SERBES, «SH
— ÊTYM. Itranehe.
t BRANCAUDIEn (bran-kar-dié) , ï. m. Il I"Homme de peine (]ui porto un brancard. En deux ou trois interrogations qu'ils firent au brancardier, scahr. liom. eom. cbap. 7. || 2° Cheval qu'on met entre les brancards d'une chaise de poste. On dit aussi mallier.
— ÉTYM. Ilrancard.
nnANCHAfiB (bran-cha-j'), s. m. || 1° 1,'ensemble ' des branches d'un arbre. Un branchage touffu. Creuser la terre, faire des huttes do branchages, j. j. Rouss. Orig. i. Le ciel permit qu'un .saule se trouva, Dont le branchage, après Dieu, le sauva, la FONT. Fabl. 1,19. Quand l'hiver .se dissout au souffle d'un orage, Tel se penche un sapin de neige tout chargé; L'eau tombe sourdement tout le long du branchage Et serpente en ruisseau sur le sol ravagé, MAssoN, Hclvétiens, vn. ||2° Par extension. I.e branchage du cerf, son bois.
— tnsT. XVI" s. Personne estrange du lignage et branchage, Coutumier général, t. l, p. 143.
IIRANCIIE (bran-ch'), s. f. || 1° Bois quepousse le tronc d'un arbre. Petite branche. Branche d'olivier. Menues branches. L'arbre étendait ses branches. Pousser trop de branches. Mère branche, grosse branche d'où sortent plusieurs autres branches. Il Fig. De là l'Eglise étendait ses branches par toute laterre.BOSs. //is(. 11,7. || Fig. el familièrement. S'accrocher à toutes les branches, recourir à tous les moyens pour sortir d'embarras. Il jure qu'il n'a aucune branche pour se reposer, sév. 67. || Fig. Sauter de branche en branche, passer brusquement d'un sujet à un autre. || Fg . et familifrement. Se prendre, s'attaclier aux branches, s'arrêter aux circonstances inutiles, et négliger l'essentiel. || Être comme l'oiseau sur la branche, être dans une position incertaine, sans garantie. || Term"* de jardinage. Branche gourmande, branche qui prend trop de développement et empêche les branches à fruit de se former, liranches de charpente, celles qui constituent la forme de l'arbre et portent les petites branches et les branches fruitières. Branches coursonnes sur le pêcher, celles qui sont placées entre la charpente et la branche à fruit de l'année. Branche chiffonne, petite branche grêle du pêcher qui a des boutons à fruits dans toute son étendue. Branche à bouquet, très-petite branche sur le pêcher de 2 à 8 centimètres qui porte à son extrémité quatre ou cinq boutons à fruits. Branche à demi-l)ois, celle qui, étant trop menue pour branche à bois et trop grosse pour branche à fruits, est coupée à deux ou trois pouces de long pour en faire de meilleures soit à bois, soit à fruit, la quintinye. Jardins, i" partie. Dictionnaire. ||2"Par extension. Les branches d'une racine, ses divisions. C'est une racine qui étend ses branches par tous les sens, Boss. Comédie. Il 3" Par analogie. Tout ce qui peut être comparé avec les branches des arlires. Les branches du bois de cerf. Les branches d'un lustre. Lunettes à branches, lunettes qu'on fixe sur le nez au moyen de deux petites branches d'écaillé fondue, de métal, etc. qui s'appliquent le long des tempes. Le chemin se partage en deux branches. Plus d'une erreur passe et repasse Entre les branches d'un compas, BÉRANG. Sciences. Il 4'" Partage d'un cours d'eau principal. Le Nil se divise en plusieurs branches, ij Les branches d'un tleuve, les petits afiluents de ce fleuve. || B° Terme d'anatomie. Les branches d'une veine, d'un nerf, veines, nerfs qui se détachent d'un tronc principal. La grande artère qui envoie ses branches par tout le corps, desc. Jlfcfh. 5,6. Il Les branches d'une mine, les filons qui dérivent du filon principal.HTernic (le fortification. Les branches d'une tranchée, les boy.auxd'une tranchée. il S" En termes de généalogie, les familles qui proviennent d'une même souche. Branclieaînée;branche cadette. Ils sont issus de deux branchesdifi^érentes. Jusqu'à ce qu'il eût comluit ses ancôlre.-! débranche en Branche jusqu'à Yolande, hamilt. Gramm 4. Le père du maréchal ^deTallard] était puîné de la Tournon et m sa branche, st-sim. 342, 226. La branche qui régnait en France était encore moins en état de dislin^*"'- '"'••'""'■^^Q- *■"•■'•?• ''■'"". •'"• J'étais un rnnn„^'. ^ *'""■'' «""•"pris de faire passer la couronne duu une autre Lranche. p. i,; cour. Lett.
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n, 7«. Il 7° Partie, division. Une des branches delà littérature. Les différentes branches de l'administration, du commerce, etc. Les différentes branches des sciences naturelles. Ce fut encore [les pelleteries] une branche de commerce enlevée à Venise, VOLT. Mœurs, H 9. L'envie de commander est une des branches de l'orgueil, id. Métaph. 8, Il 8" Terme d'architecture. Nervure saillante des voûtes gothiques. |{ 9* Terme de manège. Branche do la bride, chacune des deux pièces de fer courbées, portant l'embouchure, les chaînettes et la gourmette, et attachées d'un côté à la têtière et de l'autre aux rênes. i| 10°Terme de marine, fiivisions de divers cordages à l'effet d'agir sur plusieurs points. Hll^Terme d'art militaire. Branche d'armement, certaines parties de l'armement d'uniforme. || 12° Corps d'une épingle. || Partie de la poignée d'une épée. || Tige d'une clef. || Chacune des portions dans lesquelles une chaîne d'ètolfe est divisée. || Planche à 1 usage des verriers. || Proverbe. Il vaut mieux se tenir au gros de l'arbre qu'aux branches, c'est-à-dire il vaut mieux s'attacher à celui qui a l'autorité supérieure qu'à celui qui n'a qu'une autorité subalterne.
— HIST. XI* s. Branches d'olive en vos mains porterez, Ch. de liol. V. Il xii' s. Tous jours [il] ama le roi sans branche derenartfpar allusion aux perfidies de Renart, dans le célèbre poëme de ce nom], Snx. XIX. Cume li muls vint suz [sous] un grand chaigne e ki mult out branches, une des branches aerst Absalon par la tresce , Unis, tue,. Il xnr s. Et la masenghe [mésange] saufsour une lirance, et fu mervelles lie de çou qu'elle fut escapée, Chr. de Jiains, S.'io. Quant le flum vient en Egypte, il jeté ses branches aussi comme j'ai jà dit devant, joinv. 220. ||xv* s. Et sachez que nous devons mieux aimer les branches et les membres qui viennent de si vaillant homme [Jacques d'Artevelle] que de nul autre, froiss. 11, n, toi. ||xvi*s. Ce bon Bacchus, qui de branches de vigne Guide le cours de tigres attelez, dubell. iv, 6I , verso.
— ÉTYM. Picard, bronfcc ; hourguig. hrainche ; provenç. hranca fém. et branc masc; ital. branca ; valaque, brèncé, patte de devant (has-latin, branca leonis, pied de lion, sorte de plante, dans un texte du XI* siècle). Diez remarque que branca doit être fort ancien et peut-être même avoir appartenu à la latinité, puisqu'il se trouve dans le valaque, qui fut, de si bonne heure, séparé du doinaine de la langue latine. 11 est disposé à le rattacher au celtique : ancien gaél. brac, comw. brcch , qui signifient bras (les branches d'un arbre sont ses bras) ; d'où le bas-breton brank, branche, qui alors n'auraitpas emprunté ce mot aux langues romane.s.
BRANCnlî, fiE (bran-ché, chée), part, passé. Il 1» Perché. Un faisan branché. || Fig. et familièrement. Un mousse branché sur une vergue. || 2°Peiidu. Et le trio branché mourut contrit, la font. Orais.
t BKAKCHELLIEN, ENNE (bran-chè-liin, liè-n'), adj. Terme d'histoire naturelle. Nom des hirudinées à branchies saillantes.
— ÊTYM. Branchies.
\ BUANCIIELMON (bran-chè-li-on) , s. m. Terme d'histoire naturelle. Nom des vers nus à branchies dorsales.
— ÉTYM. Branchies.
t BRANCnE.MENT (bran-che-man) , s. m. Division en branches, suivant les besoins, des tuyaux qui conduisent de l'eau, du gaz dans les maisons, dans les jardins.
— f.TYM. Brancher.
BRANCHER (bran-ché). || 1° V. n. Terme ds chasse. Percher sur des branches d'arbres. Le faisan, la perdrix rouge, le coq de bruyère branchent. Il 2° V. o. Pendre, attacher à une branche d'arbre, jadis on branchait 'es faux-sauniers. Les faux-sauniers furent battus, leur .sel pris, et leurs prisonniers branchés, et-simon, 607, (74. Il 3° Fig. Partager en branches. Il fallait faire détruire [au roi Philippe IV d'Espagne] son propre ouvrage, la consolation delà fin prématurée de ses grandeurs temporelles, en les laissant dans sa maison qu'il branchait à l'exemple de Charles V, st-sim. 8i, 53. ||4"Terme de fauconnerie. Donner la première éducation à un oiseau de haut vol. || 5° Terme de plombier. Embrancher une sous-division de tuyaux. On fera pa.sser les tuyaux prèsde votre maison, et vous pourrez brancher. || Terme de verrerie. Mouvoir la branche dans l'ouverture de la bosse.
— HIST. XVI' s. Force fut au misérable, pour ne pouvoir plus brancher, de se cacher en terre, yver, p. 62». Le prevost de l'hostel les fist bientost brancher aux premiers chesnes de la forest, carl. m, 20. Les vignes arbustives ou branchées, soustenues des
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arbres, 0. de serres, 166. Tant que tige fait souche, elle ne branche jamais, cotgrave.
— F.TYM. Branche; provenç. branear, pousser des branches.
t BRANCIIETTE (bran-chè-t'),jç./'.Pelite branche
— lllhT. xiv* S. Pron deux branchettes, et les fi che parmy les laz contre terre, Modus, f° xi.vii, versn. Branchettes fourchées de trois fourchons. Hénagicr, 11, 6. || xvi* s. Tournelles tissues de laurier, de lierre, de jasmin ou de houblon, dont les branchettes, lentement repliées et tortillées, n'osoient passer leurs homes défendues, yver, p. 524. tes meuriers produisent leurs vers jetons, longs, sans branchotes traversantes, 0. de serres, 470.
— lîTYM. Diminutif de branche.
BRANClIE-UIiSI.VE (bran-chur-sin') ou BRANC-
CRSINE (bran-kur-si-n'), s. f. Nom vulgaire de l'acanthe sans épines {acanthus mollis, L.).
. — HIST. XVI» s. Branche-ursine, en latin acar>thus; des anciens architectes est venue la coustume d'entailler les fouilles de branche-ursine es chapiteaux des colonnes corinthiennes, pour laquelle cau.se a esté communément appellée par les Romains marmokina, o. deserres, 624.
— KTYM. Branche et ourse; provenç. branca orctna; espagn. branca ursina ; ital. branca orsina.
tBRA^•C^IIAL,ALE (bran-chi-al, a-l'), adj. Termfc d'anatomie. Qui a rapport aux branchies, les veines branchiales. Les arcs branchiaux.
— ÉTYM. Branchies.
t BRANCHlfi, ÊE (bran-chi-é, ée), adj. Terme de zoologie. Qui est muni de branchies.
— ÉTYM. Branchies.
BRANCUIER (bran-cbié), adj. m. Terme de fauconnerie. Oiseau branchier, jeune oiseau qui, n'ayant point encore de force, vole de branche en branche en sortant du nid.
— HIST. XIV" s. Esprevier branchier, c'e.st celay qui e.st prins nouvellement yssu du nid, et a esté uiig peu à soy, Modus, f° xcv, verso. L'esprevier est dit branchier ou ramage, pour ce que, quant il soit pris, il vole sur les rainceaux ou sur les branches, ilénagier, m, 2. || xv* s. Duquel bois le suppliant avoit fait une loge de branches de cbcsne, pour prendre des oyseaulx de proye, ramages ou branchiers, du cange, branca.
— ÉTYM. Branche.
BRANCHIES (bran-chie). s. f. plur. Terme d'anatomie. Appareil respiratoire des animaux destinés à vivre dans l'eau et à respirer l'air qui se trouve en dissolution dans ce liquide.
— ÉTYM. IiûâiX'.a, branchies.
t BRANCHIFÈRE (bran-chi-fè-r') , adj. Terme de zoologie. Qui porte des branchies.
— ÉTYM. Branchie, et ferre, porter.
t BRANCHILLON (bran-cbi-Uon, Il mouillées), s. m. Petite branche.
— HIST. xvi* s. Leurs ver-jstons, n'estans retenus par les branobillons, s'allongeroient par trop, 0. m
— ÉTYM. Diminutif de branche.
i nRANCH!ODÈLE(bran-chi-o-dè-r), s. wi.Terme d'histoire naturelle. Nom de vers qui ont les branchies visibles à l'extérieur.
— ÉTY.M. Branchies, et 6^)0;, visible.
t BRANCUIOG ASTRE (bran-chi-o-ga-str'), ». m. Terme d histoire naturelle. Nom de crustacés à branchies ventrales.
— ÉiVM. Branchies, et tïti^p, ventre.
t BUAN'CHIOl'NO.NTE (bran-chi-o-pnon-l'),s. r>». Terme d'histoire naturelle. Nom des animaux invertélirés qui respirent par des branchies.
— ÉTYM. Branchies, et nvsïv , respirer.
tBRANCHIOPODE(bran-chi-o-po-d')s.m.Terme
d'histoire naturelle. ISom de crustacés qui ont les branchies aux pieds.
— ÉTYM. Branchies, et kojc, itoSèç, pied.
t BRANCUIOSTÉGE (bran-chi-o-stè-j") , adj. Terme d'hisiuire naturelle. Qui recouvre les branchies. Membrane branci.iostège. 1| S. m. Les branchiostèpes, poissons caitilagineux qui ont une membrane branchiale sans opercule.
— ETYM. Branchies, et a-Uftiv, recouvrir, protéger.
t BRAXCHIOSTOME (bran-chi-o-sto-m'), s. m Terme d'anatomie. Ouverture par laquelle les branchies communiquent au dehors.
— ÉTYM. Branchies, et oTÔpia, bouche (voy. sro matite).
t BRANCniS (bran-chi), s. m. Terme de fauconnerie. Billot sur lequel on fixe l'oiseau de proif que l'on veut élever.
— RTYM. Braw.hM.
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BRANCHC, UE (bran-chu, chue), adj. || l" Oui a beaucoup de branches. Un arbre branchu. || 2' Fig. Offrant deux branches, deux alternalives. Croyezvous que celte idée [d'accepter ou de n'accepter pas les honneurs qui hii sont offerts] brancliue , et affreuse dans l'une et dans l'autre de ses deux branches, ne l'effrayera pas [le comte de Toulouse] ? STsiM. 6)0, 283. Il 3° Canard branchu, espèce de canard. Les canards branehus, les linottes bleues brillent dans la verdure des arbres, chateaub. Foi/. Amérique, 398.
— HISÏ. xni' s. Un freisne [elle] vit lé et branchu, E mult espès e bien ramu, mabie, Fréiie. Mis il n'orent gères erré Qu'il ont levé un cerf branchu De quatre branches et menbru, Hen. 22343. Ormes i ot branehus et gros. Et avec ce charmes et fos [hêtres], la llose, <367. || xvi* s. L'érable est tout branchu, depuis la racine jusques aux branches, palissy, 28. Le millet-sarrazin a le lige branchu, o. de serres, 410.
— ÉTYM. Branche; provenç. brancut.
t BRANC-URSINE (bran-kur-si-n') , s. f. Voy.