BEU
m'y connais, et ne suis des plus bStes; Tris-peu s'en faut que ne soyez l'amour, lapabe, à Hme B. Vous le verrez plus stupide et plus bête que le fils du manant, i. j. rouss. Ém. ii. || Par exagération. Suis-je bête de pleurer ainsi! {| Elliptiquement et familièrement. Pas si bétel c'est-ànlire je ne suis pas assez sot pour faire telle chose. || 10° Jeu de cartes qui se joue à quatre ou k cinq, en donnant cinq cartes à chacun, après avoir ôté du jeu les petites cartes. X la bête, gémir d'un roi venu sans garde, BOiL. Sat. X. Il 11° Somme qu'on dépose quand on a perdu un coup et qui reste au jeu pour celui qui gagnera. Faire sa bête. Mettre la bête. Tirer la bête. Il Remonter sur sa bête, gagner le coup après celui où on a fait la bête et reprendre ce qu'on avait perdu ; et figurément, réparer une perle, un mécompte, une mésaventure. Chavigny me demanda si le cardinal serait assez innocent pour ne se pas servir de cette occasion pour remonter sur sa bête, eetz, h, )H. Il 12° Bête à Dieu, ou bête à Martin, ou bête à bon Dieu, nom vulgaire des coccinelles. || Bête à feu, nom ^Tilgaire des vers luisants, jj Bête noire, nom vulgaire du grillon et de la blatte. || Bêtes rouges, insectes du genre acarus. jj Bête k la grande dent, un des noms vulgaires du morse. || Bête de la mort, nom vulgaire de la chouette, effraie ou fresaie. Il Proverbes. Reprendre du poil de la bête, chercher son remède dans la chose même. || Morte la bête, mort le venin, c'est-à-dire un ennemi ne peut plus nuire quand il est mort, ou bien, après la mort de notre ennemi, notre ressentiment doit s'éteindre. Il Quand Jean bête est mort, il a bien laissé des héritiers , c'est-à-dire il y a encore bien des sots au monde.
— iilST. XI* s. Beste [cheval] n'i a qui encontre lui aille, Ch. de Roi. cxiii. Que n'i adeist [approche] ne beste ne lion, ib. clxxiv. || xii" s. At dons Deus cure des beestes? Il nen avoit fait mais ke dous nobles créatures, ki resnaules [raisonnables] estoient, etki dévoient estre bien aûrouses, st bern. 524. Sauvages bestes ne les pourront manger, Rone. p. 83. || xiw s. De plus crueuse beste ne fut parole ouïe, Bfrtc, n. Car de paour [je] fuoie comme une beste mue, ib. lh. Ours ne lion n'est ne beste sauvage, Qui, tel foiz est, ne freigne son vouloir De faire mal et ennui et domage, el'st. le peintre, dans Coud. J'ai assez capons et gelines. Et assez bestes aumelines, Grosses brebiz et crasses vaches, lien. <)472. Se un home acliate une beste restive, et que le vendeur li dit : ceste beste est restive, et je por restive la vos vens, Ass. deJér. i, *S3. N'est mie legiere à garder La beste qui se veut erabler, FI. ci 1)1. 4635. Et teles uzures apele on bestes de fer, porce qu'eles ne poent morir à lor segneurs, beaum. lxviii, 4 8. Il XIV* s. Et ceste [proposition] est false : homme est beste, oresme, Prol. En la manière que l'en duitet chastie un asne ou un autre beste de labeur, iD. Eth. 326. Il s'ensuivroit que nulle des bestes mues [muettes] ne les enfans ne feissent nulle operacion voluntairement, ID. ib. 63. || xv* s. Les seigneurs sont gouvernés par le clergé, ils ne sauroieht vivre et seroient comme bestes si le clergé n'estoit, PBOiss. ii, m, 27. [Ils étaient] hommes formés à la semblance de leur seigneur, et on les tenoit comme bestes [Discours des serfs anglais], iD. Il, II, 406. Seigneurs, vecy un homme honeste; Par le grant Dieu! ce n'est pas beste, La Pass. de N. S. J. C. Qui ce feroit seroit bien beste, Mir. de Ste Genev. Je trouve, quant à moi, que les gens sont bien bestes. Qui ne se font pms tost au vin rompre les testes. Qu'aux coups de coutelas, en cherchant du renom, basselin, xix. Et croyez que Dieu n'a pas estably l'office du roy no de prince pour estre exercé par les bestes ne par ceubt qui par gloire dient : je ne suis pas clerc, comm. ii, 6. Il xvi* s. Chassans devant eux un grand butin de bestes blanches et d'aumailles, m. du bbxl. 408. Du poil de la beste qui te mordit ou de son sang seras guery, génin, Recréât, t. ii, p. 237. Nou« allons les uns après les autres comme les bestes de compagnie, CHARRON, Sagesse, ii, 4.
— ÊTYM. Bourguig. biite; provenç. esp»gn. et ital. bestia; portug. besta; du latin bestia.
BÉTEL (bé-tèl), s. m. Mélange de substances
très-actives, dont on fait usage, comme masticatoire
tonique et astringent, dans les régions tropicales, et
qui est formé de plusieurs e.spèces de poivres , de feuil-
• les de tabac, de chaux vive et delà noix d'Arec.
— ÈTYM. Belle {dans piper belle, L.), nom indien d'un des poivres qui entrent dans le bétel.
BÊTE.MENT (bê-te-man), adv. En bête, stupi- {. dément. Il a bêtement agi. Il a répondu bêtement.
— ÊTYM. Béte, et le suffixe ment.
BËTISB (bé-ti-z'; dans quelque» provinces on prononce bê-li-z'; mais l'usage est pour bé-li-z'), s. f. Il 1° Défaut d'intelligence et de jugement. Il y a tant de disproportion entre le mérite et la bêtise, PASC. P. Ji's. 34. Il y a en moi, pauvre et simple homme de village, plus de bètiso que de méchanceté, p. L. COHB. I, 444 Que veux-tu? c'est
peut-être bêtise Do croire ce qu'on voit; mais j'ai cette sottise , hauteboche , Nobles de province , IV, 4. Il 2° Action ou propos do bête. Un des conjurés eut la bêtise de se confesser & un des prêtres (le la fronde, volt. Louis XIV, 4. || 8° Propos léger et inconvenant. Il échappa à Brissac quelque bêtise sur Mme de Mailly, la dame d'atour, ST-siM. 4 53, 231. Il Familièrement et populairement. Quelle bêtise! c'est-à-dire, vous faites ou vous dites une bêtise, une chose déraisonnable ou qui ne peut servir à rien.
— SYN. BÊTISE, sottise. La bêle est dans bêtise, tandis qu'elle n'est pas dans sottise; c'est ce qui distingue ces deux mots. La bête est bornée, a peu d'idées; la bêtise est dans tout ce qui provient de l'ignorance, d'un esprit sans portée, d'une intelligence sans lumière, et même parfois d'une intelligence distraite ou mal informée de certaines choses. La Fontaine, en raison de ses simplicités, était parfois une bête; mais il n'était jamais un sot. En effet la sottise est caractérisée par l'absence de jugement, absence qui ne permet pas au sot de se méfier jamais de ses idées. Il peut y avoir des bêtes parmi les gens d'esprit, mais il n'y a pas de sots. Il peut y avoir des sots parmi les savants; la science ne préserve pas de la sottise. La bêtise fait quelquefois rire; mais, en tout cas, elle impatiente moins que la sottise.
— HIST. XV* s. Et à ce doivent bien avoir regart les seigneurs et les nobles de ce royaume de souffrir telle beslerie et ordure, UONSTREL. liv. I, ch. 484. Il XVI* s. Je ne sçay quoy premier en lui je doibve admirer, ou son oultre cuydance, ou sa besterye, RAB. Garg.i, 9.
— ÉTYM. Béte. Bêtise est récent; autrefois on disait beslerie.
BÉTOINE (bé-toi-n'), s. f. Terme de botanique. Il 1° Plante de la famille des labiées {betonica officinalis, L.) dont la racine est purgative. || 2° Bétoine de montagne, nom vulgaire de l'arnica montana, L.
— HIST. xin* s. Rue, vetoine o termentine [térébenthine], ifs. StJean. || xvi*8. J'y adjousterois delabetoine, pource que telles herbes purgent les cerveaux, et les esprits seroient plus propres à gouverner, d'wb. Fcen. ni, 22. La betoine, le petum ou nicotiane, paré, xvi, 3b, elc.
— ÊTYM. Espagn. et ital. betonica; du latin 6e<onica, vetonica ou vellonica, ainsi nommée des Vettones, peuple de la Lusitanie.
4. BÉTON (bé-ton), s. m. Mortier fait de chaux, de sable et de gravier.
— HIST. XIV* s. Qui ont mis aucuns fumiers, terres et autres betuusez place de la ville de Dijon, DU CANGE, betunium. || xv* s. Un tombereau chargiô de gravois et autres betuns, m. ib.
— ÉTYM. On peut croire que béton tient au provençal balum, mastic, enduit, et qui est une autre forme de betum, bitume; espagnol, betun, bitume. Alors belun, betunium, qui veut dire gravois et immondices, en dériverait, parce que le béton ruiné devient gravois. Mais le béton ne contient pas de bitume; et, tout mortier se durcissant, devrait-on y chercher le sens de ce qui se durcit, se caille, se coagule ; et par là nous serions conduits à l'ancien verbe bêler qui a ce sens (voy. béton 2). L'incertitude reste entre ces deux explications.
t 2. BÉTON (béton), s.m. Nom vulgaire, mais peu usité, du lait trouble et épais contenu dans les mamelles au moment de l'accouchement.
— ÉTYM. L'apparence qu'a ce lait lui a fait donner le sens de caillot, qui est dans l'ancien verbe beter, dont voici des exemples : xii* s. Desoz l'auberc li est le sano betez [caillé] , Bataille d'Aleschans, 7 1 5. Delsanc des cors estla terre betée, ib.B44ï. Il voient l'eve felenesse, Et tant périlleuse et parfonde, Qu'il n'est riens nule en tôt le monde, S'ele i cheoit, ne fust alée , Aussi com en la mer betée [gelée] , La Cha rrctte, 3009. xiii*s. jll] N'en a laissié prodome dusqu'à la mer betée Qui puisse porter lance ne qui çaignel'espée, Ch. d'Ant. vu, 4 45. Beter a une autre signification qui est : mettre un mors, et il vient en ce sens du germanique : anglo-saxon, b.rlan; flamand, beeten; allem. moderne, beiien, faire mordre à la bride. Mais Diez croit qu'on y peut aussi rattacher fccter dans le sens de cailler, vu que 6etien signifie aussi, par dérivation, exercer une action
chimique, eorrosive, et qu'on fait cailler le lait par des acides.
t BÉTONNAGE (bé-to-na-j"), «,n».Tra»ail de maçonnerie fait avec du béton.
— ÉTYM. Bétonner.
t BÉTONNEK (bé-io-ué), V. a. Construire avec du béton.
— ÉTYM. Béton 4.
BETTE (bè-f), t f. Genre de plante» de la famille des arroches, dont une espèce, la bette ordi» naire(be(afulgans, L.), renferme trois variétés principales qui sont alimentaires : 4* la poirée dont on mange la leullle et que l'on emploie pour des calaplasmeset lesvésicatoires;2*la carde poirée dont on mange la côte ou la nervure médiane de la feuille; Il feuille elle-même hachée n'est pas à dédaigner ; 3° la betterave (voy. betterave).
— HIST. XIV* s. Depuis avril jusques à la Magdelaine fait bon semer porées, elles porées de karesmo sont semées en juillet et jusques à la Magdelaine et non plus, et les appelle l'en bettes, Uénagier, 11, i. Il XVI* s. Mettant dessus fueiiles de choux rouges, bette ou poirée, ou de lierre, paré, xxiv, 34. I.es laictues, cichorées, bettes ou poirées, o. de serbes, 52a. En croissant de la lune est semée la poirée, bette, blette, ou reparée, estant le fueillage tout son rapport; il y a de trois couleurs do bettes, do blanche, de verte et de rouge.... l'on cueille les blettes, en les tondans non en le» arrachans, afin de leur faire rejetter nouvelle viande , id. 535. Les coste» de poirée ou blette seront choisies, grosses et tendres, coupées de la longueur de demi pied, m. 848 La s'espandoit la bette au grant feuillage, dubellat, vu, 4, ferso.
— ÊTYM. Provenç. beta; du latin beta, x. BETTERAVE (bè-te-ra-v'), t. f. Racine charnue,
très-grosse, qui fournit un aliment agréable et nourrissant, et de laquelle on retire un sucre identique avec celui de la canne. |l Familièrement. Avoir le nez rouge comme une betterave, avoir le nez très-rouge et bourgeonné.
— HIST. XVI* s. Une espèce de pastenades est la bette-rave, lai|uelle nous est venue d'Italie n'a pas longtemps. C'est une racine fort rouge, assez grosse, dont les fueiiles sont des bettes, et tout cela bon à manger, appareillé en cuisine : voire la racine est rangée entre les viandes délicates, dont le jus qu'elle rend en cuisant, semblable à syrop au succre, est très beau à voir par sa vermeille couleur, 0. db
— ÉTYM. Bette, rave.
t BÉTUSE (bé-tu-z"), i. /". Terme de pêche. Tonneau servant à transporter le poisson vivant. || Dans les exploitations rurales, coffre à avoine.
BÉTYLE (bé-ti-1'), s. m. Pierre portant certaines marques et qui était adorée comme une idole.
— ÈTYM. Baltuloç, nom de la pierre que, suivant la Fable, Saturne avait avalée en place de Jupi-
BECGLEMENT (teu-gle-man) ,' s. m. Cri du taureau, du bœuf et de la vache.
— HIST. XVI* s. Il jetta une voix aspre meslée du hennissement d'un cheval et du bugleraeut d'un bouc, amyot, Sylla, 65.
— ÉTYM. Beugler, dont le sens, comme on voit par l'exemple d'Amyot, était moins précis.
BEUGLER (beu-glé), v. n. || 1° Pousser des beuglements. Il II SB conjugue avec l'au-viliaire avoir. Il 2° Fig. Crier très-fort. Cet acteur ne parle pas, il beugle. Il 3* Activement. Guintrandi avait beuglé la chanson de l'inconstante, sÉv. 345.
— HIST. xvi*s. Us s'offensent de ceux qui hurlent, ou qui buglent, et frémissent, amyot, De la tranq. d'âme, 40.
— ÉTYM. Bougie, qui signifie bœuf dans le parler de Lille, et qui vient de buathis (par une formation correcte, l'accent dans bougée étant sur la première syllabe comme dans biiculus). Buculus est un diminutif de bos (voy. bœuf).
BEURRE (beu-r'), s. m. || 1* L'un de» princips» constituants du lait de la vache etde quelques autre» quadrupèdes mammifères, comme la brebis, la ch •vre, etc. || Substance grasse que l'on tire de la crème du lait en la battant. Beurre frais. Beurre salé. On inventa des charges de con.ieillersdu roi contrôleur» aux empilements des bois, de» contrôleurs-visiteurs de beurre frais, des essayeurs de beurre salé, VOLT. /.outs J/K, 30. Lait de beurre, petit-lait qui reste dans la baratte quand on a fait le beurre. || Fig. Promettre plus de beurre que de pain, promettre plus ([u'on ne peut, qu'on ne veut tenir. || Fig. et famihèrement. On y entre comme dans du beurre, cela se coupe, se fend, s'ouvre sans résistance.
P T«i« <U bMm, eUa fuudn au •oMI, dleUmdM BMrtM pour lUiiffMr uo bruuilUnl lui -n
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piment, beurra d'ail, «te. || Itourrs (u„..», l'
qu'où a fait (uiiJru |KMir U oooMnrer, eu lu |iur- K>i.>Mi lin tuui ce <^ui la ferait aigrir. || Beurra iiuir, n a fait noircir pour cerlaiiiu* uiicc». ' muni. Avoir les yeux au beurru noir, m muiirtria et goiid&i par un coup.
. iMjurre uuir, aub Triu légfiremtMil (lau.i ilu Ijcurru noir et a»ial<oiuite arto du «el, du lulvre ut un lilut de vluaigi*. |lf Beurre do mai, iMiurro fait dan* le moi* de mal, et consid£r& «u- (lurutitiouiemenl comme un uiiKueiii pruiire à guérir plufieur* lorta* de plaie*. Uu le pr^iiare avec du ••leton l'étend «urun morceau de toile qui pruuJ le nomdetoitedemai.Delagraiaiedeloupetdu buurro de mai,RCoNtKM,Su(. XI. ||4*Deurre de cacao, Imilo gnuM), concrète, qu'où obliunt de* amandes du cacaotier. Il Beurre de cire, composé u bien u purUdislillatiun du la cire, et employa autrefois comme résolutif. Il Beurre de coco, graii*e blaudie, (uaTe et de consiatance onctueuae, renfermée dan* le* noix de cocotier. Il Beurrede palme, huile végétale de la consistance du beurre, qu'on relire d'un arbre qui croît dans le pays de Bambouc, eu Alriquu, et que l'on penseétrelefat>0uinecruù,t. || 6''l>eurr(.'siijin6raux, nom que les ancions chimistes dunnaiuui à cvruiinit composé* peu consistants, délique*cents, tel* que le* chlorures d'antimoine, de zinc, d'étain et de bismuth, etc. || Beurre de montagne ou beurra do roche, mélange d'argile, d'alun, du fer et du pûtrule qu'on trouve eu I.u:iaue et en Sibérie.
— IIIST. xiu* s. Les burres vont trestot devant, Fabti. BAiiBAZAN,t. IV, p. 88. || XV* 8. PleQst Dieu que je fuisse uns cliiuns, Kiisi que tu es , par luiture; S'auroiedou |>ain et duu bure Au matin, et la grasse soupe, FROiss. le Débat du cheval etdu lévrier. Bien lui sembloit, que s'il en pouvoit venir à chef , que Uonseignour auroit heure pour œuf [la pareille] , LOUIS XI, A'ouc. ui. Il XVI' s. Qu'il enlreroil dedaus Strasbourg et les auUies villes du Hhin comme dedans du beurre, casu iv, 4». Des reliefs des beurre* on fait U burate, t)0ur servir durant l'année à l'appareil des viandes ae la grossière famille. La burate se fait ainsi : ce qui demeure en la beurricru, après eu avoir tiré le bourre, est mis dans uji !>aciiet de toUe pour s'y eigoutter..., o. ds »KBiiK.s,
— ETYli. Bourguig. et picard, tuw/provenç. 6uir«, bodtr ; ital. burro; de butyrum, de poùrupov, de p<,ij;, vache (voy. bœuf), et tuû4;, fromage.
«. BEURRÉ, te (beu-ré, rée), part, passé. Du pain bien beurré. || Proverbe. U sait de quel célù son pain est beurré, c'est-à-dire c'est un homme qui ne se trompe pas sur ses intérêts.
1. BKURK£ (bèu-ré), f. m. Espèce de {xiire fondante. Un beurré gris. Une poire de beurré.
— tTYM. Beurre.
IIEL'RKÊB (tieu-rée), s. f. Trancha de pain sur Uijuelluon a étendu du beurre. Je prends une beur^ rc«, sf.v. ï37.
BKCnKKR (beu-ré), v. o. j| 1* Etendre du beurre sur Quelque chose. Beurrer du pain, une feuille de poirèa. || V Terme de piUsserie. F^re tremper dons du beurre.
— eTVM. Beurrt.
t BEURRERIE (beu-re-tie), i.f. Lieu oii l'on fait, où l'on conserva le beurre.
— F.TVM. Beurre.
«.BEUKRIEII, lËRE (beu-rié, riè-r';rr de beurrier ne se liujamais; au pluriel, i'f se lie: des bu'i.riors achalandiis, dites: des beu-rié-z achalandvij, f. m. et/'. Celui, celle qui vend du beurre. U est étonnant «n quelle* mains tombent souvent las pièces originales les plus curiatuet; U b'ast pa* rare d'en trouver chez les beurrier»*, »T*ot. tn,i. Louvoi* sentit le premier le danger que la* dépèche* reetaasant entre le* mains des particuUar* et *ouvent de leurs nlet*, qui «n pouvaient faire da dangereux uaagaa, atqualquafou Jusqu'aux baurrièra*, comme il est arrivé k des curieux d'an raiirar da très-imporlantes d'antre leurs moins, to. S79, M, Il Fig. Livre, ouvrage boo pour la beurriéra, livra, ouTraga qui ne sa vaod pas-, bon à envelopper du beurra. X. la bonu de ooira aiècia, on a été obligé d'envoyer i la beurri(ra plu* da cinq oanU axamplalra* du Registre da Balaie, qui e*i nèanmoin* ua Uès-bean nouai at tré*-iiMructif , Vong^truMa, hH* 0» <•'» aqiourd'hai plutôt : aliar chw l'é-
BFA
— HIXT. XVI* *. Le* beurrier* at beurrier** da Vanvoa, le* carreleur» du ViUe-Juifira, «ont devenus maistras a* arU, SaL MéH. p. ao.
— ETYM. BtUfU.
t *. BKUUUn (bau-rlè), «. m. Vase oè l'on met
du I —
I i itE S. f. Tarma de oomoerca. Sorte
dt 1 ' ■uuv.
t^. m ), f. ^. Vase destiné à
mt'tirn >: : ottr te lait at une
t 1/), 1. /. Tcrmu du mùuer. Boita
(H< S bandes provenant de la coupa da*
t«llJlL*^ UO cuivre.
— Ctym. Korma altérée de boite (voy. ce mol).
BËVUE (bé-Tue), s. f. Erreur commise par ignorance ou par inadvertanoe.Une ètran^a txSvue. Cetic fausko lumière e*t une bévue de les yeux et une illusion de son esprit, balz. 3* dise. De la eour. D'abord je n'ai pa-s piis garda à celte bévue, Boss. J)éf. comm. N'alliiz pas lue foire une bévue, mol. l'ktour, u, t. Faire de pareilles bévues, u. 6'. Vand. I, 7.
— SYN. BtVUK, MSPBUB, EBSBim. L'erTCUT est Us terme général; il indique toute espèce de manquement, quel qu'en soit le caractère. L* bévue, où so trouve le mol vue, indique qu'on a mal vu. La mûprise, où se trouve la mot prise, indique qu'on a mal pris, klal prendre, mal choisir i>eut ètrocussi bien U fautu des objets qui me sont soumis que la mienne; par conséquent la méprise n'implique pas nécessairemunt que je sois coupalile d'inatteulion el de légèreté. Mai* miil voir implique que c'est rnoi qui n'ai pas vu comme il fallait; bévue «uppose donc chez moi i:iadverta:ice, i)assion, aveuglement.
— ËTVii. Bé . particule qui a un sens péjoratif (voy. BS.... préfixe), et eue; proprement, fauitsevuc, mauvaise vue.
BEY (bé), «. «n. Titre, en Turquie, de certains gouverneurs de petites prorinces. Nous appelons bey de Tunis le souverain d<! cut'e Hégcnce.
— ETYM. Alléraliuu du mut turc beg.
t BEYLlk (bé-lik'), f. m. Province gouvomée par un boy.
\ -. ■'■::■-■•: fbé-lié), «. m. Métier donnant une pr' e À la lame.
I i>i. H.11.. i, ' ' r), t. m. Ouvrier qui donne
à la lame la |- .ure.
BEZESTAN ), t.m. Nom donné, dans
les priiK'ii L > . •. Syrie, k des marchés publics, qui !>ui i iIl^ I s^ .'S de halles ouvertes.
— ETYM. Uoi turc qui signifie httéralomeut marché k la toile.
BEZËT (be-zè), ». m. Terme da trictrac (voy.
BESKT).
BËZOARÇ (bé-zo-ar ; la d ne se Ue pas ; au pluriel , Tsuese lie pas: les bézoards humains, dites : lus bézo-ar humains; pourtant quelques-uns bent l'cbézoar-z humains), s. m. Nom dcnué aux concrétions calculeuses qui se forment dans l'estomac, les inleslinsel les voies urinaires des quadrupèdes. Bé/oard oriental, celui qui se trouve dans le quatrième estomac do la gazelle da* Indes. Bézoard occidental, celui qui se trouva dans le quatrième estomac de U ohèvr» *aavage du Pérou , de l'isard ou du chamois (ces bézoard* éiaieni regardés autrefois comme ayant dç grandes vertus alexipbarmaques). Bézoards humains, calcuU urinaira* de l'homme. Bézoard factice, ou pierre de Goa, compoaitiun distinée k être substituée aux vrais béxoard*, et fabriquée k Goa.
— UIST. XVI* s. Son bezahard ou contrepoison est le*uc de mélisse, pakS, sxui, 44. D'autant qu'en parlant de* signas de chacun venin k part, nous avons nommé son antidote be^ahar, il faut sçavoir ce que veut dire ce mot : les antidotes at coutropoisons ont esté appelles par les Arabes en leur langue bezahar. c'est k dire en leur baragouin, oonsarvaUmr da la via; da U est venu que tous antidoiatet contre-poiaous par ezcallencaoutaatéappellé* bazardica.... une eapèce de boue appelle ea langue ver.siauf pazain (dont la pierre à proprement pai! appelléapatanla du mot pazain, qui •igii : mjds nous d'un mot corrompu i'appelloiis bdiar).... paat, xsui, 4t.
— ETYM. Persan padukr, da ped, préaarver, et Mehr. ixii-iin.
t B£zocuE (bè-io-ch'), *. f. Bèeba de pipiniérisla pour couper lea raoines.
— tTTM. Voy. naocn.
B-FA-St (bé«-ai). Terme de musique. Nom par lequel oo désignait la ton de «i