BUG
BRO
à coups de brochoir les clous à travers les trous du fer et la corne, pour fixer le fer du cheval et du bœuf. Il Enfiler les épingles dans les anneaux qui en forment les têtes. || Terme de boucherie. Pratiquer des trous dans la peau du bœuf assommé, afin de le souffler. || Terme de couvreur, brocher la tuile, la passer entre les lattes pour que le couvreur l'ait sous la main. || 5° Donner un léger binage il la vigne. Il 6° V. n. Pousser, en parlant d'un arbre nouvellement planté. Cet arbre commence à brocher. Peu usité.
— HIST. XI* s. Son cheval [il] broche [pique], et monte en un larriz, Ch. de Roi. lxxxvh. |1 xu" s. Le destrier [il] broze [pique], il cort par tel randon.... Honc. p. S2. Il broche le cheval, de lui ferir s'atire, Sax. X. De l'ost se partent trois glouton pautonnier, De ci al bore ne finent de broichier, Ilaoul de C. 87. ||xui*s.Mere, de quoi me chastiez? Est-ce de coudre ou de taiUier?Oude filer ou de broissier?Ousec'est de trop sommeillier? Romancero, p. 64. Atant es vous un message broçant à espourons qui descendi as degrés de la sale, et monta amont et demanda le roi, Chr. deRains, p. 65. || xv s. [On vit] les deux chevaliers partir de leur lez, et brocher leurs chevaux des éperons rudement, et porter leurs lances arréement, FROiss. m, IV, <2. Lors se retourna-t-il le glaive au poing devers ses ennemis; aussi firent les deux frères et plusieurs autres compagnons, et brochèrent aux premiers venans, id. i, i, (77. ||xvi*s. Qu'ils débridassent leurs chevaux et brochassent à toute force des espérons, mont, i, 367. Le cheval du tyran, qui estoit courageux et fort, et d'avantage se sentoit broché des espérons d'une part et d'autre jusques au sang, se bazarda de vouloir franchir le fossé, amyot, Philop. (7. Hz brochèrent leurs chevaux des espérons l'un contre l'autre, les espées aux poings, avec grands cris, id. Eum. ta. Et estoit vestu de robbes de pourpre brochées d'or, id. Démétr. 67. Puis en brossant [éperonnanl] les flancs de son bayard,