t* Petite pl6ce de muiique Uiw tur une chanta relative aux promenade» »ur l'eau, et où l'on iiuiie la coupe et le rbytbme de» barcaroUead* Venue. U bercarollfl d'Auber, dan» la UueUt.
— REM. V. Hugo l'est lenri k tort de barcaroU* pour petite barque ; c'ett ftorouero/Je qu'il fallait dire : Adieu la barcaroUe, Dont l'bumble banderole Autour de» vaiiicaux vole, Orient. ».
— IIIST. xvi«». Il» entrent en une gondole.... Uee Ikit mettre k bord par le barquerole [batelier] au quel il «voit donna le mot du guet, dm pOub», Coiil«t, io«.
— rrvM Iwl bnreairuolo, marinier, de barta fvoy. B* ■ irearolle e»t le cbant du bareairuoln, . .
•f DAKt.A.v^i. ».,.ii-ka-»'),». f. Terme de manne. Orando cbaloupe.
— Ctym. Italien barcaceia, qui dérive do barca, barque.
BARCKLONrrETTB (bai^^e-lo-nè-f) , «. /. PeUl Ut luspeiidu et mobile, dan» lequel oo peut bercer un enfant.
— RTYH. Ce mot, qui n'est ni dan» le» anciennes éditions du Dictionnaire de l'Académie, ni dans Vuretière, ni dans Richelet, vient peut-élte do Barcelone, en raison de quelque importation aujourd'hui oubliée, ou peut-être est-il pour berulunntUe (prononciation de plusieurs personnes) et ratiactiô on ne sait comment à bercer.
BARD (lar), ». m. Sorte de grande civière k plu- (ieurs bras, jj Bard k pots, civière sur laquelle on porte les creusets pour la fonte du verre.
— 8YN.BAHD, BHAHCABD, CIVIÈRE, DAYAHT. Le» brancard» »ont les deux bras d'une voiture, entre lesquels on place un cheval ;et, par extension, un brancard est »oit une sorte de lit de re|K>s k pieds ayant brancard devant et derrière, pour transporter un malade ou un blessé, suit une civière k pieds servant au transport de» meuble», etc. La civière est une machine k deux brancard», au moyen de laquelle de» homme» tran»portenl des pierres et autres objets solides. Le bavart est une sorte de petit tombereau ayant deux brancards comme une ci- ▼Mre, et servant k transporter du mortier et autres objets. Le bard est une sorte de grande civière k six bras, pour porter de» fardeaux qui demandent le concour» de 4, a ou <1 homme», leooaha.nt.
ETYM. On trouve dan» des dictionnaires bar
■ans d; c'est la vraie orthographe, comme le montre l'italien bareila, civière, de l'allemand Bahre, civière.
t BARDACIIE (batMla-cb'), (.m. Terme ofaecène •igniliaiii mignon, gitou.
— HtST. zvi* S. On l'eust habillé comme l'cttoient le» bardacba» [le* mignons de Henri III], u'aib. Con^.i, •■
— BTYM. Espagn. Aardiua,- ital. bariiatcia, pro- Rtitué ; lombard et piémontai», barilaua, jeune gar> çon. On la tire de l'arabe hardaj, eidaf*.
t BAROAGB (bar-da-J'), «. m. Action de tnn»por> tar de* matériaux sur dâ* Mitla.
— tTTM. Bard,
BARDAKK (bar-da-Q'), t. f. Terme de botanique. Plante k fleurs comjiosées, dite auiil glouteron {trctiwn laftjM, L).
— iil.sT. xvt* a. Décoction d'esquine ou d* bardane, raat, xvi, sa. Gleteron ou glouteron, dict •umI bardane, en Languedoc lampourde, vient bellement d* racine et de semeDC* en terre aecbe et maigre, o. sbumbi, et*.
— STYII. Baa-lat. espago. et ital. bardcma.
4. BABDB (bar-d*), *. {. || 1* Ancienne armure Mte de lame» de fer, qu'on plaçait »ur le poitrail d'un cheval. || t* Tranche de lard fort mince dont oo entoure lee chapons, lee bécasae», les perdrix, etc. au'on Ikit rdtir. J'y vois de groe garde», Cuirassai* de barde», Portant hallebarde» De lucre candi, el- •aM. CecofiM. Il a* Longue ealla faite uniquement 4» gfaewi toUe* piquée» et bourrées.
— un. xw a. Leun cbcvaus acmblablemant baidet de barda* d* hr «t d* cuivre, amtoT, Cmmm, ♦».
— «TTH. Bas-Ut. borda, bit; prannç. tardfi, Mi: aapatni. et portuR. albariia, bit et buda d* Uti\ ital. 6ar4o, caparaçon-, de l'arabe tardoM,
BAR
eoaTerture que l'on met sur le do* d'un* béU d* aomme avant d'y pUoer I* b*t, du perun borsahet. Certaine» provtoca* «nploient pour »ell« le mol aMbarie, qui corretpond k l'espagnol et portugaia airbarda. On trouve, dan» l'ancien français, b<ird«aree le sens de arme offensive : Plantant une gra«*e ja* véline de bard* qu'il |iortait en la mam, amtot, Jfarc. s. En ce «en», barde vient de l'allemand 0arl, hache. Du sen» de «elle, caparafon, on a paaaé k celui d'armure défeneive du cheval, et enfin à celui de pièce» de laid avec l«*qu*lle* on couvre un* volaille.
*. BABDB (bar-d*), t. m. Po«te chez le* ancien» Celles. Il Fig. Poète héroïque et lyrique.
— ETYM. Bardxa, barde, mut celtique : bas-bret. bon, bari; kymri, barn gaéL et isiand. bard, poète, chanteur.
4. BARUÊ, ËE (bardé, dée), part, paué de barder 4. Porté sur un bard. Le» pierre» ayant été bardées.
s. BARDE, EË (bar-dé, dée), part, paeié de barder 1. Chevalier bardé do fer. Poularde bardée de lard. Il Kig. et familièrement. Être baidé de cordons, porter des décorations de divers ordre*. || Ka termes de blason, se dit d'un cheval caparaçonné.
BABDBAD (bar-dO), «. m. || 1* Als mince et court dont on »e »ert pour couvrir 1m m»i»on*, || S* Petit train de bois.
— HIST. XVI* s. Il pousse son cheval k grand force sur un bardeau ou bastardeau fait k travers la rivière pour retenir l'eau, d'aub. Uiit. lu, Mo.
— ËTVM. Barde 4 ; le bardeau étant assimilé k une barde qui couvre. Ce qui prouve la justesse'de cette étytnologie, c'est que bard*r a (ignifié couvrir, et même paver : Le» œuvre» et reparacion» de baniement ou pavement.... premièrement de barder et paver de bonne» pierre*, du cancb, bardatui.
1 4. BARDÉE (bar-dée), i. f. Ce que peut porter un bard.
— ETYM. Bardé t.
1 1. BARDÉE (bar-dée) , ». f. Enaembla de* bardes de Utrd dont on garnit une volaille.
— ETYM. Bardé i.
t. BARDELLB (bar-dè-l'), f. f. SeUe faite de grosso toile et de bourre.
— ETYM. Provenç. bordel, bit ; du bas-latin barda, b&t(voy. HARnB4).
t 3. BARDELLB (bar-dé-l'), ». f. Bras du bard du verrier.
— ETYM. Bord.
4. BARDER (baiMié), «. a. Charger sur un bard. Barder des piemis, «n dutfger un petit chariot dan» les chantiers.
— ETYM. Bard.
t. BARDER (bar-dé), v. a. || 1* Cuuvnr un cheval de l'armure appelée barde. || t* Envelopper de bardes de lard. Barder une poularde.
— HIST. XV g. À tous alarmes c'estoit le premier homme armé et de toutes pièces, et son cheval toujours bardé, cuMM. i, 44. Et y avoit quinze cens hommes d'armes bien montez et la pluspart banlez et richement acoustrez, id. iv, ». Barder et paver de bonnes pierres, DO cakob, bardatut. || xvi* s. U on promettoit autre» dix miUe tous armez k blanc et bardez, amtot, Cfosna, *7. Leroi estant couché en une grande chambre roiale, et sonlict, outre les rideaux ordinaires, bardé d'un tour de lict de gros** bure, d'aub. Uùt. in, ast.
— ETYM. Barde 4.
BARDEDR (bar-daur), «. m. Celui qui, dans im chantier, porte le bard; celui qui traîne les pierres sur un {«lit chariot.
— ETYM. Bard.
BARDIS (bar-di), t. m. Terme de marine. Séparation de planche» qu'on fait k fond d* cale, 4laus un navire d* commerce, pour charger de* blé* et autre* grains.
— ETYM. Même radical que b4ird»0M.
BARDIT (bar-dit*) , t. m. Cbant de gwerr* de* an-
eians Germain». La» Pranc» entonnent le Innlil à la lotunga de leurs héros, cBATmau*. Jfart. 4*7.
— CTTM. SarditK» ou baritiw, cri, clameur.
t BARDOIRB (bar<k)i-r'), *. f. Un de» nom» provinciaux du hanneton.
BARDOT (bar-do; 1*1 ne ■• II* pas), «.m. || f Petit mulot produit de l'accouplement du cbeval et de l'ânesse. Tous '.esailieut faits, mon bardot chargé, stY. 4*9. Quint* cbavauz normands, woa poil grU, et troi* bardot* d'AuvergiM, uhaos, Turt. IT, c II PMit mulet qui marcb* oïdinairaoïent «n têt* « port* la mul«ti«r. || S* Ftg. «t tamiMiWMat, homm* sur qui la* auir** ** déabarB*at 4^M• pvtic d* l*ar tâche ; c«iid qui sert de *a)«t babitnel aux
BAR
plaiatttlaria*. Cest i* bardot da la eoapagnia. L'kb* e*t la Jouai, la pla»tron,l* bardot da* rostres qui !• condulieot la bilon k 1* main , ww. Xi«.|| S* Tcri~
da typograiiti:e. Patûer dv r' !mt.
— RE>i ribognpbe bardroM ; mal» aile .'j prouve l'ilaUanbardoMo.
— HIST. Vff «.Il a fallu que j'ay* faict oeala di> gressioo ; il (ault qu'allé p*a** par bardot (bè|a d* somma en surnomlirej »aiu peyer p«*C*, ■aasT. C/iar(r»-C>i4>>a.
— ETYM. Berry, bardaui, knc; ital. bordoUo; da barde dan* 1* »aa* da aalla {nj. BAUa *).
BARÉGB (b*-rè-f ; malgré l'aecHit aigu ^ VAmf demie met sur ce mol), «. m. ËtaO» da lataa léglre et un croisée.
— CTTM. Barigee, village de* Pyréné**, où on fj brique de ce* étoffe*.
t BARBOOm (ba-ré-Ji-B'), f . f. Terme da cbimia. Matière trotirée dan* la* aaiu *«ilAir*ii*a* da Baréges.
t BARËlfB (ba-rè^*), ». akBaoMadaoaBplM tout faits.
—ETYM. Ainsi nommé de Prtnçol» SufrAM.né k Lyon, mortk Paris en 4:ua, qui lulitia un recueil de ce genre, «oui lu titre de Compue (ail*.
t BARPOCL . (. m. Terme da con*
merce. Sorte " -^ s'habillent le* négr**.
— ETYM. t^s^N^iii. barful, pague des négrâ».
1 4. BARGE (bar-j'), s. (. Nom d'un oisean de marais. Le pic n'ab.indonne jamais la tige da* arim*, k l'entour de laquelle il lui est ordonné da ramoar ; la barge doit rester dan* «es marais, l'alouattadaas ses sillons, la fauvette dan* **■ bocage*, aorr. 1< Btc-tn-titea\ut.
— ETYM. Probablement la mèma mol qoa la «wvant, un oiseau aquatique ayant pu étn dit tary* ou barque.
t t. BARGE (bar-j*), t. f. Terme da marina. Kmbarcation plate avec une voile carrée.
— HIST. u* s. Il n'i a barge ne dromond ne cbalant, Ch. de nul. (xxxvi. || xiii* *. Uliqoansda Klaiidres se fist envoier la barge de la naf pour savoir quel gent c'estoient, viujca. ut. Bl lors un pour» chevalier arriva en une barge, al sa femm* et quatre fiU qu* il avotent. JOIHV. IM. || zv* *. Me»sire Henry da Baaumont anlra dans une barge, et se fit nager darer* eux, noiaa. i, i, «>■
— ETYM. Bas-UL ba>rga, bargia; provaoç. bafja; ital. bargia. Diez ne pense pas que oe mot doive l«ra rapproché de barçu*. ati' ■^unbaslatin bariea . et il propos. j grec ftàpi;, canot, des terme* grecs uc wanuo ayant pasaé dans le Ponant
t BARGUETTB (bar-gbë-t'} , ». f. Sort* da baa pour paiser les rivières.
— ETYM. Prolk-iblement diminutif da barge t. BARGClGNA(iE(bar«bi-«na-j*), t. as. Héulalioa
à prendre un |urti. || Familier.
— ET\TI. lUirguigner.
BARGb'lGNKU (bar-ghi-gné), «. n. Hériter, avoir de la peine k se déterminer. X quoi bon tant barguigner et tant tourner autour du potf mou Pourc. I. 7. C'est MmeSboenée qui achète notre ftlomuère; mon homme barguignait un peu; je crtlgnai* «les difficultés, p. I- coua. LetL u, 4*7. ||U aa conjugue avec l'auxiliaire arot'r.
— HIST. xiu* s. Iluec trouvèrent la mareiar, Et lor dame qui remuoil Les)oians al las bargigD<'.t, Aulcuns auuy do la mesnio Ont mainte eiioaa barpignie.... Et quant plus rien ne bargigna, ba marchandise appareilU, Et pritrt non tardai fc trousaer, AonwM du chaleh< r,. Eslagiars de Pari» puent barguiner ei > au marehié da Pari» por leur mangier en la prosenoa des lalamekcni (boulangerai, U». iMwiiU 47. Or aia dit**, lat-il, avcz-vous barguigné nulz cheralieiaT Morr. M7. Quant le so«idanc oy ce, il dit : Par ma loy, larfa* est la Pran*. quant il n'a pas bargigné tur si gnnt •omm* da daniars, m. tas. Quar Ua mastiar t*Lr couvent D'aebateors, et cil •'eagiagnaat, Ouioreadroit ne le batiruitment, Quar tais foi* la voudront avoir Qu'on ne l'aura pas por awir, aima. »*. Il XIV* s. Leaqueli atargotant pour la dit poutxaia harguigniar (marBbaiidar) al avjaar, sa camb, •lAorfrali. Pui*. diianl-aiMHan riant at •■ iaor gaaooo, noHlabargolpaHpAtrUladaaanaoatl.
at une aatra Ma no«* racalwwii, raoïsa. a. m, *•. Kl laBtoat qa'tt la* aparforant, sans banruigner ftapparaat aa aux, MMomoL. ïn. i, eb. *«7.
— WrrM. Otaav. hmtfagntrs b*»-Ut. bareamon (dam laa Ca^mlaim da Cbaifaa la Chaiwe), bmrganniare, marobaader ; preveo^ kaiyaaAar; iiaL
BAR
'bnrrinrinare; angl. (o harqain. On trouve dans le gaél. barngan, un marché; mais, comme le remarque Piez, le c dans un texte aussi reculé qu'un capitulaire de Charles le Chauve prouve que le g est dérivé; en conséquence il propose pour étymologie barca, barque, qui, d'après Isidore, sert à porter les marchandises deçà et delà, de sorte que barcaninre, serait : porter en barque, et en général, porter ses marchandises çà et là {barguigner dans l'ancien français veut dire marchander). Cela demeure jusqu'à présent une hypothèse; mais on voit, par les anciens textes, que le mot gain (ce qu'avait cru Génin) n'entre pas dans la composition du mot. De marchander, barguignera passé, par une dérivation que l'on conçoit , au sens de hésiter , tergiverser. BARGUIGNEUil, ECSE (bar-ghi-gneur, gneû-z'), s. m. et f. Celui, celle qui barguigne. || Familier.
— F.TYM. Barguigner.
t BARGPILLE ( bar-ghi-11' , U mouillées), s. f. Un des noms locaux de la chènevotte.
t B.\RIE (ba-rie), s. f. Terme de grammaire grecque. L'accent grave.
— ËTYM. Bipïïa, grave, féminin de papû; (sousentendu upOTtoSia).
B.\RIGEL (ba-ri-jêl) ou BARISEL (ba-ri-zèl), s. m. Nom du chef des sbires dans plusieurs villes d'Italie. Je ne peux vous mener qu'en Basse-Normandie, dit le barigel, volt. Cand. 22. On n'avait point de peur.... Qu'un barisel vous mit dedans la tour de Nonne [nom d'une prison de Rome], hé- GNIER , Sat. VI.
— HIST. XVI' s. Je ne craignois d'aller sans ma patente; Car j'estois franche et de tribut exempte; Je n'avois peur d'un gouverneur fascheux , D'un barisel ny d'un sbire outrageux, do bellat, vu, 62, verso.
— ÉTYM. Espagn. et portug. harrachel ; ital. hargelJo ; has-lat. barigildus ; mot que sa finale indique être d'origine germanique, mais qu'on ne sait à quoi rattacher dans les idiomes allemands.
t BARIGOULE (ba-ri-ghou-l'), s. f. || 1° Sorte d'agaric bon à manger. || 2° Sorte de préparation de l'artichaut, qu'on a d'abord fait frire dans l'huile d'olive.
BARIL (ba-ri; VI ne se prononce pas : un baril empli d'ea.i, dites : un ba-ri empli; au pluriel Ys se lie : des ba-ri-z emplis; dans le xvn' siècle aussi, Chifflet recommande de ne pas prononcer l'i) , s. m. Il 1° Petite barrique. Un baril d'huile , d'anchois. Il 2° Dans la serrurerie, petit appareil dit aussi tambour, qui fait qu'une porte se ferme. || 3° Baril à feu, machine de guerre, qu'on remplit de grenades et de toutes sortes de matières combustibles, pour la faire rouler dans un siège sur les travaux des assiégeants. || 4° Réunion de 450 feuilles de fer-blanc.
— REM. L'Académie devrait écrire barril par deux r, comme elle écrit barrique, ou n'en mettre qu'ime à ce dernier mot, afin de conserver les analogies, qui facilitent toujours l'orthographe.
— HIST. xii* s. Dous [deux] barilz de vin, Kois, 4 37. ||xiii' s. Avoec lui un baril de vin (il) Aporta, qui crut sur le Rin, Bl. et Jeh. 3838. Nus barillier ne puet ovrer de nul fust se il n'est ses [sec] ; c'est à savoir après ce que li baris ait esté parés un mois avant que on meste la ferreure de sus, Liv. des met. (03. Vins en pot ou en barix, beaum. 33. || x\" s. Vins en tonneaux et en barils.... froiss. i, i, 278. Il xvi* s. Pour ceste cause les magistrats leur enjoignirent [aux ladres] ne boire qu'en leur baril [écuelle], pabé, xxii, 8. Il fist renouveler l'assault de huict enseignes d'Allemans, avec force petits barils de poudre, lances, et autre artifice de feu, M. DU BELL. B84. Des barrils bien cerclés, o. de SERBES, 237. Lors le chou est mis dans une grande barille ou tonneau défoncé d'un bout, m. «48.
— ÉTYM. Provenç. barril; espagn. et portug. barril; ital. barile; bas-lat. barillus; du celtique : kymri, ban'!; gaél. îiarai'He ; irland. bairile, baril; bas-breton, baras, baquet; du celtique ; kymri, bar, branche d'arbre (voy. barre). On a dit aussi barrot : ayant beu le vin qu'ilz avoient porté dedans des barrots, amyot, les Gracques, 2B; et barrau : six barraux de vin, rons. t. i, p. 648.
t BARILLAGE (ba-ri-Ua-j', H mouillées), s. m. Il l-Tout ce qui concerne la construction des barils. 112" Réunion des barils d'un vaisseau.
t BABILLARD (ba-ri-llar, U mouillées), s. m. Ancien terme de marine. Celui qui avait soin du vin et de l'eau à bord des galères.
— ÉTYM. Baril.
t BABILLE (ba-ri-ll'), s. f. Un des noms delà plante dont les cendres fournissent la soude (salsola soda, L.).
— ÉTYM. Espagn. harriïla, soude.
BAR
t BARILLERIE (ba-ri-lle-rie, H mouillées), J. /". Art de faire des barils. Rue de la Barillerie, rue, à Paris, 011 l'on faisait des tonneaux.
BARILLET (ha-rl-l)è. Il mouillées, et non ba-riyé), s. m. Il 1° Petit baril. || 2" Petit bijou en forme de baril. || 3° Terme d'horlogerie. Boite qui renferme le grand ressort d'une montre ou d'une pendule. Il 4° Ktui de bois renfermant la jauge du cordier. Il B" Partie de tuyau en cuivre dans laquelle monte et descend le piston d'une pompe.
— HIST. XIII* s. Heucques les a fet moult netes, Si les bat entre deus tufletes. Puis en empli un barillet, Ben. 49279. Il XV' s. Item à Thibault de la garde, .... Que luy donray-je que ne perde? .... Le barillet? par m'ame, voyre; Genevoys est plus ancien Et a plus grand nez pour y boire, villon, G. testam.
— ËTYM. Diminutif de haril.
t BARILLON (ba-ri-llon, U mouillées), s. m. Il 1» Petit baril. || 2° Réservoir placé derrière lachaussée d'un éiang et destiné à recevoir le poisson.
— ÉTYM. Diminutif de 6ari/.
BARIOLAGE (ba-ri-o-la-j') , s. m. Assemblage de diverses couleurs. Le bariolage des plumes de cet oiseau.
— HIST. XIV' s. Mais faictes comme font gens saiges, Pour veoir aultres bariolaiges, Au fray des dragons et serpens, En hayneuses amours grouppans. Traité d'alchim. 4 4 4.
— ÉTYM. Barioler; génev. baricolage.
BARIOLÉ, ÉE (ba-ri-0-lé, lée), part, passé. Vn
vêtement bariolé. L'Egypte! elle étalait.... Ses champs bariolés comme un riche tapis, v. hugo, Orient. 4. || Fig. Un style bariolé.
BARIOLER (ba-ri-o-lé) , v. a. || 1° Teindre ou peindre de diverses couleurs bizarrement assorties. Que le comité consente à ne plus barioler nos assignats à la façon de cette caisse d'escompte, qui n'a mis de bon sens à rien, pas même à sa cupidité, mirabeau, Collection, t. iv, p. 233. || 2° Fig. Barioler son style, y mettre des couleurs différentes qui ne s'accordent pas.
— ÉTYM. Génev. baricoU; wallon , cabrioler; bourguig. barfillai. On trouve, dans l'ancienne langue, riolé : Ayant des taches séparées les unes des autres, riolées, piolées, c'est à dire de diverses couleurs, comme un tapis velu, paré, xxiii, 25. Bioli vient de l'ancien français riole ou riule, raie |,voy. règle) ; bariolé est composé de riolé et de la particule péjorative ba (voy. ba....). La difficulté, dans la langue française, du changement du v latin en b, et la forme des patois ne permettent guère d'y voir un diminutif de rarius.
BARISEL (ba-ri-zèl), s. m. Voy. barigel.
t B.VRIUM (ba-ri-om'), s. m. Voy. baryum.
t BARLE (bar-l'), s. f. Dans les exploitations de mine, synonyme de faille.
t BARLIN (bar-lin) , s. m. Noeud au bout d'une pièce de soie, destiné à la tordre.
BAR LONG, ONGUE ( bar -Ion, lon-gh'), adj. Il 1» Qui a la figure d'un carré long, mais irrégulier. Le géomètre n'y avait vu qu'un bosquet barlong de dix arpents, montesq. iel«. pers. 4 28. || 2° Plus long d'un côté que de l'autre, en parlant de vêtements. Chftle barlong.
— HIST. XIII" s. Autre [miroirs] font diverses ymages Aparoir en divers estages, Droites, belongues et enverses, la Rose, 4 837B. || xvi' s. Pareille facilité treuvera-on au mesurer de la pièce barlongue, c'est à dire plus longue que large, ou en quarré-long, o. nE serres, (2. Suffit de rendre en quarré parfaict ou barlong toutes aires et places, ID. 14.
— ÉTYM. Bar (voy. bar....), préfixe indiquant obliquité, et long. Berry, bilong ; picard , berlong . L'ancien français belong est pour beslong (voy. bes.... qui a le même .sens que bar).
t BARLOTIÈRE (bar-lo-tiê-r') , s. f. Terme de métier. Traverse de fer dans un châssis de vitraux.
BARNABITE (bar-na-bi-t') , i. m. Religieux d'un ordre institué à Milan dans le xvi' siècle, sous le titre de clercs réguliers de la congrégation de Saint- Paul, et dont les fondateurs s'assemblèrent dans l'église de St-Barnabé. Cet ordre avait pour but de confesser, prêcher et faire des missions.
— ÉTYM. Barnabe.
BABNACHE (bar-na-ch') ou BARNACLE (bar-nacl'), s. f. Oiseau de passage qui est une espèce d'oie sauvage. Les sifflements du courlis et le cri de la barnacle perchée sur les framboisiers de la grotte, m'annoncèrent le retour du matin, chateaub. Satch.
— ÉTYM. Bas-lat. bernaca, barnaees, bernicla; iDul. barnacle ; d'un mot irlandais. Oie barnacle,
BAR
ainsi dite parce qu'une opinion populaire la faisait naître des tarnaetet ou hirnicles , coquillages attachés aux végétaux du bord de la mer, où cet oiseau place son nid. Voy. lf-rnacle.
t BARNK (bar-n'), ». f. Le lieu d'une saline où se fait le sel.
t BARNICLE (bar-ni-kl'), t. f. Le même que harnache.
t BAROCO (ba-ro-co). Terme mnémonique indiquant, dans la scolastique, une forme du syllogisme.
— ÉTYM. Mot dont les lettres ont chacune nn sens convenu.
t BAROLOGIE (ba-ro-lo-jie), t. f. Terme de physique. Théorie de la pesanteur.
— ÉTYM. Bâoo;, pesanteur, et Uyoi, doctrine.
BAROMÈTRE (ba-ro-mè-tr'), *. m. 1] l'Instrument qui mesure la pression de l'atmosphcie. lunicelli inventeur du baromètre. Laplace a donné une lormule pour calculer les hauteurs au moyen du baromètre. Il 2' Le même instrument, indiquant les variations atmosphériques que l'observation a montré dépendre presque toujours de la pression de l'air. Le baromètre est à la pluie, au beau fixe. Il Fig. Ensemble de signes indiquant une situation politique ou l'état de l'esprit de quelqu'un. U paraît que le baromètre a changé, se dit d'un homme qui était fort gai et qui est devenu sombre, et réciproquement.
— ÉTYM. Bâpo«, pesanteur, et (liTpov, mesure (voy. mètre).
BAROMÉTRIQUE (ba-ro-mé-tri-k*), ad(i. Qui a rapport au baromètre. Observations barométriques, celles qui sont faites avec le baromètre. Vide barométrique, celui qui se trouve dai.s les baromètres au-dessus de la colonne de mercure. Tables barométriques, tables calculées d'avance pour trouver les hauteurs par le baromètre, sans avoir besoin de recourir à la formule de Laplace.
— ÉTYM. Baromètre.
t BARO.MÉTROGRAPHE (ba-ro-mé-tro-gra-f).
s. m. Instrument inscriwiit de lui-même sur un papier les variations du baromètre.
— ÉTYM. Baromètre, et ypoupriv, écrire.
BARON (ba-ron), s. m. || 1° Originairement, tout
grand seigneur du royaume. Les hauts barons, les principaux d'entre les seigneurs. || Fig. Les hauU barons de la finance, de l'industrie, les financiers, les industriels les plus riches et les plus puissants. Il 2° Tout gentilhomme possédant une terre avec titre de baronnie. || 3° Aujourd'hui simple titre de noblesse conféré par le souverain. || 4» Anciennement, mari. Il fallait qu'une femme fût autorisée par son baron , c'est-à-dire son mari , mon rESQ.Ei/j.xxviii , 259.
— HIST. XI' s. Seigneur baron , à Chariemagne irez, Ch. de Bol. v. Il nen i a chevalier ne barun.... «6. CLXXiv. Deus! quel baron, s'eust [s'il avait] chrestienté ! ib. cxxiv. || xw s. Uns bers fu ja en l'antif pople Deu, e ont num Helcana, Hois, p. 4. De Roland le baron [brave], En Roncivaus, quant nos le troveron.... Ronc. p. 29. [U] N'i a baron qui tant soit redoulanz [redoutable] , ib. p. 3*. Seignor baron, de vous ait Dex mercis, 16. p. 86. Nostie sires est ja vengés Des haus barons qui or lui ont failli, QiiESNES, Romancero, p. 98. Se [je] ne l'oi à baron [mari], de deuil serai estai nte , audefr. le bast. ib. p. 17. Cil dedans se défendent corn nobile baron, Sax. viii. Â la riche abaïe du baron Saint Maart [Médard], Sax. viii. || xiii' s. Li rois tous ses barons y eut fait assembler, Berte, m. Maint haut baron l'adestrent moût debonnai rement, ib. a. À Dieu [elle] s'est commandée et au baron saint Pierre, ib. XL. Et puis que elle aura douze ans passé»., le seignor la peut semondre de prendre baron [mari], Ass. de Jér. 1, 204. Feme sans le congé de son baron ne se pot mètre en tel cas en cort por apeler, reaum. lxiii, 4. Uns chevaliers espousa une dame la quele avoiténfans d'autre baron, ID. xii, lo. [me] Cest an pleure et cesi an prie, Etcest an [eUe] panra [prendra] baron, ruteb. i87. || xv s. Cette nuit <àvoient fait le guet deux grands barons de France, le sire de Montmorency et le sire de Saint Sauflieu.... FBOISS. 1, l, 4 39.
— ÉTYM. 'Wallon, baron, mari; sic. français, ber ou (>«•«, au nominatif, et baron, auitginre; provenç. bar, au nominatif, et baron, auitfime; espagn. toron ; ital. haroite. Le sens de ce mot dan» les langues romanes est homme fort, mari, guerrier vaillant, noble, seigneur. Baro se trouve dans la latinité, avec le sens : 4»dehommestupide; 2»de goujat d'armée (et on lui attribue une origine gauloise); Isidore lui attribue le sens de mercenaire, dur au IravaiL II y a dans le celtique : ancif n kjmi >.