‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 294 sur 504 · I)OR · texte numérisé non relu

I)OR

■MtS (iKvrta) , «. H). La mit <lu nord. Il a*l du Myle poétique.

(St. XIII* ». t« *»''• «>• ••'•*• »• "•' prenUre. 0ÙI. Mtid. d$i CroitadtM. i. ii, p. Du. Uenn 1« S>lr««>loil l« ln»««. >* P *"•

«fVM Hr.-.t^:. .lui. d'il roil Mm. MQll«r {Ut-

^, i'tér., ,•. B,n«a).

^1 j ib'iiei, de pop«(, au-

M fortiio (le 6po«. uiuuUtfOU.

t BORUNATibor-gna), (. m. Un de* nom* rul-

IKii '.M . adj. Il 1* X qui il inAnquc un

rril, ...i, , " ■■■■ ■' "■ "

femme, r

pour »»ns ; , .

ripulA loleil.iioii.. Ép. ix. || Kig. l.lianger lou cliev.i, boripie contre un aveugla, changer une posiliun médiocre pour une pire. || Juer comme un pic Ixirgne, baliillcr, parler laniccne. || I* Kig. Cliilif, nnnn apparence. Ui maréchale d'Humiires se relira dan« une m.iison borgne, au dehors des ("Jirmélitos du faubourg Sainl-Jac(iucs, »t-sim. 2:1, M. || Un cabaret borgne, cabaret mal famé ou do mauvaise apparence. || Un compte borgne, compte dont les ariiclc» no «ont pas clair». || Un conte borgne, un conte ridicule, sans vraisemblance. || Chou Iwrgno, chou privé de bourgeon terminal, ce qui l'cuipêchc de pommer. || Téton borgne, téton qui n'a pas do mamelon. Je m'n|)orçu» qu'elle avait un téton borgne, J. J. BOUS». Conffti. s* part liv.vii, «743-1744. Il Terme militaire. Grenade borgne ou aveugle, celle qui s'.-ilUime en lomliant. || Fenêtre borgne se dr- !iall,'dans l'ancienne jurisprudence, d'une fenêtre qui donnait du jour, sans donner aucune vue. Il Terme de marine. Ancre borgne , ancre qui n'a qu'une Balte ou qui est mouillée sans bouée. jjTeiTne de chirurgie. Fistule Iwrgne, fistule qui n'a qu'une ouverture au dehors sans en avoir dans l'intérieur. Il 8" Substantivement, personne borgne. Un vilain borgne. || Nom vulgaire de l'orvet, reptile aaurien apode qui passe à tort pour venimeux. Il Nom vulgaire de la mésange charbonnière. || Proverbe. Au royaume des aveugle» lea borgnes sont rois, c'est-à-dire parmi le» incapable» les gens médiocres ne laissent pas de briller.

— HIST. XII* s. Si me disoient par reproche : borgne, borgne.... Liber ptalm. p. 184. ||xiti* s. Un hume borgne unt encontre, Qui le dextre oill avoit per»lu, MARIE Di riiAKcE, Fabte 7(. || xiv s. Mais ce ({ui plus va mon mal empirant. C'est ce que bien à mon borgne oeil parçoy, Qu'à court de roy chascuns y est pour soy, machault, p.»o. || xvr ». Entre le» capitaine» anciens, les plus belliqueux, et qui ont fait de plus grandes choses par astuce et ruze do guerre inventée de bon esprit, ont esté borgnes comme l'hllippus, Antigonus, Hannibal el Sertoriu», AMTOT, Sfrtitr. 1. Une borgne aime un garçon qui en rien I)e bonne grâce et de beauté ne cède. Tant il est beau, au troyen Ganimëde, baic dans MÉHAOK. Borgne est roy entre aveugles, h. est. Prietll. 180.

— ETYM. Bourguig. bane; wallon, boi'^e; catal. bomt; ilal. bomi'o; limousin, borli. Dior, remarque que le sens propre de ce mot est celui de louclie, comme on le volt dan» le genevois hornicle, celui qui e»t louche, dan» ie Jura boumicler, loucher; ce qui le rapproche de l'espagnol bomrar, courlwr, tordre. L'origine est inconnue ; il se pourrait qu'tUe rot celtique; du moins il y a en l>a»-breton born, borgne; mais ce mot, ne se trouvant pas dans les autres langue» eeltiquas, est luspect d'avoir été emprunté au français, au lieu d« loi avoir donné nais- »ance.

BOHaiTCSSB (bor-gnfr-*'), ». f. Femme ou fille borgne. || Adjectivement. J'ai encore vu Mme de Beauvais vieille, chassieuse et borgneiM, k la toilette de la Dauphine de Bavière , st-»ui. 44, lao. Il Mot qu'il faut éviter, excepté quand on parle pour dénigrer ou pour ae moquer. Une méchante bor-

gDMM.

— tTTM. Borffite.

t BORONIAT (bor-gnia}, t. m. Un de» noms vulgaire» de la bécaaaine.

t BORIN (bo-rin). t. m. Nom, dan» le département du Nnrd et en Belgique, dat ouvriers qui tirent le charbon i|p< liinill'Tes

t BORINAril' ). t. m. L'ensembln de»

ouvriers qui ir.i . . oi!t les houillères, «t aussi

f laemble du travail des houillères.

— tTTM. Borin.

MKIQOB jbo-rt-k'), «4^. TntDe de cbimi«. Acide 'w^-AeWt terme d'oiTgéM et de bon.

BORIKAAK (bor-na-j'l, ». m. || f Terme de juri*pr: ' rnion de pianlar de» borne» pour mar-

M '..•sd'une propriété rurale. Il fTanne de

Ui.1 ...gation faite par une embarcation jaugeant 1» tonneaux au plus avec bKulté de eeriaine» eicalc».

— HIST. xiii* s. Li baillis n'a po* poolr de fore Ixinnage 110 de vendre l'crilage ion sagnaur rtl'au-

trui, IIKAUM. '■i>.

— ÉTYM. Borner; Berry, bounage,

I'.- --•■ ' - '-. I. f. Il !• Tout ce qui «ert à »6-

I l'un do l'autre. Le grand légUla-

it roiiM >Mii change le» homeede

1 l'H. xxii, p. »»7. I'r«s

. . I ; '• li.it lomrnence. Aucun épi

n'c^t pur de s.ing iiumain, eiRANO. .S'at'nM alliance

(ift peuples. Astracan est la borne de l'Asie et de

l'Kuropo et peut faire le commerce de l'une et d.-

l'iiutra, VOLT, nutiie, 1, i. || Colonne (jui marquait

inciens. || Borne

1er, sur lesche-

■■')'• pas. Par

qui mar-

.11 moins

■ J'uii

' lidro

il i'Fix-

le lM)utde la carrière dan milliaira, borne qui scr.

miiis romains, chaque tii.^iu extcnMon, sur nos routes,

(|llPrl! les (li-ihin.-.-^.r. lihilii,'

(iomitres. || 1 aulrc. Fixer

le* Iwmcsdeson royaume, rtn. Tél. xiv trémilé, fin do l'étendue, de la durée. Région» qui n'auraient pas de bornes. Le» borne» do la vie. I.e ciel qui e»l sans bomet. Une durée qui n'avait jioint de bornes. Kmpire qui n'aura point d'autres lx>rnes que celles du monde, »08S. fliil. n, 4. Quand l.i gloire t'appelle aux bornes do l'Asie.... volt. M. de Cétar, t, 4.||8* Pig. Il donnait la satiété pour borne k ses désirs. Quelles doivent être les bornes de l'afTectionT Les bornes que je me suis fixées à moimême. Lorsque les passions ont passé toute borne. Douleur sans bonie. La nature elle-même y mettra de» borne». Enfermer quelque chose dans des borne» étroites. Rester dans de juste» bornes. Il a peine li no point passer les bornes du devoir. Encore fautil donner des bornes à celle lettre , sev. 377. Jésus- Christ n'a pas donné d'autres bomesàsadurée, boss. IHst. II, 13. Donner des bornes à ses con'!ii''te< m i7). m, s. Les succès de ce prince avaient nés marquées, in. t'fc. 11, ». Vous sortez r,. étroites de votre âge, m. ib. Préf. Ce n'est i>«» à mon âge, aux bornes de la vie.... volt. Fanât. 1,1. II fait demeurer la malice Aux bornes de quelque devoir, malh. 11. s. Ce grand esprit à qui Dieu n'a point donné de bornes, balz. Lit. 1, Irtl. s. Les mors mettront des bornes à nos fureurs, s8v. 4'i3. Son orgueil s'éleva au delà de toutes bornes, boss. Ilisi. III, 4. Passer les bornes de la aoumission, m. m. Vit. t. Le peuple éuit retenu dans certaines bornes pries périls, m. Uitt. m, 7. Franchir les homes de toute pudeur, pasc. Prov. m. Leur cupidité qui ne souffre point de bornes, m. Prov. «J. Son esprit a des liomes et sa vertu en a aussi, fék. Tél. XII. Qui donnera des bornes à ce torrentT m. ib. XXII. De l'austère pudeur les bornes sont passées, bac. Phid. III, s. Quiconque a ou franchir les bornes légitimes, ID. ib. iv, 1. Sa douleur a été au delà des bonics, sBv. 4<b. Ils ne donnent aucunes borne» à leurs attentat», boss. ttitt. u, 7. C'est les bornes qu'il faut garder, pasc. Prov. ». J'ai dit (quelque chose de la licence où se Jettent les esprits quand on ébranle les fondements de la religion et qu'on remue les bornes une foi» posées, boss. Heine d'Anglet. Cette grandeur sans borne et cet illustre rang, CORK. Ci:ina, 11, 1. Vous n'avez point de borne, et votre affection Passe votre promesse et mon ambition, ID. JVt'com. IV, 6. Mets enfin quelque borne au mal qui me possède, ID. Cid, i, t. L'ambition s'est jouée, sans aucune borne, de la vie des hommes, BOee. Bift. II, I. Je saurai mettre une borne à te» dérégieiiMnts, mol. F«sI. iv, «. Dans se» prétention» une remuMest sans borne, boil. Soi. x. Son orgueil est tans borne ainsi que sarichease, bac. Eith. 11, •. Ne donne point de borne à ma reoon naissance , ii>. ib. u, s. Et leurs opinions [des anabaptistes 1 mêlées au calvinisme ont fait naître les mdépeodanu, qui n'ont point eu de bornes, Boaa. Mtîmt d'Ançt*t. Il Sortir des bornas, taira ce q«1l ne convient paa de ftira. Ahl la maurais gamaBtaBtt Saaa remet il sort dea bornes, aCRAno. M. tinté. IJ «• Pierres plantéaa prés des mur», à l'enooignura de» édifices, à oété des porta», pour la» préserver du choc de» voiturea; ainsi iMMimée» pour loar reasemblance avec laa boraaa deaebomini, et appelées Jadis bouta-roM. H rtg. Il est là planté eoom nna borne, il oe bonga non ^oa qu'une botae, U rtaia debout tans taaoar f[ Mfa»4b«iaiiia, pattla •»-

BOR

taine en (bnne 4e borna. || (■ CarreaM de vitie en forme de losange.

— HiBT.zii*8. LaA laa bodnasftifaitt mita». C*f"». du D. dcWomi. a4>i, ||uil*«. Et ituiit les U/nes ''* la terre 1 1 meloiant. Maint'' '

Et se lolurent ce qu'il porei.t gnors pars orent, la kott, M37. bivie («iImicdum tuer, ht si fol bonnet remuer. Envie fet rooiagner terre, Envie met ou tieela guarre, ri-ie». u, ta. li ivr ». Je y ay esté iusqties on trou de Gilbathar, et remply les boodea de Hercules, et ay abauu dat plus meures, au. J>aiU. ti, 3o. La borne, qui U veull garder, atl tin bien qui bride la puissance ; et qui ne U veuit garder, oit une preuve et tetmoignaga qui argu* nojutiico, amtot, JlfMaia, ta. La nature a mis une borne aux riehaataa, 10. Coaiai«ni lire lei pnét. *7.

— r.TYM. Bourguig. booM; Berry, bisM, liow; lus-lat. badina, bàdena, avecl'acoent surbe,oMillM l'Indique l'ancien français bodiM; angl. bound. On trouve dans le celtique (mn, fond, bas; kymri, bo«, base; mais les andenoes formeabodiiM, bodiM, ne permettent pas de recevoir oatta étymologie; et U faut recourir, oomme Diez, au radical boé, qu. subsiste dans le prorençal bot-ola, borne, conincté en 6o/a, boula; nn$-l»t(n. bodula; c-rsHicsldid est, d'après II: •■ que celui «le ()' ^ La form'' si bodii«, pro;

bonc ou iMinnti lundi est ie même ai

ment du d; bornrest due à l'interctl .

telle d'une r, '< ■ ' ' 'r peur m.imt, n:

tercalationqui ! l'arcienne langue

et dont il reste ^^^^■ <lans la nodarnf.

La borne serait : liée.

B0R5Ë, lÎE ''e), pan. pat$i ti adj

Il 1* Qui a reçu des bornes. La France bornée au midi par les Pyrénées. || !• Restreint, reaserré, au propre et au figuré. Borné par le temps. Botilé par mon suj<"i. Borné dans sa durée. Vue bornée par un 1 ' bornée des paytans. Ap

IK'II' relui qui, borné ou ren-

fcrriK- u.ins (jud'iiiu .ui ■< 1 même dans une certaine science.... la bhi't. iï. Et nous vous ferons voir (,,.tc fw.c ,i;sir« l.nrn/-< X VOUS doniipr fn nmis dea : dog. IV, ï. le

; laire bom<'- à

mut son sort s'éuit abandonnée, RA': ' [Il n'eût].... vu sa faut» bornée D'une ; .>r

une] chute infortunée, maiii. ii, J. H la-

quelle on peut conclure que le» êtres U' <■' \-<i ■ liciil '■« eonsèqueni» de

l'et .BomxAmvtLunt,

néfui. ... .s,,w....,i. • "-! considérable.

Iji nature nous a di boméa. Une

fortune bornée. || * it. en parlant

de rinlelllgence, de la capacité. Intelligence bornée. Homme d'un esprit borné 5m lumières sont fort petites et son e»prit li- '■ du mnode,

MOuPotirc. m. I. I-e card. . baissant tout

aystéme parce que son espr.t éuut iieureoseoeiit liorné, VOLT, iouit XV, a. || San» capacité, aaas intelligence, en parlant des pertoonea. Coal an homme borné. Que cet enfant est borné I Claiida, quelque borné qu'on le suppose, MOta. Essai tar Cfaud*. La plupart des législaïaaK ont été des kaaames bornés que le hasard a mb à la lélo dea antrev , et qui n'ont consulté que leurs préjugea et leurs fantaisies, moktrso. £eU. pers. •*».

BORNBR (bor-né), v. a. \\ I* Séparer deu chose» par des bornes. Borner un champ. || Tame de jardinage. Rapprocher U terre avec la nlanlolr atrtiMir des racines if un Jeane plant qu'on rapiqaa. || •• Flier les limites, limiter. Le Rhin bornait l'Bnpira romain. Le ciel que rien ne borae. Ma prapifélé eal bornée par un cours d'eau, ou. dans la «aéae aaM,ia suis borné par un eo«is d'eau. Ce bois, devana graM , bornera votre Tua. Oaoi I Je verrai, seigneur. quVw borne vos tels.... omk. J^ic n, a. Je tait qu'il [Ion Etal] doit t'aecrattre, et que let grands datlins Ne le boraaront pas chat les ptapltt latins, n. A.

alla «Mrs, RaaMadra, draoo-

I, 4. L'Baphfmia

BAC. Mria. ui, •. || f Pig.

scrire. No«t avons Komé

mtérta réglât du calcaL I

hoivé par le lampe. M.daatini mUoo bornaatM*

maadMn, JteMla A pM da IMa da toMat piai-

tin, aon. tp.n.ti yvm ■'UiMt, taigMV, Mt

mera el mm moaAagBaa DoivoM botaer «ae vwu

ainsi que nos Btpagâat. ooaii. Strier, iv, t. tx

ifmtt à «««a, taigMr, M horaer ht ilgaaiin OA

«ootre let vainow alfpowtl lia Wi^ittTt, m

OOum, T, «. We tôt— paa tnhtt» >»—» — •<•

froat, ta. CM, m, a.

BOS

BOS

BOS

fient borner sa conquête, m. Sertnr. i, S. Pour rompre cet hymen et bomer sa grandeur, ID. iVte.

I, 5 Si TOUS trouvez des charmes À pousser plus

avant la gloire de vos armes. Nous ne la bornons point.... ID. Nieom. ii, 3. Vous résoudrez-vous point à borner ce mépris? malh. v, 13. Le ciel en qui votre âme a borné ses amours, id. vi, <î ''orus bornait ses voeux à conquérir un cœur, tu: Alex.

IV, 2. Rien ne doit le borner dans sa char.Té, mass. Pardon. La religion n'a pas, comme la philosophie, borné toute sa gloire à essayer de former un sage ■ians chaque siècle ; elle en a peuplé toutes les villes , m. dans GiRAULT-DuviviER. Mais pour borner enfin tout ce vague propos.... boil. Sat. xi. Voulez-vous «ans pitié laisser finir vos jours? Quelle fureur les borne au milieu de leur cours? rac. Phèd. i, 3. Henri le grand borna la fortune de ce prince, anque- TiL, Ligtie, m, 3I9. Borneriez-vous ainsi la suprême puissance? Lui défendriez-vous d'exercer sa clémence? volt. Désastre de Lisbonne. || 4° Se borner, V. réfl. Se prescrire des bornes, se restreindre, s'arrêter à. Se borner au strict nécessaire. Qu'il ne se borne pas à des peines légères, rac. Phèd. iv, 6. Je me borne à vous dire simplement les faits, volt. letl. Trudaine, 23 déc. (775. || Absolument. Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire, boileau, Artp. I. Il S° Être borné. De qui toute l'envie Est de voir ta grandeur aux Indes se borner, malh. i, tz. \\ On a dit, mais moins bien, se borner dans. Sa vue, qui aOraitdû s'étendre sur tout le royaume, se bornait dans l'enceinte de la cour, mably, u, p. 136. || Se borner réciproquement. S'il est îles contraires dans l'ordre et l'arrangement de l'univers, ce sont ces différents degrés de force qui se bornent les uns les autres, boullainviluers , Réfutation de Spinosa, p. 197.

— HIST. xni' s. Donques, convient il que cil qui veut bonner, bonne en se [sa] terre tant solement, sans passer en le [la] terre de son voisin, beaum. XXIV, 26. Il XVI' s. Ce fut Numa qui premier borna le territoire de Rome, ce que Romulus n'avoit jamais voulu faire, amyot, Numa, 29. Il se borna plus loing [étendit les bornes de l'empire], il rompit le pouvoir De l'heureux adversaire, et trompa son sçavoir, dubell. viii, 2B, recto.

— ETYM. Borne; Berry, bouner; provençal, boular.

I BORNOUS (bor-nous') , i. m. Voy. bournous.

BORNOYÊ, ÊE (bor-no-ié, iée), part, passé. Allée non bornoyée.

nORNOYER (bor-no-ié); je bornoie, tu bomoies, ilbornoie, nous bornoyons, vous bomoyez, ils bornoient; je bornoyais, nous bornoyions, vous bornoyiez; je bornoyai; je bornoierai; je bornoierais; que je bornoie, que nous bornoyions, que vous bornoyiez, qu'ils bornoient; bornoyant; bornoyé,

V. a. Il 1° Regarder d'un oeil en fermant l'autre, pour vérifier un alignement, pour juger si une règle est droite, une surface plane. || 2° Placer des jalons de distance en distance pour tracer la ligne des fondations d'un mur, ou d'une rangée d'arbres.

— REM. Bornoyer est pour borgnoyer, adoucissement imposé par la prononciation.

HIST. .xiu* s. Lors vi qu'Envie en la painture

Avoit trop lede esgardeOre; Ele ne regardoit noient, Fors de travers en borgnoiant, la Rose, 282.

— ÊTYM. Borgne; wall. boirgni. Bornoyer, c'est faire le borgne, c'est-à-dire fermer un oeil pour viser.

t BOROCHOIR (bo-ro-choir), s. m. Voy. boras-

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