‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 247 sur 504 · RAS · texte numérisé non relu

RAS

morce. || 2° Dans l'armement féodal , calotte de fer qui se mettait sous le ca.sque. || 3'>Petit retranchement cintré pour mesurer et répartir l'eau fournie par une source. || i" Terme d'anatomie. Réservoir placé dans l'épaisseur du rein, où il constitue le commencement de l'uretère. || 6" Bassinet ou bacinet, nom vulgaire de diverses renoncules, et entre autres du bouton d'or. || 6° Sorte de bobèche dans un chandelier d'église 117" Bassin où l'on fait le sel.

— HrST. XIV* s. Et l'iaume aquartcllé [il a brisé], le baccinet fendit, Girart de Ross. 4807. L'endomain sont armé comme gent redoutée. Les ba.ssinés au chief, et puis ceinte l'espée, Guescl. U869. Il XV* s. Si mirent les plusieurs leurs bassinets en leurs testes, et prirent leurs glaives, froiss. i, i, 93. Il XVI* s. Laurier, lierre et lis blancs honorez, Romarins vert, roses en abondance, Jaune soucie, et bassinets dorez, marot, m, 302. Le trou, par lequel le feu du bassinet entre avant dans le canon [de l'arquebuse], paré, ix, préf. Bacinet; comme il y a de six à sept espèces de ceste herbe, aussi lui sont donnés plusieurs noms, en françois est appellée pied-de-courbin, pied-de-coq, pas-de-loup, flammete, o. de serres, en. L'eau distillée de l'herbe de bassinet ou coqueret, id. 97(.

— ÉTYM. Diminutif de bassin.

BASSINOIRE (ba-si-noi-r'), s. f. Bassin dans lequel on met de la braise, et qu'un manche permet de promener dans un lit pour le chauffer.

— HIST. XV" S. Le vieillard avait plus grand mcstier (l'une liouieille et d'une bassinouere pour eschauffer son lit, Àresta amorum, p. 295. dans la- CURNE STE-PALAtE. || XVI* S. Te faut avoir une bassinoire pleine de braise, paré, vm, *t.

— ETYM. Bassiner.

fBASSINOT (ba-si-no), s. m. Petit ba.ssin au fond d'un vaisseau dans lequel on laisse reposer un liquide.

— ÉTYM. Diminutif de bassin.

t BASSIOT (ba-si-o) , s. m. Petit baquet employé dans la distillation d'eau-de-vie.

— ÉTYM. Diminutif de basse 4.

t BASSISTE (ba-si-sf), s. m. Musicien qui joue du violoncelle. || On dit aussi une basse, dans le même sens, et même bassier.

— ÉTYM. Basse ^ .

^. BASSON (bâ-son), s.m.\\ i' Instrument à vent et à anche, qui sert à exécuter des parties de basse.

2° Celui qui en joue. C'est un excellent basson.

3° Dans un orgue, jeu de basson, jeu d'anche qui sert de basse au jeu de hautbois.

— ÉTYM. Basse ) , ou peut-être bas son.

f 2. BASSON (bâ-son), s. m. Un des noms locaux d'une espèce de foulque.

f BASSORINE (ba-so-ri-n'), Terme de chimie. Principe trouvé dans la gomme de Bassora.

f BASSOTIN (ba-so-tin), s. m. Dans la teinturerie, cuve à indigo.

— ÉTYM. Diminutif de basse 4.

BASTANT, ANTE (ba-stan, tan-t'), adj. Suffisant. Renaut n'en prit qu'une somme bastaiite, la font. Orais. Louville, avec Mme Maintenon contraire, n'était pas bastant pour être de la conférence, ST-siM. <oi, 75. Il Vieux.

— HIST. XVI* s. D'autres forces assez bastantes pour faire un avant-garde, carl. i, 40. Aux besoings extraordinaires, toutes les provisions du monde n'y sçauroientbaster, mont.i, 3(7. Cette ame sera capable d'une très saincte amitié, la sincérité et la solidité de ses mœurs y sont desja bastantes, id. m, 73.

— ÉTYM. Ital. bastare, suffire, et aussi durer, se conserver ; d'un radical qui signifie soutenir, porter, et qui se retrouve dans bdt, bâtir, bâton (voy. ces mots).

4. BASTE (ba-sf; et quelquefois, dans la conversation, bâ-t'), interj. || 1° Elle indique qu'on se contente, qu'on ne se fâche pas. Baste pour cela ou, simplement, baste, passe pour cela. Baste I ce n'est pas peu que deux mille francs dus Depuis deux ans entiers nous soient ainsi rendus, mol. l'Étour. 1 , 6.112° Elle marque le dédain ; il n'importe. Baste ! songez à vous dans ce nouveau dessein , id. ib. iv , ( . Baste I laissons là ce chapitre, id. If^d. malg. lui, i, i. Il 8° Terme de marine. Baste ou vaste, commandement qui signifie : Assez, Tiens bon. Arrête I

— HIST. XVI* s. Ilz entrarent en la case mal bastie, .... baste, dist Epistemon.... rab. Pant.ia, il. Ou si c'est un malheur, liaste, je délibère De vivre malheureux en si belle misère, rons. <32. Baste, qu'elles peuvent, sans nous, renger la grâce de leurs yeuli à la gayeté, à la sévérité, uon£ ui, isi. I

BAS

— ÉTYM. Il«L botta, de bastare, suffire (voy. bastant).

2. BASTE (ba-sf), ». m. L'as detrèlle, aux jeux de l'hombre et du quadrille. Le baste est le troisième des matadors.

— ÉTYM. Espagn. basto, trèfle, proprement bâton, massue, à cause de la forme des trèfles (voy. bâton).

BASTERNE (ba-stêr-n"), t. f. Nom d'une espèce de char attelé de bœufs, en usage chez d'anciens peuples du Nord et, en France, sous les rois de U première race.

— ÉTYM. Battema, qui ae trouve dans des auteurs latins.

BASTIDE (ba-sti-d'), f. f. Petite maison de campagne. Il Ne se dit guère qu'en Provence.

— HIST. XIV* s. En celui an , deux colonies ou bastides romaines, bercheltie, f" 33, verso. ||xv* s. Iira.ssiegea fortement et destroitement, et mit bastides sur les chemins en t3lle manière que nulles pourveances ne pouvoient venir ni entrer dedans la ville, FROISS. I, I, 236 Et trouverez en Normandie grosses villes et bastides qui point ne sont fermées, où vos gens auront si grant profit qu'ils en vaudront mieux vingt ans après, id. i, i, 264. En icelle année fut pratiqua l'eschappement du conte de Dampmartin, luy estant en la bastide Saint-Anthoine, Bibl. des Chartes, 4* série, 1. 1, p. 206. Il XVI* s. Ils n'avoient point de terres ny de seigneuries, methairies, clozeries, borderies, cassines, ny bastides dont ils se peussent, à la françoise, qualifier ou anoblir, carl. ii, <7.

— ÉTYM. Provenç. bàstida, du bas-lat. bastire, bâtir (voy. ce mot).

BASTILLE (ba-sti-ir, H mouillées, et non ba-stiye), s. f. Il 1* Dans l'art militaire féodal, ouvrages élevés à l'effet d'assiéger ou de fortifier une place. Il 2* Château fort construit à Paris sous Charles V et Charles VI, et démoli par le peuple en <78». La Bastille servait de prison d'Etat. Voltaire fut mis à la Bastille. || Fig. Il ne branle non plus que la bastille, se dit de celui qui ne bouge pas, bien qu'on l'appelle, et aussi de celui qui est ferme et inébranlable. Il Par extension , toute espèce de prison. 0 sainte t'galité! dissipe nos ténèbres, Renverse les verrous, les bastilles funèbres, a. chénier, 240. Dans une de nos cent bastilles Lorsque ma muse emménagea, bérang. .imt'ti'^.

— HIST XV* s. L'an * 408 fut mis le siège à Orléans par le comte de Sallebsry, et y mist les bastilles du costé de la Beausse, a. chartier, Hist. de Charles VU, p. 64. Paravant la bastille ou siège mis, ung an a, devant la place de Chalès occuppée par les Anglois, do cange, bastillus.

— ÉTYM. Bas-lat. hastile, bastillus, de bastire (voy. bAtir).

BASTILLE, ÉE (ba-sti-llé, liée, /i mouillées), adj. Terme de blason. Garni de créneaux renversés vers la pointe de l'écu.

— HIST. 3fV* s. Virent grand foison de naves, petites et grandes, bien bastillées, venir par devers Hainebon, froiss. i, i, (76. Ledit pontet la défense estoient si bien bastilles, et furent si bien défendus.... id.i,i, 276. Le duc Philippe de Bourgongne, et depuis le duc Jean aussi, avoient faict faire plusieurs grans engins de bois , pourbastiller Calais, jov. DES URS. Charles VI, U09.

— ÉTYM. Bastille.

BASTINGAGE (ba-stin-ga-j"), t.m. Terme de marine. Défenses qu'on met autour du pont d'un vaisseau pour se garantir de la mousqueterie ennemie.

— ÉTYM. Bastinguer.

BASTINGUE (ba-stin-gh'), ». f. || 1° Terme de marine. Toile matelassée soutenue par des pièces de bois mises debout, dont on se servait autrefois pour le bastingage. || 2° Dans le moyen âge, défense mobile composée de boucliers, de charots.

— ÉTYM. Ital. baslinga. Ce mot paraît de même origine que bastille, bastion (voy. ces mots).

BASTINGUE, ÉE (bastin-ghé, ghée), part, passé. La frégate étant bastinguée.

BASTINGUER (ba-stin-ghé) , v. a. Terme de marine. Placer les hamacs dans les bastingages. Il Fortifier un navire contre la mousqueterie. || Se bastinguer, v. réfl. Se mettre à couvert par des bastingages.

— ÉTYM. Bastingue.

BASTION (ba-sti-on), ». m. Terme de fortification. Grand corps de terre soutenu de murailles, de gazon ou déterre l>attue, et disposé en pointe sur les angles saillants du corps de place, avec des faces et des flancs qui se défendent Il Bastion ploin ,

nos

BAT

kattiaB ^ Mi toot ratnpH d« Inre. || lUitlon rida, buiioa qui n'a qu'un rempart «vac ion parapet.

SB«ido« doublfl, drax baatkmi l'un <lani l'autre. PMifnn «oopé, baaiioa tifui 6» U pUwa par un tmé. Il Ihirirtn pUt. baHioa mil as-omnt d'nno ootmiM. NBMtkm d« FnuiM, r4abU«wiMnt fran-

£\ê (ur u eAta do Barb«rt«, prit d« ftwdf où te C U pécha du corail.

— nsT. XVI* I. Monlrat le roeb §1 T«rtueoienient Ott'ettt nOnnA tout ceulx du baitiUoa, J. marot, r, V 14 'l'un jour ont prini et aaterry Le

|l•^' . illiOit impreniiblo, id. v, >S.

~ KiTM. l-rovenç. b<ulio, dans un titre de 113*; Ital. basliant; du bat-lat. battire (voy. dItir). Bm- Hon Mt la fonne proTcneale ou italienne ; bottillon, i'andwme forme française.

BAfllONNË, fiE (ba-sti-o-oé, n6e), part, patte. Une inur «MUtionnée.

BASTIOMNI» (ba-«ti-o-né), «. a. Garnir de bas-

— CTYM. Bailion.

■ASTOrrifADE (ba-tto-na^'), «. f. Coups de bAton. Dooner, reeeToir la buionnade.

— tTTH. ProTenç. battomula; espagn. battomada; liai, batlonala; de batlonar, bétonner (voy. ea mot). Dans l'ancien français, on disait bodonn^e; Et dit-on que vous lui donnez , Chascun jour, une bastonnée, en. d'orl. Hond. Batlonnade est emprunté de l'espagnol ; c'est pour cala que l's s'y prononce ; Bdze indique la prononciation de l's.

BA.STRINGUE (ba-s(rin-gh'), t. m. Bal de guinguette. Populaire. || Appareil pour préparer le sulfate de soude.

— CTTM. Origine inconnue.

BA8TDDE fba-stu-d'), i. f. Terme de pèche. Espèce de fliet dont on se sert pour pécher dans les iàmgs ailés.

— tTYM. Ce mot, qu'on trouve aus.si écrit baffude, serait, si celte orthographe était la véritable, pour ba(lu«, et signifierait un Alet pendant l'emploi duquel on bat l'eau.

BAS-TERTRE (bâ-van-tr') , «. m. Nom vulgaire de rhypogastr«,ou rigion situé* au-dessous du nombril.

— tTTM. Bat et ««iitr«.

<. BAT(bat' ; le f se prononce, d'après Lcgoarant, t. I, p. tlOi *• "* Tcrmn dn piéche, qui n'est d'u- Mg9 que pour ■ randeurd'un poisson. On

dit qu'il a tant r.rs entre ail et bat, c'est-

fc-dire entre la léui «.t la queue.

— HIST. XV]' a. Par equale distance de queue et bac, «AB. Pam. rv, 14. Oui sousievolent sur le bat de leurs ailée, «Birr i>tu.BAU , Bergeries, t. i, p. <ui.

— tmi. Battre; le bal, ce qui bal. Celte étymologie, certaine pour le bat de l'aile, devient trésprobaUe pour le bat de la queue, malgré l'orthographe bac qui est dans Rabelais; elle est, en tout cas, bien préférable à l'étymologie celtique, bod, queue, en gaélique.

\ s. BAT ou BATE (bat' ou ba-t'), i.m. Terme de marine. Petit bordage de bols debout.

BAT (bé ; le ( ne se lie pas dans la conversation ; au pluriel l's se Ile Mes bftts et les ânes, dites: les b.t-z et....), i.m. Il 1* Sella groseibre de formeet d'étendue variables, à l'usage daa bétas de somme. Mettez le bit sur l'tno. J'ai nn cheval de bit qui porte mon lit, stv. (1. Nous aperçâmes de loin deux chevaux de bAt couverts de jaune, st-sim. ta, 4M>. || Fig. Un cheval de bAl, un homme chargé, danstue maison, dans une communauté, des besognas qtia las autres refusant. M f Fig. Ft toi, peapla animal, Porte encor le bit féodal, bOamo. Carabw. || Proverbe. Chacun sait oiï la bit la blessa, chacun connaît ce qui dans sa pcaitionasteaoaa d'embarras ou da souflïanea.Voas savas bien où la bit me fait mal, mou Sgtm. <«.

— niST. xiii* s. Et se l'on porte monnov sur bast; la monnoy ne doit riens ; mais le bast doit quatre deiiion, /.l'v. drimél. 447. || xv* s. Je sçai mieux oii le bas m'en blesse Que vous ne un autre ne açavax, Patelin. || xvi» a. .Six jours apria Je la trouvay hors la porte de Montmartre, surunohevaide bast, jambe deçà. Jambe da Ik.... PAHt, xix, it. Ce qui vous suit da Dobiaaa Bit de ceux que lo bast tdasaa [qui sont tarés], Sol. JTAi. p. 491.

— *TTM. Provenç. boit; aipagn. at itaL tano; ba»lat. bastiim; du radical qui ast dans pcurrd^siv, porter, Uovat, bita de somme, qui ast aussi dans MWf; Klow, al qui a la sens de soutenir, porter,

A.*J!*^ ^***'**? (l>*-«»-bou-rO,».«. Instrument

— ftTTM. •MraatboMnra.

BAT

BATACLAN (ba-U-Uaa), t. m. Attirait ambarrassaiit. Il a renvoyé tout soo baiaciaii. Populaire.

— r.TrM. Sans douta «• eoopositkw arbitraire fiile avec battre.

t BATA IL (ba-tall. Il BxmUléaa), «. m. AneiaDnement, batunt d'une clocha II Terme da Maaon. Ballant d'une cloche, d'un autre émail que U cIocIm même.

— HtST. xn* s. La batailestolt d'une queue da ranard, sas. v, 17.

— etYM. Biillre; provenç. batalh; catal. bolaJJ; espagn. badajn; pdriug. badalo; ital. batlaçlio.

BATAILLE ( ba-U-U' , U mouillées , et non bata-ye), s. f. || 1* Combat de deux armées. Il va présenter la bataille au roi son frèn», boss. Hiil. l, S. Clovis gagna U bataille de Tolbiac, id. i, t<. Il croyait donner la bataille, sev. su. Ils ont perdu contre eux des batailles, rex. TiL xi. Mais Home iKnore encor comme on perd des batailles , corn. Hor. I, 4. Il lui donna bataille, où mille beaux exploits.... ID. Hodog. I, ). Je vais k ce moment donner U bat;)ille à l'armée impériale, voit. Uttr. 7. Il [ArchImNIe] n'a pas donné des batailles, mais il a laissé à tout l'univers des inventions admirables, PASC. Pent. u, art. 40. Les loups rédaient autour de ses batailles; De ses exploita ils vivaient plus d'un iour, MliXEV. Rançon dF.gtil. \\ Corps de bataille, le centre de l'armée, les corps placés entra lesdeux ailes. Il Cheval de bataille, cheval propre à être monté un jour de combat. || Fig. Un cheval de bataille, la chose où l'on s'appuie de préférence. Il Champ de bataille, lieu où se livre le combat. Il Fig. Le champ de bauille lui est resté, c'est-àdire il a eu l'avantage. Choisir son champ de bataille, porter le débat, la question sur le point qu'on regarde comme le plus avantageux. || >* Ordre d'une armée disposée pour combattre. Ranger une armée en bataille, c'est-à-dire disposer son ordre de bataille. Troupes en bauille. Leur flotte se présenta en bataille devant la nôtre. Marcher en bataille. Charles XII fait débarquer son canon et forme sa bauille, VOLT. CharUt XI l, s. Il défit en baUille rangée Arphaxad, bos?. Hitt. i, 7. || Kn termes da théorie miliuire, l'orare dans lequel une troupe ast déployée, par opposition à l'ordre en evré ou en colonne ou par le liane. || En termes de marinu. la vergue de misaine est dite en bauille, lors<j ast disposée dans le sens longitudinal du im Il Fig. L'armée que J.-C. a mise en baUille conlru les erreurs, boss. inttr. f. jlS* En termes de peinture, représenution d'une iMUille. Un i>cintre de baUUIes. Les batailles d'Aleiandre par le Urun. Il 4* Querelle, lutte. Trêve, trêve, Nature, aux sanglantes bauilles, Oui si cruellement déchirent mes entrailles, ROTR. Yenettl.y,*. || Il a bien fallu donner des batailles, on a bien donné des batailles pour.... c'est-à-dire il a fallu bien contester, bien lutter pour.... Il 5* Nom d'un jeu de cartes. || 6* Galerie qui couronne la cheminée d'une grosse forve.

— REM. Bataille, batailler, bataillon, devraient s'écrire par deux t; ou battre s'écrira par un seuil; car ces mots ont même radicaL

— SYN. batailu!, combat, enverra à l'étymologie que baUiUe a signifié aneiannemeot et proprement troupe, bande; Undis que combat n'eipnme que l'idée de se battre avec. De là, quand ces deux mou sont devenus synonymes, tue inclination de l'usage à consitcrer bauille au conflit d'une armée, et combat à tout conflit quelconque. Daiu un langage précis, bataille signifie un combat dans lequel deux armées ont engagé tontes leurs forces. Les armées ont ordinairamant des combau avant d'en venir à une bataille. On dit gagner, perdra une bataille ; c* qui ne se dit pas avec combat

— msT. n« s. [Ou'] une bataille leur 1 rendent [liTrcnt] cil primes (d'abordj, Ch.d^Bol. zuii. Par tel glouton n'ert (sera) bataille vaincue [gagnée] , ïb. ai. Je uen ai ost qui bataille lui donne, tb. ii. Une batailloril] leur livrât, lejur, pesme [funeste] .ib.Lxii. (> dist li reis : batadlo font nostre nooe, ib. cxxxi. Il xir s. R fetrent à eaus [eux] bataille U Jor de samadi, Mathab. i, i. Autre baUille [corna d'armée] lor envoyai bastie. Roue. p. lit. Batailla auront, Dex las pnit délivrer, A. p. 17. Tante bataille en

de atoo épie] ai (fcita et vaincue, i6. 40». Dont pour oaia] [ils] firent la bataille sur deux homes ugier [remettre la batailla à deux ehampions], Smt. IV. Quant il ont en batailla fleU leur aMaodart, A. XIX. Nous entraroDS en FraiM» an batailla nngia, ib. xxiii. Abner le llx Nar asembhd osi dei ariitura de Israël, pur damagier e bauille tenir anonntra œa de Juda, Jloù, i «6. || xiii* s. Empiés tu devisé» que Hanria Ma tntm ferait l'astre batailla | Imve ] ,

BAT

vnxBi. LXTX. Et II Grian firent molt grtpt sembla r < d'els recevoir à bauille, ib. lxx. Éiirlnwiiaiwi (jourj après s'arma tous li os, et eharaMkMNnt Isa batailles ensi come alaa ealoiant de«iaiw, A. uxm. Puis [il] fu mors en batailla ootranar want Stir, Berie, xu. Lor bsuiUes en qualrs partant pti partagent], la Mot», 41M0. OtM il est aasiseoa «Mtge, ou [aajraiaume de Jérusalem, aue qui ta oonibat por aucune earelle, et il ou son enimtiion faoqnaU baUille, que il a celle earelle gaaigniie, Àm. d* J. I, 4 sa. Tant que la baUille seit foraie, ou que pais en seit faite, tb. i, 474. Et ainsi n'est il pasdeeix qui apelent du jugement que li borne font, car li apiax est demenia par gage de batailla, Aaom. *o. Maintenant que iMMtra gant les virent, U s'arasterent.et cil et leaannomHilrent trois bMailles aussi. joiNv. «70. Une groasa bataille da Tuis, là oA il

avoit bien six mille homes à cbeval,iD. I4t. ||ur*a. Choies appartenantes en batailles ou guarras,oaaia, Eik. S4s. Kt de ce fùst causée la baiailla da Troie, iD. tb. ts. Car bauille de mer, c'est grant conAMJow; Quant li roesquancbe [mauvaiaaebanca] tourna aar aucune parcbon , Il n'en poat aseapar chevalier ne piéton, BoMd. de Seb. i, Sft4. KxVa. LaiiradarEaiiarre fut rencontré des nefs es|iagnolea à tnii il ent la bauille, raoïss. ii, n, 4. Déconfit calai roi par bauiUe rangée et arresUe, in. i, i, 1. L'endemain, au point du jour, chacun fut armé, et trairent leurs bannières aux champs, chacun à aa bataille et daasous sa bannière, si comme ordonné esloit, m. I,

I , a&. Il avoit esté dit que l'on marcherait à trois fois, pourceque la distance des oeux ItauiUes c»loit longue, coMM. I, 3. Les batailles estoient bien eetarcies, ID. I, 4. Et n'estions point tant en gloirteOBine peu avant U baUille, parce que nous voyant let ennemis prés de nous. m. viti, 1. 1| xvi* t. Pourlarcin n'eschet gage de bataille, torsKL, tôt. En fait de bauille, le défendeur est tenu de confesser ou nier le fait dés le mesme jour qu'd reçoit le cartel, ID. 840. U fit marcher l'avant-garde, bataille et arriere-garde tout d'un front, carl. i, 4. Les Saluas commencèrent la bauille, qui futaspre et duralonguemeot, amtot. Hum. 17. Ainsi comme lesdeux bauilles se preparoieiit pour tecummenoar à oombattre de rechef, m. ib. m. Les Parsee ont ttlà das- '-■''■isen bauille par les Grecs le sixième Jour du

H d'aoust en la journée de Marathon,», ^o». M.

l^er une armée en bataille, id. tb. tt. Estant donques les Romains arrestex tout court par la ba- Uille macedonique, sans qu'ils la peusaant itucuoement forcer, id. P. jKm. sa.

— ÊTYM. I>rovenç. baialha; espagn. balûUa; iUL baltaglia. On lit dans Adamantius martyr : balua- (l'a, que vulgo bal(a/ta dicuntur. Ce passage nous apprend deux choses : d'abord que battalia est pour hallualia, ce qui prouve que batlrr vient bien de tiatluere (vov. BATTax) ; puis que batiuoJta est tu neutre pluriel de l'adjeciif buUHoiù, leschotat relatives au combat, neutre devenu, daiu lot langnat romanes, un substantif féminin comme tlant «•maille, metreille, etc. De là le sens eonectir qu'il avait dans l'ancien français où il - -;>« (le troupes. On remarrjuera U <!: !e battuatiai Vu latin ainsi plaoé dupanui aussi «luis qndquet autraa mota; par «laniple, jMOtf*, depwmolteinit.

t BATAILLfi, Es (ba-U-Ué, Ute, U moMém^, adj. Se dit, en larmes de blason, d'une oloehe dont le battant, qu'on nonuna baiail, est d'un autre émail que la doeha.

— RTYM. Batail.

BATAILLER (ba-U-Ué ; U mouillée), 9. H. || f Livrer bataille. Il n'est rien da ti beau que tomber bataillant, RtoniBR, Sot. VI. Mot flis, ne ta npaïut guère. Batailleront à tout propoa, Blauia. Âft fiàmr. Il Au propre, il ne se dit ploa que 4ant la tlyle familier ou avec un sens d'ironie, (j t* Fig. Contester, disputer avae Itaaeiti. || t*TarBedemariaa.UiUar contre la vent, contra U mer ou la eooraaL

— BIST, xu* t. Une tint ne voodreni bataiOar, Qa'or plus ne viengenl gaaigoar [labourer], amoir,

II, 70M. Ilxiu* a. Des or venroos à la bataille, S'orrés comment chascun bataille, la Bote, 4axM. bslila la malieieuse. Par flaterie venimeaae, A Sanson, qui tant ettvaillans, Tantpram, tant Ion, lanl baiaillsns, A. ican. Ains t'arma poralaranconlra. ÎMtt priala 4a baiaillier, A. <iow.>„NnanWa bien bttaiOaiia, Saila vilenie a'apreita, One gtattllaaea ne le leae, A. MM. || xir> a. BlnoM hMtillM oa eombatlon, alRa ma apria no« «tenon nostrt vie à paes, ORWin, AA. lit. ||xy*t. Ils batiltent Jour et nuyl à l'enoontra de Tame, /. ée .^mniré, ». br, aoas. irui. ,ii, 7. Le« riaqaa

By^T

BAT

BAT

tailler contre Satan, calv. /nsJrt. 729. Batailler incessamment après les grandeurs du momie, amyot,' Mar. et Pyrrh. 4. Chante-moy les bataillans, hons.

— ÉTYM. Bataille; provenç. batalhar; espagn. balallar; ital. battagliare.

BATAILLEUR, EUSE (ba-tâ-Ueur, Ubûz', îl mouillées etnonba-tà-yeur), s. m. et/. |{ l^Qui se plaît à batailler, àse battre. 112° Qui aime à disputer. Il ergote et dispute sans cesse, c'est un grand batailleur. || Adj. Baiailleur, batailleuse. Un esprit batailleur. Humeur batailleuse, J. J. Rouss. dans bescherelle.

— IHST. xin's. Comment sont perles les âmes batelleresses? Comment sont cbeU li fort d'Israhel? Citron, (le nains, p. 81. || xv« s. Aux bons batailleurs sont nécessaires huit conditions : la première qu'ils soyent adtircis à souiïrir le fais des armes.... CHR. DE pisAN. llist. de Ch. V, li, 24. Inclination et condition amoureuses, plus que batailleresses, Bouciq. I, ch. 2. Il xvr s. Il n'est point en nostre puissance de venir en combat contre le diable, si fort et si grand batailleur, calv. Inst. 728.

— ETYM. Batailler; provenç. batalhador,et. au féminin ftam^/iamlï; espagn. batallador; ital. 6a((ogliatore.

tBATAILlIËRE (ba-ta-Uê-r', H mouillées) , s. f. Petite corde qui fait jouer le traquet d'un moulin.

— ÉTYM. Balail.

BATAILLON (ba-ta-llon. Il mouillées, et non bata-yon), s. m. \\ 1° Troupe d'infanterie composée de plusieurs compagnies, et faisant partie d'un régiment. Former, rompre un bataillon. Le front d'un bataillon. || Bataillon carré, bataillon rangé de manière à former un carré. BataUlon de cadre, bataillon qui sert de cadre. Bataillon de guerre, bataillon surnuméraire et qui n'est adjoint à un régiment que pour le cas de guerre. École de bataillon, manœuvre d'un bataillon ou par bataillons. || 2° En général, une troupe armée quelconque. Un autre bataillon s'est avancé vers nous, rac. tlithr. v, 4. D'un bataillon nombreux le fastueux rempart, volt. Œdipe, IV, <. Il 3° S. m. plur. Les bataillous français franchissaient déjà les Alpes. Vajusqu'en Orient pousser tes bataillons, CORN. Hor. I, <. Il 4" Familièrement, un grand nombre. Elle a un bataillon d'enfants. Il 5° Terme d'antiquité. Le bataillon sacré, bataillon thébaiii, dans lequel les guerriers, liés d'amitié les uns aux autres et ne s'abandonnant jamais, mouraient ensemble s'il le fallait.

— HlST. xvi* s. Taschant à rompre le bataillon des gens de pied de Pyrrhus, avant que les elephans arrivassent, amyot, Pyrrh. 46. Les autres n'ozoient affronter ce bataillon de Macédoniens, lequel estoit si bien serré de tous costez, ID. P. jEm. a3.

— ÉTYM. Bataille; espagn. batallon; ital. battorglione.

BÂTARD, ARDE (bâ-tar, tar-d'; le d ne se lie jamais : un bâtard et son père, dites : un bâ-tar et.... Au pluriel : ces bâtards et leur pfcre; dites : ces bâtar et leur p6re. D'autres prononcent Vs : ces ba-tar-z et....), adj. \\ 1° Qui est né hors mariage. Il Substantivement, un bâtard, une bâtarde. Reconnaître, légitimer un bâtard. Un bâtard échappé des pirates du Nord A soumis l'Angleterre, volt. I). Pèdre, I, I. Il y a des gens qui substituent leurs vers aux miens ; je ne fais pas grand cas de mes vers; mais enfin j'aime mieux mes enfants tortus et bossus que les beaux bâtards que l'on me donne, volt. Leit. Richelieu, 22 juill. t767. On dit mieux enfant naturel. || Simple bâtard, celui qui est né de personnes libres, par opposition à bâtard adultérin. || Bâtard de Caux, cadet qui n'avait pas de biens. || Autrefois les bâtards des rois étaient princes; ceux des princes, gentilshommes; ceux des gentilshommes, roturiers. || 2° Dégénéré de l'espèce à laquelle il appartient. Olivier bâtard. Reinette bâtarde. || Fig. Les critiques regardent le drame comme un genre bâtard. Non comme toi touchés d'une bâtarde gloire , bégnieh, Épit. i. US" Bâtard se joint h. plusieurs substantifs et indique que la chose dont il s'agit a subi quelque modification qui la change et l'amoindrit. || Porte bâtarde, porte de maison qui n'est ni petite porte ni porte cochère. || En termes de fauconnerie , oiseaux bâtards, oiseaux qui tiennent de deux espèces. || Vaches bâtardes, vaches dont le rendement en lait diminue quand elles ont conçu de nouveau, jj Dans la boulangerie, pâte bâtarde, pâte ni dure ni molle. || Laine bâtarde, seconde laine levée sur l'animal. j| Épée bâtarde, celle qui pouvait servir à une main et à deux. || 4° Ecriture bâtarde, ou simplement, bâtarde, écriture ordinairement penchée, à jambages pleins, à liaisons arrondies parle haut et à têtes sans boucles. La bâtarde qtii n'est pas

penchée s'appelle bâtarde ronde. Eh ! oui , d'une écriture que vous connaissez.... là.... d'une certaine écriture qui n'est pas légitime. — Il veut dire de la bâtarde, lesaoe, Turcaret, ii, 6. || 6* Terme de marine. Marées bâtardes, celles qui ont lieu pendant les quadratures. |{ Voile bâtarde, grande voile d'une galère qui ne s'emploie que lorsqu'il fait peu de vent. Il 6° S. m. Sucre produit par des sirops qui sont le résidu d'un raffinage précédent. || 7° S. m. Terme de marine. Corde qui assemble les racages et les amarres sur le mât près de la vergue. || 8» S. (. Dans l'ancienne artillerie , bâtarde, sorte de canon, long d'environ neuf pieds et demi , avec trois pouces dix lignes de calibre. || 9" S. f. Forme grossière pour obtenir le sucre appelé bâtard. || iO'S.f. Lime d'horloger dont la taille n'est ni douce ni rude.

— iilST. XIII' s. Et ses baslars andui [tous deux] , et Rainfrois et Hendris, Berte xcix. Et uns siens fins bastars saisi la terre et la tint, Chron.de Bains, <29. Kt se la charete est bastarde, c'est à savoir sans ferrure, Liv. des met. sio.chil [ceux] qui sont de ma mesnieou mi serf ou mi bastartpoent estre mi avocat, BEAUM. V, <3.S'ele le porte mains [moins] de sept mois, le mariage durant, et li enfes vit, il apert qu'il fu conceus devant le mariage, etpor ce pot il estre tenus por bastars, t'b. xviii, 2. Je me assis à une fenestre, et un enfant delez moy, et avoit entour dix ans d'aage, qui avoit à non Berthelemi et estoit filz bestart à Mons. Ami de Montbeliart,JOiNV. 253. Il XV' s. Car ce n'est mercure vulgaire. Ne riens qui du bastard approche, la font. 695. Le roi de Portingal avoit respondu au message [qui l'invitait au couronnement de Jean de Castille tils aîné de Henry le Bâtard] que jà ne seroit au couronnement du fils d'un bastard qui avoit raurdri son frère, froiss. II, II, 44. Il xvi" s. Dix coullevrines bastardes, d'aub. Uist. I, 304. Quatre canons, deux coulevrines,deux bastardes et quatre pièces de campagne, id. ib. 452. Cinq petites pièces à boites, qui, bien qu'elles ne soient que de calibre de demie bastarde, id. Hist. m, 62. On luy pourroit donner à sentir bon vin bastard, malvoisie, hippocras, eau rose, vinaigre rosat, PARÉ, XVI, <3. Toutes les flatteries, attraits et allechement ne sont que faux appast et amorses bastardes, AMYOT, Préc. d'admin. 85.

— ÉTYM. Provenç. bastard; espagn. et ital. bastardo; allém. et angl. bastard. On a indiqué le celtique : gall. basdarz, bas-bret. bastard, gnéi. basart, de bas, bas, et tarz, extraction. Malgré les apparences, il faut rejeter cette étymologie; car elle ne peut s'accorder avec des passages comme celui-ci : Ne sait où aille à parent ne cousin, Fors à sa suer, qui l'aime de cuer fin. Fille de hast le riche duo Basm, Geste de auberi le BOtincoiNO, Hist. litt. t. xxii , p. 320. Fille de bast signifie bâtarde. Bâtard vient donc de bât (voy. ce mot), indiquant ici le mépris, avec la finale ard fréquente en français et dérivée de l'allemand Art, espèce, sorte, manière d'être. On trouve aussi, par une corruption née de l'ignorance du sens et par une fausse étymologie, fille de bas, bâtarde, fils de bas, bâtard, tenir de bas, être bâtard (voy. DU GANGE, bostardus.)

BATARDEAU (ba-tar-dô), s. m. || Terre -plein, revêtu de briques ou de pierres, pour contenir les eaux d'une rivière ou d'un étang. || Cloison d'ais et de terre glaise qu'on fait dans l'eau pour y bâtir, quand l'eau est épuisée. || Terme de fortification. Massif de maçonnerie pour retenir l'eau d'un fossé. Il Terme de marine. Espèce de rempart en planches afin de préserver de l'eau un bâtiment couché pour le radoub.

— HIST. xiv s. Pour la réparation du bastard, qui est rompu es fossez de la ville de Beaune, du GANGE, bastard\ts.\\xvi' s. Aiant fait bien asseoir un bastardeau dans le cours de la rivière, tout le travail des assiegeans fut tout noie, d'aub. llist. i,299.

— ÉTYM. Ménage tire ce mot de bdtori. Mais, vu l'exemple de bastard pour batardeau, et l'emploi très-fréquent de bâtard en des sens divers (voy. du GANGE, au mot baslardus, où l'on trouve : charrette bastarde; coustel bastard; un petit coustel bastardeau; il tira le bastardeau de sa dague; mouin bastart), on peut croire qu'un batardeau a été dit jiour digue bâtarde. Cependant (jrandgagnage cite dans le patois wallon, baie avec le sens de fascinage au bord d'un cours d'eau pour eu emiiécber les empiétements; il est à remarquer que l'Académie écrit batardeau, sans accent circonflexe remplaçant l's, ce qui s'accommoderait avec bâte, mais ce qui est contraire à l'orthographe des anciens textes. On pourrait aussi penser, si on abandonnait le sens dérivé de bâtard, au radical 604:, qui signifie soutenir, affermir, et qui se trouve dans b<Uir.

t BÂTARDKAIT (ijâ-ter-dfl), t. m. Petit bâtard. Terme familier. Nous assistâmes à cette cérémonie [ réception du duc de Berwick], avec la singularité d'y avoir eu en notre tête bâtards et bâtardeaux, et à notre queue à tous un bâtard d'Angleterre,

— HIST. xn's. Kar vil chose este honte elaiz. Sa de neient nos sosmelon X un neentel bastardon, be- NOlT, Chron. de Norm. t. m, p. 8, 3)785.

— ÉTYM. Diminutif de bâtard; ital. bastardeîlo. t BATARDEMENT (bâ-tar-(le-man), adv. Par

voie de bâtardise. Pour le duo d'Orléans, le roi eut moins de répugnance, non comme neveu, mais comme gendre bâtardement, st-sim. 4i«, ï48.

— ÉTYM. Bâtarde, et le suffixe ment.

BATARDIÈRE (bâ-tar-diô-r'), t. (. Terme d'horticulture, peu usité maintenant et qui, tandis que la pépinière signifiait un plant d'arbres non greffés, signifiait un plant d'arbres greffés destinés à être transplantés dans les jardins.

— REM. On ne voit pas pourquoi l'Académie omet l'accent circonflexe sur la syllabe ba.

— HIST. XVI' s. Cest affranchissement se pratique à souhait es meuriers de tous aages.... sur les plus petits arbres de la bastardiere, o. de serres, 464. Quinze ou seze mois les arbrisseaux séjourneront en la pépinière, non davantage; au bout du quel temps seront transplantés en la bastardiere, pour s'y achever de fortifier, iD. «35. X ces arbres [de la pépinière] seuls ne servira la bastardiere, ains à y enraciner des branches à ce propos pour en faire des arbres, comme de celles de figuier, grenadier, coignier, coudrier, id. 637.

— ÉTYM. Bâtard; ainsi dite parce que les plantes ne sont là que des bâtards qui attendent leur famille définitive.

BÂTARDISE (bâ-tar-di-z'),»./. || 1» Anciennement, droit des seigneurs sur la succession des bâtards. Il 2° Etat de celui qui est bâtard. Madame [duchesse d'Orléans] était d'une nation qui abhorrait la bâtardise et les mésalliances, st-sim. 2, 40. Vala, abbé de Corbie, parent de Louis le Faible par bâtardise, VOLT. Mœurs, 83.

— HIST. xiii' s. Autres cas y a encore qui apartiennent à sainte Eglise, si comme quant contens [dispute] vient de bastardie, por débouter que li bastart ne portent riens comme oir, beaum. xi, s*. Jehans dist qu'il n'estoit mie tenus à respondre, pour che k'il n'estoit mie du linage, ains estoit se» anchestres issus de bastardie, du cange, bastardut. Il XV' s. Maistre de Vis, nous vous voulons faire roi de ce pays, jà soyez-vous bastard, mais nous disons que madame Bietrix votre cousine.... est plus née en bastardie que vous ne estes, fhoiss. n, m, 29. Il XVI' s. De deux grandes citez il despouilla l'église. Pour fonder un estât venu de bastaidise, dd bell. m, 71 , verso.

— ÉTYM. Bâtard.

t BATATE (ba-ta-f), ». f. Voy. patate.

BATAVIQUE (ba-ta-vi-k') , adj. Larme batavique

(voy. LARME).

t BÂTE (bâ-t'),ï. f. Il Cercle d'une boîte de montre. Il Ce qui forme les côtés et le contour d'une tabatière, du pied d'un flambeau.

— HIST. XIV s. Que toutes pièces qui auront bastes soudées, soit pour mettre sur soye ou ailleurs, ne puissent estre clouées mais couzues à l'aiguille, DU GANGE, basta.

— ÉTYM. Bas-latin, fcasto , chaton , encadrement, du radical bast signifiant porter, soutenir, et qui se trouve dans bctsiant, bât, bâton.

BÂTÉ, ÉE (bâ-té), part, passé. Chargé d'un bât. Un âne, un mulet bâté. || Fig. C'est un âne bâté, c'est-à-dire c'est un homme d'un esprit louid, un ignorant. Diantre soit de l'âne bâté, mol. Bourg. gent. 11, 4. Ceux-ci [J. J. Kousseau, Diderot, D'Alembert] sont tous ânes bâtés, sous le rapport de la langue, pour me servir d'une de leurs phrases, p. l. COUR. Lett. Il, 67.

BATEAU (ba-tô) , t. m. || 1* Sorte de barque dont on se sert ordinairement sur les rivières, mais aussi sur la mer. Bateau plat, bateau de pêcheur. M. le prince était dans un bateau, sÉv. (62. Il ne passe plus aucun bateau sous les ponts, iD. t3. || Bateau de sauvetage, bateau pour secourir les naufragés. Il Bateau-poste, bateau qui fait le .semce de la poste. |l Bateau à vapeur, bateau mù par la vapeur. Il Pont de bateaux, pont fait de bateaux attachés les uns aux autres et recouverts de planches. Familièrement. Être encore tout étourdi du bateau, n'être p;is encore remis de ses fatigues, de son trouble, de son chagrin. Estrées parla le premier; Tallard. étourdi du bateau, s'embarrassa; je sentis qu'il se

BAT

tirtrtii oui (Tifliilr», j» l'Intorrompto, iT^ii. «7t, lis. Il On dit Ironiquement i retu qnl vantent trop quelque penonne : il n'en Tient que deux en tnm MUMus, e'eet-k-dire de tellet perionnei lont •I eqoifiUnble*, quil teut troie beteeux pour en porter deai. || De U rexprealon : arriver en troii, en quilre beiMux, c'eit-&-dire erriver en m donnant une Importance rl'iicula. Votre ierritaur Gille Tout fratehement co Wtte viUe.... Arrire en trois bateaux exprte pour TOUS parler, la font. Fab. a, *. ||t* Datean de tena, k Paris, grand iiateau plat et couvert, ayant, le long de chaqtu bord, des bancs sur lesqueu les blanchisseuses ISTent te linge, ainsi dit parce que U selle est un petit banc dont se i«rvent les blanchisseuses. |l S* Ce que contient un bateau. Bateaa de sel, de foin, de charbon de terre. Il 4* Lit en bateau, lit dont le devant et les montants Oe la tt^ie et des pieds dessinent une courbe analogue à celle d'un bateau. || (•Menuiserie d'un corps de carrosse. || •* Petit ustennle de table qui est en forme de bateau et dans lequel on sert aes horsKl'orarre. Je me Jette aux pieds de Urne d'Argental, et Je la remcrcio du bateau qui paiera la table de Tronchin, volt. Lett. tCArgental, « août 4703. Il 7* Disposition d'un terrain, d'une couche ou d'un filon en très-petit bassin

— IIIST. XII* s. Itatas et barges, mainte galie estant, Rone. p. 411. En un batel ainz Jur [avant le Jour] «.lint Thomas s'en entra, Th. le mari. 50. En dcus batiaus [il] les fist Saine passer; Oautiers est outre li gentils et li ber. Il et iîemiers qui tant fait kloer, Raoul deC. 4 «t. || zm* s. Ix>rs prist li dus de Venise un batel, et manda errammont as barons de l'oft que.... villf.ii. ixxx. Et li Venicien commencierent k envoi erchevaus et palefrois en lor batiaus, de ceux qu'il avoicnt en la ville pris et conquis iD.ib. iJxiv'R. Ils voient les Kngloisquicuidoicnt entrer Ks nés et es bestiaux pour la mer traverser, Cufitl. 48731. Il XVI* 8. Que le terme qui va devant Volontiers regist le suivant : La chanson fut bien ordonnée. Qui dit : Jf 'amour ty)us ai donnée; Et du bateaa est estonné. Oui dit : m'amour vous al donna, MAaoT, m, as (Marot donne ici le précepte d'accorder la participe passé aveo le nom, quand le nom précide; amour, comme on sait, était féminin).

— tJTH Bourguig. baired; provenç. batelh;tnc. eatal. baielt ; espagn. baltl; portug. boir; ital. batttlo, batletlo, batlo. L'étymologie est à la fois germanique : anglo-sax. bal; angl. boal ; anc. nord , bdir; et celtique : kymri, bdd; irl. bfîrf. Balei est un diminutif; le primitif est conservé dans l'italien baltn, et le bas-latin baliu. Dans l'ancien français, nu singulier, U balrli, U baliaut au nominatif, ù baltl au régime; au pluriel, li batel au nominatif. Ut battit, let batiout au régime.

*. BATRLAGR (ba-te-la-j'), t. m. || 1* Allées et venues de bateaux, chargeant ou déchargeant desbfltimcnls. Payer les frais du batelage. || I* Droit ou salaire payé au ttatelier.

— fiTYM. linltl (voy. BATIAD).

«. BATELAGE (ba-te-la-J") , t. m. Métier, tour de bateleur. Je n'aime pas qu'on fasse un batelage de la foire, du temple de Corneille, voit. Leitr. d'Argmiat, »7 avril «7«o.

— niST. XVI* s. Ce n'eust esté qu'une battelerie anciennement ou un amuse-fol (comme l'on dit\ si U vertu do la mort et résurrection de Jésus Christ n'y eiist eaté tnonatrée, calt. IntiU. laa.

— tTTM. BaMmtr.

BATBLfiB (iM-ta-lée), t. f. La charge d'un ba-

— HIST. xvr a. La première battelée de soixante hommes achevoit de passer l'eau, d'aob. llitt. m, Mft.

— tmi. Balel. (voy. batiad).

t BATBLER (ba-te-lé). «. a. Terme de pèche. ADar chercher avec des coaloupM le poiitoo péché.

— tTTM. 001*1 (voy. BATIAtl).

BATSLET (ba-te-lé; le f ne se lie na* danala conversation; au pluriel, l's se lie : les iMlelets et leurs rames, dite* : le* ba-te-U-a et... Batelet* rime aveo Jamais, traits, succès), t. m. Petit bateaa.

— tTTM. Diminutif do baltl (voy. batcao). BATELEUR, KCSB (ba-te-leur, leû-t*), (. m. et

'. Il 1* Faiseur de tours de force et d'weaiDOlue. •oreien, bateleurs ou filons, Oait bobémlma, tfoù «•nct-vouat atRAno. BnMm. ||t* Bouflbn de neiélé. Cet homme est un vrai bateleur.

■- Birr. ntf a. u n'est fiabeur IWseur da AtHaal ne batelleuf , Nejoww d'apertiaa.... (Ml du Put»mt. Il XV a. TOMqtielibaaieUmin tmmax «Mua m U viUa da SI Moria aar TIimm powjooar daa ba»-

tcaux, w CAMoa, btutosiiu. Un basialear qui atoit parmi U vlUe Jouer d'aparteasa, onianNa na pisau, Charl** r, part, m, enap. M. || svi* s. Les singeries qoa (m bastelaurs apprennent à leur* chiena, MONT, u, «71. Un plaisant bateleur, asses bien raçn en plusieurs des bonnaa maisons d'Italie, un na. Ctmttt, ex.

— CTTM. n y avait dans l'ancien français batleau, avec le sens -nt d'escamoteur, comme on le voit par 1' ' n k Du Cange et par celui-ci qui est du XIV th'cie : L'autre dit que ta femme avoit respondu qu'elle n'estoit venue ne yMoe d'enchanteurs ne de sorciers, et qu'elle ne savoit Jouer des basteaulx de nuit ne des balais, Ménagier, i, e. Si l'on prend en considération le bas-laiin batUtxiut, qui veut dire crocheteur et jongleur, on admettra que ba«l«iu a le même radical, et qu'il signifie non un gobelet, mais un petit béton, nae baguette magique (le* joueurs de paste-paaae tl de gobdata oot d'ordinaire en main un petit bkton), de batltUut, diminutif de 6aitu< (voy. bjIto:i). On avait au xvi* siùclo le verbe batItUr pour dire faire le sot : Il me faut or<llnaircmcnt baslcler parcompaignie k tniclcrdes subjects et contes frivoles que je mescroia entièrement, HOMT. m, 41. Il estoit bien aise de faire bateler monsieur le juge, DESPcaiEBS, ConI», txnil.

DATELIKR, lËKK (ba-te-lié, lier*; l'r ne se lie jamais; au pluriel l's se lie : des bateliers adroits, dites : des ba-ic-lié-s adroits), t. m. et f. Celui, celle dont la profession est de conduire un bateau.

— niST. XIII* a. Hais quant la bêle en la nef fu, Li maroniers [marinier] moût liés en fu; Si escria SCS bateliers, Bl. el Jth. 434*. || xvi* s. Au port k Coulon, prés de Niort, y avoit une t>ateliere qui jour et nuit ne fkisoit que pa.sser un chacun, haro. JVouc. V. X la première assignation pour l'embarquement, les basteliers manquèrent peur s'estre cnyvrez, d'aob. Hùi. m, »t«.

— 6TTM. Baltl (voy. bateau).

t BATELLERIE (ba-tè-le-rie) , t. f. Terme de commerce. L'ensemble des bateaux qui font le service sur les cours d'eau. Les chemins de fer font pour les transports concurrence & la batellerie.

— ÊTVM. Baltl (voy. batbau).

BatSme, BATISER, etc. Voy. BAPTSm, bap- TisKB, etc.

BATER (bk-té), V. a. Il 1* Mettre un bit sur une bUe do somme. Dkter un kne, un mulet. La laine dont ils sont couverts [les lamas] dispense de le* bktcr, BUPP.Iama ||S*F.n. Fig. et familièrement. Cela b.lto mal, cela va mal, ne réussit pas. La campagne do Portugal n'avait pas bien bkté; on avait perdu Gibraltar, U Catalogne, st-sim. 4 60, 4M. Les personnes enivrées de la cour se croient tout pennis ; et, quand cela bftto mal, elle .se croient pcnlues, id. 64, 7S. Cotte affaire mortifia le» jésuites, d'autuit plus que cette m(^me affaire leur bâtait mal k Home, id. 7fi, 9. Il Proverbe. L'kne du commun est toujours le plus mal b,1té, c'est-k-dire, on a moins de soin des choses du public que de son intérêt propre.

— HIST. XIII* s. Et se il le peut prover par deus beaus garans de la lei de Rome, homes ou femes, bien baste, Att. de Jérut. ui. ||xv' s. Vous ne faillis Ik que baster; Frappez fort, ilz ne font que rire, Jfart. de 5. Omit. || xvi' s. Et ayant basté mon cheval, je m'en voy au grand galop devers eux, cakl. v, 10. Ou'au boeuf sied mieux d'estre basté. Qu'à un asne de porter mitre, marot, m, u*. Qu'il n'avoit pa* eu loisir de le remercier de l'offre qu'il lu y avoit nicte de le seconder, au cas que mal bastast, ce qu'il faisoit présentement, carl. iv, 4. si aultrement mal baste, vous scavex, monsieur, qu'une généreuse mort toute vie honore, id. v, 47.

— tTTM. Bât ; provenç. batitir.

t BAT-nLIÈRB (ba-fl-lié-r'), ». f. Instrument pour battre le 01 de fer. || Au plur. Des bat-filiére.

— tTTM Battre, fil.

t BATII (h.it'), t. m. Mesure des liquides chet les Hébreux, valant iR litres os.

I BATIIVHÊTRIR (ba li-mé-tric), ». f. Terme d-physique. Mesure de* profondeurs de la mer. Les difficultés da la bathymétrie.

— tTTM. BaitCi, profond, et ititpov, mesure.

4. BATI, n (M-U, Ue), pan. patte de bétir «. Il 1* Babylone bktie de brique*. Mai vin qui n'est pas entièrement bktie. Quartiers mal bktia. || Une terre blUa, one terra iv iaquaUe oo a élaré les bktimanu nécataairaa ao logement et k rexpMtatloa. J'ai, antra laa Alpaa et le mont Jura, om terra Brando comuM la main, tr^jolimcnt bftiie d* ma nçon, TOtT. Uttr. dArgental, i" févr. 47*4.|mg, R rar m fbndement était Mtie toute la loi, Hùt. a, 3. (UJ S'en va, m'a-t-il dit, rompra

bXt

partie Par une invention desaos la champ l>i'. MOI.. L'gtom. m. n. ||f Food*. Villaa MUai sur .. mer. MarseiUe, bitie par la* Phoeétna. 0 •> Mt di telle sorte, au physique et an moral. Ua homme bien bkti. Unbomme mal btti. CammelaToUk bkti! e'est-k-d!re. riupl si nirulier accoutrement tua*! VoiU comrnej' <<l est mon caractère. Il aal ainsi

l>lti,iioL / rtrif. 1, 1. Comme le moodaastk

présont bkui LA »oM. RicA. Notre homme ainsi bktj fut dépaté des villes Que lave le Danube, lo. ToM XI, 7. Il y a des coeurs plaisamment bfttis en c« monde, aev. lia. ||«* li.Mi, i. m. Terme da menuiserie. Assemblage de montanu et da traveraaa |l Ea horlogerie ,chka*i* d'une machine kfendre la* rooe*.

1. BA'n, IB (bkti, tie), port, pmtté de bâtir i. L'ne robe bâtie. || 5. m. Le bâti d'un habit, la gros fil qui a servi k joindre les partiea ensemble, aurtout rétfilfc et la doublure.

BA-nER (bk-tié), I. m. Ouvrier qui tait de* bâts. Il 'fig. Uiasonsle peuple recevoir un bât des bltlers qui le butent, mais nesoyons pas bâtés, vocT. Ullr. t>uclot, 13 oct. •7fi0.

— tTTM. Bdt; nrovenç. bottier; cataL 6o«f#r; espagn. batim; ital. batuert.

t BATIFODAOE (ba-tifo-da-J'), ». M. Terme de mariv),,,^ .. l'Ufond de terre graaae et de bourre.

i: K (ba-ti-fo-U-J'), *. m. Amueemant

fol.'.- r.

— i.t\». Batifoler.

BATIFOLER (ba-U-fo-lé), r. ». FoUtrar, ^amuser en disant ou faisant des chose* de gaieté. En batifolant donc, puisque batifoler y a , mol. FeiNa, II, 4. Il II se conjugue avec l'auxiliaire orotr.

— ÊTTM. Ital. baitifoUe, rempart, boulevard, où les jeunes gens allaient s'amuser; bas-lau boli/olbim , baeifiilbtm, qui, dans les textes d'origine italieune, signifie bastion, machine de guerre, beffroi ; et qui , daiu les textes d'origine française, parait signifier une esp^ de moulin.

BATIFOLEUR (ba-ti-fo-leur), «. WL Celui qui aime k batifoler.

— ETYM. BalifoUr.

BATIMENT 0>k-ti-man),(.m.||<*Toatacofi*traoflon servant k loger soit hommes, aoit béte* , «oïl choies. Les msgnifiquc* bâtiments dont Roote était remplie. Un bâtiment destiné k recrvoir de* gtaii». Il Au plur. Administration, ministcre de* tiÉ tintants. Villacerf eut les liStiments h In m(irt de Loavol*, et fut aussi premier maître •'. i reine, ST-siM.

33, 431. Il t* Action de b.M . ^ plu* da peine

au bâtiment d'une maison qu'A c«iui.... PASC Priiv. *. Il Fig. Les philosophes, et Sénéque suftoot, n'ont point filé Ips crimes par leur» préo-: ' ' nt

fait que les employer au bâtiment de - 1-

ROCR. Va*. 30. Il ^ Le hktiment , les trà 1 .1 . V stniction.Le bktimentvaen ce moment. ||4* i - ' mes de marine, un bktiment de guerre, un b:ii.Q£nt marchand. EÎquiper, armer un bktimenl. Dam la langage spécial , navire se dit d'un bâtiment de eommcrce; vaisseau, d'un bktiment de guerre; et bâtiment, de tous les deux.

— STI». niTiirt:«T, coNSTRucno!», tDinca, horo- MKKT. ètymologiquement, le bâtiment est oe oni porte, reçoit; l'édifice ettl'éreotioadaoe qwlaitatins appelaient «nIo, one grande BHiaoD, tm palais, un teffl[âe, etc.; la conctractioa att l'aaaamhtaga de matériaux avec la chaux et la nortiar. Oaa «tyiBologie* donnent les nuance*. Tbut ee qui ta fktt avec le mortier et le bois ou autres matériaux, est une construction; une maison est une oonstroction, un bktiment, un édifice, suivant le point de vue; mais un égout, u:i pont est me oonttniction, et non un bâtiment, encore moins un édifice. Le bktiment est tout ce qui est destiné k loger, soit homme*, toit béte*, *oit cboee*; le* écurie*, le* grenier* *aat auasi biOBdesbâtimant*q[tMle*maisaii*.Abâtiaaent, édifice ajouta Hdée da grandeur architecturale; un hAtel, un palaU, ana tmim toot daa édUoet. A édifice, monument kjoata ndéa da réreelioa pottr tvataerer quelque grand tonvenir.

— HIST. xvr a. Dieu anéantit laa vaioet eotrtprinte* du bastiment da sa pynmido, mur. ii, sot.

— tTTM. Bditr; provenç. baifftwHit ; anc espagti. battimenio.

t BAli.tR (ba-ii-B'), $. f. Salla nmboarrAa al couverte d'une groiat toOa.

— tTTM. Santdovlo M*

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