‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 296 sur 504 · LEROUX DE LINCY · texte numérisé non relu

LEROUX DE LINCY

— ÉTYM. Picard, bouque; provenç. et espagn. boca ; ital. fcocca; du latin bucco, que l'on rattache au sanscrit bhuj, manger.

BODCHÉ, ÊE (hou-ché, chée), part, passé. Bouteille bien bouchée. Le trou dans la baie est bouché. Que ne puis-je aller à mon gré Dans l'Olympe.... Mais le chemin m'en est bouché, volt. Épitres, 48. Il Fig. Voilà encore une source de vices bouchée dans le cœur d'Emile, j. j. rouss. Ém. u. C'est en vérité avoir l'esprit trop bouché aux choses célestes, Boss. Messe. || Être bouché, manquer d'intelligence. Avoir l'esprit bouché, ne rien comprendre.

Ils avaient l'esprit si bouché qu'ils ignoraient

BOSs. Àvert. 6. Esprit bouché! dit le chevalier, iiahilt. Gramm. 3. Je n'étais pas assez bouché pour ne pas sentir cela, 1. 1. rouss. Prom. 4. Je n'ai supposé ni un génie transcendant, ni un entendement bouché, id. Ém. iv. || En termes de musique, sons bouchés, sons qu'on tire du cor en introduisant la main dans le pavillon.

BOUCHÉE (bou-chée), s. f. || 1° Morceau qu'on met dans la bouche en une seule fois. Bouchée de pain, de viande. |{ Par exagération. Il n'a mangé qu'une bouchée, il a mangé très-peu et à la hâte. Il Ne faire qu'une bouchée d'un morceau, l'avaler en une seule fois ou tout au moins très-vite. Il ne fit qu'une bouchée du pâté. || Fig. et familièrement. 11 n'en ferait qu'une bouchée, il en triompherait vite et sans peine. || 2° Nom de différentes pâtisseries. Petites bouchées ou bouchées à la reine, très-petits vol-au-vent.

— HIST. xu' s. Aporte mei un poi, se vels, une bouchie de pain. Rois, 3H. || xiii* s. Novelement est acouchie , X chascun donoit sa bouchie, Mais n'avoit pas son chief covert, Ren. 364.

— ÊTYM. Bouche; ital. boccata.

tBOUCUELLE (bou-chè-1'), s. f. Terme de pêche. Entrée de la tour de la bourdigue.

— ÊTYM. Boucher, verbe.

t BOUCUEMENT (bou-che-man), s. m. Terme d'architecture. Action de boucher une ouverture. On a opéré le bouchement, en plein mur, de cinq grandes fenêtres.

f BOUCUE-NEZ (hou-che-né) , s. m. Ce qui sert à garantir des mauvaises odeurs. || Au plur. Des bouche-nez.

— ÉTYM. Boucher, verbe, et ne*.

t. BOUCHER (bou-ché), v. a. || !• Fermer une ouverture, un passage. Des chariots bouchaient le passage. Le conduit était bouché par une pierre. On boucha les fenêtres. Boucher les jours, les vues d'une maison, en murer les fenêtres. || Boucher la vue. l'intercepter, l'empêcher. Ces arbres nous bouchent la vue. || 2" Fermer avec un bouchon , avec un tampon. Boucher une fente. En bouchant le trou avec le pouce. Le procédé pour boucher les bouteilles de vin de Champagne. Le Nil bouche avec son limon les interstices de la terre. || .Se boucher le nez, se garantir contre une odeur forte ou délétère. || Se boucher les yeux , les oreilles, ne vouloir point voir, entendre. Et se bouchant l'oreille au récit de ses vers, Régnier, Sat. II. La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles Et nous laisse crier, malb. vi, 18. Je fermerai les yeux, je boucherai mes oreilles, desc. Médit. ». L'opéra toujours Fait bruit et merveilles; On y voit les sourds Boucher leurs oreilles, béhaho. Musique.

BOU

Il Fig. et familièrement. Boucher un trou, payer une dette. Il 3* Terme de doreur. Boucher d'or moulu, réparer les ouvrages d'or qui ont quelque petit défaut après avoir été brunis. || 4° Se lioucher, v. rifl Se fermer. La voie par oïl les eaux s'écoulaient s'est tout à fait bouchée.

— HIST. xtn* s. Et puis reclost l'en la porte et la boucha l'en bien , aussi comme l'en naye [noie, jette à l'eau] un tonnel, joinv. 2)0. Assez prés de Damiele trouvâmes un llum qui issoit de la grant rivière; et fut acordé que l'ost séjourna un joiu' pour boucher leditbraz, id. 21». Dont je vis un Coremyn [Chorasmien]qui fu des gens l'empereour de Perse, quinousgartioit en la prison, que, quant il ouvroit son sac. nous nous bouchions, que nous ne povions durer pour la puneisie [puanteur] qui issoit du sac, id. 265. Il XIV* s. Il saigna tant de sanc, boucbier ne pout sa plaie, Girart de Ross. 466 1 . || xv s. Sa cheminée il [l'avare] boschoit. Craignant perdre la fumée, BASSELiN, XLiv. Avoit la première les oreilles bouclées tant estroitementque à nulle rien fors qu'à propre affection ne voloit doner ascout. G, cHASTtL, Expos, s. vérité mal prise. Icelle femme dist que son mari estoit en ung lieu appelé les Arceiz, où il bouchoitson blé [mettait en gerbe], ducange, bouchellus. Il XVI' s. Alors le grand pontife tire U patiente toute bouchée [voilée] hors de la littiere, AMYOT, Numa, 18. Il n'y a d'autre différence entre cecy et cela, sinon que le corps qui fait ces ténèbres est plus grand que mon manteau qui te bouche les yeux, id. Péric. 67. Un caveau, lequel n'a porte n y demie, sinon une grosse pierre dont on bousche l'entrée, ID. Philop. 33.

— ÉTYM. Ménage tire ce mot de pOCeiv, boucher, mais on n'a aucun intermédiaire qui justifie l'introduction directe de ce mot grec dans le langage vulgaire. Diez, se reportant à 6oue/ion, dit que ce mol est l'équivalent du provençal 6ocon, etde l'italien boccone, qui signifient bouchée (ancien français boucan); de là boucher, avec le sens de ce qui remplit la bouche, et, en particulier, la bouche de la bouteille. C'est avec raison que Diez rapproche boucher de bouchon; mais est-ce bien à bocon, boccone qu'il faut rapporter bouchon? L'orthographe bosclier, boucier. bouscher n'y conduit guère; le sens de mettre en botte que boucher a dans un de nos exemples n'y conduit pas non plus. Boucher ne peut venir de bouchon : l'un et l'autre supposent un substantif bouche, masculin ou féminin, qui voudra dire ce qui obture et ce qui fait gerbe ou botte; substantif qui existe réellement, comm"? on le voit dans cet exemple du XV' siècle : Confessent iceulx habitans devoir au dit prieur, pour cause du disme de toutes leurs chauves qui est de dix bouches [gerbes], ung bouchot, nu CANGE, boleronus. Or un pareil substantif ne peut pas être rapporté à bouche, ouverture placée au visage ; mais il appartiendra saus peine (car il est le primitif de bouchcyn de cabaret, voy. bouchon 2) à un radical qui se trouve dans bois, dans bosquet, dansbou<^(, dans bilehe, etqui, signifiant bois ou morceau de bois, aura facilement le double sens de tampon ou de bouchon, sorte de faisceau. En définitive, l'étymologie reste indécise entre deux conjectures : t' bouche, ouverture dans la face; bouchée, ce qui emplit la bouche; d'où boucher. obturer; à quoi on objectera que, historiquement, ni bouchée n'a jamais eu le sens de ce qui oL-ture, ni boucher celui de mettre en bouche (ce qui , si on l'avait trouvé, aiderait grandement cette étymologie), ni le provençal bocon et l'italien boeame celui de bouchon [ce qui aiderait l'assimilation, en montrant que boeon et boccone sont les mêmes que le français bouchon); 2" bouche, faisceau de paille, de javelle, de branchage, d'où bouchon de cabaret, ce qui s'applique sans difficulté à tout ce qui bouche, obture.

2. BOUCHER (bou-ché: l'r ne se lie jamais; au pluriel I'» se lie : des bouchers enrichis, diies : des bou-ché-z-enrichis), X. m. Celui qui tue les liestiaux, les débite, et en vend la chair crue. || Garçon boucher, celui qui aide le boucher dans son travaiL Il Fig. C'est un t>oucher, se dit d'un homme cruel, ou d'un chirurgien inhabile et maladroit, et encore d'un général prodigue de sang. || C'est un rire de boucher, il ne passe pas le nœud de la gorge, se dit de quelqu'un qui témoigne à l'extérieur qu'il est content, quoiqu'on effet il ne la soit pas trop. Locution qui vient de ce que les bouchers tiennent leurs couteaux à leur bouche, ce qui leur fait montrer les dents et faire tme contorsion de lèvres imitant le ris.

— HIST. xur s. Et un cotelqui souef tranche Cou ce fust cotel à bochier, Ren. itnt. U bochisrd'On

BOU

IMM pnwMAi tôt elMieiiM b«ia lU d«ol«n, «t mrtftt M Mit bMM. t Mwàn mU <I« lor bore «oaMMtrw g«U, Liv. di jiul. 7. r>>rce qu« Doz «•lauMi qall Mloit tu<« d'uo muI cou|i ils niâil ou àê maeJiiia, nox praiimn un boucler, li quii aroit toupt U nuit daranl kvwtuM li, bkaoh. il, lo. Ouaiil 1m bouchien •( In «utrM borne* da l'oil el Im fammM qui tcndoiaiS Uf danrtea olrent ce, il lartrenl la cri en l'oit, jomv. 133. ||x]v< i. olivier da Uiuon pur la bataille ira; 11 tenoit un martvl m'k aea deux maint porta; Tout ainil qu'un bouenier, abaii etrerta, CutMcl. t*3t. Quo let para* l'avoient cra4 non pas consul pour gourernar, mes boucbier pour tourmenter et murdrir le peuple, ■raciiiuai, ^ *», reeto. || zv* a. ttl'appolloit on le boucher, pource que, k besongnatoCi iiestoit contre laeAnglôis, il en prcnoit peu k rançon, juvenal, Charlt* yl, i«07. Chier fiU, c'eit pour vous reprouchier Que n'avez [las cuer de boucbier, Mir. de Ste Cfnetihe.

— r.TYM. t'rorenç. bochitri cataL bolxii ital. b*ceai'n, beccaro. Une analogie apparente semble d'abord indiquer bouchr comme primitif de boxtcher; mais l'italien beccaio s'y opjiose. Komarquaiit (juc btcco en italien signifie bouc, et que la forme française et la forme provençale peuvent ti'o sans peine rattachée* k6ouc, on acceptera cette èlymolugle qui, Indiquée avant Itaynouard, a été éu>l)lie par lui. Le boucher est proprement le tueur do boucs (la

rjlio pour le tout). Ainsi, pour le mot boucherie, cAté de boearia, le provençal avait brecaria, qui, venant de terbiz, signifie proprement la tuerie de brebis (encore la partie pour le tout), bien qu'il semble très étrange que le boucher ait été nommé d'après le bouc ou le chevreau, cependant, étymologiquemenl, il n'y a aucun moyen d'écarter l'italien beccaio, ni de rapporter le provençal boehierex le françai.i boucher i\ bouche.

t BOUCIIERAIE (bou-cbe-r«), t. f. Un des noms vulgaires de l'engoulevent.

BOCaiËRE (bou-chft-r') , (. f. Celle qui vend de U riande crue ; la femme d'un boucher.

— «TYM. Iloucher ï.

BOCaïKRlB 0>ou che-rie), (. f. J| 1* L'endroit où l'on tue let brstiauz ; lieu oiV l'on débite et où l'on rend la chair crue des bo.<itiauz. Vous avez [k Paris] de* boucheries dans de petites ruas sans ittua, qui répandent en été une odeur cadavéreuse, capable 'l'empoisonner tout un quartier, volt. Leit. Poulet, ai avril I7fl«. O'iand nu mouton bilant la sombre houchurie Uuvre ses cavernes da mort, a. cuAMisa, «as. Il Viande da boucherie, U grotte viande, bœuf, veau cl mouton. || 1* Le corps dea bouchers. Toute la boucherie de la pl.ice aux Veaui fut sur la point 4e prendra les armes, ritz, iv, lai. || S* Fig. Tuerie, massacre. Ce ne fut pas un comliat, ce fut une boucherie. La boucherie qu'on fit da plus de aoo cltovens, YOLT. Maun, »30. jj Uencr, envoyer dos toldatt k la boucherie, les exposer k une mort presque certaine. Pendant que M. de Contades mène k la boucherie tous les descendants de nos ancieiu chevaliers et leur fait attaquer quatre-vingts pièces de canon, comme don Quichotte attaquait des moulina k vent, VOLT. Ltttr. Mme U'Argfntal, il> août «7t«. Il Proverbe. Il n'a pas plus decrédit qu'un chien k la boucherie, se dit de quelqu'un qui est tans crédit, qui ne peut rien.

— IIIST. ziii' t. Et qui eit aitan4 lur reniée de baauu, ti coma ett fonde ou cheane ou loge ou bouobaria, ÀÊi.4«J.i, 174. || xiv* t. OaitutU boucherie, 14 où tont li boucbier. Tout let jours qu'on vent char, i font aler Gautier, Baud. d* Seb. vu, 1*0. Depuit fut traniporté en une autre prison, appelée la boucherie [k Paris], qui ett priton très orrible el où plusleurt se tont desetperax et occis, DU CANOi, boucheria. Kt mené non pat seulement en tervaga, mais en une cbartre et en une boucherie (priton], aMcniuHi, ^ at, t^no. ||xv t. L'un ettoit de* plus grands navieurs, et l'autre astoit boucher, le plus grand de la boucherie et qui le plus y avoit de voit, moiss. ii, ii, 33».

~ (TYM. Boucher 3 ; proveoç. bocaria. Il serait poaiibla que bouthirit, au tant de prison, dans l'bistorique, vtnt de boucher, verbe.

t BODCHET (bou-ché). t. m. Espèce da boittoa faite d'eau, de tucre et de oannall*. Inutile aiijoui^ d'hui.

~ ■•"• xtY» t. Une OttTèe de bocbat, qui mite y •rtottpow nffrotdiw, va cado*. bocketui. AprAs JUJ*" *•*••? Ûl almot par compaignic boire du •""■"•■•,.•• D« »to* «>• U elle aporter tous

^i,^^^^:^**^' ««•-*••■> y «. ««»•*• U XT* a. u wwn— « (mm boira «g une uvanx en

BOU

la ville de CooMaiMM «B ToaUl d'une femme, qui lors vnniloit boaelMt «t ttrroite, lo. ib. Orvoite, ou bucliel, ou biere, ou cidre, ou peré, ou lellat mtni<<rcs de bruvaiges, lu. ib. || avi* s. il usen de ptliane, eau bouillie, eau d'amende*, bouebM,

PAtt, V, •-

— I " uli d'où Tient ce mol.

t ■>' > (X) (a-bou-che-ion), {oc. «d«.

Tcrmu 'i'- rii<'iii:r. Quand des pièces de (lîenea crrutci, comme les saladiers, sont placées dana le fuur, on les met l'une sur l'autre par leurs borda, ce qu'on appelle let poser k boucbelon

— lliST. xr* s. Ice'.lui Pyocart regarda par une <le4 feiienires de la chambre, et, pour ce faire, monta sur icellui Pommart, qui se mit k boucheioo ,les mains tur tet genoux], ou canok, bouehtUus.

— erYM. Boueht. Dans le langage populaire, tomber k bouchon c'ett tomber sur le ventre, c'est-kdire, au propre, sur la bouche, sur U laee, ce que nos anciens disaient tomber adenx [k dents, tur let dents].

BOraiR-TROU (bou<be-trou), s. m. || l'Ce qui sort k boucher un trou. Un placard qu'on met devant un vide, dans une maison, est un bouche-trou. Il 1* Ce qui ne sert qu'k faire nombre. Vous trouverez dans cet ouvrage quelques bouche-trous. || >■ Une personne qui ne sert qu'accidentellement k remplir un emploi vacant. U est familier. || Au ptur. Des bouche-trous.

— ETYM. Boucher et trou.

t BOnCIIETTK (bou-chè-f), ». f. Petite bouclio, mot qui s U3l dit comme un diminutif gracieux.

— UIST. XII* t. Mais ton clair vit et ta fretche l>ouchete, C'ouci, vi.

— ËTYM, Bouche; provenç. boqueta; etpagn. boquita; ital. bocchella.

t BOOCUBT0BE (bou-che-tu-r"), #. ^. Ce qui sert k fermer un pré, une terre labourable.

— ÉTYM. Boucher.

f BOCCUKUR (bou-cbeur), adj. Qui bouche.

— HIST. XVI' g. Les deux obturateurs ou boucbeurs [nom de deux muscles], pakX, iv, 43.

— ÉTYM. Boucher».

BOUaiOIR (bou<holr), t. m. Plaque do fer qui sert k fermer la bouche d'un four.

— ÊTYM. Boucher I.

«. BOUaiON (bou-chon), t. m. || !• Ce qui i^rt k boucher une tioutollle, une carafe, un flacon. Bouchon de liège, decrlslAl. || Faire sauter le bouchon, faire partir avec bruit le bouchon d'une bouteille de vin fumeux. Le bouchon part, l'esprit pétille ; La décence môme y babille, bXrano. {.'ourmoiulf. M Familièrement. Aimer k faire .«aulcr le bouchon, aimer k boire. || I* Jeu dant le(|uel on met des

filècea de monnaie sur un bouchon qu'il s'agit d'a- «ttreaTeeun palet. Jouerau bouchon. || 8*Termede pèche. Morceau de liège pour soutenir la ligne sur l'eau. Il 4* Terme d'horloger. Pièce de laiton rivée d.ins les platines des montres ou pendulet. || 6* Sorte do laine d'Angleterre. || Inégalité k la turface des fils de la sole. || 6* Sorte d* couvercle métallique adapté k une bouche de chaleur. || 7* Terme d'artillerie. Uourre des bouches k feu.

— lllST. zri* t. iKole, comme estant le plus petit dos dieux et un bouchon seulement d'iceui, a peur du roy qui commande k la mer, mxbijn co- CAlx, t t, p. **», dans lacurni.

—ÊTYM. Il yadans le provençal boeon, dant l'italien 6ooeoii«, et dans le français t>oii«Dii, qui signifient bouchée , morceau. Uiez pense que c'est U notre mot bouchon, signifiant ce qui remplit la Inuche, l'ouverture, et par tulle, ce qui bouche. Lalocutlon populaire tomber à bouchon, tomber sur le visage, en llallen boetnne ou boceoni, ventre k terre (il le fait choir k bouchon contre le sablon, ouv. di la MARcnt, Mém. IIT. I, p. 173), montre bien quebOKchon peut appartenir k bou(>>«, mais n'est pas un intermédiaire qui témoigne du pattaga du tcnt de bouche au tent de bouehom. Autti let objectioas qu'a soulaTéat la T«rb« t«iMk«r (voy. >o»ana i) raitent entièret; «1, tOM^koMM pouvanlétretéparéda kowcher, c'ett U qall bat ezaminer le* deax élymolo* giet entre letquellei il y a débat : bouche de Tiaage, et l'ancien français boudn, faisceau de bnnehage. L'aapegncl 6«son, bondon, bouchon, ne peut être rapporté id; il tient k bmofi, canal par où te vide un étang.

1. BOUCnO?( (boa-«hon). «. m. || 1* BooqMl, rameau de Terdure terrant d enseigne k un cabaret. Kt ravalant Phébut.... Voal un bouchon k vin du laurier du Paniaaaa, Mnon, 5ai. tr. || Lo eakarM mâoM. Laa rooUan ifwTtHnt k loo* Im hamt i!f UouolMW de Mo, da pailla, pai«atoda

da paiUe tortillée. On m tan d'm lintntion da Mille pour frottar U* ciMTau a( «ailiw Mima domaati • que*, jl lUttra u hoMbMd* pMlla à ift «MM d'un cbaval pour iwUqnar mil an t fwdta ii»«i<>r... teotion, bouebm da Ui>s«, im, pa<| iJtt drape Ou'en boachon* tortOIA* all« .. braa. atoima, Sai. zi. || rafflilièraaaA Kila est torchée eoMaa un boucboo, aile ait mal hWXw Il Fig. Petiia aUanét^lcnHBanlbabaiéa. Caatvn joh petit boucboa qui MM* r^ionit fart, ut. ut. Il Fig. et lafflilikraïunL Mon petit faonelmi, laraa de tendreiM al da caraaM. Vieux an ea Moa. Hai, hai, bai, mon petit nex, paurra petit booehoo. MOL. ^c. dee mar. ii,«4. Critpin : Allontdonc, tan* hcoa, çk le bciser de paiz....—Plorine: Au retour.— Critpin : Souvient-t'ea ; ah I boucbor , Im atiraiUi Sans cesM arec plaisir m'attirent... uuimueaM, floblet de provintê, iv, t.

— HIST. ziii* t. Tu iez la droite Sarraf, Ta tm la toison arotizée, Tu yex li howehon* (bukna] Syoaf, auTia. u, « « . || xn* a. galgmawr, caeta fcwii, dont Je fais mention, Pu rnoah graat al hMtilila; haut y tontli boueon [buissons, boit], Gueul. MU, La bouchon de chanvre d'un cent doit otiola par tarra, DO CANOR, boltronui. || xvi* t. Il va gentiment prendre le chat, et lui aiant attaché un boueboo de paille k la queue met le feu dedan*, Mam. Ce«Mi,zxni. KUe lui faitoit dM mo-jttaehaa M im houchooi k l.icquaite, d'ao*. Fcen. iv, 47. Aiant exagéré la foibletM de la place , où il n'y avoit que dM forts de bouschons, id. Uiii. ii, «a*. Il faut lui paaaM doucement l'ettriUe , le peigne, l'tpnuwaleatMbettcbon tur le dos, o. de «caaia, soa. X boa via ne faut point da bouchon, ounut, Cttriot. fr.

— BTYM. Namur. bouchon, buiiton; walloa,toithon, même lent, tibouhéie, touffe de plaotM; do l'ancien français bouche, faisceau de branchage, de javelle ;Toy. aoit; alleni. Buich, buisson. Lafonna boueon, que l'on renccntre, doit être ima forme picarde, le picard changeant aouTent tk ea c o« ft.

BODCUONMÊ, ES (hoa-cbo-oé, oée), paet.pamé. Cheral bien bouchonné. Ella Ait frottée, bieo boaclionnée, sXv. a44.

t BOOCHONmOIEin' (bou-«bo-oe-man) , t. m. A»tion de pa*Mr (ur le corps des animaux na booehoa de paille, une broise ou tout autre oorp* aac

— ÉTYM. Bouchonner.

BOUCil().>.>'KR (bou-f:ho-né), r. a. ni'Mettiaaa liouclion, en paqict, cblITonner. || I* Booohaaaar un cheval, le nettoyer avec un boucboa da ptilla. Il S* Familièrement, ujoler, carettar. Je ta bouchonnerai, baiMrai, mangerai, moL, tt.d«tf.r,*.

frf(l Un (ange Se bouchonne partout, Rtc:<iE«, Sat. z.

— niST. zvi* s. Il la TOUS bouchonne, il la T»us esirille, il la traite ai Uac, qu'il aambloit qu'alla fust encore bonne bette, iMtsniR, Coule*, xxvu.

— ÉTYM. Bouchon, 1.

I DOrCHOiTNRDl, RCSB, adj. Soie booehao» neuse , soie grottière qui a des bouchons.

BOUCnOIfNIEE (bou-cho-nie), i. m. Calai qta fait, qui vend des bouchons.

— ETYM. Bouchon I.

t BOOCIIOT (bou-cbo), s. m. Terme de péeho. Parc ouvert du oété de U oéte, pour praodra la poitton k marée baaM. || Pare pour mullipa«' Im moulM at autrM ooqnillagea.

— fiTTM. Probablanaat boodka, k eauM da ttm-

VIeuz en ce tent. Ij 4* Se booefaoaaM, a. verrat enveloppé at ta

verture que prèaaotaot om parc*. • /), *. f.

Tanaeda

I BOrCIfTRR (bou-chtt-l pagne. Haie vive.

— CTYM. Bouthtrt.

t BOCCnoiXI fboo-ri-ro-n. f. f. Un dM aoaw vuigairet d'une ctpéce de bécatsioe.

BOCCUC (bou-kl*), t. f. || t- AnoMudaMélal ttm un ou plusieurs ardillons. lioucla da ooiatora. Dm bouclM da JanetièrM. de toullMa. O f r Im faauDM portent aux oraillM i Dm booeU* d'oraUk* aa briUaaia; 4m I diaiaaBU. Il •• Aaaaaax qoa IbrMaat Im dwtaai Maé*. Treala ailM d« Ooci&lha doal Im ekaaeax laabaiant k ^

Gnidt, 1. Il 4* Aaaaaa da ci^Tfa qaa l'ea b« caralM, pour Im ampéelMr d-tira aoilUaa. Il •" 1 d'archilaeiara. PaUt earela on bnae d'aaaaaa qot •art d'anaaieai k une sioulunt ronde. || •* Teroia da Télériaaira. Mon Tulgaire domiL' k U tiomaijta aphlbauM du porc U V* A^oUlaa qui aiaM la paaa de U nia boadéa. H > THaa 4a Mariaa. Offmam

aUflé * «aa tfoa Mto4 loar k ■■! *aca-

■ML I M«m4 dapla. J t> Boomlr «B amaaa taé A f ton» de fuoelM k large kr.

BOU

BOlJ

fiOtJ

Il Terme de métier. Velours à boucle, velours qui a été fait à l'épingle.

— HiST. n* s. Toute [il] lui fraint la bucle de cristal, Ch. de Roi. xciii. || xu' s. Le destrier broiche qui le Ta randonnant.Et fiert Fromant sorson escu devant; De soz la boucle le va tout pourfendant, Raoul de C. 08. Il xur s. La boucle d'une pierre fu, Oui ot grant force et grant vertu, la Rose, <075. As dens [il] sesi la bougie de l'esou, Agolant, 602, dans DO CANGE, boucleta. Il XVI' s. Tenir la volonté et l'appétit soubs boucle, hont. i, 4 84,

— ÊTYM. Wallon blouke; picard, blouke et bluke; norm. et Berry, bloucque; provenç. bloca, bocla, la bosse du bouclier; anc. espagn. bloca, même sens; bas-Iat. bucula sculi, dans les Gloses d'Isidore ; dulatin buecula, joue, priprement petite bouclie, diminutif de bucca (voy. bodche), puis la partie centrale d'un bouclier (ainsi dite parce qu'au centre on dessinait souvent une tête et une bouche d'homme ou d'animal), et, en bas-latin, de plus une boucle.

BOUCLE, ÊE (bou-klé, klée), part, passé. || l'Attaché avec une boucle. Petit coffre bouclé. Ceinture bouclée. Il 2' Garni de boucles. Souliers bouclés. Il 3° Qui a des boucles de cheveux. Une demoiselle toute bouclée, sÉv. 435. ||4°Termede blason. Collier bouclé, collier d'un lévrier ou d'un autre chien qui aune boucle; buffle bouclé, buffle à la gueule duquel pend un anneau d'un émail difl'érent du reste du corps. Il 5' Poissons bouclés, poissons qui ont le corps armé de pointes recourbées. Raie bouclée.

t BOCCLEMENT (bou-kle-man) *. m. Terme de vétérinaire. Action de boucler pour empêcher la génération.

— ÉTYM. Boucler.

BOUCLER (bou-klé), t). a. || l'Attacher, serrer avec une boucle. Boucler ses souliers, sacravate. || 8° Mettre des cheveux en boucles. Boucler sa chevelure. Boucler un enfant, lui faire des boucles. || V.n. Ses cheveux bouclent naturellement. || 3° Terme de vétérinaire. Boucler une cavale, lui mettre des boucles pour empêcher qu'elle ne soit saillie. || Traverser le boutoir d'un porc par un anneau, pour l'empêcher de fouiller dans la terre. |{ 4° Boucler un port, en fermer l'entrée. Vieux en ce sens. || 5° Boucler des prisonniers, fermer sur eux les portes de leur cellule. Il 6° Terme de marine. Faire un nœud simple. Il 7° V. n. En termes de maçonnerie, se dit d'un mur dont les parements s'écartent faute de liaison suffisante dans sa construction. Ce mur boucle, c'est-à-dire bombe en forme de boucle. {| 8° Se boucler, K. réft. Mettre une boucle. Prenez votre ceinture, et bouclez-vous. || Arranger les boucles de ses cheveux. Elle est, tous les soirs, une heure à se friser, à se boucler. || Être fermé par une boucle. Ces guêtres se bouclent par le côté.

— HlST. xu' s. X son col [il] pent son fort escu bouclez, Ronc. p. 36. ||xiii' s. Cil chevalier novelement Fu venus d'ung tournoiement Où il ot faite pour s'amie Mainte jouste et mainte envaïe. Et percié maint escu bouclé, la Rose, (4 93. || xvi* s. La Boulaye l'asseuroit que le marché estoit bouclé [conclu], et que la Magdelaine coucheroit chez lui pour se trouver à l'assignation indiquée, d'aub. Vie, Lv. Il porta luy-mesme de ses nouvelles aux fors de Nivelay et de Risbam investis et battus en mesme temps : les premiers furent contraints de Doucler [boucher les passages] pour se sauver à la ville, les autres se rendirent, m. 16.1,27. Averti que le duc le vouloit boucler [assiéger] en quelque lieu qu'il fust, ID. ib. m, 28.

— ÊTYM. Boucle; provenç. blocar, garnir de bosses. Un escu bouclé ne veut pas dire autre chose qu'un éeu bombé ; c'est une épithète banale.

t BOUCLERIE (bou-kle-rie) , s. f. Fabrication des boucles et anneaux de fer. Tenir la bouderie. Paris avait autrefois une rue de la Vieille-Bouclerie.

— HIST. xm' s. Li aprentis qui aprend au mestier de bouderie, Liv. des met. 57.

— ETYM. Boucle.

t BOUCLETTE (bou-klé-f) , s. f. Petite boucle ou petit anneau.

— HlST. xm* s. Il puet estre patrenostriers à Paris qui veut, c'est à savoir faisieres de toutes manières de patrenostres et de boucletes à soulers que on fait de laiton, de archal et de quoivre [cuivre] nuef et viez, livr. des met. 97. || xiv s. Et en chascun cordiau a une bouclette faicte des cordiaux mesmes, Modus, f' cxxiii, verso.

— ÉTYM. Diminutif de boucle.

BOUCLIER (bou-kli-é ; l'r ne se lie jamais ; \'s se lie au pluriel : des boucliers épais , dites : des boukli-é-z épais), s. m. |i 1' Partie de l'armure défensive des anciens. Le bouclier se portait au bras

gauche. Bouclier rond. Bouclier échancré. Bouclier d'osier. Les soldats armés de bouclier». Sur un bouclier noir sept chefs impitoyables Epouvantent les dieux de serments effroyables, boil. Longin , Sublime, <3. Il Fig. Faire un bouclier de son corps ."i quelqu'un , parer les coups qu'on lui porte. Je lui fis si longtemps bouclier de mon corps, corn. D.San. I, 3. ù vous hommes vaillants.... Qui faisant boucliers et remparts de vos corps.... haïr. Sophon. u, 2. Il 2° Levée de boucliers, démonstration par laquelle les soldats romains témoignaient leur résistance aux volontés de leur général. || Fig. Démonstration armée, attaque à main armée. Il y eut dans la Vendée une levée de boucliers. Cette levée de boucliers était le prélude d'une guerre sérieuse. Il Dans les affaires politiques, démonstration d'attaque ou d'opposition. Boileau [non le poète] n'était pas content de ce que M. de Paris ne levait pas bouclier pour les jansénistes, st-simon, 65, 78. Il 3' Fig. Sauvegarde, protection, défense. Qui fut tantôt le bouclier et tantôt l'épéedeson pays, flécii. Tur. J'en parerai les coups du bouclier de la foi, ROTR. St Gen. m, 2. Vous étiez son bouclier au milieu des alarmes, id. Antig. i, 4. La crainte de déplaire aux ducs et à Mme de Maintenon lui fit faire [à Fénelon] bouclier de modestie et de ses fonctions de précepteur, st-sim. 3t, los. Couvert du bouclier de ta philosophie, Le temps n'emporte rien de ta félicité, LAHART. Méd. I, 4 2.114° Terme d'astronomie. Nom d'une file de petites étoiles en ligne courbe, entre l'épaule gauche d'Orion et Aldébaran, la plus brillante étoile du Taureau. C'est cette forme et la position de ces étoiles qui les a fait nommer le bouclier d'Orion, et, par abréviation, le Bouclier. || 5° Dans les anciennes chroniques, et, d'après la physique d'Aristote et de Sénèque, jusqu'au XVII' siècle, bouclier, sorte de météore igné. Il 6° Terme d'artificier. Planche mince de bois léger, découpée en forme de bouclier. || 7° Partie du corps de certains animaux. || Nom marchand de coquilles du genre des patelles.

— REM. Autrefois bouclier était, en poésie, de deux syllabes, et Rotrou a encore suivi cet archaïsme. Ecrit bueler, comme il l'était souvent, ce mot était dissyllabique; écrit bouclier, quelques indices portent à croire que , dans la prononciation, une des consonnes tombait : boulier; de là l'usage de le faire dissyllabique , lors même que la prononciation avait changé.

— HIST. XI' s. Tans cqups [il] a pris sur son escu bueler, Ch. de Roi. xxxix. || xiii' s. Li bers fiert Matamar sor son escu bocler ; De l'un chief dusqu'à l'autre li fait fendre et froer, Chans. d'Anl. jv, 643. ij xvr s. Les hérétiques modernes font bouclier d'Yrenée et Tertuliien, calv. InstU. 375.

— ETYM. Provenç. bloquier; anc. catal. braquer; espagn. et portug. broquel; du Cas-latin bftccularius, c'est-à-dire c/i/peus buccularius , cscubuclerou bouclier, comme on disait; dans fscu bouclier, boucler, n'était qu'une éiiithète signifiant bombé (voy. boucle), épithète qui a fini par éliminer le substaiitil et devenir le nom même de l'écu.

BOUGON (bou-kon), s. m. Mets 011 breuvage empoisonné. Donner le Boucon à quelqu'un, l'empoisonner. D'Effiat se détourne, va à l'armoire, l'ouvre, jette son boucon, puis, entendant quelqu'un, s'arme del'autre pot d'eau commune, st-sim. 94, 246. Ce mot a vieilli.

—HIST. xvr s. Or ces villains, pour loyer de leurs gestes, ba .entooucons, ou leur couppent les testes, j. MAROT, V, 70. Voudroit-il bien à bailleurs de bouccons Donner lui-mesme à garder ses flaccons? ma-

ROT, n, 3(8.

— ÉTYM. Provenç. boeon, morceau; ital. tocronc, bouchée: de bocca, bouche (voy. bouche).

t BOUDDHIQUE (bou-<ldi-k'), culj. Qui appartient au bouddhisme.

t BOUDDHISME (bou-ddi-sm') , s. m. Doctrine philosophique et religieuse qui est une réformation du brahmanisme et qui consiste essentiellement, au point de vue négatif, à nier que le sacerdoce soit inhérent à la caste des Brahmanes, et, au point de vue positif, à prêcher une morale ascétique dont le but est de délivrer l'être vivant de la nécessité de la transmigration. Le bouddhisme, chassé de l'Inde vers le vu' siècle de l'ère chrétienne, après des guerres sanglantes, s'est propagé dans le Thibet, la Tartarie, la Chine et le Japon, pays dans lesquels il compte des centaines de millions de sectateurs.

— ÉTYM. Buddha, nom du réformateur, qui appartenait aune famille de princes et qui vivait dans le VI' siècle avant l'ère chrétienne. En sanscrit, buddha signifie sage.

t BOUDDHISTE (bou-ddi-sf) , t. m. Sectateur da bouddhisme.

BOUDÉ, ÉE (boudé, dée), part.patii. Ce mari boudé par sa femme.

BOUDER (bou-<lé),e.n. || l"Témoigner parune certaine expression chagrine du visage, et particulièrement des lèvres, qu'on a du mécontentement. Vou» avez contrarié cet enfant; le voilà qui boude dans un coin. || 2" Avoir de l'humeur, du mécontentement. Lasse de bouder sans qu'on y prit garde, sÉv. 460. La reine n'a point baisé Monsieur, qui en boude, ID. 606. Madame de Cleveland bouda contre le roi, HAMiLT. Gramm. )). U s'est apprivoisé pas à pas, jour à jour; 11 boude à mon départ, il saute à mon retour, lamaht. Joc. m, 4 22. || Fig. C'est un homme qui ne boude pas , il est toujours prêt à répondre à qui l'attaque. Cet homme ne boude pas à table, c'est un bon convive. Cet officier passe pour bouder au feu, pour ne pas s'y exposer volontiers. Il Familièrement. Bouder contre son ventre, se priver d'un repas ou d'un mets qui ferait plaisir, et, parextension, se priver par dépit d'une chose agréable. Il 3' Terme du jeu de dominos. N'avoir pas de dé à jouer. Il 4° Terme de jardinage, qui se dit d'un arbre ou d'un arbuste qui ne profile pas. Ces jeunes pommiers boudent. || 5° V. a. Votre Majesté a peutêtre cru que je la boudais, volt. Lettr. à Calh. 4 4 3. Plus que jamais il t'aime ; C'est ton tour maintenant de le bouder lui-même, A. chSn. 234. Il Se bouder, V. réft. Se faire mutuellement mauvaise mine. Ces deux amants se boudent.

— HIST. XV* s. Par ma foy vous ne boudez mie; Or povez bien, commant qu'il aille, Hardiement faire bataille; Tuit en sommes entalenté, La Peut, de N. S. J. C.

— ÉTYM. Diez rapproche de ce mot l'ancien français boudiné, bouton et nombril, le provençal moderne boud-enflâ, boud-ouflà, boud-ifià, gonfler, boudougno, bosse ; à cette liste on peut ajouter boudufe, qui se dit dans l'Angoumois pour toupie, chose de forme ronde. Ces formes conduisent à un radical bod, qui est dans le piémontais fé'lbodou, avancer la lèvre inférieure, et dans le rouchi boder, gonfler. Ce radical a déjà été trouvé dans borne (bod-ne). S'il est latin, dit Diez, il existe dans bot-ulus, boudin. Il y a, dans l'anglais, bud, bourgeon; mais, ce mot manquant à l'anglo-saxon, on ne sait s'il est propre à la langue anglaise ou emprunté.

BOUDERIE ( bou-de-rie ) , s. f. Action de bouder; état d'une personne qui boude. Leurs bouderies continuelles sont impatientantes. Le maréchal d'Huxelles boudait de honte et ne sortait de chez lui que pour le conseil depuis son aventure du traité d'Angleterre; Dubois fit entendre à son maître [le régent] qu'il ne fallait pas prendre garde à la mauvaise grâce ni à la bouderie, st-sim. dans lafaye, Synon. Cela eilt été V)ris en pique et en bouderie, iD. ib. J'ai eu un peffl moment de bouderie [avec le roi de Prusse] ; mais l'explication a bientôt tout raccommodé, VOLT, dans lafaye, ib. Cette affaire avait plus l'air d'une bouderie que d'une rupture, i. i. Rouss. dans lafaye, ib. NoXis ne permettons point la bouderie.... nous ne voulons jamais ipie nos amis restent brouillés plus d'un quart d'heure, mahmon- TEL dans lafaye, ib.

— SYN. bouderie, fXcherie. Ce sont des mécontentements légers. Dans la bouderie, il y a un signe extérieur, à savoir l'expression du visage, le silence, la froideur. Au lieu que la fâcherie n'est pas nécessairement accompagnée de quelque signe. On peut être très- fâché sans bouder; on cache, on dissimule sa fâcherie; et l'on peut bouder sans être aucunement fâché ; on feint alors une fâcherie qui n'est pas dans le cœur et qui n'est que sur le visage et dans les manières.

— ÉTYM. Rouder.

BOUDEUR, EDSE (bou-deur, deil-z'), adj.

Il 1' Qui boude habituellement. Un enfant boudeur Il 2° Qui exprime le mécontentement. Air boudeur Une petite mine boudeuse. || 3° Substantivement. C'est un boudeur.

— ÉTYM. Bouder.

BOUDIN (bou-din), t. m. || 1" .Mets fait avec un boyau qui a été rempli de sang et de graisse de porc Boudin noir. Nous sommesjuifs comme vous , ne mangeant point de cochon, point de boudin, voltaire, Jf/iiV. III, 4 74. Les hommes au rang desquels vou» ne voulez pas être, mangeront votre lard, vos boudins et vos jambons, fBn. xix, 4 »2 Boudin blanc, boudin fait avec du lait et un hachis de blanc de volaille. || Un boudin, une portion de boudin longue de iK à 20 centimètres, et fermée par un nœud aux deux bouts. || Eau de boudin, eau dans laquelle on

BOO

ln« Ui IripM I boodiB, «1 q«i «*• «Mmie utilit«. Il r\g. «t (BmllOewamt. Pm êBtft M Mn de bou- Jbl, M dit d'un* tflkir* qui M réduit à néant. H Enro^r à» un boudin k quelqu'un, lui vnrir qn*lqua pitl da ion méucr, lui jouer un roauvii* loar; m dit par alluilon k l'habitude d'enroyer da bnodln k h* ainii qtund on a tué un oochon. Il t* TMlaeboM qui , par la foniM, a quelque raa> i»inbian<» itm: la boudin. Dai bouHina ,\n irnxu loile. Imii'liii lia eheteui, bouola '' ■^la. Il [lioiidin] était boudin da tii." atal, flii d'un apolhiealra du roi, dunt |i«r>oiiii« n'irait jamaii hit cas, ST-tiM. im, u«. || Ku<ié« aree laqunlle on met le feu k la mine. || 3* l'etit port«nunt«au en cuir, et de forme ronde, qu'on attache lur l« doi d'un cheval. || i* Terme da aemirerie. Eipica da rwaort formé d'une apirale de fil da far. || l* Mambra d'arcliitaeiurB da forma cylindrique qui déeort le* arehiTolta*, la« arca-doubUaui, aroMigiTaii, bandeaux, etc. ||<« Terme de marine. Kamleau placé autour d'un bâtiment k la hauteur du Mcond |>oiit. || 7* lloue qui aort d'un tuyau qu'on dégorge arec la «onde. || Rouleau de tabac. || Paire un boudin est un vieux proverlie, qui «igniflait marier un gentilhomme arec une riche roturi6ro, parce que, le mari Hunl le aoullen de la mai.v)n, la femme, qui est riche, fournit la graJiie pour l'entreienir.

— HIST. ziii's. Que nul/ du dit mextier ne puisse vendre boudins do sanc, k peine de la dite amenda, /.t«. ttn mA. 177. Il XIV* ». Aler boire k l'aris la chopinède vin, Et la soupe humer, et rostir le houlUn, Guetet. tioio. jj xvi* s. La cuisine basse qui n'est pan seure, donnant la bassesse de sa* fenestret facile accès au diabolique boudin [pièce d'artiflce] et k autres Inventions que nostre misérable siècle a produites, o. de skrres, m.

— ETYM. Berry, bodt'n. On a indiqué le latin bo- Iulut; mais 11 faut supposer quelque diminutif tel que bolulinut, ou plutét, par interversion, bo{|i- RUf. Un a indiqué aussi le celtique : lias-breton, bouselltn, boyau; irlandais, pulog, boyau, boudin; kymri, poten. Kniin Diez a recours au radical bod (voy. BOUDKR et BORNR) , qui sighlHe quelque chose d'arrondi.

t BODDIMADF. (bou-di-na-d*) , (. f. Terme de cui- ■ioe. Ouartier d'agneau farci da boudin et cuit k la brocha.

— ETTH. Boudin.

t BOUIlINAtiK (bou-di-na-j'), >. m. Action de lonire la (il de lin avant de la mettra fur les t>o- Moa*.

— tTTW. Boudiner.

BOrniNR (bou-di-n') , (. f. Nom qu'on donne aux nreuds du verra, ou k la bosse qui demr-ure dans le plat du verre k l'endroit oà il a été coulé.

— HIST. XV* s. Klanibe ardente *a bouta en ce lit antre les linceuls, par telle maniera que le roi fut atteint de cette flambe; on n'y put oncquea venir k temps, ni lui secourir, qu'il ne fust tout ars, jusque* k la boudino [nombril], raoïsa. ii, m, oe.... Estra en l'eau ju.squesk la lioudine, id. ii, ii, asi.

— KTTM. Ca mot, dans l'ancien français, signifiait extrémité obtuse, nombril. I)ier. y volt le mime radical que dans houder.

t BOCIiINr.K (l>ou-di-néa), f. f. Platda boudin.

— CTTM. Noudin.

t BODDUfKR (bott-dl-né), v. a. Exécuter l'opéralion du boudinage.

— tTTM. fi'iudin.

t BOODITTIRrr (boo-dl-ni-fr-r'), «. f. Petit entonnoir de fer-blanc qui «art k fUr« du boudin.

-trrn. Boudin.

fBOCDINOIR (bou-di-Doir), ». m. Machine qui Mrt k boudiner la soie.

— fTTM. Anudin^r.

f WiUPJOV (bou-djou). (. m. Pièce d'argent, un té monétaire dan* l'Algérie. L» kw^jou est compté pour i fr. ao «eotimea.

— *TTM. Mol arabe.

mn^noiR (bou-doir), >■ m. Cabknat élégant attenant k l'appartement d'une dama. Je l'avais, d'^s la veille. Fait fuir de ton boudoir, BtRAn». Inf. de Liititf. Crains que la révolte ennemie Dans ton boudoir netroave eocèa, id. Todi.

— CTTM. BomUr, ainsi dit peroe le* dames *e retirent daae leur boudoir quand elle* veulnt être

t «OUDWItaR (bon-dri-«-rOoa BO0DltIini(bou-

tn-n"), i. f. Nom rural de la carie du nromeat

■OCRjboû*)... f. Il 1. Mèlance de terre, deHMa, *.*'y**°** ornalque, pioe mi aolBe Maaiiient, q«l neoime b pevé de* vUliee« rvmptttlM Itouts,

lee Itoaiè*. Un Um da boM. Jll été eeovert de betie par un fiacre. Il avait da* bNM{eqvin*k l'antique que le* boues avaient gâté*, scarroh, Rom. corn. th. t. Il Paver les l>ouo« et Unièmes, la disait autrefois de la taie 1 payer pnur boues al lanternes. Il Traîner dans Uboue, traîner dans les rue* boueuses. On avait commeucé k la traîner dans la lo .e , fin. T/l. VIII. Kig. dilTanier. || De vieilles é<|ui- >''.«..M ramassées parmi la* boue* de* bail** nintée* au langage le plus basât la plu* groe- , Il Kamilléremenl. Ne pas faire plus da cas d'une ciiose que de la boue de ses souliers, ne a'an soucier aucunement. Ils [les traitants] sont méprisé* comme de la Iwuc, pendant i|u'ils sont pauvre*; quand 11* sont riches, on les estima asaaz, mortuo. Ult. ptri. •«. Il 8* Terre délayée. De* cahute* da boue et de paille. Toi que les éléments ont fait d'air et de boue. Ordinaire sujet oA le malheur *e joue, meopiiiLE, Sat. I. Il Maison faite da boue et de crachat, peu solide. || Kig. Bâilr sur la boue, se bercer de vaines espérances. C'est bâtir sur la boue que d'appuyer les fondement* da sa fortune sur l'alTection passagftre d'une vile populaca, vcrtot, ii^ol. rom. XIV, p. 301. Il Poétiquement. Cet amas de lione. cî las de Iwue, le globe terrestre. Atonw ' iés sur cet amas de Iwua, Que la mort < dont le sort se joue. Mais atome* pensant^.... vc Wtattre df Liib. || 8*11 se dit de* cho*es auxquelles on n'attache aucune valeur réelle. Ive monde aujourd'hui no m'étnnt plus que lioue, malii. iv, ». Il.n [ses liions] lui échappent cepuidanl; ce las de boue fond k ses yeux, mass. Artnt, Mort, du p4eh. C'est avoir perdu la foi, d'aimer mieux risquer son salul éternel qu'une fortune de boue, lo. Car. Rechutft. La vertu de la parole de la croix n'est pas attachée à relie des ministres qui l'annoiiccnl; la ' les mains du .Seigneur peut éclairer !• ID. Car. Fauaif confiante. \\ 4* Terme nij^. .|.--. . ■. corp<i humain. I.'ameur de notre être avait d'aloril nnlmé notre boue d'un souffle d'immortalité, mass. Car. Sur In mort. Il sent que cette maison de boue s'écroule; il se sent mourir peu kpeu k chacun de ses sens, ID. Arfnt, Knrt du péeh. Se persuadant qu'il n'est qu'une vile boue que le hasard a ras.semblée, MASS. Car. Vérité de la religion. \ous connaisse/, fl mon Dieu, la fragilité de notre lioue, ID. Tor. Rechutes. Voyez s'il n'en cortta rien autrefois è Augustin; quels efTorts pour s'arracher k sa liouo, pour rompre la chaîne de fer qui liait sa volonté rebelle I in. Arrnl, Délai de la eonrtrtion. || Nous sommes tous sorlisdela mf'me boue, nous avons tous la méroe origine. Tout s'étudie, tout s'cmpresae k leur persuader [aux grands] qu'ils sont pétris d'une autre boue que les autres hommes, mars. Car. Prtupérité tem- }>or. f> mon Dieu, souvenei-vousque vous nous avez formésd'une boue fragile, id. Profetiion religieu-te, term. «. || S* fltat misérable. Aujouni'hui dans le trdne, cl demain dans la boue, corm. Pofy. iv, 3. l£n peuples sont soulagés, les vicieux laissés dans la boue, MASS. PrJi'f carême, Eiemplei. Lorsque U fortune ksa roue Attache mille ambitieux. Les précipite dans la boue. Ou les élève jusqu'aux deux, rSiia!»o. Tounwfrr. Il Tirer quelqu'un de la bouc, le tirer d'une position Kisse et misérable. || •• Bassesse, impureté. Ces âmes que le ciel ne forma que de boue, cor;c. Pomp. i, 3. Mais son sang que le eiri n'a formé que de boue, id. D. San. i, t. Dès qne ce poison a gagné la Cffur. on trouve des tmes de boue, mass. Obtt. Ses elTorU Impuissants pour s'arracher k sa boue, id. Samar. N'avervous pas tratné votre eorur sur la boue de mille pasdonsT in. Pisp. à la comm. l'n crur qui *e traîne encore sur la boue et qui ne sait s'élever au-das*us de» créatures , m. ib. Tirei-moi de cette boue où je ne saurais marcher sans enfoncer tous le* jours davantage, id. Car. Sur U$ caturt ordinaires de nos rechutes. || 7' Boue* minérale*, limons que l'on trouve prè* de* source* de qwelqve* eaux minérales, et qui, imprégnée de* mmiti eonlMiMi due ceeeeux, JoulisentdepropriMe tnaloguee à mDm de* aeux ellM-mèmae. ll^'TenM de géologie. Couebe* de booe noire, eooiMMnt beeuooup de lignite terreux et dee tnuot tfwbree eonifèree. |] t* Boue d'émeri. poièeqvi «eftMBeMMdeeroMsoaoMaie* des lapidalrvs. et qui «art k polir le Martav. Il It* DépAt épais qui se forma au fond d'weiierier. C«tte encre n'eit ooe de la boue. || 11* Pm %ai aort d'un abett. On M ouvrit l'apottoma ; il an «ortit beaucoup de boue.

— HisT. III* *. Jo's osterai Qe leeMarml] ii esna U poidre de la terre ; ri came U boa da k me (de la rue] le* defulerai, Jloù, »oe. || zni* ». Qnant de si haut* honor [Je] rai cbao* to la boe, 0«Ttr,

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▼ertufe uûb aflspyanM), ■• i«w» .jwv .

lori..,. raai, Imtnd. 17. Ce mol, qu

cois appelle boue, en latin pus, el fi .

signifie un humeur putride, lo. Il, i. on U [ane

ville] dlioit n'esire faite que d« loua et de rrachat;

de tels mou uwit on pour monstrcr

brant. Copi'i. fr. L n, p. <7*, dan* ■■ >

— tm. Picard, eau* et htu». L'étjm'iUigie naraitètredan* le celtlqne : kTmri, bote, boue, htdk^, boueux. La lorrain hodire, qui lient lan* doute de botu, Tevt un radical avec une dentale. Le lomberd boga, boue, e*t douteux. La celtique garde la prulMliilité . sans tout expliquer.

BOrP.R (bou-ée), f. f. Terme de marine. Morceau de lioif , baril et tout oorp* flottant deitinè k msroiifr la place d'une ancre ou k indiquer un dan liasse difficile. On dit d'une bouAe qui est ■■■ i être mite k l'eau quand on jette l'anrri-, i|ii rlle est k la veille. Le* un* [ouMeui] «e placent k 40 el *o lieue* d'âne terre Ineonnoe et deviennent un indic '-/<ri«,n pour le pilote qui le* découvre, flottant*' omme la* bouée*

d'une ancre, CHATIA' i, v, *. || Bouée da

sauvetage, irrand plateau de liége qu'on Jetta k un homme en danger de périr.

— HIST. XVI* s. En allant k ceeia ida, im«* trouva.smes plusleura bouée*, Jtmmal du ee|f;« d* J. Parmentirr, daiu Jal.

— f.TYM. Norm. boi'e; espagn. boya ; portug. bote; angl. buoy,' allem. llo)e; du latin b^, cliatne, lien, parce que la bouée e(t im morooaadabaiafioltant, mai» fixé par un lien Çbeja'^. Ce<t k IioW< ou'il faut rapporter ce texte du xv* s ; le ledit balel estoit bouyant ei petit my en la rivière, du carce, bulUr*. fiouyoni «eut dire flottant, chancelant sur l'eau, et répond k l'anglala bMoyotir.

t VOtltMKXT (boO-man), *. m. || 1* Aetkm de bouer. || t* Pièce damenuMeria dont la* partie* unie* sont as*emblée* earréneat à lamm et è moriaiae.

— erm. Le même que bouMiiMiil (voy. ce mot), t BOUKR (bou-é), r. a. Lortque la mooiuie le

frappait au marteau dit bouard, on appelait bouet l'action da frapper sur le* flans, pour leur donner les formes convenable* avant que de le* Mascbir.

— mm. Voy. BonvA»».

t BOCKTTB (bonè-f), «. f. Terme de pédta. Voy ■oittr.

BOITRCR (hou-eur), *. m. Cbarretier chargé de l'enlèvement de* boue*.

— eTTM. Boue.

BOUEUX, EU8B (bou-e«, eé-i'), a<;. ||1* PMa de boue. Un chemin boueux. Ce funeste laio dont le* eaux nous sont représentées d noire* et si bouea* sei, *ALZ. U Prince, Ar. propos. Le juste id-be* ressemble k ce feu sacré que les Juifs letrouvèfiBt caché dans le* entrailles de la terre; il ne leor parut d'abord, dit l'Ecriture, qu'une eau é|iai«*a et boueuae, MAsa. Ctrimt, Jlaip. fcuaiaia. || I* ImpreiaioD botwua, ealla dont r«aer* ^Umi et Uche le papier. ReUmpa booeuae, estampe mal venue et tirée sur un* planche où il éuit r«slé du noir entre les hachures. Ecriture boueuse, écriture qui répand l'encra au datt da Irait al laciie le papier. Il Maçonnerie booaue, ■açoowarta mal ragréée. || Mamisaria batiaiMa, aanainria aul.pi*fiiée. Il Terme de marina. Ancra bcaaasi ewétiow, U plus petite dea aaera*.

— mST. nv* *. Junut tant qu'il se fust bouté Droit au chemin de povraU. Oui tant par est boueux al ort, aatjvairr daaa Métmgitr, x. n, p. s«. ||xv*a. La terre astoU booense et mauvaise, raotsa. u, n, IM. Il rvr> *. Puis panant le maratt le deraiar da tous avec grande d:mcultékirs*«r<id*l>*ahaaaaae el fangvuse, partie â n»».-' • I. il (rit tantk U fin qu'il K*'gns ' t, C^.

M. L'urine estant boiievs*, on cognoist ■• maledo avoir uloera aux reins, o« eesaie, oa a«lfa aama. rau, Inirod. is. Je me Jeele daaa lakatla, la plus boo*<ix et enibndraat, hort. tl,47.

— rrni. Bout.

tOCTTATTr. A?rni(bo«-fta. Cka4'), *4i- Il t*0« qui parait gonfié. tlaSi, nnilaN boirf- (anta. Ca* àtn léiaa cfcifiatas, ranfcféai aai ce jupon boafct, «a r^pJliaal laa mÊum da U<a ,

BOU

BOU

BERN. DE ST-p. Paul et rirg. || 2" BniifTaiite, s. f. Espèce de guimpe gaufrée que portaient autrefois les femmes. Petit panier qui servait aux femmes à faire bouffer leurs jupes. || 3" Bouffant, s. m. Partie bouffante de la manche d'une robe.

— ÊTV.M. Bouffer.

t BOUFFAUDK (bou-far-d') , s. f. Pipe, dans le jiarler familier. Fumer sa bouffarde.

— RTYM. Bouffer.

t. ItODFFÎE (bou-P),arfj. || 1» Bouffon. Opéra bouffe, penre d'opéra opposé au genre sérieux. || Clianteur bouffe, chanteur qui joue un rôle plaisant dans un opéra. Il 2° Substanlivement. Acteur qui joue dan.s les opéras italiens. \\ Auplur.m. Les bouffes, le théâtre italien à Paris.

— f-TYM. Ital. buffa, plaisanterie (voy. bouffon). t2. BOUFFE (bou-f), s. f. Air bouffi, morgue. Il

n'a point avec nous la bouffe de gouverneur, sév.

— ÉTYM. Bouffer.

+ 3. BOUFFE (bou-f), s. m. Sorte de chien à long poil. Les chiens à longs poils, fins et frisés que l'on nomme bouffes et qui sont de la taille des plus grands liarb^ts, viennent du grand épagneul et du barbet, BUFF. Chien.

— ÉTYM. Bouffer: à cause que le poU da ce chien semble bouffer.

BOUFFÉE (bou-fée) , s. /■. |( i" Souffle qui sort de la bouche d'une personne. Il sort de la bouche de ces ivrognes des bouffées qui soulèvent le cœur. Il m'envoyait des bouffées de tabac à m'étouffer, hamilt. Cramm. 3. || 2° Onde d'air ou de vapeur qui semble venir d'un souffle de bouche. Le vent soufflait par bouffées. Il sortait de la cheminée des bouffées de fumée. Des bouffées de chaleur. L'autre jour que nous eûmes une bouffée d'été, sév. 42. || 3" Fig. Accès subit et passager. Ma tante a eu une bouffée de fièvre, SÉV. »8. Elle est dans une bouffée de coliques, ID. 608. Il Bouffée d'humeur, d'orgueil, de générosité. Je ne puis oublier cette bouffée de philosophie que vous me vîntes souffler, sÉv. t88. || Familièrement. Ne faire une chose que par bouffées, ne s'en occuper que par boutades, jl 4° Terme de médecine. Bouffée de chaleur, sensation de chaleur à la face survenant rapidement et disparaissant de même ou peu à peu. || Terme de vétérinaire. Sorte d'accès des maladies épizootiques pendant lesquels un pi is grand nombre d'animaux sont frappés. La clavelée , par exemple , attaque les moutons par bouffées. Il 5" Terme d'hydraulique. Secousse.

— HIST. XIV* s. Quant les bouffées de vent viennent, Uodus, (° Lvui, verso. || xvi" s. Ils cognoissoient que ce n'est qu'une bouffée de vent, que les saincts ont à endurer tribulation, que les grâces qu'ils doivent recevoir sont éternelles, calv. Instit. ,38. Il leur fait sentir sa miséricorde présente comme par une bouffée, id. th. 427. Lors il se leva soudain une bouffée de vent impétueux qui enflamma incontinent tout le bûcher, AMYOT, SyUa, 76. Comme le bateau poussé par le vent et les avirons, quibransle et marche inégalement, par secousses, boutées et bouffées, CHARRON, Sagesse, li, 3.

— ÉTYM. Bouffer.

BOUFFER (bou-fé), V. n. \\ 1° Témoigner par un certain gonflement de la face qu'on est en mauvaise humeur ; être dans une colère qui n'éclate pas. Il bouffe. Le grand écuyer [après cette sottisej se releva le nez de dessus la table, regarda toute la compagnie, toujours bouffant, st-sim. 177, no. 112° Se soutenir sans s'affaisser en parlant de certaines étoffes. Ce taffetas bouffe. || Par extension. Il [le duc de Bourgogne] avaitdes cheveux châtains si crépus et en telle quantité qu'ils bouffaient à l'excès, st-sim. 322, 2 n . Il 3" Se gonfler, en parlant de la pâte qui ressent dans le four l'effet de la chaleur. Le pain avait déjà bouffé. Il Terme de maçonnerie. Le plâtre bouffe, il gonfle. Un mur bouffe, il pousse en dehors. || Terme de jardinage. Un fruit bouffe, quand il grossit plus d'un côté que de l'autre. || 4° Y. a. Terme de boucherie. Souffler une bête tuée pour en rendre la chair plus belle.

— REM. Le langage populaire confond bouffer avec bâfrer : il bouffe bien ; sans doute à cause de la rondeur des joues, quand la bouche est emplie. Mais ce n'en est pas moins une locution rejetée par le bon usage.

— HIST. xm* s. Li rois l'entent, boufe et sospire, Tristan, ^W». dans LAUuaNE. ||xiv's. Icelluy Tailleferdist à l'exposant qu'il buffast, et qu'il lui donroit une buffe, du canoe, buffare. ||xv* s. De ceste l'iesuys bouffez [fâché], villon. Bail. || xvi* s. Hz deschiquetoyent leur peau pour y faire bouffer la gresse, ne plus ne moins qu'on descouppe le haut

de chausses pour y faire bouffer le taffelaz, rab. Pant. v, (6. Point ne t'e.st bien cesie forme séante; Jette moy là toute flusle bouffante. Et preiis en main les armes, sans enfler Si laidement tfes joues à souffler, AMYOT, Comment refréner la colère, i2. La synoque fait paroislro tout le corps comme Iwuffi et enflé, ce qui a donné occasion à quelques médecins de l'appeller synoque enflante et bouffante, PARE, XX, ». [Pallas] Bouffante d'iro et d'une forte voix. Comme un tonnerre appeloit lesGregois, rons. 590. Un seul Bacchus doit se bouferde haine Contre ton isle.... id. 684. ||Gaioffe, bouffé, se cholerc contre soy mesme,MERUN cocaïe, t. i, p. 288, dans

LACURNE

— ÉTYM. Provenç. et espagn. bufar, souffler; ital. buffare, souffler et plaisanter. D'après Diez, et selon toute apparence, il faut le rattacher à une onomatopée exprimant le bruit que fait la bouche on soufflant. Bouffer et pouffer sont deux formes d'un même mot.

BOUFFETTE (bou-fè-f), S. f. \\ 1° Petite houppe; noeuds de rubans. Sa coiffe de nuit ornée de deux grosses bouffettes de ruban , J. j. rouss. Conf. iv. I! 2° Terme de marine. La troisième voile du grsuid mât des galères.

— ÉTYM. Bouffer.

BOUFFI, lE (bou-fi, fie), part, passé. \\i' Gonflé. Chair bouffie, ô chérubins à la face bouffie, Réveillez donc les morts peu dihgents, béhang. Dieu des bonnes gens. Je trouve en ce monde Oii la graisse abonde, Vénus toute ronde Et l'amour bouffi, lu. Cocag. Il 2° Fig. Être bouffi de colère, de rage. .Mme de Soubise avait l'air tout bouffi et la comtesse [de Furstemberg] paraissait furieuse, st-si.m. 76,245. Et les petits tyrans bouffis de vanité Dont mon indépendance irritait la fierté, volt. Disc. 7. Je prétends soulever les lecteurs détrompés Contre un auteur bouffi de succès usurpés, GILBERT, .l/onopo;. j] 3" Style bouffi, style ampoulé. Il a des mots hargneux, bouffis et relevés, régnieh, Sal. vc. On aurait beau montrer ses yers tournés sans art.... Ou bouffis de grands mots qui se choquent entre eux L'un sur l'autre appuyés, se traînant deux à deux, gilb. Le dix-huitième siècle.

BOUFFIR (bou-fir). Il 1° F. a. Rendre enflé, en parlant des chairs. L'hydropisie lui a bouffi tout le corps. Il 2° Y. n. Le visage lui bouffit tous les jours. Il II se conjugue avec l'auxiliaire ofoir. || 3° Se bouffir, V, réfl. Devenir bouffi.

— IIIST. xm° s. Certes ains les devroient toutes lessier bouffir. Que leur ames-por elles as deables offrir, J. DE MEUNG, Test. <30).||xvi' s. 11 en debvoit rapporter l'ame pleine, il ne l'en rapporte que bouffie, MONT. I, 146. Je me sens, dict il, enfler et bouffir, comme d'hydropisie, id. ui, 244. Hectiques, bouffis, lentigineux, et généralement tous cachectiques, paré, vin, 4 0. Dont se fait leucophlegmatie, qui fait le corps tout bouffi, et la couleur du visage basanée et blaffarde, id. xviii, 74. Les autres sont trop empoulez et presque creux d'enfleures comme hydropiques, les quels pensent n'avoir rien fait d'excellent s'il n'est extravagant, creux et bouffy, RONS. 584. Et d'autre part on le [l'hommej trouvera tout enflé et bouffi de vent, charron, Sagesse, II, 4.

— ÉTYM. Autre conjugaison de bouffer; bourguig. bôfi.

BOUFFISSURE (bou-fl-su-r') , s. f. || 1° Terme de médecine. Intumescence molle et sans rougeur, plus ou moins étendue, formée par de la sérosité infiltrée dans le tissu cellulaire sous-cutané. || 2» Fig. Orgueil. La bouffissure [du cardinal de Bouillon] est si générale, qu'il se loue d'avoir exercé cette charge très-fidèlement, ST-siM. 279, 29. || Bouffissure de style ou, simplement, bouffissure, emploi de termes ampoulés. Je préfère à ces vaines bouffissures ie simple squelette de la pensée, bern. de s.-p. Mort de Socrate.

— ÉTYM. Bouffir. On disait , dans l'ancien français, le bou/bts pour la morgue, la bouffissure.

t BOUFFOIH (bou-foir), s. m. Instrument de boucher qui sert à insuffler de l'air sous la peau et dans le tissu cellulaire des bêtes tuées.

— ÉTYM. Bouffer, au sens de souffler.

4. BOUFFON (bou-fon), s. m. || 1° Personnage de théâtre dont l'emploi est de faire rire. Cet acteur est un bouffon assez amusant. Le bouffon du roi. Il Fig. Un auteur, dont les plaisanteries sont quelquefois excessives. Si Horace est le premier des faiseurs de bonnes épîtres, Rabelais, quand il est bon, est le premier des bons bouffou.s, volt. Lettr. Unie du Deffant, 42avriH76P. || 2» Par dénigrement, celui qui cherche & amuser par ses plaisante-

ries. 11 se plaît à faire le bouffon. || Servir de bouffon, être un objet de moquerie || Au féminin, uut bouffonne. C'est une petite bouffonne.

— HIST. XVI* s. Les propos de tous ces beuveurs, Que vous avez, buffons, baveurs. Vous font-ils fronatique [fou]? marot, iv, «65. C'est à ce mestier là que des biens on amasse. Non à celui des vers, où moins y a d'acquêt Qu'au mestier d'un bouffon ou celui d'un naquet [homme de rien], dubeli. vi, ♦<;, verso. La bouffonne [plaisante] Atrie, d'aub. Uist.

— ÉTYM. Ital. buffone, d? buffare, railler, proprement bouffer (voy. ce mot) ; parce que. celui qui dit des bouffonneries dit des choses que l'on com pare au bruit qui s'entend quand on bouffe ou souffle, et, plus probablement, parce que l'art des bouffons consistait anciennement à faire des grimaces, dont la plus fréquente était de grossir ses joues.

2. BOUFFO.V, ONPÎE (bou-fon, fo-n'). adj. ||l"Oui tient du bouffon, qui fait rire. Avoir la mine bouffonne. Une joie bouffonne. Voilà un réveil assez gai et assez bouffon . ham. Gramm. 2. Ces égrillards iraient d'humeur bouffonne, Pince^ au lit le diable et ses suppôts, Bérang. Préface. || L'opéra bouffon, l'opéra italien; on dit plus ordinairement l'opéra bouffe. Ils voulurent enfin tout voir et tout connaître. Les boulevards, la foire et l'opéra bouffon , volt. Trois emper. \\ i° Substantivement, ce qui, en parlai, des ouvrages d'esprit , porte le caractère d'un comique bas. Jlais de ce style [le burlesque] enfin la cour désabusée. Dédaigna de ces vers l'extravagance aisée, Distingua le naïf du plat et du bouf' fin, BOiL. Art p. I.

— ÉTYM. Bouffon, s. m.

BOUFFONNEH (bou-fo-né), V. n. Faire ou dire des bouffonneries. -Bautru et Nogent bouffonnaieat et représentaient, pour plaire à la reine, la nourrice du vieux Broussel qui animait le peuple à I.n sédition, BETZ, ii, 4 23. Dans les livres de Platon, il [Socrate] boufifonne presque toujours, balz. liv.wi, lelt. 6. Il II se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— HIST. XVI* S. Allons voir Marc Antoine ou Zany bouffonner Avec son magnifique à la vénitienne, dobell. VI, 33, recto. Saint- Pont fut laissé pour commander à Mascon, inventeur de toutes cruautez, qui bouffonnoit en les exécutant, d'aub. Hist. i, 1C6. Ils bouffonnoient sur les harangues du prince, id. ib. II, 293. Après avoir bouffonne avec le Mas.... id. t'i». I, 343.

— ÉTYIU. Bouffon; ital. buffonare.

BOUFFONNERIE (bou-fo-ne-rie) , s. f. \\ 1° Ce qu'on

dit ou ce qu'on fait pour exciter le rire. Ces.sez ces bouffonneries. Sa vanité lui fit prendre sur son compte des gracieusetés qui n'étaient que pour se» boufTonnerics et son badinage, hamilt. Gramm. 7. Il 2° Chose plaisante. Une notice d'un livre par quelqu'un qui ne l'a point lu est une bouflbunerie toute neuve, p. i. COUR. I, 67.

— ÉTYM. Bouffonner; itaL buffnneria.

t BOUï'FRON (bou-fron), *. m. L'un des noms vulgaires de la seiche.

t BOUGANÈSE (bou-ga-nè-z') , s. m. et f. Enfant d'un indigène de l'Amérique, dit indien, et d'une négresse.

4. BODGE (bou-j'), s. m. || 1* Petit cabinet de décharge. Une chambre avec un bouge. || 2* Plus souvent, logement obscur et malpropre. Mais d'un bouge prochain accourant à ce bruit.... boil. Lutr. ii. Notre maître, poussé dans quelque bouge, la font. Cand. Il ne me faut tant de cérémonies; Je suis content de mon bouge , et les dieux Dans mon taudis m'ont fait un sort tranquille, volt. Ixi Bastille.

— HIST. XIV* s. Il y avoit gens qui beuvoient en une chambre derrière, et wi bouge devant oii on faisoit la cuisine, du cance, bougius. || xv s. Et n'y avoit en celle maison fers [que] le bouge devant et par dessus un povre solier auquel on montoit par une eschelle de sept eschelons, froiss. ir, u, 4 57. Lesdits foulons disuerent tous ensemble ou bouge ou sale de l'hostel, du cange, «6.

— ÉTYM. Bas-lat. bugia , 600910, bougius. Il y avait dans l'ancien français le mot féminin bouge, qui signifiait bourse; italien bolyia. D'après V)iez, bouge masculin et bouge féminin sont le même mot; il est de fait que le bas-latin a bogia, bougia, ce qui prouve qu'on a dit aussi une bouge, pour petite chambre, petit édifice; mais le sens, comment le trouver? Comment passer de bourse à chambre ou cabane? On passerait plutôt de chambre, réduit, k coffre-fort; comme le latin (ocui^is, qui signifient un petit lieu, avait aussi le sens de lieu où l'on met son argent, poche, bçurse En conséquence, on

BOU

If >M-|gtt» hoélum , <iM . pow ât fcr— ,

^MtaMr »M« M IMW*. M 4«i, pour l« mm,

M* 4^ iMàm. Lm «UMMtet dM ftiiaito MBi HgMw4tMaMnaMl*iaM«Mrlaarl«m.le dia.

■KniaMrtMrda kouf* M M «Uamlln inléitoar à»

Im BoaAnt «i, u m u, umabaht. ||lPTHflM d« eiMinKiiaa ami*. CoarbM« d«but Hl«ani Iwr looCMor. y P Tmm d« mdiiwi. (MO à Vutêg» do dfdMT. I PttM d* bote d« «kaipnto qui bomlw M qwlqÎM «adrait. || Parti* dn ehuMMiw 901 eomoMoan la poigBda «i d«e«^ aor te pM m ^énaaat n P«i«« eut» qui «wl I portar U raJtln au pHwnlf.

- msT ro atioH ii gnoda qu'dla n« pouTr m boogaa, *jnm« db m

Viom, Voy at .laiwj U« CkoHi* Flli, p. <77,

daaa LMoan.

— emi. Id botig* a le MM gtaéral da cboM ; tu, tl dHnM part on na oomprand guère

ilgntfiant chambra, Mlfloa, aurait

pu donnar \imt I loua eaa ampteia, on comprend comneni raneiaa ftanfata toHfw ou bon^^, aigniliant booraa, a pu, lovareafflant, produira 6oM0t de loimeaa, tt eaiul-ci boug», io^if (roy. BODOtm).

tMNWlAOB (boiHa-j'), ( m. Tanne d'eau! et fefAta. Aelion da nooger.

— tTTM. VOT. BOOOCa 1.

■OMIOIB<Ma-joir), s. m. Chandelier bu de eorpa, atee nn piea irta-larKe et rdert en forme de eoope ou de aoueoupe, pour reeeroir le niif ou Sa dr* fondus qui peuvent y tomber quand on le porte, et avee on manebe on nn anneau aitaebte à ee Died, et non an cbandetter hii-mtaie. n ; avait on boageoir d'or an oooebar dn roi, et o'éult unn diatinetlon pour les aeigneora de le tenir. Monieign#it- '■:• — -' • et lui fait donner le bougeoir, »*v, «•« lonna [à Portiand] un soir le bou-

geci. - . ;. ...acber, qui est une fiTeur qui ne aa tait qu'aux gens las plue eonaidérabUs, ar-aiM. aa, i«t.

— n»T. xrr a. Un boogaoird'ugant dor«, Mr. ds Jf(r<« gMart, m uMoum, Immc, p. fo. Un baatwlr à «mm, vd ciwadaBiar à upiueria nt un pol M liaaibra, h «mi dtaant blanc, m. ib. t'n mgaoir d'argent, vataMll, doré, pour attacher au ebaval dn lit, oà y a naa ea«nan*tta et trois petiu «bandellen à meure boogia, garni da flambe d'or, anailM da rot^e, fno. * CsSriril* tËthim. ib.

— tm. Boiftr, parea qua e'eat nn chandelier portatif. Cependant on a anari indiqnd boHffit , le Bit aat que l'Italian nomma on bràgaoir bugia; mais U aal piua difBcite d'aller k bouç*oir par

q«t par boMMT.

I . BODOn (bo»-J4) , noos boogaona; Je bongeais ; boogaai; ne le boogaaasa; bougeant, v. n. Jl 1« Sa mmnair, changtr d* nteÎD*. Si vous bougez, vona tonbarac. ||8e rannar. Calta tanme est anocde dana sa graisami, afla a aaati son enflutt bou-

E, on. aiUptlquamaiit, elle a nenti boufcer. Araela négatioa.dwnfnnr ss'ldOment dan* un , aapria d'âne r*" ce ca« on supprima

•mmat^oa^' :resque point bougé

dld, ioaa. Utt. Cam. ». vous qai.... loucMa de te grftce, aa boagaa plua comn* aOa (Maria Made- Mna]deaptodii dn sanvonr.... Maaa. Ouim, Utart. Je croyais que Je ne boogerals d'Ici oa de Vii/d, atr. 70. M. de LartwheniManld n* bouge plua da Veraailtee, ». la». Je n'ai bouRé tonte nuit d'aupfta d'aUe, li rorr. It«rt. Ri mesurant les eieax fans boagar dici-bea. Il connali l'unitet* et ne se eennalt paa. m. fM. viii, la. Msormato Je ne boogo al terni cant Ma mian, ». ib. vu. m. On uaavara lanaMortiUa da aa boagar de U v.Un. tue Um. t. iteaa baagarda te lam, ati« au firmaaMal. atoa.fat nTlPUiainl qnll abandonnait ponr no boagar d'a«f«a da aaa charma, atnar. fîromin la. t.a teaflte da doe ate boagaait. m. r.rtmm. a. Du coia d'od te acir Je aa boage, J'ai ru to p<Hit bomm roage, anaiM.*. raagr. D •• PIg. ;« ««>i«r. s* asateiar. Laa adeonteato n'oaSraat pas t>"")r»r.

. ■:.«•"!>'• *•«"*« • telt de boagar nn «arbe aettf <t i«fl4cbi : Bl poiaann*. mnnalaiir. qn| ae «aaiOa

Wp-aai.»

2i .iTU?^"""* îbengar aN aaaira T.^»?lT*»dasaate rtAMI. | t.

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ea aaa te^oa d* pariar noar- •a • va, laa amUtears leri-

BV a. .... U eanafs Ha ehuUj de Pierre

Oai dort ne n« ae boage n* qae bit nne pierre, C<f«rf ds goar. I7ae. 8* Il ccoante sa bouge, acacaBima, ^ «7, resio. fl w L'krgant ne deroit astre eonloomé ailieurs ni boa«*r da Paris, raoïaa. u, II, «sa. La marasebal tes convoya Juaquaa b U vue daCalIpoU, et d* U a* «a bougea aflo d* les seconrir ai anieunecboee lanradvenoli, tkmeiq. i, eb. so. Tanaa-eoaa aaiatament ea eteistre ; U mettes peine k TO«M eegnoistm; (fan bougiez ; car la viUoter Kail mains et mainia* assoter, Miradtt de > lAu* Gsa«- «tfi«. Je eroy bien que Je ne boufri^ny d'Ici encore d'un mote, gtM. ittthatU», «* série, t. i, p. S'. Kt un peu de réconfort teor cal venu, e'eat que Udiia dama, princesse de CasUUe et royno de l'onumI, aaatdgrosaad'un enfant bougeant, oona.vm, i7. Kt tira [te roy] b Favant garda, qui Jamais n'ettoit bouffée, ID. vm, *. || m* ». Ponoerataa advisoyt onalque Jour bien serein , onquel bouvcuient on matin do la ville, et alioycnt k ' tii. Garg. I, t«. Maintenant Je suis fort 1> ^unli bouger mon enfant, maso. Lett. t«. J<! vous prieencores me manderai l'intention du roy est que ta na bouge d'arecquea la royne, id. ib. <*7. Eue n'a bougé de eouebto [de son lit] depuis voatrs partement, ainoa ung Jour ou deux au'elle alla Jusquea en U garderoM, is. ib. 4«. Le dieu leur reapoiidit oo'ite ne booffnaaaent rien, koht. i, m. Il ne faut d'advtsde bouger de sa place, lo.i, *41. Ilzse daiflrent l'un Pautre k combattre d'homme k homme au milieu de leurs deui années, sans qu'elles se boo- Eot, AMTOT, Rom. M. Sa ooustome estoit de r rudement, jamais ne bouger le pied, ny ren arrière, ro. Coton, 3.

— CTYM. Provenç. et espagn. boj&r, Hinage a parlé de l'allemand leopen, a'agitar; mais teo0«n donnerait gMo^tuer et non 6oM0«r. Diez a rais le doigt s\iT la vraie étymologie, remarquant, dans le

!■■ ihen

lu ., ,11 la-

lin builire, Iwuillir : U ' i, de Ik, par mé-

taphore, ne pas rester < iffcr.

^ i*. BOCSBB (bou-Jt), i. a. Ujuvrir da terre l'amu'de bote daaiiné k niire le charbon.

— tm. Ici bonpar, c'est fsire quelque chose d'arrondi, et 11 se rapporte probablement k bo«^ t.

BOUOKTTE (boo-Jé-t'), i. f. Petit sac de cuir qu'on porta en voyage. Vteuz.

— HIST. XIV a. Lesquels florins il afferma astre en unes bouges, Bibl. des charttt, v série, L m,

fl. «i«. Il XV* s. Et lui miit on une belle bougette k 'arçon de sa sella pour mettre sa ootta d'armea,

COMII. IV, 7.

— fiTTM. Bourguig. boujdte; anc franc, botig» ou boulge, bonne; de butga, bourso de cuir, rool gaulois d'après te dire des auteurs latins, lequel so trouve en effet dana te celtique : ancten irlandais, bolc; gaélique, tmi/f . De bongrtM, lea Anglais ont fkit budget, revenu de l'SUL

BOCOtB (bou-Jie), «. f. || f Chandelle de dre. Aprks que lea ruches sans miel N'eurent plus que ta fin', on Ht maint* bougie, la rwT. Fm. ix, is. Il 'te feu de leur bougie éteinte, aon..

'' ^lommcquirit sans réflexion ne regarde

te soieii qui i éclaire pendant le Jour, que comme te

qui réeteireMudant la nuil, m. Ikut. «0. Ponîdiartrain n'avait (au conseil de régence] d'autre fonction qtie celle qu'il avait prise, d'y moucher les bougies, aT-«ia. 4is, ta*. || Aux bougias, kte lumikia des bouglea. || Pain de bougie, ditausai rat de cave, bongte mince et flexible pliée en rond,

3u'on porte dans aa pocha pour a'éobirar au besoin ans une eav* ou ailieurs. lit* TWm* d* chirurgie. Instrument (ainsi dit par asaimitetten aux bougies de cire) qu'on Introduit dans l'urétrc, soit pour le diteiar. soit pour porter an caasiiquo aar quoique point de sa aorteeo.

-HIST. xnr* s. Daas livras, boagte graa* M naaae, iroU acte quatre daaiara te livre, Mémfitr. n, «. Il rr* a. X Jehan Onarinea hveur d* e* qaV a apporté k aiadaai* daa chandeltea de boogy* qa* •ovoyalt k tedii* dam* te cont* d* Baaavate, M LaaoaM, ffmana, p. M*. || ivr a. Daadiaadalte* loutas da dre, IVm teil aaasii te mare d* Ibailte •a fwa hir* d* diveraaa coul*aia dimanlan daa boagias auasi poar tes aaagaa oitflaaira* daai aite lifar* aarrie* agraahte avae aspargae (te ehaBdilla de cire asi te boagia da cira, al te boagte te rat de cave], o. aa amatta, •**.

BOU

- tm. Baagér, tIU* d* l'Algérte. oè Natehr.qnah ean* eorla de cbsndeUe.

BOOait. IS (boo-Ji.é, ée), part, potti. tulh»

KNMUn (bou^i-é), e. 0. Arrêter tenaOïlates d'an* étolb avae d* te dr* badu*.

— tmi. Biiuçit.

t BODfiILLOIf (bou-JI-lten, 0 mouiiléts), s. m Oui nepeat passa tenir en place.

— Cmi. Épuan. "On dit aaad popalairsoient bougeon, qui aime k bouger : an eabnl bougeoo. HougHion et bou^sen aont tout k bit popateirsa et n* peuvent pas s'écrira.

t MOOOIT (boo-gboD), t. m. Grondenr.radolaar. Mot tout k fait popukire et qui ne peut s'écrire quedsnsteatytele pins négligé. || Harengs bougons, hsrengs qui ont perdu te téta et te qaeoe.

— r.TYM. Voy. Booooanr.

BOl'GO!TNKB (boa-go-tté). || 1* F.n. Murmurer.

{[fonder entre ses dents. Il sa eonjugue avec i'auxilaireofolr. || f V. a. Itéprimandar. On te bougona* quand Q rentre trop tant.

— CTTM. On trouve dans Dn Gange, baeJalin boa jonaior, et vieux français boi^oaaar et boayiNMmr, celui oui était chaife diaapactar lee draps n de faire observer dee rtgtemanla, BeapoiMar nendra'.iil do Ik, attendu que tes boaooMwar* devaient souvent avoir lieu do réprimander et de blimerf Bonfomteur, en ee aana, dériva d* l'knctea bançai* bo^fbn, qui aigniHe te rlgl*i*iil d* te diayrie (voy. aotuon).

BODGRAI.XE (bon-grb^*) on MOOBAIIE (Lougra-n') , >. /. Voy. bookams.

■ODGRAN (bou-gran), i. m. Terme de ecnmerce. Toile forte et gommée, employée dans lea doublures des vêlements.

— BIST. XII* a. L'anfant a pris 1* dame au cors vaillant; Si l'envotlepe en un < ' lerant, Aootti d« C. 4. Il xiira. Darierr .jit les trois couti.t" --'' -n autre qui icnuà .uuijuera* entorteill^' on bras, «ootr. Isa. Hst* *.

Se ne devoii. voirro (verr"' m.n vivai t Ne

avoir qu'une robe qui fust de U .

•010. L'escii II a rumpu et te b' . l'auqueton ' fu de bougueraot, ib. <

Il ivi* s. I ' le malade «n<» pièce (!■

iinclol, ou '■

" liien peu i

— KI1M. i-roTeoç. bocoron; caui. Cfoearam; lUi. bucheramt. On donne pour étymotegte bouc, bo€, boe-ar-an, k cause que l'on supposa que te boagran fbt d'abord de poite de chèvre; ou bien tllalien bacbrrùrt, transperc». ee qui donnerait k bougroa te sens étymologique a'éloiie k mailles peu seirdai

t BOCGRAITEH (bou-gra-né) , v. a. Terme de métier. Apprêter unr- toile comme le boi^ran.

— r.TTM. BoHçnn.

t BOUGRE (bou-gr°), t. m. W 1* Nom de certains hérétiques que l'on assimilait aui albigeois. || t^ Celui qui se livre k la d61«uet>a contre nature : imamiaation venue de ce qae tes hain«* populaires accusaient tes hérétin'"'* '*<• 't^aordras intknaa. Il I* Terme de mépris ' usité dans te ten-

gage populaire te pU. "t te plus grossier,

bans ce sens, il a aussi te lefflinin tiougieaae : ne tilain bougre, une méchante bougresse. Le bougre avait Juré de m'amuaer six mois; Il s'est trompé de deux.... LA roRT. Poésie* miUm, an. Le dieu, qui vil te triste enlamiiiar* Et roripeaa da poète glacé, 8* prit k dire, aa ityto moiaa piaoé:Ce hoagre^ n'aime pas te natara, UMoa, fytmmmt nr U$JardtM d* DdHU. \\ 4* Jmamant iraa-gro*aier. Aht b... ie me sotehit maL Oanao* aena, oa mot : - qnepar aapiamière tetû«;

et, <i il ee protMOMbé. Lea B, tes

P vofiigaaiaot sur soa bac, ouaasT, r«n-r*rt. tv.

— msT.iur a. Bai maie gant, bougie daaioial,

<■». vous avés deàtervi k pctîii* cors et

'. ée Maint, 4ts. Otunt aucuns est oon-

ùain|>ii<» comme bougiaa, aaini* Egliaa te doit

ahaitdaaaar k te (te] lato [Idqa*] Jtôlioe, aaaoa.

n. t. n H jayaat li boagre aaoaaae ftttedoaaoiaat

loter aa aaaiiana, *a l*te nanten qaa.... la.

•». B XV* a. C*a noBvalteB iTiiipaBdiieiii.

Baliaae avait laaa an teag taos* Popinlon d«

aardVai

aaaBelii

^ ■ • naaigiee,

. tv, 7. Le eaar dVa aa ventre . Oe ee que cea Ibate crastieaa. Caa bail boogrea, oa* mfBaaaai vaat aoatratoydsatrulsint, ffangra da a*M tUmm». Il btaoit pahUqaaawat laa MMa, paadrs lea tornaa al ■aaMters, laa hoagrae, caavr. m nsaa, Charter f , part. Il, oh. a.

— tTtu Bmlçanu baUiaat de te Bulgarie. Dart

BOO

le moyen ftgo , des doctrines religieuses semblables régnaient parmi les Bulgares et les Albigeois ; de là le nom de bougre: donné à ces hérétiques. En dehors du langage de l'histoire, bougre est resté dans le plus bas langage, comme une injure et un jurement.

tBOUGRERIE (bou-gre-rie) , s. f. || l'Hérésie des bougres. |{ 2° Débauche contre nature. || Bougrerie n'est plus usitéen dehorsdu langagede l'histoire.

— HIST. xin' s. Quant l'en ara soupcenos un home de bogrerie, li juges ordenaires deil requerre le roi ou sa josticff, qu'il le prengne , iture de jus(. <2.

— Etym Ilougrc.

tBOUGUlÈUE (bou-ghiê-r'), 4'. f. Terme de pêche. Filet trés-délié.

t BOUHAXJREAU (bou-ô-rô), ï. m. Ancien nom du canard.

— ETYM. Norm. bourau, canard; picard, bour; bas-lat. boureta (du xiv" siècle).

t BOUILLAISON (bou-Uè-zon , Il mouillées), s.f. Fermentation du cidra.

— ETYM. Bouillir.

BOUILLANT, ANTE (bou-llan, llan-t'. Il mouillées, et non bou-yan), adj. Qui bout. Eau bouillante. Poix bouillante. Le moût surtout, lorsque le bon Silène, Bouillant encor, le puise à tasse pleine, la FONT. Quinquina, ii. || Fig.Vif, ardent. Homme bouillant, qui a le sang bouillant, d'un caractère bouillant. Bouillante colère. Bouillant de colère. Et déjà tout bouillant de vin et de colère, Bon. Sot. m. Et j'en ai vu l'effet si bouillant et si prompt, roïr. Yeneesl. m, a. S'il est prompt et bouillant, le roi ne l'est pas moins, corn. Nicom. v, 5. On l'a pris tout bouillant encor de sa querelle, ID. Cid, II, ". Un bouillant mouvement, ID. Cinna, l, <. Un souverain né avec une valeur bouillante, mass. Gloire. Le consul bouillant de jeunesse arracha quelquesunes de ses enseignes, et les jeta au milieu des bataillons ennemis, le p. catrou dans desfontaines. Il En termes de cuisine, pltés bouillants, se disait des petits pâtés, ou pâtés de hachis de volaille.

— HIST. XII' s. Ja soit ce ke il soit boilhanz del céleste deseir, Job, 469. {| xm' s. Et quant il est chaus et boillanz Et talentiz et desiranz, Adonc [la dame] si le doit chastoier Et doctriner et enseignier Au point que el le vuet avoir. Lai du conseil. Hé ï)iex ! que feras-tu de cest chetif dolent, De qui l'ame en ira en enfer le boillant, Et li maufez l'iront à leur piez défoulant, ruteb. ll, 93. ]| xv s. Le comte de Sallebery, qui estoit un moult bouillant homme et de grand prudence, froiss. m, m, 36. Il XVI' s. Lajeunesse bouillante s'eschauffe si avant.... MONT, t, 92. Ces vers ont je ne sçay quoy de plus vif et de plus bouillant, m. i, 222. il les fit descendre en terre encore tous bouillans de l'ardeur de la première bataille, amyot, Cimon, 21.

i. BOUILLE (bou-U, ll mouillées), s. f. Longue perche, qui a pour tête un petit bloc de bois, et qui sert à battre l'eau pour la pêche.

— HIST. XIV' s. Icelle femme feri ledit Godart d'un baston appelle bouUette, sur la teste, nu cange, 5o(a. Ijxv's. Un baston appelle boule ou massue, lu. ib.

— ËTYM. Boule. Dans la Nièvre, on dit boule au lieu de bcuille. Boule dans l'ancien français a signifié bâton terminé par un bloc, ce qu'est la bouille. Bouie venant de bulla, bouille en est une dérivation où les deux ll ont été conservées.

t 2. BOUILLE (bou-11', ll mouillées), s. f. Terme d'administration ancienne. Marque que les commis mettaient à chaque pièce d'étoffe déclarée au bureau des fermes.

— ÉTYM. Bouille est une forme correctement dérivée de bulla (voy. bulle) , ainsi dite parce que les buUœ, petites balles de plomb, servaient de marque officielle, de sceau.

tBOUILLE-ABAISSE(boa-lla-bê-s', ll mouillées), s. f. Terme de cuisine. Mets préparé en cuisant du poisson dans un peu d'eau douce , à laquelle on ajoute des oignons, de l'huile, du safran, etc. On sert le bouillon à part et la sauce sur des tranches de pain. Une bonne bouiile-abaisse. Préparer la bouille-abaisse , LEGOArtANT. On trouve aussi ce mot écrit : bouille-à-baisse. 1| Au plur. Des bouiile-abaisse.

— ÉTYM. Expression provençale qui veut dire bouillon abaissé , réduit par l'évaporation.

t BOUILLEAU (bou-Uê, il mouillées), s. m. Seau dans lequel on mettait la soupe des forçats.

— ÉTYM. Bouillir.

4. SOUILLER (bou-llé, Il mouillées), v. a. Troubler l'eau avec une bouille.

— HIST. xV s. Lesdiz compaignons bouloient aux «.... et ainsi gu'ik bouloieut, Kegnaudin du

Prayel se seoit joignant desdites bouloueres et avoit ses piez en icelles, du cange, bola.

— ÉTYM. Bouille I . Dans le patois de la Nièvre on dit bouler.

2. BOUILLER (bou-llé, ll mouillées), v. a. Bouiller une étoffe, y mettre la marque que devait porter chaque étoffe déclarée au bureau des fermes.

— ÉTYM. Bouille 2.

tBOUILLERIE (boulle-rie , ll mouillées),!, f. Distillerie d'eau-de-vie.

— ÉTYM. Bouillir.

t <. BOUILLEUR (hou-lleur, ll mouillées, et non bou-yeur), *. m. || 1' Industriel qui convertit le vin en eau-de-vie, et aussi l'ouvrier employé à cette opération. |{ 2° Chaudière d'une machine à vapeur.

— ÉTYM. Bouillir.

t 2. BOUILLEUR (bou-Ueur, ll mouillées), s. m. Celui qui trouble l'eau avec une bouille.

— ÉTYM. Bouiller i .

4. BOUILLI, lE (bou-lli, ie, ll mouillées, et non bou-yi), part, passé. Bœuf bouilli. Viande bouillie. Il Cuir bouilli, cuir de vache endurci à force de bouillir. Il Visage de cuir bouilli , homme qui a le teint noir, la peau épaisse et rude.

a. BOUILLI (bou-Ui, Il mouillées, et non bou-yi), s. m. Viande qui, cuite dans l'eau, a servi à faire le bouillon. C'est le plus souvent du bœuf, de sorte que, qu?ad on dit du bouilli sans avoir désigné auparavant la viande dont il s'agit, on entend tou jours du bœuf bouilli. Nous avons mangé du potage et du bouilli tout chaud, sév. 425. Cet homme [l'évêque de Châlons] se contentait de son bouilli avec deux petites et grossières entrées, st-sim. 78, 15.

— HIST. xiv s. Quint mets : un boulli lardé, ris engoulé, anguUles renversées, Ménagier, 11, 4. Il xV s. Et devant estre serviz honestement de rost et boest et leur sauxe appartenante avecques eulx, Bibl. des chartes, 4' série, t.rv,p. 373. ||xvi's. Mais celuy là qui jamais n'est content Que son rosty 5u bouiUy le soit tant, amïot, CommenI refrén. la colère, 31. Boni lly ou rosty; beurre ou huyle, tout m'est

un, MONT, iv, 123.

— ÉTYM. Bouillir.

BOUILLIE (bou-llie, ll mouillées, et non bou-yie), s. f. Il 1' Aliment fait de lait ou d'un autre liquide et de farine bouillis. Si l'on veut absolument faire de la bouillie, i. j. rouss. Ém. 1. 1| Cela s'en va en bouillie, cela a perdu sa consistance pour avoir trop bouilli. Elle y fut en bouillie en un moment, sEv. 282. Il Fig. C'est une âme de bouillie, sév. 44. || De la bouillie pour les chats, de la besogne perdue; de la peine sans profit. || 2* Pâte formée avec les chiffons bouillis, pour faire le papier et le carton.

— HIST. xiii' s. Je di que boine boulie Et viande demaisnie Vaut mieus.... Bibl. des chartes , 4* série, t. V, p. Ï48. Nous savons bien que li quens Renaus a'brasset ceste boulie, pour le descort dou conte de Saint-Pol, Chron. de Rains, <45. Ceste l'aleta de son lait, N'ot autre boulie à li pestre, la Rose, toi83. Il xiv s. Là junerent deux jours, mengant pain et boulie, N'i a chel à pité qui ne pleurt ne larmie, Baud. de Seb. xi, 778. || xvi' s. Il ne vous faut plus donner de bouillie, vous estes tout dru, onniN, Curios. fr.

— ÉTYM. Bouillir.

BOUILLIR (bou-Uir, K mouillées, etnonbou-yir) , je bous, tu bous, il bout, nous bouillons, vousbouillez, ils bouillent; je bouillais; je bouilUs; je bouillirai; je bouillirais; bous, bouillons, bouiÙez; que je bouille, que nous bouilhons; que je bouillisse, que nous bouillissions; bouillant; bouiUi, bouillie, V. n. Il 1° Produire des bulles qui crèvent au fur et à mesure, en parlant d'un liquide soumis à la chaleur ou à la fermentation. Le café bout. Le vin bout dans la cuve. L'eau bout dans le vide. || On dit, en prenant le contenant pour le contenu, le pot bout. il Par extension. Dès qu'un certain acide en notre corps domine. Tout fermente, tout bout, les esprits, les liqueurs, la font. Quinquina, u. || Être brillant. La tête me bout. || 2° Se cuire en bouillant. Quand les olives auront assez bouilli. La viande bouillait lentement. || Fig. et familièrement. N'être bon ni à rôtir ni à bouillir, n'être propre à rien. Il Bouillir du lait à quelqu'un, lui être agréable en parole ou en action. Cette locution est le seul cas où bouillir soit employé activement. Colbert mort, et Pelletier contrôleur général de la façon de M. de Louvois, le roi lui donna ordre de chasser Desmarets et de lui faire une honte pubUque : c'était bouillir du lait à une créature de Louvois, st-sim. 77, 26». Il 3' Faire bouillir Faire bouillir des marrons dans de l'eau. En faisant bouillir de la viande. On dit, dans le môme sens, mettre bouillir. || Au

ROU

fig. Cela me fait bouillir le sang dans les veines, cela me cause une vive impatience. Les esprits où il n'y a point de remède font bouillir le sang, sév. 42. Il Familièrement. Cela fait bouillir la marmite ou le pot, cela procure les moyens de Ti\Te. jj Faire bouillir, ancien supplice qui consistait à faire périr le condamné dans une chaudière bouillante. J'ai vu bouillir leurs corps dans la poix et les flammes, ROTR. SI CCTic,îr,iii,2. iji'Fig. Bouillir de colère, surtout d'impatience. Je touillais. Jeune homme à qui le sang bout. Ceux à qui la chaleur ne bout plus dans les veines, malii. u, <2. Lorsqu'aux veine» des Grecs le sang bouillait encore, rotr. Àntig.j, 6. Du frêle arbuste où bout la noble sève, La moindre fleur parfume au loin les airg, bérang. DamotUs.

— HIST. XI' s. Dessouz le, front lui buillit [bout] la cervelle, Ch. de Roi. clxiv. ||xui' s. Mais esnoeces ot joie molt; Toute li cours fremist et bout [s'agite] ;Toutenuitdansent et carolent, Roi Guillaume, p. 9t, dans DU cange, Gloss. franfait, au mot boudre. Adont fist. Salehedin prendre or et argent, et le fist fundre en une pouele de fier, puis li fist avaler en la gorge tout boullant, et maintenant li convint morif, Chron. de Raint, H2. Renart mist l'iave sor le feu. Et la fist trestote boillant, Ren. (091. Tant burent à leur volenté Qu'à Primaut le cervel bolut, id. 3451. Ou sera bouillis en chaudières, Ou rostis devant et derrières, la Rose, 4 9475. Qui porroit paradis avoir Après la mort por son avoir. Bon feroit enbler et tolir; Mes il les covendra boiUir Ou puis d'enfer sans jà reembre [sans rançon], rdteb. 189. || iiv' s. Que depuis icellui Mesnagier ait esté pris par nostre bailli de Constentin, et par icellui pour ladite cause [île fausse monnoie] sa confession oye, condempné à mort et à estre bouli.... Et quant ledit Mesnagier fu mis en la chaudière, du cange, bullire. Cuers démentir, cervêles boudre, court, t. i, p. 44o. ||xvi' s. En eau ■ bouillant, mahot, iv, 24. Et puis on va, pour la faire bouillir. L'herbe nouvelle à la lune cueillir, DUBELL. IV, 21, recto. L'herbe nouvelle on faucha au cler serein, Pour la bouillir dedans vais-seaui d'airein, id. iv, 74, reclo. Le moust bouillant dans un vaisseau pousse à mont tout.... mont, u, 42. Si elles en prennent un à qui la vigueur de l'aage boult encores, m. ui, 327. Ils faisoient bouillir de vieux souliers et de vieilles burettes à huyle pour en tirer quelque saveur, amyot, Sylla, 30. L'enfant osta le couvercle de la chaudière où estoit l'eau toute bouillante, et saultant dedans s'y boulut et estouffa, ID. Démétr. 30. Il faut bouillir la dite gerbe en eau et miel, paré, v, 29. En lieu de vin, il usoit d'eau bouilUe et souvent toute pure, id. v, 3u. Prenez racines de tintimal, boullues en vin, id. xv, î«. Lorsque l'eau bouil, 0. de serres, 84«. Vous les ferés buillir une onde dans l'eau claire, id. 847. Vous les bouillirés un peu en l'eau claire, id. 848. Si le courroux bout encor en son cueur, bons. e08.

— ÉTYM. Picard, 6ou/tr, 6oitr;wall. toilr; provenç. bulhir, bolhir, buillir; catal. bullir; ital. bullire; du latin bullire, de bulla (voy. bulle). Le wallon boûr suppose un changement de conjugaison, bultëre au heu de buUlre, avec l'accent tonique sur bul au lieu de l'accent sur li ; cette forme se trouve aussi dans l'ancien français, mais elle appartient à Guiart qui était Hamand; de sorte que cette conjugaison serait du nord de la France. La conjugaison est régulière au présent; car le latin bullio, bullis, bullit, ayant l'accent tonique sur la première syllabe, n'a pu donner jadis que -.je bous, tu bous, il bout.

t BOUILUTOIRE (bou-lli -toi-r", ll mouillées), s. m. ou f. Opération qui consiste à faire bouillir les fians du monuayeur dans un liquide pour les dé crasser.

t BOUILLOIR (bou-lloir, It mouillées), s. m Terme de monnayage. Vaisseau de cuivre dans lequel on fait bouillir les métaux pour les décrasser.

BOUILLOIRE (bou-lloi-r', U mouillées, et non bou-yoi-r'), s. f. Vaisseau de métal destiné à faire bouillir de l'eau, et particulièrement vase en fonnf de cafetière qu'on met devant le feu.

— ÉTYM. Bouillir.

BOUILLON (bou-llon, ll mouillées, et non bouyon), t. m. || !• Bulle qui se forme au fond ou dans l'intérieur, et qui vient crever à la surface d'un liquide qui bout. Jeter un bouillon. L'eau qui avait bouilli à petits bouillons, à gros bouillons. 11 n'y faut qu'un ou deux bouillons. || 8' Petites values que forme un liquide qui s'échappe et qui tombe. Un ruisseau qui tombait à gros bouillons, pén. Tél. 1. Cependant sur le nos de la plaine liquide S'élève à gros bouillons une montagne humide, siic. Phid.

ROU

V, e. Mes yeiit ont vu son sang Coulera gros bouillons do son glriiéroux flanc, cobn. Cid, ii, 9. Son sang [de Charles IX) à gros bouillons de son corps élancé, Vengeait le sang français par ses ordres versé, volt, llenr. m. || IJoiiillon d'eau, sorte de jet d'eau. Il 3° Fig. Les bouillons de la colère. Dans les premiers bouillons de l'impatience. Et il ne faut qu'un commencement de passion, qu'un faible bouillon de colère, balzac, *' Disc, sur la cour. C'est pourquoi déguisant les bouillons de mon âme, BÊGNiER, Sat. XIII. Toi [Chiron] qui connais tant de remèdes, n'en as-tu point quelqu'un pour guérir cette fougue, ce bouillon de sang, plus dangereux qu'une fièvre ardfinte? fén. xix, 23). Modère ces bouillons de ta mélancolie, boil. Sal. vii. Le jeune homme, inquiet, ardent, plein de courage, À peine se sentit des bouillons d'un tel âge. Qu'il soupira pour ce plaisir j^la chasse], la font. Fai>. vm, -16. Aux premiers mots jiroférés dans cet étrange débat, j'ai ressenti les bouillons du patriotisme, jusqu'au plus violent emportement, mirabeau. Collection, t. iv, p. 23B. || 4» Aliment liquide que l'on prépare on faisant bouillir, dans de l'eau, des substances animales, et le plus ordinairement de la chair de bœuf, ou quelquefois seulement des légumes et des herbes. Du bouillon de veau. Un bouillon de tortue. Un bouillon aux herbes. Une tasse de bouillon. L'une chauffe un bouillon , boil. Sat.x. Nos blessés manquent de bouillons, de linge et de médicaments, PÉN. xxn, r,o«. Les filles-Dieu portent et reportent ç;\ et là les bouillons, la charpie, chateaub. Génie, IV ^111, 6. Une soupe à bouillon perlé [bon bouillon, blanchi par du lait d'amandes] , mol. Bourg, gentil, iv, ^. || Bouillon coupé, bouillon affaibli par un mélange d'eau. || Être au bouillon, ne prendre aucune nourriture solide. Elle prend des bouillons, sÉv. < 48. Il Bouillons médicinaux, bouillons préparés pour un but thérapeutique, et dans lesquels on fait entrer dos .substances médicamenteuses. || Fig. et familièrement. Boire un bouillon, faire une perte considérable, par suite d'une fausse spéculation. Il Bouillon d'onze heures, ou, simplement, bouillon, breuvage empoisonné. || Par plaisanterie, bouillon pointu, lavement. || 5° Plis bouffants qu'on fait à certains vêtements. || 6° Bulle d'air dans le verre, dans les métaux fondus. || 7° Dans les saUnes, l'évaporation de l'eau salée par l'action du feu. || Dans la teinturerie, dégraissage des laines avant de les teindre. || Dans la passementerie, petit fil d'or ou d'argent tourné en rond. || Terme d'agriculture. Eau de fumier. || Terme de vétérinaire. Excroissance de chair qui se développe dans les plaies des chevaux.

— SYN. BOUILLON, BOUILLONNEMENT. Le bouiUon

est la bulle même qui se forme dans l'intérieur et vient crever à la surface du liquide qui bout ou du liquide qui s'échappe ou qui tombe. Le bouillonnement est l'acte qui produit les bulles, les bouillons; c'est le mouvement de l'eau qui bouillonne. La formation des mots indique les nuances : de bouillon on fait bouillonner, verbe qui exprime l'action de faire des bouillons; et bouillonnement est cette action même, tandis que bouillon, primitif de ces deux mots, exprime simplement l'état de l'eau qui bout. L'eau qui bouta des bouillons; l'eau qui bouillonne fait des bouillons, a le bouillonnement.

— HTST. XIII' s. Se li bollon n'aloit à droit, Xla chair qui cuit mescherroit, li Romans des Franceis. N'en prelst or ne miel ne sucre; Ains eslut ilec son sepucre Entre les sulphureus boillons, la Rose, 172B3. Il XIV* s. C'est un chemin moult destravé. Plein de boulions [bourbiers] , tout encavé, bruyant dans Ménagier, t. ii, p. <8. Faictes boulir un bouillon, puis dreciez par escuelles, Ménagier, ii, b. Pource que l'exposant, poure valet saunier faiseur de sel, lui avoit recous [préservé] deux boulions de sel, DU CANGE, bullio. Un hanap de madré à boellon d'argent [ciselure] , id. bolinus. || xv« s. Boillons d'argent de ma salade [casque], m. ib. Icelles femmes prindrent le corps du dit Vallé et le portèrent en un bouUon ou bourbit. , id. bullio. Cestuy sage Charles roy, quint du nom, fu coroné nonobstant le buUon de si mené aage, chbist. de pisan, Charles V, i, ch. 3. Dont la venue du daulphin vers ce duc fut matière du phis aygre et du plus périlleux bouillon qui oncques s'y trouva, o. chas- Tîx. Cliron. des ducs de Bourg, i" Proesme. Item et à ajn plus que père. Qui m'a mys hors de maint hoiUon Et de cestuy paâ ne s'esjoye ; Si lui requiers à genoillon Qu'il m'en laisse toute la joye, villon, Gr. Test. || xvi* s. Dedans une verte vallée, sourdent par cy par là des bouillons de feu qui fluent eontmueUement, amyot, Sylla, 6B. Puis sera gardé le bouillon ; duauel le patient en prendra.... le fai-

TlOIl

sant bouillir un bouillon avant chas(}ue prise, pabS, XV, 3». Bouillon gras, eau de chuir, ro. xxiv, 22. Ne souffre de mon sang le bouillon refroidir, Et tousioursdetesyeuxaiguillonnemoyrame,RONS.256.

— ÉTYM. Bouillir.

BOUILLON-Bf^NC (bou-llon-blan , Il mouillées), s. m. Plante bisannuelle très-commune (verbnscum thapsus, /,.), dont les fleurs sont employées comme pectorales et béchiques, et les feuilles comme émollientes. || Au plur. Des bouillons-blancs.

— HIST. xvi" s. Vinaigre dedans lequel on aura fait bouillir tormentille, genest ou bouillon-blanc, PABÉ, IX, 23. Bouillon-blanc : de plusieurs sortes de bouillon y-a-il, qu'on esleve par graine, la semant au printemps, o. de serres, e08.

— ÉTYM. Bouillon, blanc.

BOUILLONNANT, ANTE (bou-llo-nan, nan-f. Il

mouillées, et non bou-yo-nan), adj. Qui bouillonne. Une liqueur bouillonnante. Charybde bouillonnante.

BOUILLONNÉ, ÉE (bou-lio-né, née, Il mouillées), pari. pos»^. Garni de bouillons. Une étoffe bouillonnée.

BOUILLONNEMENT (bou-llo-ne-man, U mouillées, et non bou-yo-ne-man), s. m. || 1° Etat d'agitation d'un liquide qui bouillonne. || 2° Fig. J'aurais tiré de ce méchant une vengeance soudaine, mais, songeant que j'exposais Lopez, j'apaisai le bouillonnement de mon cœur, chateaub. Natch,. v, 228.

— HIST. XVI* s. Ce qui cause le bouillonnement et les petites bubes qu'on voiteslever en l'eau, paré, Licorne, (B.

— ÉTYM. Bouillonner.

BOUILLONNEK (bou-Uo-né, Il mouillées, et non bou-yo-né), v. n. || 1° Former des bouillons, en parlant d'un liquide. Cette source bouillonne. Et le sang qui bouillonne Forme un si gros torrent que lui-même il s'étonne, coim. Attila, v, 6. Que l'airain écume et bouillonne. Que mille dards en soient formés, Que sous nos marteaux enfiammés X grand bruit l'enclume résonne, j. a. houss. Cantate e. Il 2° Fig. Bouillonner d'ardeur, de colère. Tel Sophocle à cent an s charmait encore Athènes; Tel bouillonnait encor son vieux sang dans ses veines, Disaient-ils à l'envi, lorsqu'Œdipe aux abois De ses jufçes pour lui gagna toutes les voix, corn. Au roi sur Cinna, Pompée, etc. Un sang nouveau bouillonne dans mes veines, delav. Paria, v, 3. Vois déjà briller dans mes regards Tout le feu dont mon sang bouillonne, bérang. Bacchante. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir. || 3° ¥. o. Faire des bouillons à une étoffe. Bouillonner une robe, une collerette.

— mST. XVI" s. Une façon de parler bouffie et bouillonnée de poinctes, mont, i, 383. La vraye licorne, estant mise en l'eau, se prend à bouillonner, faisant eslever petites bulles d'eau comme perles, paré. Licorne, ib. Comme les eaux bouillonnent d'une grosse source et ample, calv. Instit. 23.

— ÈTYM. Bouillon.

BOUILLOTTE (bou-llo-f. Il mouillées, et non bou-yo-t'),.»./". Il l°Synonymede bouilloire. || 2° Sorte de jeu de cartes. [S. Paris] vous avez bien d'autres affaires [que de songer à nous] : la hausse et la baisse, les faillites, la bouillotte, p. L. couR. Lett. 1, 108. Eh bieni monsieur Hector, vous refaitesvous au lansquenet des pertes de la bouillotte? BAYARD et JAIME, le Réveil du lion, ii, 7.

— ÉTYM. Bouillir.

t BOUIN (bouin), s. m. Terme de teinturier. Poignée d'écheveaux de soie.

t BOCIS (boni), s. m. Terme de chapellerie. Façon donnée aux vieux chapeaux. || Terme de cordonnier. Voy. BUIS.

t BOUISSE (boui-s"), s. f. Terme de cordonnier. Voy. SUISSE.

BOUJARON (bou-ja-ron) , s. m. Terme de marine. Petite mesure de fer-blanc qui sert dans la cambuse à distribuer les divers liquides à l'équipage, et contient le seizième d'une pinte (un peu moins du seizième d'un litre).

— ÉTYM. Espagn. bujaron, sorte de pot (voy.

BOHCABO).

t BOCJEAU (bou-jô), s. m. Assemblage de deux bottes de lin placées tête-bêche, afin de tenir moins de place au rouissoir.

t BOUJON (bou-jon), s. m. || 1° Outil à plomber. Il 2° Espèce de marque qu'autrefois l'on mettait aux étoffes dans les manufactures de draps.

— HIST. xiv s. Selon le boujon et ordonnance de ladictedrapperie, ducange, boujonainr. || xv-s.Item que lesjurezpuissentarrester tous lesdraps, se iceulx draps ne sont du boujon de la ville d'Evreux, id. th.

— ÉTYM. Il y avait, dans l'ancien français, boujon, bougon, qui signifiait une barre, une verge (le-

nnu

quel, sansdoufe, était le même que boujon, boUon, ital. bolsone, sorte de trait à tftto mousse, que Dier lire de buUa, boule, à cause <le celte disposition). r>5 botijon commercial aura été une marque dite boujon par une assimilation quelconque avec le projectile militaire.

f BOUJONNER (bou-jo-né), v. a. Ancien terme de commerce. Marquer du boujon.

t BOUJONNEUR ( bou-jo-neur), s. m. Se disaii autrefois d'un juré du corps des drapiers.

— HIST. XIV* s. Le maire et les l)Oujonneurs d« draperie de nostredile ville de Rouen, ducange, boujonator. Nous leur vueiUons octroyer qu'il aient visiteurs et boujonneurs ou dit mestier de drapperie, id. tb. ||xv* s. Ne pourra nul mouiller les draps, jusques à ce qu'ilz soient scellez tous escruz, ou (pi'ilz aient prins congié aux boujonneurs de les esbrouer seulement, id. «6.

t BOULAGE (bou-la-j'), s. m. \\ 1* Terme de blanchisseur. Quantité de linge que l'on met à bouillir dans une chaudière. || 2° Terme de sucrerie. Se dit de la formation du sirop lorsque les betteraves sont placées dans la cuve et foulées.

— ÉTYM. Bouillir.

BOULAIE (bou-lê), s. f. Lieu planté de bouleaux

— ÉTYM. Voy. BOULEAU.

BOULANGÉ, ÉE (bou-lan-jé, jée), part, passé. Pain bien boulangé.

1 . BOULANGER, ÈRE (bou-lan-jé, jê-r'),ï.m. et^. 111" Celui, celle qui fait et vend du pain. Garçon boulanger. Il Boulangère, sœur converse qui fait le pain. Il 2* .S. f. La boulangère, espèce de danse ou plutôt de ronde qui commence par un grand rond, après lequel un cavalier fait la grande chaîne, c'està-dire donne alternativement la main droite et la main gauche aux dames, en décrivant le cercle entier jusqu'à sa propre danseuse, alors le grand rond recommence, et le cavaher qui vient apris lui fait la chaîne à son tour. || L'air sur lequel la boulangère se danse. C'est un air à six-huit, comprenant d'abord dix mesures pendant lesquelles on fait le grand rond, et ensuite un refrain de quatre mesures qu'on répète à volonté pour la chaîne. L'arr a probablement donné son nom à la danse, parce qu'il se chante sur les paroles: /a BowJonjéreodPs^cus, etc.

— HIST. xiii* s. Et s'il ia boulengier ne boulejigiere là ù li eswardeur viennent pour le pain eswarder.... tatlliar, Itecueil, p. 41 &. Boulenghier qui estoient relevé pour pestrir, Chron. de Bains, 9(>. Il XVI* s. Imitant tant que faire se pourra les boulengers, o. de serres, 822,

— ÉTYM. Wallon bolegt; namurois, boJ^jt; baslat. bulengarius, dans un texte du xu* siècle (voy. BOULANGER, verbo.)

2. BOULANGER (bou-Ian-jé) , v. a. Pétrir et faire cuire le pain. || Absolument. La petite Madelon refuse 2B éous de Jean Bedout, encore elle ne sait ni boulanger ni traire, p. L. cour, u, 278.

— HIST. XIII* s. Bien [il] .«e sut de tout entremettre; Pain [il] fist venir ou boulengier, Bl. et Jeh. 4B93. Il XVI* s. Principalement de farines et de pains desja boulangez, cahl. m, 20. Â la plus robuste des servantes donnera charge la mère <*« famille de boulanger son pain, le paistrir et parfaire, o. de

— ÉTYM. Berry, boulange, mélange de foin et de paille, préparé pour la nourriture des bestiaux; bou- Innger de la paille et du foin, en faire un mélange. Du Cange le tire de boule; d'où boulange qui se trouve en effet dans le Berry, et enfin boulanger. mêler, pétrir.

BOULANGERIE ( bou-lan-je-rie ) , s. f. || 1° L'art de faire le pain; le commerce du boulanger. || 2° Le lieu où se fait le pain. || Etablissement, fonds d'un boulanger.

— HIST. IV* s. Les maistres du mestier et artifice de boulengerie et laiUemelcrie, ducange, «r- «i^cï«m. Il XVI* s. Charnier, boulengerie, fournil, serre-pain, o. de serres, 20.

— ETYM. Boulanger.

t BOULAR (bou-lar), s. m. L'un des noms de U mésange à longue queue.

f BOCLnURE (bouUiu-r"), s. f. Fosse sous la roue des moulins à eau.

1. BOULE(bou 1'), s. f. Il l°Corpsronden tous sens. Boule de bois, de cuivre, d'ivoire. || Dans un langage à la fois poétique et familier, la terre. Jeté sur cette boule, Laid, chétif et souffrant, bérano. Vocation. || Pai extension. Une boule de neige. Cet animal se roule en boule. || Être rond comme ui.e boule, être rond et replet. || 2° Jeu de boules, jeu où l'on fait rouler une boule vers un but maniué par une boule plus petite que les autre*, et qu'on

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