SEAU
I BORRAGINÉE (bo-rra-ji-née), s. f. Terme de botanique. Famille de plantes dont la bourrache est le type.
— ÈTVM. Borrago (voy. bourrache).
t BORURE (bo-ru-r'), s. f. Terme de chimie. Combinaison du bore avec un autre corps simple.
— ÊTYM. Bore.
BOSAN (bo-zan), s. m. Breuvage turc fait avec du millet bouilli dans l'eau.
— ETYM. Mot turc.
BOSEL (bo-zèl), Terme d'architecture. Membre rond qui est la base des colonnes, et qu'on nomme plus communément tore.
— ÊTYM. Dit ainsi sans doute par altération de boissel, bossel (boisseau), et par assimilation de forme.
BOSPHORE (bo-sfo-r"), s. m. Nom du détroit qui sépare la Thrace de l'Asie Mineure, et de celui qui forme l'entrée de la merd'Azof. || Par extension , tout détroit de peu d'étendus.
— ETYM. Bosphorus ou Bosponu, de pôoTtopo;, de poùc, bœuf (voy. bœuf), et n6po;, passage, de
DICT. DB Uk JJlHOVE FRANÇ.ilSK.
Twipeiv, traverser (voy. pore); à cause qu'un bœuf à la nage pouvait en effectuer le trajet, ou plutôt d'après le récit mythologique qui faisait traverser à lo , changée en vache (PoO;) , ce détroit en nageant.
BOSOTJET (bo-skè ; le ( ne se lie pas dans le parler ordinaire ; au pluriel Vs se lie : des bosquets agréables, dites : des bo-skè-zagréables; bosquets rime avec traits, jamais, succès), s. m. Petit bois, touffe d'arbres. Si nos armes du Mtde abaissant l'insolence De vos sacrés bosquets protègent le silence, pichat, Uonidas, iv, (. |{ Fig. et par plaisanterie. Sa barbe.... En bosquet s'élevait, Régnier, Sat. x.
— HIST. xni* s. Et si vet [il va] la dame proier Que le soir en un boschet viengne, ruteb. 296. |l XV' s. Et plusieurs autres se sauvèrent et eschapperent par un bosquet qui là estoit, froiss. i, i, 179. [Les Flamands] s'en vinrent en une bruyère au dehors d'un bosquet, ID. ii, ii, <93. || xvi' s. Ayant jette ses arcbuziers dedans un bosquet, lieu fort et près le chemin que dévoient faire les ennemis, M. DU BELL. 666. Chacun tascha à se sauver ou dedans les bosquès, ou dedans les cassines, id. 57{.
— ÉTYM. Bas-lat. boscliettum-; provenç. bosquet; espagn. bosquete; ital. boschetto; diminutif de bos ou bois (voy. ce mot).
BOSSAGE (bo-sa-j'), s. m. Nom que les architectes donnent à certaines grosses pierres qui excédent la surface d'un mur, soit qu'elles y soient laissées pour être taillées en figure, soit dans quelque autre vue. Il y a différentes sortes de bossages : bossage rustique, bossage vermiculé, bossage à chanfrein, etc. || Terme de charpentier. Rondeur ou bosse que font les bois courbés ou cintrés.
— ÉTYM. Bosse.
t. BOSSE (bo-s'), s. f. Il 1" Enflure, tumeur par suite d'une contusion, d'une chute. S'il tombe, s'il se fait une bosst, a la tête, i. J. Rouss. Ém. ii. Il a dit qu'il avait deux bosses à la tête, sÉv. 20. || Familièrement. Ne demander, ne chercher que plaie et bosse, rechercher ou exciter les querelles. Nous ne demandons que plaie et bosse, sÉv. 74. Souhaiter plaies et bosses à tout le monde, id. 395. || Terme de vénerie. Première apparence du nouveau bois d'un cerf, qui a mis bas l'ancien. || i' Dans le système phrénologique, protubérance en certain point du crâne, considérée comme indiquant quelquesunes des facultés fondamentales du cerveau. Le langage vulgaire s'est emparé de cette idée systématique et dit : avoir la bosse de quelque chose, pour : avoir des dispositions. U a la bosse de la musique. Il 3' Protubérance, grosseur contre nature qui se forme au dos, et qui se manifeste aussi à la poitrine. Une bosse est produite par une déviation de l'épine dorsale. || Protubérance naturelle qui est au dos de quelques animaux. Le chameau a deux bosses; le dromadaire n'en a. qu'une. Il 4° Toute élévation sur une surface. Un plat d'argent plein de bosses. Ce terrain offre quelques bosses. Il Terme d'anatomie. Êminence arrondie qui se voit sur certains os. Bosse frontale, occipitale. Il 5° Terme du jeu de paume, endroit de la muraille, du côté de la grille, lequel renvoie la balle dans le dedans. Attaquer la bosse. Donner dans la bosse. Il Fig. Donner dans la bosse, être dupe. Il 6° Terme de maçonnerie. Petit bossage laissé dans un parement pour indiquer qu'il n'est pas métré. || 7° Terme de sculpture et de peinture. Relief. Ouvrages de ronde bosse, de plein relief, les statues. Ouvrages de demi-bosse, les bas-reliefs dont certaines parties sont détachées et saillantes. i| Peindre, dessiner d'après la bosse, peindre, dessiner d'après une figure moulée. Il me fallut d'abord apprendre le dessin; je dessinai d'après la bosse; je dessinai d'après nature, p. L. COOB. Lett. Il, 217. Il 8° Terme d'arts. Convexités extérieures servant à l'ornement. Ce beau carrosse Où tant d'or se relève en bosse, mol. F.saK.iii,2.Vois-tu ces boucliers...? Leurs bosses reluisentaux rayons du matin, chateaub. Dargo, 2)9. Il Vaisselle en bosse, vaisselle taillée en relief, par opposition à vaisselle sans ornement. || Serrure à bosse , serrure en saillie à l'intérieur d'une porte. || 9''Terme d'artillerie. Bosse à feu ou, simplement, bosse, grande bouteille de verre, qu'on remplissait de poudre, avec plusieurs mèches pendantes et allumées, et qu'on jetait avec une corde, afin que, se brisant dans sa chute, les mèches enflammassent la poudre. Il 10° Partie des aplatissoires dans une forge. || Forme sphérique que le vitrier donne au verre. || Terme île maréchalerie. Appendice que l'on place sous le fer destiné à remédier aux défauts d'aplomb; c'est une variété du crampon. || Paquets de chardons à l'usage du foulon. Il 11* Maladie du froment dite aussi
chardon. || Maladie des porc» dite aussi soie. Il 12" Terme de marine. Les bosses sont des bouts d« cordes, qui servent à rejoindre des parties séparées, ou à saisir des cordages et d'autres choses. Prendre une bosse, amarrer une bosse à quelque manœuvre. Il Dans l'argot maritime, partie de plaisir ou da débauche. De là vient la locution populaire, se donner une bosse, faire un bon repas; à moins qu'elle n'ait été suggérée par l'idée que, quand on a bien mangé, le ventre s'arrondit. Ces gaillards-là se font une lameuse bosse.
— HIST XIII* s. Tiex copier don rai sor les testes. Que lever i ferai tex boces. Qu'il en perdront mitres et croces, la Rose,* M 1 1 . Car toutes boces | il] peut crever El son cuer jusqu'au vif caver. Pour garir tous mors [morsures] de serpent, j .de medng, TV. 622. Il xv s. Et en y mourutdeboce [bubon, peste] et de mal du corps plus de vingt mille personnes, froiss. n, m, 3o. Et estoit en devant le jeune seneschal de Hainaut, mort sur son lit de la bosse, id. ii, ii, 9*. Et tantost lui vinrent quatre bosses, dont elle fut très bien guarie, LOUIS XI, iVouc. Lv. Il XVI' s. Au demeurant il fera bonne bosse, avec la dédaigneuse altesse de son infante, qui servira plus à la ruiner qu'à l'agrandir, Sat. Wén. p. <79. Ils dressent des figures enlevées en bosses ou en plates peintures, paré, Uumie, 5.
— ÊTYM. Picard, boche; norm. bosche, ulcère; provenç. bossa; ital. boïîa ;ba.s-lat. boeia, bocium. Diez le rattache à l'allemand butxe, buizen, qui signifie quelque chose d'émoussé, d'obtus; flamand, butse, bosse. Il faut en rapprocher le celtique : basbret. bos, bosen, tumeur pestilentielle; kymri , bôth, tumeur.
t 2. BOSSE (bo-s*), s.f. Tonneau qui contient de cinq à six quintaux de sel.
— ETYM. Autre forme de botte, tonneau.
BOSSÉ, EE (bo-sé, sée), part, posté. Un câble
bossé.
BOSSELAGE (bo-se-la-j'), ». m. Travail en bosse sur la vaisselle. Travailler en bosselage.
BOSSELÉ, ÊE (bo-se-lé, Iée), pari. pass^. || l'Travaillé en bosse. Argenterie bosselée. || 2° Déformé par des bosses. Soupière d'argent toute bosselée.
BOSSELER (bo-se-lé); je bosselle, je bosselais, je bosselai, je bossellerai, je bossellerais, que je bosselle, que je bos.selasse, bosselant, bosselé, i>. a. Il 1* Travailler en bosse de la vaisselle, de l'argenterie. Il 2° Déformer par des bosses. Que vous êtes maladroit! vous avez bosselé cette cafetière d'argent Il 3* Se bosseler, v. réfl. Être déformé par des bosses. Cette écuelle s'est bosselée en tombant.
— REM. L'Académie admet que l'on peut dire bosseler pour bossuer, surtout se bosseler pour se bossuer; et de la vaisselle toute bosselée, pour da la vaisselle toute bossuée. Des grammairiens réprouvent cette confusion de bosseler et bossuer, el demandent que les deux verbes soient tenus séparés dans le Dictionnaire de l'Académie , qui doit défendre, tant qu'elle peut, la correction du langage. Mais l'Académie est aussi la gardienne de l'usage; et l'usage de bosseler pour bossuer est fort ancien.
— HIST. xni' s. Tous plains de nouz [nœuds] el bocerés Fu U ars [arc] dessous et dessore [dessus] , la Rose, 9(6. || xvi* s. Aucune» fois aussi les os se caventet bossellent, comme l'on voit aux pots d'estain et de cuivre, paré, xiii, (. Tels meubles sont jettes sur le pavé indiscrètement, où ils se bosselent et percent, o. de serres, 8S2. Tableaux, tapisseries eslevées et bossées d'or et d'argent, rons. 58.%. La nape grande et large est couverte de plas Entaillez en burin, oïl s'enlevoient bossées Des Dieux et des Titans les victoires passées, m. »02.
— ÉTYM. Bosse.
t BOSSELURE (bo-se-lu-r") , s. f. 1| 1' Produit du travail en bosse. Sorte de bosse sur une pièce d'argenterie. Il 2° Déformation par des bosses.
— HIST. XVI' s. Enfonsure du crâne, sans fracture ny division, ainsi que la bosselure en vaisseaux d'estain et de cuivre, paré, viu, «.
— ÉTYJI. Bosieler.
BOSSEMAN (bo-se-man), s. m. Terme de marine. Autrefois sous-officier de marine ayant le gra le in>rmèdiaire entre ceux de contre-maître et de quartiermaître. Le bosseman était particulièrement chargé du soin des câbles, des ancres, des bouées, etc.
— ETYM. Allem. Bnotsmann,iieRoot, bateau (voy. BATEAU), et *ann, homme.
BOSSER (bo-sé), v. a. Terme de marine. Retenir avec des bosses.
— ETYM. Bosse.
t BOSSETIKR (bo-so-tié), s. m. Verrier qui souffle le verre en boule.
— ETYM. Bossette, au sens de petite bosse.
BOT
MMtsm (bo-**-!*). ». f. OrMaMolsoboMaani «tout «M» â» mors d'us cMraL II damâiuUll âm iMwaw, im ÊigTtiim, Un b«au turnoli, à» l'or lur Im botMilM, VOLT. ttr.auMiou.
— RIST, HT* ». I.outr« • le fons du pié boMCtA da ■•«ilai boMMilM, Kodut, fxu, r«r»o. Il zvi* ». La Bonelle d'un mon do cliertl, calv. 4«3. X l'endroit d« U rtcine et de chacun poil, le trouva une Ixm- (•tta, latqueUas boiietlm loot mliei par un si bel ordre, qu'elle» rendent la coquille plaiiante et admifsbU, PAUBST, as.
— CTYM. Diminutif de boa*.
BOSSOIR (lio-ioir), «. m. Terme de marine. Cbamne da« deux groiae» pièce* de liois qui terrent à euipendre et à Uaiar la» ancre». || rig. En langage de marin, avoir l'ail au bo«»oir, »unreiller avec vigilance.
— eTTM. Botte.
ftOSSV , VK (bo-su , sue) , <u^'. Il 1* Oui a une bosse •u dos, par un vice de conformation. Un homme boani; une femme bossue. || Substantivement, personne bossue. Une petite bossue. Ce bossu est fort amusant. Cette bossue aime un bossu Qui, je pense, est amoureux d'elle, Épigr. de lebron (écodchard). Il Rire comme un bossu, rire de bon cixur, aux édala, par allusion à ta voix stridente et chevrotante de» bossus, qui idate surtout dans le riro. Il Fig. Or je ne doute point que ces esprits bossus. Oui veulent.... rKonikh, Sat. vi. || S* Inégal, montueui. Terrain bossu. Peu usité. || Faire les cimetière* bossus, ancienne locution pour dire : causer beaucoup do morts.
— HIST. XII* s. Quant il soi ajoint à la règle, si voit il com de grant torture il soit bocheus; quar la fors trcncbanz droiture chose [blâme] ce ke lî deceus oez (oiilj loeuet [loue]. M, «a». || xui* s. Li chevalier se sont asis Dejoste le boçu.... Ren. ia7S«. Il XIV* s. Los cimeters en sont boçur.; Femmes vueves et orfTelins Encombroient forment les chemin.<!, Liv. du bon Jehan, M». || zvi* ». Je ne vis jamais père, pour teigneux ou bossé que faust son fils, fjui laissa.5t de l'advouor, mont, i, *t>*. Louez un bouu de sa belle taille , il.... mont, m, au. Il lai»» son cheval et marcha à pied à travers lieux bossus et rabotteux, pleins de ruisseaux et de fondrières, AMTOT, Philoo. ». La figure de la ratte est aucunement triangulaire et bouue du costé qu'elle s'attache aux costes et diaphragme, rt*t, i, 30. Le Bombnl [cordon ombilical] est en divers lieux l>ouu, •n forme de noeud eslevé seulement d'un costé, IB. I, se.
— CTYM. Bout; picard, bochu; Berry, boustu. ■0SSD£, Se (bo-su-é, ée), part, patte. Cette ar-
IHttari* est toute bossuée.
tBOSSDELLB (bo-su-è-l*), >. f. Terme do boUnique. Nom spécifique, pour certains auteurs, de la tulipe campsopétale.
— STYM. Mot à mot la petite bossue, ainsi dite à cause de la forme courbée do ses pétales. Bosiurt , botuel, s. m. qu'on trouva dans quelques dictionnaires, est une moins bonne orthographe.
BOSSOBa (bo-su-é), v. a. || f Faire par accident àm bottes à de U vais.tclle, & de l'argenterie, etc. Botner des plats, des assiettes. || 2* Se hossucr, •. réfl. Ce plat s'est bossue en tombant
— tm. 001».
BOSTANGI (bo-stan-ji), t. m. Nom des jardiniers du sérail qui sont enrégimentés et employés à la garde du Grand Seigneur. || Bostangi-bachi , le chef M» boslangia.
— ÉTYM. i'ersan, bwMn, jardin, et d;«, parliculo turque qui, jointe aux substantifs, indique la profaaaion.
BOnON (liO-ston) , I. m. Jeu de salon qui se joue à quatre personnes, avec un jeu de cinquante-deux cartes et des paniers de fiches, comme le rêverais, iouer au boston. Faire un botton.
— tm. Ainsi appelé de la ville de Boston, assiégée par les Anglais, dans la guerre de l'Indépendance d'Amérique. Hisire, indépendance, termes de ce jeu , se rapportent aux phases du siège de cette viUo.
BOT (bo ; le I ne se lie pas), atfi. m. Usité seulement dans catte locution : pied bot, pied contrefit pw qualque contracture ou lésion permanente des anseles. || Substantivement. Un pied bot, un homme qui a un pied bot. Des pieds bol».
— kTYM. Wallon, 601*. émoussé, obtus; «spagn. b«t»( de l'allemand : hoU. bol; aliem. BuU, corps ip^Moblue.
tOtànfj/OU (b«>-ta-ni-k'), ». f. Science qui a ttnt M^H la ooanaiasance, la dotcription et la cla»- SiflaMlM des végétaux, u botanique n'est pas une
BOT
sédentaire et paresseuse qui se puisse aequérirdans lartpo* «t t'ombre d'un cabinet, roHT. Tourntfori. M» U temps dllsnri IV, on s'était aperçu que U }->t">-'"-, li nécessaire à la médecine, devait tv non dans les livres des anciens, oé elle 'ifuse , fort défigurée et (brt imparfaite, mais dans les campagnes, réflexion qui, (luoique très-simple et tr%s-natureUe , fut assez tar- 'llvo, 10. Fagon. \\ Adjectivement. Nos recherches liolaniques ne furent pas heureuses ;les plantaséUient peu variées, ciiatkaubr. Koy. ^Im^r. lit. (| Région botanique, espace offrant un certain nombre de plantes qui lui sont particulières. || Jardin botanique, jardin où l'on rassemble un grand nombre de plante* pour l'étude et la curiosité. || Géographie botanique, étude des contrées par rapport atu plantes qui leur sont propres.
— etYU. BoravixT), botanique, de poiévri, plante, de ^OTO;, nourri d'herbe, de ^«ksk, pallru, le même quo jKucrre (vojf. paIthe).
t BOTAMSER ( bo-U-ni-sé), V. n. Hcrborisor. Il Néologisme.
— ETYH.DoTaviCsty, pour la forme, non pour le sens; car poTaviCttv signifie sarcler.
BOTANI.STE (bota-ni-sf), t. m. Celui qui étudie la botanique, qui est savant en liotanique. Il n'y a pas une seule plante de perdue, de celles qui étaient connues de Circé, la plus ancienne des botanistes, BtBN. DB »T-Pi(BRE, Eludt IV. Comme il avait repeuplé de plantes ce jardin, il lo repeupla aussi de jeune* botanistes que ses leçons y attiraient de toutes parts, roNTRN. Fagon.
— tTYM. Hotaniqu«, en substituant la finale wle à la finale ù/ue.
t BOTANOGRAPHIE (bo-U-nogra-fle), t. f. Description dos plantes.
— ErYM. BoTivTi, plante (voy. BOTANiQim) , eti^p^- 9CIV, décrire.
t BOTANOLOGIK (bo-U-no-lo-jie), 1. (. Traité sur les végétaux.
— F.TVM BoTâvri, plante, etXoYO<, doctrine (voy.
LOOIOIIE).
t BOTAlfOPHAGE (bo-U-no-fa-j'), adj. Terme didactique. Qui vit de végétaux.
— ETYM. BoTdvTi, herbe (voy. botaniodi), et 9»fiTv, manger.
BOTARGUE (bo-Ur-gh'), ». f. Voy. boutarouk.
t BOTIIRIOCÊPHALK (bo-tri-o-sé-fa-l") , t. m. Terme d'histoire naturelle. Parasite du genre des tvnias qui vit dans les intestins.
— STYM. BéV*> pslite cavité, et xc94Xi^, léte : tête à petites cavités.
t BOTURION (bo-tri-on), ». m. Terme de chirurgie. L'ieération profonde de la cornue.
— ÉTYM. Bo^piov, diminutif de ^oOpo;, trou, cavité.
t BOTRYLLE (bo-tri 1'), t. m. Genre de mollusques qui vivent en tas, en grappes.
— ETYM. Diminutif de pérpu;, grappe.
tBOTRVOÏDE (bo-tri-o-i-d"), o<V. Terme didactique. En forme de grappe.
— ETYM. Bérpu;, grappe, et ilSo;, forme.
I. BOTTB (bo-f), (. {. Ijl* Quantité déterminée de choses de même espèce qu'on a liées ensemble. Botte de foin, de paille; botte d'asperges, de rr.dis. Il Botte de soie, écheveaux de soie liés ensemble. Une botte de soie était quinze onces de soie non ouvrée. Il X la balle de Paris, botte, une quantité de certains légumes, tels que navets, poireaux, carottes, etc. liés ensemble et pesant environ un kilogramme. La botte de romaine contient ai tètes. Il Réunion d'un certain nombre d'échalas propres k faire les treillages. || Certaine longueur de fil de fer ployéeen rond. || Cahier de trente-six feuilles de parchemin. Il Itotte de bordures, douze feuilles de hêtre préparées pour les ouvrages du boisselier. || Botte de seaux, six corps de seaux sortant da la première main. || Familièrement. Une bottedepaperassat. une grande quantité de papiers. || S* .S'. (. plur. Grands ciseaux employés adonner la dernière tonte audroguet.
— HIST. XV* s. Deux hoteaux Af pailla où il se a»sist, COHH. I, *. L'ung lieve le boteau de foin , oo- OUIU.ART, JTofiol. d« la bo«« d( /bin. Ceux de dedans rebouchoient les creiii et trous du mur avao des bottes de bois et de terre, ). ciurtikr, Hitt. di Charlm fil, p. 17(>, dans lacirmk snt-rALAVS. Il xn* t. Là dessus ils avoicnt auis la forme d'une grande eaga avw bottaaui de foin, m. do bulat, S17. Du resta [des liges) on fait un boUeaa lié estroitement avec des oziers, 0. db ssbbki, si*. Il xvu* s. Graveur, vous dariei: avoir <»in De meltr« dessus oalla MU La lien ' au de foin, rtiB», ipiçr. (Boitaau est f de botta.)
— tm. Picard, bonis dtmtrtUHt. ooitada paiUa;
BOT
sngl. bou;«; bas-bratoo, bUtl, bôHd, botta. On !• rapporte à l'allemand : ludesqua, base, falsoeau, fagot; anc. allem. bou ; hoUand. be«.
a. BOTTE (bo-f) , t. f. jl !• Chaussure da cuir qui enferme le pied et la jambe, et qtialquaM* «oa partie de la riiiNM! l'nn t.x'irp i\f l.'.iu»* ri*« botlss forte», rii tout la
monde en n, r. u
cour. LttU 11, 4 un. Il Co,i|, (le bolle, coup de pied. Rendons leur les cou(>s de botte Qu'AcblIla nous a donnés, BfiuNO. Ifirm. || Avoir du foin dans aas bottes, être muni de ressources, avoir de l'arganL Celte locution, éaulvalente k celle de meltr* da U paille dans ses ssbots, provient de l'usage da gvnir sas cbaoasures de paille, de foin, pour qu'eOa* m biaaiaot pas le pied. J| ramilitrunanL Je na m'ca soucia non plus que da mes rieiltes bottes, )a na m'en soucie |>oinL || Prendre ses bottas da sept lieuet, a« préparer k partir et k marcher rapidement, par allusion aux liottcs qui faisaient sept licues, dans le conte du Petit Poucet. || X propos de bottes, hors de tout propos. || Graisser ses bottas, se préparer k partir; et, au figuré, être sur la point de mourir. || Fig. Il y a laissé se* bottes, il y a péri. Quand queUju'un est mort en une bataille, noiu disons seulement : il y a laissé les botte*, comme ■ elles étaient le vrai séjour de l'kme du cavalier. Francion, liv. x, p. «la. || Ij>cutioos vieillie*. Prendre la botte, se mettre en état da partir. Od va la botte T où allez- vous? || 1* Fig. et bmUièr«meoi, la terre qui s'attache k la chaussure dans un terrain gras. Il S* Terme de manège. Serrer la botte, aerrer le cheval avec le* jambe*. Ce cheval va k U boue, H cherche k mordre k la botte le cavalier qui est sur son dos. Il Fig. Aller k la botte, dire des choses piquantes. Mme de Bouillon uvait, parlait bien , di*putait volontiers, et quelquefois allait k la botte, st-«im. a67 , 13 a. Il Morceau de cuir dont 00 garnit le pied d'un cheval k l'endroit oO il se coupe. Il é* Terme de chasse. Collier de cuir que Ton met au limier pour le mener au bois. || Ctui oA se porte le fusil quand on chasse k cheval. || 6* Botta de carrosse, ancien nom du marchepied fixe et placé an dehon, k l'aide duquel on monte dans un carrosse. Il 6* Partie d'dhe manche fermée qui est la plus voisine du poignet Ne se dit plus. || Proverbe. Graissez les oottes d'un vilain, il dira qu'on les lui brûle, c'est-k-dire un avare trouve toujours moyen de se dispenser de la reconnaissance d'un serrlce.
— illST. xiii* s. Par vos botes, œ dist Renan Qui moult fu plain de maies ars, Se vos v »< cstrc, Je feroie de vos mon mestre. <. Il xvi* s. Nous avons un annemy qui ne uori !«s, et qui use plus de bottas que de soulier*. 5*1. JT^ii. p. 4». Sur la peau elle* avoient de fort groasss bottes, d'aub. Fan. n, ta. L'bomme vaut avoir touiq^ ses pièces bonnes et saines, son corps, sa teste, ses ytax, son jugement, sa mémoire, voira ses chau**e* et ses bottes, charron, Sagette, n, s. Une dissenterie me surprit; mon medrcin pensa perdre sa leçon, et moy mes hottes [je faiUis mourir], MONTLic, Mém. t. 11, p. as», dans Lacinuic. X propos de bottes, combirn l'aulne da bgOIsT OUDM, Curiot. ffanf.
~ ETYM. Voy. BOTTt a, laboflf, chaussura, ayant été dite ainsi par assimilation i I.a }>nur tnntiMn
a. BOTTHOw-f),». Ai 1 "•-
botte d'huile, lit* Tuyaux 11' n
nomme aussi chsiiisas da boulAilia*. ij I' Nom vulgaire du charançon du bM.
— HIST. XIII* s. Bon vin burent et fort et roll, Ge m'est avis, d'Auçoire [Auierre] acicit, Piataa uoa bout de trois sisiiars, FahUmtu, X. m, p. an. La bsrillier et la ckaitiar des bouu, tw cawob, bMM, n* a. Il XIV* s. Jahan le Toumeux , qui vouloit vendre une bune de vin, m. th. Un bussart da vin, iD. i7>. Il XVI* ». Il prini un faix de paille al uaa botta da pouldia da canon , et espaodit par la coma daa cordas, aaa. Pami. n. as.
— crm. Provonç. ataspagn. bota; ilal. hotu; bas^t boMd, buda, bus* ; grec, pwtic, gaéLbdl,
Isa. bea^ai aagl. baai, bocie, angtea»! bttfl*, byOt, grand tasa; U.
e, «nfo. Caa aots oM h aigniicâtiMi de oulta.saaa « orir. botte k 1 naau, par das a»»lnia»lle>s de sans ^11 1 da twewoti; ib soQt, coaaa on voit, oMMatins k plnsiaurs Uaguaa.
«. BOrm (b»-0, «■ f- Tsnna d^aacrina. Goap de •auret ou d'épto. H trouvait das aoalogias aura Im boitas de tiarea al da quarte al lia iatarvaUaa Busieanx, >. 1. MNiaa. Cmtf. v. R Appu|«r U botta, afpayer la flouaM aaMra la eotya da aea adwantra
BOT
BOU
BOU
après l'avoir touché. || Botte secrète, coup dont la parade est inconnue de l'adversaire. || Fig. Pousser, porter une botte il quelqu'un, lui faire une interpellation, une attaque imprévus. Quelle brave botte il vient là de lai porter! mol. la Princ. u, 4. Le chancelier passait qunlquefou jusqu'à porter des bottes indécentes et parfois .icandaleuses [au duc de Beauvilliers], st-sim. 305, iS)
— HIST. xvi* s. Henri II jouoit au maille qu'il avoit fort bien en main; car il estoit fort et adroit, et en faisoit de trJs belles et longues bottes ou coups, BRANT. Capit. fr. t. n, p. ♦«, dans lacurne.
— ÊTYM. Espagn. bole; de botar, toucher, bouter (voy. BOUTER).
BOTTÉ, ÉE (bo-té, tée), part, passé. Chaussé de bottes. Il était botté jusqu'à la ceinture, hamilt. Gramm. 3. |{ Fig. Il faut être toujours botté et prêt à partir; c'est-à-dire il faut être toujours préparé à mourir. |{ C'est un singe botté, se dit d'un homme petit, mail fait et embarrassé dans son accoutrement. BOTTELAGE (bo-te-la-j') , ». m. || 1' Action de botteler du foin, de la paille, etc. || î° Opération qui consiste à redresser les verges de fer, pour pouvoir les serrer par des liens, les mettre en botte.
— ÊTYM. Botteler.
BOTTELÉ, ÊE (bo-te-lé, lée), part, passé. Du foin bien bottelé.
BOTTELER (bo-te-lé; l'Académie ne disant rien, on peut ou doubler l'I quand la syllabe qui suit est muette : je bottelle, je bottellerai, comme dans appeler, ou mettre un accent grave : je bottèle, je bottèlerai, comme dans marteler), r. o. Lier en bottes. Botteler de la paille.
— HIST. xjv* s. Car li soulphre vulgal n'a nulle Substance, qui bien le calcule [à bien calculer, à bien juger], Métallique, à dire le vray. Ainsi comme esprouvé je l'ay; Et n'est bon qu'à ces femmelettes Qui boteUent des allumettes, Tr. d'Mchim. 48. ||xvi' s. Le foin sera bottelle en faisseaui, à l'usage du païs, O. DE SERRES, 269.
— ÉTYM. Botte 4 .
t BOTTELETTE (bo-te-lè-f) , t. {. Petite botte de foin, de paille, etc.
— HIST. XIII* s. Ouiconques est liniers à Paris, il puet et doit vendre seulement en gros par poigniées, par pesiaus, par cartiers et boteleites, Liv. des met. 446.
— ÊTYM. Diminutif de6o«e 4.
BOTTELEUR (bo-te-leur), s. m. Celui qui fait
des bottes de foin, de paille, etc. Les rédacteurs sont gens connus, vignerons, bûcherons et botteleurs de foin. p. l. codh. ii, 276.
— ÊTYM. Botteler.
tBOTTELOIR(bo-te-loir), s. m. || Instrument pour
le bottelage du foin, etc. |i Instrument pour réunir les asperges en bottes d'égale dimension.
— ÊTYM. Botteler.
BOTTER (bo-té), V. a. \\ 1' Fournir des bottes; faire des Dettes à quelqu'un. Botter un régiment de cavalerie. |{ Absolument. Ce cordonnier botte bien. |{ 2* Mettre des bottes à quelqu'un. On est obligé de le botter et de le débotter. || Substantivement. Sortant du cabinet du roi, je trouvai M. le duc et quelques courtisans distingués qui attendaient son botter dans sa chambre, st-simon, 4 28, 4 02. Les dernières entrées étaient appelées au lever, un moment avant les courtisans distingués ; d'ailleurs nul privilège que le botter du roi, ID. 455, 4 48. || S" Trèstrivialement, cela me botte, cela m'arrange, me convient. Il 4"'Sebotter,e.r^/l.Mettreses bottes. Onallait partir [à la chasse] et Portland se bottait, st-simon, 54 , 4 60. Il me fâche fort de perdre de vue mon canal et mes allées dans lesquelles je me promenais sans être obligé de me botter, balz. Liv. iv, lett. 30. || Se botter bien, mal, porter ordinairement des bottes Dien ou mal faites. || Se botter , se disposer à partir. M. de St-Malo se botte pour le clergé, sÉv. 233. Il Fig. et familièrement, amasser beaucoup de terre autour de ses pieds en marchant.
— HIST. xvi's. Les Anglois sont toujours bottez et esperonnez dans les navires, et les gens de robe longue au palais, d'aub. Fœn. iv, ï.
— ÊTYM. Boite 2.
t BOTTERIE (bo-te-rie), s. f. Atelier, boutique de bottes.
— ÊTYM. Hotter.
BOTTIER (bo-tié; l'r ne se lie jamais; au plur. Vs se lie : les bottiers habiles, dites : les botié-z habiles) , s. m. Cordonnier qui fait des bottes.
— ÉTYM. Botte 2.
t BOTTILLON (bo-ti-llon, U mouillées), *. m. Il 1* Petite botte de racines ou d'herbes que l'on porte au marché. X la halle de Paris, subdivision de la
botte da romaines qui contient quatre têtes de romaine; il y a 8 bottillons dans une botte. || i° Pièce de cuir que les boyaudiers s'attachent au cou-de-pied.
— ÉTYM. Diminutif de botte 4.
BOTTINE (lK)-ti-n'), i. f. || 1° Petite botte courte et légère, à l'usage des femmes, des enfants et quelquefois des hommes. Un homme fat et ridicule porte un long chapeau, un pourpoint à filerons, des chausses à aiguillettes et des bottines, la bruy. 43. Il i° Appareil chirurgical en forme de bottine, destiné à remédier aux vices de conformation du pied ou du bas de la jambe. || 3' Pièce de cuir, dite aussi buite, dont on garnit le pied des chevaux à l'endroit où ils se coupent.
—HIST. XV' s. Housseaulx, souliers, bottines, espérons, FROiss. u,iii, 36. || xvi's. Une paire de bottines fourrées de peau de lièvre, d'aub. Fom. m, 22. Les souliers lui semblèrent bien venir à ses pieds, comme les bottines à ses jambes. — Or, combien qu'en ce joyeux devis il soit usé de ce mot bottines, toutefois il ne faut pas entendre des bottines à la façon des nostres, puisqu'elles se mettent en des souliers, DESPER. Contes, xcvi. On leur baillera des iWuliers assez hauts, comme des demies botines,
paré, XVII, 4 4.
— ÉTYM. Botte 2; wallon, botekène; espagn. botequin; ces deux derniers sont des dérivés de forme germanique du flamand bootje, botte.
t BOU (bou), s. m. Sorte de thé. Thé bou.
— ÉTYM. Nom d'une montagne de la Chine qui produit ce thé.
f BOUARD (bou-ar) , s. m. Gros marteau qui servait autrefois dans les monnaies. Le même que bouvard.
t BOCBOULER (bou-bou-lé) , v. n. Se dit du cri du hibou.
BOUC (bouk; au pi. l'ï ne se lie pas : les bouk et...; certains lient: les bouk-z et....)*, m. || l*Mâle de la chèvre, qui répand une odeur très-forte et trèsdésagréable. Puer comme un bouc. Ai-je besoin du sang des boucset des génisses? rac. Athal,i,t. \\ Fig. Homme très-désagréable ou qu'on doit fuir. Que fait le bouc en si joli bercail? piron, Épigr. contre Desfontaines. || Fig. Barbe de bouc, barbe qu'un homme porte seulement sous le menton. || 2° Dans le Lévitique, bouc émissaire, bouc que l'on chassait dans le désert, après l'avoir chargé des malédictions que l'on voulait détourner de dessus le peuple. || Figurément, homme sur lequel on fait retomber les torts des autres. || 3° Terme de l'Ecriture. Réprouvé. Pour faire le terrible discernement des boucs et des brebis, mass. Élus, t moi, réprouvé, bouc infâme, Va brûler, dira-t-il, boil. Épitr. xii. Quand Dieu viendra juger les vivants et les morts. Et des humbles agneaux, (tijjets de sa tendresse, Séparera des boucs la troupe pécheresse, id. ib. Voilà l'agneau devenu tout à coup ce bouc d'abomination, boss. i, Pass. 4. Il 4° Outre remplie de vin ou d'huile. Un bouc d'huile. || B° Poulie garnie de cornes de fer pour faire monter vme chaîne. || Grande roue à eau dans une forge.
— HIST. xiu* s. Quant uns bouz passe par Petit- Pont, Liv. des met. 287. La chievre est plus saine du bouc; etseli bouz estdegrant eage.... alebrant, f* 46. Il XVI' s. Ils vindrent de boucq-estourdy trouver M. le connestable dedans ses tranchées, sans demander ny prandre hostaiges, carl. iu,24. Il s'y est allé jetter de bout estourdy, sans mon commandement ny pouvoir, pour y estre obey, m. v, 3.
— ÉTYM. Wallon, 6o, boc ; bourguig. M; provenç boc; aragonais, boque; du celtique : gaél. boe, bute; bas-bret. buch; cornw. byk et bouch; irland boc; il y a bien Bock dans l'allemand; mais les étymologistes pensent qu'il y est venu des langues romanes. Dans l'ancien français, au nominatif singulier, Ii bous, au régime, le bouc.
BOUCAGE (bou-ka-j'), s. m. Genre de plantes de la famille des ombellifères, dont trois espèces sont employées en médecine : le boucage anis (pimpinella anisum, L.); le boucage mineur ou petit boucage (pimpinella saxifraga, L.) ; et le boucage majeur (pimpinella magna , L.).
— ÉTYM. Ainsi dit de bouc, à cause de l'odeur forte qu'a une des espèces.
BOUCAN (bou-kan) , i. m. || 1' Lieu où les Caraïbes fument leurs viandes ; le gril de bois sur lequel ils les fument. || 2° Claie sur laquelle on sèche la cassave. || 3" Préparation que l'on fait subir à la tortue pour la mettre en pâté. || 4° Dans le langage populaire et très-bas, boucan s'emploie pour vacarme, sans doute par allusion à la vie bruyante et désordonnée des boucanier», et aussi pour bordel.
— ÉTYM. Mot caraïbe, dit Furetière, qui signifie Claie.
t BOUCANAGE (bou-ka-na-j'), î. m. Dessiccation des viandes, du poisson, des légumes, etc. à U fumée d'un foyer.
— ÉTYM. Boucaner.
BOUCVNÊ, Re (bou-ka-né, née), part, passé. Viandes Ixjucanées.
BOUCANER (liou-ka-né), v. a. || 1' Faire sécher de la viande ou du poisson à la fumée. Après l'avoir fait boucaner à la fumée [la chair de castor], let sauvages la mangent, lorsque les vivres viennent k leur manquer, chateaubr. Amer. 40. || Fumer de U cassave. || 2' Y. n. AUer à la chasse des bœuh sauvages ou autres bêtes pour en avoir les peaux.
— ÉTYM. Boucan.
BODCANIF.R (bou-ka-nié) , s. m. || l" Celui qui va à la chasse des bœufs sauvages. || 2' Gros et long fusil dont on se servait pour cette chasse, et, adjectivement, fusil l)oucanier. || 8* Par extension, pirates qui infestaient les Antilles. Par la hardiesse d'un peuple nouveau que le hasard composa d'Anglais et surtout de Normands, on lésa nommés lioucaniers.... volt. Mcturs, 4 52.
— ÉTYM. Boucaner; angL buccaneer.
t nOUCANIÈRK (bou-ca-niê-r'), s. f. Femme d'une vie aussi désordonnée que pouvait l'être celle des boucaniers. Dont le mari lui dit : ha ! boucanièrel J. B. rouss. Épigr. iv, 8. || Mot qui n'est employé que dans un langage tout à fait sans gêne.
— ÉTYM. Boucanier.
BOUCARO (bou-ka-ro), s. m. Terre odorante et rougeâtre dont on fait des vases à rafraîchir. On trouve aussi bocaro , bucaro.
— ÉTYM. Espagn. bujaro, sorte de terre rougeâtre, qui se trouve en Espagne, et non, comme le disent quelques dictionnaires, dans les Indes.
BOUCASSIN (bou-ka-sin) , s. m. Futaine pour doublure. || Sorte de toile peinte en bleu ou en rouge, qui servait à doubler les tendelets des galères.
— HIST. xiv s. Un pourpoint de blanc boucassin, qui bien povolt valoir seze sols, du cange, boucassinus. Il XV' s. Un drap blanc de boucassin à une croix de noir de cendal, pour mettre sur corps, id. ib. Il XVI' s. Son estendart estoit de toiUe ou boucassin bordé de veloux, pasq. Rech. liv. vi, p. 474, dan»
LACURNE
— ÉTYM. Bas-lat. boceasinus; espagn. bocoet. On croit ce mot d'origine orientale.
t BOUCASSINÊ, ÉE (bou-ka-si-né, née), ad]. Fait à la manière du boucassin.
4. BOUCAUT (bou-kô; le ( ne se lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel Vs se lie : des bou-kô-z emmagasinés), s. m. Tonneau qui sert à renfermer certaines marchandises sèches. Un boucaut de sucre, de café. Un boucaut de morue.
— HIST. xiu' s. Nus tainturiers ne puet ne ne doit mètre alun de bouquauz ne fuel de fuelle ; car ce sont fausses taintures, Livr. des met. 4 3«. || xrv* s. L'on n'achètera.... bouts ne bouciaus sansie congé du maistre d'hostel, du cangb, bu«<i, n° 3.
— ÉTYM. Bas-lat. boucellus, de buia, butta, botte, tonneau (voy. botte 3).
t 2. BOUCAUT (bou-kô), s. m. Contenance d'une peau de bouc.
— HIST. XIII' s. Uestabli les eves de la mer Rouge ausi comme en un boucel [outre] , si que mal ne firent au pueple qui passoit. Psautier, (° 93.
— ÉTYM. Bouc.
t BOUCHAGE (bou-cha-j'), s. m. Terme de métier. Ce qui sert à boucher une ouverture. || Terre détrempée et pétrie, dont on se sert dans les forges pour la coulée. || Action de boucher. Le bouchage des bouteilles.
— ÉTYM. Boucher 4.
t BOUCHARDE (bou-char-d'), s. f. Instrument garni d'acier en pointes de diamants, qui sert aux sculpteurs, pour faire dans le marbre les ouvertures qui ne se feraient pas bien avec les outils tranchants. Il Marteau à pointe des maçons.
tBOUCHARI (bou-cha-ri), >. m. Un d*s noms vulgaires de la pie-grièche.
BOUCHE (bou-ch'), s. f. Il 1° Cavité située à U face et par où les aliments sont introduits dans le corps. Mettre à quelqu'un les morceaux à la bouche. Emplir la bouche. Porter une coupe à sa bouche. Une bouche fendue jusqu'aux oreilles. Ouvrir la bouche. La bouche ouverte. Bouche amère. Bouche sèche. David reproche aux païens des dieux qui ont une bouche et n'ont point de parole, ron- TEN. Oriul. I, 5. La bouche pleine, osez- vous bien Chanter l'amour qui vit de rien? bérang. Gourmands Il Faire venir l'eau à la bouche, se dit d'un aliment appétissant, qui en effet fait venir la «alive à la bou-
BOU
in:
■ u Situré, da taaim MoteMC* qui noiu ,r Tiani k U boucha, tA roNT. l'i/J, j<-, M><iur aKrAaMa dtn> U l><>uclie. CaU Uii 0 1 'luiine bonne UmicIiu I^i ■ar Utwnua Uiuclie, l« Un-icr %ur ' 4« boa ou U"a<ffé«M" V-.- -.•.■■, :..: ^ ,.al Ja »ou» U1m« tur i "•"■■ ^ l>and.
u. 7. iJCânlar pour >" I><>ur faire
boaoa bouetia, rèiarvor |KJur U Im c« qu'on cruit êtn la fflaillflur ou li* pliii iKr^ible. (jiU e«l iinii dllà cause de^ '' n met lur la talile au
daaaart. || Avoir ", avoir un mauvait
goOl dan* la liouc iii>. i.i-ici-i iln la boiwoo donne mauTaii* bouche. || Au flKuri, demeurer (ur U mautalae bouche, reitor arec un échec, un alTront, etc. L'«inp«raur [d'Autriche], fort embarrasaé dea avan- UM8 qoa le* Turc* avaient remportée, ne voulait îmnt oe paii lur la mauvaiie bouche, (t-riu. 4», 7a. U. la duc d'Urléani ne voulait pai demeurer lur aa mauTaiaa bouche d'Italie, et voyait peu d'apparmoa d'y faire rentrer ion armée, lu. )7u, (i. Il Plui da bouche, abondance inaccoutumée de aaiive; et llRurément, bavardage; on dit préaaotament d'ordinaire nui de parole*. || l'amilièrcment. Manger de la viande de broc en bouche, auaiitAt ou'on l'a tirée delà broche. ||t*Hartieeitérieure de la bouche, Jaa coin* et le* lèvre*. Il avait le louriro *ur la boueh*. Une bouche pincée, une bouche à lèvre* minew «t qui M tient fermée. || Faire la petite buuclie, aerrer le* lèvTM pour paraître avoir une petite bouche; et, flfturémont, faire le difOcile, ludédalKiicui. Faire ici dn la petite bouche Ne lert de rien , la ko.-<t. Cal. Le* Ponlchartraiii no hrent pai la petite boucha de l'honneur qu'il* recevaient, aT-aiM. 44, <o. I! Pig. Faire la bouche en cœur, faire de* minauderie*, alTocter de* manières doucereuse*. || 8* La bouche considérée comme organe de la parole Parole bien digne de aortir de la boucha d'un *i grand homme. Je le lien* de sa propre bouche. Dire tout ce qui vient k U bouche. Le front, le* yeux mentent eouvent, et la bouche plu* *ouvent encore. La menaoaà la boucha. Dire quelque chose de bouche, non de emiT. Exarcé dans la philosophie grecque qu'il ne prolMaaitque de bouche. Ouvrir la bouche, p-irler. Ne pat ouvrir U bouche. Il n'en a pas ouvert la twueha, U n'en a pas parlé, t.uo dan* la bouche de tout la monde, dans toutes le* bouche*. Ces mot* sont, oette parole est dans U bouche de tout le monde. Dire quelque chose de bouche, le dire de vive voii. par op(x»ition à par écrit. De votre bouche, é ciell puis-je l'apprendre? rac. Bril. iv, 3. Jamais rien de plus vrai n'est lorti de ma bouche, 10. Ipkia. IV, 1. Même le nom d'Esther est sorti de Bâ boucM, ID. E$ih. Il, <■ Nous lûmes étonnés de la «•([••a* qui parlait par *a bouche, rttt. Tét. i. La amtailM fut prononcée par la bouche du prophète sa», nss. Hitt. I, a. La bouche obéit mal lorsque le coeur murmure, volt. Taner. i, 4. Laissez (larler, seigneur, des bouches plus timide*, rac. Ipliigm, 7. Des satisfactions si sensibles, que je ne te les pourrai dire de bouche, pasc. Leur. «.Vous pourrez vous concerter avec lui de bouche, J. J. aouss. Hél. ii,3.0uesai*-je*ilecn!ura parlé par la bouche T MOL. Tari. Il, 1. Voua vous condamnez par votre propre bouche, ham. Lat. Uue mon coeur démentait ma bouche à tout moment, rac. Àndr. v, a. Mais d'en ouvrir la bouche elle n'osa, la vont. CowrI. Déaqu'il ouvrit la bouche, sfiv. 44a. Le* roi* n'o*ont ouvrir la bouche devant lui, aosa. Uitl. u, 4. Aleiandre vit dan* la bouche de tous le* homme*, san* que *a gloire soit effacée ou diminuée depui* tant de aièdes, lo. la Valltirt. On me ferme la touche, rac. Iphig.ui, «. Ah! l'on s'efforce en vain dame fermer la bouche, id. Hrit. m, ». Cela ferme la bouche, stv. 330. Vous fermerez la bouche à tous ceui qui défendront la vérité, pasc. i>ro«. II. Il a trouvé la aecret de vous fermer la boocbe, id. Pror. i». Kilo avait de quoi fermer la boucheaui médisants, hahilt. Oramm. «.Cela forme U bouche k tout, mol. I'àv. i,7. Il ferma la liouche aux semi-pélagien*, aoaa. Ilitl. I. 1 1. C'était leur fermer U bouché par l'autorité du aouvarain, ID. l'or. 14. Voili iii>«r4|Mast qui (arme U bouche, 10. ilvrri. s. || KlliptiqiiMMaL BoÎMh* oloae, boucha cousiM, c'est-à-dire gsfda* la aUaoM sur os point. Adieu I bouche cousue, au moins I Gardez bien le secret, que It mari ns le sache pas I mol. G. Dand. 1, 1. Il Avoir souvent un motk U bouche , 1* répéter sans oassa. Nous avons aana oaaae la paix k la bouche, ■oa». rrin. i. Pourquoi a-t-il toujours k la bouche «mm (aat mourirT lo. PAq. I. La parole de Dieu 5[M(MwaavooatouiaunkUhoiicto,iD. UHmmi.l.
On • aaaa «taa* ftet «Ma la hôo^, luaa. OM. *»«ri«mo«aa« bwah. ■■,!„, UgBW, foaaéii. coMi.
BOU
u jr«iiM,*.UblaspbèmekUbouchs,iD.i>o^.ui,a.
Nous n'avons en la boucha Oua U nom da Maria «
la nom de [.ouis, malh.vi, ». || Aller, paaaar, volar
irhe en bouche, circuler rapiJ«mnt daiu le
devenir célébra. C«* inota : guerre aux ty-
, volent de bouch« •'n lioiichn iiKlàv Véyrfi
.Sietl. V, 1. Il Pamiliéri .;he,
riarlor avec hardiesse et i t la
liouche pleine d'une cbuMi, vu |>arl«r avec emphase. Il La déesse aux cent bouches, la Kenommée, I.,e monstre composé de bouches et d'oreilles [la Henommée], ioil. Lutr. u. || Dans sa bouche, dan* leur bouche, lelon lui, selon eux. I>e Tartuffe , dans leur bouche, est une pièce qui offense U piété, mol. Prifau d» Tart. || Ouvrir la bouche k (|ii«lqu'un, le faire parler. Le vdtre [intérêt] toutefois m'ouvrira leul la bouche, corn. Sic. II, 3. Il l.s pape ouvre la bouche aux cardinaux nouvellement créés, se dit de U cérémonie que le pape fait pour autoriser les cardinaui k parler dans les consistoires. || Par extension, bouche se dit des discours ou des écrits. Le Saint-Kspnt l'explique par la l)Ouche de aalnt Paul, uou. Hùt. u, 7. Les principes que l'antiquité nous a enseignés iiar la bouche de saint AuKUStin, id. Mful. || Avoir le coDur sur la bouche, jiarler comme on pense. Mais moi qui suis sensible k tout ce qui vous touche. Oui, mauvais courtisan, ai le crur sur la bouche, ROTR. Antig. v, î. || Kig. X pleine bouche, ouvertement. Saint Clément cipliquait k pleine bouche leur apathie, Soss. .Voue. myxi. 17. Jésus-Chritt s'est expliqué k pleine bouche, li>. Intt. 1. 1|4' I-a bouche considérée comnie recevant les alimenu. Provisions, munitions de bouche. Le moven le plu.i convenable est de les mener [les enfants] par leur bouche, j. >■ Mouss. Ém. II. Friande assez pour la bouche d'un roi, LA PONT. Rem. || Prendre sur la bouche, se retrancher de la nourriture (lar économie. || Etre sur sa bouche, être gourmand. || Être sujet k sa bouche,
même sens Ha compagne de couche Fut, comme
son papa, fort sujette k sa bouche, scarhon. Don Japhet, 1, a. Il S'Oter les morceaux de la bouche, se priver de manger suffisamment, et, plus généralement, se priver du nécessaire. Il s^dte les morceaux de la bouche pour faire une petite pension k sa vieille mère. || Les officiera, le sen-ice de la bouche ou, aimplement, la bouche, les gens préposés au s'Tvice de la table du roi. Servez, di*ais-je, k messieurs de la bouche. Versez, versez, messieurs du gobelet, BiaANO. DamocU*. \\ Avoir bouche k cour ou en cour, avoir droit de manger k quelqu'une des Ubles chez le roi. Il fallut établir des ubies [k Narly] comme k Versailles, pour le liasétagede ce qui y avait bouche kcour, st-sim. 3«R, <i3. || Familièrement. Traiter quelqu'un k bouche que veux-tu, lui faire faire excellente chère; et fiK-étre k bouche que veux-tu, avoir tout en aliondance. || Fig. Uourmand ou plflAl gourmet. Fine 'jouche. C'est une fine bouche. || Personne k nourrir. Un fit aortir de la place assiégée toutes les bouches inutiles. || 6* Ko parlant du cheval, on dit la bouche. La bouche est l'ensemble des parties sur lesquelles agit le mors. Bonne bouche ou belle bouche, celle qui reçoit du mors une impression modérée; bouche sensible ou tendre, celle qui souffre trop de l'action du mors; bouche égarée, celle qui présente ce défaut porték l'extrême; bouche dure ou forte, celle qui résiste k la main du cavalier; bouche fraîche, celle qui écume lorsque l'animal est bridé, liouche k pleine main, se dit d'un cheval qui a l'appui ferme sans [«scr, sans battre k la main. liouche en action, se du d'un cheval qui mkche son luors. Assurer la bouche d un cheval, l'accoutumer k souffrir le mors. || Ce cheval est fort en bouche, il n'oMit point au mon. Il n'a ni bouche ni éperon, il est fort en bouche et dur k l'éperon. Tout ainsi qu'un cheval qui a la bouche forte, RtoNiSR. Sat. vu. || Fig. et famil-èrement N'avoir m bouche ni é|>eion , être stupide et insensible. Iiocchoris était comme un beau cheval qui n'a point de bouche, son courage le poussait au haaard, et la aagasM m modirait point sa valeur, rtn. Tél. II. Il On dit da même la bouche d'un kne, d'un mulet, d'un coamaau, d'un éléphant. || Kn histoire naturelle, boucha aa dit,chei tous laa animaux, de l'ouverture par où les aliments sont introduits, excepté ch«< ceux ou elle a la fonue de Iwc. Il •* Ouverture. La boucha d'un volcan, d'uo four, d'un canon, liouche k feu, un canoQ, un mortier, un ohusier, etc. Bouche de chaleur, ouvettura pratiquée sur les c^lés d'un* cheminée, d'un poêle ou d'uD BUT, M qui aart à (air* paasar «Usa Im •pMrtMnnla la ciMiwr d'un* ohialnto. iTua poM* ou d'an aaloriltre. N y babouehure d'us
Bor
fleuva. Laa bouOiea du NU. Ja [U Oaa««l me rend< r ■> : plusieurs bouelMa dana la aaln daaaar* ' Juwju'aux bouehaa du Tibra un *aiH<
•'■■ • '• ;. CMtM. fiT.'- '<nl oaé pat.
UiorI,...
eue.-.
supposée» daiit le* mi sor|>tion des liquides n.
branes. || •' Terme dagéuk^.
turedaos les montagluM, d'' froids. Il 10* Terme da féoa^uie. i u «SMai Uoii la bouche et les mains k*ooaaiKiiaar,c>st-k-dire, avec laveu de soumission, U met saamtinsdaoscelliesda seigneur. || il* Terme do muaiqua. Ouverture horizontale du bas d'un tuvau d'orgue. || It* Teroie do boulangerie. Tirer k la bouche, attirer la braisa vers la bouche du four, liouche de pain, la crodta de deasus. || 1>* Terme de marine. Bouche ou bœson, rondeur de* baoea et tillaca, et de tout ca qui n'est ni plat ni uni. || Proverbes. C'est saint Jean bouche d'or, un saint Jean liouche d'or, c'esl-kdire, c'est un homme beau parleur et qui tiul de balle* promeaaaa, et anaai c'est un homme qui dit toujours sa panaée avec franchisa, par aouvenir da aaini Jean Chrysostome ou Boucha a'or. || U dit cala da bouche, mais le corur n'y touche; il parla eoatra aa pensée. || Il arrive beaucoup da cboaaa entra la bouche et le verre, c'est4-direil ne faut qu'un moment pour faire manquer une affaire par quelque aocidenl imprévu. || C<iuveme ta boucha aalou la bourse, c'est-k-dire ne fais pas pour ta Utile, al an général pour quoi que ce aoil, plus da ilêpiWMi que ta fortune ne permet
— REM. Des grammairiens ont condamné oaOa locution : il n'a que de mauvaises parolea en bouelia, assurant qu'il faut dire : k la bouche. La fait est <\y* cette dernière façon de parler est aujourd'hui la plus usitée; mais l'autre n'est condamnable m quant k la grammaire (car la pré|>ositioii en est ici auaai bonne que la prépoaition d) ni quant k l'usage (car on peut voir que de bons auteurs s'en sont aarris).
— -SYN. BOUCHE, oi'BL'Li. C'est an parlant daa animaux qu'il y a quelque difSculté k diattnKuar aaa deux mots. L'usage veut qu'on iIim; la bouche d'oa cheval, d'un kne, d'un mu ,iiiuau, d'un
bœuf, et en général des a i . f l'on monte
ou que l'on attelle; mais on dira U gueula d'ua chien, d'un chat, du moins dans le langage ordinaire; car le mot bouche pourra être employé touiaa les fois qu'on se rapprochera du langage da l'Uisloira naturelle qui, elle, ne aa «art pu da mot gueule : le lion montrait una guaula manaçuta; mais on pourra dire : la boucha du lion aat (anla da dents incisives.
— IIIST. xi* s. Puis sa baisèrent es bûchas at aa viz (visages], CK. de HoL xufni. [III Met k sa bûche une claire buisine [trompette,, ib. cclvii Il XII* s. [Il] Met le [le cor] ksa boche, ai soi rement, Honc. 178. Sa bêle bouche et ti > riant, ib. viit. Mais [ils] n'i voient naos qui fasse a dcsplaire N'en cors, n'en hraa, n'en boucha, n'an menton, ib. il. La lioicha [aile] ot «aiouwaa, piiu vermeille que sans [sang], Soa. t. Siraa raia, ktl li il , forment ai désiré Ou*una faix vus aOaaa veO a> aviaé, E que jo huche k bûcha aAaaa k rm parte. Th. U mari. 77. [Elle ne peut «"MapAcharj Oua ala ne lui rende arrière. Au moins da boueha, aon «alul, La eharrelle, isM. || xiii* «. Les aotraa nAa [vaisaeaui], qui par là n'alaraot mia, furaol aatrèw en U bouche de Avia [Xhydoej . nuMM. u. K force [ila] lui ouvriront la boocha outra aon (fi, Berlt, XV. Mauvaiaaoaat lor aonviant da raaolitoure, qui dist par la bouca David la rai : laiida J«gemant a( jualioe en loua lans, Chnm. de XaAu. p. t. Ranart vil qu'il ne pot durer Ne par folr aa por aler; la boche h vet escumant, Jim. «I3»a Moult m'as bui fait grant dasiorbier Qu'entre ma boca et ma cuilliar Aa bui proia aor aot aasM, tk soaii. Si m'a maa martial daâMda, 0«a ja mal n'iase de ma botcha Qui da rifaaudia aCapraicha, U Hôte, k7ia. Btai doivent It dare Jurarqa'Ua aaeriront c* qui lor sera dit daa hnwqiiaa aa aaditaws tant solcniriit. aaADM. tt.. M. Aaenna fois avieat U que priera n'esi pas fala da boaoa; mau on U [laj manda par Ictrea, lo. xxu, a. L'avaaqMa ai da 1' s'aproueba Oua parleir i pont boucha k boucha, aom. I7a. Ca est cil «irM qui a'aparui k iaet^ et parla k U boche k bocha, i>»aaMMr. i* «77. Tal en parnat, tel an U bûcha, naaia. Fmb. a>. La jour la mi* en aacript at h aporti aa lagat; qaa(aar]moosiaur la me dit da aa boucha, MM>v. »w» Prru-
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domme est si grand chose et si bonne chose que neis [même] au nommer emplist il la bouche, id. ib. Il XIV s. Il est escript que celui qui sera occis périra par la bouche de deui tesmoings ou de trois , ohesme , Elh. t«2. |( IV' s. Puis dit [le comte de Flandre à son valet] : aie bonne bouche; si lu eschiés [tombes} es nrains de mes ennemis et on te demande de moi, garde toi que tu n'en dises rien, fboiss. u, ii, ((.«. Nous vous prions que vous fassiez la response au héraut. — Volontiers, dit-il, mais il faut qu'il ait de nostre argent; si. nous fera courtoisie, et nous portera bonne bouche [parlera favorablement] envers ses seigneurs qui ci l'ont envoyé, id. ii, :ii, «2. Et lors ledit roy de France recevra ledit roy d'Angleterre et duc de Guienne au dit hommage lige, à la foy et à la bouche, sauf son droit et l'autrui [forme de l'hommage d'Edouard à Ph. de Valois], ID. I, I. 53. En close bouche n'entre mouche, Hôtel Jacques Cœur dans jaubert, Gloss. J'aymasse mieux de bouche vous le dire, ch. d'orl. Bail. 20. 11 gardera de mal parler sa bouche, id. <0. Soit vérité en ta bouche; Car cilz en qui elle touche Est amis de Dieu prouchain , E. deschamps, Lay du roy. Les deux qui meilleures bouches avoient pour franchement parler tout ce que ne pourroient celer, J. de Saintri, p. <^6, dansLACUR.L'ay sceude bouche par ceulx qui les conduysoient, comm. v, <3. Elle lui promit que, s'il portoit bonne bouche [gardait le secret], elle lui donneroit.... louis xi, Nouv. xl. Pour faire bonne bouche [à la fin], la bonne demoiselle d'un maislre prestre s'accointa, id. t6. Lxxviii. Qui m'aime, ma bouche le scet. Proverbe, dans LEROUX de lincy. Et le capitaine respondit : 11 ne faut pas faire la petite bouche, Homan du Jou- Ber.cel, f" 68, dans leroux de uncy. || xvi* s. Une oraison, laquelle garenlit la personne de toutes bouches à feu, rab. Garg.t, 42. Par la vertu desquelles paroles il luy faisoyt venir l'eaue à la bouche, ID. Pant. u, 2i. Jeté reservoysà bonne bouche : je te prye, dy moi ton adviz, ID. ib. m, 26. Les trente escutzsont quasi venuzà leur fin; et si non ay rien despendu en meschanceté, ny pour ma bouche, ID. Épi. <2. Tandis rostir sa perdrix on faisoit.... [le gros prieur] La perdrix vire : au sel de broque en bouche La dévora.... marot, Épigr. contre un gros prieur. Ces nations que, si à pleine bouche, nous appelons barbares, mont. I. 24. C'est une règle en la bouche de touts les hommes, id. i. 25. Ordinairement ils ont ce proverbe en la bouche, langue, 50i. Aucunes, après avoir apris à amadiser de paroles, l'eau leur venoit à la bouche, tant elles desiroyent.... id. i34. Et tel y a qui tient en sa maison plus de vingt bouches, et treize ou quatorze chevaux, id. 2»9. Les maladies s'engendrèrent parmi ces grosses troupes : à quoy aidèrent beaucoup les excès de la bouche, id. 409. Comme celles qui, venant au banquet après avoir bien disné, font la petite bouche devant le monde, YVER, p. 582. Les enfans ne doivent coutumierement que bouche et mains [foi et hommage], avec le droit de chambellage, qui est du par tous, loysel, 580. En quelques contrées la femme ne doit que la main ; mais la courtoisie françoise doit aussi la bouche, id. 664. Cinglant oultre la bouche de la rivière d'Achelous, il alla courir toute la province d'Acarnanie, amyot, Péric. 40. 11 ferma la bouche aux larrons, qui si haultementlelouoient, iD..4rû't. (0. Il n'estoit aucunement sujet à sa bouche, il ne beuvoit jamais oultre mesure, id. Sertor. <7. Ses rencontres et brocards sentoient leur soudard à pleine bouche, id. Anton. 32. Le cheval de Cyrus, qui estoit ardent, et avoit fort mauvaise bouche, le porta malgré luy bien loing de ses gens, œ. Ârtax. «•1. Apelles luy ferma la bouche dextrement en luy disant.... id. De la tranq. d^dme, 26. M. le mareschal leur donne mille livres et bouche à cour, pour se tenir près de sa personne, d'aub. Fœn. m, 20. Monsieur, je me mets à genoux devant vous pour que vous m'en disiez quelque cause, et que je m'en aille en celte bone bouche, id. ib. m, 21. Emporté par un cheval fort en bouche, id. Hist. i, 302. Le Dauphiné, la Provence et le Languedoc ne faisoient plus la petite bouche de la guerre, id. ib. Il, 234. Sur quoi le gouverneur venant d'un festin s'essuya la bouche de son gouvernement [trouva la ville prise], id. ib. m, 378. U monta au dessus de l'artillerie ennemie, puis, se jetant à droite, la saisit et tourna la bouche vers le gros, id. ib. 424. Tambour battant, mèche alumée, baie en bouche, id. ib. 477. Ces espions estans au supplice chargeoient tout hault le mareschal du Biez; et qu'il leur avoit ainsi fait la bouche [la langue], carloix, II, <3. Et une aultrc charrette chargée de pains de
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bouche, aussi dedans des tonnes, id. v, \». Vin d'Orléans, de Hagdoo, de Gascoigne blanc et clairet, et tous les aultres vins de bouche [fins], id. III, 26. Nostre armée tourna la teste vers l'cnnemy, marchant nostre artillerie la bouche devant. M, nu BELL, (43, Tant ce bestail a bonne bouche, se paissant de tout, mesmedufoin, des perches de saule.... 0. DE SERRES, 4H. Mais tout aiusi qu'un beau poulain farouche, Qui n'a masché le frein dedans la bouche, RONS. <8ï. Dessus un coffre à bouche [à dents, sur le ventre] se coucha, id. 62». Bouche en cueur, GÉxiN, Récréât, t li, p. 236. Ils parlent has etàdemybouche, charron. Sagesse, liv. ii. Préface. Comment? ay-je laissé quelque mauvaise bouche [bruit] de moy après ma mort? pasq. Rech. p. 906, dans lacurne. Nous trouvons que deux rustiques se rapportèrent à un juge s'il falloit dire la bouche d'un cheval ou la gueule, et firent une gageure; le juge va dire qu'à cause de l'excellence du cheval, il falloit dire la bouche, bouchet, Serées, liv. i, p. 346, dans LACURNE. U survient bien des inconvénients entre bouche et cuillier, Contes d'Eutrapel, p. (85, dans LACUBNE. Case ou maison de Usrre, cheval d'herbes, amy de bouche ne vaillent pas une mouche, gabr. meurier, Trésor de sentences, dans