BAin (bâ-Ur), «. «. ' a eoMlraeiioR
qneleoDqm. Bâtir oiM âg: juaat la moel-
lon qui ont aervi k bâtir U vtlie. Je ma aab bâti une cabane. A enta d'une maiaoa qatl bitalt bâtir, aoa*. IfMi. m, 7. Le* sup '
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Minerve a b&tis, rac. Phèd. l , 5. || Absolument. Passe encor de b&tir, mais planter i. cet âge ! la FONT. Fables, n, 8. Il faut avoir trente ans pour songer à sa fortune ; elle n'est pas faite à cinquante ; l'on bâtit dans sa vieillesse, et l'on meurt quand on enestaux peintres et aux vitriers, la bruy. 6. || Fig. Bâtir en l'air, former des projets chimériques. Bâtir sur le saille, former une entreprise qui ne peut durer. Et bâtissant en l'air sur le malheur d'autrui.... CORN. llor. iv, 4. Voilà le sable sur lequel on bâtit, SÉV. 306. Il Bâtir à chaux et à ciment, donner à ce qu'on fait une base solide. || Fig. et familiÈrement. Bâtir sur le devant, se dit d'une personne qui, engraissant, prend un gros ventre, et aussi d'une femme enceinte. || 2° Fonder. La ville d'Alexandrie fut bâtie par Alexandre. || 3° Fig. Fonder, établir. Il a bâti sa fortune sur les débris de celle des autres. Les systèmes que les philosophes bâtissent. Il verra comme il faut dompter des nations Et sur de grands exploits bâtir sa renommée, CORN. Cid, 1, 7. Le pauvre homme bâtit Maint ombrage et mainte chimère, la font. Coupe. Et sur un bois détruit bâtit mille procès , boil. Lutr. v. Il Absolument. Quant à la conséquence qu'on tire, c'est bâtir sur un faux principe, Boss. Nouv. myst. 4 2. Les personnes de condition bâtissent toujours sur leshonneurs de leur maison et de leurs ancêtres, ID. Bern. t. Mon cœur aura bâti sur ses attraits naissants. . . . MOL. Éc.desf. IV, t. Vous supposez mon apostasie comme un principe ferme sur lequel vous bâtissez hardiment, pasc. Prov. 47. || 4° Terme de chapellerie. Façonner le feutre sur le bassin. || 5° Se bâtir, ti. réfl. Être bâti. Les maisons qui se bâtissent aujourd'hui.
— HIST. xii« s. E dist h ceaus [ceux] qui bastissoient maisons, Machab. i, 3. Vers cels qui ceste m'ont bastie [m'ont mis cette mauvaise affaire] , Ronc. p. 4 5. E cil qui mortalmentle soleient haïr, Envers le rei Henri medler e mal tenir, E ki furent à sa mort purchacier e bastir. Th. le mart. 4 59. || xiii' s. De traïson bastir n'ert [n'était] la vieille lente, Berîc, xcvi. Et puis basti un tel plait dont Lombart se repentirent à la fin, H. DE VALENC. XV. Ha, quens de Eoulongne, quens de Boulongne, quelle avés bastie la traïson entre vous et frère Garin? Chron.deRains, m. De tant li [au chevalier] a son bon [plaisir], basti Amors, qui le connissoit bien, £at de î'oiubre. Moult m'avés or grant los basti. Quant de tel chose vous vantés, la Rose, 8530. || xv* s. Et avoit le roi d'Angleterre basti son siège [de Vannes] par telle manière que les François ne pouvoient venir à lui par nul avantage, froi'ss. i, i, 214. La paix, telle que le grand maistre l'avait bastie et faite avec le roy de Cypre, Bouciq. m, ch. 4 8. Et n'y ait si sot ne si louivl. Si nyaiz, ne si mal basty. Pour faire du gros, du demy lourd. Qui n'use des droitz du jourd'huy, COQUILL. Droits nouv. \\ xvi' s. Pigmalion ayant basti une statue de femme de beauté singulière, mont. n, 02. Ce livre est basti d'un espaignol barragouiné en terminaisons latines, ID. 11. 437. Tu tiens table comme Crassus, tu basris comme Lucullus, et nous presches comme Caton, amyot, Cat. d'Ut. 30. Il demeure icy à nourrir des séditions en la ville, bastissant par tel artifice les moyens de mettre la chose publique en telle confusion, que.... id. ib. 64. D'Aubigné acheta dans ce temps et bâtit la terre du Crest; comme il prenoit grand plaisir à son bâtiment.... d'aud. Vie, CXLVI. Le premier tuiau sera creusé dans une grosse pierre de taille bastie au travers du mur, 0. de serres, 763.
— ÉTYM. Provenç. bastir; anc. ital. hastire. Ce mot a le même radical que bdton et bdt (voy. ces mots), c'est-à-dire l'idée de soutenir, de porter.
2. bATIR (bâ-tir) , v. a. Terme de tailleur et de couturière. Passer un fil entre les diverses pièces d'un vêtement, pour les assembler. Bâtir à grands points. Bâtir un vêtement pour l'essayer.
— ÉTYM. Espagn. et ital. basta, couture à longs points; espagn. bastear; ital. im-baslire, bâtir; de l'ancien haut allem. bestan, coudre, rapiécer. 11 y a eu, en français, en espagnol et en italien, un radical bast signifiant coudre, qu'on ne peut écarter de fcdd'rdes tailleurs; mais l'on peut penser qu'une assimilation s'est faite entre les deux mots signifiant
. coudre et construire.
t BÂTISSAGE (bâ-ti-sa-j') , «. m. Terme de chapellerie. Premier degré du feutrage des poils.
— ÉTYM. Bâtir i.
BÂTISSE (bâ-ti-s'), s. f. Ce qui dans une construction appartient à la maçonnerie. Une bâtisse solide. La neige bouche en dehors les vides de la bâtisse [du castor], chateaubr. Amer. 4a:4.
— ÊTY.M. BàHr 4
BÂTISSEUR (bà-ti-aeur) , s. m. Celui qui a la manie de faire bâtir. Tous les bâtisseurs (et il n'y a point au monde de nation plus jalouse ni plus envieuse) avouent qu'il ne se peut rien voir de mieux [que votre bâtisse], voit. Lett. 4 83.
— HiST.xvi's. Et le bastisseur.... mont, i, 79. De ma part je n'estimerois pas un homme moins bastisseur et affectionné à l'architecture, pour avoir vendu le bastiment qu'il auroit achevé, etpuisaprèsen avoir refait un autre, la boétie, 259.
— ÉTYM. Bdtir 4.
t BÂTISSOIR (bâ-ti-soir), s. m. Terme de tonnelier. Machine à retenir les douves pour la construction d'un tonneau.
— ÉTYM. Bâtir 4 .
BATISTE (ba-ti-sf), s. f. Toile de lin, très-fine.
— ÉTYM. Baptiste, nom du premier fabricant de cette toile, de paKTiircrjç, proprement le baptiseur (voy. baptiser). Sa statue esta Cambrai.
BÂTON (bâton), i. m. || 1° Morceau de bois assez long qu'on peut tenir à la main. Bâton servant d'appui. Un gros bâton. Un bâton noueux. Ils étaient armés de piques et de bâtons durcis au feu, vaugel. Q. C. m, 2. Si on veut donner un coup de bâton, pasc. Prov. 7. Dont la conduite mériterait vingt coups de bâton, hamilt. Gramm. o. Il Jouer du bâton, manier un bâton avec dextérité, et aussi donner des coups de bâton. || Familièrement. Une volée de coups de bâton, un grand nombre de coups de bâton. || Fig. et familièrement. X coups de bâton, par force. Sa mère [de l'abbé de Mailly] l'avait fait prêtre à coups de bâton, et l'avait laissé mourir de faim longues années à Saint- Victor, ST-siM. 52, 422. || Fig. Le bâton haut, d'autorité. Le chevalier de Lorraine mena Monsieur le bâton haut toute sa vie, fut comblé d'argent et de bénéfices, st-sim. 93, 234. Il Mettre des bâtons dans les roues, entraver, susciter des obstacles. |1 Sauter le bâton, faire quelque chose malgré soi, à contrecœur; locution tirée des chiens et des singes auxquels les bateleurs font sauter un bâton. Toutes les dames voulaient être nommées [du voyage], c'estce qui leur fit sauter le bâton de s'entasser dans les carrosses des princesses, st-sim. 60, 3. Quand on a compté sur un mariage de cette autorité, il ne se trouve plus de porte de derrière, et il leur fallut [aux Mailly] sauter le bâton d'assez mauvaise grâce, id. 3, 55. X quelques réponses brusques [de Pierre le Grand] aux derniers messages , ils [les ambassadeurs Anglais] sentirent bien qu'il fallait sauter ce dwigereux bâton, et ils montèrent [aux échelles de cord«.«] ,ID. B4 , 14*. Il Fig. Battre l'eau avec un bâton, perdre sa peine. || Fig. Prendre un bâton, faire mauvais accueil. Et, lorsque pour me voir ils font de doux efforts , Dois-je prendre un bâton pour les mettre dehors? mol. Jfîs. Il, 4. Il Sortir d'une place le. bâton blanc à la main, se disait d'une garnison qui se rendait en consentant à sortir sans armes et sans bagage. || Fig. Sortir d'un emploi , d'une administration avec le bâton blanc, ou le bâton blanc à la main, en sortir pauvre. On dit de même : il est venu en cette ville le bâton blanc à la main, il y est venu pauvre. || Le bâton, la peine de la bastonnade. Condamner au bâton. Faire mourir sous le bâton. Il 2° Fig. Sa charge de prévôt est un dangereux bâton dans la main d'un méchant homme, scarr. Rom. corn. W p. ch. 4B. || 3* Bâton d'aveugle, bâton qui sert aux aveugles à se conduire. || Fig. Ce bâton d'aveugle avec lequel marchait le modeste Locke, cherchant son chemin et le trouvant, volt. Lettr. à M'** 4 740. L'analyse, qui est le bâton que la nature a donné aux aveugles, volt. Mélaph. 4. || Un aveugle sans bâton, se dit de celui qui n'est pas pourvu des objets nécessaires à sa profession. 1| Bâton de vieillesse, celui qui est le soutien, l'appui d'un vieillard. Cet enfant sera un jour votre bâton de vieillesse. Bonne maman, consolez-vous, Prenez un bâton de vieillesse, bérang. B. mam. \\ 4° Bâton de chaise, morceau de bois qu'on met dans les portants d'une chaise à porteur. || Bâton se dit aussi des bois tournés qui maintiennent les quatre pieds d'une chaise à s'asseoir. Ne mettez pas vos pieds sur les bâtons. Il Bâton de cage, bâton sur lequel se perche l'oiseau. Il 5° Bâton s'est dit jadis des armes montées sur un fût ou hampe. Les arquebuses, les mousquets, les fusils ont été dits de la sorte bâtons â feu. Il Bâton à d«ix bouts, espèce d'arme offensive qui consiste en un bâton ferré par les deux bouts. Il faisait le mounnet autour de soi avec une houssine qu'il avait arrachée à un laquais, et il s'en escrimait comme d'un bâton à deux bouts, Francion, liv. XII. Il 6* Batterie à bâtons rompus, batterie de tambour qui désigne l'action des mains don-
nant chacune deux coups de suite ; ce jeu de baguette* est un moyen d'étude, et l'accélération des battements produit un bruissement et non ime batterie d'ordonnance; de là la locution figurée : à bâtcns rompus ou à bâton rompu, avec interruption, à diverses reprises. J'entendis à bâtons rompus leurs prolios, Francion,\iy. iv. Selon ma coutume paresseuse de travailler à bâton rompu, j. j. nouss. A.vert, Vous voyez comme je travaille; tout ce qu'on appelle décousu, bâton rompu, n'est rien en comparaison, p. l. COUR. Lett. I, 288. Il Bâtons rompus, espèce de tapisserie qui représente plusieurs bâtons rompus et entremêlés l'un dans l'autre. Cela s'est dit aussi de certains ornements d'architecture. || 7" Bâton pastoral, la crosse d'un évéque. || Bâton de chantre, sorte de bâton fort orné et recouvert d'argent que le chantre d'une église tient à la main pendant l'office divin en marchant en chape dans le chœur. || Bâton de prieur, le bâton qu'un rehgieux, en qualité de prieur, porte derrière l'écu de ses armoiries. || 8° Le bâton de la croix, d'une bannière, le bâton au haut duquel la croix, une bannière sont portées. || Bâton de confrérie, le bâton de la bannière d'une confrérie. Il 9° Court bâton, petit bâton qui, mis avec d'autres plus longs, sert à tirer au sort. On dit ai:jourd'hui courte paille. || Fig. Tirer au bâton, au court bâton avec quelqu'un , contester avec lui sans vouloir se relâcher sur rien. 11 ne faut pas tirer au court bâton avec ses amis. |{ 10° Bâton de croisure, outil des ouvriers de haute lisse. Il Bâton de preuve, celui qu'on trempe dans le sirop pour essayer la cuite. || 11" Bâton se dit des choses qui ont la forme d'un petit bâton. Bâton de casse; bâton de cire d'Espagne; bâton de sucre d'orge. Il 12° Bâton de commandement, bâton que portent certains officiers investisd'un commandement.|| Bâton de maréchal, ou simplement bâton, dignité de maréchal. Il est du nombre des désespérés de n'avoir point de bâton [de n'être pas maréchal], sév. 204. Il Bâton d'exempt, sorte de bâton qui marquait que celui qui le portait était un exempt. || Bâton de mesure, petit bâton avec lequel un chef d'orchestre indique le mouvement. || 13° En géométrie, on appelait bâton de Jacob un instrument composé de deux règles mobiles , avec des pinnules à l'extrémité, qui servait à prendre les hauteurs ou les distances , par la méthode des angles. Les anciens astronomes sont peints avec un bâton de Jacob à la main. || Bâton de Jacob, trois étoiles du baudrier d'Orion qui sont en ligne droite. Il Le bâton de Jacob, la baguette d'un escamoteur. Il II sait bien le tour du bâton, il est fin et adroit, il sait faire sa main; locution prise des joueurs de passe-passe, qui ont d'ordinaire en main un petit bâton. Il Familièrement. Tour du bâton, profit secret et illicite. Phelypeaux était général des Iles à la Martinique, qui est un emploi indépendant, de plus de 4U00O livres de rente, sans le tour du bâton, qu'il savait faire valoir, st-sim. 364, 4 27. J'ai du bien, du crédit et de l'argent comptant; Quant au tour du bâton, vous en sertz content, boursalxt, Ésope à la cour, iv. 5. || 14° En architecture, bâton, moulure en saillie ou gros anneau qui s'appelle aussi tore, et qui est un ornement de la base des colonnes. || 15° En termes de blason, bâton, le tiers d'une colonne en brisure. || 16° Terme de marine. Bâton de pavillon ou d'enseigne, petit mâtereauqui sert à arborer le pavillon. || Bâton de flamme, bâton qui tient la flamme au bas du mât. || Bâton d'hiver, petit mâtereau qui, lorsque le temps est mauvais, remplace le mât de perroquet dans un bâtiment de commerce. |{ 17° Rouleau de bois dont l'orfèvre se sert pour aplanir une plaque de métal. Il Cylindre de bois garni de peau de chien, pour frotter divers ouvrages. || 18° Terme de botanique. Bâton de saint Jean, la persicaire d'Orient (les jardiniers appellent bâton toute plante dont les fleurs sont disposées en épi le long d'un aie redressé et rigide). || Bâton de Jacob, asphodèle jaune. || Bâton d'or, violier jaune ou giroflée jaune. || Bâton royal, l'asphodèle blanc ou l'asphodèle rameux. Dit aussi hache royale. || Bâton de St Jacques, la rose trémière. || 19° Dans l'écriture, traits longs et droits que font les commençants. Cet enfant fait des bâtons. Il Dans 1h musique, sorte de barre qui traverse perpendiculairement une ou plusieurs lignes de la portée et qui, surmontée d'un chiffre, exprime la quantité de mesures qu'il faut passer en silence. Il 20° Par rain et par bâton, locution de droit féodal dont on se servait dans les solennités des investitures.Rain veut dire branche, de ramus; mot à mot, par branche et par bâton. || Le bâton, dans lei coutumes féodales, était un s%ne par lequel ou con«
bAt
lait uo« mlMioo : oa m ««m da* eiansplw dans niiitoriqiia.
— HMr. xr a. Uvrea m'en ora la gant et le baa- Ittn, Ch. dt Hol XVII. Il m'a. Oui doue velit le duc wir un ehaval gascon l'oindre parmi les rues, i la main on baaton.... Sas. vui. || xiii* a. Et ne puent oa aê doirent lea mastraa ne las Tallez donner deux sfoflVaa [gauh«s] pour un daniar , et sept bsstons (sortade pltlsserie) pour un denier, bons et loyals at metables, ti'v. dtt met. iti. Pu! me porrai mes sousienir, Kors à baston ou à potence, la Ao<«,4ï»4». Por ce riYonii eilit qu'il a cuer de baron, Kt qu'il reaat aaiés d'escu et de baston, Ch. d'Ant. vu, 77a. Et Aial ainal qu'il eust ja l'ascu at te baston por combatra.BiAim. LXiii, •. Hxiva. Un baaton, appela te liaston au Lyon, et est bit en manière de potence, et a, au bout du dist boslon, une pointa d'ament, i>a iAB(miia,^mau«,p.iK*. Deux bastoiude cadra. garnlsd'or, àdaux pommeaux rons dessus, où, en l'un, a les armes de France et, en l'autre, de Mons. le Dalphin, ID. ib. Un baaton de ybenus aorné d'argent, pour l'office du chantre, id. ib. Un baston à saigner [bénir], qui a la teste d'une aigle de cassidoine, assise sur un pommel d'or esmaiUé, et a ou bout une virole d'or à la pointe d'argent, iD. ib. Vous reasemblei celui, k mon entenlion. Qui va merci priant, en sa main un baston, Cvuicl. itiM. || xv* s. Ceux qui le baston du gouvernement avoient, inioiss. ii, III, 17. Lesdicts ambaaaadeurs, qui ai>sez savoient la tour de leur baston, Bouciq. m, ch. 4 4. La clerc, sachant le tour de son baston , s'en flt beaucoup prier, LOUIS XI , Woue. xiii. Un jeu que l'on nomme le jeu da baston, c'est assavoir l'un a tapper ou frapper et rompre le baaton de son compaignon, ou cakob, oaito. Il xvi* a. Quelques capitaines d'infanterie, lesquels, estant payez pour cent hommea, n'en tiennent pas trente en leurs compagnies, et eneores se moquent-ils des autres qui n'entendent pas le tour du baston, lanoue, 4oa. La vassal peut démembrer, bailler à cens et arrentement son nef, sans l'aasens de son soigneur, jus(|u'au tiers de son domaine, aans s'en dessaisir, ou la main mettre au baaton; qui est ce qu'on dit : so jouer de son fief, sans démission de foi, 1.0T8KL, S4I. Il avoit bon nombre de chevaux de service, grande quantité de liastous et d'armes offensives de toutes sortes, et d'engins de bateria k tirer au loing, amtot, Tt'mol. 4S. Lesdiguieiaa bâtit de quatre moiennes OuiUestre, qu'il eut au bout de aoo coups, les soldais de Gascongne rendus au baston blanc, ceux du pals k discrétion, d'aub. //■<<. m, 3». Discours premier sur le fait dea harquebusades, et autres butons k feu, PARt, IX, 4*' dise. Cela fait [le vif-argent ainsi préparé], on peut dire estre un iiiaistr« Jehan, qui fait choses grandes et quasi miraculeuses, pourveu qu'on le sache bien manier k luy faire sauter le baston, ID. XXIII, 47. Deux appuyés sur ung baston (proverbe), g£nin, Héeréat. ii, p. 837.
— ËTYM. Norm. galon et valon; provenç. et espagn. bof (on; portug. haslào; ital. batUme. Bouton est un dirivé d'un simple qui se trouve dana l'espagnol bailos, bitons, trèfle dans les cartes, et dont le radical eat dans bdiir et bit (voy. ces mots).
t BATONNABLS (bâ-to-na-bl'). adj. Qui mérita d'être bktonné. Le héros de son roman est trés-bitonnable. scamon, PoU. dans aiCHaurr.
— tmi. Bdtoimar.
t BÂTONNADB (bl-to-na-d'). a. (. Coups de bkton. Des impertinences qui échappèrent k Bartet sur M. de Candole lui attirèrent de aa part une rude bktonnada, av-aiM. 4>7, laa. || On dit ploa ordinairement bastonnade.
— KTYM. BAtnnnn.
t bATONNAGE (bk-to-na-J'), s. m. || 1* Terme da vétérinaire. Opération qui consiste k introduira dana la boucbadaabétaa k comas alTectées de météoriama un bkton avec lequel on va titiller la voilo du palais ; ce qui détermine des kruetatiooa «t soulage laa animaux. || t* Action da mettra en bilans, par example de la cire d'Espagne.
— BTm. Bdton.
t BÀTOMNAT (bA-to-na). s. m. || 1* ronoUona de bAtonnierdanala oorpa dea avocats. || t* Dorée «la on fonctions.
— KTTM. MlM.
BATONNfi. CB (bk-to-né. née), part, ptuii. Il 1* Oui a reçu des coupa oa bkton. Géronta bktonné par Scapia dana la oomédia da lioUii**. Il I- Bifré. Un paragraphe bâloonA.
} BATOWWtE (faA-io-oéa), a. f. QuanUa da li •■■• *Î*T*«JJ«»» «Hip da niaton d'une pompe.
— IiVH. Htm, maéeha oa pompe.
BATOmiBt (bà-io-né). •. •.jlf Donner daa
BAT
eoupi da bkton. Anglais. Suiasea, Allaoanda. RwMa. Prusalena, tooa bklonnent le soldat, P. l. oova. i, lai. Il f Pig. Rayer, biffer. Bttonner un article.
— REM. Daa didionnajrea du xvui* sibda inliqiicnt que dana bailonntr, qui était l'orthogi^lw suivie, l'a sa prononçait. Cette prononciation, qui avait le tort de aéparar bdtonntr da bdtm, n'a pas prévalu.
— III8T. XV* a. Alons jouer ensemble •( UHonnar l'un contre l'autre, du canob, batlo.
— f.TYH. ffdion.
BÂTO.NNfcT (bk-to-né; le I ne se lie pas dans la conversation; au pluriel, l's ae lie: dea bklonnets et.... dilaa : dea bk-to-né-z et...; bktonnets rima avec traits. Jamais, succ6s), t. m. || l'Jeu d'enfanta qui consiste k faire saut<T avec force un pelit l>&lon pointu par les deux bouts.ji 2* Petite rî-gle k quatre faces. Il S* Terme de vélérinaire. l'ctil morceau de tiois dont on se sert dans la saignée avec la flamme pour faire pénétrer brusquement U pointa da l'instrument par un coup sec du bktonnet.
— HIST. xnr a. X la fenestre droit s'en vient, Au lustonet qui la soutient, tteti. tiioK || xiv< s. Un petit bastonnetd'ybenus, garni d'argent, k faire une couple k chien, DBLAHORDa, £imiux,p. tai.Aubout des longes doit avoir un petit bastonnet, afin que se l'csprerier s'entreprenoit, sans meure la main, l'en luy mette ses plumesk point, Ménagirr, m, >.
— erVH. Diminutif de bdion. On disait aussi dana l'ancien français bntloneel.
BATONNIER (bk-to-nié; l'r ne se lie jamais; au pluriel, l'a se lie : les bktonniert et les avocats, dilcs : les bk-to-nlA-z et...), t. m. || 1* Celui qui avait en dépAt le bkton d'une confrérie, et qui avait droit de le porter aux processions. || 1* Avocat choisi par ses confrères pour être temporairement le chef de l'ordre, son représentant et son président, et pour veiller ii ce qui intéresse l'honneur et la discipline du barreau. On l'appelle ainsi parce que, dans les cérémonies de la confrérie de Sl-Nicolas, confirmée par lettres de Philippe VI, d'avril t»*3, il port.iit le li&ton de St Nicolas.
— RTYM lldion.
BATONNISTF. (bk-to-ni-sf), t. m. Celui qui sait s' escrimer du l>âton, comme d'une arme.
— F.TVM. Bdion.
t BATRACUITK (ba-tra-ki-f), a. f. Pierre verdAtro que le-t anciens croyaient formée dans le corps d'un crapaud.
— ETYM. BixTp«xt'"i;i de ^itçrixyoi, grenouille.
t BATRACUOHYOMACHIB (ba-tra-ko-mi-o-machie), t. f. Combat des rUs et des grenouilles, titre d'un poème attribué à Homère.
— ÉTYM. BaTpaxo|j.uo(io/.iii, de pitfayoi, grenouille. |iû;, rat, el^Liyr\, combat.
BATRACIKN (ba-tra-siin), x. m. Terme de zoologie. Nom d'animaux vertébrés appartenant au quatrième ordre de la classe des reptiles, formant le pass.-ige de cette classe k celle des poissons, et renfermant des animaux k peau nue, différents de tous les autres vertébrés par la métamorphose qu'ils éprouvent dans les premiers temps de leur existence.
— fTYM. BiTp«xo;, grenouille.
BATTAGK (ba-tà-j'), f. m. || 1* Action de battre
10 lilé pour séparer le grain île l'épi. || S* Dans la draperie, préparation donnée k la laine. || t* Action de iNUtre la poudre dana les mortiers, jj 4* Opération pour faire le beurre, consistant dans l'agitation de la crème en dea vasaa de fomua dlvarNa appelés iMrnltes.
— f.TYM. Battre.
i.BA1TAîrT.ANTB(batan, tan-t*), od;. ||l*Oui
bat, qui aime k battre. Je ne suis point luttant de peur d'être battu, mol. Sgan. 47. || Mener battant, poursuivre aans reikche rcnncmi qu'on a vaincu. LiM Français repouasèrcnt les ennemis et les menèrent battant Juaqua dans la place. Celte mousqueterie noua mena battant juaqu'k notre grand' gartia, liAMlLT. Croaam. R. || Pig. Mener battant, preaserson adversaire, avoir un continuel avantage. DaiM la diacuaaion il eut le dessous et fut mené battant par celui qui argumentait contre lui. Nous n'avons paa gagné un coup; il nous a toujours menés battant La locution mener battant eat abrégée at pour mener an batunt II S. m. Mai qui bat. Laa batiantt «t laa bauua. Il a* Métier batunt, métier an aeliTilé.
11 t* Pluin hatunte, forte pluie. ||4*ruDilikraaMaL Habit toultnttantnruf, h.iliil qu'on met pour la pr^ niM* re fnx. KJIe fui marine avec un M. da VaiiliMOurt tout ballant neuf. stv. «ai. || S* liorte halUnla, ports qui ae referme dalle- même. || Porte bauanio, porte qui s'ouvra el ae ferme au gré du vaot. H ^ Tambour l>atl«nl, «a aoa du tambour. Sortir lambear