‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 286 sur 504 · BI.O · texte numérisé non relu

BI.O

prefflicnseflrai>tkCr««M(Bar....io.t'b. ii,«70. Illeva sat blocus pour s'aDar camper k U faveur de Valancienne», lu. i*. u, *7i. A chaque entré» qu'on arrive audit val la Img de ladite tranchée , y a des blocus de terre, que nous ap|)elons boullevers, dedans lesquels se retirèrent en seurelé les soldats,

M. nu BïtL. 110. Au bout d'ir«"l"v mml 1|.« «•nnoiiii»

avoient fini un blocu (car an nous ap|>cloiis un fort) dedaiis hommes pour la garde, id. &.ti.

— ItTYM. flfociii signifie propn^mcnt fort et «st ta forme allemande b(ocA-/iiU, :i ' .< (voy. BLOCKHAUS). Ces forts, c

per les communications d'une piacc a-uiegcc, uuicum a pris le sens de siège dans lequel on la contente d'empêcher de rien entrer dans une pbiee.

BLO.NO, BI».N1IK (blon, blun-d'; le d ne se lie que dans la prononciation soutenue : le blond Aliollon, dites : le blon-t Apollon; au pluriel l'i se lie : les blonds et les brun*, dites ; les blon-z et les bruns), ad/.||l* Oui estd'une couleur moyenne entre le doré et le chitain clair. Poil blond. Cheveux blonds. Je sais que les ans lui muttrunt. Comme k toi, les rides au front. Kt feront k sa tresse blonde Mémo outrai;e qu'k tescbevvux, malh. tv, le. Soyez beau, bien disant, ayez perruque blonde, la roNT. Coupe. Vous étcwous rendue, avecque tout le monde. Au mérite éclatant de sa perruque blonde T MOL. Miianth. ii, i. || Poétiquement. L'ombre de DarRO n'est point errante sur les blondes collines, dans les détours de<. vallées, chateaub. Dargo, Ht. Le blé .riche présont de la blonde C^rés , la font. Fab. IX, <i. L'P.gyptel elle étalait, toute blonded'épis. Ses champs.... v. hooo. Orient, l. Je lui donnai non le bon soir, Hais le bon jour; La blonde aurore, Kn quittant le rivage maure. Nous avait k table trouvés, LA FONT. Lettres, xxxiii, au due de Vendôme. Il Terme de cuisine. Sauce blonde, sauce faite avec de la farine et du beurre et amenée k la couleur blonde. Friture blonde. || En parlant des personnes. Oui a les cheveux blomls. Il est blond. Cette dame est blonde. Il Fig. Il est délicat et blond, se dit de quelqu'un qui est difficile k contenter k cause de déllcalesscs peu dignes d'un homme. || S* S. m. La couleur blonde. Ses cheveux étaient d'un blond parfait, hauiLT. Gramm. 9. D'AntIn était d'un fort beau blond, KT-siM. M*, a. Il iilond ardent, sorie de couleur blonde qui tire sur le roux. Blond hasardé se dit, par plaisanterie, pour roux. || Invariablement. Une barbe blond ardent. Des cheveux blond cendré. 1 Un blond, une blonde, une personne blonde. Un beau blond. Une grande belle blonde aux yeux languissants, J. 1. ROi'ss.^m. V. Je ne vous réponds pas qu'encor Je n'emploie un peu de votre or A payer la brune et la blonde; Car tout peut aimer en ce monde, LA FONT. Lettrée, zxxii, au due de Vendôme. J'ai longtemps parcouru le monde. Et l'on m'a vu de toute part Courtisant la brune et la blonde. Aimer, soupirer au hasard, eriENHE, Joeonde, i, a. {| lerme de cuisine. Blond de veau, jus employé pour certains plats.

— HIST. XI* s. Puis [il] prent [coupe] la teste de Jurfaleu le blund, Ch. de. RdI. cxl. || xu* s. Et la rolne qui ot les cheveulx blons. Nom:, p. t ta. El son col blanc, son chef blonc et luisant, Couoi, v. [Dame] Bêle et gente et avenant, Cbeveus bloiu, aourcis plaisans, ib. p. laa. Les crins [elle] ot Ions et blons plus que li ors luisans. Sas. v. || ziu* s. Et les cheveu* plus blons que onques n'ot Helaine. Btrtt, i Praos rois, où est ma fille, la blonde, l'eschevieT tb. xc. Quar qui delcz 11 s'acoutast. Il delst qu'ors en degoutast [des cheveux d'une dame] ; Tant par estoient crespe et blonde. Tant de si biaus n'avoit et monde, hutcb. u, aoa. ||xvi* s. Dont je soulois (car je l'aimois adonc) Faire présent k Hc-

leine la blonde, kasot, i, aau Et Lycormas qui

est auwi blond qu'or, id. iv, 6B. Vierge plus blonde qu'un ba!>sin, id. iv, iso.

— RTYH. Bourguig. bionde, au féminin; provenç. blon et b/oï; cspagn. blonde i ital. bicndo; l>a*-UL blundut. II y a dans l'anglo-saxon blonden-feax . qui a les cheveux mélangés, grisonnanU; Chetallet tira blonden da l'anglais lo blend, méUnger; cette dérivation est loin d'être assurée, mais c'est la seule concordance qu'on trouva dans là languas antérieures. Diez proposa un* ooqiactara : ano. nord, bfaud; danois, tiM; suédois. M«t, mou, délicat, an parUuit d'une couleur. Il y a aussi l'anglais bivilf , émoiuaé, qui pourrait avoir servi k désigner une coloration peu tranché*, comffl* «st l« Hond; mais, pour insister, il (kudrait de* intarmédlairas. L'anci«n firançais « le pnnnfal avalant Mai daa* le •«Ida blood; mab Moi, qui U«at d« iria-prA* k

bUni , ne peut doonar blond par dérivatioa. Coiarr i on voit, l'origine resta iaoertain*.

t BIvOifDABSB (UookU-s'), adf. Vim bloi. fade, c'éuit un petit homme goiimnl el idoodk» qui [laraiisait hébété, fr^lM. «U, M«.

— CTYM. Moud, avec le sufSxe péjoratif osm. nmiVDB (blon-d'), s. f. Denlalte de soie. Um

le d'Angleterre. Votre Majesté fournira la* eoif • s de blondes aux dames du palais, votr. UUr.e Calh. 1 1 •.

— r.TYM. Est-ce Moud, k eanaa da U cooteurl mais aujourd'hui la blonde est «ne daolelle Uanebs ou noire; de sorte que l'étymolagie iwte iaoenaioe.

t BLOXDRLET, ETTK (blon-de-lé, Ut'}, a4i. Légtsremcnt blond. || Ce diminuti/ aérait bon k reprendre.

— HIST. xvr s. Sur les tresse* blondaIeW** D* «aadame et de son t^'in Tmiiours plein Da mille et mille fleurettes, rem: lans h. ksi

p. s*. ïUt-ceein :iielemie La i .

HAKOT, I, «s*. Je vuy 1<^ ondes encore De tt» tnêetu lilnndelottes, ou rrli.av, vu. i», reeto. A peine on poil bbndelet, ' .de sa boucha iMt-

die A se frizer i «sd, 440.

— rrvi) 'v-

t l:i ' >M'i i.ii 1 ^. Couleur blonde,

par i,..4..-...:^^.u i.j j-^; ;.. U ne lui parlait qiie

de sa blonderie et da ses yeux marcassins, bamut Gramm. 9.

— IvTYM. Blond.

t BLONUIEK (blon-dié), f. m. Ouvrier qui hbn que des blondes.

— ËTYM. Blonde.

BLONDUf, ISE (blon-din, di-n'), >. m. et/'. Il 1* Celui , celle qui a les cheveux blonds. C'est un blondin. Une petite bbndine. || S* Fig. et fazaili&ranwnt, un jeune homme qui fait lebeiiui, qui conrti** le beau sexe. Dés que vous sentirez approcher les blondins.... la font. Petit chien. Et de ces beaux blondins écouter les sornettes, mol. J^c. des f. u, *. .... Eh bien ! donc, tu saura* Que le jeune blondin pour qui je m'intéresse Brûle pour les appas de ma jeune maltresse, hautsbocbe, Noblet de promnw,

— ETYM. Diminutif de blond.

BLONUIK (blon-dir), c. n. Devenir binnd. Le* /pi* commencent k blondir. || U se conjugue avec l'auxiliaire aroir.

— HIST. XIII* s. Doublée est qui son fait ne concorde k son dit. Et qui se met k eiivra que sa langue escondlt ; Tlex gens semblent la famé qui son noir chief lilundit. Oui le noir .souz le jaune rrpoot et abscondit. j. de mf.ung, Tat. 764. Tu le piguesetle blondis, Et aplanies et polis, du camob, «plonarr. Il XVI* s. Cast or blondissant, dubell. u, t»,««ra».

— f.TVH. Blond ; provenç. blondir.

BU)NU1.SSA>T, ANTB (blon-di-«an , ■an-t'), odj.

Qui blondit. Ixs épis blottdisants. Les campagnes sont blond is.san les d'épis.

t BLONDOtMENT (blon-dot-man), t. m. Action de blondoyer ; effet de ce qui blondoie.

— ÊTYM. Blondoyer.

t BLONDOYER (blon-do-ié) , v. ». Avoir un reflet blond.

— REM. Ce mot, qu'on donne pour un néologisme, est très-ancien. U est bon k employer. Il se conjugue avec l'auxiliaire aroir.

— HIST. XIII* S. Et volt ses biaus crins bloodoians Comme undes ensemble ondoians, la Rote, aista. Il xvi*s. Ces belles tresses undoianias. Et d'un beau fin or blondoiantes, no Btu-AV, iv, 7», recM. 9«r l'un quelque fois ondoient Mille sillons qui blondolent, ID. vil, ao, vtrto. Prez, boutons, fleurs et et herties roussoyantes, Vallons bosau* et plage* blondoyantes, rom. 17.

— ETTM. Moad.

BLOOCt, ËB(bto-ké, kée),}wr<. pûtet. || 1* Fermé psr un blocus. Une ville bloquée par terre et par mer. || Fig. Empêché, gêné. Bloqué dans toatea *es démarches par un adversaire habile. || l' Aabillan), bille bloquée, bille poussée droit dans U faio«**:ct. substantivement, un bloqué, un coup par laqnâl on a bloqué une bille.

BLOQOB* (falo-ké), r. a. || 1* Fermer par un blocus les BTinuas d'une pUoe, laa appnebea d>m port, «le. Bloquer une plaœ. «a port. Mais ils n'en eurent paa sit&t Itnné H* porte* <)■'«■ vit pour le bloquer avancer tes cobortos, MAlk. M. tAeérubol, I. *. Il I* Au jeu de biUard, pooaMr droti et avec foroe une faiUa dans une de* Mon***. Il I* Terme dtmptineria. Mettre k la pteea 9wu» lettre qui manque ponr k eemoMon, t lettre renvent* «n atmdMtMH tfoMwa I

BLO

il 4° Terme de maçonnerie. Remplir de mortier et de moellon sans ordre les vides d'un ouvrage. || Lever des murs de moellon d'une grande épaisseur le long des tranchées , sans les aligner au cordeau. Il 5° Terme de marine. Mettre de la bourre sur du (rjûudron entre deux bordages i|uand on double un vaisseau. || 6° Se bloquer, v. réjl. En termes de fauconnerie, l'oiseau se bloque, lorsqu'il demeure comme suspendu en l'air, .sans battre de l'aile.

— IIIST. XV' s. M. Ouelz gens sont-ce? 1). Gros marchesens, Oui se font bien servir des gens; Mais de payer quercz qui bloque, vii.lon, Jiaillcv. et ilalep. Il XVI' s. Bouille et I>uy-Gaillard, qui avoient blocqué Tilîauges, et assiégé Montaigu. .. d'aub. Hisl. I, 282. Chostillon blocqué dans Montpellier, iD. ib. II, 300. Et encores le pont pour en sortir estoit affronté et bloqué [pour sa défense] de bons retranchemens garnis demoiisqueterie,ii). t6.li, 43C.

— ETYM. Bioc; comparez blocus.

t BLOSSIR (blo-sir), V. n. Devenir blet (voy. blettir).

t BLOSSiSSEMENT (blo-si-se-man) , s. m. Action de devenir blet (voy. blettissement).

f BLOT (blo), s. m. || 1° Instrument qui sert à mesurer le chemin que fait un vaisseau. || 2" Terme de fauconnerie. Chevalet où se repose l'oiseau.

— ÉTYM. Le même que bloc, prononcé blo, et écrit à tort Mot.

BLOTTI, lE (blo-ti, tie), part, passé. Un renard blotti dans son terrier. Nos petits- fils sont si petits, Qu'avec peine dans cette glace Sous leurs toits je les vois blottis, BÉRANG. Infinim. petits.^

BLOTTIR (SE) (bio-tir), v. réfl. S'accroupir, ramener son corps en un tas. Jean lapin s'y blottit, LA FONT. Fab. n, 7. Toutes, pleines d'effroi, se

blottissent, id. llerm Notre maître Mitis, Pour

la seconde fois, les trompe et les affine. Blanchit sa robe et s'enfarine; Et, de la sorte déguisé. Se niche et se blottit dans une huche ouverte, m. Fab. m, 4 8.

— REM. Blottir ne s'emploie qu'avec le pronom réfléchi ; et c'est un barbarisme que de l'employer activement, comme dans ce vers : Blottit son corps en boule ramassé, imbert, Fable du fusil et du lièvre. \\ Se hloutir mauvaise prononciation.

— Hisr. XVI' s. Une infinité de voleurs n'eussent eu moyen de se blottir en lieux forts, pasquier, Rech. VIII, <7.

— ÊTYM. Ménage fait remarquer qu'on dit qu'une perdrix s'est blottie, et, dans quelques provinces, s'est moltée; de là il admet que blottir vient d'un mot français anciennement usité, blotte ou blovtre qui est dans le Dictionnaire de Nicot et qui signifie la motte de terre renversée par la charrue. 11 y a dans l'ancien français fcjosfre, motte déterre (méon, Kouv.Fab. t. u.p. 8)). Diez conjecture ballotir, se mettre en paquet , en ballot, par contraction blolir, comme gline de geline; il conjecture aussi l'ail. 6io«i6n, s'éciaser,sebio((ir étant s'écraser.Tuut est hypothèse.

4. BLOUSE (blou-z') , s. f. Il 1° Chacun des trous en forme de poches qui sont dans un billard. | [ Terme de jeu de paume. Creux qui est au bout delà galerie de chaque jeu pour recevoir les balles, et qui est couvert de gros barreaux de bois. || 2° Terme de potier d'étain. Pièce qui sert de moule.

— REM. On écrivait autrefois belouse : Les belouses , ce sont maint périlleux détours. Force pas dangereux où souvent de soi-même On va se précipiter, LA FONT, o Hme de Lafayelte, en lui enrayant un petit billard.

— ËTYM. L'ancienne forme est belouse. On ne trouve que helosius (voy. ducange), sorte de drap; peut-on y rapporter belouse? Scheler cite le flam. bluts , trou; bon pour le sens: mais belouse?

2. BLOUSE (blou-z'), s. f. (I 1° Sarrau de grosse toile. Il 2° Tout vêtement taillé comme une blouse.

— ÈTYM. Ce mot paraît tenir à bleuisse, blaude (voy. blaude).

BLOUSE, ÊE (blou-zé, zée), part, passé. Bille blousée.

BLOUSER (blou-zé) , V. a. \\ i' Terme de billard. Kaire entrer dans la blouse. |1 Fig. et familièrement. Blouser quelqu'un, l'induire en erreur. || 2° Terme de musique. Battre la timbale. Je me charge de Dlouserles timbales. || Absolument. Cet artiste blouse très-bien. Est-ce que vous n'avez pas de timbales? Me voilà, moi. — Vous savez blouser? — Je blouse comme un ange, théaulon et bayard, le Père de la débutante, ii, 4. || 3° Se blouser, v. rifl. Mettre sa bille dans la blouse. || Fig. Se tromper, s'abuser. Qui rétrograde seblouse, bérang. Or. nati'tn.

— REM. Voltaire a écrit, ce qui est aujourd'hui une faute, belouser : L'ami des hommes, ce M. de

DIGT. DE LA LANGUE FRAÎ'QAISE.

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