‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 309 sur 504 · BONS · texte numérisé non relu

BONS

— ÉTYM. Broche; provenç. brocar, brochar; ital. broccare. On remarquera dans l'historique que le tli est souvent remplacé par ss; probablement par une confusion avec brosse, brossaillcs (voy. ces mots). On y verra aussi que tous les sens de brocher se rapportent sans peine à piquer avec une pointe ou broche.

BROCHET (bro-chè; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel Vs se lie : des brochè-z énormes; brochets rime avec traits, jamais, succès, paix), s. m. Poisson d'eau douce, du genre des ésoces (mangeurs). Le brochet est très-bon à manger; mais ses œufs ont quelquefois une action purgative analogue à celle des œufs du barbeau. Ma commère la carpe Avec le brochet son compère, LA FONT. Fabl. VII, 4. Il Brochet carreau, celui qui a plus de dix-huit pouces entre œil et bat.

— HIST. xiu" s. Quiconques est pescheur des eaues le Roy, il puet prendre toute manière de poisson fors quatre, c'est à savoir broches, barbeauz.... Liv. des met. 262.

— ÉTYM. Broche, à cause de la forme allongée de sa tête. L'ancien nom du brochet était lux, du latin lucius.

t BROCHKTER (bro-che-té) , je brochette, je brochetais, je brochetai, je brochetterai , je hrochelterais, t). o. |] 1" Fixer avec des brochettes. || 2° Terme de marine. Mesurer, à l'aide de brochettes fixées de place en place, certaines parties des navires.

— ÉTYM. Brochette.

tBROCHETEUR (bro-che-teur), s. m. Ouvrier qui brochette.

BROCUETON (bro-che-ton) , s. m. Petit brochet.

— HIST. xiv* s. Espaules de mouton farcies, brochctons à un rebouly,;(fcnagfer, ii, 4. || xvi" s. J'ay tendu pour ung brocheton, mais je pense que je preudray une grenouille, palsgrave, p. G02.

— ÉTYM. Diminutif de brochet.

BROCHETTE (bro-chè-f), s. f. \\ 1° Petite broche

de fer qui maintient les grosses pièces de viande, en se fixant dans un trou de la broche principale. Il Petite broche servantà faire rôtir de petites pièces de gibier, des rognons ou de petits poissons, etc. Brochette d'éperlans, d'alouettes. Des mauviettes enfilées dans des brochettes d'or, volt. Babyl. 3. Il 2° Petit bâton pour donner la becquée aux petits oiseaux. Elever des oiseaux à la brochette. || Fig. Élever un enfant à la brochette, l'entourer de beaucoup de soins, l'élever avec trop de délicatesse et de mollesse. || 8° Petite broche qui sert a tenir le moule des boutons. || Terme d'imprimerie. Fiches qui tiennent la frisquette accolée au grand tympan. Il 4u p(«r. Rognures de peau de moulouet de veau

d:i T. DE IX LANGUE FRANÇAIS^:.

qui servent à faire une colle employée dans la peinture en bitiment.

— HIST. xiv s. Et doit estre pendue une brochette à une cordelette , de laquelle on doit manier, raplanier le faulcon, Modus, f° lxxviii. Foies rostis en une brochette sur le gril,lf^na9t>r, u,5.||xvi's. L'on usoit de petites brochettes de fer, au lieu de monnoye, dont est encore jusques aujourd'huy demeuré le nom d'obole en usage, qui signifie en langage grec broche, AMY0T, Lysand. 32.

— ÉTYM. Diminutif de broche; picard, brokelte; wall. brokète; provenç. broqueta.

BROCHEUR, EUSE'(bro-cheur,cheû-z'), s m. et f. Ouvrier, ouvrière qui broche des livres.

— ÉTYM. Brocher.

BROCHOIR (bro-choir), î. m. Terme de maréchal. Marteau qui sert à enfoncer les clous dans la muraille, et à fixer le fer sous le pied du cheval.

— ÉTYM. Brocher.

BROCHURE (bro-chu-r') , s. f. || 1" Action de brocher des Uvres. || 2'' Etat de brocheur, de brocheuse. Il est dans la brochure. || 3° Petit ouvrage de peu de feuilles et qui n'est que broché. Ils font contre vous des brochures que vous ne lisez pas, volt. Jeannol. Presque toutes les brochures de nos jours ressemblent à cette foule innombrable de moucherons qui meurent après avoir bourdonné un jour ou deux, VOLT. Letl. Pierre Rousseau, 19 nov. t764. || i' Se dit des figures et des ornements qu'on ajoute au fond d'une étoffe, nommée alors étoffe brochée.

— ÉTYM. Brocher.

BROCOLI (bro-ko-li), s. m. Chou d'Italie. Un plat de brocolis. || Petit rejeton que le tronc d'un vieux chou pousse après l'hiver.

— ÉTYM. Ital. broccoli, pluriel de broccolo, tendron, rejeton, defcrocco, rejeton, proprement branche pointue, pique, de même radical que broche (voy. ce mot).

1 BRODE (l)ro-d'), s. f. Cordon uni et serré sur les traces (dentelle à réseau, point d'Alençon).

BRODÉ, ÉE (bro-dé, dée), part, passé. || 1° Un mouchoir ijrodé. J'en conr>aisd'autres qui se sont bien trouvés d'introduire dans les conversations des choses inanimées, et d'y faire parler leur habit brodé, leur perruque blonde, leur tabatière, leur canne et leurs gants, MONTESQ. Lett. pers. 82. || 2° Amplifié. Le récit brodé par le narrateur.

BRODEQUIN (bro-de-kin), s. m. || 1° Chaussure antique qui couvre le pied et une partie de la jambe. Dès que la belle Aurore eut annoncé le jour, le fils d'Ulysse mit ses brodequins, fén. xxi, 457. Eudore attache à ses pieds des brodequins gaulois formés de la peau d'une chèvre sauvage, chateaub. ifar(;/rs, oo. Il 2° Chaussure à l'usage des acteurs qui jouaient la comédie. Eschyle dans le chœur jeta les personnages. D'un masque plus honnête habilla leurs visages. Sur les ais d'un théâtre en public exhaussé Fit paraître l'acteur d'un brodequin chaussé, boil. Art p. m. Il Fig. La comédie. Mais quoi I je chausse ici le cothurne tragique; Reprenons au plus tôt le brodequin comique, boil. Sat. x. || Chausser le brodequin, composer une comédie, jouer la comédie. 113° Bottines à l'usage des femmes et des enfants. Gageons que son brodequin Nous cache un pied de bouquin [diable], bérano. Cott. || 4" Rougeur des pieds après un bain de pieds. Prenez le bain de pieds assez chaud pour qu'il se produise un brodequin. Il 5» .i4u plur. Brodequins, nom d'une espèce de torture, où l'on serrait les jambesdu criminel entre des pièces de bois, avec des coins, sur lesquels on frappait pour augmenter le serrement. || 6' Terme de manège. Sorte de petits bas à ètrier à l'usage des jeunes académistes, et qui faisaient que la botte, bien remplie, ne grimaçait pas.

— HIST. XV* s. Le roy Richard mort, il fut couché sur une litière, dedans un char couvert de brodequin tout noir, paoïss. liv. iv, p. 348, dans lacurne STE-PALAYE. Sur iceux chevaux avoit deux pages houssez de petits brodequins jaunes et sans espérons, OLIVIER DE LA MARCHE, ifc'm. liv. II, p. 534, dans LACURNE STE-PALAYE. {| XVI* S. Elle so leva toute seule et print des brodequins et son manteau , mabg. Nouv. XV. Et, après qu'il eut fermé la porte et oslè sa robe et ses brodequins fourrés, s'en alla se mettre au lit, ID. ib. xviu.

— ÉTYM. Espagn. boreegui; ital. borxacchino; du flamand brosrken, anciennement brosekin, d'après Diez qui soupçonne que le mot flamand a été formé de byrsa, cuir, par interversion. Brodequin, dans l'ancien français, a signifié une sorte de cuir.

BRODER (bro-dé), V. a. \\ 1* Faire avec l'aiguille, sur une étoffe, des dessins, des ouvrages en relief. liioiler un chiffre, une fleur. Broder de soie, d'or.

Broder au crochet, au tambour. || Absolument. Elle s'use la vue à broder. || Fig. La fleur capucine broda de ses chiffres de pourpre les murs sacrés, cha- TEAUBR. Génie, m, v, 2. || 2* Ecrire d'une écriture perlée et parfaitement formée, de manière à flatter l'œil. Il 3° Fig. et familièrement, amplifier, embelhr un récit. Broder une histoire, un conte. Cette princesse vous écrit de sa belle écriture, elle m'a montré la belle morale qu'elle vous a brodée, sEv. 443. Qu'un autre.... Brode cncor des fables antiques. Je veux de neuves vérités, volt. Ép. 47. Ne se permettre aucune fiction, ne broder aucune circonstance, J. J. Rouss. Prom. 4. || Absolument, n brode à merveille, il sait embellir ses récits. Broder sur un texte, amplifier un récit, une nouvelle. Même on dit que l'hymen d'elle et de son amant. De cette intrigue enfin fut l'heureux dénoùment. —Ah! vous brodez, monsieur, andrieux, les Étourdis, II, 12.

— ÉTYM. Wallon, brosder; provenç. broydar; catal. brodar; espagn. bordar ; bas-latin, brusdus, brustus ,brosdus ,hTO(iè, dans de très-anciens textes. On a rapporté broder à bord, parce que la broderie est une bordure. Mais il y a dans le celtique : basbreton, broud, aiguillon, frrouda, aiguillonner, piquer, broder; kymri, ftrodio;. anglais, broider; ce qui donne une étymologie suffisante pour la forme et pour le sens. Le wallon brosder, le bas-latin brustus, brosdus, ont un autre radical, mal déterminé, qui est peut-être, d'après Diez, le gothique bruzdàn, piquer.

BRODERIE ( bro-de-rie), s. f. || 1* Ouvrage que l'on fait en brodant. 'Broderie au métier. Broderie de soie, d'or. Une étoffe ornée de broderies. Dans ur camp si pompeux, des guerriers si bien mis. Tant d'habits comme au bal chargés de broderie. Et parmi des canons tant de galanterie, cobn. les Vic- Inires du Boi. Prince , si vous avez de la broderie , les valets de chambre en porteront, fén. xxii, 275. Il 2° Fig. Ce qu'on ajoute pour amplifier ou embellir un récit. Comment, dans ce récit, distinguer du fond la broderie? Aquaviva manda d'être en garde contre tout ce qui viendrait des Français, avec force broderies pour appuyer cet avis, st-sim. 45G, 173. Plutarque n'a choisi que des parcelles de l'histoire romaine; lorsque nous rejoignons au tout les membres qu'il en a séparés, sa broderie passe de lieaucoup le riche fond des autres écrivains, le p. catrou, dans l'abbé desfontaines. || 3° Terme de musique. Ornements, c'est-à-dire notes que le musicien ajoute à sa partie dans l'exécution.

— HIST. XIV* s. Se le lit est couvert de sarge, de broderie ou couste-pointe de cendail, ifénagier, II, 4. Il XV" s. Le temps a laissié son manteau Do vent, de froidure etde pluye. Et s'est vestu de brouderiei)esouleilluisant, cler et beau, eu. d'orl. Rond. Les aornemens des sales, chambres d'estrangos et riches brodeures à grosses perles d'or et soyes à ouvrages divers, christ, depisan, Charles Y, i, ch. 20. Il XVI* s. Il prand sur son harnoys sa casaque de toiUe d'or à broderie de feuilles moresques de velours noir, carl. vi, 15.

— ÉTYM. Broder.

BRODEUR, EUSE (bro-deur, deû-z'), s. m. et f. Celui, celle qui brode. || Brodeuse, celle qui s'occupe du contour du dessin et recouvre toute la trace (point d'Alençon, dentelle réseau). || Autant pour le brcdeur, se dit pour exprimer qu'on n'ajoute aucune foi à un récit.

— HIST. XIII* s. Il n'est orfèvres ne lormiers, Esmailleurs, broudeurs ne seliers, f)t« des Peintres. Sachent tuit cil que il est acordé et ordenê de tout le commun des broudeeurs et des brouderresses de la ville de Paris, especialement de Jehanne.... Liv. des met. 379. || xvi* s. Argentiers, fourriers, brodeurs, apotiquaires et barbiers, carl. iv, 10. Bordeur que nous employons pour un insigne menteur, quand, un homme nous ayant payé d'une bourde, nousen souhaitons autant pour le brodeur, pasquier, Recherches, liv. vin, p. 753, dans lacubne stkpalaye.

— ÉTYM. Broder.

t BRODOIR (hro-do'.r) , s. m. Métier à galons. [[ Petite bobine pour broder.

— ÉTYM. Broder.

t BROGUES (bro-gh'), *. f. pjur. Nom de souliers à courroies des montagnards écossais.

BROIE (brol) , t. A II 1° Instrument propre à broyer la tige du chanvre et du lin pour détacher la filasse de la chènevotte. || 2° Brisoir, sorte de machine employée dans les exploitations rurales.

— ÉTYM. Broyer.

BROIEMENT ou HROÎMEHT (hrot-man; la pro-

BRO

nonciaUon ancienne, encore usitée et qu'on entend souvent, est bro-ye-man, en trois syUabes), t. m. Action (ie broyer.

— ET VM. «royer. .

t BHOMATE (bro-ma-f), t. m. Terme (le chimie. Sel prudiiit par la combinaison de l'acide bromique avec une base.

t BROM ATOLOGIE (bro-ma-to-lo-jie) , ». f. Terme didactique. Traité, description des aliments.

— ÊTYM. Hpa>|ia, aliment, de ppwoicM, je mange (lequel vient de fiopà, aliment, p6pu>, dévorer, le même que le latin vorare ; voy. voracE) , et ).6-|ro; ,

traité. , ,■■ r.

t BROME (brô-m'), *. m. Terme de chimie. Corps «impie, métalloïde, intermédiaire au clilore et à l'iode, et découvert en t82(i par Balard.

— ÊTYM. lipà)|io;, puanteur : ainsi dit à cause de sa mauvaise odeur.

t BROMÉLIACÉE (bro-mé-li-a-sée) , ». f. Terme de botanique. Nom de la famille de plantes dont l'ananas Ibromelia) est le type.

t BBOMËLIE (bro-mé-lie) , ». /. Terme de botanique. Nom do l'ananas (bromelia).

— ÊTYM. Ainsi nommée en souvenir du médecin suédois Itromelius, qui s'était rendu célèbre par sa Flore gothique.

I BBOMigUE (bro-mi-k') , adj. Terme de chimie. Acide bromique, acide produit par la combinaison du brome avec l'oxygène.

— ÊTYM. Brome.

t BRO.MOGRAPIIIE (bro-mo-gra-fie) , s. {. Terme didactique. Synonyme de bromatologie.

— ÊTYM. Bpûfia, aliment, et f^àc^iu, décrire.

t BROMURE bro-mu-r'), ». m. Terme de chimie, (imposé résultant de la combinaison du brome avec un corps simple métaSique ou non métallique.

BRONCllAUE (bron-cha-d') , s. f. Action de broncher. Son cheval fit une bronchade. Toutes les révérences et tous les pas qu'il fit en lui donnant la main furent autant de bronchades, scakb. liom. com. l, 9.

— ÊTYM. Broncher.

BRONCHE (bron-ch'),»./'. Double canal situé l'un k droite, l'autre à gauche, faisant suite à la trachée, et se distribuant dans les deux poumons. Les ramifications des bronches. Une bronche obstruée par un corps étranger.

— IIIST. xvi* s. Parquoy les artères carotides et ventricules du cerveau, et bronchies du poulmon estant ainsi esioupées.... paré, xxvu, p. ses.

— ÊTYM. Boôfxoc, gorge.

t BRONCUEMENT (bron-che-man), s. m. Action de broncher.

— ÊTYM. Broncher.

BRONCHER (bron-ché), V. n. || 1° Mettre le pied à faux. Un cheval peut broncher par maladresse ou par défaut d'aplomb. Le cheval reculait toujours, ronflant, soufflant, et bronchant comme un cheval effarouché qu'il était, scarr. liom. com. ii, ch. (3. Votre cheval bronchant vous laissait dans la plaine, ROTR. Bélis. V, 5. Quand bronchant lourdement en un mauvais passage, Régnier, Sac. x. Après ce mauvais pas où vous avez bronché, corn, le Uenl. iv, 5. Il î°Kig. Hésiter, faillir. Jamais au bout du vers on ne te voit broncher, BOiL.i'aMi. Leur venin [de mes ennemis] qui sur moi brûle de s'é[)ancher. Tous les jouis en marchant m'empêche de broncher, boil. Épil. vu. On marche devant Dieu; mais, si on bronche, on se hâte de reprendre sa course, fén. xviii, 383. M. de Vendôme, secouru de M. du Maine, ne laissa pas Barbezieux bronchera son égard, st-sim. 29, 78. Il Proverbe. 11 n'y a si bon cheval qui ne bronche, c'est-à-dire les plus haliiles se trompent, font des fautes. Il II se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— HIST. XIV' s. Thibaut fery de la hache qu'il tenoit, sur les espaules de Colart si grantcop qu'il le fist brunquier sur le col de son cheval, nu cangk, broquerius. \\ xvi' s. Le grand colosse, à ce coup estonné, D'un sault horrible alla bcuncher par terre, DURELL. V, 9, verso. Le pré aux clers en est tesmoing, Où II n'y a si petit coing De muraille, qu'à coups de pierre On ne face bruncher par terre, id. Vit, 76, tfTîo. Le broncher d'un cheval, la cheute d'une tuile, mont, i, 76. Mon jugement ne marche qu'à tastons, chancelant, bronchant, et chopant, ID. i, 155. C'ejt un coup de la fortune de faire bruncher nostre ennemy, ID. i, 242. Ce mulet passant au travers d'une rivière, et y e.<tant [ayant] brunchê, ID. II, (86. le corps sans nom, sans chaleur •t sans face. Comme un grand tronc broncha dessus la place, bons. 696 le bois estant bronv-hé

[abattu) Fut par le fer artisan destranché, m. l>99. ....amD«9chant Que cet illustre ouvrage, Basty p»r

BIIO

vous, n'est bronché de l'orage, ahadismmin, l'ué-

sies, p. t*, verso et par là bronche contre bas

La plus dure espesseur des superbes murailles, ID. ib. p. 32.

— ETYM. Norm. bru cher ; de l'ancien français bronche, qui signifiait branche ; ancien espagn. broncha,mÈme sens; ital. bronco, tronc; d'où broncher, parce qu'on se heurte contre un tronc d'arbre. Origine inconnue. On l'a rapporté au latin bronchus, le même (|ue brochus, dent saillante (,voy. broche); mais le sens est peu satisfaisant. Diez met en avant l'ancien haut-allem. bruch, flamand brok, quelque chose de rompu, fragment; mais il n'y a pas assez d'intermédiaires pour qu'on sorte de la pure conjecture.

t BRONCUIAL, AIE (bron-chi-al , a-l') , adj. Qui a rapport aux bronches. Les arcs bronchiaux. Bronchique est plus employé.

— ÊTYM. Bronche.

BRONCHIES (bron-chie), ». f.plur. Voy. branchies. Bronchies n'est plus usité.

— ÊTYM. Bpôr/i».

BRONCHIQUE (bron-chi-k') , adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport, qui appartient aux bronches.

— HIST. xvi' s. Ce muscle monte tout le long de la trachée artère (au moyen de quoy il est appelle bronchique), PARÉ, IV, t5.

— ETYM. Bronche.

t BRONCHITE (bron-chi-f), s. f. Terme de médecine. Inflammation de la membrane muqueuse des bronches.

— ÉTYM. Bronche, et la terminaison féminine ite (voy iTE, suffixe).

t BRONCHOCÈLE (bron-ko-sè-1') , î. f. et m. Terme de chirurgie. Tumeur du cou. Quelquefois synonyme de goitre.

— REM. On trouve ce mot, dans les livres de médecine, tantôt féminin, tantôt masculin; il vaut mieux le faire toujours féminin.

— ÉTYM.BpÔYxo^i gorge (voy. bronche), et x/Ari, tumeur.

t BRONCHOIR (bron-choir), s. m. Appareil pour plier les draps.

t BRONCHOPnONIE(bron-ko-fo-nie), s. f. Terme de médecine. La résonnance de la voix dans les divisions bronchiques explorées au moyen du stéthoscope.

— ÊTYM. BpôfxoÇi gorge (voy. bronche) , et çoùvri , voix.

t BRONCHORRHÉE (bron-ko-rrée) , ». (. Terme de médecine. Nom de l'affection vulgairement appelée [lituite, flux muqueux.

— ETYM. BpoYxoç, gorge, et ^eîv, couler.

t BRONCUOTOME (bron-ko-to-m*), s. m. Terme de chirurgie. Instrument destiné à l'opération de la broncbotomie.

— ÊTYM. Voy. BRONCHOTOMIE.

BRONCHOTOMIE (bron-ko-to-mie) , ». {. Terme de chirurgie. Opération par laquelle on pratique, en cas de suffocation, une ouverture aux voies respiratoires.

— ÉTYM. BpÔYXoc, gorge (voy. BRONCHE) , et TofiT] , incision, de teixveiv, couper (voy. tome).

f BRONUISSAGE (bron-di-sa-j'), s. m. Introduction d'étoupes entre les joints des cadres du cuvelage d'un puits de mine.

— ÉTYM. Peut-être l'ancien français et provençal bronde, feuillage.

[ BRONTOLITHE (bron-to-li-f), ». m. Pierre à tonnerre, nom de gros rognons de fer sulfuré, qu'on trouve dans la craie après des orages dont les violentes pluies les mettent à nu.

— ETYM. BpovTri, foudre, et ).î6o;, pierre. tBRONTOMiiTRE (bron-to-mè-tr') , ». m. Terme

de physique. Appareil pour explorer l'intensité de l'électricité atmosphérique en temps d'orage.

— ÉTYM. Bûovxri, tonnerre, et (iéTpov, mesure. BRONZE (bron-z'),».m. Il l'Airain, alliage de cuivre

et d'étain connu depuis la plus haute antiquité; les proportions des deux métaux varient selon la destination de l'alliage. Une colonne de bronze. Les canons sont faits de bronze. Quel colosse de bronze et taillé doctement.... tristan, if. de Chrispe , 1, 3. La tyrannie.... Monstre aux bouches de bronze, arme pour cette guerre Ses cent yeux, ses vingt mille bras, a. ciién. 25t. || Fig. Avoir un cœur de bronze, être dur, insensible. Âmes de bronze, humains! celui-là fut sans doute Armé de diamant, qui tenta cette route. Et le premier osa l'abime défier I LA font. Fabl. VII, 12. Ah I si ton cœur pour moi n'est de bronze ou de fer , mol. l'Élourd. ui , 1 2. La ciel ne m'a point fait l'âme de bronze, id. l'Av. IV, «.J'étais de bronze pour tous ces esclaves qui vi-

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