‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 246 sur 504 · DAR · texte numérisé non relu

DAR

liar, hén». On objecte qua \a* doom bdiM oa t)l«mao'li Mul« donnenl un lujat diITtraat du régim* : btr, banm ; majt coniull-oo UMi Mao faoeUn mIp liqiM pour tfllnner qu'il n« permaltait pM une Mffl" bUl)te flaiioo ; «1 n'i-l-on pu, dani \a bas-Utin, banu : barum v«f ftmwam, de la Loi du Alle- BMndit U celliqM a auiti ftar. bonme; et le fait •M qute UOOTC MTOiM* dtiu Mf leitas qui ▼icnami d«e «nTiron* dee Hyrintei, et fartmet daoi un IrIvfMI tuteur (vuy. do camok). Dtex est diipoiA à npproober ban do l'aiio. haut ailem. b(ran,gotti. hairan, porter; d'oA le aeni d'homnie rubuste, et tout», la luile de« (igDificationi. Durguy la tire auMi de ta^nui, iwrter, mal* par uue autre dénratioa : anglCHiai. team; friaon, brm, un enfant, ufi «trt bumain; angl. lax. brom, un bomme.un grand. C«i étjrmologie* allemandea , lans Atra complèiunicnt •Orée, aont probablee ; mau U eet probalilo aussi q«M U oeltique bar et pwt^tra fear ont concouru à cooUrmer et k préciaer le aena du mol germanique dana lae languet romanai et ont laiaaé des traces dans banu et dana fora. Dana l'ancien français, U ber, au nominatir singulier, de bàro, avec lacceiit aur l'o,' U bartm, au .régime singulier, de barimm, arec l'accent sur l'o; U baron, au nominatif pluriel : la baroni, au régiii^o pluriel. Ui r6c<-s- 8il4 de taliattire (lar ur accent qui se U£|>'aee & ber «I baron, ne permet plus d'accorder aucune attention k VIT, qui avait été proposé pour atymolcgie.

nARONWAGE (ba-ro-na-j'), t. m. Etat de baron; le corps des baroiu. Je remarque celte humiliante façon du tiers état de parler devant le roi, à li diTléronce du baronnage, st-sim. a74, <u. Lu haut baronnage en France était Jaloux de la puissance de son roi, VOLT. Mtturi, i». Il est prouvé que la pairie est la vraie noblesse et la vraie Juridiction auprème du royaume; c'est l'ancien baronnage, c'psI le vrai parlement, aussi ancien que la monarchie, fD. Lettr. Hicheiitu, *t mari «774.

— HIST. XI* a. De tel bamage [sagesse] l'a Deus •nluniinet.... CK. de Hol. xxxix. || xii'b. Un homme de bcmage (de vaillance] , fionc. p. «a. Monte li rois et sea barnagea (aea barons) grans, ib. p. 34. Guenelons a haï le bernage de France, tb. p. « «7. Il parla hautement, oiant tout le bamage, Saxons, io.

— KTYM. Baron. Bamage, bernage signiliaii le corps Aft linroiis, la vaillance, la sagesse.

UAROyNK (ba-ro-n'), i. f. || t* Anciennement, femme noble, possédant une bwonnie. ||t*AuJourd1iui U Tomme d'un baron.

— HIST. xiu* s. tut fltt-il, gentil bamesse ; Car fùst or »i loiax m'asnesse, El cliieii el leu et autres bestes Et loiaa famés oom vos estes , Ren. 9MT. Il xr* a. La dame de Corasse, une haute baronnease an ce pays, Faoïss. u, lu, ««.

— ETYM. /toron.

BAI'.ONNKT (l>a-ro-nfe),f. w. En Angleterre, titre affecté à un ordre de chevalerie conféré par le roi.

— ETYM. Angl. baronet, de boron.

t BARONNFnTK (l>a-ro-nè-t'),«. f. l'otite Iwronne. fille d'un baron. Le plus beau des cliiteaux qui renfermait la plus belle des baroiiiiettos, volt. Cand. 1.

— ETYM. Diminutif de baronne.

t BABONMAL, AI.K (ha-ro-ni-al , a-1'), adj. Qui a rappoit, qui appartient à un baron; qui dé|>eiid d'ime baronnie. Les droits baronniaux.

— STYM. Barom.

BABONNIK (ba-ro-nie), s. (. Seigneurie qui donne au poasastour la titre de baron. La terra do Mont- Doroncy, mouvante de l'abbaye de iit-Denis, est peut-être nrcmièra kiaronnie de ce district, sT-sm. t», 4«. Il A l'époqiM Modale, tout grand llaf raie- Tant de la couronna.

— HIST. xii* a. Chasciini manda an »a terre sa riche fbravp) barunie, Sax. vu. Ne lieng, fait Minz Tbomas, de lui 6ua u'eritex. No nen an baninie : nais tut est cti^tea, E parmeoable aumosne tut ço dont sul flalTex, Th. t« mari. 4b. || xiu* s. Des puis celle baura que Uodcfrois do UuiUun et la Itaronie de Franoa orent conquis Antyocbo et Jheruiulum, n'oiaat ebraatiena victoire en la terre de bune contra Samains, Cisroa. éi Haine, i. Uuant il ol aa taiaon faaia, Consailla aoi la baronnie, ia Bote, 407«a. LaahomaaquitianiMotfiéLouchiefBelgnor, sait barociia m aaiguoria, al qui ont court et coins et justise, Au. d» J. i, lia. 041 qui tient en baronnie, quant il voit qu'aucuns de ses hoiuus veut uxer tn>p nualfflani de la ooustuma contre ter povras aoia««a, Muim. ai. || xv a. Et trouvarwit U la rat

Anglai< pi grand kuâadabaraania 4»4ai loi. raoiia. I, I. 4»e.

- tmi. BofM.

BAR

BABOOCB (ba-to-k*), a4J. D'une Maanaria ebo-

nia. Ud gottt baroque. Un accoutrement luroque. yla baroque. Cas piMea (conseiller»

gttsef étaient deatinéaa aux évflguea le» gués, et 11 éuit btaa baroque de Mire kucc^crl'ablié Bignon k M. de Tonoarra, aT-stM. a?, «X7. || Ancien terme de Joaillier. Perla baroque, parla qui n'aat pas ronde comme U faut. Cast un côlliar da pariaa baroquea.

— BTYM. Espagn. barrueco, berrueeo, parie qui n'est pas parfaitement ronde; portug. 6arroee, même sens. C«a mots viennent sans doute do baroco (vuy. oa mot), ancien terme de la acolastique qui a souvent frappé par sa bizarrerie.

t BAHOSCOPE (ba-ro-sko-p*) , «. m. Terme de physique, lustrumeot servant k démontrer la poussée verticale >ie l'air et le prmciped'Aroniméde appliqué aux iluides élastiques.

— ETYM. Bxpo<, pesanteur, etoxonilv, examiner, t BABOTTK (ba-ro-f) . «. f. Mot employé dans

eertainea campagnes pour déaigner un wiiiain oerclé an fer, et servant k la vendange.

— ETYM. Féminin de borrol S, at qui devrait être écrit barrolte.

BARQUE (Ur-k'), «. f. || 1* l'elit bateau. Une barque de néchour. l'assox, seigneur, dil-il, passez dana cette barque, cohn. Pomp. u, >. Sa tête sur las bords de ta barque pcnchéa, id. ib. u, a. Un Jour le voyageur par le Hliéiie emporté. En silence et debout sursa barque rapiile, à.. chK». *•«. || Fig. De tous trois la vertu pareille et sans seconde U6rite le timou de la barque du monde , bots. Bilù. Il, 7. Il bien conduire sa barque, bien administrer ses affaires, mener une entreprise k bonne fin. Je conduis trés-sagement ma barque, sev. atts. On tiendra le parlement. Dieu conduise cette baïque, ID. 6<2. Mandez-moi comme vous conduirez votre barque, m. ta. Je le conjure de prendre U conduite de noire barque, mol. h'ourb. i, a. El n'ai le jugement De conduire ma barque en ce ratissement, hë- ONisa, Sat.yu. \\ Poéiiquemeut. La barque de Caron, la barque infernale, la nacelle dans laquelle la mythologie disait que les Ames traversaient le Styx pour entrer dans les enfers. Ijupécher que Caroii, dans la fatale barque. Ainsi que le berger, ne passe le monarque, boil. A. p. m. Elle pourrait bien passer un jour dans la barque comme les autres, sfiv. 1«6. Il S* Sorte de vase k l'usage du teiuluner sur soie. Il Espèce de haaiin de brasseur.

— ETYM. Dourguig. ba(pu! provenç. borca; espagn. et iul. barca; angl. bark; du celtique : gaél. bore; bas-bret bark, barque. Barca est dans lsi> dore, signifiant le canot qui porte k terre les marchandises d'un navire. U est singulier que barca, si ancien, puisfju'il est dans Isidore, et commun k toutes les autres langues romanes, ne se trouve [as dans le vieux fr.mçais, qui n'a ([ue barge; cela ne peut guère s'exphqucr qu'en admettant uue confusion entre barge et t>ar</u«.

t BAROUÊK (bar-kée), s. f. Charge d'une barque.

— ETYM. Espagn. borcoda; ital. barcalu; bas-laL bareala. de barca, barque.

BAHQI:KK0LLE (bar ke-rol'), t.f. PelitbkUment sans mdt qui ne va jamais en haute mer.

— ETYM. Le même, étymologiquemeot, que barearole.

t BARorETTB (bar-ké-f), t. f. Petite barque.

— HIST. XVI* S. Une armée de vin^Kinq vaisseaux ronds, les plus grands de •- ie-scundanl jusq'ik »i>, qusue (; s liarqiieltes, d'aob. y/u(. m, <». v 'iu\ a j < mais «eu uue Ihirqiielte telle Que celle où ma maistreMa ait conduite sur l'ruuT La BOiiTia, h07.

— ETYM. Diminutif de barque.

t BAKUI'IKU (liar-ki-eu), f. m. Réservoir dans

lequel le (abncanl de aavon (ail at recueille les laaaivaa.

— STYM. Baa-lat. barqaWiuf , lorquiie (dana des textes marsetUaia), réservoir d'eau, de barca, barque.

UAHRAGB (bâ-ra-J'), t.m. |ll*Barnér« qui ferme un cneniin. || S* Massif qui barra une rivière; rochersqui barrent naturellement une riviiirc. || S'Ilarriéra qu'on ne peut passer qu'eu payant un droit de péage. Il Droit que I un paya au barrage.

— ETYM. Ilarrrr.

\ litKliAStba-rk), «. ai. || t* Résine qui aa deasAcne iMjiKiani l'été k la aurfkoe des incîsioiM qua l'ca pratique aux piaa pour en obtenir la lérébenlhioe. Il t*Noffld*uaa aspècade pm qu'on uomma pin da Caoéva.

— tnu. Barrt, k oauaa daa bttrr*> «nie forme la rWM daaséobéa) p«ia la nom • paaaé k l'arbra.

BAR

BAUtB(hi^. (. f. H f Piéoaaa beia, da tor, aie «Iralla at longue. Una barra tfa fcr, da bjia. Uua l>arro d'ap|iui. Une barra de eikamiote. Il Fig. r«i homme est une barre de fer. Il est tnflriibic. ' :; ne |ieut la faire céder. Berwick (■'.

Mme des Unins, qui le trouva barre de fer, ar-siM. su, las. ji un oisait aiun/!.ii> doimar des eoups de barre k qualqu^m pov la hiao battre. Saa violancaa qui lai (ool td'- — '— "— j la measa k eoupa da bam, aoaa. àt< barre, aorte dajau aaqual on a'ax' et qui est aocora uahé an qualquea vt la gymnaatiqua, axareéee da U lu.

blton de 4*, «a de longueur, ayant k cbaqua buul une boule de «1 cent, da diamétra, avec leqnal oo fait des évolutions au-deana da la ' "<ért

le doa, pour fortifier les é|uUaa al < <• L

t* Lingot ou pièca da meut prAc.

longueur. La régent trouva le prAt '■

barrea d'argent, ar-aiM. «lo, ai. || K.„. .. ^.. -

en barra, sa dit de toute valeur, de toute chose aur laquelle oo peut compter. VoiLk certainement un effet fort btzarre.— Ob! s'il n'était pas mort, c'était de l'or en barre, axonASD, Jotitur, m, a. Il t* l'iéoe de bois transversale qui soutient là fonds d'uo tonneau par le milieu. Le vin diminue beaucoup de bonté, quand il est au-deMOUs de U barre du luuneau. D'un tel vin U couleur est malade et Uzarru ; Cet autre, dans le chaud peut tourner k la barre, aa- GMAaD,{«Ba<,ac.a. || FiK.Eiroau-daasottadalabam, au-deseoiu du niveau. Vjb pape est le plua boonéla homme et le plus habile du sacré OtfUége; mais, ma fille, il a aoixanle-du-neuf ans: un eaprit n'estil point au-deasous de la barre k eet IgaT aav. aai. Il 4* Tenna da marine. La barre du gouvamail, ou, absolument, la barre, longue pièce de bois qui sert k faire mouvoir le gouvemaiL Je restai seul aupria du matelot qui tenait la barre du gouvernail , caa- TEAUB. Itùt. ». Il 6* Dans le monnayage, piéoe da far longue et grosse, qui passe au (ravera du balancier et qui sert k le faire tourner. || En termes d'imprimerie, les barrea sont deux tringles de bois qui traversent tout le berceau dana sa longueur, et où sont atuchées deux bandes de fer sur leaqoellea coule le train de la presse. || Terme de marine. Barre d'arcasse, pièce qui f\it la largeur de la poupe k la hauteur du premier pont. Barras da bune. de perroquet el de cacatois, espèces de ebarpeniea k la tête de chaque mkt pour porter la uM supérieur. Il Barre de panier, biton ou cerceau sous la fondd» panier. || Longues pièces de bois rondes qu'on auapend k deux cordée, pour séparer les ctaanux dans les écuni's. || HlancheUequi empéoba lea aautareaux du clavecin de quitter les morlaisee. U Fleurai qui a été rompu par le bout, et auquel oo a fait rsneure un liouloii. Il 6* barrière de séparation qui est entre l'enceinte où siégenlles membres d'un tribunal , d'une assiemblée politique, et la i>anie occupée (.arlepublu;. Comparaître k la barre. || 7* Dans l'ancieone Junsprudence, fin de non-receroir, exception, oppoailion. Il 8*Le8 barres. Jeu de course qui est divisé an daox camps, dana laquai les Jotieurs de cbaoua cainna'angagenl aucoesaivament k la pouianiia laaMMaas autres, et qui est ainai ttomniéparoequelasdeux oam|« sont marqués par une barre fictive ou tracée sur la Urre. Je n'ai Jamaia été connu du roi d'Espagne que pour avoir joué aux barres aveclui,aT-aui.ai*, <7a Il Toucher barre , loucher cette barre. o'ea»-4-du» rentrer au camp et en repartir aussilél. Il Avbir barras, M dit de celm des joueurs qui part après un autre du camp opposé, et qui peut le prendra sans pouvair en être pria. || Kig. Jouer aux barrea, ae ciiarebar sana pouvoirse rencontrer, loc-""" liri^uu Jeumkabaoun hiitdevanlceluiqui lep<' - l'artirdea bar-

res, sortir au moment pi loitseroeitrean

route. Il Fig. Avoir barres sur queiqu un, avoir sur lui quelque avantage. || Ne faire que toucher barra, s'arrêter k peine dans un heu. U Tenir barre k quelqu'un, lui résilier. || •* En lennas di* manne, amaa do sable, chaîne de rochers qui obstrua l'anlréa d'un poTL II La barre d'un fleuve eal cette as|iAea do birriére da aable obt^ruaot lewbouthuia al aa (.>rm.int par la dépôt de aaa iroaUaa k la lun>te où SCS aaiu aont arrétéea par oellaa de l'Océan. At> tendant on Tant hvorabla pour IrancJi.r U barre (du Nil) at reffldotark Roaaila. outcalb. /(«a. ui.ai. Il tf Flf. Batriéra. Oui voulait mattra barra antre oalta eanaiUa, atomxa, Sai. x. Bîan aambla étia U mer una barra aasee (orla.... iULa. u, <>. Le Bourguignon d'ailbmn sépara noa provinces, m aamrut pour no-js da barra à oaa daox priBoaa, eam.AmU, IV, a. Il It* En tatnaa da Uaaoa. liaU qai aé^nra oUMiuamant l'écu da gauebai dniia. iMrtbnapor-

BAR

tait de Montberon brisé d'un filet en barre, st-sim. 1 94 , 59. Ces bâtards de Bourbon [comtes de Roussillon] ont changé leur barre de bâtards en bande comme les princes de cette maison, m. 44, a, il Barre simple, celle qui est large et qui forme une pièce honorable. || Barre de bâtardise, celle qui est étroite et sert à barrer les armes des bâtards. || En barre, dans le sens de la barre. || 12° Trait de plume. Tirer une barre soit pour souligner un mot, soit pour séparer des articles. || Exercices d'écriture, traits droits et parallèles. Il fait des barres, des bâtons. Il y avait un homme qui à douze ans, avec des barres et des ronds, avait créé les mathématiques, CRATEA0B. Génie, m, ir, fl. || Terme de musique. Barre de mesure, trait tiré perpendiculairement à la fin de chaque mesure sur les cinq lignes de la portée. Il Ligne fortement marquée et inclinée pour indiquer qu'une note doit être divisée en croches ou qu'un groupe de notes doit être répété. Il On appelle encore en musique barres deux traits plus fortement marqués que les barre;)de la mesure, et servant à indiquer la fin d'une partie, d'une reprise dans un morceau. || 13° Barres, deuxraiesde laine bleue quisontaux deux bouts de la couverture et qui n'y servent que d'ornement. || En fauconnerie, barres de la queue de l'épervier, certaines bandes noires qui traversent sa queue. || 14°Labarre,lespremières lames que la marée montante pousse dans un fleuve. Il Poétiquement. L'aube enfin colora sa barre au bord des cieux, lamart. Joc. i, 5<. Cepeiifîant une barre d'or se forma dans l'Orient, chateaub. AtaJa, 807. Il Barre est aussi synonyme de mascaret en Normandie. || 15° S. f. plur. En parlant du cheval, intervalle qui existe de chaque côté de la mâchoire inférieure, entre les dents molaires ou mâchelières et les incisives, et dans lequel on place le mors. Blessures des barres, lésions produites, dans cette région, par un mors mai fait, par la pression de la main trop dure des cava'.iers.|| En termes de chasse , armes de la barre, les défenses du sanglier. || 16° Tulipe de trois couleurs.

— HIST. xiii* s. Et devisèrent une partie de leur gens pour ce qu'il gardassent les lices et Ips barres, et li autres assaillissent par devers la ville, villeh. CLiii. Tantost, sanz autre chose fere, Commanda la barre ensustrere, Por son cousin fere venir, lien. <0<52. Autretel barre [opposition] là cil qui fut reteiiuz de jostice, et la retenue fu fête sanz sa coupe [coulpe] , Liv. de just. 94. Se vice est provez une fois en meniere de barre, ce n'empesche pas autre foiz eslection, ib. 3<. Se gages sunt por aucunes bares de querele, non pas du principal du plet, li vainquieres ne gaaigne fors que la bare por quoi li gage furent doné, beaum. lxi, iT. Et ai renoncié en ce fet.... à toutes exceptions, raùsons, bares, deffenses qui poent estre proposées en jugement ou hors de jugement, id. xxxv, 2u. Aucunue fois avient il que jus [jeu] est commenciés si comme por behourder ou por choler, ou por juer as bares, ID. Lxix, 47. Il XV* s. Tousjours courez et racourez; Il .semble qu'aux barres jouez, CH. d'orl. Rondel. 42. Par Dieu, ne sont pas encore à fin de leur barre, ils correront encore ung temps, G. chastei,. Chron. des Ducs de Bourg. 3' p. ch. 58. X tous tels jeux voulontiers jouoit, ou aux barres, Bouciq. i, ch. 43. Tl leur conta comment il avoit prins le galant à ses barres [iU'avait enfermé dans un bahutj, louis xi, Houv. LXI. Il XVI* s. Dont raison veut, qu'ainsi on les embarre, Et qu'entre deux soit mis distance et barre , Comme aux chevaux en l'estable hargneux , MAR0T, I, 248. Après la course il faut tirer la barre; Après bémol, faut chanter en bécarre, m. ii, nd. Demeurons donc entre ces barres [limites], ausquelles Dieu nous a voulu enclorre, lJlLV. Instit. 402. Qui de barres [exceptions] se veut aider, doit commencer aux declinatoires, pour venir aux dilatoires, et finalement aux peremptoires ; et si la dernière met devant, ne s'aidera des premières, loy- SEL, 702. 11 s'en lut visiter les susdites grilles qu'ils trouvèrent toutes limées à l'exception de deux barres, u'aub. Vie, Lxiv. Au commencement les bandes de part et d'autre jouèrent aux barres, id. llist. n, 462. Les Rochelois contribuèrent à celte entreprise comme partisans, mais principalement comme marchands, pour renvoier à leur havre qui n'est que de barre [c'est à dire auquel on ne peut entrer qu'à mer haute] les navires qui cerchoienl Brouage, pour estre lors dotimé le second havre de France, id. m, 4 8, 4 9.

— ÉTYM. Bas-lat. barra; provenç. itaJ. et espagn. barra; angl. bar; du celtique : kymri , bar, branche. Comparez l'allemand Barre, Barren.

BAllBÉ, ÉE (bâ-ré, rée), part, pansé. \\ 1° Le

BAR

chemin barré par une traversa en bois. Portes barrées de fer. Il 2* Terme de marine. Vergue barrée, vergue sur laquelle se borde la voile de perroquet de fougue; cette vergue n'étant bordée que très-rarement, et étant pour cela comparée à une barre. 1 1 3° Intercepté. L'évêque de Chartres qui faisait assidûment tous ses devoirs d'évêque se trouvait barré en mille sortes, st-sim. 78, 42.11 se mit donc en campagne et continua ses expéditions dans le Poitou et la Saintonge, toujours barré par le ducdeNevers, an- OV.KT. Ligue, t. m, p. 74. || 4° En termes de blason, barré d'argent, barré de gueules, à la barre d'argent, à la barre de gueules. || Barré, se dit d'un cheval paré. || 5° Biffé. Trois mots barrés. || 6° En chirurgie, dents barrées, dents molaires dont les racines sont recourbées de manii';re qu'elles comprennent entre elles une portion d'os maxillaire, et qu'on ne peut les extraire sans briser l'alvéole et arrache des fragments osseux. || Le bassin barré, bassin où les pubis se rapprochent de l'angle fait par le sacrum et les vertèbres. || 7°En termes d'ancienne législation, avis barrés, avis partagés en nombre égal, Il 8° S. m. Terme de musique. Action d'appuyer à la fois l'index de la main gauche sur plusieurs cordes de la guitare prises à la même touche. BARREAU (hâ-rô), s. m. || 1» Petite barre de bois ou de métal. || Les barreaux d'une chaise, les petits bâtons qui maintiennent les montants. || En termes de physique, barreau aimanté, Ijarre d'acier qu'on a aimantée. || Terme d'imprimerie. Barre qui sert à faire mouvoir la presse. || Outil du fabricant de pipes. Il 2° Barre de bois ou de métal qui sert de clôture. Fenêtre garnie de barreaux. Un noir cachot peut illustrer mes vers; A ses barreaux je sus]ienilraima lyre, BÉRANO. Adieux à la camp. || Absolument, les grilles d'une prison. Regarder à travers les barreaux. || 3° L'enceinte réservée où se mettent les avocats pour plaider. Fréquenter le barreau. Si quelque exploit nouveau Chaque jour, comme moi, vous traînait au barreau, boil. Lutr. m. || L'ordre des avocats, la profession d'avocat. 11 faut consulter le barreau. Qu'on destine mon élève au barreau, j. J. Rûuss. Ém. I. Bartole et Jason ignorent le barreau, RÉGNIER, Sal. X. Il L'éloquence du barreau, le genre d'éloquence propre aux plaidoyers ; ce que les anciens appelaient le genre judiciaire.

— HiST. XV* s. Et les aucuns estoient sus amont en la porte aux défenses, qui jetoient gros barreaux de fer, fboiss. ii, in, 38. Et jetoient les Espaignols et les Gennevois, qui estoient en ces gros vaisseaux d'amont, grands barreaux de fer et archegaies, dont ils travailloient fort les Anglois, id. i, 1, 4 95. Il XVI* s. S'estantmJsau barreau des avocats, premier qu'arrester son estât, yver, p. 639.

— ËTYM. Diminutif de barre; bas-lat. barrellus. tBARREFORT (bâ-re-for), S. m. La plus grosse

pièce de bois qu'on tire du sapin.

— ÉTYM. Barre et fort.

+ BARREMENT (bâ-re-man) , «. m. Terme de vétérinaire. Action de barrer les veines d'un cheval.

— ÉTYM. Barrer.

t BARRÉOLES (bâ-ré-o-l'), s. f. p(ur. Terme de gymnastique. Machine pour exercices, consistant en quatre poleaux de bois reliés ensemble par un chapiteau. Ces poteaux sont disposés de manière à recevoir deux barres de fer mobiles qui peuvent se rapprocher ou s'éloigner, soit dans le sens horizontal, soit dans le sens vertical. Cette machine sert à un grand nombre d'exercices.

— ÉTYM. Diminutif de barre.

BARRER (bâ-ré) , V. a. || 1° Fermer avec une barre. Barrer une porte. || Séparer les chevaux par des barres de bois. || 2° Terme de marine. Barrer un bâtiment, donner au gouvernail un mouvement trop fort sur un bord ou sur un autre. || 3° Remuer avec une barre lespoclies contenant la soie dans un bain de teinture. || 4° Intercepter. Barrer le passage à ceux qui viennent. Une rivière barrai! le chemin à l'armée. Un conquérant trouve des forteresoes et des armées qui lui barrent le passage, volt. Newt.i , 5. Une montagne barra la caravane saisie de crainte, VOLT. Blanc et noir. || Absolument. Comme son projet [du maréchal de Choiseul] avait été de rompre leurs desseins en barrant de la montagne au Khiu, nos inondations étaient faites, st-sim. 4o, 24 9. || Fig. Faire obstacle à. Barrer quelqu'un, barrer le chemin à queli]u'un, le traverser dans ses projets. On est honteux d'aller barrer leur chemin, sÉv. 209. Je suis persuadée que c'est lui qui barre notre chemin, id. 584. Le roi dit qu'il u'accorderait jamais un rang au chevauer de Soissoiis, et barra ainsi celle belle chimère, st-sim. 25, 4). Aux échanges l'homme s'exerce , Mais l'impôt barre les chemins , bèrano. Con-

BAR

Iréb. Il S" En termes de vétérinaire, barrer la veine, extirper une veine superficielle, et lier les deux bouts du vaisseau; opération que les maréchaux pratiquaient autrefois pour des engorgements dei extrémités , et qui est justement abandonnée. Il 6° Faire des ligues ou ratures surdes passages d'écriture pour les annuler. On barra deux clauses dans l'acte. Barrez ces trois mois. || 7* En termes de chasse, barrer une enceinte, la traverser avec un limier pour tâcher de mettre le cerf debout. || V. n. Se dit d'un chien qui balance sur la voie. || 8° Au jeu de kreps, annoncer, quand les dés soitent du cornet, qu'on annule le coup. || 9° Se barrer, c. rifl. Se fermer le chemin. L'abbé de MaiUy avait des vues et une vaste ambition, Pt fort attentif àne se barrer sur rien et à s'apUinir les chemins à tout, st-sim.

— HIST. xu* s. Quand se furent armé li quatre bacheler, Vunt as uis de la sale, mais n'i porent entrer, Car um les out ainz fait après els bien barrer, Th. le mari. 4 44. ||xni* s. Renart qui savoit tous les estres, Regarde par unes fenestres. Si eles estoient fermées; Mais il les voit toutes barrées, Ben. 4344. Il XIV* s. Gentement fu vestis d'une robo barrée, Baud. de Seb. i, 972. || xvi* s. Passe ce» huys barrés de puissant fer, marot, l, 252. i ce seul mot un gros marteau carré Frappe un te! coup contre un portai barré Qu'il fait crousler les tours du heu infâme, id. i, 253. Basiard avoué retenoit les armes de son père barrées à gauche, loysel, 62. Proculeius s'approcha près des portes, qui estoient grosses et fortes et seurement barrées, auyot, Anton. 4 04. Vous vous barrez pour jamais le chemin qui peut vous conduire au trône, d'aub. Vie, xciv.

— ÉTYM. Barre; Berry, baré, bigarré; provenç. et espagn. barrar; ital. barrare.

t BARRÉS (bâ-ré), s. m. plur.lSom qu'on donnait autrefois aux Carmes parce qu'ils portaient des manteaux divisés par quartiers blancs et noirs.

— HIST. XIII* s. Li barré sont près des béguines, Ne lor faut que passer la porte, ruteb. 159.

+ BARRETON (bâ-re-ton), t. m. Terme de métier. Petite barre.

— ÉTYM. Diminutif de barre.

t BARRETTADE (ba-rè-ta-d') , s. f. Coup de bonnet, salutation. Il Vieux.

— HIST. XVI* s. On lui attitroit des salueurs qui lui faisoient de grandes révérences et barrettades, DESPER." Contes, xxix.

— ÉTYM. Barrette 4.

4. BARRETTE (ba-rè-f), t. f. Petit bonnet plat. Vous [Commines] avez fait mention de ma barrette chargée de petits saints, et de ma petite Notre- Dame de plomb, fén. xix, 368. || Fig. J'ai bien parlé à sa barrette, je lui ai parlé sans le ménager. || I.a barrette de cardinal, le bonnet rouge des cardinaux. Recevoir la barrette, être nommé cardinal. Tandis que le légat était confiné à Macao, le pape lui envoyait la barrette, volt. Louis XLV, 30.

— HIST. XIV* s. Descort [di.scorde] fut meu pour cause d'une aumussette ou barrette, du cange, aumucella. || xv* s. Ledit roy [d'Angleterre] avoit une barrette de velours noir sur la teste, comm. iv, 4C.

— ÉTYM. Provenç. berreta, barreta; espagn. birreta; ital. berretta; bas-lat. birretum, dans un texte du vi* siècle; de birrum, birrus. sorte d'étolïe, Aebirrus, ou byrrluis, ou burrhus, roux.

t 2. BARRETTE (bi\-ré-t'),f.^ Petite barre dans le barillet d'une montre. || Petite barre en travers d'une tabatière double. || Hayons df troues d'une mjutre.

— ÉTYM. Diminutif de barre.

t B.-iRREUR (bâ-reur), s. m. Terme de chasse. Chien dressé pour la chasse au chevreuil, à la perdrix.

— ÉTYM. Barrer.

BARRICADE (ba-ri-ka-d'), t. f. Retranchement qu'on fait avec d<>= barriques remplies de terre ou avec des pieux, des pavés, «te. Faire une barricade. Au milieu de ia^iaix font voir les barricades, boil. Sut. VI. Il La journée des Barricades, l'insurrection dans Paris de 4588 et aussi celle de 4«4«. || Les barricades de juillet, la révolution de 4830. Ce peujile humain.... Qui t'emportait, vainqueur aux barricades. Comme un trophée, entre ses bras meurtris, BÊRANO. Chateaub.

HIST. xvi* s. Il franchit la barricade de la .-uelte

entre les espées qui la deffendoient, d'adb. Hist. 1, 304. Ils firent 46 barricades fossoiées devant et derrière, iD. ib. m. 4 2. La quatriesme troupe trouva une fausse barricade sur le fossé de la principale, ID. ib. m, 4 3.

— ÉTYM: Barrique. Chifllet, au xvii* siècle, dit que l'a se prononçait long : barricade.

BAn

■AEHICAIt*!, t» 0«-rili«-<l«. rJéc), ;>drl. patti. tM niM htrricâil*et C« rore«n«, tamc»dé (Un» ta

BAMIICADKR (hâ-ri-luHlé), •. o. || l* F.nner MM dw barricades. || I* far otaniion , fermer lo- IMMMrt. BUTlMdar un* porta, une fcnCtre. Counfintt diMtoa Ut; femm porte, fenftiroi Ou'on barrleade tout, tflnnu'll ail plus chaud, *AC.PMd. I, 4. Il 1* Se barricailnr, ». r^/I. Opposer tout ce qui peat (kirt olwtaele k l'ennemi. || V Fig. et f.imili«re- HMtit, •'•nfertner pour ne toir persoime. Kirriia sa porte M M barricada, la ronr. ftiabl». C'éuit un hôniM saoTage qui se barricadait dans la cbambn, iT-«iM. «», 7«.

— HIBT. xn« ». AIsnt niln* les trois malsons qui aatolenl en front, perc* et barrique celle de» dcui OMtaz.ll ait«n(llt l'a.Mam, d'au». Hitt. i, »oi. Surun avis que le» kalhollques se barnquoient à la Hotte, UdottÛa le pas, u>. <b. n, <7<. Les Osscons barri- Wdamit au commencement du f«ux-l>ourg, lu. tft. a, m. Ils n'eurent pu loisir de barricader le bourg, in. ib. n, »««. Il fait passer la Pleche pour se bam- MdardaiM les Hoziers, ib. u,«4i. Absalonqui barricada ton para et le chassa de la ville de Jérusalem, .'ïal. JT^ p. <•■

— tTTM. BarHeadi.

t BARBIER (bâ-rié), f. m. Celui qui, dans U fabrication de» monnaies, tourne la barre du balancier.

— tm. Barre.

BARRIP.RK (hà-rift-r*) , t. f. || 1* Fermeture à l'aide de pliisipurs piôcp» de bols. Franchir une barrière. Il força le» barrières. || »• Enceinte fermée où l'on fait des combats, des jeux de tout* espéM. Aux athl^les dan» Pise elle ouvre la barrière, noa. Art pnit. n. Kt regarde le champ, aasis sur la barrière, ID. Êp. I. Il avait forcé la Iwirrière, où il s'était prêtante la premier, 8«v. <«7. || Combat à U barrière, oomhat qui se livrait à la barrière du champ des lonmol». Soit qu'il se présente un rival Pour la lice ou pour U barrière, maui. iv, 6. Le» tournois, les oombats à U barrière «ont peut-être de l'invention de eea Arabes, volt. Mnnin, *». Aux noces «l'Henriette et de Charles I", il y eut des comliau à U barrière, des jeux et des courtes de bagues, cha- TiADB. Shtartf , 47a. || Fig. Le sort qui de l'honneur noot ouvre la barrière, corn. Hor. ii, ». || 8" Tout obatacle matériel. Les Alpes présentaient leur barrièi«. Ils trouvèrent l'Océan pour barrière. Des mur» de e« palais ouvrei-lul la barrière, -rac B<y. i, *. Déjà, rompant partout leur» plus fermes barrière», De» débri» de leur» forts il couvre se» frontière», m. Bsih. pml. Il s'éuit fait de morts mie noble barrière, ID. mihr. V, 4. Il Kn général, empAchament, obàlaele. Les barrières du devoir. Mettra des barriiras k la licence. Si vous aviez rompu une fois In harrièw de l'honneur, rti>. Tél. xx. Pour mettre une barrière entre mon fils et moi. rac. Brii. i, 3. Donner de plus fortes barrières à l'IdolStrie, boss. Hitt. II, s. Elles servaient de barrière à l'ido- Utrie, ID. ib. Elle oppose une barrière invincible aux violences, ro. fiulr. l. S'il ne mettait entre votre faiblesse et vous une barrière qui vous arrête, NASS. iimit, Afflict. Elle opposa la barrière de la pudeur aux premiert orages, m. Panig. Kagd. Quelle barrière l'opprobre de ce vice ne met-il pas au raloar de Dieu en nous? n>. Car. Prod. L'indolence est la seule barrière qui vous arrête, n. Car. Tiéd. 1. De ce trdne sanglant je m'ouvris les barrit rea, nix. Kér. i, 4. || 4' Porte d'entrée d'une ville. On ferma les barrières. Il fut arrêté ft la barrièra. Il Bureaux établis aux portes et autri k certaines limites de territoire pour la perception des droits d'entrée. Let bartiAres tannt incendiées lort de l'Amaota. Il att bien k désirer qu'on tran.»portn aillaon laa barrikrM at Im couimis qui rendent ce petit payi de Genève ennemi du nétre, volt. Utir, d'Argtnial, m janv. «7«e. J'ai de la ftanda en pacotille Ou'k la barrière on saisirait, atkAM. Portraii. Il Anciennement. Rarrièra des tergantt lofflciers de justice], réduit couvert d'an toit où ils se tenaient pour altaodro pratique, jj B* Banda en forme d'ansette, dans laqucllo le moiteur en oeuvra arrête le ruban d')m brawleu [I 6* Barrii^ra, nom qu'on donnait autrefois à un (ii^trict qui couvrait la Hnliandn. L'empereur a raison da vouloir m rendre maître de la Barrière at la proMeMV da la BoDaodo, nu. XXII, 4a6.

— IWT. XV* », Si y eut plusieurs escarmouches et anwjaa devant Ira barrières , rsniss. ii , ii, n. Il m* a. KUea ta farmoient k grossM aarmrat ai tjftat barriera», amtot, AnKm. »». Gomma anati il •jJ* ""'y ***** *•• mellleurt bommaa da barrière M an tMtpa, B^aoa. iHrt n, ts4.

BAS

— tm. Barrrr.'provenç. fwrrtWa/aspagn.fcarnrs; llaL barritra,

BARRIQCR (Im-'.I'T • f n i' «.rtr de ftaUlD.

Daieendre une r

tId, d'aan-de-vie,

vie, etc. Il f Sorte da iliet pour U péctui das luii-

proles.

— HiflT. XTT» B. I^ premleraa bar;i<nai veraAas, la cavalleria se mesie oans les met, n'Alla. Bitt. i,

— ÊTYM Bas-laL barriea; provene. harrigu*; portiig. barriea; de même radical vue baril (voy. oe mut).

t BARRI» (ba-rrir), •. n. Crier, en pariant de l'/lèi.ti.u.t.

— ETYM. Le lalln bttrrire.

t BARRIT (l>a-rri), f. m. Cri de l'éléphanU

— ÉTYM. Barritu*.

f RARIIOIR (ba roir), f. «t. Sorta de tarièredont se servent li's tonneliers.

— f.TYM. Barre.

t t. BAHROT (ba-ro), ». m. Terme de marine. Petit bau.

— ETYM. Diminutif de barr».

t ». BARROT (ba-ro), f. m. Petit l)aril d'anchois.

— CTYM. Même radical que dans hnril.

t BARROTER (ba-ro-té), V. a. Terme de marine. Remplir la cale d'un b.Mimenl jusqu'aux barroU.||La remplir de piles de morues.

— Etym. flarrol I.

t BARROTIN (ba-ro-tln), ». m. Terme de marine. Petit barreau entre les baux d'un jiont.

— Etym. Diminutif do barrot t.

t RARRURE (l(.Vru-r'),». r. Petite irrégularité tur une pipe. || lUrre du corps a'un luth.

— ÉTYM. Barrer.

t BARS (bar; 1» ne sa Ile jamais), ». m. Poisson de mer dont la chairest très-estimée, dit aussi loup de mer (tabrax lufnu, L.).

— ÉTYM. Allem. Ban ou Barteh.

t BARSK (bars'), ». f. Boite d'étain, dans laquelle on apporta le thé de la Chine, t BARSKT(bAr-sè), ». m. Petit bar».

— ETYM. Bars.

BARTAVKLLK». f. Perdrix rouge du midi, plus gros.se que la perdrix ordinaire. Vous avez k la broche une excellente bartavelle , >. }. rooss. Confett. V.

— ÉTYM. On trouve dans le bas-latin bartavtUa, pour vertevella, mot du midi signifiant proprement chose qui se tourne, puis clef, anneau. Le nom de l'oiseau viendrait-il de Ik?

t BARTllf:i.K.MnT. (bar-té-le-ml-t") , ». m. Clercs sf'culier» vivant en commun, appelé» ainsi du nom de leur fondateur dom Uarthèlcmi Holhau.<.cr, et institués vers l'an <e40 pour former de bons ecclésiastiques en Pologne.

t BARTIIP.I.EMY (SArTr-)(»ln-bar-tô-le-mt),». f. Massacre des protestants, en France, dansie xvi'siècle (août 1672), qui eut lien le jour de saint Barthélémy, d'où le nom. || Fig. Destruction, expulsion. Il se mit k faire une Saint-Barthdemy de tous les nmiisflments, havilt. Oramm. ««.

t BARV.\IfiTRIK (la-ri mé-trie), ». f. Terme de physKiue. Mesure de la pesanteur.

— ÉTYM. Rspvc, pesant, et (tivpov, mesure. BARYTE (ba-ri-f), ». f. Terme da chimie. Oxyde

de baryum, sufaetanee alcaline fort patanla

— ÉTYM. B«py;, pesant.

I. BARYTON (ba-ri-ton), ». m. TeHN de musique, .'k-conde eJ!p<Ve de voix d'homme, en allant du gravée l'aigu, intermédiaire entre la Daaaa at la ténor. Baryton basse, baryton ténorisant, suivant sa tendance k se rapprocher de la ba&ie ou du lénor.

— ÉTYM. Bapvtovo;, qui a la voix grava, de pap{»(, grave, etTÔvo<, ton.

1. BARYTON (ba-ri-ton), adj. Terme de grammalra grecque, qui se dit des mots qiii n'ont pas l'aceent sur la demii'rB syllabe, at qiii sa divitani en paroxytons et pio)>aroxytons. || Vo'ba baryton, verbe qui , an présent de l'indicatif, n'a pas l'accent tur ta dernière syllabe, etqui, paroonséqueut, n'est pa.» contracte. || S. m. Un baryton, on mol baryton.

— ÉTYM. Bap^revet, da fmç^, grave, attivo;, ton.

t BARTIV (ba-ri-om*). ». m. Métal d'an blanc d'argent, an pan malléable, qai, oombinA avM l'oiygéna, forma la barylo.

— ÉTYM. Voy. BARTT*.

i.BAS, BA88B (bk, bk-e*; Nm Ila:n«nrbM al lâcha, dllat : bk-i et....), ad>. || 1* Qui a peu da turataor. Uaïaaa ba«sa. Hivat plus faaatat. Un

BAS

de

' dans la

M*sr<mdre

ti: 1,3» M'oQl fait voir 11

lui ; lu, OORH. OlflOn, I.

l'oreiiie nasse, être kvmilié, rn de goarra, falira main bataa, |> quartier; M figurimaat, tralu- Il S'Situé au-dattoatdHuMaii' est plus baa. La parti* Imum d Iwsaa dea Alpes. La oava' partie baata. Liaux bat f.

dans les terret baataa. I ' "

Normandie, labatwBrei grandat voiles d'en bas, |uir uppcisit. .n h hana al da perro<|uet. || Ce rin est bas, il • la lia. Il tant la lie. || C* bas monda, l-' ' position au dei. || BaMet ierrea, t<' pied desmontagnw,oaprtadala u.' régions de l'air, i« ootiehM d'air 1< da U terre. || La baaM région da l*kiL . forment let pastiont grottièrw at laa appMia sensuels. Il Le bat bout da la talla, la plaoa la pitis voisine de U porte d'entrée, al eonaéiqtiaouir que l'on donne aux hAiat let molna diaiini.' bas mot, en réduisant U chose autant qu sible. Cette terre a coûté, ai bas mot, <• francs. Il y a eu dans ea combat, au bat : cents tués. || i* Oui aat infkriear k ton P' vation ordinaire. Batte mer. Baata atàrt vièra est bataa. La ioarettbat, ileataw»' Le temps est bat, l'tir att chargé da buk élevés qu'k l'ordinaire. || Familièrement ei lig. Let eaux sont basses , l'argent commence k manquer. Il S* Bas se dit du temps, aotti bien que du lieu. Le Has-Kmpiro, l'Empira en décadenca depuis Constantin ju.squ'k la prise de Conttaniinople par let Turct. Il Les bas siècles,les bu temps, les temps qui suivant la chute de l'empire romain. || La basse latinité, la langue latine corrompue dont on s'est servi depuis l'invasion des barbaret et durant la moyen Iga. La bat-latin , le latin de c« lempt. Baata grAsH* et bat-groc, même sens quant au grée. || La cartCM att bas, c'est-k-dire il commence de bonne baara, dés le mois de fèvri'-r. || ('Qui se fait k peina antaiidre, en parlant de la voix. Voix basse. || Â voix baata, sans élever la voix. Dire k voix l>asse. Da ta voix la plus baata. Répondre sur un ton bas. || X baata note, tana flaver la voix. On fit briller la rin de Si- Uurens, at an batia nota, entre H. al Mma de Chnulnes et moi, voira aaaiA fnt bua, «av. aat. Mlle Clairon va jouer, k batM note, Aménaldaai Riectre sur notre petit théâtre de Femey , volt. LeUr. dArgental, «i août «'«a. || Fig. Avec tant da (Ublesse, il faut la voix plut batte, oorn. Ptrth. i, 4. Il FamilièremtnL Vous l'avez prit tnr un ton trop lias, vous n'avez pat parié avee aaïaz da farmalè. [{ 7* Terme de musique. Oui appartient au bat da U gamme, grave. Un ton Ute-baa. ||a* Terme dadanaa. Uanseï bataat on dantat noUat, cellet qui, oonma la courante, le menuet, consistaient dant das pat glissés et de belles attitudes, sans s'élever da larra. On '4<a oppoaait aux dantea par haut, «a'on •ppolait autrement baladinagaa, èam laaqaaUM on laauit plus ou moina. 1] ** f^ê- Inlwiaw, terne. Profaationt batata. Ponetioat batii gens de la batsa tiaita. Reprocher I ta batte extraction. Cire de 'usa ori

gine. Homme cIa la plus basse iUs lieu,

condition n pea relevée. ujmMen a-t-oa

vu de n bat liea, Itagialt on n'a pM

moins esiiiiii-:< prur calai l^tmerlan avait été poi^ cher.... Fraiteion, ï. a, p. «•». Le médiocre état d'une fortune batte, aora. Btlù. v, t. Aux mkiMt de Pompée il teutunaaatiaoffiranda, LavIellmaaM trop batM et l'injure ast trop grande, odbm. ftay. V, «. Je n'attendais pas Un ooarage atttti grand dans un rang aussi bas, toit. lÊér. ir, «.H Le bMpaopie, lea demiérM cliitai da poipla. La bM pM> Me en vaudra oartalnanent miaoi, qoaad Im prinripaux citoyaaa oailivaioiit la aagaaM al la vwta, volt. Ijiar. AmnOaNHa, a avitt «vm. || U bu oommerM, Im patitamarwaatfa. G^ml la iBAia*BA> gtigooM (ini Itti a (kit dira qw toot IrbM cornmorM Alall inflma ebM Im Oraes, volt. Liur. Unmm, u man I7a7. || Lm baaiM iiliwi €vt coltéga, Im elaaaM AMnaotaiiM. H U bM cbcnir d'un cliapiM, Im ofaantrM al Im cUpilatM || Lm bat offleian, Im eOeian aateltaiMt^ Oa l««a dA.

BAS

signait, au xvu' siècle, en Francs, et. désigne encore dans des armées étrangères, les grades inférieurs à celui d'officier, grades auxquels depuis lors on donne le nom de sous-officiers. || La chambre basse en Angleterre, la chambre des communes. || Basse justice, en parlant des justices seigneuriales, se disait par opposition à moyenne et haute justice; elle connaissait des droits dus au seigneur, cens et rentes, delà police, de dégât de bêtes, d'injures légères, etc. || Messe basse, messe dite sans Stre chantée par le chœur et sans assistance de diacre et de sous-diacre. L'évêque de Chartres ne pouvait jamais y dire la messe basse [dans la cathédrale], sT-siMON, 78, H. Il Lesbasses Cartes, les cartes Inférieures, celles qui ont le moins de valeur et de force. Il Maître des basses œuvres, cureur de retraits, vidangeur. || En termes de fauconnerie, oiseau bas, oiseau maigre et décharné. || 10° Vil, méprisable, honteui. Bas flatteur. Àme basse. Sentiments bas. Manière de vivre basse. Regarder comme une chose basse de.... Mais aussi n'ai-je pas cette basse malignité, de haïr un homme, àcause qu'il est au-dessus des autres, voit. Lettr. 74. Un esprit né sans fard, sans basse complaisance, Fuit ce ton radouci, boil. Sat. IX. Madame, je n'ai point des sentiments si bas, BAC. Phèd. II, 6. Ah! quelle âme assez basse!.... id. Brit. 1 , 4. Mais je m'étonne enfin que.... Vous ayez si longtemps, par des détours si bas. Feint un amour pour moi que vous ne sentiez pas, m. Baj. V, 4. Elle ne peut souffrir une basse pensée, corn. Cid, II, 3. S'il est, pour me trahir, des esprits assez bas, ID. Cinna, i, 4. Il mettait la grandeur à ne rien faire de bas, fén. Tél. xiij. Ta secte obscure et basse avilit les mortels, volt. Fanât. u,6.\\ 11" Manquant de distinction, en parlant du langage ei des choses d'esprit. Terme bas; expressions basses ; style bas; plaisanterie basse. Le bas comique. Cette manière basse de plaisanter a passé du peuple, à qui elle appartient, jusque dans une grande partie de la jeunesse de la cour, qu'elle a déjà infectée, la BRUY. 5. Ah! Velches, quand je vous donne du grand, vous dites que je suis boursouflé; et, quand je vous donne du simple, vous dites que je suis bas, VOLT. Leur. d'Argental, 1 6 mai 1 767. || 12" Peu élevé, en parlant du prix, de l'évaluation. Ce qui est le plus bas prix. Vendre à bas prix. Ceux qui mettent le nombre des tués au plus bas. Or de bas aloi ; bas or; bas argent. Les fonds publics sont bas. || 13" En parlant de la vue, qui force à se baisser, à s'approcher de l'objet que l'on regarde. Avoir la vue basse , ne distinguer les objets que de près. || 14° En parlant de l'âge, qui appartient à la première enfance, ïtre en bas âge. Dans son bas âge. || 15° Bas, s. m, La partie inférieure. Il venait du bas du pays. Il le saisit par le bas du corps. Il le fait rouler jusqu'au bas de l'escailier. Le bas de la montagne. Le bas d'un arbre. Le bas d'une robe. Il y avait, au bas de votre lettre, trois écritures différentes, voit. Lett. 30, Il En termes d'astrologie, le bas du ciel, la troisième ou quatrième maison d'un horoscope, où est le nadir, c'est-à-dire la partie du ciel la plus basse à notre égard. || En termes de marine, partie extérieure d'un bâtiment, au-dessous de la ligne d'eau. Il Fig. Je ne dois pas me fort soucier de ce qui se passe, dans le bas du monde, parmi les esprits inférieurs, BALZ. liv. y, lett. iO. || Notre argent est au bas [nous n'en avons plus] , il y faut remédier, ha- HiLT. Gramm. 3. || 11 y a du haut et du bas dans la vie, elle est mêlée de biens et de maux. Il y a des hauts et des bas dans la conduite de cet homme, beaucoup d'inégalités. Le sort a des hauts et des bas. Avoir du haut et du bas dans l'humeur. N'admirezvous pas comme cette vie est mêlée de haut et de bas, de blanc et de noir? volt. Lettr. Damilaville, » février 4767. Le christianisme a fait voir le haut elle bas de notre cœur, chateaub. Génie, ii, m, 4. Il Les voies inférieures du corps. L'opération [produite par les gouttes d'Angleterre, sorte de purgatif] sur le maréchal de Lorge fut douce , mais prodigieuse par le bas, st-sim. 29, 79. || Le bas de la voix, les sons graves de la voix. || Ce qui manque de distinction. Le trivial et le bas défigurent la tragédie, volt. Lettr. Walpole, 45 juillet 4768.

— bas, adv. Il l°Dans la partie basse, dans un lieu situé au-dessous. Il était assis plus bas. Plus bas que la ville. Faire descendre quelque chose plus bas. Ces eaux viennent de plus bas. Nous aurons du mauvais temps , les hirondelles volent bas. Cette petite fille est assise trop bas. Dans cette grande marée, la mer s'est retirée fort bas. || Familièrement. Cet homme est bien bas percé, il est Dieu mal dans ses affaires. Locution tirée du tonneau qu'on perce bas , pour tirer les dernières

BAS

bouteilles de vin. || Boiter tout ba.s, boiter beaucoup. Monsieur boite tout bas, sév. 323. Monsieur, où courez-vous? c'est vous mettre en danger. Et vous boitez tout bas, rac. Plaid, u, 43. |J Plus bas^ ci-après. Dont nous parlerons plus bas. || Jouer argent bas, jouer argent comptant. || En termes de marine, amener tout bas, filer entièrement les drisses d'une vergue, d'uiic voile. || Terme de marine. Couler bas un navire, faire qu'il s'enfonce sous l'eau; et, neutralement, le navire coule bas. Couler bas d'eau, s'enfoncer sous l'eau parce que l'eau remplit le bâtiment. La chaloupe coulait bas d'e.au, lorsqu'elle fut rencontrée par un navire. || 2° Fig. Est-il possible de tomber si bas, de s'abaisser à ce point, d'éprouver de tels revers? etc. N'autorisez pas De plus méchants que vous à la mettre [l'autorité] plus bas, coBN. Nicom. n, 2. Quand le sort ennemi m'aurait jeté plus bas, bac. ^ithr. u, 4. || Etre bas, être renversé. Unissons-nous ensemble, et le tyran est bas, cobn. Sertor. m, 2. La tyrannie est bas, et le sort a changé, m. Pomp.a, a. i| Tenir bas, tenir dans la soumission. Le peuple a besoin qu'on le tienne bas pour son propre repos, fên. Tél. xiii.On a une secrète complaisance à tenir bas ceux-ci [domestiques, serviteurs], boubd. Carême, l, Ainbit. 497. Il Ce malade, cette malade est bien bas; il, elle est bien mal. On disait : Hâlons-nous, je l'ai laissé fort bas, bégnier, Sat. xi. Nous la trouvions si extrêmement bas, SÊV. 441. Quoi! l'oncle de Messieurs serait défunt I — Hélas! Il ne vaut guère mieux , tant le pauvre homme est bas I regnard , Légat, iii, 8. Il 3° Mettre bas les armes ou les armes bas, rendre les armes, cesser de combattre. Oui mettait les armes bas devant l'ennemi, boss. Hist. m, «. Ils mirent bas les armes pour les regarder, FÉN. Tél. XX. Le sénat.... ordonna aux deux princes numides de mettre les armes bas, vebtot, lUvol. rom. tx, p. 374. Je n'ai pointcru devoir mettre les armes bas, corn. Sertor. iv, 3. || Mettre habit bas, se déshabiller. 11 mit veste bas. || Mettre chapeau bas, se découvrir par respect. En joue il [Jupin] vous met sans qui- vive ! Mais je l'aborde chapeau bas, bérang. B^uets. || Elliptiquement. Chapeau bas! découvrez- vous ! || En termes de marine, mettre pavillon bas, baisser le pavillon; et figurément, céder, se rendre. || Mettre voiles bas, abaisser ses voiles. Ses trois vaisseaux en rade avaient mis voiles bas, CORN. Pomp. Ii, 2. || Fig. Mettre bas, déposer, renoncer à. J'avais mis bas avec le nom d'aîné L'avantage du trône où je suis destiné, cûhn. Nicom. m, 6. Croyez-moi, mettez bas l'artifice, lu. OlUon,

n, 6 Mettant leur haine bas, m. Pomp. iv, 4. Je

vous obéirai, seigneur, sans complaisance, El mets bas le respectqui pourrait m'empècher.... m. Cinna, II, 4. Allons donc, messieurs, mettez bas toute rancune, MOL. ^)». méd. 4. Mettons bas toute feinte, id. Éc. des mar. u, 3. || Mettre bas, renverser. La troupe qui l'assaut [assaille] et la veut mettre bas, malu. I, 4. De l'Orient mettant l'empire bas, m. u, 3. Je fais émerveiller tous les yeux de la terre De voir que le malheur ne m'ose mettre bas, m. iv, 7. U a mis bas les puissants, boss. n, Yisit. 4. Je n'aspirerais au bonheur de vous plaire Qu'après avoir mis bas un si grand adversaire, corn. Pomp. rv, 3. || Mettre bas, en parlant des femelles d'animaux, faire un petit, des petits. La lionne met bas dans des Ueux trèsécartés, buff. Lion. || En termes de vénerie, le cerf a mis bas, son bois est tombé. || 4° Bas, d'une voix basse, sans faire de bruit, au-dessous du ton convenable. Parler bas à quelqu'un. Il me répète tout bas son refrain. Il demanda tout bas. Rire tout bas. Parlons bas, écoute, corn. Cid, n, 2. Parlons plus bas, mes sœurs. Ciel! si quelque infidèle.... rac. Esth. II, ». Il Fig. En secret. U suffit que mon cœur me condamne tout bas, bac. jlndrom. iv, 5. Mais, malgré ses efforts, il frémissait tout bas Qu'on applaudit en lui des vertus qu'il n'a pas, volt. il. de Ces. u, 4. Il 6° Terme de musique. D'un ton qui est vers le grave. Ce luth est monté trop bas. || 6°X bas, locut. adverb. Mettre ou jeter à bas; jeter, renverser; et figurèment, détruire. Me jeter du Pout-Neuf à bas en la rivière, bégnieb, Sat. vni. Je fais jeter de grands arbres à bas, sév. 62. || Fig. Pour jeter im des partis à bas, cobn. Uor. l. Il le veut élever, il le peut mettre à bas, u>. Poly. lu, 2. Salvidien à bas a soulevé Lépide, m. Cinna, iv, ♦. Je vous l'avoue, il n'est pas encore temps de mettre à bas Mazarin, retz, m, 87. Le grand combat qui met nos ennemis àbas, ftoL.Amph.i, 4. Voilàle marquisat et la vicomte à bas, in. Les prie, ridic. se. 4 6. Les ennemis sont à bas, Boss. Hiit. il, 6. Son système et celui de M. Claude e.'^t à bas, id. Avert. a. Puisque le tyran est à bas, Laissez-nous prendre nos ébats,

BAS

B8RAN0. Requête. || Cris d'improbation. A bas la cabale! à bas! Crier à bas les ministres, bêrang. G. nation. || i bas de. loc. prépot. Sejeterà basd'un mur, des retranchements. Sauter i, bas de cheval. Il saut« à bas de son lit, j. j. aouss. Em. u. || 7° En bas, loc, adv. Dans un lieu placé au-dessous. De haut en bas. Aller on haut et en ba.s. Il tombe la tète en bas. Piques qui tombent la pointe en bas. || Fig. Regarder, traiter quelqu'un du haut en bas, lereganler, le traiter avec dédain, avec mépris. Ces femmes qui regardent un chacun de haut en bas, mol. Impr. *. Il En bas de, locut. préijos. On le trouva évanoui en bas de l'échelle. || D'en bas, loe. advtrb. Le» émanations qui venaient d'en bas. || Par en bas, loc. adv. Dans le bas. Sa taille est devenue plus fine par en bas, sÉv. 499. || 8° Par bas, dans un endroit bas. Demeurer par bas. Être logé par bas, au rezde-chaussée. Il Par bas, en termes de médecine, par les voies inférieures du corps. Purger par bas. j^urgor par haut et par bas. Cette drogue fait aller par haut et par bas, elle fait vomir et aller à la garderobi. Il 9° Ici-bas, sur la terre, par opposition au ciel. Il 10° Là-bas, loc. adv. Au-dessous; à une certaine distance. U demeure là-bas. Le vois-tu bien, làbas, là-bas. Là-bas, là-bas? dit l'espérance; Bourgeois, manants, rois et prélats Lui Ibnt de loin la révérence, bébang. le Bonheur.

— HEM. On met des traits d'union à : bas-Breton, habitant de la basse Bretagne; bas-breton, ilialecte celtique parlé dans la basse Bretagne; bas-Normand, habitant delà basse Normandie; à Bas-Empire, empire romain transporté à Coustantinople et tombé en décadence; aux noms des départements, Bas- Rhin, Basses- Pyrénées, et à Pay»-B«is (la Belgique et la Hollande). Mais on écrit sans trait d'union le bas Rhin , la partie inférieure du Rhin ; le? basses Pyrénées, les Pyrénées situées près de la mer.

— SYN. BAS, ABJECT, VIL. Ce qui est bas est placé au-dessous. Ce qui est abject est jeté de côté. Ce qui est vil est de prix inférieur. Aussi abject et vil expriment un degré au-dessous de bas. Uue condition basse peut n'avoir rien d'abject ni de vil. Quand bas s'applique au moral (une âme basse, des sentiments bas), bas, bien qu'il n'exprime plus un état qui soit indifférent, garde encore quelque chose de son sens primitif, et on enchérirait si on disait une âme abjecte, une âme vile; cela tient à la signification primitive, dont la nuance suit le mot dans tous ses emplois. On peut signaler la même différence entre abject et vil; ce qui est vil a très-peu de prix, est beaucoup au-dessous du prix, mais enfin a encore un certain prix ; au lieu que abject est tout à lait rejeté, et, pour ainsi dire, mis à la voirie.

— HIST. xii* s. Se j'ai choisi haut ou bas, Je m'en doi trop bien douloir, Couci, p. 422. Lasse, fait-ele en bas [à voix basse], que pourrai devenir ? aodefb. LE BAST. Romancero, p. 32. E quant li moinie [les moines] viiidrent lur compile chanter, QuidierentU purveirque se dormistli ber,E chantèrent en bas.... Th.lemart.iS. ||xni' s. U veust dire que tuit,ethaul et bas, fussent ailn [rassemblé] à cort de lui, Psautier, f" 424. El ne fu joine ne chenue. Ne fu trop haute, ne trop basse. Ne fu trop megre, ne trop grasse, la Rose, 2987. Il n'est pas resons que la gentil feme perde son droit d'eritage por ce, s'ele se marie ea plus basse persone, bbaum. xlvui, &. || xiv s. Ne le feu ne se peut acoustumer à descendre en bas, ORESME, Hlh. 33. Se François orent fait au matin bonne chiere. Aussi basse la font et s'embruchent en terre, Guescl. 22204. Doucement [il] lui a dit et à basse alenée, «6. 9627. Essayer si l'esprevier se tendra [tiendra] paisible sur le poing; si non, le mettre aii bas [lui donner moins à manger], Ménagier, ui, 2. || xv* s. Vecy nos ennemis qui tantost à basse eau passeront la rivière, froiss. u, u, 31. Jean de Lannoy, qui estoit au clocher, crioit à ceux qui estoient bas, id. u, h, »5. Fist durant son règne [Louis XI) beaucoup de injus-' tices, maulx et violences; et tellement qu'il avoit mis .son peuple si au bas, que au jour de son tres|.i:if estoitpresque au desespoir, jean de trOyks, Chron. <4â3. Ni Troye la grand cité ne cuidoit point que la fortune tant au bas la sceust mettre comme elle la mit, Bouciq. 1, ch. 23. Et voyant son maistre bas, commença à practi(iuer avec monseigneur de Lorraine, comm. v, a. Le roy estoit jà fort l>as, et à grant peine se vouloit il laisser veoir, id. ib. vi, 9, Il XVI* s. Ce disant mit bas son grand habit, bab. Car. 1, 27. Quand les choses sont venues à leur point supellatif, elles sont en bas ruynées, in. t6. i, 34. Les pèlerins disoyent en voix bassel'ungàl'aultre.^ Quelque basse fousse des prisons, lo. ib. i, 38. Son fils, parcs qu'il est tiop bas d'eags, in. ib. l, to. Bas

BAS

•Il la< il<vrù niiurri, Kl bu de bioni, dont il Mt bMn marry , maiot, ii, w. Je l'ay t«u an Mlle n- IrtmlM d« maladie tt li ba* qiM uml le monda ••- Ml i)Mi»[inr<l d« aa rie, karo. Ml. «7. Kl troaftM paovn feasM rf baa qu'ella aToil ptu« bmoin da •Mfaaaien qtia da maducin , m. A'o"-- > »ti Tj Jiaa [ieibaa], mont, i, «o«. Cette au' plui

Mtaa, ID. I, aa. Gen* de beaae eon'i i C".

Ouelqii'uil du baa peuple, id. i, 4H. |j» • poiiion par ambaa, id. ii, Ml. r*uU •, rentorpbelinaen baa aage, aktot, Lye. i. A\ec ua" ehere baïae et moroe, aana mot dire, id. Numa, <a. Caa Jerbea tarent ammenéea jniqaea en un endroit oâ ellea trouTerenI l'eau baaae, et i^ arreaterent, m. Publie, **. Ne poimnt croire que le> Romains fiKWnl fl lias que il'iivnir aliari(loi>n6 leur Tille, ID. Cam. la. Hz la JcUcrent du baut «n l>as du cbaslaau, ID. {b. 4K. Les adhérons de Camillui repoulaolfnt le lerRent arrière de la chaire, et le commun |i"tr !(i luy erioit d'A bas qu'il le tirait, id. tb. 71. I ' : i roniumma et mnit au bas la puissance d'Atlieurs, ID. Aie. 4 J. GouTemeurs des basses provinens de l'Asie, lo. Cimon , se. Ceux do Coloftne mirent lia* [<k'po«èrent les armes] sans astre forcez, D'Ane. Iliti. I , SAS. Le duc y envola Sanctio Arilla arec 4(H>o hommes, qui, à un bas de marée, entra maiipréle aiegedans larille, id. ib. ii, «7. Le vpiit aiant mis bas Tétant tombé), id. tb. il, «3. Or il fut question de faire retraicte; car il estoit basse heure, CAai> T, IK. Après avoir fait une baasissime rererenee devant les dames. Soi. Min. p. at. I.es bois, lea monta, lea baisses vois Je Tais] tranrhaiit jfranehisaant lea Tallées], la BotriK, 44i. Son œh est doux et lier, son sourcil un peu bas, dons. Boeagt roijal, f partie, à la /lourrre.

— f.TYM. P.'ovenç. bat; espagn. ba;o;portuff.I)a(xo; Uni. batxo. On a indiqué le celtique : bas-breton, bat; kymri, bât; irland. b<Mf, mots qui aignifient pou profond. DIez combat cette étymologie, d'abord en remarquant que la / espagnol ré[)ondrait mal au bas-breton et exigerait deux i ; objection insuffisante puiamia lea deux s sont dans l'irlandais. Pui» il objecte le aens : bossus sIgniBant, dans Isidore, crowus, ptnguif; dans Papias, eurlut ; et dans le Tieui français, qui n'est pas élevé, et non pas peu profond ; sens confirmé encore par l'ii-'lipn hûttolto, épais. P^r ces raisons il rattache has au talio bfutut, qui a été un suniom et qui, d'après lea gloaaa, exprime une certaine conformation du oorpa. Cette arKumcntatlon paraît proliante.

S. RAS (hâ; l'f se lie : un bas à jour, dites : un bA-z k Jour), t. m. Vêtement qui sert à couTrir le

fiied et la Jambe. Baa de laine, de colon, de soie. I Bas drapée, baa fabriqués avec de la laine un peu «chement filée. || Familièrement et fig. Cela lui va comme un bas de soie, lui convient, l'arrange parfaitement. || Bas bleu, nom que l'on donne par il/'iiii^rpniont aux femmes qui, s'occupant de littérature, y portent quelque pédantisme. Cette femme est un baa bleu, ces femmes sont des bas bleus. ]| Terme de mer. Baa de soie, ou, simplement, bai. ttarre de fer où il y a des liens |>our mettre aux malna et aux pieds de ceux qui se conduisent mal.

— HIST. XVI* a. Lee hommes estoyent babillez à leur mode : chauaaas pour lea bas, d'estemet, ou lui'Kc drapée, MB. Cor, i, M. Panurge aort de la suutte an chemiae, ayant aeuUemeat ung demy Las de ebauaaea en jambe, m. Pont, iv, a?.

— KTYM. Au; car le bof est, comme on voit par lea enmples, la partie inférieure de U chausse, picard, M. L'expression bat bleu vient d'AnKiolerrr {hlue ilockingi: en voici l'explicatjon : < Il y avait, vers *7Rl , un club littéraire qui se réunistait cher Mme Monisgue, et que l'on appelait le club des laslilcus (''ieut-itoeking elub). Un dea merobr<^s If* plus éminents de celle • — *■"• ■''•:t M. StilliiiKlli'ct. (Iiiiit rhablllement se |'«r un cararti'iu de firavité; on remarqi- . . : >|ii'il portait toujours de* Jai Mans. Telle était l'cicellcnce de aa conveisation que, quand il lui arrivait d'être absent, on avait co.'jime de dir« : Noua d« poavona rirn faire ce soir tane les baa bla-M. Pau à peu dea c)iil« s'éMblirent aoos oe titra, et le terme de bai bVu s'dtemlit aux femmea de lettre* rMicuIea et pédantes, aaocnoa, JiaciM é«i IMum Monda, atril 4i«*, p. 77S. >

t BAftAL. ALB(ta-ta], M-IO, ad;. Terma de loologic Ont tpiMniwt k U but.

■A»*LTt (bMaM^, a. •». Tarme d« gtoloci*.

Meafea d'uMgimiMle

dsoonpoaitioa TWiabto,

BAS

d'origine ignte, diipoaii aa nappaa, m taltea, «n nions, •l'niN éUndM qualquefoia eontUirabla.

— rrYN. Aiaoltaf , mot que lea Latlna disaient être africain.

t BAJtALT'PORIR (ba-ral-ll-for-mT, aâi. Oui a U forma du basalte.

— tm. Biualtf, el formf.

BASALTtOCB (ba-ral ti-k'), ail. Formé de basalte. I.es roche* basaltiqii'fs. J'ai la grotte enebantA« aux piliers basaltiques, T. BtKW, Bail. «S.

— RTYM. Baialu.

BASAKR (ba-za-n'), «. f. Peau de mouton qui, étant bien préparée, aert, ao litu de peau de veau, t relier des livres.

— HIST. Tiii* a. X eus deus me sni descouver*, Monstrti leur ai k iex ouvers. Que mes cniriens [ma peau) devient basane, a. DiNAtn, Trmicèrtt artttieni, p. 114. Jà soit ce que lea selles oue U face ou que il vende soient garnies toutes de Tacha on toutes de hasannes, /,ir. d^-i met. joa. || xr* a. Du surplus no servoit A rien.... La raison, car son eordouen [cuir] Fjitolt jA devenu basane, coODlix. K»qufte de la timple et de la rutfe. || xvi* s. Je luy fays acroire que la lune estfayctede bezane, pauio. p. «27.

— ETVM. Fjpafm. et portug. badana; de l'arabe bithanet, peau do mouton tannée.

BASANlî, f.K(ba-M-né, née), j>art. pasirf. Noirci, liAlé, en parlant de la peiu. Un teint nasané par le grand air. Imaginer l'homme, c'est s'en représenter un de grande ou de petite taille, blanc ou basané, BOss. Connaiti. i. a. Sea main* basanées, Aux palmesileMar«aestin*es,j. n.aoïTss. OdM,n, la.

t BASAMiK (liazs-né), r. a. Donner A la peau une teinte noidltre. Il faut toujours avoir le masque sur les yeux , l)e peur que peu à peu le clair (lambeau (les cieiii De ses rais élancée ne basane U face. Vite, rur la Modt, an leu. j) Se baaaner, v. rtf/]. devenir basnné.

— HIST. XVI* a. Dont se fait leneophlegmatle qui fait le corps tout l>nuffl et la couleur du visage basanée et blafarde, pah£, xviii, 71 Dès la terre

gelée Des srythes englacés, jusques k la tialléc Des Mores ba/anez, iions. aaa. Il n'est pas Nm tanneur; car il ne sçayt besanner son ctiyr, palsor. p. a""».

— F.TVM. ;(/itnn'.

BAS-IU)HI> (bit-bor), t. m. Orthographe fautive au lieu de liftlionl.

t BAs<;o>>riTE (ba-sko-nè-t") ou BAScorEn>:

(ba-skou-é-f) , I. f. Un des noms locaux de la mésange à lonKuo queue et de la lavandière.

t BA.<iCi;L (ha-skul), i. m. Courroie (liée A la aellette d'un cheval limonier, et qui embraase Tavaloire.

— ÈTYIl. Voy. PASCIXB.

BASCUI.K (ba-sku-l'j, ». f. \\ 1* Machine dont l'im des liouu SI3 lève quand on pèse sur l'autre. La bascule d'un pont-levis. On les suspomlait [les corps] à de longues t>a.<culcs, qu'on élevait et qu'un baissait tour k tour, voi.t. Phii. n, 14. ]| Faire la ba.scule, faire un mouvement semblable k celui d'une tiascule. Il Jeu où deux personnes, placées k chaque bout (l'une pièr<> ne bois, «'amii'ent k sebalanrer. || Fig Sysi' .iii-r

di's ; -o-

litiilunH (jiii S4>partagritt i iiiliutyicj; n à-inagiiniu qui

aarvalt k peaar laa voitures aux boréaux d'octroi. Il >* Terme de serrurerie. Pièce de fer ",„ fm on- Ttir k la fois deux verrous. |j Tringle -cr

une sonnette. || 4* Terme de charpri in

liascule, pièce assemblée, par une de sea extrémités, dans une autre pièce. || 5* Terme de pèche. Bateau serrant k transporter rivant le poisson d'eau douce. I| 6* Terme de couvreur. Egout dont la saillie est double de la aaillie ordinaire.

— iiisT. xvr s. Les rues voisines des portes fu r<Tt bien tost couyertea da morts, et l'eniro deux des porte* plain jusqnea k la hauleur de la lucule, d'aub. Uitt. II, «7a. Hersas, trappes et bacules, CABU T, 4*. Aneuna ae aervent de airingoea, aoapapea, baaaaevlea.... pour nmonler l'eaa daa poila, o. iHi*R«aia, 774.

— CTTM. Bien qu'art trouva battrrul* dana Olivier de Serrea, haetiU An d'Au) i la vraie écriture. L'étymologie aéra doi cul, oU' chine k faire toucher le cul k la l^rro.

\ BAsr.CI.KR (Iw-sku-léj, V. n. Sprouver le mou veracnt de bascule, (kira la bascule. || U aa conjugua avec l'auxiliaire «aotr.

— HIST. XTi* ■. Il paan aa galera par deama la ohalna; retirant aaoommeDoaaMnttoaw la fbulaao poupa, pour faire anaeir la preM Jaaqtt'à otoitié

BAS

de la quiUe. at pola racbargaant la derani d ' l'équipage, flt bacolar, at alini aa aauva, t llitt. 1, <ta.

— erTN. Boêoitê.

BAS-DKSSI» (MM»-"'' • -

que la deaaoa, dont aile

lona da plua aa grur» <•'

tendue en aal oor.

portée (k U def d<-

qu'au fa cinquit-me liguai on du aussi aeeoiMt àm-

sus, lzooahant.

— erm. Bat et dnnu.

BASF (bk-z^, ». f. Il 1* Ca qui, poeé aolidemi-nt, supporte le poids d'un oorpa. Bloc qui diminue de la l>ase ao aomniec Baae «run piédestal, d'une colonne. Il La parti* inlManra. La baaa d'oaa montiigoa. X la baaa dea eonaa. H PoéUqaanMot. U terre chancelle sar aaa haw -. Is lunewcouvrr d'u:. voile sanglant [k la oon' TCAOB. Génie, I. rt, 7.

cipa. Cette r':- .meiii. Je-

ter las basfx . oroule par

sa bav iii'.u.'.iij tur la l.ax des lois, la

vraie T' > d'autre base que la vertu. La foi,

cette inw lin i esprit chrétien, MAaa. Cartm», Prod. La dootrina qni aal U baaa da ea déréglameiit, pasc. Pftm. t. Nom brObna dv déair da tnwv»' <>'<> "'■ siette ferme et une damiéra baaa eoi dana coostn. Tout drame pèeba aaaeatleii la basa a'il ot!n des Joiea aans mélange de ctia^'nn^, oiATtArB. GMit, n, u, ». DaleortrftnesKittn IAqiiiv fut la baaa, unac. Ifahom. I/, T, '! tre est toujours sa homme en spectacle .'■ ao-i iioniieur est la base da aon eridii. voi.t. jiuinr, II. I . I! 3* l'erme de mathénutiqtws. Base d'une pyramiile, le pulygone oppoaé au aommeL || Basa d'ua prisme, un des deux polygones égaux atparallèlaa,

iTl/'Ineram-

dont leit cAtés aervent de base aux osraTl mes latéraux. || Base d'un cAne,<!

cerclesoâviennentMterminerlesitii ^«sde

ces corps. || Baae d'an parallélogramme, un «le* cAté* adjacents, et presque toujoun oalui qui aal le plus horizontal et le plus près de la terre. La aarf^u:e d'un parallélogramme est le produit de aa baae par sa hauteur. || La nombre invariable qni sert k définir unsysiènio île numération, de logarithmea, etc. Ia lias» (le notre aystéma de numéralioa est dix. Il Terme de géoiléBia. Ligne inaanréa avno louie i'etactitiide possible et aarvant k éfaloar toutes lea autres. Il Ter m. Base distincte, loculion

employée qi. lour distance focale. || Ko

anatooiie, U . . ' > lur, la partie oppoaée k sa pointe. Il Kn \. •: . i .". bue d'un organe, point par lequel il tient à »<:in support. || i*Terme de Duaique. Tonique , nota fondamentale. || 6* Ce qni entre

comme principal ' ' —' ' ■ - un méunga. La

cacao est U base <l i chimie, baae,

corps composé qui j-.- -i des deux carac-

tèrea auivanta : <* de ae combiner avec un aeide, de manière k former im composé différant dea deux composants} i' de jouer la rtMa «retenant ilacuo- (lOMiif dansime combinaison qnelcaaqna. ||T*T*nne de mi^uiserie. Moulure saillante couronnant le parquet au bas d'une porte cochire. || Terme de aarmrerie. Moulure en cuivre au bas d'un barraaa de rampe.

— HIST. XII* a. Puis fistdis bases, e cbaaeaiiaont quatre aloea de longur a quatre de laor [larganrje treisde hallur, Boit, 1»4. Lores prist lea riebaa colunumaa da araim, U al temple furent, od tniei iMMasa*, a la vaisaela que l'um apalout Bir de araim, tb. «sa.

— rrru. Bâtit, de ^«t«, marcha, aOnra, pied ou plante du pie<l, de paiv« ou p«w, aller, at aussi avoir une aaiietta ferme; latin, tadtn, aliar (voy.

1 (ba-rè-n, a. (. Genre da plantes ex»iiijiM" .i^.iiiutiux espèce* sont aaoUBaiéea chat nous : la baselle roagaat U faaaaUa biaAeba. La teaille ae mange.

t BASES (bk-H), «, «. FOadir. Il n'est d'naafa ga'au fignri. Baser m eyatéaia mr daa (kita. || 8a baaar, «. HfL Sa fonder. Caat Ikdaïaaa qn'U ae baaa.

— MOL Oa mot aal «n néolociaiM Ibit analojé préaeniaaent, al qui n'a lun da eaadaaBakw an aoi, pniaqna kaaar aal foraé par rapport A laar oomaa/Mdtr par rapport kAMtd, malani «al pan utile, poiaqna Ma» na difllra ym iiililiiiiwit da fmdtr. 0 vendra doae W^ionn mima, *b «crivant, se servir da /bwdtr ^na da ha»et.

— tm. Bat».

t RAS-PECUXEr (bA-fM-Bè, U mmÊMmi, «. ■»„

BAS

ane des deux feuilles de la scie du tablettier. || Au

plur. Des bas-feuillets.

BAS-FOND (bâ-fon), s. m. || i' Terrain bas et enfoncé. Une maison située dans un bas-fond. || 2° Endroit (le la mer peu profond, mais sur lequel la navigation est possible; par opposition à baut-fond qui vient jusqu'à (leur d'eau ot sur lequel il est dangereux de naviguer. || Au plur. Des bas-fonds.

— f.TYM. Bas et fond.

t Il.\SGRKC(bâ-grèk), s. m. Voy. bas i.

JB.VSICITÉ (bà-zi-si-té), s. ^. Terme de chimie. Propiiété qu'a un corps de jouer le rôle de base dans certaines combinaisons ou même dans toutes.

— ÉTYM, Base.

t KASU'IOATION (ba-si-fi-ca-sion), s. f. Terme de chimie. Acte par lequel un corps passe à l'état de base.

— ÉTYM. Les verbes hypothétiques fcnsi'/îer, basipcare, de hasis, base, et le suffixe ficare, faire.

t BASIFIXE (bâ-zi-fi-ks'), adj. Terme de botanique. Oui tient à une autre partie par sa base. Anthère basifixe.

— ÉTYM. Base et fixe.

t BA.SIGÈ.\E (bâ-zi-jê-n'), adj. Terme de chimie. Qui produit les bases.

— ÉTYM. Base, et yev:^?, suffixe grec signifiant qui est engendré, et ici mal employé pour qui engendre.

fBASIGYNE (ba-zi-ji-n'), s. m. Terme de botanique. Nom donné quelquefois au support de l'ovaire.

— ÉTYM. Base, et ym-n, femelle.

BASILAIRE (ba-zi-lê-r'j, adj. Terme d'anatomie.

Qui sert de base ou qui appartient à une base et particulièrement à la base du crâne.

— HIST. XVI» s. L'os basilaire ou cunéiforme ou sphénoïde, de figure semblable à unechauve-souris, PARÉ, m, 4.

— ÉTYM. Sans doute de base, bien que la formation soit très-irrégulière.

+ <. BASILE (ba-zi-l'), s. m. Ordre de Saint-Basile; le plus ancien de tous les ordres religieux, fondé dans les déserts du Pont au iv* siècle par saint Basile le Grand, évêque de Césarée en Cappadoce. L'habit est le même que celui des bénédictins, sauf la coule, qui est plissée devant et derrière. Il y a des religieuses de même ordre portant un grand manteau noir et une guimpe noire.

— ÉTYM. BaaiXeio;, nom propre.

f 2. BASILE (ba-zi-P), s. m. Personnage du Barbier de Séville, de Beaumarchais, dont le nom s'emploie dans la conversation pour désigner un calomniateur à la fois sot et mercenaire.

t3. BASILE (ba-si-I"), s. m. Terme de métier. Inclinaison du fer d'un rabot, d'une varlope.

•I. BASILIC (ba-zi-lik), s. m. Herbe odoriférante de la famille des labiées {ocymum basilicum, L.).

— HIST. XVI* s. Sauge, basilic, sariette.... paré, XXIV, 7. Un animal semblable à un scorpion, lequel s'estoit engendré pour avoir continuellement senti du basilic, m. xix, 18. Le basilic, la lavande, l'aspic, et semblables herbes, o. de serres, 4<(.

— ÉTYM. Bourguig. basericle; de basiliscn, petite reine, de pauiXiaxoç , petit roi (voy. basiliqde 2).

2. BASILIC (ba-zi-lik), s. m. |j 1° Espèce de lézard ou de serpent auquel les anciens attribuaient la faculté de tuer par son seul regard. |j Fig. Des yeux de basilic, des yeux qui expriment le courroux et la haine. U le regardait avec des yeux de basilic. Il 2° En histoire naturelle, nom d'un genre de reptiles, tous de l'Amérique et inoffensifs, vivant sur les arbres, ainsi nommés par Linné h cause qu'ils ressemblent à la description du basilic fabuleux des Grecs. ||3° Anciennement, très-gros canon, portant teo livres de balle, et nommé d'après le serpent, comme les coulevrines.

— HIST. xiu* s. Murcuz, uns connestables, encontra un basilique, fftsj. occid. des croisades, t. ii, p. 680. Il XVI' s. Puisque, beaux basilics, qui tuez par la vue. Je tiens ma liberté que j'estimois perdue.... J. LE HOUX, VIII. Là furent gagnées plusieurs choses lemarquables, comme des basilics de divers calibres, jusquesà 80 livres de balles, et des pierriers de 300 livres, d'aub. Ilist. i, 246. Desbazilics qui portoient 48 livres, id. ib. lu, «48. 8 basilics sur quatre roues chacun, carloix, viii, 24. Entre tous les serpens, le basilic est le plus venimeux, PARÉ, XXIII, 28. Couleuvrines, serpentines, basilisqs.... noms pris des plus pernicieux animaux, comme des serpens, couleuvres, et basilisqs, id. IX, Préf.

— ETYM. Basiliscus, de paciXtTxo;, petit roi (ainsi nommé à cause de sa puissance prétendue), de ^aaiXtù;, roi (voy. basilique ))•

DICT. DB LA LAMQUE ?IUai;AISS.

BAS

t s. BASILIC p)a-zi-lik) , s. m. Nom d'une étoile fixe de la première grandeur dans la constellation du Lion, dite aussi Kégulus et Cœur du Liun.

— ÉTYM. Baaù.itjxoi, petit roi, équivalant au latin refiulus.

BASILICON (ba-zi-li-kon), s. m. Terme de pharmacie. Onguent composé de poix noire, de résine de pin, de cire jaune et d'huile d'olive.

— HIST. XVI» s. J'appliquai un petit emplastre de basilicon, de peur que la playe ne s'agglutinast,

— ÉTYM. BaiTiXtxàv, royal (à cause de ses vertus), de panOsùç, roi (voy. basilique <).

t BASILIDIEN (ba-zi-li-diin), s. m. Sectaire gnostique du il' siècle.

— ÉTYM. Basilides d'Alexandrie, l'auteur de cette secte, et qui vécut du temps d'Adrien.

1. BASILIQUE (ba-zi-li-k'), s. f. || 1° Terme d'antiquité. Édifice public où l'on rendait la justice, et dont les portiques inférieurs étaient occupés par des marchands. || 2° Nom qu'on donne à une église principale. Hélène avait fait enfermer le sépulcre de Jésus-Christ dans une basilique circulaire de marbre, CIIATEAUB. Mart. II, <6(.

— ÉTYM. Basilica, de païlXix:?], sous-entendu oixîa, maison, de (îacjiXixàc, royal, de pa(jiX£Ùi;,roi.

2. BASILIQUE (ba-zi-li-k'), adj. féminin. Terme d'anatomie. La veine basilique, veine qui monte à la partie interne du bras. || S. f. La basdique. Saigner à la basilique.

— HIST. XVI* s. Soudain tu presses le rameau venant de la cephalique, jusqu'à ce que suffisante évacuation de sang soit faite du foye par la veine basilique ou hépatique, paré, iv, 2).

— ÉTYM. BasiXixo;, royal (voy. basilique <); veines ainsi nommées par les anatomistes anciens, qui les regardaient comme jouant un rôle important dans l'économie animale.

3. BASILIQUES (ba-zi-li-k'), *. f. plur. Compilation de lois rédigée en grec par ordre des empereurs Basile le Macédonien et Léon le Philosophe, au IX" siècle ; elle a pour fondement les recueils de Justinien.

— ÉTYM. Basile, nom d'empereur.

BASIN (ba-zin), s. m. Étoffe croisée, dont la chaîne est de fil et la trame de coton.

— ÉTYM. Bas-latin, bambacium; bas-grec, pajiëàxiov, soie, coton; de p6|iëyÇ, soie; d'où espagn. bombasi; ital. bambagino; français, bombasin et basin.

t BASINERVE (ba-zi-nèr-vO, adj. Terme de botanique. FeaiUe basinerve, teuilleUont les nervures, partant de la base, gagnentle sommet sans se diviser.

—ÉTYM. Base et nerf.

t BASIQUE (bâ-zi-K') , adj. Terme de chimie. Qui peut produire des sels en se combinant avec les acides, en parlant d'un oxyde; qui présente les caractères de base, en parlant d'un corps quelconque ; qui contient un excès de base, en parlant d'un sel.

— ÉTYM. Base.

t BAS-JUSTICIER (bâ-ju-sti-sié), s. m. Dans la féodalité, seigneur qui n'avait que la basse justice.

— ÉTYM. Bas i , et justice.

t BAS-LATIN (bâ-la-tin), s. m. Voy. bas i.

t BAS-MAT (bâ-mâ), s. m. Terme de marine. Partie inférieure d'un mât à brisure. \\ Au plur. Des bas-mâts.

— ÉTYM. Bas t , et mât.

t BAS-MÉTIER (bâ-mé-tié) , s. m. Métier que l'on pose sur les genoux, pour de petits ouvrages. || Au plur. Des bas-métiers.

— ÉTYM. Bas t , et métier.

BASOCHE (ba-zo-ch'), s. f. || 1* Nom d'une cour de justice, établie fort anciennement entre les clercs du parlement de Paris, pour juger les différends qui s'élevaient entre eux. || 2° L'ensemble des avoués et des clercs, leurs habitudes.

—ÉTYM. Basilica, basilique, lieu où se tenaient les tribunaux. Ce qui prouve indubitablement cette étymologie, c'est que les lieux qui se nomment baxoche, baioge, baxoque, s'appelaient en Utia basilica: à Tours, l'église Saint-Martin de la basoche, en latin Sancti Martini basilica {Supplément aux chroniques de Touraine, p. 20). Basilica, avec l'accent sur si, et l't bref dans li, a donné nécessairement, dans le vieux français, bcuilque, prononcé baseuque, basoque, basoche, etc.

t BASOCHIEN (ba-20-chien), t. m. Autrefois membre, officier de la basoche.

— ÉTYM. Basoche.

t. BASQUE (ba-sk'), s. f. || 1' Autrefois petite partie d'étoffe qui était au bas du corps du pourpoint et où il y avait des œillets. |[ 2* Partie découpée et

BAS

tombante de certains vêtements. Le bout de ses souliers, la basque de son habit, j.j. rouss. f'm. u. Je. n'étais p<is venu à Kircagach i)our qu'un esclave fût assez téméraire pour me toucher la basque de mon habit, chateaub. Ilin. ii, 42. Mais qu'un ti'udron te tire par la basque, Tu lui souris, béhanc. Troubad. || Familièrement. Il est toujours pendu- à mes basques, il ne m» quitte pa«, il me suit partout. Il 3" Terme de plombier. Pièce de plomb taillée en forme de basque.

— ÉTYM. On pense que ce mot vient de quelque mode suivie chez les Basques (voy. basque 2)

2. BASQUE (ba-sk"), t. m. || !• Nom de nation. Il Tambour de basque, sorte de tambour orné de grelots, qu'on tient d'une main et qu'on frappe de l'autre. Les Zingari [Bohémiens] allaient par troupes avec des tambours de basque, volt. Mceurt, 104. Il Familièrement. Aller, courir comme un Basque, aller, courir fort vite. Vous m'ave* fait trotter comme un basque, mol. le Dép. i, 2. ||2*Le basque, la langue parlée par les Basques.

— ÉTYM. Vasco, nom latin d'un peuple montagnard habitant en deçà et au delà des Pyrénées, et renommé pour son agilité.

BASQUINE (ba-ski-n'), s. f. Sorte de jupe riche et élégante que portent les femmes basques et espagnoles. Cette Espagnole.... Qui soulève, en dansant le fandango léger. Les plis brodés de sa basquine, v. HUGO, Orient. 21.

— HIST. XVI* s. Au dessus de la chemise vestoient la belle basquine de quelque beau camelot de soie, rab. I, 5. Si nous voyons les nymphes à minuit £o leur simple vasquine, bons. 7(7.

— ÉTYM. Espagn. iotçuirio, jupe (voy. BASQUKl); picard, vasquine, corset avec basques.

BAS-RELIEF (bâ-re-Iièf), s. m. Ouvrage de sculpture en saillie sur un fond uni. L'on voit en baisreliefs les aventures de la déesse, fén. Tél. iv. || Au plur. Des bas-reliefs.

— ÉTYM. Bas et relief, c'est-à-dire relief peu saillant, par opposition à ronde bosse; ital. bcusorilievo , de basso, bas , et ri Jt'efo , relief.

t BASSAGE (bâ-sa-j'), s. m. Terme de tannerie. Opération du gonflement du cuir.

i . BASSE (bâ-s') , s. f. Terme de musique. || 1* Celle des parties qui ne fait entendre que les sons les plus graves des accords. Lulli fut le premier en France qui fit des basses, volt. Louis XIV, 33. Il Basse continue, celle qui accompagne un chant depuis le commencement jusqu'à la fin, sans concerter avec lui. || Fig. et familièrement. C'est la basse continue de son discours, c'est sa basse continue, c'estlesujeldontilparletoujours. || Basse fondamentale, système imaginé par Rameau et depuis longtemps abandonné, dans lequel toutes les notes d'un chant et ses accompagnements devaient être compris dans les harmoniques d'une basse non écrite, mais supposée, laquelle prouvait ainsi la bonté de toute l'harmonie. || Basse chiffrée, celle qui n'a, dans la portée musicale, que la note basse d'un accord, et où les autres sont indiquées par des chiffres écrits au-dessus (voy. chiffrer). || Basse contrainte, celle dont le chant est borné à un petit nombre de notes et à une même phrase qu'elle recommence toujours. Il 2° Voix propre à chanter la basse. Cet homme a une belle basse. Et Oorillon la basse et Grandin le fausset, boil. Lutr. v. 11 m'a cité l'exemple d'un chantre de Notre-Dame (je crois que c'était une basse), à qui un rhume avait fait perdre entièrement la voix, rac. Lettr. m, à Boileau. David Rizzio avait une voix de basse agréable, volt. Mœurs, <e9. || 3° Violoncelle, nommé basse, parce qu'il joue le plus souvent la basse dans les symphonies et les quatuors ou trios. Jouer de la basse. Il Celui qui joue de cet instrument. C'est une bonne ba.sse. Il Basse de viole, ancien instrument appelé aussi viole de gambe, analogue pour la forme, la grandeur et la manière de le teiiir, au violoncelle, qui l'a remplacé. Il vous faudra trois voix, qui seront accompagnées d'une basse de viole, d'un théorbe et d'un clavecin, mol. Bourij. gent. u, t. Il 4* S. f. plur. Les grosses cordes de certains instruments. Ce piano a de belles basses.

— ÉTYM. Bas, adjectif.

2. BASSE (bâ-s') , *. f. Terme de marine et d'hydrographie. Petit banc ou tlot de roches qui ne découvre jamais, sans cependant, comme le bas-fond, laisser assez d'eau pour passer dessus de basse mer. La basse tient le milieu entre le haut-fond et le basfond, LEGOARANT. L'entrée du port était étroite et dangereuse à cause des bancs et des basses qui s y rencontrent, SARHAsm, Siège de DunkerqHt.

— ÉTYM. Bas, adjectif.

dOG

BAS

t «. BASSE (bft^, «. f. TwiM d« BumAg*. Pmu doue* fur UqtMll* on àmm la obérai fc galoper et kdlwlMjâfltlw*.

— Crru. *w, adjoetir.

1 4. BAMB (bâ^, *. /'. UftatuOe qui iert à porter de le veodêoge.

— lUST. XVI* •. Si la/lite matière ne le peut porter iUm det panlan, il faut que tu preoee de* be«oi,

Îul poiaieot tenir l'eau, comme ii tu vouloia porter (laTendange, rAuasr, VtndanQt.

— tmi. l'robabiement le même, avec une autre proooneiation, que McAe au mm de auge.

BAMS-COimiB (M-te-kon-tr^, «. f. Tenne de mufique. ,| l* Voix du mAma timbre que la baiaelaille, atec moin» d'étendue t l'aigu et |>lu8 d'étendue au grave. Monsieur un tel e*t une belle bauecontre. || t* Partie du clmut que la bawe-contre exécute. Cbanter la ba*M-cootre. || Au pbtr. De* beww contre.

— HIST. XVI* I. Il chantoit bien la basée contre, MAROT, 11, 43t. Il y eut jailis un chantre oui lervoit de baae-oootre. — Et de belles paroles iU eiitretenoient œ baite-contre, DESPaa. ConUt,i. Il avoit •ingulierement bonne voix de basse-contre , id. ib. iv. Aveoquea ung destoi et une basse^ontro il y avuit une espinette, ung Joueur de luth, dessus de violes, et une lleute-tiaverso, càrloi](, vi, tt.

— KrYM. Boue, et eontrt, qui en musique se prend souvent pour exprimer ce qui est poussé à un degré extrême.

BASSE-COCR (bâ-se-cour), s. f. || i* Terme d'économie rurale. Ensemble des b&timeiits et cours habités par les animaux domestiques, et de toutes les dé|>cndanccs qui s'y rattachent. || S* Dans les habitations de princes ou de bourgeois, cour destinée aux écuries, aux équipages, etc. De<lans la basse-cour [il] vient do faire paraître Ce port grave et charmant qui le fait reconnaître, ROTR.fi^itr. i, 4. I| Familièrement et fig. Nouvelles de basse-cour, bruits sana fondement et indignes de foi. || Au plur. Des basses-cours.

— BIST. XV* s. La basse-cour [partie de la fortification des cbtteaux] fut prise et arse, nioiss. ii, ii, S5. Il xn* s. Au milieu de la basse court cstoit une fontaine, «ab. Cttrg. i, 64.

— tTTM. Bai et cour.

t BAS8B-C0URIER, 1ÈRE (ba-s»-kou né, ié-r^, «. «. et ^. Terme d'économie rurale. L'homme, la taime cnargée du soin de la besse-coor. || Au plur. Dca basae-couriers, des bass»«ouriéres.

— ÉTYM. fla«f*-four.

f BASSE-ETOFFE (ba-sé-to-f^, «. f. Terme de métier. Alliage de plomb et d'étain.

— f.TYM. Ba$te et étoffe.

BASSE-FOSSE (bâ-se-fé-s'), t. f. Voy. rossa.

t BASSE-USSE (bft-se-li-s'), «. f. Tapisserie de soie et de laine, relevée quelquefois d'or et d'argent. Ce n'est que la position du métier qui fait la didérenœ de la basse-lisse et de la haute-lisse. || Au plur. Des basses-lisses.

— Cmt. Bas et tins.

fBASSB-USSIEB n>4-se4i-aié), t. m. Ouvrier qui dit la tapisserie appMée basee-lisse. || Au plur. Dos beise Miilers.

— tTTM. Bau«-litte.

t BASSE-MABCUE (bft-se-mar«h') , «. f. Partie du mwier de besee lisse |Mu plur. Dee baasoe-marchos.

— tTTM. Bat et wuncht.

BASSBMENT (bâ-ee-man), adv. \\ 1* D'une manière basse. Il a agi bassement II s'est b..a*eroenl oooduiL S'exprimer bassement Petitee JaloiK is, petites intrigues, tout est petit, tout est bassement méchant, volt. Lellr. Uiclulitu, se avril 477t. Il t* Dans une condition basse. Ceux qui sont nés bassement La victoire m'honore, et m'Ate seulement Un caprice obstiné d'aimer trop bassement, ■on. Ynutl. u, s.

— RIM. Baumnmt ne se dit plus pour i toix : U s^est dit autrefois en ce sens : Certes Je ne

puis foire, en ea ravissement. Que rappeler mon Ime et aire bessement : ô sagesse âamelle....

MAUI. 1, t.

— iiisT. zu* a El (autre cbœe] i ad que menaces, lunt il mult haltement. • R le saint arcovesque deslient bassement [à voix basse], Th. U mart. *** Il km* s. Csr si bessement crie et brait. Qu'avis voua eet, si vDos l'oés, Ou que de braint est enroée, Oa

nia gonc U estraingnent, la nos*, «eieo. ^ *- *loi« diroia baseemant à par moy : l'an, ■on grend Diee v«olt Uen ee desam v v» .t, t, ai». Vivre petitement et bassement. 1.

a4. Lee cols seront cotipésavee un r.v *•-

8HBantq«1lserapnsaible.o.Ms8aaia ee».

BAS

— Etym. Bout au féminin, et le MifBse aisNl.

t BASSKR (bt-sé), ». a. Imbiber la chaîne d'une étolTe a>ee une oeUe qui rend les fils glissante.

BASSESSE (bt-sW). «• ^. || 1* Eut de ce qni est peu élevé, au propre. Il y a un certain degré de hauteur et un certain degré de bassesse que le mercure n'outre-posM presque Jamais [dans un baromé* trc| , PASC. Pragwnat, uel.i: \\ Heu usité en ce sens. Il S* Fig. Manque d'élévation dans les senlimenU. Pourque nous n'agissions pas avec hi il esse llyade la bauesae à faire le bien pour en tirer bénéfice. Un ecnir noble ne peutsoupçonneren autrui La bassesse et la malice, aac. Euh. m, a. Tant du férocité,de bassesse et de rage, Tout est mon crime cnSn, mais tout est votre ouvrage, britaut, Ninutll, m, 7. le ver* se sent toujours des bassesses du cœur, >ou~ An poél. IV. Il 3* Action basse. Commettre une bassesse. C'est une bassesse de.... Ce qui me paraît U dernière des bstiesies Celles de ma naissance ont horreur des bassesses, cohn. Rodoç. lu, 3. Le maître qui prit soin d'instruire ma jeunesse Ne m'a jamais appris à faire une bassesse, lo. Nieom. ii, a. Et j'irais l'abuser d'une fousse promesse 1 lo me parjurerais! et par cette bassesse.... sac. Baj. u, a. Il n'y avait point de bassesses que les rois ne fissent pour obtenir le titre d'allié des Romaiiu, montkso. Rom. s. Il i* Abaissement, infériorité. Ce n'est pas là ce que l'apotre appelle U douceur du séle et de la charité : c'est plutét une bassesse de courage que rien ne réveille et n'élève , mass. Conférencrt, Vicu. Il En bonne part Si ce discours vous plolt et vous k^mbte fort, sachez qu'il est fait par un homme qui s'cstmisàgenouxauparavaot et après, pour prier cet être infini et sans parties, auquel il soumet tout le sien, de se soumettre aussi tout le vAtre, pour votre propre bien et pour sa gloire, et qu'ainsi la force s'accorde avec cette bassesse, pasc. dans cousin. Il S* Rang peu élevé, obscurité de la naissance ou de la condition. Reprocher k quelqu'un la bassesse de sa naissance. Ils ne cessaient de ravaler ce prince k cause de sa bassesse et de sa pauvreté, vauobi.. C>. C. IV, t. Elle [Marie] se souvient que, tandis que le Seigneur néglige toutes les autres flUes de Juda, il daigne jeter les yeux sur la bassesse de sa sei^ vante , la choisir et la combler de dons et de grkces, MASS. Aventj Concept, dt la Vierge. Votre grand Marins naquit dans la bassesse, coaN. Sertor. ii, i. Que la fortune ne tente donc pas de nous tirer du néant ni de forcer la bassesse de notre nature, Boss. Duch. d'Ort. || 6* Qualité du style bas, trivialité. Bassesse de style, de langage. Quoi que vous écriviez, évitez la bassesse, boil. A. poét. i. Seuls dans leurs doctes vers ils pourront vous apprendre Par quel art sans bassesse un auteur peut descendre. Chanter Flore, les champs, Pomooe, les vergers.... ID. ib. u.

— IIIST. xiii* 8. Ha substance est es basseces de terre. Psautier, ^ 4 «8.

— Ctym. Ba$. Batteur est, dans l'ancienne langue, beaucoup plus usité, surtout au xvi* si&de.

BASSRT(b&-sâ; le I selie dans le parler soutenu : un basset excellent, dites: b,Vst'>t excellent; au pluriel, l's ae lie: des bassets excellents, dites : bÂ-si-z excellents; bassets rime avec traits, succî'S, jamais), s. m. Il 1* Chien de chasse k poil ras. au nez souvent fendu, et tr(s-bas sur ptttat. La fumée y pourvut, ainsi que les bassets [chasse du renard), la font. Fabl.a,**. || t* Petit homme k jambes grosses et courtes. Il Adjectivement M. de Brissac avait infiniment d'esprit aveo une figure de plat apothicaire, gros>et, liasset et fort enluminé, ST-e:ii. 64, 56. Il 8* Cor de basset, voy. k l'étymologic.

— £tym. Diminutif de bat. Dans l'ancien français, basset était un adjectif qui signifiait tout bas : parler basset. Ce sons ou un sens très-voisin s'eet conservé dans l'instrument nommé eordebateel, sorte lie clarinette recourbée qui descend une tierce aude.ssous de la clarinette ordinaire.

4. BASSE-TAILLE (bk-se-tk-U'^ Ji mou il !..'.< • f. Terme de musique vieilli. I|t* Vou d'hoir diatement au-dessus de la nasse, et dite r., soit baryton, soit première basée. || tr Chaâtaur qui a ce genre de voix. Une ttte-beUe basse-taille. Si vous voulez avoir un modèle de récitatif meturé italien, avant Lulli, absolument dans le goùi fronçais, mites-Tous chanter par quelque basso-taïUe la SiMl rasa MtMdf bncin de Carissimi, votr. UUr. CkatoMM, 8 ianv. 4T9S. || Aiùottrd'hul basselaflla s'emploie qnaunebia dans la aioM aens qae basse(Toy. BAasa i). fl Au plur. Das bsseii IsiUee.

— tTTM. Bat, et laiife, au sens de ténor.

1. BASSE-TAILLE (bé-ee-U-U') , «. f. Tstma <ia sculpture. Bas-relief. Vieux.

— tTTM. Bai, et laitU, au sene 6a < BA8S8TTE (bk-s^t^, $. f. imt àt canas assez

semblable au lansquenet, Dee gans qai b'cM Jamau Joué au% la baasette, stv. M7. Detu graadas table* deux fois le Jour, et une heisette dont on ne saurait se passer, a. tes. D'un tournoi de bassetia wdoaaer les sppréts, aou.. .Val. x. Il passa sa vie àlalOar kla basseiie, aoae. Lut. quiit. MO. Quand U basaetu vint k la mode, U en ooii£ut Ueatét le fin par sea alg^bre naturelle, mais il conçut aussi que la véritable algèbre était encore plus aère, et il fit calculer la Jeu par Ira M. Saufaor.... foima. Danfeau,

— tTTM. liai, batum, tao de oarMi cooiiu depuis trts-longtemps en Italie, d'oft nn noble véa^ lien l'apporta en France, oA il était ambeasadaur, co

t BASSE-TEBGOE (bk-se-vkr^') . «. f. Nom dee

deux plus fortes verguaa. || Au fiir. Dee bassesvergues.

t BASSE-VOILE (U-se-voi-r), s. A Les bsseesvoiles sont celles qui eoat gréée* eur les bas-mits. Nous n'avons pas une seule basse toile de rechange. Il Ah piiir. Dee basses-roile*.

t BA8MO0T (ba-si-ko), i. m. Caisse de bois dans laquelle on met les blocs d'ardoise pour les enlever de la carrière.

— tTTM. Sans doute diminutif de boM* 4.

t BAS-SIfiQB (bk4iè-J'), t. m. Si^e moins élevé que d'autre*. Nous nous rendlme* assidus aux audiences qm étaient tous les mardis et ««m«<ti. muin aux baeeiéges, st-sim. se, 4 ta.

1 4 . BASSIER (bk-sié) , f . m. Anus de saUa qui empêche la navigation.

— ËTYM. Batte 9.

t 3. BASSIER (bA-sié), s. m. Nom donné quelquefois k celui qui joue de la basse. || Il vaut mieux dire bassiste.

— tTTM. Batte I.

BASSI.y (ba-sin), t. m. || 1* Grand plat creux. Bassin k laver les mains, k laver les pieds. Claire comme un bassin, nette comme un denier, RtoioBa, Sat. XI. Dans la tente d'Achille, il y a des bassins, des broches, des vases, chateadb. Gini*, a, a, <<. Il Bassin k barbe, plat creux avec une gorge dont on se sert pour faire la barbe. || Bassin, e^èee de plat creux et rembourré que l'on passe sous le* malades qui ne peuvent se lever, pour qu'ils aillent du ventre. || Ba**in magique, bassin dont certains sorciers se servent pour leurs prétaoduee prédictions. Il S* Ce qu'un bassin contient. Un bassin d'oranges. Il 8' Bassins de balance, les deux plateaux d'une balance. || Fis. Outre la moitié de sa raison, l'homme met de plus dans le bassin de Dieu tout le poids de son coeur, cuatudb. Cinir • -• •■. || En termes d'astronomie, lee Bassins, s étoiles de la

Balance. Ili'Platoù l'on rec lesklamesse.

Il mit quelques pièces de m "basUn.|| Lo-

cution populaire. Cracher a;. ^ racher dans le

bassin, faire un déboursé. || 6* Graud vase émettre de l'eau, cuve, baignoire. Bassin de marbre. Petit bassin. Il 6* Réservoird'eau. Bassin de bains publics. Bassin pour une naumachie. || Pièce d'eau dans un jardin, dans un parc. || FOseé qtii a de l'eau, autour d'une ville. Il Par extension. Le bassin de la mer. || T* Endroit d'un port oA lee vaisseaiu eont k fiut et k l'abri des sgitations de la mer. || Partie d'un* riviéie, d'un canal , qui est comprise eaiie deux pool* dans une ville. Il •* Terme de géographie. EspalDa aa iimd duquel coule un fleuve, et dont toutee les paoïas ■ont dirigées ver* ee fleuve. Le bassin de la Seine. Il Plaine entourée de montagnas, de collines. Cette ville est située dans un magnifique bassin. Vous préférez les bords de la Soine au beau bassin de oœ Alpes, VOLT. Ult. ridevttfe, 4janv. I7SI. 11 fait un temps aseezdouidansnotre bassin, entre les Alpe* et le moot Juta, 10. Lut. d'Argtntal, le déc. i7S4.||f Terme de géologie. Dépression k la surface du sol, ter* le centra da laquelle coulent et convergent dee eaux. Il C4nîain massif de couche* ou réunions de tenaios qui déterminent le caracl^ d'une contrée. || KnsemUa da couchée qui rsmpliseeut «oa eaviié a« dépraesloo. || tt* Terme d'analomie. Csaal courbe, k parois oeseusee, qui, terminant inférieurcment le tronc, lui eert debM, etqiu fournit un point d'appui aux memhiee intérieurs. Grand besaiii, pcrtien du haarin qui soutient uaa partie das inlaaliao. Petit bassin, celui qui est placé aa-deeeeus da gnad bassin, et «rui se divisa an voe paitia ttofmmt portant le nom de cavité pelvienne, et an dans oavattunse portant la non de détroits. || It* Tante de méiiara. Trou creusé en terra, dans Isquel on foit eouler la ooivf* HmmIu. I

entouré de asMeoA las ma»

çons détrempent la chaux. || Plaque de fer ou de cuivre pour fabriquer les chapeaux. || Casserole à queue dont se sert le boulanger. || Terme d'opticien. Sphère de cuivre jaune fondu et de divers rayons, à laquelle est adapté un appendice à pas de vis, lequel appendice sertsoità communiquer liesmouvements, soit à le fixer solidement sur un support vertical.

— HIST. xn' s. Le sang [il] lui trait du cors près de demi bacin, lionc. p. (95. || xiu* s. Si demanda plain bachin d'aighe ; et maintenant li couru uns variés aporter en un bachin d'argent, et li mist en la main senestre, Chron. de Rains, <)3. Que nulles gorgeretes à bacin ne soient fêtes, que l'endroit et l'envers ne soient neufes et toutes de coton dedenz, liv. des met. 37<. Cheveus [elle] ot blons com un bacin, La char plus tendre qu'un pocin, fa Rose, 627. Si savoit garder [regarder] el bachin, Pour rendre perle et larrechin. Roman d'Eust. le moine. Il xiv s. Un bacin àbarbier,d'argentblanc,et estsemé de cloz d'argent sur les hors, de laborde. Émaux, p. 149. Un bacin d'argent avec la chaîne, à mettre lampes, id. tfr.XRogerde Paris, pour trois grans bacinsd'arain, pour laver les piez, id. th. Deuxbacins d'or à laver les mains, à un osmail de rose ou [au] fons, esmailliezde France et semez de petits escussons de France sur les bords, id. ib. || xv« s. Hanaps, godets, escuelles de bois et d'estain, chandelliers, bacins.... proiss. n, m, 35. ||xvi" s. Un petit bassin de cuivre ou un petit chaudron, paré, xvi, 26. La Durance a naturellement son bassin et cours incertain, M. DU BELLAY, 376. Vierge plus blonde qu'un bassin, marot, iv, 180. Avez-vous jamais entendu que signifie : cracher au bassin ? habelais dans de LABORDE, Émaux, p. 149.

— ÉTYM. Bourguig. baissin; picard, bachin; provenç. et espagn. bacin; ital. bacino; bas-lat. bassiniis, et, dans Grégoire de Tours, bacchinon : cum duabiis paterit ligneisquas vulgo bacchinon vacant. Diez rejette la dérivation allemande de Becken, bassin, attendu que, si c'était là l'origine, on aurait dit en français baquin et non bassin , le k allemand ne se changeant pas en sifflante dans les langues romanes. Il le tire du celtique boc, creux, cavité(voy. bac). Ce qui fortifie cette étymologie, c'est que Grégoire de Tours paraît indiquer bacchinon comme appartenant à la langue du pays.

t BASSINAGE (,ba-si-na-j') , s. m. \\ l" Terme de jardinage. Arrosage léger. || 2° Dans la boulangerie , façon donnée à la pâte pour la bien pénétrer d'eau.

BASSINE (ba-si-n'), s. f. Espèce de chaudière hé-

. misphérique, à fond presque plat ou légèrement

concave, destinée à évaporer ou à cuire les sirops,

les préparations pharmaceutiques, les préparations

du confiseur, telles que confitures, etc.

— HIST. XVI' s. Un petit fourneau semblable à ceux des distilleurs, fait avec des briques et de l'argile, pour y asseoir dessus la bassine ou casse pointue, o. de serres, 870.

— ÉTYM. Bassin.

BASSINÉ, ÉE (ba-si-né, née), part, passé. Il 1° Chauffé avec une bassinoire. Un lit bassiné. Il 2° Humecté. Les yeux ayant été bassinés avec une décoction de guimauve.

t BASSINÉE (ba-si-née), s. f. || 1"> Quantité d'eau contenue dans une bassine. || 2° Portion de chaux contenue dans le bassin où on la détrempe.

— ÉTYM. Bassine.

t BASSINE.MENT (ba-si-ne-man) , s. m. || !• Action de chauffer avec une bassinoire. || 2° Action de mouiller légèrement.

— ÉTYM. Bassiner.

BASSINER (ba-si-né), v. a. |H» Chauffer avec une bassinoire. Bassiner un lit. || 2° Fomenter en mouillant avec une liqueur, une décoction. Après avoir bien bassiné ma plaie, j. j. rodss. Prom. 4. Il m'alla chercher un verre d'eau , tandis que ma mère me bassinait le visage, id. Hél. I, 63. || Terme de jardinage. Arroser trJs-légèrement en pluie fine. Ces melons ont besoin d'être bassinés. || Répandre de l'eau sur la pâte du pain. j{ Humecter avec la m»in l'osier, avant de l'employer.

— HIST. xv* s. Beau lict paré, la chambre belle. Les draps bacinez à souhait, coquill. Uonol. des perr. || xvi« e. Il me dit qu'il falloit bassiner le petit ventre d'eau fort froide, paré, xvi, <5. Bassinés les dartres de la salive d'un jeune enfant, o. de serbes, 9(i8.

— ÉTYM. Bassin; picard, bach'ner.

' BASSINET (ba-si-né ; le t ne se lie pas dans le par-

, 1er ordinaire; au pluriel, l'sse lie : les bassinets et....

■ dites : les ba-si-nè-z et.... bassinets rime avec traits,

jamais, succès), s. m. \\ 1° Pièce creuse de la batterie

d'une arme à feu à silex, dans laquelle on met l'a-

Page 1