ODER
BIZARRE (bi-ra-r^, adj. || !• O»! «'écarte du goat, des usages reçus. Homme bizarre. Opinion bigarre. Il» tournent leurs humeur» en biMrros façons, ut.owiFB, SaL XIII. Co«bi»arrR«e»priU, «acan, Btrg. PolitUn», n, 4. En n " 'levait la déeaaa bi-
larre [la Kortune] ¥r ir tout autre; et ce
lieu c'est la cour, u ►"-•i. i^""' vu, <». Elle* font de lui un composé bizarre, la bruy. is. Dixarre av aemUage, bac. Àih. n, 6. Bizarre refus, id. i&. Dinrradwtin, in.iindr. m, *. Le voilk fou.superba, bnpertioant, bizarre, boil. Êp. v. || t* Substantiv»- ■Mot. um personne bizarre. Un honnête homme, OB fkt, on jaloux, un bizarre, boil. Art p. m. Il Ca qui est biiarr*. Cet auteur te platt danstebi-
— RU. Ao xvr ilM* M bv xvu«, on a dit hi- «rrt à eôtf «• Miorr»; dana les exemple», cités
BI.A
plus haut, de Régnier et de Racan, la» édItloiH portMit bigtam an b^/orr»; at Vaugalaa ramarqtia qua bigmm al biiatr» m disMit éaalaaMBL Mai» UaiviMfiia Buffet at Tbomu Comailla raeommaadanl exclusivement biiarre, qui a prévalu ; l'autre est tombé dans l'oubli.
— 8YN. BIZARRE , rANTASOtJl , UTRAVAOAUT.
L'homme bizarre n'ast ni l'homma fanusque, ni l'homme extravagant S'écarter du goût ordinaire par une singularité non convenable, c'ertètra bizarre; s'en écarter par une fantaisie qui tout k coup change d'idée, c'est être fkntaiique; s'en écarter 'l'une manière contraire au bon »en», c'est être extravagant, lavbaux.
— HtsT. zvi's. Ouand cette bonne dama eut connu l'humour de l'homme, elle le laiMa avae «a» opinion» bigearre» et lui dit seulement, dbsper. Contet, XXXV. Le soldat françois est beaucoup plus bisarre : et ne peut quasi vivre »ans le battre, ne monstrant que trop sa valeur contre ses compagnons, lanui r, 36». C'est un petit homme bisarre et qui jure en diable, ne parle que d'estrangler mille bomes k la foi», d'aub. Fcen. m, n. C'est une bi/arra pièce, ib. Ualadie d'une nature estrange et bigerre, parE, Intr. 13. L'assiette de Luxembourg est fort bisarre, M. DU BELL. 6 «3. Quelque bigcarre «t rebours que soit lo lieu [emplacement], il se peut neantmoins sgeancer, o. DR serres, <8. Ce mesme meslinge fait lo mulet capricieux, bigearro, do difficile conduite, ID. su. Pour renilre la racine de bouls solide et lui confirmer la beauté de sa blonde couleur et bigcarre madreure, m. bbt.
— ETVM. lierry, bi'ffeirre,- bigearrer, disputer; espagn. et portug. biiarro. magnanime, vaillant; ital. biiarro, emporté, colère. Notre mot français vient do l'espagnol et il a eu d'abord le sens de vaillant, brave (voy. à l'historique l'exemple de Lanoue). L'italien a, il est vrai, un substanlif bixxo, colirc; mais biinrro n'en peut dériver, puisque le suffixe arr n'est pa» italien. Tout porto à croire que lo mot est d'origine espagnole; dû» lors d»ux étymologies s'offrent : lebasiiuebiiorro, barbe, décomposé par Larramendi en l/ii arra (qu'il soit un homme); et l'arabe bOtharet. beauté, élégance, d'où vaillant, chevaleresque, puis les sens de colère, emporté, extravagant.
BIZARREMENT (bi-za-re-man), aiv. D'une façon bizarre. Voilà comment Je m'entretiens bizarrement, REGNIER, ^pU.iii. De notre amour bizarrement jaloux. Il veut, peut être, en se jouant da nous, Nous effrayer.... malfil. Sarcitte, ch. iv.
— HIST. xvi« s. Les dits curez, un petit plus bizarrement armez, faisoient le premier rang, Sat. Jfi'n. p. *i. Il xvu* s. Ecoute ce discours tissu bijarremcnt, récmf.r, Sat. vi.
— ETVM. Bitarre, et le suffixe ment.
BIZARRERIE (bi za re-ric), ». f. Caractère de ce
qui est bizarre La bizarrerie des mode». La bizarrerie de l'humeur. Comprenez-vous do sa part une telle bizarrerie? Que sait-on si l'amour, dont la bizarrerie Se joue assez souvent du fond de notre ci'ur.... CORN. Agésilas, ii, a. Il fallait essuyer les bizarrerie» d'un peuple flatté, Boss. Ilitt. m, a. Nous chcrchon» notre bonheur hors de nous-mêmes et dans l'opinion des homme» que nou» connaissons flatteurs, peu sincères.... quelle bizarreriel labbut. H. Il y a assez d'injustice dan» le procédé des hommes, assez d'inégalités et de bizarreries dans leurs humeurs incommodes at contrariantes, boss. La Yallière.
— HtST. xn* s. Les jeune» mulets et mules ne tctient tant longuement que les chevaux et asnes, pour leur propre naturel capricieux, lequel le» marcs ne peuvent souffrir plus que de six ou sept moi», croissans en bigearrure avec l'aage , o. M sbbbis, a<4.
— ÉTYM. Bixarrt.
t BLADAGE (bla-da-J'), ». m. Terme d'ancienne coutume. Quantité de grain payée par un emphytéote pour ch ique bête employée au labour.
r.TVM. nas-lalin, bladum, blé (voy. BLE).
IILAFARP, ARDE (blafar; le d ne sa lie pa» : blafard et défait, dites ' blafar et défait ; au pluriel, r» no se lie pa» : blafards et défaiu, dite» : bla-far et défaits; cependant p!ii~;.iir« i.mii,in.>.ni l'i bla-fiiMt at défaiU), a les teintas das nuages f
ciiATFAi». Wni>, 11, V, s. Quand il arrive à un i.ègm (le faire l'amour k une personne de rett» mpèce blafarde [Albino»]. il e - VOLT. Belat. n». Car la n^'
A fait sans la SaOOWB da lam l>iin «rmiome un
peu trop blalkrd Ua VaadOme plus baaa q«rw>
ni.A
ange, CHAri. Am imc ââ Mtver$, n Tig. Poor »' c« qua produini:v . si blafarde [un inana«s<.
entra blonde ei :lt. bramai, a.
— HIST. ziv :.. ...;.. .uis si Uoflaid al si fade Qu'il sembla qu'aia ast4 malada, ». aairrAirr di • Mfnagier, Lu, p. a. Et caloi qid an CB atecde ' veult plaire k cbescun, se il le fait da son ii. ' cion et volonté, sans que il tende kautra fin. i. pa» nom approprié et par aventure peut estrs appelle blafart, obesme, Elh. so. || zv s. Mais sll y • qui imputer Li vuaille aucun crime ou blafarde, Liarc •oy sus at plus ne tarde .Uart. de S. Èlienmi. \\ xn* S. Leur urine est quelquefois blaffarde, at de eoolaor eendria at fétide, pare, xxii, 40. L'ombra.. ~ Uiy rend un Jour blafard tel qu'aux noires (brèls, am- JAMTH, liv. IV, tlég. CeM qui....
— CTYM. Bas-lai. blaffàréiu, dans on taxta du ziii* siècle, nom d'une monnaiiB qui naratt répondre k un blanc. Ménage tira ea moi de l'allamand bteifarhen, couleur de plomb; mais Uiex propose l'ancien haut-allemand bUi-faro, de bteihoubleiek, paie, et/iiro, couleur (d ajouté comme dans fcatnard). Oresmc au xiv< siècle a prii blafard dans la sens figuré, de bénin, sans volonté ;eldans la xv*siécleon a donné k blafarde la lignification de mauvaise action.
BLAGUE (bla-gh'), ». f. || t' Petit sac dan» lequel les fumeurs mettent leur tabac. || S* Populairaroent, mensonge, vanterie.
— CTYM. Gaélique, blagh, soufner.
t BLAGUER (bla-gbé). ijl* V. n. Dire des me' songes, faire de» eonte». ji t* F. a. Blaguer qu' qu'un, se moquer de IuL Ce verbe ast du plus bai langage.
— £TYM. Gaélique, blagh, soufner, sevanlar.
t BLAGUEUR, EUSE (hUgbeur, gheû-z), ». m. et/'. Celui . celle qui blague. Mot du plusba» langage.
— CTYM. Angl. blackguard mauvais dr&le ; dn gaélique, blaghair, vantard, de blagh, souffler.
BLAIREAU (blérfi), ». m. || !■ Mammifirc d'Europe, qui est rangé parmi les bète» puantes (w»tu melet). L'homme n'a pu vivre comme le.4 blaireaux et lu» lièvre», volt. Mcrun, Sauv. Le blairaau ast un animal paresseux, défiant, solitaire, qui se retire dans les lieux les plus écartés, dans les bois les plus lombres, eiqui s'y creuse une demeure souterraine, BurF. Blaireau. \\ S* Blaireau, pinceau bit de poil de blairciu, servant pour l'aquarelle; blaireau pied de biche, pinceau servant k vernir oui lis.sor le fond sur la porcpLiini'. Il Blaireau, savonnette k barbe faite en | ':au.
— HIST. xv s. En fiel (1> m>! renards et bicrcaux Soient frittes ces laiigueii venimeuses, Villon, Bail. Il zvi* s. Quinze sanglerons, deux blercauz, troys granJz regnardz, bab. Pant. u, »S.
— CTYM. L'adjectif kymn blawr, gris de fer, a été proposé; mais comment la dipbthongue ow s^rait-elle devenue aif 11 y a en celtique : oomwalL Ueil.loup; galli ' " ■ •' ': et bas-breton, bl«is, lynx, mélange de Ion ; > ; mais cela aurait donné
bloid^au ou b/ui- - -idérsnt la f;.rriie du root
qui, reproduit en latin, donner.-. lu», di-
minutif de bhdariui, marchand iadum,
voy. BLE). Diez y voit une dénomiiiaiioa figurée : la petit marchand de blé ou plutét, comma lamannw M. Mabn, le petit voleur de blé, k causa daa habitudes de cet animal qui, dit-on, emporte beaucoup de blé sarrasin. Dans cette étymotogia, Û ast satisfait k la forme du mot; mais, quant au aans figuré qui aurait conduit k bfatrMu, il faudrait qnalquas intermédiaires qui manquent pour l'assurer davantage.
t BLAOtlB (blè-rie), ». f. Terme de droit féodaL Redevance seigneuriale k raison de la vaine pâture.
— HIST. xni* s. Et de la blarie (produit » blé] de mon urraga....t>DCA»OE, blatria. No [notre] blavcrie, ID. ib.
— r:TYM. Bas-latin, blarria, bladaria, de Madum, blé (voy BLE).
t BLAISEMENT (bife-ze-man), ». as. Voy. BUsit£.
lu ;\i «m V ft.'.i ma-td*), adj. Digne de bUaa. .able. De Mkmabias anraars. ' nse ast plus blkmsbla aDcore, r ilcliemcntun man qui m'adora, luiar i. ♦.
CTYM. BitfaMT.
bUme (bU-m*), «. ai. n ** faptaaiiOH de \\; I jufiaaot par laqaal aa traava quaiqas inamtiadanlaapanaaMSMdaas laacbo- I «RI. i.<; iiikaa at Nioga. ■aeewir «i MAaa aéHra. I n aa mérita paa la Mima. Ua r