BER
BÊR
des races nouvelles ou importe des races étrangères. Il 2° Au pluriel, et plus rarement au singulier, poésie pastorale. Les bergeries de Racan. 11 faut bien que pour la vraisemblance on donne dans la bergerie, MOL. le Bourg, i, 2. Les ber^'eries sont, à proprement parler, la peinture de l'âge d'or mise à la portée des hommes, batteux, de la Poésie pastorale. \\ Par extension, les idées et les mœurs habituelles dans la poésie pastorale.
— HIST. XIII* s. Retrenchiée sera de la bercherie la beste. Psautier, f tno. \\ xvr s. Et nos brebis estant ez bergeries. Gardes si bien [Pan], qu'elles ne sont peries, marot, i, 3)0. Si mevaudroit l'estatde bergerie Plus qu'une grande et noble seigneurie, id. I, 377.
— ÊTYM. Bas-lat. herbicaria, de berbicarius, berger (voy. bebger).
t BEKGERON (bèr-je-ron), s. m. Tenue populaire (voy. bourgeron).
BERGERONNETTE (bér-je-ro-nè-f), s. f. || 1° Ancien diminutif de bergère. || 2° Nom vulgaire de différents oiseaux (budyte boarule et budyte jaune) : bergeronnette grise ou lavandière, nom de la motacille cendrée; bergeronnette à collier, nom d'une variété de la motacille blanche. Nous reçûmes à bord trois nouveaux passagers : deux bergeronnettes et une hirondelle, chateaubr. Itinér. ii, 93.
— HIST. XIV' s. Menus oyseaulx qui hantent les rivières, qui sont nommées berchelettes, et sont petis et ont la queue longue, Modus, f° xc, verso. Il xv« s. Item rien à Jacques Cardon; Car je n'ay rien pour luy honneste, Non pas qu'il gelte à l'abandon Pour la belle bergeronnette , villon , G. Testam.
— ÉTYM. Ane. franc, bergeronnette (de berger, voy. ce mol) , petite bergère : nom appliqué à la bergeronnette, oiseau qui se plaît dans les prés et avec les bergers.
t BERGIN (bèr-jin), BOCRGIlV(bour-jin) et BUR- GIN (bur-jin), s. m. Terme de pêche. Espèce de filet.
t BERGOT (bèr-go), s. m. Terme de pêche. Sorte de filet.
t BÉRIBÉRI (bé-ri-hé-ri) , s. m. Maladie particulière au Malabar et à l'Ile de Ceylan.
— ÉTYM. Mot cingalais beri, qui signifie faiblesse, et, répété, grande faiblesse.
t BÉRICIION (bé-ri-chon) ou BÉRICHOT (bé-richo), s. m. Nom vulgaire du roitelet.
BÉRIL (bé-rir), s. m. Voy. BÉRYL.
BKRLE (bèr-l'i, i. f. Terme de botanique. Plante de la famille des ombellifères {sium angustifolium, L.) , regardée comme antiscorhutique.
— HIST. XVI* s. La berle, lecresson et les feuilles de br.ys bouillies, en urine et vinaigre, pabé,xviii, 35. Des cataplasmes faits avec des berles ou cresson
d'eau, 0. DE SERRES, 926.
— ÉTYM. Lat. berxda, dans Marcellus Empiricus. t BERLIN (bir-hn), s. m. Terme de fabrique de
velours. Paquet de fil arrêté par un nœud.
BERLINE (bèr-li-n') , s. f. Carrosse suspendu et fermé, à deux fonds et à quatre roues. Ceux qui ne voyagent qu'en chaise de poste ou en berline, volt. Microm. *. Le roi trouva devant lui la berline de Monseigneur, st-sim. 293, 234. Des Anglais et des Busses voyagent à grands frais dans de bonnes berlines, CHATEAUBR. Italie, 47.
— ÉTYM. Berlin, ville oti on les fabriquait. Dans le Dictionnaire de l'Académie de <740 on trouve la prononciation berline et breline.
BERLINGOT (bèr-lin-go) , s. f. || 1° Berline coupée, c'est-à-dire à un seul fond. |{ 2° Sorte de bonbon au caramel.
— ÉTYM. Au sens de berline, diminutif péjoratif de berline.
BERLOQUE (bèr-lo-k'), s. f. Terme miUtaire. Batterie de tambour pour les repas, les distributions. Battre la berloque. |{ Ou dit aussi, et plus souvent, breloque. |j Fig. Battre la berloque, divaguer et ne savoir où donner de la tête.
— ÉTYM. Voy. breloque; la breloque, batterie de tambour, étant ainsi appelée à cause d'une comparaison avec le mouvement et l'agitation d'une breloque.
BKRLUK (bèr-lue), s. f. Lésion de la vile, dans laquelle on perçoit des objets qui ne sont pas réellement devant les yeux, tels que des insectes, des mouches, des toiles d'araignée, etc. || Fig. Avoir la berlue, mal voir; se faire une fausse idée d'une chose. Ceux qui la verront croiront avoir la berlue
SÉV. 9.
— HIST. xm s. Mes quant famé a fol debonere. Et elea riensde luiafere. Ele li disttantde belluea,
De truffes et de fanfelues, Ou'ele li fet à force entendre Que le ciel sera demain cendre, ruteb, 295. Il XV* s. Me voulez vous guérir de la berlue? En un verre bien net Faut seulement mettre devant ma vue Ce joli vin clairet, basselin , xxxvii. || xvi* s. Et en nos maulx nous avons la barlue par ignorance à tout propos, AMYOT, De la cuiios. 3.
— ÉTYM. Bourguig. brelue, ebrdue; beurlu, qui a mauvaise vue; lierry, erbelutes, illusion de la vue; berlu, berluquin, louche; berluter, éblouir, chatoyer; norm. berluelte, binette; proveuç. belwja, bluette; du préfixe ber ou bar qui a un sens péjoratif (voy. BER.... préfixe), et lue, forme dérivée de lucere, luire (voy. luire); ce qui assure l'étymologie, c'est l'italien barlume, faible lueur. Berlue signifie donc proprement fausse lueur.
BERSIE (bèr-m'), ». f. Terme de fortification. Il 1* Autrefois chemin étroit entre le pied du rempart et le fossé, ou, suivant une autre définition, espace environné de palissades, qu'on laisse entre le rempart et l'escarpe du fossé, pour r^evoir les terres qui peuvent s'ébouler. Dreux et le duc de Mortemart chassèrent les ennemis; ils revinrent et s'établirent sur la berme , st-sim. 278, 8. || 2° Aujourd'hui, retraite laissée entre la magistrale (couronnement de l'escarpe) et le pied du talus extérieur du parapet. Il Pierre de couronnement de l'escarpe, faisant saillie de 30 centimètres et dont la partie supérieure va en pente vers le fossé pour l'écoulement des eaux. || 3° Par analogie, chemin laissé entre une levée et le bord d'un canal ou d'un fossé.
— ÉTYM. Allem. Berme, de Brame ou Brame, lisière d'un champ.
t BERMIER, 1ÈRE (bèr-mié, miê-r'), s. m. et f. Terme de salines. Ouvrier, ouvrière qvù tire les eaux salées.
— ÉTYM. Berme.
BERMCDIENNE (bèr-mu-diè-n"), t. f. Terme de botanique. Plante dont la fleur est fort belle, et qui est une sorte de lis.
— ÉTYM. Bermudes, lies d'Amérique.
BERNABLE (bèr-na-bl') , adj. Qui mérite d'être
berné, moqué. Adolescent qui s'érige en barbon, Jeune écolier qui vous parle en Caton Est à mon sens un animal bernable, volt. Enf. prod.i, <.
— ÉTYM. Berner.
t BERNACHE (bèr-na-ch') , s. f. Terme d'histoire naturelle. || 1° Nom vulgaire et spécifique de l'oie bernache {canard érythrope de Gmelin), appelée aussi oie nonnette. || 2°Nom vulgaire de l'anatifelisse.
— ÉTYM. Le même mot que barnacle.
BERNACLE (bèr-na-kl') , s. (. Terme d'histoire
naturelle. || 1* Synonyme de bernache pour désigner l'oie bernache. Il 2° Coquillage à cinq valves, qui s'attache aux rochers et à la carène des bâtiments {anatife lisse). Le nom de l'oiseau a été donné au coquillage, parce qu'on croyait autrefois que cette espèce d'oiseau sortait du coquillage.
— ÉTYM. Le même mot que barnacle.
BERNARDIN, INE (bèr-nar-din, di-n'), t. m.
et f. Les Bernardins sont des religieux qui tirent leur origine de l'ordre de Saint-Benoît et leur nom de saint Bernard, qui les réforma dans le xii" siècle; leur habit est blanc avec un scapulaire noir. On nomme leur ordre l'ordre de Cîteaux, du nom de leur principale abbaye. Les Bernardines sont des religieuses qui suivent la même règle.
t BERNARD-L'HERMITE (bèr-nar-lèr-mi-t") , s. m. Nom vulgaire du pagure bernard.
— HI.ST. XVI* S. En Languedoc ce poisson {cancellus) se nomme Bernard l'ermite, pauê. Monstres, App. <.
f BERNAUDOIU (hèr-nô-doir), s. m. Panier d'osier où l'on met les brins qui tombent de la laine battue sur la claie.
•I. BERNE (bèr-u'), s. f. Tour que l'on joue à quelqu'un en le faisant sauter en l'air sur une couverture.
— ÉTYM. Espagn. bemia, étoffe de laine grossière; ital. bernia et sbernia; anc. français, bénite dans Nicot, étoff'e grossière, et manteau qu'on faisait avec cette étoffe. Les étymologistes Nicot, Covarruvias, Ménage, Diez, tirent ce mot de llibernia, Irlande, à cause que cette étoffe se fabriquait dans cette île. Cependant un des continuateurs de Du Caiige propose l'arabe burnous, manteau, et M. Legoarant appuie cette étymologie en citant de Rabelais : portoyt bernes à la moresque; ce qui qui est le bernou*' ou burnous des Arabes. Maisce qui s'oppose à cette étymologie, c'est qu'on ne voit pas comment burnous aurait perdu sa finale, pour devenir berne. La berne était l'étoffe, le manteau, sur lequel on bernait, en latin sojj'um.
S. BERNK (li* 11'), f. f. Terme de marine. Pavi. Ion en berne, pavillon bissé, mais roulé sur lui' même. Le pavillon hissé en berne est un signal de deuil ou d'une détresse qui appelle un prompt secours. Dans le port, les vaisseaux avaient leurs vergues croisées, leurs pavillons en berne, bebn. de s. p. Paul et Virg.
— ÉTYM. L'italien dit démo. Étymologie inconnue, d'après Jal, Dict. de marine.
BERNÉ, ÊE (bèr-né, née), part, posté. Berné sur une couverture ; et, figurément, raillé. Quelqu'un le reconnut^ il se vit bafoué, Berné, sifflé, moqué, joué, la font. Fabl. rv, ».
BERNE.MENT (bèr-ne-man), t. m. ||1' Action de berner. || 2* Fig. Action de railler. Se mettre au-dessu» de tous les bernements, uoi..Ec.detmaris,m, *.
— ÊTYM. Berner.
BERNER (bèr-né), e. o. || !• Faire sauter quelqu'un en l'air dans une couverture. Mademoiselle, je fus berné vendredi dernier, pour ce que je ne vous avais pas fait rire dans le temps que l'on m'avait donné pour cela, voit. Lett. 9. La jalousie que quelques écoliers conçurent des distinctions qu'il [le 3* fils de Mancini] y avait [au collège des Jésuites], les poussa à le berner dans une couverture, st-sim. 357, 218. Il 2* Fig. Se moquer de quelqu'un. Il est si sot qu'il se fera l>emer partout. Quoiqu'on blâme le vice, ou peut avoir des mœurs. Et l'on n'est point méchant pour berner des auteurs, oilb. Apologie.
— ÉTYM. Berne 1.
BERNEUR (bèr-neur), s. m. || l* Celui qui berne. Il 2° Fig. Celui qui se moque. Et que, partant, il est clair que le berné n'a manqué à aucun de ses devoirs envers son héros le berneur, volt. Lett. Hichelieu, 4 9déc. t^e*.
— ÉTYM. Berner.
tBERNICLE(bèr-ni-kl'), s. f. || 1° Bernicle, oie
bemicle, dite vulgairement cravan. || 2* Sorte de coquille univalve (palella, L.).
— ÉTYM. Autre forme de bernaele.
BERNIQUE (bèr-ni-k'), inlerject. qui s'emploie
pour exprimer que l'espoir qu'on a est mal fondé et sera déçu. Vous comptez sur lui : bernique. Populaire.
— ÉTYM. Il y avait, dans le français du xvm* siècle, les locutions : envoyer quelqu'un au berniquet, le ruiner; être au berniquet, être ruiné (Académie, 4 698). Sans doute berniVjue a la même origine que bermV/ue(. Mais d'où vient berniquet? On trouve aussi berniquet avec le sens de coffre à mettre le son. En suivant cette indication, penserait-on que berniquet est dit pour breniquet , de bran ou brcn, son; et que bernique signifie du son, une chose de rien? D'autres, laissant de côté berniquet, ont supposé que bcrnif/xe pourrait être une altération de l'allemand aber nicht, qui signifie : mais non. Dans l'absence d'historique, tout est incertitude.
t BERNIQUET. Usité seulement dans cette locution populaire : Berniquet pour sansonnet, c'csl-àdire tu n'en auras pas.
— ÉTYM. Voy. ber.nique.
f BÉROT (bé-ro) , s. m. Sorte de petite voiture.
BERRET (bè-rê) , t. m. Voy. béret.
t BERRETIN (bè-re-tin), s. m. Nom de certains religieux itabens, dits aussi les Humiliés, Trévoux.
f BERS (bèr), s. m. plur. Les ridelles d'une charrette.
— ÉTYM. C'est l'ancien français bers, berceau (voy. berceau).
tBERTAUDER (bèr-tô-dé), e.o.Voy. bretauder.
t BERTAVELLE (bèr-ta-vè-l'), s. f. || 1° Terme de pêche. Sorte de filet; nasse de jonc || 2* Sorte de perdrix (voy. bartavelle).
— ÉTYM. Bas-lat. bertavellus , iertacetus; ital. berlavello.
fBERTIIE (bèr-f), ». f. Il 1* Locution proverbiale : Au temps où Berthe filait, c'est-à-dire il y auèslongtemps. || 2* Espèce de garniture ou petite pèlerine qui se met comme ornement en haut d'un corsage décolleté, ou bien sur un corsage montant à la place où cette garniture se trouve sur le corsage décolleté, li 8° Sorte de papier.
— ÉTYM. Berthe, nom propre germanique, et, en particuUer, nom d'une femme de Pépin (Berthe aux grands pieds) dont la légende et les trouvères se sont emparés.
t BÉRCBLEAU (bé-ru-blfl), ». m. Vert de montagne (■iilicale de potasse et de fer).
BÉRYL (bé-ril), ». m. Variété d'émeraude de couleur d'eau de mer. Pierres précieuses enchâssées dans l'or, sardoine, onyx et h*ryl. volt, phil IV, *to.
BES
— imT. inj* » Cl ei«n leb«n] liericle* *t flUlM, Amm, topup» el «MlM. h. M Bl. •••. VX quant «i voi àaie^n tniia, Ploi ta clan que nul beril, I^He^^ tl'.Tl^. Il iiv n. IVril nt una pierre qui gioM an l' à ruitncMiil'lA en Mrdeurc, < Wkxm dan» lauohhc, ^aiijr, p. <c«. ||iv'a.}UfUap«lyiauiai elcnque tieryl, Jmm u maimi ou anou ilana laboriik, ib. Il (VI* a. La baril aat du naiurai da l'atmeraude, loalj il eit aofflhra fi la« angtea na doonanl vigueur at gayelé t lanr ata. La chryioberil ait de lustre dort, taii bUfflutlet encore plut ble5nio le chryiopraitis, tnntiai HMtr, Merv. d» la nalun, dans
L4«0«DI, ib.
— tTTM. Proreaç. berillt, btrtelt; eatal. beril; aipagn. htrOoi ItaL btriUn; da b«ry</u«, de pnmXX«(, hérjl
f BtttYIXfi, £B(bé-r!I-I<, I6e}, a<ij. Terme de phytiqM. Réfraetion b^Tylléo, double rérraciioii.où le rayon rxtraordinairo est sItuA entre l'axo et le rayon onlinalre, comma dana le biryL
— f.TYM. yj^ryL
t lif.tiYl.MllU (bé-ril-li-oca"), i. m. Terme do abimie. L'un des noms du glycinium.
f BES.... rréflio dont le sens péjoratif est le mime que bit.... (voy. Bia.... préfixe), et qui se troiire lUns bcêaigrt.
BKSACe (bo-za-«'), f. f. Biaaao de mendiant. Ouels biens possédait HoroireT Une besace, un Utton, hkrano. Gueux. Oui, dit l'ange, el Je ti> fls don Dm trois bcsacea d'un vieux moine , id. Ange gnrd. Il Fig. Être kU besace, être réduit à la b<».icc, porter U baiace, êtro réduit & la mi!>^re, ruiné. Mettre, réduira k la besace, ruiner. || Êtrejalouxdeqiicique chose, comme un gueux de sa besace, y tenir liesiicoiip. Le diable tous emporte par avancement d'hoihe, mademoi-ielle, si je ne suis plus amoureux do TOUS qu'un gueux ne l'eat de ta betaoa, Franeion, Ht. vi, p. 144.
— t.TIM. t^pagn. bisata; ital. fcijacoa; du lat. bisaecia, nomin. plur. de bitcucium, d'aprfcs Oiez.
BKSACIKR (bo-za-sié; l'r ne se lie jamais; au plurinl, l'$ ta lie : lea besaciers et.... ditea : les be-
la-sié-zet....), i. m. O.'luiqui porte '.- ' -■. l'n
pauvre bcsacier. Lo rabricateur aouv< éa
beaacier* tous de même manière, L\ . .■s,
— ÉTTH. Bttae*.
BF.SAI('iRK (be-z6-grO, ad/. Oui s'aigrit, en parlant (lu vin lorsqu'il est au bas dans un tonneau. Il Substantivement. Ce vin tourne au besaigre.
—t.T\M.llet. farliciilequiaune signilicationpéjoraii ), et aigre (voy. aigre).
i; ), s. f. Uutilde charpen-
tier 1.1 ■.■":'■ l'o I' -> «uA ixjuts, dont l'un est en licc d'Inn, et l'autre en ciseau.
— iiiST. XII* s. Los u.Htils as OTriert qui firent les degrés, Batagiifi e cuignies en ont od els portez. Pour depaeier les uis, s'es [s'ils tes] trovassent fermez. Th. U mart. «44. || xiu* s. Cil sont bocn [bon] qui sont dolile ostil; Celx [à ceux-là] rcsemblo li bosaguz; Des deux pars tranche et est aguz, nvrr.B. ii, a*. || xvi* s. L'un plaiitu aux champs une forte charrue-, L'autre en tes mains {wrte une bisague, RONa. aat.
— STTM. Berry, bisaigul; de bit, deux fois (roy. BIS), et aeuttu, aigu (voy. aiou).
HRSANT(be-zan), t. m. Ancienne monnaie en nsacf dans l'Orient et aiisii <lans l'Occident. Le bcsant était un sou d'or, dont la valeur a varié. Les émirs s'en tinrent aux Roo ooo bcMnts d'or auxquels le Soudan avait voulu se rp'iroiTi'lm, volt. Mann, ta. Ch^au• homme fut ol' inur pour ran-
çon dis besants d'or, en ■ '• u, »7«. || Ile-
cant blanc, besant d'argeiu. |, ivnwt de blsnon qui se dit d'une pièce d'or sans marque. Les Fnin{al<i en meiUilent autrefois sur les boucliers, pour f^ire connaître qu'ils avaient fait le voyage do la terra sainte.
— IIIST. zj* s. Tant i aura da besana etmarez, Cfc. de Itol. IX. jjxii* a. Dcsan d'or mer [pur], Aonc p. I. Tcina ni blasona no lui vaut un besan, ib. p. ai. Cinq besant de fin or que li clert recoUil, ib. p. «ai. Cuiteclins lea paia [les jongleurs] d'or fin cl da beaanz, Sax. v. Naaman see^mut de Siriei fornant riche cunrei , portad grapment argenté sismilie basatii, Aoii, s«i. || xiii* a.Orat escielea(maintananl courca aux échelles], et q»' ..r..in,..r t enterra [entrera], 11 aura mil besant, i < . p. loo. Kit a pria nainte forlercsce Om isde mil beama, ia $m», loaoa. n paiera au teigtieur de l'amanda da eehrf nMafUi troia beiant da la moitéade eaitti paît, Au. 4* J. i, «m. u m Ri^i U, pour
BES
M ijo* !• ModaBe dooiioit de ohascune teaie daa «hràaiiaof lu baaul d'or, jomv. n*. || xv* a. Et «aidait da eommaïuwMiit qna ea fuateat haauii d'or oa piarraa predeuiea que l'Amoraih lui en-
TOyast pour le aurai ro, raoïss. tr, m, K.
- rrvM. ByxantiuM , tous^ntendu nummiu, I ' /ance, parea que les emiiereurt do Con-
^ :>rent frapper cette monnaie.
t iii;sA.vrl%, ÉE (be-can-té, téii ~
blason. Chargé de betanu, en par!
— MiST. ziiT* a. L» label [lambal] un iii.iiu.siii] ^uu putoé] d'argent l'on betenta, Berie, cxxu.
— ÉTYM. Bftant.
j BESA.s (be-zt), t. m. Terme de jeu de déa. Le même que bcsct, qui est beaucjup plut usité.
— (rrvM. llit, deux (voy. Bit), et m.
f BKSCIIUIS (bé-chol}, I. m. Nom rulgairadu pie- Tort.
— £tym. Ancien françalt beeker, pour becqueter. fBIvSKAU (I)é-zA), f. m. Terme d'agriculture.
Trancliécou rigole pour étendre une Irrigation.
t HKSRNGK (bo-zanj'), i. f. Mésange charbonnière.
— ÊTYM. Autre forme de mésange.
BESET (be-zé) , t. m. Terme do trictrac. Deux as amenés d'un coup de dét.
— ÉTYM. Autre forme île betas.
BF.SI (be-zi), t. m. Nom générique qu'on donne k plusieurs espèces de poiret en t ajoutant le nom du paya dont ellea sont tiréea, besf d Ueri, béai Cbaumon tel.
— ÉTYM. Berry, beiig», poire taurage, besigirr, poirier sauvage. D'après Jaubert, iGlottaire), b^xi signifie sauTageon. On trouve aussi dans les Glostairea, betier, poirier sauvage. On a indiqué comme origine le hollandais besie, ancien allutiiand brie, poi>,i.!iii> îinti, qui est l'allemand actuel Ueere, et c me luiie, un petit fruiL
^ (be zi-kl"), f. f. plur. || I* Lunettes k braiiulies qui se fixent à la tête. Parce que les besicles ont été enfin inventées, doit-on dire que Dieu a fait nos nez pour porter des lunettes? voi-T. Seul. III, 41. Il Familièrement. Vous n'avez pas bien mis vos l)esiclet, vous y voyez mal. 11 faut (ire sorcier pour lolire [cemaniisrrili; j'esi'ère pourtant en venir à bout, S >"■•">. I '"nrort de beticics, r. ucotniR. I, M. Il 2* I ' < métiert, espèce de masquet
garnis d'yciiv
— lilST. xiv* s. l'our un vericle encemé en manière de lunette, prisé rrfnnrs, Compte du ifslnmmt de la linj/ne Jtln- -mx, dru l^maux, p. taa. Deux ! l'un a In :
de bois, Inrenlaire dt tiiari'S r, iD.it. L'n I" ric:c rond, plat, environné de corne noire, id. ib. l'ng beziclecn une queue d'or,iD. tft. || xvs. Une douzaine de Itincctc» île besicles fines avec deux csiuys, l)ua de Bourgogne, n' tiHoa, dans LABomm, ib. || rw s, Vne bericle, garnie le manche d'argent élan ■ du dict manche ung petit lion douré, pour h ung livre , Inventaire de Marguerite d'AulncUe, n* 33&, DE LABORDK, ib. Desiclc, que nous appelons autrement lunettes, pasouieii, llrchcrciies, dans la- BORDR, ib. Gens qui portent lunettes ou bcricUs,ne peuvent pas voir do si loing, raint-juuen, Heslan- 0M liant la iioRDR, ib. Au lieu de ce masfjue, on pourra pareillement user de besicles faites de corne, que l'on adaptera sur du cuir, pars, xvii, 1.
— ÊTYM. Wallon bericle. La forme i.r:n;:ti\(>. fMii est bericle, écarte compKlement i s f!/c?«r, double cerc!!*. ou 'tf hir 'I i. Celle de bit eir. !, qui dit, Lr((. <t3 : ■ Je i:i iiilAchezde rencontrer aux élyuiulogics; voua avez quasi trouvé celle des besicles ; el cola n'est pas mal pour un commoncomont; I ' tdelimi fi'rcuJi. » /Jfricle est dit |ioiir un vice de prononciation ri"- ""■•'"• v..l....l...r, ^C5(
aux r ■ <t un
autre i \ . , .onnes
pour bCTi/( nque de ce mot), brr;/'/»»
ayant été «- j» lo moyen *ge l'our s.Rni-
fler lunette. Mais 4I faut reconnaître en trouvant refit'» p.irmi les formes de notre mot, qu'il y a eu lenilanco A le cotifondro avec rericie (voy. ce mot), t IIESIKII (l>c-zié), t. m. Un des noms vulgairea du poirier sauvage.
— RTYM. Voy. BE8I.
t BB.SIOOB (be-ii-gb'i "•■ ^^'^Y 't-A-.n . . m. Jeu de cariai an^qgue k 1 1
tBKSOCHK(M-ro c , , ' pouf
faire les trous destinés k U plantatioo des arbres.
— iiiST. XIV* s. L'un dea variés du tuppliant eu^ •iru ledit Cayphas d'un cop da beaog, juaquaa k
BES
grani «fusion da ang.... docaxob, befa^um. U suppliant fery icellui Colin d'an hoian ou .'- ' entra deux eapaulaa, n. ib. L'aspoant getv
!t-<Iit Matlie Aulior^aii &n b^^tocba Ott l>eacli<- .
Knet la Joomé<; .
ut ung betog aur • ii>. il). l<- lia UMunt «n ta main lum ««-
"«h, aiit :iqti<> hsMon, id. 16. Uag iwr-
^, dit U'mjU se! ii(A«Mnala].
■■Il ung harnois -, tna fort, i
iinggrant manche,» laiij.our coupiwriea iiuitaooa, 10. A. Ung bttton ferré , appelle nioueb , m. ib. Botoche, dont l'en prorigiw faa fignaa, m. A.
— CTYM. I>eut-êtra niM IbriM «agmantativa 4a bette, qui est une andennafomw pour béch*.
BE80G.XK (be zo-gn'), (. f. || i* Ce qui ett da baaoin, affaire, apprêt. Le galant {le renard] pourtooM besogne Avait uu brouet éUir; il vivait cbicbemeot, I A roNT. Fnhl. I, tH. Il I* Ce qu'il ett nécesiaire do "urrage. Calai qui D0 tarait propre k : esoffoa. Acberera boaogna. S« part.ik-r i« 1» V ■ ■■" fait u grotte besogne,
tev. t3«.||S'r rlabetogna,na paaaTan-
cerdana un tra^. i .^^iliéramant. Aimer baaogot
faite, ne paa aimer le travail. || N'avoir paa besogne faite, aToir lieaucoupd'embarraa. Oui vit eéans, mafoy, n'a pat betogne faite, atomn , Sot n. MM. les gent du roi, entra la ebanoallaria at U grande aumfinerie, n'ont paa betogne teila, r. u couRR. Il, iBi. Il Aluiitre de la betogne, faira beaucoup de travail '0 an l>ea(lgna,Alr••spédi• tif ; agiravcc y : diatiper profflDtemaat aaa rcsiiources. || I^.uil' ji 19 de bruit que de botogne, [larlcr beaucoup cl ne pat agir; ae donner Mao-
coup do rri'i iivpir.. ni II rii> paa faire uiand'cliote. Il Donn' ■ >gne kqu' c-
parersai , nner Je U
citer des embarras. || Kaire de la boi. la belle besogne, travailler d'une !..
Ironiquement, vous avec fait Ik de U bcUe bcMi^iiC, vous avez fait une maladresse, une tottita, etc. Il Dépécher betogne, dégrotair une beaogna. lit [ceux qui sont chargea det recberebea de nobles»ej dépêchent besogne et leurttecrétairetiadéfHciMnt, sT-siMON, 44S, RI. Il Proverbe. Selon l'argent la betogne, c'est-i'<liri> (.. n'>><t qu'en payant otan qu'on obtient un ou'. avail bien fait.
— HIST. XII- - ..len TK-^t dit outrage et folie. Quant de cette bctoîgna >' "«fi". .Sni.xx. [Troia messsgçrs] •: '.-J
ipne bien et li ■"',
1 il à els, tut sei;. 'lo
dcil p.TS mis sires acuuiiu ncmanucr ; cir lut ce»t
grant aveir que ci vus oi numer. En loi fait mcire e aluer, Th.U m<ir( 4'> prêcher [avancer] la besoign.
n.rif VIT Ui-'o fit'T fi.r.ii î.'i !
bOioifDe*
.10 deux
:«soigne,
>loigne,
.1 ta coa-
rcmaigoa, la
Chron. de Hatnt, p. »7. i Kl so lu as .si grant besoli.viengne, Garde bien que tes cuers Bote, 1&R4. CilquiosttuteraaporanfluttaottsaaflMt. n'est pas tenus k fera lea l>eaongiMB daa enfkns k son couat, niAim. zvn, a. Home da religion na don pas ettre receuten office d'avocat ao oatta cort laie, 10 M n'est por la besogna da a'agliaa, m. v, «t. Sa liesoigne aiira MîKiiosa] en tel maniera que toute ta gent qui i armée, il let envola par une
valée ma: . joint. »7t. Je ne vreil p«» ou-
blier aucuiiet itatoignat qui avindri '^
tandis que nmis t «Miona, m. lit.
Sire, je ' irler k vous Oc mta L>«ssoi-
(jnes [aP xv* t. Benvoyarcat leurs
harnois, sommes, maiies et lialiiia par mar; ai arrivèrent oaa beaagiMakrKaeiata ao ntodra.raaiM. I, I, 44. Mal*-y dooe ma chançonnatta; S'en tondra miaula U betonnatla , ta. Eifimm amiour. I^ni rnniriicul le dit dvc qua aaa tMMWfoaa alloiaot m nwavac hii,coiai.in, a. Il m'a
aiit ongnotanlt aaa aal^aoïa et qu'd
lea trouvsroit bien ai laa baaongnaa aa poiloiaat mai |ti laa affairée daranaiaat Busvaiaaa], m. iv, 1. Oi voua an allea k l'beura qua vooa devât lUra roa be aongnaa ou jamais, veu iaa griadaa eboaaa qui lom bent entra lea mauu du roy dont il peult agrandit ceulx quil ayme, ». v, 4*. |lxvi* t. laira aat betonsnea (lea albirea, un pront], amtot, Cbm. «» Gana MMNa donn matiora «la parler daaoo exoaUania a( adaliabla TCrta k ooalt v»> l^t»BiaM vcv en besoinie, id. Pfntuu. la.
— mriL Autre foctnada > aia ta; tortwig. ton» jiit;provnç. katBa>a<ilal. timf»», CUUtH,Ormmm.
BES
p. 200, remarque, au xvn* s. qu'on 6crit besoigne, et qu'on prononce besogne.
BESOGNE (be-zo-gné), part, passé. Uniquement employé dans des locutions de ce genre : c'est à lui mal besogné, il a mal fait. Ce ne serait à vous bien besogné, la font. Faiseur.
IIKSOGXER (be-zo-gné), v. n. Frire do la besogne. Nous avons bien besogné. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir, et ne ?e dit plus que dans le style familier et avec quelque ironie. || Autrefois il était le verbe du substantif besogne et, s'employant pour faire ce qu'on avait à faire, il n'avait aucune nuance péjorative. L'absence des tenants qui n'avaient plus à besogner au delà de ce qu'ils avaient fait, laissa l'entrée de la chambre [du roi] plus libre, st-sim. 405, 63. Laissons-la [Mme des Ursins] triompher et besogner à son aise, et retournons en arrière, m.
— ursT. XII" s. Li riche besuignerent e fameilerent [eurent faim]. Liber psalm. p. 42. {| xni" s. Bel-Acueil en la chambre va; Et la vielle ausinc se leva. Pour besoiguer par la maison, la /iosc, <4 886. Aucune foiz estoit que les messages venoient k li ; par quoi il nous convenoit besoigner à la matinée, joinv. 267. ||xiv* s. Aucuns excellens et bien besoignans selon vie attive tiennent que félicité est honneur, onESMR, Eth. v, (9). Il XV' s. Ils bastirent leur siège bien et sagement et se pourveurent petit à petit de tout ce qui leur bcsognoit, FROiss. H, ii, )2. Avec telz gens veulx-je avoir à besongner qui tiennent ce qu'ils promettent, coMM. I, (2. Il xvi" s. Ceux qui besongnerent des mesliers, amyot. Sol. 45. Menuisiers besongnans d'yvoire, id. Péricl. 25.
— ÉTYM. Upsogns; provonç. besonhar , besoignar; anc. catal. bessognar; ital. bisogtiare.
BESOIGNEUX, EUSE(be-zo-gnea, gneû-z'; quelques-uns disent, à tort, be-zoi-gneû, gneû-z'), adj. Oui est dans la gêne, dans le besoin. Une famille besoigneuse. Un pauvre hère qui montre la musique à la pupille, infatué de son art, friponneau, besoigneux, à genoux devant un écu, beaumarch. Barb. de Scv. I, 6.
— lllST. xn*s. Humble estiez et honorable. Et aus tesoigneux secourable. Romancero, p. 62. 1| xiii' s. Nostre ost est povre, et nostre gent sont besoigneus de viandes [vivres], villeh. lxii. Tu estoies si besoigneus. Et de poissons si convoiteus; Ja n'en ciiidoies prou avoir, Ren. 14385. ||xv"s. L'infortune et maleurté d'icelle la rend plus besongneuse de bon «ecours. Œuvres (J'alain chartier, p. 439, dans BAïNOUARD, Lexique.
— ÉTYM. Besogne, dans le sens de besoin; provenc. besonhos ; ital. bisognoso.
BESOIN (be-zoin), s. m. \\ 1° Manque'de, avec désir ou nécessité d'avoir. Le besoin de secours était pressant. Le besoin d'argent où il se trouvait. Ce que le besoin demande. Pour ou suivant le besoin. Les besoins publies. On apportait le blé à mesure des besoins de la consommation. Les besoins d'argent sur la place étaient grands. Le commerce n'apporta pas, enfaitde blé, le sixième du besoin. Presque tous les citoyens ont été persuadés que si le parlement s'était toujours borné à faire sentir au souverain, en connaissance de cause, les malheurs et les besoins du peuple.... VOLT. £oîmX/K, 30. || Lebesoindelacause, ce qu'il est nécessaire de dire à l'appui d'une cause. Il Avoir besoin de, manquer de, réclamer l'assistance. J'ai besoin de vous. Il avait besoin de le voir. J'ai besoin que vous lui parliez. Ce dont nous avons besoin. J'ai besoin d'air et de marcher, sÉv. 297. J'ai besoin d'un vengeur et non d'une maltresse, BAC. ililhr. IV, B. J'ai, pour m'expliquer, besoin de sa présence, id. Esth. ii, 7. Mon zèle n'a besoin que de votre silence, m. Phèd. m, 3. Prends soin d'elle, m^a haine a besoin de sa vie, id. Baj. IV, 5. Ai-je besoin du sang des boucs et des génisses? m. Athal. I, *. Laissez-moi; j'ai besoin d'un peu de solitude, id. Baj. iii, 8. J'en aurf.is bon besoin, ID. Plaid. 1, 5. Et vos peuples alors, ayant besoin d'un roi.... corn. Nicom. iv, 3. Si j'ai besoin de vous de peur qu'on me contraigne. J'ai besoin que le roi, qu'elle-même me craigne, ID. Nicom. I, ( . Mais le reste du monde, esclave de la crainte, A besoin qu'on l'opprime, et sert avec contrainte, VOLT. Àls. I, *. Il n'avait aucun besoin de fermer sa porte, fén. M. xrv. || Avec assej, tant, etc. on mettait un de qu'aujourd'hui l'usage laisse volontiers de côté. Hélasl j'en ai assez de besoin, sév. 65. Cet I omme qui avait tant de besoin de tolérance pour lui, VOLT. Lett. Pesai, 5 janv. I7C7. On dirait aujourd'hui Ah préférence : j'en ai assez besoin ; qui avait tant besoin de tolérance pour lui. || Avoirun vif
BES
désir, une extrême envie. Celle femme abosoin d'attirer .sur elle tous les regards. || En parlant des choses. Les pierres précieuses ont besoin d'être ench.lssées. Cet arbre a besoin d'être arrosé. Cela n'a pas besoin d'être dit. |{ Faire besoin, manquer, être nécessaire. Cela me fait besoin. Quand nous faisons besoin, nous autres misérables. Nous sommes les chéris et les incomparables, yiOL.l'Élnur. i, 2. Aussi bien nous fera-t-il ici besoin pour apprêter le souper, ID. l'Avare, in, 6. S'il vous faisait besoin, mon bras est tout à vous, id. le Dép.v, 3. Votre oraison vous fera bon besoin, la pont. Orais. Il 2° En physiologie, on donne lo nom de besoin à celto sensation qui porte les animaux à certains actes indispensables pour l'entretien de la vie : tels sont les besoins de boire, de manger, etc. || Besoin de nourriture et, simplement, besoin. Épui.sé par le besoin. || Besoin naturel ou, simplement, besoin, besoin que le corps éprouve de se débarrasser de la partie des aliments qu'il ne s'est pas assimilée. Faire ses besoins , satisfaire aux nécessités naturelles. Il Avoir peu de besoin, se dit de celui qui se restreint au strict nécessaire ou à peu près, et qui ne se crée au delà aucun besoin. || On dit, dans un sens tout à fait semblable, n'avoir aucun besoin, jj Au sens moral, les besoins de l'âme, les sentiments qui portent l'àme à rechercher certaines satisfactions morales ou intellectuelles, jj Par extension. Tout ce qui llatte devient un besoin dont vous ne pouvez plus vous passer, mass. Car. Prospér. || 3° Indigence, dénûment. Être dans le besoin, dans un grand besoin. Tous les deux étaient tombés dans le besoin. Il est audessus du besoin. Dieu laissa-t-il jamais ses enfants au besoin? rac. Àth. u, 7. || 4" Choses nécessaires à l'existence. Je me procurerai tous mes besoins, et, pourvu que je les aie, je ne me soucierai point que les autres soient misérables, montesq. Lett. pcrs. dans laveaux. Mme de Montespan travaillait pour les pauvres à des ouvrages bas et grossiers, comme des chemises et autres besoins semblables, st-sim. 180, < 66. Il 5' Exigence, conjoncture difficile, embarras. En de si grands besoins, rac. Mithridate, ii, t. Quel important besoin Vous a fait devancer l'aurore de si kiin?iD. Iphiginie, i, t. La mouche en ce commun besoin Se plaint qu'elle agit seule, la font. Fab. VII, ». Ainsi donc au besoin ton courages'abat, corn. Cid. v, \. Mais que mon jugement, au besoin, m'abandonne, id. Cinna, iv, 3. Qu'est le feu de ton zèle au besoin devenu? malh. i, 4. || Sans besoin, sans que la chose soit exigée, sans nécessité. Mais porter dès l'abord les choses à l'extrême. Madame, et sans besoin faire des mécontents.... corn. Sert. IV, 2. Il Au besoin, si la chose est exigée, en cas de nécessité. Prenez ces cent écus; gardez-les avec soin, Pour vous en servir au besoin, la font. Fab. vm, 2. Dieu fait part, au besoin, de sa force infinie, CORN. Poly. Il, 6. Quelques-uns vous diront, au besoin. Quels dieux du haut en bas renversent les profanes, id. Nicom. m, 2. jj En un besoin, même sens. Comment voulez-vous que je croie Qu'un hibou pût jamais emporter cette proie? Mon fils, en un besoin, eût pris le chat-huant, la font. Fab. IX, <. Il Impersonnellement. Il est de besoin, il est nécessaire. Un peu plus plate ou plus voûtée, selon qu'il est de besoin, desc. L'homme. Laissezmoi, j'aurai soin De vous encourager, s'il en est de besoin, mol. Femmes sav. v, 2. Mais qu'est-il de besoin de les aller choquer? Régnier, Sat.xiv. Il Aujourd'hui on dit de préférence sans la préposition de, il est besoin. Il est besoin que je parte bientét. Il est besoin de partir. Qu'est-il besoin de tant de paroles? Qu'est-il besoin que nous allions à Paris? Toutes les fois que besoin sera. Peut-être que vous avez jugé qu'il était besoin que toute la rhétorique fût employée pour me persuader que vous ne m'aviez pas oublié, voit. Lett. t. Aimez-les et mourez, s'il est besoin, pour eux, corn. Jiorf. v, 3. Kh bien, s'il est besoin de répondre autre chose.... id. Nicom. II, 3.
— HIST. XI* S. Si alcun jeté les chatels [effets] fors de la nef senz busun.... Lois de Guill. sh. Car de ferir ai je si grant besoign, Ch. de Jtol. civ. Chevauche, reis, bosuign [nou.s] avons d'aïe, ib. cxxiv. Il xn* s. Aine [onque] nel sona [le cor], se ne fust besoig granz, Ronc. p. 84. Quilui [à Dieu] faudra à cest besoin d'aïe [la croisade], Sachez que il lui faudra à greigneur, ouesnes. Romancero, p. 03. Quant Diex verra que ses besoins [de Quesnes] est grans, Il lui faudra, car il lui a failli, hues d'oisi, ib. p. (03. Prouesse doit avoir le prix; Car qui l'a, onc ne fera faille En nul besoing où il aille, le conte de BRETAGNE, ib. p. <«(.||xiii* S. Ains. avoient paor que quant ce vendroit au besoing,
BES
qu'il ne se lomassent ver» Johannis, toxer. clxi. Car jamais à si grant besoing ne «ecormient niile terre, id. cxLvn. Qu'à cest besoin [il] me veuille, s'il lui p'ait, con.seiller, Berte, xxxix. Au besoing estes vous apensée et gentis, ib. lxxv. Que vaut quanque tu estudic», Quant li sens au besoing ta faut? la Rose, S8ti. Aucune foiz apelel'cn droit, besoing; si comme droit en aucune chose ou par lignage ou par affinité, Liv. dejust. 3. Compains, dit-il, tu as moult foie entoncion, Qui cuides qu'il te doie aidier à cest beson, Ch. (TAnt. i, «4». Au besoin que le roy a de chevaliers, joinv. 281. Tel preudomme comme il e*toit, devoit bien esire attendu à un tel besoing, joiNV. 215. Biau sire saint Jacque, que j'ai requis, aidiés moy et secourrez à ce besoing, id. 22«. || xiv s. Ah I sire de Berguettes, Dieux vous doint bonne vie I Quel besoing vous amené en icelle partie? Guescl. (7(32. Car il estoit amez grandement au pais , Et il n'est riens qui vaille au besoing bons amis, i6. (9387. jj xv's. Si escripsit [le duo d'Anjou] devers messire Jean d'Armignac, que à ce besoin il ne lui voulsist faillir, froiss. ii, II, (. Mais au besoing ils m'ont failli. Et m'ont laissié sans recouvrance, en. d'orl. Bal, 22. Et besoing luy en fut, com.m. i, 2. A qui on envoyoit de la maison du roy tout ce qu'il luy faisoit besoing, id. IV, (0. Il XVI" s. Hz fuyrent et laissarent leur bon maistre on besoing, rab. Garg. i, 39. Alors que descendismes ces degrez, nous furent bien besoing premièrement noz jambes, secundement, nostre preclare lanterne, id. Pant. v, 36. Armes jamais on besoing ne faillirent, quand bon cueur est associé de bon bras, m. «6. v, 36. Il n'est point besoing que vous prenez la peine de venir encores, pour les raisons que je vous manderai, maro. Leit. (53. La médecine a besoing que la fortune preste la main à ses opérations, mont, i, 30. Je ne veulx pas qu'on refuse aux charges qu'on prend, la sueur, et le sang au besoing, m. iv, <52. Il feint, il ployé, il diffère, selon le besoing des occasions, id. iv, (53, Besoing fait la vieille trotter, h. est. Précell. p. (7».
— ÉTYM. Provenç. besonh, beionh; anc. catal. bessonh; ital. tùogno/pays de Coire, bctsengs; baslat. bisonium; de soin (voy. ce mot), et d'une piéposition be qui fait difficulté. Est-ce la préposition germanique 6i (allemand moderne, bei}? Mais alors comment se fait-il qu'un composé germanique (car soin est d'origine germanique) se trouve dans les langues romanes sans exister dans les langues allemandes? Est-ce la préposition romane bes ou bis (voy. bes.... préfixe), qui a un sens péjoratif? Diez objecta le sens, puis l'orthographe; le sens: mais pourquoi bes-soin, qui voudrait dire un mauvais soin, n'aurait-il pas pris le sens de gêne, et de là les significations successives? l'orthographe : mais la double j , qui manque dans le français, dans le provençal tt l'italien, se trouva dans l'ancien catalan. Les raisons pourbe.?, roman, semblent donc avoir du poids.
t BESOLET (be-fO-lè),i. m. Hirondelle de mer dans le parler genevois. J'avais pris un fusil pour tirer des besolets, J. J. rodss. Ilél. iv. (6.
f BESSE (bè-s'j, s. f. L'un des noms de la vesc*.
— ÉTYM. Voy. VESCB.
BESSOX, O.NXE (bé-son, so-n'), adj. Jumeau, jumelle; l'un des deux enfants d'une même couche. Vieux et inusité, si ce n'est dans quelques provinces. On reconnut bien vite que c'étaient deux bessons, c'est-à-dire deux jumeaux d'une parfaite ressemblance, G. SAND, Fadette, i.
— HIST. XIII" s. Ausisera,se JohanaenfantoitdeiLs enfansetemprèsdeushcçons, Liv. dejust. 56.||xTV"s. Ainsi furent nourriz les doux enfanz bessons ou jumeaux, BERCHEURE,f'8,r(TiO. Ijxvi's. Ccqucvoyai t le bonJanot mon père. Voulut gaiger à Jacquet sou compère, Contre un veau gras, deux aignelels bessons, Qu^quelquejour je feroie des chansons, mahot, i, 2(8. Une louve je vy sous l'antre d'un rocher Allaictant deux bessons : je vis à sa mammelle Mignardement jouer ceste couple jumelle, dubell. VI, 6( , rerto. Le commun accouchement des femmes est un enfant , toutesfois on voit (comme le nombre des femmes est grand) qu'elles accouchent de deux, que l'on appelle gemaux ou bessons, paré, xix, 6. Pein tout autour une lèvre bessonne Qui d'elle mesme en s'elevant semonne D'estre baisée, roxs. (20.
— ÉTYM. Berry, besson; provenç. toso; catal. besso; d'un mot biis-latin bitso, bissonis, formé de bis, deux (voy. ms).
(. BESTIAIRE(bè-sti ê-r'),». m. Terme d'histoire romaine. Gladiateur qui combattait dans l'araphithéiUre contre les bêtes féroces, pour l'amusemer' du peuple.
— ÉTYM. Bestiariut, de bestia, bête (voy. bête)
t«. BKSTIAIHK (bè-»li-»-0. '• "•• Dllli ITlta-
toii* liii^fiir» do mojw tea, rtentil «U fablM et é» monUit» vit IM bètw; liibertlalr» éulent <««• MiBW, iouTWil fort loogt, an Ttn da tiuli lyl-
gggri . f;. Oui tient do
jg{^l0, I lulientlale. I)««
paocbMto basbaus. li'aal «iii'i que (levaient nattre OM imea vivaAlM d'une vie brute et beitiale, à qui DIau ne donne pour toute action que des douvemanu dépendant* du corm, bo«s. llitl- u, *. Kt, contant* de ce qu'il* ont do commun aveolei bète*, Ils tnknent aussi une vie bestiale, lo. ComMiu.
— m»T. XIII* i. Lur bestiale oon nun [non] estable* fil] Voloit faire k Deu covenaWes, marie, i'urgatolM, loa. Sa U bons est si bestUos Qu'il n'ait de nul nestler science Et aa désire l'ignorance, la Rate, H«»l. Il xiV s. Et donques sont telles delettaeions et semblent estre serviles et bestiaux, et lontlesdeletucionsqui sont en toucliior et en goustar, ousMS, Eth. »«. Kt sont pluseurs qui semblent du tout en tout besiialx, id. ib. v, (»). Ces sans cl sont bestiaux, Ils ne sont pas dignes d'ouïr telles choses, Boueiq. m, eh. «♦. || xvi* s. L'injustice rand leur vie bestiale et sauvage, auyot, Ariiî. 4 t. Tant est malsociable, cruelle at bextialo la nature de l'ambition et la convoitise de dominer, m. Pyrrh. 48. Lui, qui n'avait amour que bestia), MAio. youc. II.
— ÊTYM. Provenç. et espign. bestial; Ital. bettiaU; de bfttialis, de beitio (voy. bSte). Dans l'ancien français, au nominatif singulier, bestmb ou bntimu, pour lea deux genres; au régime singulier, butial.
BESnALEMKRT (bMti-a-le-man), adv. En bête brute. Il a toujours vécu bestialement.
— HIST. xr B. Et telle est la fin des princes qui Teulent vivre bestiallement, cohm. vi, 4. || xvi« s. De là il nous apperra combien sottement et licsiia- Icmont ils gcrgonnent, plustost qu'ils ne parlent, d'une chose si haute, calv. /im(. sa*.
— ÊTYM. Brttiale. et le suffixe > ' ..inç. httlinlmm; cataL bftiialment; ital. ' .Si cet adverbe se trouvait dans l'ancien ;>...;.,.>.-., .i serait (rsti'otmOTt ou b*rtiaiimrn«, parce que britial est un de ces adjectifs aui n'ont qu'une mime terminaison pour le masculin et le féminin.
BESTIAUTÉ (bè-sti-a-li-U), ». f. || 1* Acte de bète.Danssa fkireur, il [All)éroni] traiu ces projeu (de l'échange da U Sicile pour la Sardaigne] de bestialité ; de fous et d'abandonnés de Dieu , ceux qui les approuvaient, bt-sim. ♦•<, 4W. ;| l* Commerce contre nature avec une béte. Crime de bestialité. La bestialité était estimée UO livres, volt. Maurt, 4 37.
— HtST. XIV* S. Mal user de quelconques telz biens , c'est bestialité.— Un qui occist et sacrifia sa mère at en menga.... telles bestialités sont causées par nîaladies, orksir, Thèu de meunier. Il sont trois espèces, c'est à savoir malice, incontinence et bestialité, ID. Eth. 4»l.||iv*s. Par la bestialité [bêtise] da plusieurs princes et aus.si par la mauvaistié d'aucuns qui ont sens assex et expérience, mais ilz en veulent mal user, comi. v, 48.
— tm. BtsHal.
BBSTIASSB (bi-ati-a-sO, »■ f- Per&onne stupide. PopuUlra.
— tmi. B4u ; itaL betrioceta, grosso béte. BESTIAUX (bè-stiO; Vm se lie: las bestiaux élevés
daiu les fermes , ditps : les bè-sti-A-z élevés....), t. m. «{vr. Terme r u'naiit l'ensemble des ani-
maux qu'on c^ ^'S une expluiiation rurale.
Il U s'emploie aussi Uaus tous les cas où l'on pourrait dire les bétas : allez soigner les bestiaux.
— 8YN. BtSTIAUZ, BtTAIL. On • — ' ndifiTéremment bestiaux et bétail pour d. "mbiedes bétas d'une métairie, i la cou'l,;.».. , — .o aura des Mtet à eoroat ou daa ehavaux ; car, si elle n'avait ^ua daa eMTras ou daa moutons, Il faudrait dire du petit bétail at non des bastiauz. De même, une foire t beatMOUP de baatiaux ou da bétail s'il y a, dans la quantité, du groa bétail; mais on ne dira pas Qu'elle a beaucoup da bestiaux, s1l n'y a paru que ém moutons et des ehévres ; et si l'on disait qu'il i*v trouvait de petits bestiaux, cala voudrait dira du MuU gros at maau, mais de petite taïUe.
— BIST, m* ». Meubles ny bestiaux, casl. iv,»4. Aux Islas d'Espagne il y a grande multitude de serpenu, aspies al aotraa bestiaux vénéneux, PAtt, min, »e.
— »TT». Norm b batriaJ, pour le bétalL ttt-
BIvT
Ham est la pluriel da bttaU {StrUatt ou huliail). On
»olt par U rirré«u>arilé de U pron^ -- mûries
mou dérivés de biu, oâ l's étym' .tôt est
prononcée et t*nl4t ne l'est paa. Au . ..• ..y , b«. tial n'était pas aneore tm jprovincialisme. < Brttail et btitial sont bons; bestall est le meilleur et plus doux, MAHO. iiurtuT, Observ. p. 74. ■
BKSTIOLR (bé-sti-o-l*), f. f. || 1* Polile béte. Nous le voyons en mainte bestiole.... la kont. Coinmmi l'etp. Il 1* Pig. et familièrement, jeune entintnlais, sans esprit.
— HIST. XTi*s. SI quelques petites baaiiolaay sont entrées, comme perce-oreilles , puces ou autres semblables, parK, Introd. 1. Voians leurs bledsainsi couverts de ces bestioles, ils font mettre des poules dans leurs greniers, o. ra sbmbs, <3S.
— ËTYM. Pmvenç. et ItaL befft'oia; du latin batiola, diminutif de {/«^(ta, béte (voy. utn).
f BESTION (b.''-»ti-on), i. m. ||1« Petite béte. Le pauvre bestion tous les jour ", la pont.
Fab. III, 8. La sn-iir do l'I (««nlive à sa
proie, Malgré le bestion )«]> s l'air,
ID. ib. X, 7. Il 2* Au plur. 1 autre-
fois des représentations de l>vti ^ ^u 'i".., ujiiKSCries. Tapisseries de bestions. || 8* Dans l'ancienne marine, le née de la proue, parce que U proue portait souvent la figure d'une béte.
— HIST. XVI* s. Les ouvriers ne font pas seulement une clef suspendue au droict de la croisée d'ogive», mais aussi plusieurs, avec claire-voyes, feuillages crestés de clioui, et plusieurs bestions et animaux, Philibert delohms, Architecture, iv, 40. Torquemad Espagnol a escrit , comme l'ayant veu , les femmes de Naplea estre en si grand danger en leurs accouchements, que si un petit animal qui sort avant que l'enfant vienne au monde touche la terre, incontinent qu'il en sera sorty, la femme meurt à l'instant; et pour ce, dit Torquemad, quand uno femme veut accoucher en ce pals-là, on tend les draps par toute la chambre de peur que ce bestion ne tombe, boucrkt, Seréet, u, 23. Un cordon de chapeau, fait en façon de triomphe, où sont représentées plusieurs figures de personnagea et bestions, DE LABORDE, EmauX , p. 336.
— étym. Oénev. bftinn, nigaud, niais. 0(-f(ion est un diminutif de bfite (béte) ; l'italien beilùme est un augmentatif, gro.s.He béte.
t BRSY, t. m. Voy. UESICL'K.
4.BCTA (bétà), f. m. Homme trés-béte. Mot injurieux et trés-familier. C'est un gros béta.
— Ktym. Autre forme de Mtail. l>ans des villages prés de Paris, b^fai'l se prononce béta : va conduire le béta au pré.
S. BÊTA (bé-ta), ». m. Deuxi&me lettre de l'alphabet grec; elle correspond à notre U. || Dans l'astronomie, le p sert à indiquer, par rapport à une certaine classification, la deuxième étoile de toute constellation.
— Etym. B, p^xa, c'est le beth des Phéniciens et des Hébreux.
BÉTAIL (bé-ta-U, Il mouillées, et non bé-ta-ye), (. tn. Ensemble des animaux mammifères entretenus pour la culture du sol, les charrois, la production des engrais, du lait, de la graisse. Le gros liétail, cheval, tne, mulet, b'ruf. Le petit bétail ou le menu bétail, porc, cli6vre, mouton. Nourrir du bétail, Boes. //■«<. ni, e. |l Kamilièrvment et tig. Les nonnes sont un étrange bétail , la pont. Maiet. Quelques imititcurs, sot bétail, je l'avoue. Suivent en vrais moutons le pasteur de Mantoue, m. A l'4véqut d'Arranchet.
— HIST. XIII* s. X me [ma] fille je donne totes me* carettes et tos mes pors et totes mes vakes et tntte me [ma] bestaille, tailliar. Recueil, p. 447. De l'autre bestiale i ot tant amené ; Li cent ne li millier n'i fussent jà conté, Ch. d'Ant. viu, 4543. Il nv* s. Le pals lilsj vont cherchant cntour et environ, La proie et le bestail dontil y ot foison, Ctuvd. 48»1>. Il commanda aux siens que il gettaasent hors de la ville le bestiail,BncB■l^l>,^ 14 ,t€rm. || xv*s. Kt encore estoient réservés tous rivres, bestiad et autres choses, pnoiss. u , n, 488. || xvi*b. Ilzavoient grand nombre de moutons et de tout autre bestial, AMTOT, P^L M. Toute celle province a de beaux et bons pasturages pour nourrir du besud, m. Cam. i*. Son mari estoit allé à la foire pour acheter du bcsuil, rvu, p. si7. Les loups ne mangeoient point le bestial, OBs m. CoMm, zv. Mcublea ny bartial, CARL. IV, 31. Lorsque les pasteurs veulanl a*air dea masies de leur bestial, pabI, rvin, M. Jamais 11 ne parmettoit que aon b«»tail sortivt hors.... in. xxiv.a. La gros bestall sa distingue an bouvine et cbevalme, et le mena, en bestea à laine et à potl, a M
BÊT
»t. Ce meadiaat bestail Hea laspas] hait l'eau 3S8. La maniement de ee baalail (les abaUlasJ, .-. «u.
- BTTM. Berry, btrtial. hminu ? ftl aabetiiaa de malade; environs de I' !! y a dans l'a»-
cien français deux formes . f.,elba0atl,
s. m. la seule qui soit restée. U—iatU» tfH k U. r btttialia, au pluriel neutre, donnant un aobstaj.i ! féminin de sens collrctif, eomme dans atimmiUt, meneiile, etc. Bettail (béuit) est le neuueiiiisa' lier brttiale, de betHalit (voy. bbstial).
BËTK(b*-t'),«.f. Il l*Tout animal exewiéPboBime, ou, dans le langage scientifique, animal «{iii ••* placé , dans la série, ao-daesous du genre bunito. U béta est privée de ralson.On a diaeuté sur l'tma dea bétes. Suivant Oeaeartes, les bêlas sont des maetUnea. Viens doo chien , viens ma peuvre béte : Maage malgré mon désespoir, BtBAMi. rioton brùé. l» vin ne fait pas mourir rbomme, U la leod béta, rt«. TH. vuL Ptraxemple, il ne croyait pas que Jesbtte» fussf'nt de pures nurhines, comme on le peolCPOiPB par un'" ucni et jar la lialsoo d'tin
système . .e croyait comme on croit
commuiiiim-iji 10 Kjuuètfe, parce au'on lewltou qu'on j>ense le voir, PtWTBii. Carrt. || •* Bèiea à cornes, les bœufs, les vaches, laaehérrea, etc. Bêtes à laine . eellaa qtii portant nne tolaoa. Bêlaa à poU, bouca, cbèvrea, eocboiia. Btlea i» aomiae, celles qui portent des fardeaux. Bêlas de trait, e^iea
3u'on attelle à une voiture. || Bêle épaulée; bêta e trait ou de somme qui a l'épaule dUoquée, et, en général, qui ne vaut plus rien et qui n'est plu» en eut de seri : f«r»onna
absolument sans c .1 fait une
fau'e. On l'a trompa, ua nu u i.i.i ^y^^xt une bèt» épaulée. Il 8* Bétes féroces, celles ini se repaissent de chair et de sang. || IJétes liarooches, ceUes qu'U e-it difficile d'approcher et prewiue impossible d'apprivoiser. Il Bêtes sauvages, celles qui vivent en Ulierté dans les bois et les eampagnea. || i* En termea de chasse, bétes fauvea, leseerfs, les chevreuils, lea daims, ainsi que leurs femelles et leurs faons. Béics noires, les sangUers, leurs femelles et leurs marrassins. Bêtes puantes, les renards, les blaireaux, les fouines, les putois, etc. Bétes rousaesou eama»siétes, les loups, les renards, lea blaireaux, bss fouines, les putois, ete. || Bêtesde compagnie jeunes sangliers qui vont enoora en tr»"r">»- li I^'» l>ôies.les biches. Il Au singulier et absol : "^-'e
que noiirsuivent les chasseur^. -'= '«
r! .r.détoumer labéie. ||KH{.L*béieest
d.-i o, nous nous sommes rendus maîtres
de telle personne, nous l'avons fait tomber dans quelque piège. Il S* Au pluriel et absolument, les bétes, le-i animaux féroces que les Romains faisaient figurer dans le cirque, lis martyrs étaient livrés aux bêles. Il Rg. Être livré aux bête», être livré au jugement, à la critique de gens ignorants ou passionnéa. Il 6* En langage mystique, la h-'i" '" r.i tarière animal qui se retrouve au fond <: >t'.l pas juste d'imprimer le kc. ' ■<■' |* croix sur une chair qui a été marquée tant de fois du caractère honteux de la béteT mais. Jrtne. \\ l* grande béte, nom, dansl'Apocalyse, del'.^ Il T* La partie animale de notre persont. fatigué, la béte n'en pcm ' î La l-e^o n.jin-, la bête d'aversion, ou s; i Wte, la j>ersonne qu'on déleste le plus, v u «.msl était sa béte Jà Pontcharirain], et un amiral blurJ du roi son imurreau, st-«im. 444, as. Pour les femi"r>, r.U< étaient toutes saa bêles [à LaroehafoucauM pouvait-il souffrir ses parentes, n». 13», 73. ■ drais l'avarice, qui est ma béte^ stv. ta?. J'aiiii<: bien moins mon peuple et la reUgton que je ne ba^' la révolution, qui est proprement ma béte noire, p. L. oocRR. u, 3«o. Il •• P>>rwnnade peu d'espnl, dejugemenLJa n'ai été',' '. Chacun e4t cru passer pour une béte, LA ' v, 1. Ainsi eaUe niaon [de ItMOune] est une cmnge bête, atOMin, SaL ziv. Il Pig. ot bmiliêranient. UA Une, «me maligne bêle, une personne rasés, méchante, artiflcieuae. Et ne sais bête an monde pire Que réoolicr, si ce n'eatla pédant, ta fonr. I^oê. ix, t. I^>ur voila prison oA cette méchante bêta était ranfsnnêa, BANiLt. Grmmm. 1. 1| C'est one bonne bête, oneper <«nne de peu d'esprit, mais d'un :•.« naturel. || (:'•■' la bUs du bon Dieu, il poosse la bonté, la cr<-l 1 Ulê Jiwiu'k U bêtise. Il Faire U bêle, pleartr, s'attrister sans raison; et aussi affecter la bêtise, ei enoora reAiser nul à propos. Hi^lf.Sot, stapide. L'r airfaêlB.RneDeeon(equ*àsei«ndfebête, stv. tS7 Vraiment nooa sommas bien bêtaa, ». t. Cast agi an dieu qui n'eai pas bête, mol. Awtph. PrU. Biei
BÊT
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